Archives novembre 2017

Être une équipe

Il arrive qu’on traverse certaines passes moins faciles que d’au

Il arrive qu’on traverse certaines passes moins faciles que d’autres dans un couple. Ces périodes qui amènent leurs lots de disputes, d’émotions fortes et de remises en question. Parce qu’évidemment, à travers la routine et les tâches infinies, c’est tout à fait possible de s’oublier en tant que couple. Mais ces moments rough sont indispensables selon moi, parce que c’est grâce à eux qu’on ne se tient pas pour acquis.

Ça nous arrive tous de nous réveiller et de nous demander : « C’est quand, dont, la dernière fois qu’on s’est vraiment vus tous les deux ? » Je ne parle pas de sexe ni de faire la vaisselle ensemble. Je parle de ces moments où tu regardes la personne que tu as choisie en te répétant que tu as justement fait le bon choix. Ce moment où tu as la certitude absolue de faire ta vie avec la bonne personne. Ce moment où cette même personne te regarde avec un amour infini. Là, vous vous voyez. Et oui, il y a des jours où on n’arrive plus à se souvenir de la dernière fois qu’on a vécu ça…

Ces moments ont mené plusieurs couples à la rupture… Et chez nous, on s’y refuse. Quand on tombe dans une phase plate et qu’on en prend conscience, eh bien, on s’assoit et on en jase. On parle de nos sentiments… déception, colère, impatience, tristesse. On parle de nos impressions… l’impression d’être oublié, d’être transparent, de ne pas être apprécié. On parle de nos peurs… la peur de se perdre, de s’oublier comme individu. Et surtout, on parle de nos objectifs. Et heureusement, la séparation n’en a jamais fait partie.

Alors on s’assoit ensemble, on parle, on pleure, on se serre dans nos bras et on fait l’amour. Le plus souvent, dans cet ordre-là… parce qu’après toutes ces années passées ensemble, c’est facile de tenir l’autre pour acquis. Il n’y a rien de facile dans ces discussions-là. Ça prend de l’énergie, du temps, de l’espoir et beaucoup d’amour pour remonter la pente ensemble. Il faut remonter un énorme escalier en posant le pied sur chacune des marches.

Et on y arrive. Chaque fois. Parce qu’on est une équipe. Et on retrouve ces moments… ceux où l’on sent les papillons au ventre chaque fois qu’on se frôle dans la cuisine. Ceux où on regarde l’heure toutes les cinq minutes parce qu’on a hâte au coucher des enfants pour pouvoir se retrouver. Ceux où on passe des heures à parler, à débattre, à rire et à vivre. Ceux où on s’enlace comme si c’était la première fois. Et chaque fois, on y arrive. Parce qu’on est une équipe.

 

Déménagement: un peu de savoir-vivre s’impose!

Quand tu vends ta maison ou ton condo ou que tu quittes ton appartem

Quand tu vends ta maison ou ton condo ou que tu quittes ton appartement, pleaaaase! Démontre un peu de savoir-vivre. Ça ne t’enlèvera rien, et ça donnera beaucoup à la personne qui occupera l’espace.

Un B.A. BA simple :

–          La journée où tu dois remettre les clés de la propriété, go! La maison n’est plus à toi, lève les feutres. Tu. N’as. Plus. Le. Droit. D’y. Revenir. Point. Et de grâce, pars avec tes vidanges.

Ça peut sembler aller de soi, mais apparemment, pas pour tout le monde. J’ai déjà vu l’ancien propriétaire squatter mon coin de terrain toute une journée, assis sur ses derniers bagages en attendant que quelqu’un passe le chercher. Et j’ai vu ce même propriétaire entrer dans MA maison pour ME questionner sur le fait que j’arrachais allègrement le tapis puant qu’il avait laissé.

J’ai aussi failli perdre connaissance quand l’ancienne propriétaire m’a annoncé qu’elle gardait les clés et tous les accès à MA maison au moment même de signer la prise de possession. Euh… c’est parce que j’ai des déménageurs qui attendent devant MA porte! Notons que cette même vendeuse sans scrupules avait laissé assez de vidanges pour remplir un camion…

–          Quand tu sors tes électroménagers de leur trou, garde-toi un balai, une guenille et du nettoyant. Rien de mieux qu’un dessous de four pour accumuler les miettes et les bubus.

