Archives octobre 2019

Mascarade

  Sommes-nous vraiment rendus là?

Des dirigeants municipau

 

Sommes-nous vraiment rendus là?

Des dirigeants municipaux vont décider pour nous. Gérer notre vie familiale. Tout simplement, ils nous disent sans masque que nous n’avons aucun jugement. Juste ça. Mais tout ça!

Aujourd’hui c’est le 31 octobre. C’est l’Halloween!

Pas hier, pas demain. Que la météo soit favorable ou non. Noël non plus, ce n’est pas le 24 décembre ni le 26. Qu’il y ait tempête de neige, verglas ou toute autre catastrophe naturelle.

Les enfants — les miens, les vôtres, en fait — seraient déçus si la fête était impossible, qu’ils nous répondent. Mieux vaut remettre le tout à demain. Leur sécurité doit primer. Sans dire que la météo, pour demain, c’est à peine mieux.

Mais quand avons-nous voté pour que les élus décident à notre place de tout ce qui concerne la sécurité de nos enfants?

Je crois, vous aussi sans doute, avoir suffisamment de jugement pour en décider. Et, à écouter certains reportages sur les délibérations de nos élus, je suis certain d’avoir souvent plus de jugement qu’eux. Sur une multitude de sujets.

Quand on constate la gestion des travaux routiers, on peut également rire d’une telle préoccupation pour la sécurité de tous, enfants inclus.

À tous les dirigeants de municipalités qui veulent changer la date de l’Halloween, je dis non merci! Je n’ai pas besoin de vous pour décider pour moi. Si je décide que cette année, c’est juste les trois maisons d’à côté, juste celle de mamie ou qu’il faut rester à la maison, ça sera mon choix!

Après tout, comme quand ils sont malades, c’est moi qui devrai les gérer. Personne d’autre.

michel

Choisir ses vaccins

J’entends souvent des débats entre parents dans lesquels certains

J’entends souvent des débats entre parents dans lesquels certains sont de grands adeptes de la vaccination et d’autres y sont farouchement opposés. J’aime écouter les deux partis, les arguments en faveur de la vaccination et les inquiétudes de ceux qui la refusent. Personnellement, je ne me suis jamais considérée « pour » ni « contre » la vaccination pour mes enfants. Quand on me pose la question, je réponds tout simplement que je choisis mes vaccins.

Parce que oui, je suis d’accord que la vaccination a fait ses preuves. Je suis d’accord que la plupart des maladies dangereuses et mortelles sont dorénavant éradiquées, et ce, grâce aux vaccins de base que l’on donne à nos bébés et à nos enfants. Dans ce sens, je suis « pour » la vaccination. Je peux alors m’assurer que mes enfants ne mourront pas de la diphtérie, de la coqueluche, du tétanos, de l’hépatite, etc. Ça a bien du sens à mes yeux.

Mais non, je ne suis pas d’accord de faire vacciner mes enfants pour le rotavirus (gastro) ou la grippe. Là, je suis farouchement « contre ». Avoir la grippe, tout comme la gastro, c’est attraper un virus que le corps va combattre et créer des anticorps pour ensuite éviter la prochaine infection. Si tu laisses l’enfant se reposer, que tu dégages ses voies respiratoires et que tu le gardes bien hydraté, tout va bien se passer. Si l’enfant n’a pas de problème de santé grave, ces vaccins sont à mes yeux inutiles.

Pour concevoir le vaccin de la grippe, chaque année, des scientifiques se regroupent pour tenter de jouer à la loterie. Parce qu’il existe des milliers de souches possibles de grippe et qu’ils doivent essayer de prédire laquelle sortira cette année. Quelques fois, ils tombent dans le mile. Mais pendant des années, ils vont créer des vaccins qui seront totalement inutiles et ils tomberont à côté de la plaque. Des milliers de gens se feront alors vacciner pour rien. Même quand ils arrivent à prédire la bonne souche de grippe, il est prouvé que le vaccin est efficace à 50 %… Au Canada, 3 500 personnes meurent chaque année de la grippe. Avec ou sans vaccination, les chiffres ne changent pas.

Avoir la grippe… La grippe, c’est être une semaine sur le dos, dans son lit. C’est survivre avec de la solution saline et beaucoup d’eau. C’est plate. Mais si la personne n’a pas de problème de santé à la base, ça s’arrête là. Je suis d’accord que les personnes à risque se fassent vacciner. Mais je ne suis pas d’accord qu’on banalise la situation et qu’on vaccine tous les enfants. Un enfant en santé n’est pas une personne à risque selon moi.

