Archives novembre 2017

Les lettres de ta vie (TDAH/I)

Les lettres de ta vie ( TDAH/I) partie 1</a

Les lettres de ta vie ( TDAH/I) partie 1

 

La médication : la suite

 

Il y a une suite à ce matin-là. Tu as avalé la pilule comme une grande, d’un seul coup. Tu étais tellement fière de toi. Moi, j’angoissais, j’avais peur. Deviendrais-tu un zombie? Deviendrais-tu l’ombre de toi-même? Est-ce que je venais de tuer ta spontanéité, ta créativité? J’ai attendu, avec toi. Il y avait de l’école ce jour-là, mais je t’ai gardée avec moi.

 

Ça faisait maintenant une heure que tu avais cette pilule dans le ventre et que moi, j’avais une enclume d’inquiétudes dans le mien. Je te trouvais différente, encore plus impulsive, plus agressive. Je me suis dit que ce n’était peut-être qu’une mauvaise journée. Si seulement ça n’avait été qu’une dure journée…

 

Ce soir-là, je me suis couchée. Je n’arrivais pas à trouver le sommeil. Je ne savais plus trop quoi faire. La médication devait t’aider, pas tout empirer! Le lendemain, matin, je t’ai donné la pilule avec une certaine appréhension. Et c’est là que trente minutes plus tard, tu as explosé.

 

Une crise d’une telle intensité que je ne savais plus quoi faire. Moi, éducatrice spécialisée de formation, j’ai figé. Tu me frappais fort, trop fort. Je suis sortie de ma torpeur. J’essayais de te calmer avec des paroles. Rien n’y faisait. Tout, tout, alimentait ta colère. J’ai eu peur pour tes sœurs, j’ai demandé à ton grand frère de les amener au sous-sol avec lui. Et j’ai fait ce que je ne croyais jamais faire avec mes enfants, de la contention. Je n’avais plus le choix, tu lançais tout ce qu’il y avait à ta portée. Tu te frappais. Je n’en pouvais plus. Je t’ai tenue contre moi… Et j’ai attendu que la crise passe. Tu me vomissais des injures, des insultes, en te débattant férocement. J’encaissais à grands coups de bleus sur le cœur. Je pleurais. Tu étais devenue Mr. Hyde. Une fois calmée, je t’ai conduite à l’école; nous étions aussi épuisées une que l’autre.

 

Je suis revenue à la maison. Je n’arrivais plus à contenir mes larmes. Je peinais à respirer, je paniquais. Je ne sais pas comment, mais j’ai réussi à appeler la pharmacie. Ils m’ont dit : « Tu arrêtes maintenant et tu appelles ton médecin ». C’est ce que j’ai fait. J’ai raconté notre histoire de façon maladroite à sa secrétaire, mais elle a senti l’urgence. Elle m’a fait patienter quelques minutes au bout de la ligne. Elle m’est revenue en me disant : « Est-ce que tu peux venir maintenant? Le médecin t’attend. » J’ai cette chance-là, d’avoir un médecin super.

 

Il m’a expliqué que nous n’avions pas la bonne molécule, qu’il fallait en essayer une autre. Il m’a dit que malheureusement, avec le TDAH, c’est de cette façon qu’on fonctionne, avec des essais et des erreurs. On a changé la molécule…

 

Cette fois-ci fut la bonne. Je reçois des billets de bons comportements de l’école. Tu es même l’élève du mois. Tu as retrouvé ton sourire. Tu recommences à croire que tu peux y arriver. Tu ne parles plus de vouloir mourir. Tu apprends à être fière de toi.

 

Est-ce que tout est parfait… non. La médication nous aide, mais elle ne règle pas tout. On continue de travailler fort avec toi. On poursuit le suivi en psychoéducation.