–          Les fonds de tiroirs et d’armoires aussi attirent les miettes et les restants d’un peu n’importe quoi. La bonne nouvelle, c’est que ça se lave! Ben oui! Et là, je ne te parle même pas des toilettes, du bain et de la douche, parce que je sais que tu sais que ça ne se fait pas, laisser sa m… pour que les autres la nettoient. Et pourtant! Fait vécu à l’appui, je sais que ça arrive!

–          La pile de la télécommande de la porte de garage et les ampoules de la salle de bain viennent avec la maison. Laisse‑les là. Si tu en as besoin dans ta nouvelle demeure, lève tes fesses et va t’en acheter des nouvelles au dépanneur. Déménager dans une maison où aucune lumière n’allume, c’est franchement plate.

–          Si le nouveau locataire ou le nouveau propriétaire reçoit du courrier avant ton départ, come on. Ça ne t’appartient pas. Tu n’as rien à gagner en gardant ses lettres et ça pourrait avoir des conséquences pour la personne à qui il manquera des comptes. Laisse‑les sur le comptoir. Et tant qu’à bien faire les choses, laisse-lui aussi la clé du courrier. Il pourra toujours faire changer la serrure de la boîte postale quand il le souhaitera.

–          Si tu es frustré parce que tu considères le prix reçu pour ta maison trop bas, fais-toi à l’idée. Tu pouvais refuser de la vendre à ce prix-là ou l’entretenir pour qu’elle vaille plus cher. Une fois que l’offre d’achat est acceptée, merci bonsoir. Va passer ta frustration ailleurs que sur le nouveau propriétaire. Il n’a pas besoin de subir ton stress en plus de désinfecter tes toilettes.

–          Ce qui est cloué ou vissé dans la structure, ça appartient à la structure. Ça inclut les 2 х 4 qui encadrent le jardin et les fils du câble. Ben oui, ça aussi, ce n’est pas tout le monde qui comprend ça.

Heureusement, après une dizaine de déménagements, je peux dire que les horreurs sont rares. Par contre, je peux aussi dire que quand elles arrivent, elles viennent en gang. Le défi, c’est de se sentir chez soi et de construire son bonheur en oubliant le stress et la surdose de nettoyage (merci, laines d’acier et eau de javel!) Petit à petit, l’oiseau fait son nid…

Nathalie Courcy

Mitaines, foulards, tuques et cie… bref l’hiver!

Je ne sais pas pour vous, mais moi, je n’étais mentalement pas pr

Je ne sais pas pour vous, mais moi, je n’étais mentalement pas prête au froid qui nous est finalement (et enfin pour certains *je ne vous comprends pas!*) tombé dessus!

Mea culpa : je DÉTESTE le froid!

Je suis de ceux qui auraient été si heureux de vivre là où l’hiver est chaud, sec, ensoleillé et surtout exempt de neige lourde à pelleter. J’aurais voulu me faire griller au soleil à l’année, les vagues me léchant les orteils. Nageant tout simplement dans une eau cristalline. **soupir**

Mais cette année, j’ai fait une promesse. (Quelle idée!) Oui, comme vous le savez, je suis mère de trois merveilleux enfants de dix ans et moins. Du coup, eux, ils ADORENT l’hiver. Malgré que chaque année, je m’efforce de m’habiller et de « jouer » dans la neige avec eux, de créer la « famille bonhommes de neige » à exhiber en façade de la maison, malgré mes efforts : ils le savent :

Maman a horreur de l’hiver!

Alors, je leur ai promis, en toute bonne foi, « d’essayer » de me réconcilier avec cette saison froide et transperçante d’humidité glaciale. Je n’ai qu’une parole! Alors je fais appel à vous tous, lecteurs et lectrices, pour me dire, pour NOUS dire :

Quelles sont vos raisons d’aimer cette…**grimace** saison?

Je voudrais que vous racontiez vos anecdotes joyeuses. Si vous insistez, vous pouvez aussi partager les moins plaisantes. Racontez-moi. Convainquez-moi que l’hiver, c’est aussi de la joie. Il fut un temps où j’appréciais… je ne sais ni quand ni comment j’ai changé d’idée. Mon appréciation a fondu, comme neige au soleil!

Il y a eu un temps où j’attendais la première neige impatiemment, où j’avais l’impression de « sentir » son arrivée. Je sortais, nez au ciel respirant l’air qui différait à CE moment précis de la première bordée de tous les autres airs. Même rendue adulte, il m’est arrivé de tirer la langue pour y accueillir les tout premiers flocons.