Avoir la gastro… La gastro, c’est vomir ou avoir la diarrhée pendant quelques jours. Encore une fois, c’est plate. Mais encore une fois, si tu te gardes hydraté, que tu t’isoles et que tu désinfectes la maison, ça s’arrête là. Je ne vois donc pas l’utilité de faire vacciner tous nos bébés pour ça… D’autant plus que le vaccin lui-même rend le bébé contagieux ensuite… Donc à mes yeux, le vaccin ne sert qu’à choisir le moment où ton enfant aura la gastro… alors qu’il ne l’aurait peut-être pas eu du tout cette année-là…

Alors voilà. Je choisis mes vaccins. Je suis « pour » les vaccins contre les maladies mortelles et dangereuses, dans la mesure où on peut éviter une pandémie grave. Je suis « contre » les vaccins pour les maladies annuelles qui sont anodines chez la grande majorité de la population qui est en santé.

** Attention ** Ce texte reflète mon opinion personnelle et tout à fait assumée. Je ne suis pas médecin ni infirmière. Je ne suis qu’une maman, qui comme toutes les mamans, pense faire le bon choix pour ses enfants. Je ne demande à personne de penser comme moi. Je pense avoir donné mon humble avis ici, sans avoir manqué de respect à quiconque. Je vous invite donc à en faire de même. Tous les points de vue sont bons, s’ils sont écrits dans le respect.

Joanie Fournier

 

Détresse psychologique et météo intérieure

Les spécialistes de la santé se disent inquiets pour la santé mentale des jeunes. Ce serait plus d’un adolescent sur trois qui vit un niveau élevé de détresse psychologique. Comme cité dans un article de La Presse, la Dr Karine Igartua lance le mouvement Alphas connectés et invite le milieu scolaire à mettre en place des actions concrètes pour favoriser le développement émotionnel et comportemental sain chez les jeunes. Elle propose d’instaurer un cours d’éducation à la santé mentale de la maternelle jusqu’à la fin du secondaire. « Les tout-petits pourraient apprendre à reconnaître et gérer les quatre émotions de base », dit-elle.

 

Nous devons effectivement éduquer les jeunes au développement d’une saine santé mentale et les accompagner afin qu’ils puissent vivre pleinement et sainement ce qui se passe à l’intérieur d’eux. Pour cela, il importe que les adultes – parents, enseignants et éducateurs (tous les « AS » Adultes signifiants comme dirait Stéphane Paradis) – puissent créer les conditions essentielles pour permettre aux enfants de reconnaître leurs émotions, de les accueillir et d’agir de manière à avoir un impact positif sur eux-mêmes et sur les autres.

 

Oui, cela commence avec nous. C’est à nous de devenir des êtres matures émotionnellement pour accompagner les jeunes, nos jeunes. Apprendre à se connaître et prendre soin de soi, c’est le travail le plus important de toute une vie. On ne cesse de vivre de nouvelles situations et de faire face à de nombreux changements. On ne cesse donc jamais d’apprendre même en tant qu’adulte. Nos émotions sont des leviers d’apprentissage exceptionnels lorsqu’elles sont observées et accueillies. Dans le cas contraire, elles deviennent de réels freins à l’apprentissage qui empêchent notre cerveau, notre cœur et tout notre corps d’être disponibles à quoi que ce soit d’autre.

 

La bonne nouvelle, c’est qu’il existe déjà plusieurs personnes au sein de divers organismes qui sont prêtes à accompagner les jeunes et à appuyer les parents et les enseignants dans les écoles. Laissez-moi vous parler d’une femme qui est, selon moi, une précurseure dans ce domaine. Manon Jean est la fondatrice de l’Arbre en cœur qui présente des conférences, des formations et des ateliers sur la météo intérieure. Je tiens mes outils d’accompagnement de cette personne. Elle m’accompagne dans cet univers fascinant que j’ai appris à construire à mon image en tant que femme, mère, amoureuse et coach.

Je lui laisse reprendre la plume pour vous partager ce qu’elle permet aux enfants de vivre pour accueillir leur météo intérieure.

J’œuvre dans les écoles primaires depuis déjà douze ans et mon objectif premier : favoriser l’accueil des émotions et des sentiments chez l’enfant par l’entremise d’une métaphore qui se nomme : la météo intérieure. Selon moi, la météo intérieure c’est simple, concret et non menaçant pour l’enfant et même pour l’adulte. Par l’entremise de cette métaphore, l’enfant apprend tout doucement à lire le temps qu’il fait en lui-même et s’habitue à accueillir ses alertes météorologiques. De plus, il apprend à vivre en compagnie de ses amis (les adultes de demain) qui eux aussi vivent parfois de l’instabilité météorologique!

MAIS POURQUOI? Moi personnellement, le jour où je suis devenue une maman, j’ai compris très tôt que je devais créer quelque chose pour mes enfants afin qu’ils puissent m’accueillir dans mon propre désordre émotionnel. Je n’ai aucun problème de santé mentale, mais je savais pertinemment que j’avais besoin de me remettre au monde émotionnellement, de me reconstruire afin d’offrir à mes enfants tout le confort nécessaire pour s’épanouir eux-mêmes. De là est née la météo intérieure, que j’ai écrit mes trois livres, construit mon programme Arbre en cœur dans les écoles primaires et réalisé mes recherches avec l’Université du Québec à Trois-Rivières afin d’obtenir des fondements scientifiques concernant l’accueil des émotions.