 

Et ce matin, en prenant ta pilule, tu m’as dit : « Maman merci! Le monstre dans mon ventre est calme. J’arrive à me concentrer, tout est plus calme dans ma tête. Il n’y a plus de tempêtes. Je t’aime maman! »

 

Mélanie Paradis

 

Lettre à toi, l’agent de bord

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Dès mon tout premier voyage, je t’ai remarqué. Tu portes un uniforme aux couleurs de ta compagnie aérienne; on pourrait facilement penser que tu finirais par te fondre parmi tous ceux qui ont choisi le même métier que toi.

 

Pourtant, chacun d’entre vous apporte une touche unique à votre service, faisant de notre vol une expérience agréable, une extension de notre voyage.

 

J’ai toujours été fascinée par la diversité des gens prenant place à bord d’un avion.

 

Leur nationalité : différentes mœurs, différentes valeurs.

 

La raison du voyage : affaires, tourisme, visite familiale, études.

 

Leur âge : des besoins différents, une santé précaire, des enfants.

 

Contrairement à un restaurant où l’on revoit souvent les mêmes clients, où on finit par connaître leurs habitudes, un vol amène chaque fois son lot de nouveaux passagers. Des passagers transportant avec eux, outre leurs bagages, leur histoire.

 

En soi, le défi est que tu dois toujours t’adapter, comprendre, aller au-devant des besoins, parfois.

 

Cher agent de bord, tu m’épates par ta bonne humeur constante et par ta bienveillance infinie.

 

Rassurer un passager anxieux.

 

Prêter main-forte à un parent épuisé.

 

Répéter les consignes à un voyageur récalcitrant (avec le sourire😁).

 

Travailler dans un espace restreint.

 

Vraiment, agent de bord, je voulais te dire MERCI!

 

Merci de me dorloter, de me faire sentir unique et importante.

 

Merci de contribuer à adoucir les heures de vol qui, parfois, me semblent interminables…

 

Agent de bord, je t’apprécie, peu importe d’où tu viens ou le pays que tu survoles.🌍🌎🌏

 

Karine Lamarche

Enseignante

 

Survivre à novembre

Novembre. Le mois

Novembre. Le mois qui ne sert à rien! Plus de feuilles sur les arbres, pas encore de neige, pas de fête, trop d’humidité, trop de noirceur. Depuis mon enfance, j’aimerais skipper novembre!

Alors, comment profiter de la vie en novembre, comment ne pas sombrer en burnout, comment réussir à mettre un pied devant l’autre et avancer dans les ténèbres du onzième mois de l’année?

Dormir!
Être un animal, je dormirais tout le mois!
Mais pour vrai, il faut se reposer : se coucher tôt (anyway il fait noir) et dormir tard la fin de semaine. Novembre est le mois de l’année où nos organismes sont le plus fatigués (et ceux des enfants aussi!), alors on prend ça cool! Un jour à la fois!

De la lumière!
Sortir dehors à chaque rayon de soleil, utiliser une lampe de luminothérapie, dessiner des soleils partout sur les murs du sous-sol, aller dans le sud et… sourire!

Des vitamines!
C’est le moment de commencer une cure de vitamine D pour toute la famille! Ça va beaucoup aider notre système! La vitamine D ne se stocke pas dans l’organisme (nous n’avons pas de réserve), et sans soleil, on en manque.
Pour aider mon système immunitaire (novembre, c’est le mois où les virus attaquent, ce n’est pas un hasard!), je prends aussi des gélules d’ail et des jus de légumes vitaminés (ma recette : fenouil, concombre, gingembre, coriandre).
N’oubliez pas la vitamine C (hum… les bonnes clémentines!)

Fuir les microbes!
On conseille aux femmes enceintes, aux bébés et aux personnes fragiles de se faire vacciner contre l’influenza (la fameuse grippe). C’est en novembre que le virus attaque! Fuyez les garderies, les salles d’attente, les hôpitaux, les gens contaminés! Vous avez la gastro? Restez chez vous!

