Archives novembre 2020

La mort

La mort, elle rôde autour de nous. Nous ne pouvons la quantifier, m

La mort, elle rôde autour de nous. Nous ne pouvons la quantifier, mais elle est là près de nous, près des gens qu’on chérit. Elle est sournoise et sans merci. Elle attaque quand on s’y attend le moins. Elle détruit des vies, des couples, des familles…

La mort, elle nous enlève des gens qu’on aime. Des gens qui sont si importants dans notre vie. Elle nous prive d’une partie de nous. Elle nous prive de continuer à bâtir des moments heureux avec eux. De les entendre rire, de leur permettre de nous étreindre et de nous rassurer…

La mort, elle fait des ravages à la personne atteinte, mais elle en fait autant à ceux qui restent. Elle nous oblige à nous réconforter nous-même. Elle nous oblige à vivre avec un vide immense pour une partie de notre vie. Elle nous oblige à devoir passer par-dessus cette tristesse et à continuer notre vie sans cette personne essentielle.

La mort, elle nous amène à être seul avec nous-même. Seule avec notre peine, avec cette douleur insupportable qui nous transperce de l’intérieur. Ce manque indescriptible. Elle nous amène à devoir vivre différemment. À devoir garder la tête en dehors de l’eau pour ceux qui restent.

La mort, elle nous amène à parler au passé des gens qu’on aime. À nous remémorer ces beaux souvenirs qui font que ceux qui sont partis restent près de nous. À nous remémorer le plus souvent possible la voix de celui qui nous manque, dans la crainte de ne plus s’en souvenir. À se rappeler chaque détail de son visage pour continuer à pouvoir l’imaginer.

La mort, elle nous amène à restructurer notre vie. À apprendre à revivre sans celui qui est parti. À s’adapter. Elle nous force à passer au travers. Elle nous amène à apprendre à ré-aimer la vie différemment sans jamais oublier ceux qui nous ont quittés…

 

Cynthia Bourget

Faire le plein de solitude

S’accorder une pause.

Ne

S’accorder une pause.

Ne faire que ce dont on a envie! Lire, dormir, prendre un bain, se faire un café au lait, manger des jujubes, se coller sur son chien. 🐶 

Profiter enfin des coussins moelleux et des doudous; s’y envelopper de longues heures… Apprécier le silence. Ne pas s’ennuyer.😉

Ne parler à personne, ranger son cellulaire, ne penser qu’à soi, pour quelques heures.🌟

Faire le plein d’énergie, mais surtout de solitude. Se retrouver, se rappeler que la personne la plus importante, c’est soi-même.❤️

S’offrir du temps en cadeau 💝, retrouver son équilibre, se sentir à nouveau solide. 

S’aimer.

Karine Lamarche

Cher 27 novembre

<img class="alignnone size-medium wp-image-18455" src="https://maikadesnoyers.com/wp-content/uploads

Cher 27 novembre 2005, que ce soit en 2008, en 2013 ou en 2020, je ne t’aime pas. Je te déteste même. Je t’haïs. Tu as volé une partie de moi, une partie de ma sœur, une partie de ma mère, une partie de ma famille. 2020 est déjà difficile, je ne peux pas être avec ma sœur ou ma mère ni les serrer dans mes bras.

Cher 27 novembre 2005, tu m’as pris mon père, mon papa, mon papounet. Sans avertissement. Brutalement arraché à nos vies. Détruite, anéantie, en douleur constante. Tu me l’as pris devant mes yeux, des images que je ne peux pas effacer de ma mémoire. Des images horribles, traumatisantes.

15 ans. Ça fait 15 ans qu’à chaque 27 novembre, je revis la journée, minute après minute, je me rappelle quand il tombe, le son que ça fait, le voir convulser, voir le chaos régner partout autant à l’intérieur qu’à l’extérieur, marcher pieds nus dans la neige parce que je suis en panique. Voir mon père sortir de la maison les deux bras de chaque côté de la civière et un ambulancier par‑dessus qui fait le massage cardiaque. Ce genre d’images ne disparaît pas et ne disparaîtra jamais.