Visionnez le documentaire : La météo intérieure

MES EXPÉRIENCES SCOLAIRES Depuis douze ans, je réussis à vivre de mon travail, car devinez quoi? Les écoles ont peu de budget à consacrer directement au bien-être des jeunes. J’ai donc créé un OBNL afin de financer moi-même la réalisation de ces activités dans les écoles, constatant autant de besoins chez les enfants. J’ai à cœur le développement du savoir-être chez l’enfant afin qu’il puisse réussir sa vie et dans la vie!

Les ministères de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, de la Famille et de la Santé et des Services sociaux gagnent à offrir les moyens aux écoles et aux parents de développer une saine relation avec leur monde émotionnel, physique et psychologique. Manon Jean, auteure et fondatrice du concept Arbre en cœur.

De mon cœur qui souhaite le bien-être de chacun de nous!

Stéphanie Dionne

 

Passer de l’ombre à la lumière

Une personne victime de violence amoureuse n’en parle pas. Elle se sent incomprise et jugée. Elle

Une personne victime de violence amoureuse n’en parle pas. Elle se sent incomprise et jugée. Elle a honte. Ne jouons pas avec les mots : elle se sent conne. Surtout d’y avoir cru si longtemps et d’être revenue auprès de lui à maintes reprises. Elle va garder ça pour elle dans l’espoir que tout finisse par s’arranger, revenir comme au début. Il arrive à faire sortir la partie la plus sombre, la plus noire d’elle-même. Elle croit mériter ce qui lui arrive.

Puis, un jour, elle finit par abdiquer. Il ne changera pas. Maintenant, elle sait. Mais maintenant, elle est détruite par dehors parfois, mais surtout par en dedans. Elle est terrorisée. Et si ça ne s’arrêtait jamais même après la rupture? Elle n’a plus l’énergie de s’en sortir. C’est exténuant de se chicaner jour et nuit et d’être en hyper vigilance constamment. Elle a de la difficulté à réfléchir. Elle ne sait même plus qui elle est ni vers qui se tourner. Elle est isolée. La dernière chose qu’elle a besoin d’entendre, c’est que l’homme qu’elle s’est entêtée à aimer, le père de ses enfants, est un salaud. Elle a juste besoin d’être écoutée et comprise sans jugement. De savoir qu’elle peut compter pour et sur quelqu’un, parce qu’elle a sincèrement l’impression d’être seule au monde à vivre ce qu’elle vit.

Maintenant, toi qui t’es reconnue dans ce texte : débarrasse-toi de cette culpabilité qui te ronge. Ce n’est pas à toi d’avoir honte. Tu n’es pas conne. Cette violence ne t’appartient pas, tu ne la mérites pas. Ce n’est pas de ta faute. Tu n’es pas responsable. Les hommes ne sont pas tous pareils. Tu vas mettre beaucoup de temps à t’y habituer, mais ton homme à toi, celui qui va t’aimer à ta juste valeur, même quand vous allez être en colère, il ne lèvera jamais la main sur toi, ne cherchera pas à t’humilier. Il te fera confiance, sera doux et attentionné. Promis, il existe. Tu mérites de marcher sur un nuage et non sur des œufs.

Tu n’es pas seule. Fais-toi confiance. Sors de l’ombre.

 

SOS Violence conjugale

1 800 363-9010

 

Krystal Cameron

Quand le vase a été recollé

Nous avons tous déjà vécu des hauts et des bas, c’est la vie. N

Nous avons tous déjà vécu des hauts et des bas, c’est la vie. Nous avons tous eu nos façons qui nous sont propres de nous sortir des mauvais moments. Parfois facilement, parfois avec difficulté. Nous nous en sommes sortis seuls, ou avec de l’aide… Nos proches, nos amoureux, des spécialistes. Nous sommes tous sortis différents de nos déboires. Parfois plus forts sur certains points mais, souvent, trop souvent avec des cicatrices qui nous pèsent parfois. Des fragilités.

En toute confidence, il y a plus de deux ans, je suis tombée, tombée d’une chute en latence de quelques années. J’étais restée en suspension, en équilibre fragile durant tellement longtemps, que j’ai perdu pied. J’ai souffert de maladie mentale, la dépression grave doublée d’un choc post-traumatique. Pour les raisons x-y-z, je me suis effondrée. J’ai suivi une thérapie, été médicamentée pendant plus d’une année. Un cocktail que j’avais toujours refusé d’envisager, ne croyant pas que ça m’aiderait vraiment, croyant pouvoir « m’en sortir » à tout coup. Mais cette fois‑ci, c’était la fin.

La fin de ma bataille, j’avais perdu.

La fin de mes ressources personnelles, j’étais épuisée.

La fin de certains rêves de force suprême, je me sentais faible.

La fin de mon courage, j’étais totalement apeurée.

Mais toute cette fin n’en était pas :

J’avais quitté la bataille, ne l’avais pas perdue, juste choisi de me retirer.

J’avais oublié que de l’aide existe, des ressources il y en a toujours.