S’amuser!
Aller au cinéma, sortir voir des spectacles, inviter des amis, aller prendre une bière en ville, danser, chanter! Hey! On n’a qu’une seule vie! Faut en profiter!

Faire du sport!
Notre système a besoin de bouger! Alors go : on saute, on court, on rame, on nage, on marche, on bouge! N’importe quoi, tant que ça nous plaît. L’activité physique stimule le système immunitaire.

Et vous? Quels sont vos trucs pour survivre à novembre?

 

Gwendoline Duchaine 

Oui, je le veux !

Cet été, Chéri et moi nous sommes mariés. Comme j’avais grande

Cet été, Chéri et moi nous sommes mariés. Comme j’avais grandement contribué à l’organisation du mariage de mon frère, je savais un peu dans quoi nous nous embarquions. Je crois sincèrement que les préparatifs font partie de cette belle et grande aventure et qu’il faut avoir du plaisir à préparer cette journée.

Certains préfèrent investir plus d’argent, facilement entre une fois et demie et deux fois les dépenses totales, et ne pas se casser la tête. D’autres n’ont pas envie d’attendre d’avoir les moyens, croient qu’ils ne les auront jamais ou aiment simplement les grands projets. Les deux options sont aussi bonnes l’une que l’autre, tant que les mariés sont heureux !

Ce qu’il faut savoir avant de se lancer dans l’organisation d’un mariage avec un budget limité, c’est que ça prend du temps et de l’énergie. Beaucoup de temps. Économies et clé en main ne vont pas ensemble.

Si vous optez pour l’économie de sous en vous impliquant beaucoup, il faut tout de même être réalistes quant à la tâche à venir.

Essentiellement, il est important d’établir clairement, selon moi, quatre points.

D’abord, discuter avec votre tendre moitié à propos de sa conception de l’organisation et de la division des tâches avant de commencer tout ça ! Dans certains couples, la future mariée fait tout de A à Z ; pour d’autres, tout est effectué équitablement. Encore une fois, il n’y a pas de bonnes ni de mauvaises façons de faire, mais il peut y avoir plusieurs conflits ! Si un des deux croit que tout sera partagé alors que l’autre s’attend à simplement goûter des gâteaux, ça assombrit les préparatifs. Il est donc primordial d’avoir rapidement cette discussion. C’est sans compter les goûts et les préférences de chacun ! Vous entendre sur la thématique qui doit être choisie assez tôt dans les préparatifs vous orientera pour plusieurs étapes subséquentes.

Nous y sommes allés de nos talents respectifs. J’ai beaucoup plus bricolé que Chéri, mais il a découpé et tracé des lignes à n’en plus finir. Il a aussi été le gestionnaire de notre « to-do list » et du calendrier. Et, surtout, quand un sentait que ça devenait trop et qu’il avait besoin d’aide, il en parlait à l’autre avant d’exploser.

Il faut aussi établir un budget et le mettre à jour régulièrement pour le respecter au maximum. Nous avions fait un budget assez détaillé et y indiquions nos dépenses au fur et à mesure. Il était donc assez facile de voir pour quels éléments nous réussissions à économiser de l’argent et pour lesquels nous en mettions plus. Nous avons pu nous assurer de ne pas dépasser, nous avons même été en dessous de notre estimation initiale.

Il est possible d’économiser à plusieurs endroits selon vos goûts et vos préférences. Par exemple, la robe est-elle un élément important ? Certaines seront satisfaites et très heureuses avec une location ou une robe à moins de 500 $, d’autres veulent absolument leur robe de rêves et y mettront le prix. En ce qui concerne la décoration, avez-vous du temps et (un peu) de talent ? Pinterest est une réserve infinie d’idées et de modes d’emploi ! Le DJ, doit-il aussi animer ? Est‑ce important pour vous que la musique soit originale et recherchée ou les tops radiophoniques de l’heure vous conviennent-ils ? Si vous êtes ouverts, votre fleuriste peut vous proposer plusieurs choix de bouquets à différents prix, etc.