Vous vous rappelez ces neiges un peu ouatées? Ces immenses flocons que l’on sentait fondre doucement sur le bout de notre nez? J’arrive à me souvenir de ma joie en ces temps-là. Je ne sais pas pourquoi tout a changé.

Cette année, j’ai fait une promesse à mes enfants, mais en vous écrivant, je me rends bien compte que j’ai ENVIE de redécouvrir les joies de l’hiver. J’ai ENVIE de réapprendre à attendre cette première neige, à sauter pieds joints dans ses bancs blancs. J’ai envie de planter cette carotte en guise de nez en riant. En appréciant le moment tout simplement.

Dites-moi, aimez-vous l’hiver? Pourquoi? Si vous ne l’aimez pas, je vous encourage à revoir vos raisons. En vous écrivant ce texte ce matin, le bout du nez refroidi de ma sortie matinale, je pensais venir me plaindre contre cette saison et j’ai découvert au fil de mes mots que j’ai envie que cela change.

JE VEUX AIMER L’HIVER!

Voulez-vous m’y aider?

Simplement, Ghislaine

Les lettres de ta vie, les lettres de nos vies ! Partie 3 

 

Parents,

 

Parents, donnez-vous le droit…

 

Ma fille, je l’aime et je ne la changerais pour rien au monde. Si elle m’a choisie comme maman, c’est qu’elle savait qu’ensemble, nous saurions trouver les solutions pour qu’elle s’épanouisse pleinement. Que nous transformerions son TDAH/I pour qu’il ne soit plus un obstacle, mais bien une de ses plus grandes forces.

 

Mais ça demande du travail. Chacun de nous qui vit avec un enfant « différent » (que ce soit avec un TDAH, un TSA ou autre différence), ça nous demande un grand investissement. Et je crois que nous ne nous donnons pas assez le droit de ne pas être parfaits. Alors moi, j’ai décidé de me donner cette chance. Je me donne le droit :

 

1.  De pleurer

Parce que mon intervention n’a pas fonctionné. Parce que j’en ai ras le bol de toujours être à 110 % de ma capacité. Parce que je suis triste des fois, et que je me sens seule, très seule.

 

2. D’être dépassée et fatiguée

Ma fille me demande souvent de me renouveler. De trouver de nouvelles façons d’intervenir, de trouver des trucs pour lui faciliter la vie. Mais parfois, je suis à court de ressources. Je suis dépassée, fatiguée et je voudrais que ce soit facile comme avec ma grande.

 

3. De demander de l’aide

Juste d’en parler des fois, ça fait du bien. Demander un break à mamie ou papi ou encore à un ami. Si tu as besoin d’aller plus loin, ton CLSC peut t’aider. Tu as la chance d’avoir de bonnes assurances privées? Lance-toi au privé pour un psy, un psychoéducateur, etc. J’ai la chance d’avoir un bon réseau, mais ça ne suffisait pas. Je me suis entourée de professionnels pour m’aider.

 

4. De perdre patience

Malgré toute ma bonne volonté, je perds patience parfois (souvent). J’ai appris à me pardonner. C’est arrivé et ça arrivera encore. Je m’excuse à ma fille, j’en parle avec elle.

 

5. De faire des erreurs

Je ne suis pas parfaite, personne ne l’est. Ce n’est pas le nombre de fois que l’on tombe qui compte, mais bien le nombre de fois qu’on se relève. Permets-toi de te tromper, ça prouve que tu essaies.

 

6. De souhaiter disparaître

Oui, parfois, c’est difficile, on n’en peut juste plus. Souhaiter disparaître sur une île déserte seule et sans enfants nous paraît la meilleure solution. Ne t’en veux pas de penser ainsi, ça nous arrive tous. Lâche prise, mais le lendemain, relève tes manches et bats-toi plus fort.

 

 

Mélanie Paradis

J’ai peur.

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Vous connaissez ce sentiment? Celui de se laisser tomber dans le vide… celui de l’inconnu. Ce sentiment tellement épeurant de ne pas savoir où l’on va. Cette peur au ventre qui est constante.