Je n’avais pas manqué de force, j’avais été forte trop longtemps.

J’avais surpassé mes peurs, en m’arrêtant enfin.

Mais ça ne s’arrête pas là. Ça ne s’arrête jamais. Pas complètement. Nous apprenons à utiliser des outils qui nous aident à garder le contrôle, à surpasser l’obscurité, à rallumer les lumières.

Depuis, j’ai été sevrée de ma médication, avec succès. Mais j’ai en mon âme une cicatrice qui restera toujours ; j’apprends à vivre « avec » et non pas en la « combattant ». Ce vase qui est tombé au sol, les morceaux éparpillés qui ont été ramassés, recollés… parfois même « relookés » et solidifiés avec un vernis tout brillant. Reste que ce vase gardera toujours une certaine fragilité que les nouveaux vases n’ont pas.

J’avais écrit ailleurs, que « Je suis fragile, quoique dure. Comme l’argile sur ce mur ». Mon argile a été rassemblée avec un produit qui laisse des traces. L’une d’elles, c’est l’anxiété.

Je vais bien, vraiment. Ma vie est belle, malgré ses désagréments. Mais je porte désormais en moi ce mal. Je dis « mal », car ça blesse. L’orgueil, la fierté et autres sentiments connexes. Il existe plusieurs formes d’anxiété, de la bonne qui nous garde alertes et prêts à l’action. Puis il y a celle qui nous envahit de toute part, faisant trembler nos membres, nous étouffant, les larmes aux yeux, la sudation qui explose… et j’en passe.

J’apprends à vivre en essayant de faire de cette anxiété périodique mon alliée. Je ne peux pas la combattre, personne ne le peut. Je ne peux que l’accepter, vivre le moment, cinq minutes à la fois et avec le temps, elle marchera à mes côtés, plutôt que sur mon être.

J’aurais tellement à vous partager sur le sujet! Mais j’aimerais que VOUS, vous me partagiez vos outils.

À moi et à tous ceux et celles qui nous liront.

Comment faites-vous pour apprivoiser l’anxiété? Celle qui vous donne l’impression d’avoir envie de ne plus exister au moment où elle vous assiège. Celle qui vous donne la peur de vous briser à nouveau. La peur que cette colle qui a réuni vos petits et grands morceaux ne s’effrite pour ne laisser que les miettes à ramasser…?

Je termine en vous encourageant à demander de l’aide lorsque cela vous arrive. Il n’y a pas de honte à être HUMAIN.

Simplement, Ghislaine

À notre fille Livia…

C’est vr

C’est vrai, je ne m’y connais pas tant dans la vie dans l’au-delà. Mais une chose est certaine : ta vie ici, sur Terre, fut trop courte. Un certain 12 octobre, ta douce vie a été emportée dans un accident tragique.

 

Le regard de papa terrifié et espérant tant que je pourrais l’aider à te ramener à la vie. La souffrance se lisait sur son visage. Les cris stridents ont résonné en moi. C’est un son que je n’oublierai jamais.

 

Ton corps complètement inerte dans les bras de papa… J’essayais d’appeler les secours, mais mes doigts ne suivaient pas le clavier du téléphone. Je criais tout en essayant de composer le numéro, je faisais les cent pas en espérant que tu te réveilles. Mais nous savions tous les deux que tu avais poussé ton dernier soupir. Ton âme quittait gentiment ton corps, te laissant sans souffrance et aussi paisible que lorsque tu t’endormais paisiblement dans nos bras pour une longue nuit et de doux rêves.

 

Nous pensions que le temps était interminable, mais tout cela s’est passé en quelques minutes. J’arrivais à entendre le son des sirènes de très loin. Mon cœur de maman a flippé. Comment? Pourquoi? Qu’est‑ce qui s’était passé? Mais pourquoi nous? Pourquoi toi?

 

Papa a déposé sa main sur ton cœur, il battait encore mais lentement, ce qui nous a donné une légère poussée d’espoir. Il criait ton nom, il espérait tant que tu cries toi aussi, que tu te réveilles, mais toi, ton petit être de lumière était déjà dans l’au-delà. J’ai déposé ma main et j’ai attendu que ton cœur cesse de battre. Nous avions tout tenté. Mais rien, plus un son, plus d’images. Seulement la voix de ton papa qui t’appelait et te suppliait de revenir auprès de nous.

 

Le temps s’est arrêté. Ton cœur a cessé de battre. Tu t’es assoupie, tu t’es endormie pour le reste de ta vie. Parce que oui, je crois que tu touches à l’infini. Je crois que pour toi, ce n’est qu’une pureté de voir cette beauté du ciel.

 

Il y a tant de « si » et de pourquoi. Mais tu sais quoi, ma fille? Nous n’en voulons à personne. C’est un accident. Un accident qui t’a coûté la vie, certes. Mais, en te donnant la vie, nous t’avons promis l’amour inconditionnel. Nous t’avons promis d’être là, peu importe ce que la vie allait nous réserver. Et c’est ce que nous avons fait. Nous avons été là pour toi jusqu’à la toute fin.

