Archives janvier 2022

À la petite fille, fragile et brisée de mon enfance… Texte : La collaboratrice mystère

À la petite fille fragile, brisée, insécure et déprimée, j’aimerais te dire que je suis l

À la petite fille fragile, brisée, insécure et déprimée, j’aimerais te dire que je suis là, que je suis toujours là aujourd’hui, debout, forte et résiliente, quoiqu’un peu amochée et écorchée de la vie.

J’aimerais te dire que je sais que tu as peur. Je sais que tu es effrayée et triste d’être seule. Je sais que tu ne comprends pas pourquoi maman est malade et pourquoi elle ne peut prendre soin de toi. J’aimerais te dire que papa travaille trop, mais qu’il n’a pas le choix parce que la vie est dure et qu’il doit pouvoir payer la pension que la famille d’accueil exige. J’aimerais te dire que tu as raison ; que ces gens sont méchants, qu’ils ne t’entourent pas d’amour, ni de chaleur, ni de sécurité. Que leurs méthodes éducatives, elles ne sont pas « à jour » et que ce qu’ils te font subir est inacceptable.

Je voudrais que tu saches que c’est cruel que tu pleures ainsi tous les soirs. Que tu doives t’occuper de ta petite sœur, pour tenter au mieux de tes connaissances à 5-6-7 ans de la rassurer et de répondre à ses questions sur l’absence de vos parents, sur le sort horrible que vous subissez. Que toute cette violence physique et psychologique est affreuse et que tu ne devrais pas avoir à subir ces horreurs dévastatrices sur ton développement psychologique si important.

Je voudrais tellement que tu saches que, malgré tout ce que tu subis, tu es forte. Que je t’admire de tenir le coup aussi longtemps. Qu’en plus de vivre l’horreur là-bas, tu dois composer avec de l’intimidation à l’école et que je sais que tu en souffres doublement, à encore devoir vivre avec le rejet des autres.

Je te vois aller, je te vois grandir, un peu tout croche et tellement fragile… Je te vois encaisser les horreurs qui se succèdent les unes après les autres dans ta vie. Les conjointes (belles-mères) mesquines et hypocrites de ton père, les camarades de classe qui se moquent de toi à cause de ton apparence en te criant tous les jours que tu es « laide », que tu ressembles à un « rat d’égout », que tu es « tellement maigre que si on te serre dans nos bras, on va te casser comme un cure-dent ». Les supposées « meilleures amies » qui te trahissent, qui essaient de voler le peu de gens qui gravitent autour de toi. Le changement d’école en secondaire 4, l’intimidation qui se poursuit encore. Le premier amour de ta jeunesse, qui au fond est une relation toxique et malsaine pour toi. Les échecs, les déceptions, les mauvais choix, les erreurs de parcours, tout s’accumule pour toi, ma petite et grande fille brisée…

Je te vois maintenant ; aujourd’hui, tu es une jeune adulte. Tu vas à l’université, tu as deux beaux enfants, tu t’en occupes si bien. Tu donnes tout pour eux, tout le meilleur de toi-même pour que ta fille et ton fils s’épanouissent dans le bonheur, l’amour et la sécurité. Tout ce que toi, tu n’as pas connu parce que les gens t’ont brisée, sans même se rendre compte de toutes les choses dévastatrices qu’ils te faisaient vivre et avec lesquelles tu as dû composer toute ta vie.

Je veux que tu saches que le mot « résilience » prend tout son sens quand je te regarde. Qu’avec toutes les épreuves de la vie, tu as l’impression qu’une partie de toi demeure toujours brisée à l’intérieur, que tu es encore fragile par moment et parfois même insécure. Mais aujourd’hui, tu as choisi de ne pas être une victime de ton passé. Tu choisis d’être forte, de faire de ton mieux pour t’en sortir et pour enfin connaître le bonheur, pour enfin t’épanouir et vivre avec fougue, passion et joyeusement, comme tu le mérites vraiment.

Ne regarde pas derrière, ton passé n’a rien de bon à t’apprendre. L’avenir est plein de promesses, de succès, d’amour et d’épanouissement. Il est où le bonheur, il est là… juste devant toi.

La collaboratrice mystère

 

It’s time to move on my love… Texte : La collaboratrice mystère

Avez-vous déjà ressenti un sentiment de vie si profond à l’intérieur de vous ? Un sentiment

Avez-vous déjà ressenti un sentiment de vie si profond à l’intérieur de vous ? Un sentiment qui vous habite jour et nuit, que vous soyez seule ou que vous soyez avec votre copain, votre famille ou même vos amies ?