Ce sentiment qui peut être un carburant pour certains, moi il me fait figer. Il me fait douter de moi, de mes capacités et de mes choix. Le doute est constamment présent. La peur de faire une erreur. Je crois que c’est pire que tout. Une voix dans ma tête me dit parfois : « Julie, tu as dix-neuf ans. Tu as la vie devant toi. Tu as le droit à l’erreur. Tu as le droit de recommencer. » Mais une autre me dit : « Julie, tu as dix-neuf ans. La vie va vite. Dépêche‑toi. Faut pas que tu te trompes. » Ces deux voix s’emmêlent parfois. Ces deux pensées contradictoires se bousculent.

C’est effrayant la vie. Parce que quand on y pense, on n’en a qu’une. On ne peut pas se rattraper, tout recommencer. Je ne peux pas retourner en arrière pour tout changer. J’ai peur de l’erreur. J’ai peur que dans quelques années, je regrette certains choix. J’ai peur de foncer. Voilà. Je l’ai dit.

J’ai peur de sortir des sentiers battus. D’essayer autre chose que ce que je connais déjà. Parce que je suis quelqu’un comme ça. Je fais ce que je connais. Je vais aux endroits que je connais. Je ne suis pas une grande exploratrice. Parce que j’ai peur de tout. Et en y pensant bien, c’est triste. Je n’ai même pas encore vingt ans, et j’ai peur en la vie. J’ai peur de la rater. D’en être déçue. D’être déçue des choix que j’aurai faits pour moi-même.

Une amie m’a dit dernièrement : « C’est en te lançant dans le vide et l’inconnu que tu vas trouver des choses que tu n’aurais jamais pensé vivre dans ta vie. Et ce seront les meilleures émotions que tu pourras vivre. Il n’est jamais trop tard pour changer d’idée dans la vie. » Après ces paroles, c’est ce que j’ai fait. Même si la petite fille au fond de moi avait le goût de pleurer. Je me suis lancée dans le vide. Sans attaches. Avec la peur au ventre, mais avec la certitude que je serais plus heureuse. Un jour ou l’autre.

 

N’oubliez jamais d’encourager vos enfants. De leur dire que ce n’est pas grave. Que ce n’est pas grave de se tromper. Que la vie, c’est fait pour prendre d’autres chemins que ceux que l’on croyait emprunter. Que oui, il y aura des moments de doutes. Puis ces moments‑là, ils font mal à l’âme parfois. Ils nous remettent en question. Mais que ce n’est pas grave. Parce que c’est la vie. Puis que la vie est belle.

 

 

Julie Lebrun

 

Hymne à la neige

Ce

Certains la détestent, d’autres l’attendent, les enfants sont contents de la retrouver… Oui, la première neige est arrivée! Elle est arrivée et encore une fois, je ne suis pas là pour la voir tombée. Vous me direz que je suis chanceuse, eh bien non, moi je ne trouve pas. Elle me manque, cette première neige. Ça fait treize ans que je n’ai pas pelleté mon entrée, que je n’ai pas fait chauffer mon char… mais j’idéalise l’hiver de loin. Mes racines sont au Québec. Mon pays ce n’est pas un pays, c’est l’hiver, et j’en suis fière! 

 

Elle arrive sans bruit, silencieuse dans ses pantoufles blanches; elle se fait discrète au début. Elle débarque dans la nuit noire, elle s’installe confortablement pour y rester! Cette première neige fait ressurgir un tas de souvenirs enfouis dans un tas de poussière. Son odeur me manque. Vous savez, cette senteur qui picote le nez, qui vous saisit à la première bouffée… ensuite cette sensation vive sur le visage. Une sensation de fraîcheur, de pureté, revigorante, énergisante. Sans oublier les bruits qu’elle fait sous vos pieds ou en tombant. Écoutez, elle crisse, elle craque sur les branches nues, elle s’accroche sous vos bottes. Et quoi dire de ce décor pittoresque enveloppé dans un épais brouillard! Chaque flocon est unique, délicat, il flotte dans les airs, suspendu au ciel. Regardez le paysage : tout est figé, intact, inégal. Je m’ennuie de cette toile gravée dans ma mémoire, mais aussi des sentiments qui accompagnent la neige et l’hiver.

 

Frimas, givre, neige molle, neige dure, neige fondante : tant de mots pour la décrire. La température est notre tissu social, il est notre sujet de conversation principal. La météo nous rassemble. L’hiver nous garde au chaud socialement. La neige n’a pas de couleurs, de limites, elle est le reflet de notre société québécoise. La neige est synonyme d’action, de festivals, de joie, elle nous nourrit d’une panoplie d’activités. Elle ne nous arrête pas, bien au contraire! Ski, raquette, glissade, patin, hockey… La neige c’est notre remontant durant ces longs mois.