 

Tu m’as fait grandir, ma fille. J’ai appris le pardon, j’ai appris que la rancune n’est que mauvaise et que la vie est trop courte pour en vouloir à des gens qui, eux aussi, ont des souffrances invisibles. Tu nous as appris à ralentir notre rythme de vie, à profiter davantage de tous les petits moments. Qu’ils soient joyeux ou pas, ce sont des étapes de la vie auxquelles nous devrons faire face et que nous devons traverser…

 

Nous nous levons le matin, te voyant danser sous la musique qui appelle le soleil. Ton sourire est contagieux et ton énergie est débordante. C’est ce que j’aime imaginer lorsque j’ouvre les yeux. Ton cœur a cessé de battre dans nos bras. Ton cœur s’est éteint, mais il continue de déborder d’amour et de courage pour nous tous. Les souvenirs de ton sourire nous gardent les pieds sur terre. Nous te remercions de ton court passage sur Terre mais, qui sera éternelle dans notre cœur.

 

« Notre petit étoile Livia, tu es arrivée dans notre vie et nous t’avons promis l’amour. Tu seras à jamais notre petit ange d’amour qui nous gardera toujours unis. Aujourd’hui, nous devons vivre sans cette petite voix qui nous appelait maman et papa. Chaque pas que nous ferons, tu seras à nos côtés. Tu nous tiendras la main comme tu l’as toujours fait, et tu seras notre guide pour le restant de notre vie. L’amour de papa et maman sera toujours inconditionnel pour notre petite étoile. Continue de briller de là-haut. Ce sera ta manière de nous dire : « Papa, maman, je suis là! ».

 

Jessyca Brindle

 

 

 

Livia Bélisle

 

Décédée accidentellement le 12 octobre 2019 à l’âge de 20 mois

 

Je serai là…

C’était écrit dans les étoiles depuis le jour où j’ai aperç

C’était écrit dans les étoiles depuis le jour où j’ai aperçu ces petites lignes roses : j’allais être là pour toi, qui que tu sois, quoi qu’il arrive.

J’aime t’accompagner dans ton apprentissage de la vie, même si ce n’est pas toujours aussi simple que cela puisse paraître. Ce que je trouve le plus difficile, c’est te laisser te tromper, faire des erreurs et surtout, accepter que tu n’es pas moi (une chance, en fait!). Tu as ta personnalité, énergique, audacieuse, généreuse… Mon rôle, c’est de t’apprendre à trouver l’équilibre dans tout ça.

Faire des faux pas, c’est normal. C’est vivre! C’est même ce qui nous fait avancer le plus, je crois. Pourtant, je dois me rappeler qu’avant de marcher seule, avec assurance, tu es tombée, tu t’es blessée parfois, mais chaque fois, tu t’es relevée.

Encore une fois, hier, tu nous as démontré toute ta détermination. Nous sommes fiers de toi, belle nageuse! Tu es notre athlète préférée!

Ce matin, je veux te redire que peu importe où tes rêves te mèneront et quel que soit le chemin que la natation tracera pour toi, je serai là.

Maman xxx

 

Cette noirceur qui m’a envahi

Voilà un bon bout de temps que je n’ai pas écrit. Cet été a é

Voilà un bon bout de temps que je n’ai pas écrit. Cet été a été difficile pour moi. J’ai bien réfléchi avant de vous écrire cet article, car au tout début, je ne voulais pas vous en parler.

Pourquoi? Parce que je me croyais fort et je croyais avoir franchi cette étape…

Mais voyez-vous, 159 militaires sont décédés en Afghanistan. En 2013, 161 s’étaient enlevé la vie. Depuis 2013, le décompte des suicides a été ininterrompu et ce nombre ne cesse de grandir malheureusement. Avec le nombre de suicides toujours grandissant ces derniers temps, je devais vous en parler. Non, la plupart d’entre vous ne la savent pas. Les médias n’en parlent pas non plus. Moi je le sais, car je fais partie de plusieurs communautés sur le Web. Et le monde des vétérans et des militaires est une famille qui se soutient. Ce nombre de suicides ne cesse d’augmenter dans l’obscurité.

J’ai failli faire partie du lot pour une troisième fois cet été. Non je ne suis pas fier de moi. J’ai honte! Mais cette fois-là était encore plus forte. Tout était bien planifié dans ma tête afin de rendre ma mission à terme. Pour moi, c’était la seule solution pour arrêter de faire souffrir et de faire subir à ma famille la cause de ma blessure. Cette fois-là, j’étais vraiment déterminé! Je pouvais même me voir mourir dans mes plans sans aucune difficulté. Oui j’avais des remords, bien sûr, mais je me disais que ces remords ne seraient plus là une fois que je serais parti. Que mes enfants qui m’avaient toujours gardé en vie sauraient bien grandir sans moi. Qu’ils auraient la force de passer à travers les épreuves sans leur papa. Que ma femme que j’aime beaucoup aurait la force de passer à travers cette épreuve elle aussi.