15 ans. Savais-tu, cher 27 novembre 2005, que cette année a une signification affreuse ? 2020 signifie que ma sœur a vécu la moitié de sa vie sans son père. Oui, elle avait 15 ans quand tu nous l’a pris. 15 ans. Ça fait beaucoup d’années. Certains diront « Ben ça doit être moins pire avec le temps. » La réponse est simple : NON. Comment ça devrait être moins pire ? J’étais très proche de mon père, nous n’avions pas besoin de parler pour comprendre l’autre. Notre père était un papa présent, attentif, fier de ses filles et de sa femme. Comment le fait de perdre un parent peut devenir moins pire ? Oui, je suis capable de parler de lui sans pleurer et même d’avoir un sourire sur mon visage, mais la douleur de sa perte est là, vive. Je m’ennuie de lui chaque minute de chaque jour. Je m’ennuie d’appeler quelqu’un « Papa ».

Cher 27 novembre 2005, j’aimerais tant t’oublier, passer par-dessus cette date, par-dessus le mois de novembre. Ça fait mal d’entendre mes enfants dire à quel point ils auraient aimé connaître leur papi Barbier. Ma mémoire a oublié le son de sa voix, son rire qui était contagieux ; son visage est flou dans mes souvenirs. Le temps, le temps ne guérit pas toujours tout. Le temps adoucit peut-être.

Ce 27 novembre, je vais regarder des photos et des vidéos de toi, papa. Je vais pleurer, me rappeler chaque instant cette journée parce que c’est plus fort que moi. Je sais qu’à 13 h, tu vas tomber. À 13 h 5, je vais appeler le 911. À 13 h 15, je vais sortir dehors et mon voisin va entrer dans la maison pour faire le RCR. À 13 h 20, la police va arriver. À partir de 13 h 30, des pompiers vont arriver. À 13 h 40, l’ambulance va arriver. À 14 h 30, les ambulanciers vont sortir mon père et le mettre dans l’ambulance. À 14 h 40, je vais appeler le travail pour dire que je n’entre pas. À 15 h, ma sœur, mon chum et moi, on va partir pour l’hôpital. À 15 h 20, on va courir jusqu’à la porte de l’urgence. À 15 h 22, on va voir le médecin et une infirmière sortir de la salle familiale et à 15 h 27, mon oncle va nous annoncer que papa est parti, son cœur a lâché.

À 15 h 30, mon monde s’est effondré.

Je t’aime papa et je m’ennuie tellement de toi.

Cindy LB

Les troubles alimentaires

Les troubles alimentaires : tous connaissent la signification, mais

Les troubles alimentaires : tous connaissent la signification, mais personne ne connaît le nom de ces maladies. Nous connaissons l’anorexie et la boulimie, les plus populaires malheureusement, mais il existe d’autres types de troubles alimentaires. Nous avons presque tous connu ou entendu une rumeur sur telle ou telle fille qui est anorexique ou qui passe son temps à se faire vomir dans les toilettes.

Pourquoi se retrouver dans ce genre de situation ? Disons simplement que l’image que l’industrie du divertissement nous donne est simple : une femme ou une jeune fille doit porter du 1 ou 3 ans en pantalon, doit avoir un ventre plat avec des abdominaux, mais pas trop, elle doit avoir des gros seins, un visage angélique, des lèvres pulpeuses, des grosses fesses, des petites jambes, des bras minces, un teint bronzé à la perfection, des dents blanches et droites, etc. Ce n’est pas mieux pour les hommes : être grand, un corps bien défini, pas obligé d’être super musclé, mais nous devons voir les muscles, pas un poil sur le corps (wtf!), une barbe c’est sexy et les cheveux longs aussi (seuls endroits où le poil peut pousser… n’importe quoi !), une mâchoire carrée, des dents blanches et droites, etc. Ces hommes et femmes parfaites doivent maintenant, en plus, être intelligents. Fini les cruches sans cervelle et les gars avec un neurone. C’est lourd et difficile pour une ou un jeune de vouloir ressembler à son idole.

Je suis heureuse d’avoir grandi sans la technologie d’aujourd’hui qui est dans les mains de tout le monde. J’ai longtemps été obsédée par mon corps. J’ai été chanceuse : jusqu’à mes 20 ans, j’ai été mince. Oui, j’avais des bonnes fesses, des cuisses et des gros seins, mais je ne m’en faisais pas avec ça. Malgré mon poids santé, j’étais complexée par ces mannequins dans les magazines Cool !. Je voulais être plus mince. Pourtant, je sais maintenant que les photos sont retouchées et qu’elles ne sont aucunement naturelles. J’ai déjà essayé de me faire vomir, jamais été capable. J’ai essayé de jeûner, incapable. J’étais gourmande, j’aime la nourriture.