Ensuite, il faut avoir suffisamment de temps pour réaliser vos idées. Vous vous y prenez donc à l’avance ou vous faites un tri parmi les petits projets. Faire tous vos centres de table, dix-huit éléments de décoration, coudre votre robe, écrire tous les discours, élaborer le menu, faire les listes musicales, tout ça en moins de six mois en travaillant à temps plein avec les devoirs et les activités des trois enfants, c’est peut-être un peu trop intense pour que vous ayez du plaisir.

Pour notre part, on avait plein d’idées et quinze mois pour se préparer, dont sept mois pendant lesquels j’étais encore en congé de maternité. J’en ai profité pour commencer les éléments qui ne se perdraient pas. On a fait une liste de priorités ; ce qu’on voulait absolument et ce qu’on ferait seulement si on avait le temps. Mon « essentiel » a été les guirlandes de fanions. Je n’avais jamais utilisé de machine à coudre. On a acheté le tissu, découpé, j’ai cousu en masse, on a repassé… Est-ce que mes guirlandes sont parfaitement constituées ? Tous les fanions sont-ils identiques ? Non, mais ils étaient accrochés au plafond. Les imperfections ne paraissaient pas du tout ! Ça a vraiment été le gros morceau, celui qui nous a pris le plus de temps. Coût de mes sept guirlandes d’environ trente pieds : 250 $, environ quatre-vingts heures de travail pour moi et une autre trentaine divisée entre Chéri et mes demoiselles d’honneur. Si je les avais achetées, elles m’auraient facilement coûté près de 1000 $.

On a aussi fait les décorations de la table d’honneur, de la table d’accueil, de l’arche, de l’allée, nos menus en « 4 coins » et des centres de tables. Nos idées ont évolué en cours de route, certaines ont été mises de côté et certaines remplacées par des options plus simples.

Ayez une discussion honnête avec vos proches sur l’aide qu’ils sont en mesure de vous apporter. Si vous avez des attentes, exposez-les clairement. Certaines amies ont eu l’impression d’être de vraies esclaves lorsqu’elles ont été demoiselles d’honneur ; d’autres, au contraire, se sont senties bien seules et débordées en tant que mariées. Énoncez vos attentes à vos demoiselles d’honneur et autres proches impliqués et vérifiez auprès d’eux si ça leur semble réaliste.

Nous avons eu beaucoup d’aide ; par exemple, notre beau-frère d’amour a été un célébrant exceptionnel et a géré les moindres détails de la cérémonie. Il nous a aussi fait profiter de ses talents manuels en nous aidant avec les centres de table. Mes demoiselles d’honneur y sont allées selon leurs talents et disponibilités pour m’alléger la tâche bien souvent. D’autres membres de la famille et des amis ont aussi mis la main à la pâte par-ci par-là. Même les coups de main qui semblaient petits ou inutiles ont été précieux parce que, mis ensemble, ils ont fait une grande différence dans notre organisation.

Notre bilan ?

C’est certain qu’il y a eu des moments plus stressants, mais nous avons vraiment apprécié l’organisation de notre journée et nous y avons pris plaisir. Et le jour J, nous étions si fiers de nous ! De voir tout ce que ces heures de travail ajoutaient et apportaient de plus personnel à notre mariage a contribué à le rendre encore plus magique ! Une amie exceptionnelle pour tout coordonner durant cette folle journée a aussi été bien précieuse. Nous n’avons aucun regret. C’est certain que si nous avions à le refaire, nous modifierions certaines choses, mais ce serait parce que nous avons plus d’expérience simplement. Il y a eu certains accrochages, mais ils étaient mineurs et n’ont en rien gâché notre journée. On se trouve bien chanceux !

Jessica Archambault

Les petites attentions qui comptent

On a tous déjà vécu des moments précieux qu’on aurait aimé souli

On a tous déjà vécu des moments précieux qu’on aurait aimé souligner, mais on ne savait pas comment le faire.