Je n’ai même pas pensé à aller chercher de l’aide auprès de mes spécialistes. J’étais dans le noir total. Pour moi, c’était la seule solution pour mettre un terme à cette souffrance qui était revenue plus forte que jamais. J’étais prêt à passer à l’acte!

Je n’avais jamais vu une telle noirceur auparavant. Cette noirceur m’avait envahi. Tout ce que je voyais était de mettre une fin à ma vie, à ma douleur et à ma souffrance.

Même que je profitais mieux des moments avec mon fils de six ans. Tout allait mieux, j’étais davantage proche de lui. Je me disais que je devais passer de meilleurs moments de qualité avec lui, car ce seraient les derniers. Je voulais qu’il puisse avoir de bons souvenirs de son papa. J’étais prêt à le quitter malgré la déchirure, la tristesse et la douleur en moi.

Ma femme ne s’est jamais doutée de rien. Même si je pouvais passer beaucoup de journées d’affilée aux toilettes à avoir la diarrhée en raison de mon anxiété très élevée.

Vous comprendrez que je ne voulais pas la mêler à tout cela. Elle en avait déjà assez souffert selon moi.

Un de mes très bons amis a tout vu dans mon histoire. Il est venu me voir chez moi et par la suite, il m’a contacté très souvent. Si je me déplaçais, je devais lui dire où j’étais et comment je me sentais. Il ne me lâchait pas une seule minute.

Un vrai frère d’armes! Oui j’aurais fait la guerre avec cet ami, car lui, c’est un vrai frère d’armes à qui on peut faire confiance.

Un matin, il m’a amené à la clinique TSO (Trauma et Stress Opérationnel) de Longueuil pour un rendez-vous d’urgence avec une psychologue.

Lors de la séance, je me suis fait brasser, mais pas un petit peu. Durant la séance, j’ai pleuré ma vie et la psychologue a même réussi à me faire voir le visage de mes enfants qui me regardaient dans ma tombe. Et j’en passe…

Cette séance a été très difficile et je ne suis pas près de l’oublier. Ce n’est qu’à la fin que j’ai appris que si je ne voulais pas coopérer, je serais envoyé à l’Hôpital des Anciens Combattants en thérapie.

Après cette séance intense avec la psychologue, il est clair que j’ai décidé de mettre dehors le mauvais chum dans le salon. Celui dont je vous ai parlé dans deux articles auparavant. Maintenant je l’ai mis dehors pour de bon, car pour moi, l’option du suicide n’est plus une option. Lors de ma séance de psychothérapie, j’ai vu le visage de mes enfants qui me regardaient m’enfoncer dans le sol dans ma tombe. Depuis ce moment, ce n’est plus une option. Et j’ai toujours cette image de mes enfants debout sur le gazon qui me regardent m’enfoncer dans le sol dans ma tombe. Je crois que c’est ça qui me tient en vie maintenant. Cette image m’a tellement effrayé…

Maintenant, je peux vous dire que quand la noirceur nous envahit vraiment, il ne semble plus y avoir d’option pour sauver notre vie. Alors je lance ce message à tous : gardez l’œil ouvert et soyez prêts à intervenir pour ceux que vous aimez. Ils vous diront sûrement que tout va bien, mais la plupart du temps, ce ne sera pas le cas.

Soyez vigilants et attentifs!

Carl Audet

Besoin d’aide? 1-866-APPELLE

Ton veston bleu poudre

Ce matin-là, je t’ai déposée devant le centre d’achats. Il é

Ce matin-là, je t’ai déposée devant le centre d’achats. Il était 9 heures. On était pile à l’heure. Je repartais immédiatement pour visiter une amie. Toi, tu reviendrais à la maison en autobus, à temps pour notre séance de bénévolat.

Ce matin-là, tu portais un veston bleu poudre. Tu l’avais toi-même acheté à la Saint-Vincent pour le modifier. Avec tes talents de couturière et ta créativité, tu en as fait un morceau vraiment cool, stylé, parfait pour ton âge et ton originalité. Parfait pour te démarquer pendant une entrevue.

Ce matin-là, tu es allée porter ton curriculum vitae pour un emploi à temps partiel, parce que tu as le goût de t’acheter du matériel d’art, de te payer des cours de guitare, et parfois une crème glacée. Tu avais fait la même chose avec ton CV qu’avec ton veston : tu as pris la version qu’on avait concoctée ensemble et tu l’as transformée pour que le document te ressemble. Tu as même ajouté un dessin de ton cru, pour te faire remarquer parmi tous les candidats.

Ce matin-là, j’ai ressenti une émotion semblable à celle que j’ai ressentie le jour de ta naissance, le jour de ta première rentrée scolaire. Un mélange de saut dans le vide et d’immense fierté. On a marché ensemble jusqu’à ce point de nos vies et peu à peu, ta main s’éloigne de la mienne. Tu t’élances dans le « vrai » monde, on coupe un peu plus le cordon. Je t’ai regardée t’éloigner et je t’ai trouvée belle. Comme toujours.