En 2005, quand j’avais 19 ans, mon père est décédé à 45 ans. Ce fut traumatisant. Je me suis réfugiée dans la nourriture. Je mangeais sans cesse. En 8 mois, j’avais dû prendre une quarantaine de livres. À partir de ce moment, mon poids a commencé à jouer au yoyo. Durant la grossesse de ma fille, j’ai pris 23 livres. Je ne les ai pas perdues. Treize mois après sa naissance, j’étais enceinte de son frère, j’ai pris 8 livres. J’étais tellement malade ! Après sa naissance, ça s’est gâté. J’ai été diagnostiquée avec une dépression post-partum majeure. En plus de manger sans arrêt à en avoir mal au ventre et au cœur, les médicaments me donnaient faim. Alors je mangeais tout le temps. Je prenais du poids, beaucoup.

Durant une séance avec mon psychiatre, je lui ai parlé de mon problème. « Je mange sans arrêt. J’ai pas de fond. Je passe à travers de boîtes de biscuits, de gâteaux complets, de sacs de chips, je me fais 4 crêpes. Ce n’est jamais assez. » Il m’a demandé si ça m’apportait un sentiment de bonheur, de réconfort. La réponse était OUI. « Tu es hyperphagique boulimique ». Moi de répondre : « De quoi ? Ça mange quoi en hiver ça ? » Bah oui, j’ai fait ce genre de jeux de mots poche. Il a ri au moins. Il a expliqué les différentes maladies des troubles alimentaires. Les voici.

ANOREXIE

Une personne qui se prive d’aliments pour maigrir. Se sent toujours en surpoids. Cette personne peut utiliser des moyens pharmaceutiques pour éliminer le plus de déchets possible de son corps. Cette personne est très maigre.

BOULIMIE

Une personne qui fait une orgie de nourriture, ce qui veut dire qu’elle consomme une quantité astronomique de nourriture. Ensuite, elle se fait vomir. Il peut y avoir ou non présence de crise alimentaire. Ça peut être après chaque repas aussi.

L’ORTHOREXIE

Une personne qui est obsédée par la qualité de la nourriture. L’aliment doit être parfait. La personne peut s’isoler par peur de ne pas être capable de s’alimenter avec de la nourriture considérée comme parfaite.

HYPERPHAGIE BOULIMIQUE

Une personne qui fait des orgies de nourriture, ce qui veut dire qu’elle consomme une quantité astronomique de nourriture. Par contre, à la différence de la boulimie, la personne ne se fait pas vomir.

Il y a d’autres troubles alimentaires qui sont reliés à des problèmes d’ordre physique.

Je n’aurais jamais pensé souffrir d’un trouble alimentaire, j’ai simplement pensé que j’étais gourmande. Mais maintenant que je connais mon trouble, je peux mieux contrôler mes crises. J’ai aussi des médicaments qui aident mon trouble déficitaire de l’attention (TDA) et qui coupent la faim. Il existe des traitements autres que la médication, il est certain que d’entreprendre une thérapie va aider à découvrir la raison du trouble.

Aujourd’hui, je suis guérie de ma dépression post-partum majeure et j’ai perdu les 40 livres prises durant ma dépression. Je ne me suis jamais sentie aussi bien dans ma peau. J’ai encore du travail à faire pour me rendre à un poids santé, mais je vais y arriver, car ma santé mentale est en pleine forme.

C’est normal d’envier le corps d’une ou d’un autre, mais votre corps est le plus beau, car c’est le vôtre. Prenez‑en soin.

Cindy LB

Le cheminement de l’écriture d’un livre

Il y a presque quatre ans, j’ai écrit un livre après avoir fait

Il y a presque quatre ans, j’ai écrit un livre après avoir fait un rêve. Je l’ai écrit d’un seul coup. Puis, j’ai travaillé sur mon livre jusqu’à ce qu’il soit à la hauteur de mes attentes. J’ai envoyé mon manuscrit à plusieurs maisons d’édition, j’ai reçu beaucoup de commentaires positifs, mais malheureusement, ce n’était pas ce que les maisons d’édition recherchaient à ce moment. Une maison d’édition m’a fait une offre de publication, mais je devais débourser 3 000 $ et je serais remboursée par la vente de mes livres. Il est certain que je voulais accepter, mais j’étais en congé de maternité et j’allais ensuite être en congé maladie pour soigner ma dépression post-partum. Mon conjoint m’a fait comprendre que ce n’était pas le bon moment et surtout que d’après lui, nous ne devrions pas à avoir à payer pour publier un livre. J’ai refusé l’offre. Ça m’a brisé le cœur, parce que j’avais l’impression que mon rêve d’écrivain venait de s’envoler.

