Archives novembre 2017

Les enfants ça change le monde.

Tu es maman. Tu n’es plus la femme sensuelle que tu étais avant. Pas que t’aimerais pas ça, ma

Tu es maman. Tu n’es plus la femme sensuelle que tu étais avant. Pas que t’aimerais pas ça, mais t’es épuisée. Avant de tomber enceinte, tu t’étais promis de ne pas être comme ces femmes qui ne s’arrangent plus et qui se laissent aller. Et là, tu comprends qu’elles ne se laissent pas aller, mais qu’elles choisissent leurs combats.

Se préparer, sortir tard le soir, être toujours arrangée… c’est beaucoup trop d’énergie pour rien. Quoi, c’est vrai! T’as de beaux enfants, un mari qui t’aime, une job que tu aimes.

Tes besoins ont changé, tout comme toi, tu as changé.

Puis un soir, tu réalises que la femme que tu étais avant n’existe plus. Et tu te sens perdue. Tu as mis toute ton énergie sur tes enfants pis ton ménage. Tu t’es oubliée et tu as oublié ton couple. Tu te regardes dans le miroir et tu vois une fille cernée qui a facilement dix ans de plus que toi.

C’est pas ça que tu imaginais en voulant agrandir ta famille, hein? Tu t’imaginais pas mal plus comme les super mamans d’Instagram qui retrouvent leur poids d’avant grossesse en trois mois. Tu te voyais comme la maman fashion qui fait l’épicerie avec ses enfants et dont tout le monde se demande le secret : mais comment fait-elle? Tu imaginais ton appétit sexuel exactement comme avant tes grossesses. Tu voyais ton couple encore plus uni et fort, solidifié par des p’tits êtres qui vous compléteraient.

Ben ma belle, t’étais dans le champ.

La vraie vie, c’est que des enfants, ça change un monde. Des enfants, ça te change.

Maintenant, tu as le choix d’être la fille que je viens de décrire ou d’être celle que tu veux être.

Prends le temps de souffler, respire, pis regarde-toi dans le miroir.

T’es belle, t’es bonne, t’es fine pis t’es capable.

Tu ne seras jamais LA maman physiquement et mentalement parfaite, parce que j’ai ben de la misère à croire qu’elle existe vraiment. Comme on dit, les apparences sont souvent trompeuses.

Sauf qu’aujourd’hui, deviens parfaite pour toi. Deviens ce qui te rendra heureuse. Apprends à faire la part des choses.

Et crois-moi, ton bonheur se reflétera sur ta famille.

Garde la tête haute et avance!

Xxx

Mettre un brin de bonheur dans tous les instants de la vie

Avez-vous déjà remarqué que l’être humain a tendance à toujours vouloir trop en faire? Comme

Avez-vous déjà remarqué que l’être humain a tendance à toujours vouloir trop en faire?
Comme si ce n’était jamais assez.
Je suis la première à me mettre une énorme pression afin de souligner tous les petits accomplissements des gens autour de moi.
Dans ma tête, tout devrait toujours être grandiose, sinon ça risque de passer inaperçu.
Et dernièrement, j’ai réalisé que tous les accomplissements méritaient des attentions. Souligner les p’tits bonheurs de la vie, simplement… sans flafla, ça crée des souvenirs! ❤

Il y a quelques jours, fiston a connu une belle victoire au hockey et il a même compté un but! Comme vous pouvez l’imaginer… il flottait sur un nuage (on s’entend que des buts, on n’en compte pas à tous les matchs haha!)

 

 

Bref, il y a des évènements comme ça, qui méritent d’être soulignés!

Alors, j’ai sorti son gâteau McCain préféré, je l’ai fait un peu chauffer… et on en a mangé ensemble alors qu’il m’expliquait comment il avait fait pour déjouer le gardien. Il s’en passe des choses dans leur tête d’enfant heureux! ❤ On sait tous que c’est prouvé que le chocolat rend heureux, surtout quand c’est du gâteau! Alors cette journée-là, fiston a pu être doublement heureux : un but et du gâteau!

 

Je suis certaine qu’en vieillissant, il se souviendra de nos jasettes de hockey en mangeant du gâteau McCain.