Ce matin-là, je me suis dit que la vie était belle avec toi.

Ce matin, tu m’as textée pour me dire « Maman! J’ai eu la job! ».

Wow! Ce n’est pas ton veston bleu poudre qui t’a donné ton emploi. Ce n’est pas ton CV ni ton dessin. C’est toi seule qui as atteint ton but. Tu as convaincu l’employeur que tu étais prête à vivre cette nouvelle étape. Tu m’as convaincue moi aussi.

Nathalie Courcy

Produits coup de coeur pour l’eczéma de mes enfants

Avoir des enfants, ça vient aussi avec le besoin incontesta

Avoir des enfants, ça vient aussi avec le besoin incontestable de vouloir les protéger contre tout. Avant même que Livia naisse, je faisais une fixation sur la douceur des pyjamas et des vêtements que j’achetais.

Pour vrai, j’avais l’air légèrement cinglée puisque je n’arrivais pas à trouver de morceaux qui convenaient à mon besoin de douceur. Pour moi, c’était impensable qu’un petit être avec une peau si douce, si pure et si parfaite, porte autre chose que la douceur absolue.

Imaginez, nos amours passent neuf mois dans un liquide amniotique qui hydrate leur peau au plus haut point. Et puis soudainement, on les confronte aux textiles… mais aussi aux produits chimiques ou à des produits qui ne sont tout simplement pas faits pour eux.

De plus, en ce mois d’octobre (qui est le mois de la sensibilisation à l’eczéma), je trouvais important de vous faire penser que tous les points que j’ai nommés précédemment peuvent être des éléments déclencheurs d’eczéma.

Je me souviens qu’Anna avait eu une énorme poussée d’eczéma autour des yeux alors qu’elle n’avait que quelques semaines. Elle faisait tellement pitié! Par la suite, les plaques ont muté partout sur son corps. C’était la première fois que je voyais de l’eczéma, et en plus sur un si petit bébé. Bref, j’en ai parlé souvent, mais je tiens à reparler de mes produits coup de cœur dans le traitement de l’eczéma : les produits A-DERMA.

Ceux qui me suivent savent que je les utilise sur Anna depuis des années puisque ça a traité tous ces petits problèmes de peau ainsi que les plus gros, dont l’eczéma et le molluscum contagium.

Pour l’instant, Livia n’a pas vraiment eu d’eczéma (mis à part un peu sur le front… mais il est disparu après quelques jours de crème A-DERMA).

Par contre, il y a une ou deux semaines, Livia s’est mise à avoir plein de petits boutons sur le corps. Jusqu’à ce jour, je n’ai aucune idée de ce que c’était… Tout ce que je sais, c’est que j’ai essayé plusieurs crèmes reçues en cadeaux et aucune n’aidait… C’est là que j’ai eu le flash d’essayer les crèmes hydratantes d’Anna! Eh bien, encore une fois, les produits A-DERMA ont su user de leur magie puisque le lendemain, les boutons avaient considérablement diminué… et deux jours après, il n’y avait plus rien.

J’ai souvent parlé de ces produits sur le Web et beaucoup de mes abonnées les ont utilisés. Si vous saviez le nombre de messages de remerciements que j’ai pu recevoir de la part de mamans qui ne savaient plus quoi faire pour soulager leur enfant et qui sont tombées en amour avec les crèmes A-DERMA.

À la base, ce produit est fait pour traiter l’eczéma, mais je l’ai utilisé chaque fois que mes enfants avaient des problèmes de peau. Ce sont les seuls produits qui sont venus à bout de leurs problèmes cutanés (Anna a eu de l’eczéma et du molluscum contagium… voir mon dernier article en 2018 où j’ai parlé du produit).

Ohhh et, je sais que je parle beaucoup des enfants qui ont des peaux à tendance atopique, mais ce produit est tout aussi bon pour les adultes! 🙂

Mais qu’est-ce qui fait que ces produits sortent du lot?

C’est simple : la gamme EXOMEGA CONTROL est faite à 95 % d’ingrédients naturels. Pas question de mettre n’importe quels produits sur la peau de vos amours.

Les produits sont sans BHT, EDTA, silicone, phénoxyéthanol et sans parabène.

Les produits sont à base d’avoine organique et la marque est cruelty free!

Ils sont tellement hydratants que vous n’avez pas besoin de crémer votre enfant plusieurs fois par jour, une seule fois suffit!

Avant de terminer, je l’ai déjà mentionné dans un précédent article, mais si jamais vous ou votre conjoint êtes atteints d’eczéma… ne prenez pas de chance et appliquez la crème Exomega Control de la compagnie A-DERMA dès la troisième semaine de vie de votre nouveau-né. Pourquoi? Parce que si un des parents a des problèmes de peau atopique, votre enfant présentera 50 % de risque d’avoir le même problème. Si les deux parents en ont, alors le taux de risque monte à 80 %.

Selon des études, l’application d’un émollient une fois par jour pendant six mois, dès la troisième semaine après la naissance, permet de diminuer de 50 % le risque de développer la maladie.