Pendant un an et demi, je l’ai laissé de côté, mais sans jamais l’oublier. Il était toujours dans mon cœur, comme un être cher qu’on a perdu. Puis, j’ai recommencé à relire mon livre, à corriger des fautes, à ajouter des détails ici et là. Mais ça me faisait mal de travailler sur un projet qui n’allait jamais voir le jour. Je l’ai remis de côté.

En février 2020, j’ai rencontré pour la dernière fois mon psychiatre qui m’a annoncé la nouvelle que j’attendais depuis trois ans et demi. J’ÉTAIS GUÉRIE. Je débordais d’énergie, je faisais du sport, j’étais heureuse comme jamais, je profitais de la vie. En mars, j’ai vu ma tante qui habite loin et que je n’avais pas vue depuis longtemps. Durant la soirée, nous nous sommes mises à parler de mon livre. Elle m’a demandé si elle pouvait le lire, alors je lui ai envoyé une copie. Puis la COVID a envahi nos vies. Comme je travaille dans le milieu de la santé, mon niveau de stress, d’angoisse et de peur a monté en flèche. J’ai recommencé à écrire des textes ici sur le blogue pour évacuer un peu. Puis, je me suis dit « Pourquoi ne pas profiter de ce moment à la maison pour travailler sur mon livre sérieusement ? » C’est ce que je fais depuis juin.

Je repasse chaque chapitre, chaque phrase et je modifie, j’ajoute des détails. Mais je n’ai aucune formation en littérature. Alors j’ai cherché des ateliers d’écriture, des cours pour la syntaxe et la grammaire. Rien. À cause de la COVID, tout est arrêté. Je dois avouer que je commençais à être découragée. Puis, à ma fête en octobre, ma tante m’appelle.

« Hey, va dans ton email d’auteur. » Moi, je me dis OK, pourquoi, il sert juste à envoyer mes textes au blogue Maïka. J’ouvre mon courriel et boom !

« Félicitations, vous êtes inscrite aux Masterclass de Monsieur Éric-Emmanuel Schmitt. Ce cours d’une durée d’un an vous permettra de développer votre écriture et d’écrire votre livre. »

Je crois que j’ai dû lire vingt fois le courriel avant de comprendre. Je pleurais de joie. J’ai remercié ma tante un millier de fois. Elle m’a dit :

« Lorsque tu auras gagné ton premier million, tu me rembourseras. » Nous avons ri. J’ai répondu :

« Oh non, je t’amène en voyage. »

Si ce n’est pas une marque de confiance, je ne sais pas ce que c’est.

Donc, depuis trois semaines, j’ai débuté mes cours d’écriture. Premier exercice, pfff bébé fafa. Deuxième exercice, oups un peu plus difficile. Troisième exercice, j’étais déjà prête à abandonner. Damn que ça été dur. Mais j’ai réussi. Quatrième exercice, rigolo, mais difficile. Je suis rendue là, à suivre le cinquième cours.

Mais je réalise que l’écriture est complexe. Émotionnellement difficile, autant en bonheur qu’en tristesse. Puiser au le plus profond de soi peut paraître facile pour certains et pour d’autres, c’est épeurant. L’écriture est une thérapie en soi. Je recommence mon livre à zéro et je sens qu’il sera vraiment à la hauteur de mes espérances.

D’ici là, je pourrai partager mes expériences avec mes cours et l’évolution du livre.

Cindy LB

J’y prends goût…

Au printemps dernier, je ne vous cacherai pas que j’ai trouvé dif

Au printemps dernier, je ne vous cacherai pas que j’ai trouvé difficiles l’isolement et le stress généré par la pandémie. L’inconnu, la « nouveauté », l’anticipation ont brusquement assombri cette belle saison.

Puis nous avons eu droit à une accalmie des restrictions, à un été un peu plus permissif et libertin. Nous avons pu en profiter, faire des activités, visiter nos proches.

Vint la deuxième vague que plusieurs avaient prévue. Comme la plupart d’entre vous, je me situe en zone rouge depuis plusieurs semaines. Si au début j’anticipais cette possibilité, graduellement, ce n’est plus un poids ni une source de stress. Je me surprends même à y prendre goût. Je m’explique…

Avec l’isolement occasionné par la zone rouge, fini les soupers le vendredi, samedi et dimanche. Fini le rush du grand ménage à l’annonce d’une visite potentielle. Fini la course aux différents commerces pour aller chercher les trucs à emporter au souper d’amis. Fini les préparatifs interminables !