Un sentiment de solitude, d’incompréhension de vous-même, de peur, d’angoisse, de peine… parce que vous savez par-dessus tout que peu importe ce que vous ferez, vous souffrirez… sans avoir de contrôle sur le présent ni même sur l’avenir…

Il y a presque quatre ans, j’ai rencontré un gars. Je sortais d’une époque difficile de ma vie, une période sombre et je commençais à peine à voir la lumière au bout de ce gouffre sentimental qui m’avait habitée pendant quelques mois. Rapidement, on s’est attachés l’un à l’autre, on se textait tous les jours, j’étais sa « sweetie », il était mon « ti-loup ». Nous avons vécu diverses aventures ensemble tout au long de notre relation, entre autres une merveilleuse petite fille et bien des projets. Nous avons eu à affronter plusieurs obstacles, plus lourds les uns que les autres. Malheureusement, au lieu de s’entraider comme une équipe, on s’est « knock-down » comme des adversaires, maintes et maintes fois. Aujourd’hui, après bientôt quatre ans de relation, la flamme est éteinte, les roses sont fanées et les larmes ne cessent de couler…

Les mots me manquent pour exprimer comment je me sens aujourd’hui… À quel point je m’en veux, de ne pas avoir été à la hauteur des défis que nous avons dû affronter ; à quel point je nous en veux de ne pas avoir su nous sauver avant qu’il ne soit trop tard ; à quel point je suis démoralisée à l’idée de briser notre petite famille unie ; à quel point j’ai peur, peur que notre fille souffre de la rupture, peur de faire une erreur en me séparant, peur de ne pas être à la hauteur seule…

J’espère que, si un jour tu lis ces mots, tu vas comprendre comment je me sens maintenant… À quel point je t’aime et j’éprouve beaucoup d’affection pour toi, pour nous… mais aussi à quel point je me rends compte qu’il faut être lucides et réaliser que nous n’avons pas les mêmes besoins, que nous sommes trop blessés et différents pour nous épanouir ensemble…

La collaboratrice mystère

 

Mon amie l’anxiété — Texte : Marie-Nancy T.

Est-ce que tu as déjà ressenti cette espèce de sentiment « d’envahissement psychologique 

Est-ce que tu as déjà ressenti cette espèce de sentiment « d’envahissement psychologique » ? Cette sensation que ton cerveau n’a plus la capacité de rien gérer, qu’il est saturé ? Ou encore, cette impression qu’il va survenir quelque chose de grave et que le ciel va te tomber sur la tête, sans raison apparente ? Tu sais, ce sentiment désagréable qui te fait anticiper le pire quand ton enfant tombe malade ? Ou cette espèce de sensation de serrement au niveau de la poitrine, qui te donne peur ? Moi oui !

Mon amie l’anxiété est apparue soudainement dans ma vie, sans invitation. Je l’ai rencontrée il y a une dizaine d’années, suite à un évènement traumatique que j’ai vécu. Avant cette épreuve, je connaissais le mot « anxiété » et je connaissais aussi les symptômes, puisque mon métier l’exige, mais sans plus.

Les années qui ont suivi les évènements n’ont pas été de tout repos. J’ai continué ma vie en prenant garde de ne pas trop impacter ma famille, mes enfants. Je crois bien avoir réussi sur cet aspect. C’est fou, ce qu’une maman est capable de faire quand elle veut préserver ses enfants. Avec le temps, mes blessures se sont pansées et elles se sont atténuées. Je me suis apaisée, peu à peu. Mais l’anxiété, ELLE, est restée bien accrochée à moi comme une mauvaise herbe qu’on arrache et qui revient. J’ai mis du temps à comprendre que l’anxiété allait faire partie de ma vie et qu’il était mieux de négocier avec elle, plutôt que d’essayer de faire comme si elle n’existait pas.

J’ai réussi, pendant plusieurs années, à voguer avec l’impression de guérison ou le sentiment de victoire. J’ai réussi, par périodes, à croire que j’avais enfin réussi à botter l’anxiété par la fenêtre. Oh mais ne vous y m’éprenez pas ! L’anxiété est tenace. Elle s’est vite chargée de me faire savoir, lors de moments plus difficiles, qu’elle n’était jamais bien loin.

On dit souvent que les épreuves difficiles nous font grandir ou qu’elles forgent notre « carapace ». Qu’elles nous aident à affronter les prochaines tempêtes avec plus de force et de courage. C’est vrai, en quelque sorte, qu’il faut vivre des expériences difficiles et des inconforts pour évoluer et pour apprendre en tant qu’humain. Par ailleurs, certaines épreuves de la vie peuvent nous fragiliser à jamais, nous transformer et laisser des traces. Dans mon cas, j’ai reçu en héritage mon amie l’anxiété. Par moment, l’anxiété est en dormance et elle disparaît pendant plusieurs mois. À certaines occasions, elle me rend visite et elle me met au défi. Quand elle revient, elle est toujours inconfortable, mais elle est de plus en plus timide avec les années.