Parce que c’est aussi ça la vie ❤

Un gros HIGH FIVE entre parents

Une pratique de hockey pour fiston à sept heures le matin, un cours

Une pratique de hockey pour fiston à sept heures le matin, un cours de danse à dix heures pour la petite, une partie de hockey à quatorze heures pour l’aîné et une fête d’amis à quinze heures pour celui du milieu.

Durant la journée, mon conjoint et moi, on se fait littéralement des high five parce que tout ce que l’on fait, c’est se croiser! Et cela recommence bien sûr le lendemain.

À la fête d’amis de mon fils, nous étions trois mamans à s’être croisées la veille pour une autre fête d’amis. Lorsque l’une d’entre elles est venue chercher son fils, je lui ai dit : on est passé au travers! Elle m’a souri, d’un air épuisé.

Alors voilà, je voulais simplement vous faire un gros HIGH FIVE de parents. Parce qu’on est hot, nous autres les parents! On se fend en quatre pour nos enfants et la plupart du temps, nous n’avons aucune reconnaissance. Alors je veux simplement vous dire bravo. T’es hot maman! T’es hot papa!

Nous sommes épuisés, non, brûlés et on se lève quand même à six heures du matin la fin de semaine pour les pratiques sportives de nos enfants. HIGH FIVE! Ils aiment ça et évidemment, on les veut épanouis. Alors voilà que nos fins de semaine ne sont plus reposantes du tout.

Quand on est malades, on se lève quand même pour nourrir nos enfants et jouer avec eux. Parce que non, on ne peut pas simplement « caller malade » pour une journée. Et non, la bonne soupe de malade réconfortante ne se fera pas toute seule. Alors HIGH FIVE! On est hot, nous les parents.

Lorsque nous avons le cœur gros simplement d’épuisement ou à cause de nos « problèmes de grands », bien souvent, nous affichons un beau sourire simplement parce que nos problèmes ne sont pas les leurs. Nous avons une force insoupçonnée (parfois, je me demande d’où elle sort d’ailleurs!) pour être le pilier pour nos enfants. Alors, pour toutes ces fois où vous avez revêtu ce masque de bonheur afin de ne pas perturber votre famille, HIGH FIVE!

À toutes les personnes monoparentales de ce monde, HIGH FIVE! Je n’ai rien à rajouter, je vous lève mon chapeau.
Lorsque vous êtes là pour appuyer vos enfants lorsqu’ils vivent des moments plus difficiles. HIGH FIVE! Grâce à vous, ils passeront au travers de leurs épreuves et en sortiront probablement grandis.

Peu importe la situation, vous êtes là pour eux. Pour les aider à avancer, pour les aider à devenir les adultes qu’ils seront plus tard. Et pour toutes ces fois où vous auriez apprécié cette petite tape dans le dos, cette petite reconnaissance simplement pour vous remonter le moral un tantinet soit-il, eh bien je vous dis : HIGH FIVE!

Geneviève Dutrisac

Décembre, l’heure du bilan arrive

Novembre se termine cette semaine et mon cerveau sent déjà le beso

Novembre se termine cette semaine et mon cerveau sent déjà le besoin de faire le bilan et d’imaginer 2019. Faites-vous un bilan, vous aussi? Quel est votre rituel de fin d’année? Ok, je ne parle pas du party du 31 décembre, je parle plutôt de faire votre propre revue de l’année, un peu comme un Bye bye, en mettant l’accent sur la prochaine année. J’ai une gang d’amis avec qui on a pris l’habitude de célébrer le Nouvel An ensemble et à tour de rôle, on se questionne sur ce qu’on se souhaite. J’A-D-O-R-E! On y répond par un mot ou deux. Pour moi, 2018 était sous le signe de la Foi! Oui, développer une confiance inébranlable que tout arrive à point. C’est magique pour vaincre l’anxiété. 🙂

J’adore prendre le T.E.M.P.S. de réaliser ce genre d’exercice. Je ne dirais pas que je l’ai fait chaque année, mais de plus en plus sérieusement parce que ça me fait du bien. Je tire des apprentissages de ce qui a moins bien fonctionné. Je célèbre avec joie mes succès bien mérités et je suis reconnaissante pour ceux qui sont tout simplement dignes d’un miracle. Ça me permet aussi d’imaginer ce dont je rêve, de penser à ce dont j’ai besoin, ce que je souhaite et de l’écrire pour y accorder une attention toute particulière. Appelez ça de la visualisation, de l’autosuggestion ou la loi de l’attraction! À chacun sa façon de voir les choses. Pour moi, c’est tellement aidant de le faire que je renouvelle l’expérience.