J’ai davantage de temps pour moi à la maison les week-ends, j’apprécie le temps que je peux accorder au cocooning, en mode slow. Je lis des romans comme jamais, je m’entraîne à la maison, je me repose et je réalise que de ne pas avoir d’engagements à l’horaire me procure un bien inattendu. Je me sens le cœur plus léger au quotidien. Je ressens moins l’obligation de faire plaisir aux autres en premier.

Je me suis surprise cette semaine à me dire que finalement, pour moi, être en zone rouge ne s’avère pas aussi triste que je l’anticipais. Je parle ici du côté social seulement. J’ai toujours été du genre à me tenir loin des foules, des regroupements de gens, etc. Peut-être que ça m’aide à m’acclimater ?

Après discussion avec des gens de mon entourage, j’ai compris que je ne suis pas nécessairement la seule à apprécier ce ralentissement !

J’ai envie d’apprécier le positif que cette pandémie apporte, comme quoi tout n’est pas que négatif ! Tout (ou presque) est une question de perception.

Et vous ? Arrivez-vous à en tirer un peu de positif ?

Note : Je suis consciente que l’enjeu financier et professionnel est problématique pour plusieurs et loin de moi l’intention de minimiser les impacts à ce niveau.

Marie-Claude Larivière

La lettre de la dernière chance

À toi ma tête forte,   Te rappelles-tu l’échec que tu as eu il y a quelques années

À toi ma tête forte,

 

Te rappelles-tu l’échec que tu as eu il y a quelques années ?

Celui de quitter ta famille heureuse aux yeux des autres ?

Parce que les mots des autres étaient toujours : « Vous êtes parfaits ensemble », « Wow la belle famille ! », « Vous êtes notre modèle de vie… »

 

Cela m’aura pris deux ans pour quitter cet enfer dans lequel je ne faisais que me noyer de plus en plus jour après jour.

 

Deux ans à me rappeler que je ne méritais pas tout ça.

 

Puis la vie continue, un nouveau bébé, une nouvelle vie reconstituée… trop difficile pour l’ex de gérer le tout. Donc à son tour de fuir sa réalité.

 

Mais aujourd’hui, sept ans plus tard, je me croyais guérie de cette relation toxique.

 

La similitude qui me « pète » au visage aujourd’hui.

Je me croyais libérée de tout ça, de ce petit démon que je m’étais promis de ne jamais retrouver.

 

Depuis ma dernière relation qui s’est terminée en février 2017, j’ai pris le temps de me guérir, de prendre du temps pour moi. De la méditation à n’en plus finir, des thérapies… name it.

 

Je me sentais tellement prête à revivre tout ça, mais la peur m’habite chaque jour, la peur de retomber dans ce « fardeau » amoureux qu’un jour, je doive retourner au point de départ.

 

J’ai cumulé les « dates-échecs », les espoirs depuis, mais sans jamais vraiment voir cela…

 

J’ai un super amoureux depuis quelques mois qui me reproche d’être distante, pas assez présente. Mais chaque soir, je me demande s’il n’est pas identique au premier… celui de trop boire et que la chicane ira camoufler tous nos désirs amoureux. La peur de retourner dans le même pattern me hante chaque jour, chaque nuit.

 

Chaque fois qu’une chicane éclate, il revient en s’excusant, en me disant que c’est la dernière fois que ça arrive parce qu’il tient tellement à moi…

 

Sommes-nous destinés à revoir toujours les mêmes choses dans notre vie ?

Est-ce le karma qui s’en mêle ?

 

Je rêve d’une vie sans avoir peur du lendemain. D’une vie où je ne retournerai pas dans le passé.

 

Je crois que ce n’est pas trop demandé.

 

 

 

Assumer sa sexualité feminine

<img class="alignnone size-medium wp-image-18421" src="https://maika

J’aime le sexe.

Malheureusement, ce mot si doux à mes oreilles, si soyeux à mon corps, est encore très tabou dans notre société.

C’est malheureusement encore tabou de clamer haut et fort que je suis un être sexuel féminin.