J’accepte maintenant de vivre avec mon anxiété. Elle fait partie de qui je suis, de mon histoire de vie. J’aime à penser que depuis que je la connais, je suis une meilleure version de moi-même, une amie plus sensible, une meilleure intervenante et même une meilleure maman. L’anxiété m’a fait grandir en quelque sorte. Cette acceptation ne se fait pas en un claquement de doigts. Il faut vouloir affronter le problème mais surtout, le comprendre. Évidemment, je parle ici d’anxiété situationnelle, celle reliée à des « stresseurs » du quotidien. Je ne parle pas d’un trouble d’anxiété généralisée, diagnostiqué par un médecin. Le traitement est différent.

Mon amie l’anxiété, aussi inconfortable et désagréable que tu puisses être, tu fais partie de moi et j’accepte de vivre avec toi maintenant, pour mieux t’affronter.

Marie-Nancy T.

Tu me « drives »! Texte : Ghislaine Bernard

Tu sais, il y a des matins où je me dis que je me sens bien et d’autres où c’est moins certain

Tu sais, il y a des matins où je me dis que je me sens bien et d’autres où c’est moins certain. Ces matins-là, tu es là. Parfois tu es juste présent, sans avoir à dire quoi que ce soit. À d’autres moments, tu me fais rire, tu me fais réfléchir, tu me fais pleurer dans tes combats, ou tu m’émeus dans tes joies. Tu me demandes de l’aide pour une raison ou une autre et je me précipite comme je l’ai toujours fait pour t’aider. Mais au final, c’est toi qui m’aides.

Oui, parce que tu me fais confiance pour t’aider.

Oui, parce que j’arrive à te faire atteindre tes objectifs.

Oui, parce que je me sens utile et appréciée.

Oui, parce que simplement, tu es là.

Il y a des soirs où je me sens seule et tu viens, tu m’accompagnes sur ma solitude en me partageant ta journée, ta dernière virée ou ce vidéo absurde qui t’a fait rire. Tu me parles du passé, de nos moments, de nos déboires et de nos fous rires. Parfois ensemble, on redessine l’avenir en se basant sur un présent modifié à notre convenance.

On suit la musique… on fait des pas de danse.

Tu me « drives »

Tu me dis tellement de choses, en paroles, en écrits et même dans tes silences et tes non-dits.

Tu me racontes ta vie et moi la mienne. Totalement ou partiellement, selon l’humeur du moment.

Je pourrais dire encore tellement de choses que tu fais pour moi ! Mais le principal :

Tu me « drives »

Tu me forces à m’élever au-dessus de moi-même, à faire face à mes problèmes. Tu m’enlèves certains poids, parfois. À cent milles à l’heure, tu me percutes par certaines vérités, même si parfois tu n’en as pas conscience, je t’entends, je t’écoute, je te lis et te regarde. J’observe ta verve, tes intonations, tes pauses et tes émoticons.

Tu me « drives »

Chaque jour, je te retrouve sur mon parcours. Je te vois dans la rue, sur mon écran, au bout du fil. Tu me rends visite ou c’est moi qui viens à toi. Nous partageons tout et rien. Nous voguons sur le même océan, toujours droit devant, même si parfois des courbes se présentent.

Tu me « drives »

Tu es mon ami, ma connaissance, mon collègue, mon frère ou ma sœur de cœur. Tu es ce père qui m’a élevé, cette tante, cet oncle, ce cousin. Tu es mon enfant, mon parent, mon amour. Tu es celui qui partage ma vie au travers de celle-ci.

Tu es parfois aussi cet inconnu qui m’offre un regard, un sourire ou même qui ne me regarde pas, trop occupé dans ses pensées.

Tu me « drives »

Avec tes bons et tes mauvais côtés

Toi, dans toute ta splendeur, dans toute ton humanité.

Tu es mon prochain, mon voisin.

Tu es cet humain. Petit ou grand, peu importe vraiment.

Tu es et cela me suffit.

Merci

Simplement, Ghislaine

Dans la tête d’une personne suicidaire – Texte : Cindy Barbier

Imagine-toi dans une pièce sombre sans porte ni fenêtre. Les murs se referment sur toi lentement,

Imagine-toi dans une pièce sombre sans porte ni fenêtre. Les murs se referment sur toi lentement, mais juste assez vite pour que tu le remarques. Donc ton angoisse est toujours au maximum. Tu ressens sans arrêt une douleur qui traverse ton cœur jusque dans ton dos comme un poignard.

Imagine-toi dans un brouillard très épais. Tu as beau avoir la lumière parfaite, tous les outils à portée de main pour traverser sans problème, mais tu n’y arrives pas. Rien ne fonctionne.

Imagine, ton pire ennemi, c’est ta tête, ton mental. Oui, oui. Des fois, tu te dis : « Hey, let’s go, je vais y arriver. » Pis ta tête te dit : « Hey chose ! Calme-toé. Tu le sais ben, tu n’es jamais capable d’accomplir de quoi. Check ton ami, lui, il a réussi. Abandonne tout de suite. »

Imagine, quand le monde te dit : « C’mon, donne-toi un bon coup de pied au cul, tu vas y arriver. » Sauf que tu n’es pas assez fort pour te lever de ton lit. Imagine, prendre une douche ou te faire à manger, c’est le mont Everest à monter.