Il y a quelques jours, j’ai appris que la recherchiste sur mon émission de télé n’allait pas revenir pour la suite des épisodes.

Ça peut paraître idiot, mais ça m’a fait un pincement au cœur.

Je suis le genre de fille qui déteste le changement.

Sérieusement, je vais toujours mettre de l’essence à la même station parce que pour moi, c’est sécurisant. Je vais toujours à la même épicerie, toujours à la même pharmacie et je connais l’ensemble des employés… Que voulez-vous, je suis une vieille fille! Hahaha!

Bref, tout ça pour vous dire que quand j’ai appris que Magalie n’allait pas revenir… j’ai voulu souligner son départ!

Sur l’heure du dîner, j’ai eu une idée et j’ai décidé d’aller lui acheter un gâteau.
Je me suis souvenu du dernier article que je vous ai écrit concernant mon gâteau préféré d’enfance, le gâteau @McCain Deep’n Delicious! On s’entend pour dire que tout le monde aime ce gâteau.
Alors c’était impossible de ne pas lui faire plaisir. Par la même occasion, ça ferait plaisir à l’équipe technique.

C’était une petite attention, un petit rien… mais un petit rien qui fait du bien.
Après une journée de fou, on a tous mangé à même le contenant de gâteau… et je pense que c’est ma partie préférée! Haha!

J’ai eu l’impression de retomber en enfance 🙂

Magalie, je t’aime et tu vas me manquer.

On s’organise bientôt une « date » autour d’un bon gâteau McCain Deep’n Delicious?

Les lettres de ta vie (TDAH/I)

La médication

Ce matin-là, le cadran a sonné à 5 h 30, comme

La médication

Ce matin-là, le cadran a sonné à 5 h 30, comme tous les matins. Contrairement à l’habitude, il ne m’a pas réveillée, je l’étais déjà. Je ne pourrais pas dire depuis quand je fixais le plafond. Une heure, deux, peut-être même trois. Je savais que ce matin-là serait différent. Car c’est ce matin-là que je te donnerais pour la première fois ta médication. On a vu le médecin la veille, il a confirmé ce que l’on savait déjà : TDAH/I,  beaucoup trop de lettres de l’alphabet pour une aussi petite fille.

Vers six heures, je vous ai réveillées, les trois merveilles de ma vie. J’étais de bonne humeur, trop, je ne suis pas comme ça le matin. Je rechigne, je bougonne. J’ai besoin de ma tasse de café et ensuite, je commence lentement ma journée. Pourtant, ce matin‑là, je faisais tout pour que tu ne voies pas mon stress. Que tu ne vois pas mon cœur en miettes. Que tu ne voies pas les larmes dans mes yeux ou encore ma main qui tremblait en te donnant la fameuse pilule.

Je ne doutais pas de notre décision. Ton impulsivité t’amenait dans un endroit sombre. Tu t’en voulais, tu regrettais, tu culpabilisais. La tristesse te gagnait à un tel point qu’un jour, tu as dit à ta grande sœur que tu voulais mourir. Ta grande sœur est rentrée en pleurs dans la maison, en me répétant tes mots. Mon cœur a sombré, je me suis écroulée. On ne peut pas vouloir mourir à six ans.

Tous nos efforts, nos rencontres avec la psychoéducatrice, nos interventions, ce n’était pas assez. Nous n’avions pas compris à quel point les lettres de ta vie t’affectaient.

Tu n’avais pas compris quelle petite fille merveilleuse tu es.

Nous devions agir et vite. Ton cerveau avait besoin d’aide, nous allions la lui donner.

Après tout, on ne prive pas un enfant qui voit mal de ses lunettes ou un enfant diabétique de son insuline. Ton cerveau en a besoin, pour trouver les bons chemins.