 

Cette année, si tu vois tomber cette première neige, dis-toi que tu as de la chance!

 

Gabie Demers 

Lutin futé

Depuis l’anné

Depuis l’année passée, nous avons troqué le traditionnel lutin coquin pour le lutin futé. Le premier décembre, nous sortons un casse‑tête vingt‑quatre morceaux et une boule de gommette. Sur chacun d’eux est écrit un privilège ou une activité.

 

C’est un heureux mélange entre le lutin coquin et le calendrier de l’avent. Idéalement, on écrit quelque chose qui ne coûte pas cher et qui est riche en beaux souvenirs. Chez nous, ça passe de : faire des biscuits à donner des jouets à ceux qui en ont plus besoin que nous.

 

Le seul morceau important à piger en premier est celui qui indique « piège à lutin ». On le colle sur un mur à l’aide de la gommette. Ensuite, nous faisons un piège à lutin pour en attraper un. Ça fonctionne à tout coup!

 

Une fois le lutin attrapé, au lieu de faire des mauvais coups, il tiendra un des morceaux de casse‑tête, tous les jours, pendant les vingt‑trois jours restants. Chaque jour, on colle le morceau près des autres et on essaie de les assembler. Quand on a assemblé tout le casse‑tête, le lendemain, c’est Noël!

 

Rien n’empêche que notre lutin se soit déjà retrouvé dans le bain ou dans le frigo. Ses gènes de coquins ne sont pas bien loin! Ce qui est super pratique, c’est que le lutin connaît très bien les parents et sait qu’ils n’auront peut-être pas le goût de faire des biscuits un mardi soir, donc il pigera un morceau sur lequel il est écrit que les enfants peuvent se coucher quinze minutes plus tard… Il est tellement futé ce lutin!

 

 Ce lutin amènera avec lui la magie de Noël dans votre famille.

 

Krystal Cameron  

Tu es arrivé trop vite !

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Comme le temps est long avant que tu ne sois avec nous, chez nous ! Et ces temps-ci, le temps nous donne une belle leçon… car il faudra du temps avant que tu n’aies tous les réflexes et les aptitudes d’un bébé né à terme. Comme une grossesse qui se poursuit pour toi, les semaines de vie que tu accumules à l’hôpital seront déduites de ton âge pour quelques années à venir. Ce sera ton « âge corrigé » dont parlent tous les parents de prématurés. C’est tout de même ironique de t’avoir avec nous et de devoir soustraire ces semaines à ton âge plus tard ! Comme si on nous volait du temps ensemble…

 

Ces douze semaines manquantes ne m’auront jamais parues si importantes ! Importantes pour toi, pour que tu sois parfaitement en forme. Importantes pour moi, pour me préparer à ta venue, mais surtout, pour profiter de cette belle bedaine que j’avais et qui me faisait me sentir si belle… Oui, il me faudra bien du temps pour faire le deuil de cette bedaine que j’aimais tant et de ce moment merveilleux de grossesse… Il faudra que le temps passe, que mon âme accepte cette rupture brutale, cette séparation de toi si rapide… Mais le temps va passer, mon cœur, et maman ira mieux elle aussi. Promis.

 

Il faudra de la patience aussi à tes parents qui t’espèrent à la maison, qui regardent ta chambre pas prête, tes meubles à peine déballés de leur boîte de livraison et tes vêtements reçus en cadeau, posés çà et là avec le cœur gros… Il nous faudra être patients. Patients avec nous-mêmes, avec les larmes qui nous montent souvent aux yeux, encore bouleversés que nous sommes par tous ces évènements. Patients pour apaiser la tempête qui fait rage dans le cœur d’une maman qui n’a pas pu mener à terme sa grossesse et qui s’en veut tellement de ne pas avoir pu t’éviter toutes ces souffrances et ces problèmes.

 

Oh oui, il en faudra du temps ! Tes parents devront apprendre à vivre avec les déplacements vers l’hôpital pour te voir. Apprendre à vivre avec l’ennui de toi qui leur serre la gorge. Apprendre à être en communion avec toi à distance, à aller puiser ailleurs le réconfort alors que tu n’habites pas ton lit dans ta chambre, dans ta maison, mais bien un incubateur à l’hôpital… Nous devrons apprendre à devenir parents d’une manière toute spéciale, différente et pas vraiment sympa, mais tout de même apprendre à devenir tes parents, mon amour.