Imagine, quand tu oses en parler, que tu dis : « Dans ma tête là, j’ai des pensées noires qui me font peur. » Souvent la réponse est soit : « Oh, j’ai eu ça, c’est normal, ça va passer. On a tous des boutes rough » ou « Ben là, va à l’hôpital ». Ben la personne se sent encore plus seule.

Imagine dans ta tête que la seule solution à tous tes problèmes, c’est de ne plus exister, de ne plus être là, parce que tu crois fermement que ta présence, ta douleur est plus difficile à supporter que ta mort. Que ta mort sera une libération pour tes amis et ta famille. Que comme parent, tu es convaincu que tes enfants vont être mieux sans toi, parce qu’ils vont grandir sans un parent triste, colérique et qui ne joue pas avec eux.

Imagine-toi sur le bord d’une falaise, le vent te pousse fort en sacrifice vers le précipice. Derrière toi, tu as une armée de personnes prêtes à t’aider, qui hurlent à pleins poumons de venir les voir, qu’ils sont là pour toi. Tu les entends, mais tu n’as pas la force de te retourner et d’affronter le vent qui fouette ton visage, parce que ça fait mal, trop mal.

Imagine-toi couché dans ton lit, incapable de bouger. Tu es paralysé et chaque parcelle de ton corps est en douleur. Tu ne peux pas te frotter pour aider à faire passer la souffrance, tu ne peux pas mettre de la glace ou de la chaleur pour atténuer la douleur, tu ne peux même pas crier à l’aide, parce que la douleur te tétanise sur place.

Imagine, ta tête joue contre toi. « Hey, si je saute, est-ce que je risque de me manquer ? » Ben voyons, d’où vient cette pensée ? Tu sais pas, elle a juste passé en coup de vent. « J’ai-tu assez de médicaments ? » « Mon couteau est-tu assez coupant ? » Ça commence de même. Lentement. Sournoisement. Grandissant. Envahissant tout sur son passage et avant même qu’on se soit rendu compte de la gravité, on est pris au piège.

Imagine-toi que tu crois que personne ne peut te comprendre, ne peut comprendre ta douleur, ne peut comprendre ton désespoir, ta tristesse.

Tu es perdu? Alors, comment tu crois que cette personne peut se comprendre et essayer de trouver une solution?

Cindy Barbier

 

Cette maman qui pleurait — Texte : Audrey Léger

Est-ce que tu as pris le temps de regarder cette maman qui pleurait ? Est-ce que tu l’as vrai

Est-ce que tu as pris le temps de regarder cette maman qui pleurait ?

Est-ce que tu l’as vraiment vue ? Est-ce que tu l’as vraiment comprise ?

Est-ce que tu l’as jugée ? Est-ce que tu l’as méprisée ?

Cette maman n’a pas pu assister au premier spectacle de danse de son fils de 6 ans.

Il a bien compris que sa maman n’avait pas le droit d’entrer dans la salle, qu’elle ne le verrait pas danser… Elle ne lui enverrait pas le bisou de la chance et ne l’applaudirait pas. Pas ce soir en tout cas…

Ton cœur a compris, ce soir-là ? Cette maman était aussi aimante que les autres. Elle devrait pouvoir assister au spectacle de son enfant. Il devrait y avoir un moyen. Il y avait tellement d’espace et de bancs vides.

Vous l’avez laissée pleurer ce soir-là. En sachant, au plus profond de vos entrailles, que ce n’était pas bien, que ce n’était pas normal. Qu’elle méritait autant que tout le monde de voir son enfant ce soir-là. Que son enfant méritait de voir sa maman le regarder.

Tu as compris que les dommages étaient bien plus grands que les risques.

Cette maman était bien seule. Elle était en sanglots. Parce que les gens ont perdu leur humanité. Parce que rien n’a de sens. Parce qu’après le spectacle, elle était là. Dans le corridor, derrière les grandes portes.

La foule s’est mise à l’encercler, à l’effleurer, à la bousculer. Elle avait le droit d’être parmi eux. Mais elle avait perdu le privilège de voir les étoiles dans les yeux de son petit à son premier spectacle.

À toutes les personnes qui souffrent en silence : vous n’êtes pas seules.

Audrey Léger

 

Les mots – Texte : Line Ferraro

J’ai le goût d’écrire, mais les mots ne viennent pas aussi facilement qu’à l’habitude. J

J’ai le goût d’écrire, mais les mots ne viennent pas aussi facilement qu’à l’habitude. J’ai besoin de réfléchir, de faire de la place dans ma tête pour que les mots puissent s’installer et prendre forme. J’ai besoin de ce moment thérapeutique pour me sentir mieux. J’ai besoin d’évacuer mes maux.