C’est la fin 2015 qui a été l’année la plus lumineuse côté familial. C’est le 31 décembre 2015 que j’ai réalisé mon tout premier plan familial. J’avais appelé ça mon plan parental pour 2016 et j’en avais besoin. Faire un plan, ça permet de voir clair, de préciser son intention et de trouver des solutions pour atteindre ce qu’on souhaite. À cette époque, je voulais éviter la détresse psychologique. Moi qui clamais haut et fort : « Santé mentale FIRST! »… Je pensais être à l’abri, mais j’étais si fatiguée, remplie d’espoir! En fait, je n’avais pas réalisé à quel point j’étais fatiguée et j’ai vraiment dû m’arrêter pour me retrouver.

C’est en parlant avec une amie de tous les changements que j’avais mis en place dans ma famille que j’ai pris le temps de réaliser l’intérêt de ma démarche. Elle m’avait demandé : « Moi, est-ce que je peux réaliser mon plan familial? » J’ai répondu : « Faudrait que je prenne le temps de réfléchir sur les questions que je me suis posées pour arriver à faire ces choix pour la famille de ma vie et je dirais que OUI! » C’est grâce à ce T.E.M.P.S. de réflexion que je me suis accordé que ma vie est plus simple, plus douce, plus harmonieuse aujourd’hui. Oui, ma vie est aussi un chaos. Même dans ma vie rose bonbon, il y a des crises, celles de mes enfants, les miennes, celles de mon mari et parfois de tout le monde en même temps. Ce qui a changé aujourd’hui, c’est que nous avons appris à y mettre de la douceur, de la compassion et de l’Amour, beaucoup d’Amour. Après tout, les crises sont inévitables.

Pour boucler notre plan familial, nous avons fait une œuvre d’art pour représenter les valeurs choisies par chaque membre de la famille. Alfred, cinq ans, a choisi l’Amour, l’Amour de son cœur, l’Amour de Jésus. C’était mignon comme tout de l’entendre. Je lui ai demandé (sans aucune attente) : « Alfred, la vie, ça sert à quoi? » « À s’aimer! » Pour lui, c’était l’évidence même. Alice, sept ans, a choisi la Joie. C’est aussi un trait de sa personnalité adorable. La Joie, c’est rempli de reconnaissance pour ce qu’il y a de beau dans la vie. C’est festif et si accueillant! Arthur, dix ans, a fièrement proposé le Respect. Il aime même s’en faire le gardien. Je leur ai expliqué qu’il importait de le mettre au cœur de nos pensées, de nos paroles et de nos gestes. David, mon mari, a amené l’Entraide au cœur de notre famille. Un coup de main ou un mot d’encouragement est toujours bienvenu. C’est aussi penser aux autres et donner à sa communauté. Et moi, j’ai ajouté l’Harmonie. L’Harmonie, c’est créer l’espace idéal pour l’épanouissement de tous. C’est créer un contexte dans lequel chacun est considéré, aimé et valorisé.

Au travers des années, la question la plus importante que j’ai appris à me poser est celle qui me permet de revenir à l’Essentiel : qu’est-ce qui m’importe vraiment? C’est fou : quand j’y réponds, j’ai l’impression que tout se met en place à l’intérieur de moi. Il n’y a plus de doute, plus de frustration, juste un espace pour répondre à mes besoins, à mes préoccupations du moment. Et ça me permet d’être disponible et disposée pour ma famille.

Et vous, pour 2019, qu’est-ce qui vous importe vraiment? Répondez-moi avec un #Harmonie101, vous allez faire mon année même si elle n’est pas commencée! Moi, je veux plus de #Harmonie101.