 

Il faudra du temps pour digérer tout ce qui s’est passé si rapidement en si peu de temps… Un malaise, une hospitalisation dans une autre ville, des espoirs et des K.O. successifs, un accouchement, ta naissance, la peur, les douleurs… Les choses changent parfois très vite… trop vite… mais le temps va passer et nous savons que nous parviendrons à assumer tout ce qui est arrivé. Même si c’est loin de notre scénario idéal. Même si c’est difficile à accepter. Même si on est parfois bien découragés… Nous savons que le temps va passer et que tout va rentrer dans l’ordre… Il n’y a pas d’autres options pour nous.

 

Il faudra que le temps passe pour que tu sois complètement hors de danger et que l’on puisse savourer le plaisir de t’avoir avec nous sans toujours craindre un danger imminent. Il faudra que le temps fasse son œuvre et apaise nos cœurs pour que l’on respire plus librement. Déjà mon amour, tu nous prouves que tu es fort et que tu veux vivre. Nous sommes plus qu’heureux de te voir ainsi prendre du mieux.

Bien sûr, nous restons aux aguets, mais nous avons confiance en toi et… au temps ! Seul remède valable pour que tu ailles mieux. Pour l’instant, nous tenons tes petites mains, nous te prenons parfois dans nos bras lorsque tu vas bien et essayons par tous les moyens que l’amour que nous avons pour toi se rende jusqu’à toi. Nous t’aimons si fort ! Mais d’ici à ce que les choses se placent, ce sera ainsi et nous attendrons à tes côtés… patiemment… que le temps arrange les choses. Dors en paix mon cœur, nous sommes là à tes côtés et nous nous battons avec toi.

– 7 janvier 2009

 

Félix est né prématurément à vingt-huit semaines de grossesse.

955 grammes et 34 cm d’amour dans nos vies.

97 jours d’hospitalisation.

Il a maintenant huit ans, il est en parfaite santé, il est magnifique à voir grandir.

La vie a trouvé son chemin.

 

Quand démêler les cheveux de votre princesse devient un cauchemar…

Il y a cinq ou six ans, la coiffeuse que j’allais voir m’a fait

Il y a cinq ou six ans, la coiffeuse que j’allais voir m’a fait découvrir les produits LISAP afin de protéger mes cheveux des dommages causés par le fer et le séchoir.

Pendant des années, j’ai utilisé ce produit pour éviter que mes cheveux ne soient abimés… tout ça en n’imaginant pas qu’un jour, cette fameuse bouteille mauve deviendrait ma meilleure amie et la meilleure amie de pas mal toute la famille. Je vous explique.

Qui dit avoir une fille dit… DÉMÊLAGE DE CHEVEUX 😱!  Si votre fille est comme la mienne, je vous entends déjà sacrer intérieurement juste à penser à ça. Soyons francs, mausus que c’est un calvaire!

Anna a les cheveux très, très fins, comme moi.

Alors après avoir utilisé une multitude de produits pour abréger MES souffrances (parce que soyons francs, je suis certaine que le brossage des cheveux est plus souffrant pour mes oreilles que pour le fond de tête de mademoiselle Anna!), mon choix s’est arrêté sur deux produits. Un qui est d’origine végétale et l’autre qui est ma fameuse bouteille mauve adorée. 💜

1— Le démêlant Orange et vanille de The Honest Co.

Cette bouteille de 118 ml est un revitalisant sans rinçage d’origine végétale qui est hydratant et léger. L’odeur est subtile mais agréable (il sent l’orange et la vanille).

Sa promesse : Conférer douceur et éclat grâce à l’huile d’argan, au beurre de karité, au jojoba et aux protéines de quinoa. Dompter les rosettes et maîtriser les mèches rebelles tout en rehaussant l’apparence des boucles.

Ce que j’en pense : Le produit est super pour les petits nœuds. S’il y a un nœud de la grosseur d’une balle de golf dans les cheveux de ma fille, j’ai beaucoup de difficulté à le démêler sans hurlements de sa part. Sinon, le produit fonctionne bien et n’alourdit pas ses cheveux.

Où se le procurer : Dans les commerces qui vendent les produits HONEST ou sur leur site Internet.

Prix : Autour de 7 $ la bouteille.

2- Lisap ULTIMATE Kerasil complex

Bouteille de 250 ml d’un vaporisateur fluide hydratant et revitalisant qui sent divinement bon.