Certains mots restent aussi pris au fond de ma gorge. C’est difficile d’en parler. Ma gorge est serrée. Mon cœur est lourd. Je ne sais pas trop ce qui se passe… Pourtant, je sens qu’ils sont là, prêts à exploser. Ils se retiennent, ils n’osent pas sortir de leur cachette. Mon anxiété les retient. Mais j’ai besoin de sortir de ces maux qui me grugent l’âme et qui me font fuir ma vie.

Les mots n’arrivent pas à se frayer un chemin de mon cœur à mes doigts… C’est sûrement mon cerveau qui mène en ce moment. Mon cœur se débat, mes mains sont moites et glissent sur mon clavier. Mes yeux s’embrouillent et je ne perçois plus les lettres. Il faut qu’ils sortent pour que je me sente mieux. J’ai besoin de me vider la tête et le cœur.

Mais je ne trouve pas les mots. J’ai le goût de crier ! J’ai le goût de pleurer ! J’ai peur !

Mais de quoi ? Aucune idée ! J’ai chaud. On dirait que je vais perdre connaissance. Ce serait si facile de se laisser tomber, de se laisser partir… J’ai l’impression que quelqu’un a pesé sur un bouton et que mon être cherche à s’échapper de mon corps.

Mais je devrais plutôt essayer de dormir, de me laisser porter par le bruit de la musique que j’ai choisie. Me laisser bercer par les mots de quelqu’un d’autre. Respire ! Respire !

Des pensées hors de mon contrôle se sont emparées de mon esprit et elles rejouent en boucle des scénarios tous plus intenses les uns que les autres. Des histoires dont je ne connais ni le dénouement ni la fin, et cela m’inquiète au plus haut point.

J’ai des serrements à la poitrine, je fais sûrement une crise cardiaque. Mais non ! Souviens-toi ! C’est ton diaphragme qui se gonfle comme un chapiteau. Respire ! Respire !

Je dois m’accrocher à quelqu’un pour sentir que j’existe encore ! C’est tellement flou dans ma tête. Pose ta main dans mon dos, tiens-moi la main. Parle-moi ! Dis-moi que je suis toujours là… Je n’ose plus parler de ce que je vis, de ce que je ressens. Mon chum ne sait plus comment m’aider. Et je le comprends ! J’ai vraiment besoin d’aide extérieure !

 Mes maux

Ma première thérapie, je l’ai faite à 27 ans. Je cherchais à me comprendre depuis plusieurs années déjà. J’avais pris part à plus de décès que de mariages. Mon parrain est décédé lorsque j’avais 7 ans, ma mère et son chum sont décédés tragiquement dans un accident de moto 11 mois plus tard ; au décès de mon père, j’avais 15 ans, et 21 ans au décès de mon grand-père. Trop de grands deuils à faire pour une seule personne.

Mes maux étaient toujours ancrés dans mon cœur et dans mon âme. J’ai poursuivi ma route, du mieux que je pouvais, avec les ressources que j’avais en moi. Puis, je suis devenue mère assez rapidement. À 31 ans, après un mois de fréquentation, et avec tous les moyens pour ne pas que ça arrive, je suis tombée enceinte. Trois ans plus tard, nous avions trois enfants (jumeaux). La vie était plus douce, plus calme, mais j’avais toujours un vide à l’intérieur. Et puis bang, à 38 ans j’ai dû m’arrêter quelques mois pour prendre soin de moi. J’ai reçu un diagnostic d’anxiété généralisée, de trouble obsessif compulsif et de trouble de l’adaptation. J’ai pris un rendez-vous avec une psychologue. Ça me faisait du bien de parler à quelqu’un qui ne pouvait pas me juger, qui ne pouvait pas me dire des commentaires tels que : Sois forte ! Y’ en a des pires que toi ! Sois courageuse !, c’est comme ça la vie ! Le p’tit Jésus t’a envoyé des épreuves à vivre car tu es capable de les surmonter et qu’il t’aime ! Ben oui, toé !

Le renouveau

À 50 ans, j’ai fait une dépression majeure. Cette fois-ci, j’ai pris 18 mois pour prendre soin de moi. Psychologues, thérapie cognitivo-comportementale de groupe, thérapie par le chant, ergothérapie en santé mentale, méditation. J’ai tellement grandi lors de ces thérapies. J’ai pu faire un grand ménage et je me suis débarrassée de bien des maux. C’est l’un des plus beaux cadeaux que je me suis offerts.

Une chance que j’étais bien entourée autant par ma famille que par mes amies. J’ai osé demander de l’aide. C’est important de parler, d’exprimer ce que l’on ressent, de vivre nos émotions. Il faut aussi des personnes capables d’être à l’écoute de l’autre. Toutes ces thérapies m’ont tellement aidée à cheminer, à comprendre, à me faire confiance et à accepter qui je suis.