Je dois et je veux l’assumer, car mon corps m’appartient, mon plaisir m’appartient… Non seulement il m’appartient, mais c’est ma responsabilité d’y parvenir et d’en prendre soin. Si, à la fin d’un ébat sexuel, je n’ai pas atteint d’orgasme, de jouissance, je dois et je veux pouvoir le dire, l’exprimer. Si la position ne me convient pas, si je n’arrive pas à atteindre le niveau de jouissance que je veux, auquel je m’attends, je veux arriver à le reconnaître, l’exprimer et identifier ce qui me fera plaisir.

Je suis partante pour essayer beaucoup de choses différentes quand ça vient au sexe. Pourquoi pas! Après tout, si je n’aime pas ça, je m’exprime et on change, on arrête, on essaie autre chose. Le sexe c’est bon… non, excuse-moi… Le sexe c’est vrrrrraiement bon ! Le sexe me fait vibrer… Ça choque venant d’une femme ??!! Eh bien, je l’assume pleinement ! Je suis une femme. J’aime ce qu’un orgasme peut me procurer comme bien-être et je trouve super important d’en parler !

Ceci étant dit… On remet souvent, trop souvent, les clés du plaisir féminin aux hommes. (Petite parenthèse… jusqu’à maintenant, je n’ai pas rencontré une femme qui ne se souciait pas de mon plaisir.) Tu sais… l’image d’un homme de l’âge des Cro-Magnon qui dit : « Couche-toi sur le dos ma belle, je vais te f*** ! »… C’est très cru, mais très représentatif de la pornographie ET de l’éducation que l’on donne à nos enfants.

On enseigne à nos enfants comment ne pas tomber enceinte, comment mettre un condom, comment se protéger des ITSS et MTS. Mais on oublie de leur enseigner que le plaisir est le plus important. On oublie de leur enseigner qu’il faut écouter son partenaire, écouter ses besoins, ses demandes, son corps, ses yeux. C’est tabou pour une mère de dire à son fils que le désir, c’est crissement important dans une vie, dans une relation. C’est tabou pour un père d’expliquer à sa fille que pour être heureux en relation avec un/une partenaire, il faut savoir reconnaître pas juste l’amour, mais le désir de l’autre corps également. On emploie plutôt les mots comme enfants, maison, famille quand on parle à nos enfants de leur avenir.

Et si le fait de s’assumer en tant que femme passait par l’éducation sexuelle de nos enfants, garçons ET filles ? Nos enfants sauraient reconnaître le bonheur sexuel, le désir de l’autre, le désir à travers les yeux de l’autre. Moi… en tant que femme, j’ai acquis beaucoup de confiance à travers les yeux de mon partenaire. Le voir me regarder avec envie, avec désir, voir dans ses yeux qu’il aime ce que je lui fais, m’a donné énormément de confiance. Et acquérir de la confiance au lit m’a permis d’acquérir de la confiance tout court.

Ce qui se passe dans mon lit se reflète dans ma vie hors du lit !

Moi, j’ai le goût de faire plaisir à mon homme et à mes partenaires, j’ai le goût de leur montrer que je suis belle, que j’ai du plaisir et que je mouille en leur faisant plaisir. J’ai le goût de m’assumer et de contribuer à mon propre plaisir à l’aide de leurs doigts, leur membre, leur bouche, leur corps et j’ai le goût de le leur dire. Je n’ai pas le goût de me coucher sur le dos, de leur prêter mon corps et d’attendre que ça finisse.

Je suis Roxy, une belle femme, une femme complexe et sexuelle et je M’assume! 😊

Faire couvertes à part

Faire couvertes à part

<p

Faire couvertes à part

 

Je m’étais préparée à bien des changements en devenant parent. J’imaginais avoir moins de temps pour moi, devoir courir partout tout le temps et j’en passe. S’il y a bien une chose que la maternité m’a confirmée, c’est que ça ne sert à rien d’anticiper ce qui s’en vient, la vie nous surprend toujours ! Mon dernier constat, après 4 ans d’allaitement de jour et de nuit et des centaines de nuits en cododo, je dois me rendre à l’évidence, mon mari et moi faisons couvertes à part !

 

Je ne l’avais pas vue venir celle-là !

 

Nous n’avons jamais fait chambre à part, mais les bébés sont restés dans notre lit pendant les premiers mois de leur vie. Question sécurité, c’était beaucoup plus simple de gérer chacun notre couverte. Mais voilà maintenant plusieurs mois que ce n’est plus le cas et pourtant, la semaine passée, je me suis aperçu que nous continuions de faire couvertes à part. J’en ai parlé à mon mari qui m’a confirmé son bonheur infini d’avoir une couverte juste pour lui qui le garde au chaud toute la nuit. Il paraît que je suis une voleuse de couvertes ! J’en doute, mais bon, pas le choix de constater l’étincelle dans ses yeux qui me confirme que dorénavant, nous nous collerons avant la nuit, puis nous regagnerons chacun nos couvertes.

