Ce changement pour l’environnement

Dans mon ancienne vie (avant les enfants), j’étais de celles qui allaient faire son épicerie avec des sacs en tissu, qui faisait du compost, de la récupération et du covoiturage avec Allo Stop… Oui, oui, on parle bien des années 2000, il y a déjà presque 20 ans de cela. J’avais déjà ma coupe menstruelle, je faisais mon pesto, mon pain, mes tomates séchées et mon houmous maison. Je vivais dans une vraie commune avec sept colocs aussi différents les uns que les autres. Je faisais de l’aide humanitaire et voyageais « backpack ». À cette époque, j’étais avant-gardiste, je croyais que « plus tard », je vivrais de simplicité volontaire.

Puis tranquillement s’est installée en moi cette attitude matérialiste. Les voyages en tout inclus, la grosse maison, les voitures polluantes, les couches jetables, les iPad, les portables, les cellulaires, les télés, la tribu d’enfants… Quatre pour être plus précise! Cette roue sans fin de la surconsommation… Puis, j’ai eu cette prise de conscience : j’avais laissé une immense empreinte carbone dans les quinze dernières années alors que ce n’était pas dans mes valeurs initiales!

Remplie de culpabilité, pour ma conscience personnelle et afin d’avoir une meilleure empreinte écologique, j’ai décidé d’apporter de petites modifications dont les effets s’additionnent.

Dans notre maison par exemple, nous avons opté pour des thermostats et des lumières extérieures programmables. Nous n’avons acheté que des lumières DEL (diodes électroluminescentes) et ENERGY STAR, installé des urinoirs et opté pour une quantité importante de fenêtres. Nous avons cessé d’acheter des sacs Ziploc et remplacé les essuie-tout par des linges lavables et absorbants. Il n’y a plus de produits ménagers toxiques dans ma maison. Mais ce n’est pas tout! Fini les serviettes hygiéniques, les tampons démaquillants jetables et les bouteilles de shampoing.

Il y a désormais une panoplie d’options fort intéressantes pour modifier nos habitudes de consommateurs. Le shampoing en barre et les serviettes hygiéniques lavables en sont de bons exemples. Côté alimentation, nous avons aussi diminué notre consommation de viande en trichant les enfants avec le tofu qui est maintenant disponible sous toutes ses formes. Il ne faut surtout pas passer sous silence le compost, le jardinage et l’achat local. La planification d’achats environnementaux comme l’auto électrique est devenue un autre exemple que nous considérons.

Par tous ces petits changements, j’aspire à un retour du balancier. Une forme de distorsion qui me permet de croire que mes gestes écologiques vont contrecarrer ma consommation excessive… Même si je sais que malgré tous mes efforts, mon bilan carbone est grandement supérieur à mon empreinte écologique. Comme les options écologiques sont maintenant considérables, chaque effort et chaque changement comptent grandement pour cette belle planète Terre.

J’aspire de plus en plus à être écologiquement responsable!

Amélie Roy



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