Autre fait important : il faut utiliser une hygiène adaptée pour contrôler son eczéma avec par exemple le gel 2 en 1 Exomega control, qui est notamment fait avec 86 % d’ingrédients naturels et dont la formule est biodégradable!

Je vous laisse deux liens concernant mes produits coup de cœur.

Le premier est celui d’un article que j’ai écrit en 2018 sur les produits et qui explique comment ils ont agi sur l’eczéma d’Anna. —> http://www.mafamillemonchaos.ca/on-jase/a-derma-exomega-control/

Le deuxième lien est vers le site Web de la compagnie. Vous pourrez ainsi voir tous les produits offerts.

—>https://www.aderma.ca/ca-fr/gammes/exomega-control?fbclid=IwAR3zqQV9cZui0DCFWf0M1C8wYB3oJZ0xSsZz9gBPO9aZ1L_a_aBxpct2S7M

Pour ceux qui sont curieux ou simplement à bout de l’eczéma, les produits sont disponibles dans la plupart des pharmacies 🙂

Quelques faits intéressants sur l’eczéma

  • Les 2/3 des personnes souffrant d’eczéma disent que cette maladie a un impact négatif sur leur travail et leur vie de famille.
  • 1 enfant sur 5 dit avoir subi de l’intimidation à l’école à cause de son eczéma.
  • 1/3 des personnes ayant de l’eczéma ont été diagnostiquées avec une dépression ou de l’anxiété.
  • 30 % des enfants avec des problèmes d’eczéma ont des problèmes de sommeil au moins 5 nuits par semaine.

Ta honte de consulter, ma fierté de te voir ici

J’appelle ton nom dans la salle d’attente qui est bondée de gen

J’appelle ton nom dans la salle d’attente qui est bondée de gens.

Je te vois entrer dans mon bureau, la tête fléchie vers l’avant, les yeux qui cherchent à m’éviter, l’air épuisé.

Tu as probablement le cœur qui veut sortir de ta cage thoracique.

Je vois et ressens ta détresse, tes inquiétudes et tes doutes. Je peux discerner ton mal-être.

Et soudainement, des larmes se mettent à couler sur ton visage si pâle.

Lorsque de ta bouche, la voix tremblante, la gorge nouée, tu réussis à sortir difficilement quelques sons. Je réussis à comprendre ce qui t’amène ici.

Tu m’admets avoir honte de consulter pour cette raison. Tu m’avoues que jamais tu ne pensais te rendre là.

Tu te sens humilié.

Dans ton parler, tes mouvements qui semblent si douloureux et pesants, tes larmes qui coulent sur ton visage depuis la première minute de notre rencontre, sache que je te « feel ».

Je te regarde, je te laisse te confier à moi. Je veux que tu te libères de ces émotions qui pèsent sur toi… Ces émotions qui ont pris une trop grande place dans ta vie.

J’ai envie que tu voies en moi, non seulement l’infirmière que je suis, mais aussi, ma personne, ma capacité à te comprendre.

Celle qui s’est déjà sentie comme tu te sens présentement.

Celle qui est maintenant assise devant toi et te dit qu’on peut s’en sortir.

Je tiens à te rassurer, personne ne te jugera ici.

Personne ne se demandera ce que tu fais ici.

Nous avons au contraire, un immense respect pour toi.

Toi qui ce jour-là, as décidé que tu en avais assez de vivre sous l’emprise de l’anxiété, de la dépression ou de n’importe quelle maladie mentale dont tu souffres.

Tu es au bon endroit, n’en doute pas, n’aie pas honte.

Je suis heureuse que tu viennes nous voir. J’ai une grande admiration pour toi, pour ton courage, ta force.

Je sais que présentement tu te sens faible, fatigué et surtout que tu te sens mal à l’aise de venir nous voir. Tes pensées se bousculent, tu as envie de reculer, de partir.

Reste. Fais-le pour toi, pour tes amis, pour ta famille, tes enfants.

Crois-moi, dans un avenir rapproché, tu seras fier de toi comme je suis aussi fière de toi aujourd’hui.

Tu auras franchi une grande étape en sortant d’ici tout à l’heure.

L’étape de la résilience.

Tu entreras dans l’étape de la guérison bientôt et je veux que tu te souviennes de ceci.

« Chaque petit pas, aussi petit soit-il, est une grande victoire. »

J’ai hâte de te revoir dans quelques semaines, dans quelques mois…

Je suis impatiente de voir le chemin que tu auras fait.

Je sais que ça ira bien.

Aujourd’hui, je prends mon expérience pour te rassurer et te dire que tu as pris la bonne décision en venant nous voir.

Parce que moi aussi, j’ai déjà consulté. J’ai eu honte. Je me suis demandé si j’allais m’en sortir.

Je suis ici, devant toi et je t’assure que si je n’étais pas allée voir un médecin cette journée-là, je ne serais peut-être pas ici pour être fière de toi.

Isabelle Nadeau