Archives juillet 2015

La guerre au stress, une bataille à la fois !

Dans mon dernier billet, je vous parlais du stress parental. Ouin…c’est bien beau le stress pare

Dans mon dernier billet, je vous parlais du stress parental. Ouin…c’est bien beau le stress parental mais ça serait le fun de savoir quoi en faire non? Les raisons de votre stress peuvent être multiples et complexes. Les points suivants ne vous renseigneront pas sur la cause en tant que telles, mais peuvent vous aider à diminuer votre stress.

  • Écoutez-vous! Avec le brouhaha de la vie de tous les jours (travail, famille, projet, etc.), on oublie souvent d’écouter notre petite voix intérieure. C’est cette petite voix qui vous rappelle que vous avez besoin de temps pour vous, que vous êtes épuisé, que vous n’avez pas vraiment envie de participer à cette nouvelle activité à la job même si ça serait bon pour votre C.V.Apprendre à dire non, mettre ses limites et vous donner le droit de le faire, est un bon pas pour ré-apprendre à écouter cette précieuse voix.
  • Prenez du temps pour vous : Je sais, je sais. Ce n’est pas facile. Mais planifiez un rendez-vous avec vous-même. Ne serait-ce qu’une heure par semaine pour commencer. Un livre, un bon bain, une marche, ou toute autre activité qui vous permet de vous ressourcer, de faire une pause du rythme de la vie. Et inscrivez-le officiellement à votre agenda.
  • On laisse faire le parfait. Rien est parfait. A-rien. Vous pourrez toujours en faire plus ou le faire différemment. Vous pourrez toujours vous comparer à plus ou moins. Sans compter la culpabilité qui embarque quand ce n’est pas comme on veut. Cette recherche du « parfait » peut être une source importante de stress. En prenant soin de vous et en vous ressourçant, pensez à ce qui est vraiment important pour vous. Pour ce qui ne l’est pas, c’est le temps de « let go ». Mettez l’énergie que vous avez sur les éléments primordiaux de votre vie, de votre famille. Cette concordance entre qui vous êtes et ce dans quoi vous investissez votre temps peut vous aider à moins ressentir la pression de tous les jours parce que ce qui est « parfait » dans les magazines, dans les études et même par les experts ne l’est pas nécessairement pour vous
  • Adoptez de saines habitudes de vie : Vous l’avez lu et entendu partout, mais c’est vrai. L’activité physique, une bonne alimentation et une bonne nuit de sommeil sont des éléments clés pour vous aider à prendre soin de vous et de votre corps. Votre degré de stress sera plus susceptible de diminuer ainsi. MAIS, ne vous rajoutez pas de stress en commençant un régime, ou un programme de sport giga intensif. Le mot à retenir ici c’est « habitudes », c’est-à-dire que vous voulez y aller à votre rythme pour que ces changements s’installent et soient durables. Vous pourriez également apprendre des techniques de relaxation et de respiration!
  • Demandez de l’aide : Il n’y a pas de mal à demander de l’aider, même si cela peut être moins naturel à faire pour certaines personnes. Cette aide peut être professionnelle, comme par exemple rencontrer un psychologue pour avoir des outils pour diminuer votre stress. Ceci dit, elle peut également être « humaine ». Un souper avec des ami(e)s qui acceptent de vous aider à plier votre pile de linge.Why not? Ou tout simplement une bonne jasette avec un ami (e). Le soutien émotionnel, c’estimportant. De-man-dez, de l’aide.
  • On s’aide à déstresser : Des fois la vie, ça va vite. On oublie, on a pas le temps, ou tout simplement on est fatigués. Mettez des outils en place, pour vous et votre famille, pour alléger votre quotidien. Par exemple, faites des tableaux de tâches pour les enfants, planifiez votre épicerie et vos repas, réduisez les activités qui sont sources de stress, etc. L’humour et l’amour sont aussi de bons outils à cultiver pour passer au travers des journées moins faciles!

Finalement, n’hésitez pas à parler à un psychologue, votre médecin de famille ou approcher un CSSS si votre stress entrave votre vie quotidienne. Plusieurs ressources sont disponibles!

Grosse journée au camp de jour!

Combien de fois, en tant qu’éducatrice, j’ai entendu de la part

Combien de fois, en tant qu’éducatrice, j’ai entendu de la part d’un parent qui vient reconduire son enfant à la garderie, cette belle phrase : «Oh mon dieu, c’est le chaos, je ne sais pas comment vous faites pour passer la journée ici !». Vos enfants sont des petits êtres plein d’énergie et c’est exactement pour cette raison que les éducatrices ont choisi ce merveilleux métier.

Les enfants passent des journées bien remplies à la garderie et ils s’y plaisent. Il y a les amis, les jouets, les activités, les jeux extérieurs, sans oublier la belle relation que votre enfant entretient, la plupart du temps, avec son éducatrice. Cette même éducatrice qui, entre deux bouchées au déjeuner pense à planifier l’activité qui fera briller les yeux de votre enfant. C’est vrai, il ne faut pas oublier la petite Léa qui commence tout juste à être propre, au petit Lucas qui a de la difficulté avec quelques mots et à Antoine qui ne peut se séparer de sa doudou. Parce que chaque enfant est unique, chaque enfant vit à son propre rythme et qu’il faut le respecter. C’est justement là où je veux en venir. Que ce soit au bureau, sur le chantier, dans la salle des enseignants ou dans votre voiture, votre tête bout d’informations toute la journée. Et bien votre enfant aussi ! Entre deux camions rouges, pendant que votre enfant écoute son ami lui raconter qu’il s’est fait un bobo sur le pied, juste avant d’aller se laver les mains, le cerveau de votre petit trésor assimile de l’information importante. Pendant qu’il dîne avec ses amis et qu’il goûte à de nouveaux aliments, pendant qu’il fait la sieste et même pendant qu’il s’habille pour aller jouer dehors, il apprend. Et il apprend beaucoup ! Et tout ça, c’est sans parler du bruit.
Fermez vos yeux quelques instants et imaginez –vous dans une pièce, avec du bruit qui atteint entre 65 et 95 décibels, pendant 8 heures.