Notre santé mentale est aussi précieuse que notre santé physique.

Le beau

Aujourd’hui, j’ai 55 ans et j’arrive beaucoup plus facilement à gérer mes angoisses. Je les sens venir et j’en ai beauuuuuucoup moins qu’avant. J’ai appris à m’arrêter avant que tout déborde. J’ai appris à écouter ma petite voix dès qu’elle me fait signe et avant que celle-ci ne me raconte n’importe quoi…

Line Ferraro

 

Cher jeune sportif, chère jeune sportive, on est tous derrière toi !  Texte : Marie-Nancy T

Je m’adresse à toi aujourd’hui, jeune « sportif » et à toi aussi, jeune « sportive 

Je m’adresse à toi aujourd’hui, jeune « sportif » et à toi aussi, jeune « sportive ». Je veux te dire que je le sais que c’est excessivement difficile pour toi en ce moment. Même si tu n’es pas toujours en mesure de mettre des mots sur ce que tu vis à l’intérieur de toi, je le vois que tu es plus maussade et qu’il te manque quelque chose pour être pleinement épanoui.

Je sais que ça fait trois ans que ta saison de sport, qui est aussi ta passion et ta motivation, est annulée, sur pause ou différente. Trois ans dans la vie d’un adulte, ça peut paraître banal. Par ailleurs pour toi, trois ans, c’est une grosse partie de ta vie. Quand on y réfléchit bien, c’est plus du tiers de ta vie si tu as 9 ans, plus du quart de ta vie si tu as 12 ans et ainsi de suite…

Je sais que tu trouves cela contradictoire en ce moment, car depuis que tu es tout petit ou toute petite, les adultes qui gravitent autour de toi te répètent que le sport est essentiel à ta santé physique, à ta santé mentale. On le sait, toi et moi, que le sport aide également à renforcer le système immunitaire, qu’il aide à contrer l’isolement, à faire diminuer le stress et même à augmenter tes résultats scolaires. On le sait également, toi et moi, que le sport t’aide à maintenir un équilibre social essentiel à ta vie, donc que chaque compétition ou tournoi annulé est une occasion manquée pour toi de socialiser ou de vivre une expérience qui aurait pu rester gravée dans tes souvenirs. On le sait aussi que chaque compétition ou tournoi annulé est une occasion manquée pour toi d’apprendre à devenir plus fort à travers la défaite, ou de vivre une joie intense, suite à une victoire ou au gain d’une médaille. On le sait aussi, toi et moi, qu’au-delà de t’aider à maintenir un équilibre mental et physique, le sport te fait vivre des expériences de vie grandioses, qui vont forger le petit humain en devenir que tu es !

OUFF ! Quand on y pense, tu en as fait des sacrifices, toi, au cours des derniers mois et des dernières années ! Tu sais quoi ? Tu m’impressionnes ! Encore plus important, tu impressionnes tes parents et tous les gens de ton entourage. Tu ne le sais peut-être pas encore mais toi, tu es résilient et toi, tu es résiliente. En résumé, la résilience, c’est la capacité d’une personne à être capable de poursuivre son chemin malgré les embuches et à rebondir à partir d’une situation difficile. Oui je le sais ! Un moment donné, la résilience a ses limites ! Je sais que tu as perdu espoir depuis quelques mois, que tes rêves se sont amenuisés et que ta tristesse s’est accentuée. Je le sais, car, dans ma maison, j’ai deux jeunes sportives, désillusionnées, qui attendent le retour des compétitions et de la pratique de leur sport avec impatience et découragement. Je le sais aussi, car dans mon métier d’intervenante et comme professionnelle œuvrant auprès des jeunes, je rencontre de plus en plus d’enfants et d’adolescents qui ne vont pas bien et qui ont besoin de soins médicaux et d’aide professionnelle pour rester fonctionnels.

Écoute-moi bien, jeune sportif, et toi aussi, jeune sportive, c’est important. Aujourd’hui, je veux te dire que je le sais que c’est douloureux pour toi et que tu souhaites plus que tout retrouver ta deuxième famille. Parce que c’est aussi ça le sport, une deuxième famille. Et tu sais quoi ? Tes parents aussi le savent que c’est tough en maudit pour toi ces temps-ci. Et oui, même s’ils ne trouvent pas toujours les bons mots pour te le faire savoir, car on va se le dire, ils sont affectés eux aussi de te voir comme ça, ils sont là pour toi. Tu peux aller leur parler, leur dire comment tu te sens. Si tu veux, va voir ton professeur d’école ou si tu préfères, ton entraîneur ou tout autre adulte de confiance pour toi. Peu importe, mais ne reste pas seul ou seule. Tu es important et tu es importante ! Ce que tu vis est important ! Peu importe ton sentiment, il est légitime et il mérite qu’on y porte attention.