Il nous reste du travail à faire. Pour que tu te voies, comme nous te voyons. Une petite fille merveilleuse, avec un potentiel sans limites. On trouvera le chemin qui augmentera cette estime de toi.

On trouvera ensemble le chemin du bonheur. Parce ta vie, tu ne le sais peut-être pas, sera exceptionnelle.

 

Mélanie Paradis

 

Des travaux en couple : pour ou contre ?

Les visions masculine et féminine des travaux sont diamétralement

Les visions masculine et féminine des travaux sont diamétralement opposées. Avez-vous déjà fait des travaux avec votre homme ? Savez-vous que c’est une des sources de conflit dans un couple? Pourquoi, pourquoi est-ce si difficile de tenir un marteau à côté de notre tendre moitié ? On se croirait en plein milieu d’une émission d’Amour et Marteaux, les regards menaçants, les répliques assassines, les scènes rocambolesques… Même monter un meuble Ikea est prétexte à un affrontement digne d’un ring de boxe. Avons-nous tous les mêmes prédispositions en matière de bricolage ? Entre l’envie de faire et la capacité ? Je me suis posé toutes ces questions après et seulement après avoir faire quelques petits travaux avec ma douce moitié !

Première observation : les femmes sont remisées directement aux tâches annexes (couvrir avec des bâches, tenir l’échelle, aller chercher les outils qui manquent, laver les pinceaux…) Pourtant, on a tellement envie de s’impliquer, d’aider, mais les travaux, c’est comme une affaire de gars. Les tâches à accomplir sont proportionnelles à la grosseur des muscles. On voudrait bien mettre la main au gyproc, et on s’imagine déjà devenir l’as de la scie ronde, le bran de scie dans les cheveux, parées de nos lunettes de protection. Au lieu de quoi, nous sommes attitrées aux découpes de la peinture, avec comme seul outil un mini pinceau. C’est tellement long et ennuyant! Je sais il faut bien que quelqu’un s’y colle.

Deuxièmement, les hommes et les femmes ne parlent pas le même langage. Bon ça, on le sait tous, mais c’est plus flagrant quand on fait des travaux. Quand vous dites que vous voulez des armoires rustiques, ça ne veut pas forcément dire qu’on doit aller prendre des vieilles portes dévorées par les termites. C’est vrai, ce n’est pas très clair, nous on aime ça faire des faux finis et des effets. Quand on parle couleurs, on est aussi plus complexes : un bleu ciel, ce n’est pas la même chose qu’un bleu royal. Donc, en décoration, mesdames, il faut être patientes. La même chose est vraie pour les hommes quand ils nous parlent de construction. Ils se sentent toujours obligés de sortir des grands mots compliqués. Un chanfrein, ce n’est pas la même chose qu’un pan coupé, et quand mon mari me demande de mettre des entretoises, je reste juste stoïque et immobile. Ou à l’inverse, quand il n’est pas assez précis, du genre, passe-moi la clé. Mais quelle clé : à molette, à pipe, à tube ?!

Et que dire encore concernant les outils ? C’est comme si nous les femmes, on ne pouvait pas s’approcher de la boîte à outils. C’est comme la boîte de pandore. C’est vrai que si je l’ouvre pour chercher une vis à tête hexagonale, je vais passer deux heures à trier, ranger, mettre dans des petits sacs, déplacer, étiqueter… C’est plus fort que moi, j’adore que tout soit à la bonne place. Mais pendant ce temps, mon homme est suspendu au lustre en attendant sa ca***** de vis.

Tout ça pour dire, que finalement, malgré nos différents, rénover ou construire quelque chose de matériel, c’est aussi comme bâtir quelque chose dans notre couple. Avec beaucoup de patience, de bienveillance et de complicité, on peut arriver à des résultats assez intéressants. C’est aussi un bon temps pour apprendre, enseigner, partager… N’oubliez pas, vos travaux seront le témoin de votre vie à deux !

 

Gabie Demers