«Vite ! Dépêche-toi ! Aller, on va être en retard !» Ces phrases si familières vous disent quelques choses ? Dans la vie mouvementée des familles occupées, ces mots sont écrits en grosses lettres rouges sur la porte de l’entrée, malheureusement. Mais c’est plus fort que nous, n’est-ce pas ? Tout ce stress, nos enfants aussi le vivent. Nos petites progénitures mettent leur salopette, leur manteau, leur tuque, leurs mitaines et leurs bottes le matin avant de quitter la maison. Ils les enlèvent en arrivant à la garderie pour les remettre pour aller jouer dehors après la collation pour ensuite les enlever de nouveau pour rentrer dîner. Oh oui, il faut tout remettre avant de quitter la garderie le soir ! Tout ça en entendant comme musique de fond : « Vite, on a pas encore souper ! Dépêche-toi, ta sœur m’attend dans l’auto … ! Je ne veux pas que tu te couches trop tard! »

Malgré leur énergie, qui nous semble inépuisable, votre petit ange a besoin de repos. À un certain moment, le cerveau de votre enfant a besoin d’une pause, comme vous. Pensez à ces moments où vous songez à vos vacances, en souhaitant avoir du temps pour relaxer. Votre enfant aussi aime rester en pyjama quelques heures de plus le matin. Il a besoin de ne pas avoir d’horaire fixe pendant quelques temps.

Nul besoin d’avoir des vacances planifiées à l’avance ou un budget de millionnaire pour passer du bon temps. Profitez-en pour faire des folies, pour sortir de votre zone de confort. Pour faire des choses que vous ne faites pas habituellement. Pour faire des journées cocooning, collés sur vos enfants. Pour manger des crêpes et du pain doré … pour souper ! Pour aller marcher en montagne et crier que vous êtes les rois du monde rendus au sommet. Vos enfants vont se souvenir de ces moments spéciaux avec vous. Ce sera des souvenirs imprimés à jamais dans leur cerveau qui sera maintenant reposé et prêt à refaire le plein de connaissances, au retour à la garderie.

Vous serez de mon avis si je vous dis que nos petits amours ont un horaire aussi chargé que le nôtre, à leur niveau à eux et que nous devons leur faire le cadeau de prendre une pause. Prendre des vacances, en famille, tout le monde ensemble.

Je vous souhaite à tous, de très belles vacances familiales, du temps pour vous et beaucoup de folies !

Bien vivre le chaos familial

Avoir une famille, ce n’est pas toujours facile. Le projet Ma famille, Mon chaos m’a tout de sui

Avoir une famille, ce n’est pas toujours facile. Le projet Ma famille, Mon chaos m’a tout de suite interpellé parce que c’est clairement une réalité qui touche des millions de familles ici comme ailleurs !

La psychologie, c’est mon domaine (je suis présentement au doctorat en psychologie) et, en lisant la description du projet de Maïka et Étienne, je me suis tout de suite demandé : Combien de familles ressentent le chaos familial?

L’American Psychological Associations’est également penchée sur la question l’an dernier et a tirédes conclusions qui vont vous intéresser, je crois!

En voici quelques unes :

  • Les parents ressentent davantage de stress que les non-parents en général (HA!)
  • La majorité de ces parents considèrent qu’ils n’en font pas assez pour gérer leur stress.
  • Les causes principales de stress selon les parents : Les finances, les responsabilités familiales et les dépenses reliéesau « day to day life » (la vie de tous les jours).
  • Plus le niveau de stress est élevé, plus les parents ont tendance à être sédentaires ou à avoir des habitudes moins saines pour le gérer. Par exemple : boire de l’alcool ou fumer la cigarette.
  • Le stress affecte aussi l’alimentation des parents : Sauter un repas, trop manger, manger de la junk, etc.
  • L’irritabilité/la colère, la nervosité/l’anxiété, et se sentir « dépassé » sont les symptômes les plus couramment rapportés par les parents stressés.
  • La moitié des parents ont rapporté avoir « perdu patience » avec leur enfant parce qu’ils étaient stressés.
  • Le stress semble même paralyser ces parents et les empêcher d’entreprendre des changements de vie qui seraient bénéfiques.

Nous pouvons bien voir que le stress familial affecte autant l’état physique, psychologique et émotionnel des parents. Tout cela peut bien évidemment affecter ensuite les enfants.

(Si vous voulez en savoir davantage sur cette étude : http://www.apa.org/news/press/releases/stress/2014/stress-report.pdf)

Bon. Maintenant, stop.

Être parent ce n’est pas être condamné à être stressé jusqu’à la fin de la vie. Au contraire. Il y a beaucoup de merveilleux aspects à être parents qui en valent amplement la peine. Ma famille, mon chaos, c’est ça. C’est un point de rendez-vous où trouver des outils, des idées pour alléger votre vie de tous les jours, votre chaos familial à vous. C’est aussi un lieu pour échanger sur ce que vous vivez et pour réaliser que vous n’êtes pas seuls!

Je tenterai de vous donner des explications et des pistes de solutions qui pourront (je l’espère) vous aider dans votre vie de parents, et ce toujours sous le

regard de la psychologie.

Vous reconnaissez-vous dans les conclusions de cette étude?