Je sais que tu ne me crois peut-être pas en ce moment, mais il y a bel et bien une médaille d’or, un trophée ou une victoire au bout du tunnel, même si le tunnel t’apparaît interminable à traverser.

On est tous derrière toi, pour te soutenir !

Marie-Nancy. T

Et si on en parlait, maintenant ? Texte : La collaboratrice mystère

Le 29 septembre 2013, un dimanche soir avant d’aller dormir, j’ai vu passer une photo de toi su

Le 29 septembre 2013, un dimanche soir avant d’aller dormir, j’ai vu passer une photo de toi sur Facebook ; tu posais avec ta cousine Rosalie pour le bal des finissants. Un message bref mais inquiétant était apposé sous la photo. La panique et l’inquiétude m’ont saisie, nerveuse de ne pas savoir ce qui se passait.

J’ai commencé à questionner mes amis(es), à regarder frénétiquement ta page Facebook, puis en y voyant le dernier message que tu avais publié la veille, mon cœur s’est mis à battre à vive allure. « Tout le monde de mon Facebook, je vous aime (sauf certains mais ils sauront se reconnaître) ». En lisant ces derniers mots, j’ai reçu une notification messenger d’un ami :

Il s’est suicidé ce matin…

J’ai échappé mon téléphone. J’ai figé. À cet instant, tout s’est arrêté autour de moi, mais tout se bousculait dans ma tête. Pourquoi ? Quand ? Où ? Que s’est-il passé ? Pourquoi toi, pourquoi maintenant… Pourquoi avec ton dernier message PERSONNE ni même MOI n’avons été capables de le prédire ? Comment avons-nous pu passer à côté de ça…

Pourquoi tu n’as pas parlé à ceux qui t’entouraient, ceux qui t’aimaient… Pourquoi tu ne m’as pas écrit, pourquoi as-tu refusé d’en parler ? As-tu eu peur, as-tu hésité à parler de ce qui n’allait pas ? Pourquoi avoir cru que le suicide était LA solution, à des problèmes qui sont lourds certes, mais qui ne sont que temporaires ? Pourquoi, dis-moi…

Aujourd’hui en 2021, je comprends un peu mieux pourquoi tu n’as rien dit lors cette période sombre de ta vie. Le suicide, c’est un mot qui fait peur, c’est un mot qui inquiète. C’est un mot qui dérange, c’est un mot qu’on ose à peine chuchoter. Pourquoi accorder autant de peur et d’inquiétude à ce mot, mais pas aux problèmes qu’il porte ? Pourquoi ce ne sont pas les problèmes des personnes qui souffrent qui nous inquiètent, qui nous préoccupent ? Pourquoi se soucier du mot, et non pas des individus qui sont confrontés tous les jours à cette détresse ?

J’avoue que cette réalité m’attriste et me fâche à la fois. On a peur de dire ce qui ne va pas, c’est comme si on n’avait pas le droit d’être vulnérables. C’est comme si le fait d’évoquer le mot « suicide » attirait une malédiction sur ceux qui en parlent. Pourtant, on le sait tous qu’en parler c’est LA solution, c’est LA prévention à faire. Mais pourtant, quand vient le temps de se mobiliser, presque tous figent et s’indignent qu’on en parle.

Mon ami, mon petit ange parti trop tôt, j’aurais aimé te dire que j’étais et que je suis là. Que tu pouvais m’en parler, que tu avais le DROIT de te sentir comme ça. Que tu n’étais pas faible pour autant, que c’était normal de vivre des jours gris et de porter des problèmes sur ton dos, mais qu’en choisissant d’en parler, peut-être qu’on aurait pu trouver une solution à deux, à trois, à dix, à plusieurs. Que peu importe ce que tu vivais, je ne t’aurais pas jugé et que j’aurais tout fait pour aider mon ami en détresse…

À tous ceux qui me lisent, tous ceux qui vivent une passe difficile en ce moment, je veux que vous sachiez que vous n’êtes PAS seuls. Que c’est NORMAL de vivre des jours plus gris, plus difficiles. Que c’est normal d’être VULNÉRABLES, que vous avez le DROIT d’en PARLER. J’aimerais dire que je suis là, qu’on se connaisse beaucoup, peu ou pas. Ensemble on peut toujours trouver des solutions à des problèmes qui sont TEMPORAIRES. Je veux vous dire de parler de ce que vous vivez, de ne pas rester isolés avec tout ça au fond de vous. Je veux vous dire d’être forts, de tenir le coup, parce que malgré toutes les embûches et les jours de pluie, la vie en vaut la peine.

À la société, je veux vous dire ARRÊTEZ ! Arrêtez de vous mettre la tête dans le sable, arrêtez d’avoir peur d’en parler, arrêtez de rendre ça tabou. Comprenez que c’est normal de vivre des jours difficiles et qu’au lieu de juger ou de vous fermer les yeux, ouvrez votre cœur et vos oreilles et soyez présents, soyez là pour ceux qui souffrent. Soyez humains, soyez quelqu’un qui fera la différence dans la vie d’une personne qui a besoin qu’on l’aide.