Stéphanie Dionne

 

À toi la super insta-mom

Je te connais, je te vois défiler dans mon fil d’actualité.   Tu changes de nom, mais

Je te connais, je te vois défiler dans mon fil d’actualité.

 

Tu changes de nom, mais tu es atteinte du même mal que les autres.

 

On est à l’ère de tout voir à l’heure réelle. On dépeint notre vie sur nos réseaux sociaux à son meilleur.

 

On le sait, la maternité vient avec une extension qui n’est pas plaisante pantoute : la comparaison.

 

Oui, on passe notre temps à se comparer. On veut être une bonne mère pour nos enfants : jouer avec eux, bien les nourrir avec du bio pis toute, on veut qu’ils soient polis, empathiques, bienveillants envers les autres, on veut être présentes pour leurs bobos, enfin, on veut être parfaites.

 

Mais la vie, c’est pas ça…

 

Quand on a passé la nuit à nourrir bébé, difficile d’avoir un teint ultra radieux le matin.

Même chose quand les enfants sont malades.

Quand ce ne sont pas les enfants, c’est le mausus de hamster qui vit dans notre cerveau.

Qui est vraiment top au réveil?

 

Sans compter qu’à la garderie, on dirait que c’est toujours notre enfant qui tape les autres, qui ne veut pas partager, qui n’est pas encore propre, qui ne parle pas comme un premier ministre à deux ans et j’en passe.

 

Pour les plus vieux, oui, ceux qui sont faciles à localiser, il ne faut que regarder sur le sofa ou dans leur lit pour les trouver. Ils ont l’attitude féroce et rechignent à toutes tâches. On leur dit blanc et ils demandent noir à tout coup. On est soudain devenus aussi ignorants à leurs yeux qu’un céleri.

 

Mais voilà, aussitôt qu’on ouvre Instagram ou Facebook, on voit une autre réalité.

 

Les mères qui n’ont pas dormi depuis trois mois sont radieuses.

Celles qui ont des enfants en bas âge ont des anges qui ne sont jamais sales.

Celles qui ont des ados ont une relation extraordinaire avec eux et leurs enfants sont super travaillants, aidants, portés vers les autres…

 

Cela nous met encore plus de pression, car clairement, j’ai pas cette vie-là, moi!

 

Mais en fait, je l’ai cette vie… Ces photos, ce ne sont que des mini moments de la journée, de la semaine.

 

J’ai chaque jour un moment où ma belle ado me prend dans ses bras et me dit qu’elle m’aime (j’ai même la preuve sur mon Instagram!)

 

J’ai chaque jour un moment où je suis assise tranquille à boire mon café et à profiter d’un bon moment pour moi (ça dure parfois une seconde, mais c’est celle-là que tu peux voir sur mon Facebook.)

 

J’ai des moments où ma mini est assise avec sa guitare ou fait ses tâches sans que je négocie pour qu’elle puisse encore aller jouer avec ses amis (justement, j’ai aussi une photo de cela!)

 

Tu as compris qu’en fait, je suis aussi (probablement comme toi) une super insta-mom.

 

Malgré mon Instagram, je sais que ma vie n’est pas parfaite, mais malheureusement, ce n’est pas ce que les autres voient.

 

On veut en tout temps être à notre meilleur.

 

Si notre meilleur était notre imperfection?

 

Si on peuplait nos réseaux de nos moments imparfaits?

 

Martine Wilky

Les 24 idées du lutin futé

1— On fait un

1— On fait un piège à lutin coquin (futé)

2— Tu peux faire dodo dans le lit de ton choix.

3— On écrit une lettre au père Noël.

4— Tu peux te coucher quinze minutes plus tard.

5— On écoute un film de Noël avec du popcorn.

6— On construit une cabane en couvertures.

7— Tu as droit à deux desserts.

8— On mange un déjeuner pour souper.

9— Promenade le soir pour admirer les lumières de Noël.

10— Pique-nique dans le salon.

11— On donne des jouets aux enfants qui en ont plus besoin que nous.