Sa promesse : Restructurer le cheveu tout en le protégeant de la chaleur. Contient des ingrédients résistants aux températures élevées.

Ce que j’en pense : À la base, ce produit est utilisé pour protéger le cheveu qui, à force d’être chauffé par le fer et le séchoir, a tendance à briser. Sauf qu’en l’utilisant, j’ai réalisé à quel point il démêlait les cheveux. En l’essayant sur Anna, ça a été un charme. Il démêle les crinières les plus rebelles. J’en ai acheté plusieurs pour être certaine de ne pas en manquer.

Il garde donc mes cheveux beaux malgré le défrisage et en plus, il évite les crises de nerfs pour Anna.

À la maison, on l’appelle le spray magique! ❤

Où se le procurer : Chez les coiffeuses qui vendent du LISAP ou sur AMAZON 🙂

Prix : Autour de 23 $ la bouteille.

 

Un ennemi dans mon frigo

Je suis éducatr

Je suis éducatrice depuis de nombreuses années. Au fil des ans, j’ai connu différents enfants. Chaque fois qu’il y avait un enfant allergique à un aliment, j’étais nerveuse, inquiète. Un seul aliment pouvait dans certains cas enclencher une réaction très grave, voire la mort. Je m’assurais de nombreuses fois que ce qu’il allait manger ne contenait pas son allergène. À chaque repas ou collation, je remerciais le ciel d’avoir des enfants sans allergies. Je me demandais comment les parents vivaient avec cette condition sans mourir de stress.

 

Et puis, récemment, tu t’es mise à avoir mal au ventre, ma grande. On se demandait pourquoi, on est même allés consulter. Personne ne trouvait la cause de tes maux. Je me suis mise à écrire tout ce que tu mangeais, parce que les maux de ventre empiraient. Un pressentiment de maman? Peut-être. Un soir, tu t’es mise à vomir. Mon dieu, je n’avais jamais vu autant de vomi de ma vie. Papa et moi, on a regardé les notes. C’est là que nous avons réalisé que chaque fois que tu avais des douleurs au ventre, tu avais mangé des œufs, dans sa forme pure. On a appelé ton médecin. On a pris rendez-vous. Mais avant même le fameux rendez-vous, tu t’es mise à crier, à hurler de douleur. Je ne comprenais pas, tu n’avais pas mangé d’œufs. Et là, j’ai réalisé que tu en avais mangé, indirectement, dans une recette de galettes. 

 

Papa est allé à l’urgence avec toi. Tu as vu un médecin rapidement. Le verdict est tombé : allergie aux œufs soupçonnée. À partir de ce moment, plus d’œufs dans ton alimentation, jusqu’au test d’allergie. On a arrêté à la pharmacie pour prendre l’Epipen prescrite.

 

Maintenant, je fais partie de ces mamans inquiètes. Je m’informe sur les options de remplacement dans les recettes. Je lis les étiquettes des aliments un million de fois. Chaque fois que tu manges, je suis inquiète, parfois même paniquée. Et s’il y en avait… et que j’ai mal lu.

 

J’ai discuté avec des parents qui vivent avec des enfants allergiques. Il paraît qu’on finit par s’habituer, qu’on devient moins nerveux. On apprend à connaître ce qui est permis et ce qui ne l’est pas. Ils m’ont tous dit la même chose : le pire, c’est dans les restos. Là-bas, on n’aura pas le contrôle.

 

Je ne sais pas pourquoi, mais je pensais qu’à huit ans, tu étais à l’abri. Pourtant, je savais parfaitement qu’une allergie peut se déclencher n’importe quand. Je souffrais probablement de la pensée magique.

 

Mais maintenant… J’ai peur…

 

Mélanie Paradis

Les « mommycations » ou « mamancances »

Passe GO, réclame des vacances de cette charge mentale qui

Passe GO, réclame des vacances de cette charge mentale qui t’accable, redeviens, l’instant d’une semaine (ou plus, ou moins, c’est toi qui décides) une femme, seulement une femme, et recharge tes batteries.