 

Cette réalité me fait sourire. Je suis certaine que les parents ont plein de petites nouvelles habitudes créées par l’arrivée de bébé, mais qui se poursuivent par la suite. Des scénarios imprévus, des ajustements nécessaires qui, au final, nous rendent plus heureux.

 

 

En y repensant, je m’imaginais avoir plein de choses en moins avec la parentalité, mais je n’imaginais pas tout ce que j’allais avoir en plus. Plus d’amour, plus de rires, plus de sensibilité… et plus de couvertes !

 

Et vous ? Une nouvelle petite habitude qui s’est glissée dans votre vie de parents ?

 

Eva Staire

Tu m’as agressée sexuellement

J’ai 33 ans et tu m’as agressée sexuellement. Oh, et on se con

J’ai 33 ans et tu m’as agressée sexuellement. Oh, et on se connaît, en plus. J’suis donc capable de donner ton nom et de bien voir ta face dans mes cauchemars. Au cas où tu te le demandais, j’fais un peu de cauchemars. Pas mal, en fait. Mais j’pense pas que toi t’en fasses. T’as même dit que tavais été con, que tu texcusais, de me faire passer le message. J’pas ben ben certaine que c’est suffisant, comme excuse pour une agression sexuelle, sì ?

À cause de toi, j’suis allée à l’hôpital et au poste de police, toute honteuse de ce qu’il m’était arrivé. Nerveuse. Angoissée. Avec le sentiment que c’était ma faute. Tout ça a pris un beau 4 heures. Je ne sais pas si tu te souviens, mais toi, ça ne t’a pris que 10 minutes pour m’agresser. Mais t’sais, on ne s’obstinera pas sur qui a le plus de séquelles, dans quel laps de temps, hein ? On n’est plus des enfants.

À l’hôpital, je ne savais pas dans quoi je m’embarquais jusqu’à ce que l’infirmière pose sa main sèche comme mon compte en banque sur mon avant-bras en me disant qu’à partir de maintenant, tout irait bien. Ces mots ne se rendaient comme pas à mon cerveau. J’essayais à la place de lui trouver la meilleure crème à main dans mes souvenirs de produits préf’ pour palier à son over utilisation de Purell. Et en même temps, j’pensais à mon compte en banque à sec. J’vais m’crémer le Desjardins. Anyway, j’ai pu faim depuis que tu m’as remplie de honte et d’horreur. Pis j’arrive au bout d’ma corde.

Elle a dit que je n’étais plus seule. Viol-Secours et toute la gang du CAVAC allaient être là. Pourtant, je ne l’ai jamais été, seule. T’étais là, pendant ces 10 minutes terrifiantes.

C’est à ce moment précis, dans la petite salle de l’urgence, que j’ai compris qu’il m’était arrivé quelque chose, que ma vie avait changé. Que tu venais de laisser une trace. Que ce n’était pas que dans ma tête que ça brassait. Mais bien aussi dans mon corps. Dans mon corps de jeune fille, qu’ils disent, Les Trois Accords.

C’était clair et laid : tu venais de m’agresser sexuellement.

On allait alors devoir vérifier tout mon corps. En passant par des orifices qui ne voulaient clairement plus voir personne. J’étais le centre d’attention de deux infirmières, une femme médecin, une travailleuse sociale et une visiteuse du campus, une stagiaire adorable. Ça en fait du monde pour un évènement qui n’a duré que 10 malheureuses mais interminables minutes. J’quand même chanceuse, j’ai eu un giga colleux d’une copine qui était de garde ce soir‑là dans un autre département. Comme quoi y’a quand même du doux.