12— On fabrique une décoration pour le sapin.

13— On joue au père Noël.

14— On prépare un cadeau pour le Grinch.

15— On boit un chocolat chaud.

16— Le père Noël a une vidéo pour toi (pnp).

17— On prend un bain de Noël : on tamise l’éclairage, on colore l’eau du bain et on met des décorations de Noël dedans.

18— On va glisser en traîneau.

19— On fabrique un jouet et on le donne.

20— On danse dans le salon.

21— On fait une bataille d’oreillers ou de boules de neige.

22— On fabrique des flocons de neige (avec du papier ou des filtres à café)

23— Tu as droit à une histoire supplémentaire.

24— On fait pousser des cannes de bonbons : on plante des bonbons aux couleurs de Noël dans du sucre et surprise! Le lendemain, des cannes ont poussé par magie. 😉

 

Krystal Cameron

 

Mes p’tits

Je ne sais pas c’est quoi être une vraie maman, mais je

Je ne sais pas c’est quoi être une vraie maman, mais je sais que j’occupais une belle place dans votre cœur. Je suis arrivée par une belle soirée d’hiver dans votre vie et vous avez complètement changé la mienne. Il a fallu nous apprivoiser, gérer nos modes de vie différents, pour finir par fusionner presque à la perfection.

J’ai trouvé ça difficile de partager votre père avec vous au début et aujourd’hui, vous me manquez plus que lui.

Vous êtes carrément mes p’tits, mais que je ne peux plus avoir dans ma vie. Ce n’est pas seulement de votre père que je me sépare. J’ai trois deuils à faire. Pis je ne sais pas par où commencer. Ce que je sais, c’est que les beaux-parents qui aiment inconditionnellement ont un cœur grand comme la Terre.

Vous avez su me ramener à l’essentiel. Vous m’avez fait voir au-delà de mon univers et m’avez appris tellement sur la vie. Je suis convaincue d’être devenue une meilleure personne grâce à vous. Dans ma solitude, il manque le bruit ambiant d’enfants qui se chamaillent, vos questions interminables sur tout et n’importe quoi, vos rires qui résonnent dans mon cœur, les céréales renversées par terre…

Je me demande si de vous revoir de temps à autre est une bonne idée pour vous et moi. J’en ai tellement voulu à mon beau-père d’être parti sans revenir, mais je peux maintenant comprendre les possibles raisons. Je ne voudrais pas vous crever le cœur toutes les fois. Et le mien tiendrait‑il vraiment le coup ?

(Bruit de cœur qui craque)

 

 

Laurie Buckell

 

Comme dans le « vieux temps »

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours été attirée par

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours été attirée par le « vieux temps » c’est‑à‑dire les années 40-50, l’époque de mon arrière-grand-mère et de ma grand-mère. Toute jeune, j’ai toujours su que je voulais un mari, une maison et beaucoup d’enfants. Bon, n’allez pas croire que je me fabrique des robes en poche de jute et que je chique mon tabac sur ma galerie! Loin de là! J’appartiens quand même à la génération Y : j’adore regarder des émissions sur les chaînes de diffusion en continu et je change mon vernis d’orteils toutes les semaines!

Mais dans le « vieux temps », ce n’était pas comme aujourd’hui. Il y avait l’esprit de famille, le partage, le respect, les gens étaient plus reposés et il y avait de la bonne bouffe comme un bon rôti de bœuf! De nos jours, la tendance est à manger bio, travailler et courir sans prendre le temps de respirer. Sans oublier les fameux écrans de téléphones ou d’ordinateurs qui prennent beaucoup de place dans le quotidien.

Ma mère a été à la maison pendant une bonne partie de mon enfance. Elle a toujours été présente pour ma sœur et moi. Nous avons passé des étés et beaucoup de Noëls à la campagne chez mes grands-parents maternels et paternels. Je pense que ces vacances ont renforcé mon amour et ma passion pour l’esprit de famille. Pour vous dire combien je suis proche de ma famille, ma meilleure amie, c’est ma tante. Et quand j’ai le goût d’une soirée de fille, je sors avec maman, mamy, ma tante Lulu et ma sœur!