Je l’avoue, j’ai cultivé de la jalousie, même de la colère envers mon propre amoureux, mon homme. Chaque fois que ce fameux mot « chasse » faisait surface, que ce soit par rapport à la préparation, la recherche de trucs et de stratégies de chasseur-cueilleur, la prise de congés non liés à la famille, l’achat de matériel ou autre, je sentais ma mâchoire se serrer, mes poings se fermer, mes yeux se remplir d’eau. Je rageais par en dedans, avec la seule envie de crier « pis moi ?! »

Pourtant, je ne comprenais pas d’où émergeait cette réaction. J’étais si heureuse que ma douce (et parfois rugueuse après trois jours sans rasage) moitié soit aussi motivée, passionnée par quelque chose. Que mon homme ait la chance de se reposer tel un guerrier dans le fin fond du dernier centimètre de la map en attendant sa proie, de faire le vide dans sa tête et le plein d’air frais dans ses poumons. De me revenir fier comme un paon d’avoir son trophée de chasse, les yeux brillants comme ceux d’un enfant devant son sac de bonbons d’Halloween quand il revient de la plus grande virée de quartier.

Pourquoi ?

Était-ce la charge de plus que j’allais assumer à la maison ? Non, pas vraiment : nos enfants ne sont pas des anges en tout temps, la maison n’est pas impeccable tous les jours, mais je suis capable de gérer. La routine est bien établie et en étant seule, l’avantage est que les enfants ne passent pas leur temps à essayer de me faire croire que Papa a dit oui quand en fait il a dit non.

Était-ce l’impression de ne pas être une priorité, par sentiment d’abandon ? Par peur de manquer d’argent ? Il y a un peu de ça ; seize jours par année, ce n’est pas si long, c’est loin d’être la fin du monde. Un budget de chasse, c’est de l’argent, des heures et des jours de plus en préparation de terrain, en montage de cache, en achat de matériel, en pratique au champ de tir, mais surtout, c’est un sujet de conversation qui revient aux trois phrases, un morceau sur repeat. Un sujet qui change les soupers d’amis, de famille et de couple en meetings de planification de la prochaine saison ou en debriefing de la dernière chasse. Ok j’avoue, des fois je suis jalouse des chevreuils et orignaux de ce monde et je pense à me magasiner des bois.

Jalousie quand tu nous tiens.

Eh oui, j’étais purement et simplement jalouse. Pas de la chasse, pas d’une autre femme, de la liberté de mon homme. De la façon qu’il avait de se mettre en priorité, d’aller chercher ce dont il avait besoin sans négocier, entièrement, complètement et sans excuses. De réaliser ses rêves sans compromis.

Comme plusieurs autres veuves de chasse, de hockey, de motocross, de golf, de travail… je demeurais passive dans l’atteinte de mon bonheur. J’étais une victime de la chasse. Jusqu’au matin où j’ai compris qu’en fait, la seule personne qui freinait mes ambitions et mes rêves, c’était moi dans mes multiples facettes.

La mère ne voulait pas quitter ses enfants. La ministre des Finances trouvait mille et une raisons financières de ne pas dépenser pour quelque chose d’aussi futile qu’elle-même. La blonde ne voulait pas imposer à son homme de tenir le fort même s’il n’en est plus que capable. La peureuse anticipait de voyager seule et la généreuse ne voyait pas pourquoi elle méritait de se mettre en priorité.

J’ai compris que :

  • l’argent, ça se prévoit, que ce soit pour les loisirs de l’un ou de l’autre ;
  • mon homme est vraiment hot, il est en mesure de s’occuper de nos enfants et de la maison en gardant tout le monde intact. C’est sûr, j’ai le meilleur !
  • si je ne me mets pas en priorité, personne ne pourra le faire pour moi ;
  • si j’attends le moment parfait, la situation parfaite, la richesse… je vais mourir en attendant de réaliser mes rêves.

De là sont nées les « mommycations » ou « mamancances ».

J’ai décidé de partir là où le vent me porterait, une fois par année. J’ai cru en mes ressources et j’ai pris en charge la recharge de mes batteries en tant que femme, en tant que moi. Une maman reposée, c’est aussi une maman plus patiente, une blonde plus compréhensive et une femme en possession de ses moyens. C’est ce que j’ai retenu de ma première mommycation.

J’ai passé GO, réclamé une pause de charge mentale et fait mon sac à dos direction Costa Rica. La liberté est si belle dans sa façon de nous laisser le cœur léger revenir à notre vie ! On peut en apprécier chaque instant, rechargée comme si tout était possible et que nos réserves d’énergie débordaient.

Prendre soin de soi pour mieux prendre soin des nôtres.

Marie-Ève Piédalue