On parle toujours de minutes qui changent notre vie. J’ai essayé d’y repenser (anyway j’pense juste à ça) et ce sont des minutes plutôt longues. 10 minutes où tu m’as terrorisée, parce que t’sais, j’sais pas si t’avais remarqué, mais t’es vachement plus grand et fort que moi. Pis j’te connais. Ou je croyais te connaître. J’suis restée là, figée, décontenancée, le chandail à moitié tiré, en ayant peur de faire quoi que ce soit. J’essayais de te faire comprendre ce que tu faisais. Parce que déjà là, je ne pouvais pas l’croire. J’voulais pas l’croire. J’avais simplement voulu t’offrir un transport sécuritaire pour aller manger une patate du McDo pas loin. T’sais, quand je te dis que je ne comprends pas, ben je comprends sweet fuck all de ce qui s’est passé. Je ne sais pas si je vais finir par comprendre un jour. J’ai aucune idée même s’il y a quelque chose à comprendre. Pourquoi tu t’es donné le droit de me toucher ? De me mettre un doigt dans la bouche en te caressant le membre excité au travers tes jeans. Tu te frottais tellement fort que je pensais qu’il allait prendre en feu, ton p’tit bâton. Au moins d’même, on aurait été blessés tous les deux.

Je te l’ai dit le NON, le seul qui a l’air valable pour refuser son consentement. J’aurais dû me traîner des feuilles de consentement pis cocher que je n’étais pas consentante ? Je te l’ai dit que t’étais con de faire ça. Je te le demandais, à répétition, pourquoi tu faisais ça. J’étais surprise parce qu’à chacune de mes questions, t’avais une réponse.

Je ne t’aurais pas repoussé si c’était ça que je voulais. Je ne serais pas allée me cacher dans la salle de bain d’un vieux McDo de la 1re avenue dans Limoilou un vendredi soir où les gens un peu weird sortent. J’aurais choisi l’Pur pour la vue. Pas un stationnement louche.

Je me sens comme un déchet. Veux-tu bien me dire pourquoi c’est moi qui me sens comme un déchet, alors que c’est toi qui a mis tes mains de force sur mes seins, mon corps, me tâtant comme de la viande, en me regardant dans les yeux, en pinçant mes mamelons alors que je conduisais d’une main et que je tentais de te repousser de l’autre. Mes mamelons, ils ont nourri mes enfants. Pis t’as mis tes mains dégueulasses dessus.

J’étais terrorisée. Parce que je savais que si j’avais eu plus long à faire comme trajet, tu serais arrivé à tes fins. Parce que je savais que tu aurais mis tes mains sales là où on a déjà trop forcé. Que tu m’aurais prise de force. Mais ça, tu l’as déjà un peu fait, hein ? C’est comme trop tard. Tu m’as juste pris les seins et touché le vagin à travers mes jeans en forçant le bouton et le zipper. En fait, t’as pas réussi à te rendre à mon vagin, justement. Ça fait qu’on n’en parle pas ? Tu m’as juste tiré par le cou pour que mon visage se rapproche de ton pénis. Parce que tu voulais donc que je le touche. Parce que tu voulais donc me montrer que t’étais bandé. Tu m’as juste forcé la main vers tes jeans en me disant que c’est ce que je voulais.

Moi ce que je voulais, c’était une patate du McDo. Pis que tu sois safe parce que t’avais bu. C’t’un fail, hein ?

Eva Staire

J’ai un cœur, tu sais…

Quand tu soupires, quand tu es rude envers moi, quand tu lèves les

Quand tu soupires, quand tu es rude envers moi, quand tu lèves les yeux au ciel, quand tu m’insultes, j’aimerais te dire ceci…

Toi, mon élève, tu me blesses. Tu me fais douter, sans cesse. Tu me chamboules, tu me brasses.

Tu l’ignores peut-être, mais moi, ton enseignante, j’ai un cœur. Mon cœur, il est grand comme la Terre, prêt à accueillir tes confidences, ton trop-plein.

Et si, au lieu de m’envoyer promener, tu me parlais ? Et si on jasait ?

Plutôt que d’opter pour les mots durs, les mots qui blessent, pourquoi ne pas me choisir pour complice et croire que peut-être, je pourrais t’écouter et surtout, t’aider ?

Quand tu sens que la colère monte, que tes mots dépasseront ta pensée, rappelle-toi que je suis sensible, comme toi. Rappelle-toi que tout ce que je souhaite, c’est ta réussite et ton bonheur.

Rappelle-toi surtout que j’ai un cœur et que, bien qu’il soit grand comme la Terre, il n’y a aucun espace pour y accueillir les mots et les gestes qui blessent…

Peu importe ce que tu vis ou ce que tu ressens, rappelle-toi que je suis là pour TOI.🌷

En finissant, je veux aussi te dire que lorsque tu m’écris de doux messages, ils me vont droit au cœur ! Je conserve ces précieux écrits dans mon tiroir du haut et quand j’ai le cœur gros, je les relis…

Ton enseignante/Ton éducatrice🌷