Un jour, mon conjoint et moi avons eu l’idée d’avoir une maison intergénérationnelle. Mon conjoint a lui aussi une famille tissée assez serrée. Avec six frères et sœurs, un père qui est resté à la maison pour élever ses enfants et des grands-parents vivants dans la même maison, il n’y avait aucun doute sur notre choix pour une maison intergénérationnelle.

Alors en 2016, nous avons fait le grand saut! Nous avons acheté une grande maison et nous avons accueilli mes grands-parents maternels. Notre maison intergénérationnelle est grande. Nos trois garçons ont la chance d’avoir chacun leur chambre. Mes grands-parents ont encore une certaine autonomie. Bien sûr, la vieillesse et la maladie les emporteront petit à petit, mais je serai là. Et dans ma maison, il y aura l’esprit de famille, le partage, le respect, le repos et un bon rôti de bœuf dans le four!

Citation du moment:

Samuel, quatre ans, assis sur son arrière-grand-mère : « Mamy, je pense que je t’aime trop! »

Caroline Richard

Se sentir mal d’avoir des enfants? Non.

Récemment, je me suis retrouvée dans une situation où je me suis

Récemment, je me suis retrouvée dans une situation où je me suis sentie très mal. J’avais l’impression qu’une amie trouvait très contraignant, voire un peu lourd, que j’aie une famille. Je me suis sentie déchirée entre mes priorités familiales et ne pas vouloir décevoir mes amies.

Et puis, j’ai regardé mon fils… J’ai pensé au fait que je n’ai jamais autant ri que depuis que je suis maman, qu’il n’y a pas une journée qui passe sans que son père ou moi disions à quel point nous l’aimons ou à quel point nous le trouvons merveilleux, que nous ne pouvons nous empêcher d’être impressionnés et d’en parler. Je souriais en me flattant la bedaine parce que bébé 2 dansait la samba. Je me suis dit que c’était ça ma vie maintenant, et qu’il était hors de question que je m’en excuse.

J’ai alors décidé que c’était la dernière fois que je laissais ce sentiment de culpabilité m’envahir.

J’ai longtemps été l’amie sans enfant. Jamais je n’ai trouvé désagréable que mes amies mamans aient des contraintes familiales. J’ai saisi rapidement que les brunchs à midi ou 13 h n’étaient pas vraiment l’idéal avec la sieste d’après-midi et que les soupers « enfants-friendly » qui commencent à 19 h quand les petits se couchent à 19 h 30, ce n’est pas l’idée du siècle. C’était avec plaisir que je prenais tout ça en considération et que je prenais l’initiative de proposer des activités qui respectaient tout ça. C’est certain que j’ai eu des oublis, mais je comprenais et tentais de faire attention. On n’a pas eu à me répéter systématiquement pendant quatre ans que la sieste était entre 13 h et 15 h ou que des enfants de moins de cinq ans se couchent tôt, comme je le vis actuellement avec une amie.

Heureusement, sans nécessairement connaître mon horaire familial sur le bout des doigts, la grande majorité de mes ami(e)s est sensible à notre réalité de parents. Ils apprécient quand on peut faire garder et quand on se déplace, mais ils comprennent aussi que c’est parfois plus facile quand ils passent à la maison, et ils le font avec plaisir. On trouve un bel équilibre.

Par contre, je réalise que certains n’ont aucune sensibilité à ce sujet. Proposer uniquement des activités dans des bars ou après 20 h à des parents d’un enfant de presque deux ans en attente et d’un deuxième… ce n’est vraiment pas les prendre en considération ou se soucier qu’ils profitent également du moment. En fait, c’est assez égoïste de demander à une femme enceinte de prévoir une fin de semaine à l’extérieur alors que bébé n’aura même pas trois mois, qu’elle allaitera, qu’elle n’a aucune idée de comment sera ce bébé  : prendra-t-il le biberon? Dormira-t-il? Fera-t-il une jaunisse? L’accouchement aura-t-il bien été? Comment le plus vieux de deux ans s’adaptera-t-il à sa nouvelle réalité de grand frère? Papa, si fabuleux soit-il, sera-t-il à l’aise d’être seul pendant trois jours avec un enfant de deux ans qui déborde d’énergie et un mini bébé?

