9 ans, 9 constats

En juin, ma fille a eu 9 ans. Si vous calculez bien, en septembre, c

En juin, ma fille a eu 9 ans. Si vous calculez bien, en septembre, cela fera une décennie que la maternité est entrée dans ma vie. Voici mes 9 constats de ma vie de mère qui n’ont rien de scientifique mais qui parlent avec mon cœur de maman.

Le temps

Si tu reviens d’un congé de maternité et que tu es en train d’apprivoiser la conciliation vie de famille-travail, tu te rends vite compte qu’il ne reste pas beaucoup d’heures à la fin d’une journée pour être avec ton enfant. Arrête de calculer, vis ce moment le soir. Si tu commences à trop calculer, tu risques de faire beaucoup d’urticaire.

Les vêtements

Ah! Choisir les vêtements le matin, pas toujours simple. Depuis que ma fille est jeune, je le fais le soir avec elle. C’est réglé, on n’en parle plus le lendemain. J’avais aussi comme principe d’accepter qu’elle se change 5 fois dans une journée de fin de semaine. Une fois par semaine, elle pouvait aussi choisir ce qu’elle voulait porter à la garderie. Au début, ce n’était pas toujours joli mais au fil du temps, elle s’est énormément améliorée et depuis la maternelle, elle choisit elle-même ses vêtements la veille. Dernier point pour les vêtements, à l’âge qu’elle est rendue, c’est beaucoup moins compliqué d’aller magasiner avec elle plutôt que de choisir sans elle. Ça évite les confrontations mère-fille et les aller-retour au magasin.

L’école

C’est une super belle aventure, c’est un endroit où elle s’épanouit et apprend tous les jours. En revanche, il faut arrêter de choisir pour son enfant. Je m’explique : il se peut qu’une année, ce ne soit pas nécessairement le prof que ton enfant veuille avoir. Décroche, il faut que ton enfant apprenne que c’est aussi ça la vie. Toujours être en arrière de son enfant pour prévenir les coups, ce n’est pas lui rendre service. Toi, est-ce que tu t’entends super bien avec l’ensemble de tes collègues? Pareil pour les enfants.

L’été

C’est pour moi la saison parfaite. Oui, il fait beau, oui il fait chaud. Cependant, c’est là aussi que tu vois ton enfant grandir et changer. La routine un peu plus rigide de l’année scolaire laisse place à des soirées plus douces et crois-moi, à la fin de l’été, tu ne peux qu’en faire le constat.

La pression

Je pense qu’on cherchera toujours un peu à se comparer et à dire que notre enfant est bon pour si ou pour ça. Des exemples : Oui mais le mien a commencé à marcher à 9 mois, la mienne parle super bien ou encore, à 4 jours elle faisait ses nuits. Take a break svp. Je pense que la pression des réseaux sociaux est pire que lorsque ma fille est née. C’est intense. Relaxe, essaie de te bâtir une bulle contre toute cette pression malsaine et vie.

Les microbes

Oui, ça c’est vrai, c’est un passage obligé qui n’est pas super le fun. Je me souviens un automne d’être passée à travers 3 rhumes et 2 gastros entre la mi-octobre et la fin novembre. Tout ce que je voulais, c’était d’être pas pire à Noël. Juste ça comme objectif et je l’ai atteint! Je n’ai aucune explication scientifique mais de mon côté, à partir de la maternelle quand elle ne mangeait que des lunchs que je lui préparais, plus de microbes ou presque.

Le temps (oui, encore!)

Avec ma fille qui vieillit, je regagne quelque chose d’important, du temps! Quand elle était jeune, après le souper, c’était la routine du bain, la petite collation et le ramassage de la salle de bain. Maintenant, à 9 ans, il faut une autorisation en bonne et due forme pour entrer dans la salle de bain pendant qu’elle est dans la douche. Tu verras, gagner un 5 minutes là, un 10 là, ça fini par faire wow.

L’autonomie

C’est quelque chose que j’ai rapidement enseigné à ma fille : s’habiller, se ramasser, faire son lunch, etc. Je t’invite à le faire dès le plus jeune âge, car c’est une des valeurs les plus importantes à mon sens pour en faire un bel humain. Cependant, cela veut aussi dire que parfois, ça prend plus de temps que si c’était toi qui le faisais et là, apprends à respirer. Moi, il m’arrivait très souvent de me mordre l’intérieur des joues, mais ça finit par se replacer, crois-moi.

 

Le bonheur d’être mère

C’est un réel bonheur, de l’amour à profusion et cela amène son lot de défis. Parfois, même souvent, on se sent dépassé, mais cela nous entraîne à développer des forces que l’on n’aurait pas développées si la maternité n’était pas passée. Ma dernière décennie m’a fait grandir, vieillir, rider, mais surtout, elle m’a appris à aimer, et ce, de manière inconditionnelle.

Evelyne Blanchette