Et si on en parlait, maintenant en 2021, du suicide ?

Parce que c’est le temps là de changer les choses, d’être humains et de sauver plus de vies, parce qu’un jour… ça pourrait être vous. Personne n’en est à l’abri.

1-866-j’appelle

La collaboratrice mystère

Le vois-tu, mon homme? Texte : La collaboratrice mystère

Ah mon homme, le vois-tu dans mes yeux? Le vois-tu à quel point j

Ah mon homme, le vois-tu dans mes yeux?

Le vois-tu à quel point j’ai peur… À quel point je suis paniquée… À quel point j’sens que mon univers s’écroule sous mes pieds et que j’trouve rien pour me raccrocher afin d’éviter d’me planter pis d’me casser l’corps et l’âme en mille morceaux ?

Le vois-tu, que j’suis sur le bord de prendre la fuite ? Que mon cœur est toujours sur des high pis des down, pis qu’à force de vivre autant d’intensité-insécurité extrême, il est sur le bord de me lâcher ?

Le vois-tu à quel point j’me déteste ? À quel point j’men veux de pas être capable de me laisser aimer, pis d’aimer comme il faut en retour… À quel point j’me sens incompétente de pas être capable de calmer mon insécurité pis d’y faire comprendre que l’passé c’est l’passé, pis que le monde change pis qui sont pas toutes pareils… À quel point j’men veux d’être tombée amoureuse, très égoïstement, sans tout d’abord avoir pensé que mon anxiété de grande insécure aurait pu te causer autant de tort pis d’souffrances ?

Le vois-tu à quel point je souffre ? Prisonnière de mon passé qui m’rend fucked up, insécure pis jalouse… enchaînée dans l’engrenage de la routine du quotidien qui m’pousse au bord du précipice du burn-out… déchirée entre l’envie d’aimer et de revivre pis l’goût d’abandonner et d’mourir…

Le vois-tu que j’t’aime ? Que j’t’aime vraiment, pour de vrai et intensément ?

Le vois-tu que j’fais pas exprès ? Pis que j’préfère m’enfuir pour protéger mon p’tit cœur à moitié guéri, encore plein d’cicatrices pis de plaies ouvertes plutôt que de tirer la dernière balle dedans, sans possibilité de mourir réellement ?

Le vois-tu dans mes yeux quand j’te regarde…?

Mais par-dessus tout… le comprends-tu ?

La collaboratrice mystère

 

Bonjour, comment vas-tu ? Texte : Klaude Laflamme

Je suis de ces personnes qui questionnent les ami.e.s de ses enfants. Personne ne rentre chez moi sa

Je suis de ces personnes qui questionnent les ami.e.s de ses enfants. Personne ne rentre chez moi sans d’abord avoir eu droit à un « Bonjour, comment vas-tu ? » Pas pour faire ma détective, mais parce que leur vie m’intéresse. Certains fixent le plancher, d’autres me renverront d’emblée la question, mais tous finiront par répondre. Je veux que dès la première rencontre, la communication soit établie.

J’aime rencontrer ces jeunes, j’aime connaître avec qui mes enfants passent leur journée. Je sais que pour bien des parents, quand les enfants deviennent des adolescents, ils deviennent plus discrets. Pourquoi ? Est-ce qu’en vieillissant, les jeunes ne veulent plus qu’on s’intéresse à eux ? L’adolescence, c’est tellement intense et tumultueux. Même les plus jeunes plus silencieux aiment qu’on prenne le temps de s’informer. Ils aiment aussi qu’on leur raconte nos premiers amours, échecs, bons ou mauvais coups. Ils aiment sentir qu’ils sont normaux, que notre adolescence n’était pas bien différente de la leur.

C’est en parlant avec eux qu’on ouvre les discussions sur les sujets plus délicats. Pour qu’ils se sentent compris, on doit nous aussi se montrer vulnérable.

La communication n’est pas que dans un sens, si je peux me permettre d’être en désaccord, ils le peuvent aussi. Je ne suis pas là pour être leur amie, mais pour les écouter, discuter et conseiller.

Ils se font souvent juger sévèrement, mais ils ont énormément à nous apprendre. Ils sont tellement plus ouverts sur les autres et la diversité que nous pouvons l’être. Ils sont beaux, sensibles et purs. C’est difficile d’être un adolescent dans ces années de pandémie. Rien n’est comme ce serait censé être, pourtant ils sont d’une résilience incroyable. J’en ai marre qu’on les mette tous dans le même panier. Il y a beaucoup plus de beaux jeunes que l’image de paresseux sans envergure qu’on aime nous projeter.

J’ai envie de vous dire de laisser vos adolescents vous impressionner. Commencez doucement par un : Bonjour, comment vas-tu ?

 

Klaude