Bref, cet événement récent m’a fait réfléchir. J’ai de bons amis. Même si ce n’est pas toujours évident, j’essaie très fort de trouver un équilibre en continuant d’être là pour eux et en prenant le temps de faire quelques sorties pour que notre amitié ne se déroule pas uniquement dans mon salon à regarder mon fils jouer. Par contre, j’ai une famille maintenant. Cette famille est et sera toujours ma priorité. C’est mon choix, c’est vrai, et je l’assume pleinement.

Je crois qu’il est tout à fait réaliste que mes amitiés évoluent de manière à ce que ce soit compatible, tout comme je l’ai fait pour d’autres parents par le passé. Je ne demande pas à mes ami(e)s sans enfant de laisser de côté tous leurs intérêts, je demande simplement qu’on se trouve au milieu, qu’on fasse attention les uns aux autres. À partir de maintenant, je refuse de me sentir coupable de ne pas pouvoir faire certaines choses parce qu’elles ne sont pas compatibles avec ma vie familiale ou, même, qu’elles y nuisent. Je sais que ça se fait déjà naturellement avec la majorité, je me croise les doigts pour que ce soit aussi simple avec tous. Si ce ne l’est pas, ce sera peut-être signe que nos chemins se séparent…

Jessica Archambault

Mijoter de bons petits plats en famille

Il fait froid, il fait gris, nous avons tous besoin de réconfort, d

Il fait froid, il fait gris, nous avons tous besoin de réconfort, de nourrir notre corps et notre âme. Pourquoi ne pas cuisiner?! Malheureusement, selon une récente étude, les Québécois auraient délaissé la popote. Même si la distribution de livres de recettes bat son plein, la vente des ingrédients de base comme la farine est en baisse. Les Québécois préfèrent les plats préparés, les aliments congelés ou aller simplement au restaurant. Normal, vous me direz : c’est plus facile, il y a du choix et on a moins de temps. Mais si on prenait ce temps pour partager avec nos enfants? C’est une excellente occasion de partager un moment de complicité qui forgera de merveilleux souvenirs. Vous vous souvenez d’avoir cuisiné avec votre mère, votre grand‑mère?! En cuisinant avec vos enfants, vous leur transmettez aussi une certaine connaissance, une tradition, un savoir-faire. C’est un moyen de leur apprendre à se débrouiller, de développer leur autonomie, mais aussi de leur faire connaître le sentiment de satisfaction d’avoir préparé quelque chose de bon, de bon au goût et de bon pour la santé, leur santé.

Ma mère donne des cours de cuisine au primaire dans le cadre du programme Québec en Forme. Elle constate malheureusement que beaucoup d’enfants n’ont jamais cuisiné, ne différencient pas certains légumes et fruits, ne connaissent pas la différence entre de la levure et de la farine. Sans se lancer dans un bœuf bourguignon ou une cuisine trop sophistiquée, il est sûrement important de transmettre un minimum de connaissances. Vos enfants arrêteront peut-être de demander sans arrêt : « qu’est-ce qu’on mange pour souper » ou de dire : « j’aime pas ça » ou « wouach! C’est quoi ça? » s’ils comprennent le temps et l’investissement que ça implique, s’ils connaissent ce qu’ils mangent, si on les inclut dans la préparation des mets. Peut-être qu’ils prendront goût à vous aider, à participer, à créer. Ils développeront leur palais, leur connaissance des aliments, des épices et des saveurs. Avec la cuisine, on stimule leurs cinq sens, ainsi que l’affectif et l’émotionnel. La nourriture est le reflet de notre identité!

Ma fille de trois ans adore cuisiner. Dès son plus jeune âge, je l’ai incluse dans la cuisine. Dès qu’elle me voit aux fourneaux, elle pointe le bout de son nez, premièrement parce qu’elle est gourmande, elle aime manger, goûter et deuxièmement parce qu’elle aime cuisiner, touiller, mélanger, casser les œufs. Je pourrais refuser en prétextant que je n’ai pas le temps, que c’est trop salissant, qu’elle peut se faire mal, mais comment faire, sinon, pour qu’elle apprenne?! Je sais que ça ne me simplifie pas la tâche qu’elle soit à mes côtés; elle renverse la moitié du pot, elle met un peu trop de sel ou elle tache son tablier, mais peu importe, nous partageons un moment ludique et éducatif.

C’est aussi dans des tâches simples de la vie quotidienne que les enfants sont stimulés, qu’ils se sentent importants, qu’ils apprennent, qu’ils font des erreurs ou qu’ils sont fiers d’eux. J’ai laissé mes deux filles réaliser de A à Z une recette de gâteau au yaourt. Je vous confirme qu’il y en avait partout, mais vous auriez dû voir la satisfaction dans leurs yeux quand j’ai sorti le gâteau du four! Nous nous sommes assises ensemble en ce dimanche pluvieux pour déguster leur réalisation. Ce fut un grand moment de bonheur simple, qui ne coûte presque rien, qui rend fier et qui donne les outils d’un mode de vie sain. Cuisiner et manger en famille serait bénéfique pour la santé! Alors tous à vos fourneaux pour mitonner des bons petits plats en famille!

Gabie Demers

 

Les humains toxiques

Ce qui est toxique pour l’un ne l’est pas nécessairement pour l

Ce qui est toxique pour l’un ne l’est pas nécessairement pour l’autre. Alors peut‑être avez-vous déjà été le poison vivant, mais oh combien addictif d’une tierce personne.

Les parents toxiques, les amis toxiques, les amoureux toxiques et bien entendu les collègues toxiques : ça sent fort, à la longue ! Ça en brûle les yeux pis ça peut tuer à petit feu. C’est parce que c’est sournois et subtil à la fois. Je ne vous dis pas que ces êtres nocifs sont mauvais parce que je crois sincèrement avoir déjà été l’un d’entre eux pour quelqu’un que j’aimais profondément. Souvent, c’est un mauvais match. On pèse mutuellement sur les boutons qui nous font mal.

Ma petite sœur et moi, on s’aimait tellement fort qu’on s’empoisonnait. C’était dans les plus belles et les plus terribles années de ma vie. Trois années où on s’est rapprochées jusqu’à la fusion (comme je ne m’étais jamais rapprochée de quelqu’un) et éloignées si brusquement en même temps.

J’étais un baume pour ses blessures. On a vécu dans mon tout petit trois et demi toute une année comme deux meilleures amies. On vivait d’amour inconditionnel, d’alcool et de rock and roll. Bien sûr qu’on travaillait, au même endroit de surcroît ! Je ne peux détrôner ces années de mon top 5 des meilleures années de ma vie. Vous voyez le genre ?

La seconde année était plus chaotique. J’avais pris la place que quelqu’un n’avait su prendre durant son enfance. J’avais le sentiment que je devais jouer ce rôle pour lui apporter l’encadrement qui me semblait tant lui manquer. Ce rôle de parent ne m’appartenait pas et nous en avons toutes les deux souffert. Je prends le blâme pour mes erreurs, je me suis égarée en chemin et on a fini par marcher sur des chemins parallèles qui allaient forcément finir par se distancer.

La troisième année s’est avérée fatale. Mais je crois à la renaissance. Comme une forêt brûlée peut d’elle-même se régénérer. Cela prend de l’amour, de la compassion et une bonne dose de sagesse. Nous étions épuisées mentalement pour une multitude de raisons, stressées et sans aucun repère lorsqu’on a décidé de tout laisser derrière nous. C’était drastique et j’ai plongé. Pour une foule de raisons, je n’ai pas pu tenir, ni pour elle ni pour moi. J’ai plongé dans ma seconde dépression.

Elle aussi. J’ai le malheureux sentiment qu’on s’en voulait pour tout et pour rien, avec le recul. Je crois l’avoir détestée pour ne pas avoir su me retenir durant ma chute.

Et à son 21e anniversaire, j’ai fait éclater ce qui restait du fil sur lequel notre relation reposait, sans le vouloir.

Laurie Buckell