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L’amour, sport de contacts?

Quel est mon réseau? Celui où elle est censée être…

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Quel est mon réseau? Celui où elle est censée être…

Je me demande combien nous sommes à résister et si, en particulier, je pourrai rester toujours en marge.

Me trouver un alias. M’inscrire en me prenant pour Rimbaud (même un peu laid). M’adresser directement et « franchement » à l’objet de mon désir. Me décrire comme je crois que la personne recherchée veut le lire. Avons‑nous le droit au copier‑coller? Des fôtes, ça fait si naturel. Trouver une photo qui m’avantage : de dos, dans la pénombre, un peu floue; ça fait artistique, non?

Surtout, rester ensuite intraitable sur mes critères de sélection! Bon, la majorité du temps; comme dit la chanson, il faut bien que le corps exulte… Rencontre, ça ne veut pas dire permanent!

J’ai tant à offrir et dépêchez‑vous, l’aubaine est pour une durée que je souhaite très limitée. Le risque est bien trop grand d’être démasqué si je suis en couple ou pire, de rencontrer ma semblable. Cette personne, on le sait bien, vous et moi, ne respecte aucun de mes critères… Clic!

Comment tolérer qu’un écran se glisse, entre l’amour et moi?

Je vais sans doute y aller pour le volume, le site gagnant, celui à la mode. Je suis si branché! Si je fais des centaines de « rencontres », ça va cliquer, c’est simplement mathématique. Clic! Tant pis pour les erreurs de parcours, je ferai comme ceux qui aiment simplement… leur prochain(e)! D’autant que les sites ne montrent pas la statistique sur le taux d’échec ou, pour d’autres, le nombre de tentatives. L’aventure, c’est l’aventure!

Si j’ose encore résister, certains de mes proches vont y aller de leur meilleur argument : « Elle/lui/chose s’est trouvé(e) la personne idéale et ils sont si heureux ensemble! » Est‑ce correct de répondre que certains sont simplement incapables d’être seuls? « Rabat-joie! »

Bien non! Vous ne me trouverez jamais là. J’ai passé l’âge d’embrasser pour espérer une fin de conte de fées. Bien que nous soyons tous le crapaud de quelqu’un d’autre. Parlez‑en à vos Ex!

Si, simplement exister, tenter d’être moimême et échanger le plus véritablement possible avec les autres ne me donne pas de meilleures probabilités, tant pis! Mon rêve, je ne le veux pas virtuel. J’ai trop d’imagination…

Passer des heures à interagir avec des personnages avec lesquels, autrement en quelques minutes, en personne, nous verrions le fossé de nos incompatibilités*? Non merci! Je vais être égoïste de mon temps. Si je le perds, ce sera avec des gens que j’aime et que j’apprécie déjà ou pour m’occuper l’esprit!

michel

* NDLR Comme l’âme sœur est possiblement l’une de vous, mesdames, je reste poli; je l’aurais dit d’une manière plus directe.

 

Tu aurais été un grand-papa si précieux

J’ai toujours su que je voulais des enfants. C’était fort, je l

J’ai toujours su que je voulais des enfants. C’était fort, je le sentais à l’intérieur de moi. Cependant, mes histoires d’amour étaient catastrophiques. Alors, j’ai décidé que j’aurais des enfants quand même.

 

J’allais fonder une famille toute seule

Je me disais que mes enfants n’auraient pas de papa, mais qu’ils auraient de magnifiques modèles masculins, surtout grâce à mon père qui serait un grand-père précieux.

 

 Mais il n’en a pas été ainsi… 

J’ai rencontré mon futur mari sur Tinder (oui, Tinder peut fonctionner) et il est un papa merveilleux. Ce qui est pour le mieux, car mon idéal était de fonder une famille à deux, de pouvoir partager les joies et les défis de la vie familiale avec lui. Je croyais sincèrement que ce n’était pas pour moi et je suis très heureuse de ce changement de plan.

Entre mon idée d’avoir un enfant seule et la rencontre de mon chéri, mon père est décédé. Je ne lui avais pas parlé de mon projet. J’avais peur qu’il croit que je ne considérais pas important la présence d’un papa dans la vie d’un enfant. Alors que c’est tout le contraire, que c’était en grande partie parce qu’il était un papa si bon et si présent et qu’il serait un grand-papa extraordinaire que j’ai pu faire ce choix.

 

Aujourd’hui, je pense souvent à mon père

 

Une partie de moi aime imaginer qu’il connait mon fils, qu’ils se sont rencontrés avant sa naissance, qu’il l’a bercé et qu’il vient encore le voir parfois. Du moins, j’en rêve et ça me fait du bien d’y croire.

Ma mère et moi nous disons souvent à quel point il aurait adoré être grand-père, quelle blague ou quel commentaire il aurait fait. Nous sommes certaines qu’il aurait versé une larme en prenant son petit-fils pour la première fois, qu’il aurait joué avec lui, qu’il aurait su le réconforter facilement; il était si bon avec les bébés, qu’il lui aurait fait faire des culbutes et qu’il lui aurait donné des « vitamines » à profusion (il nommait les câlins ainsi).

Ce sont de beaux souvenirs qui remontent, nous y pensons et en parlons avec joie. Je pense souvent à ce qu’il me dirait, ce qu’il penserait. J’aime que mon fils me permette de penser souvent à mon père avec amour et douceur.

D’un autre côté, ça me rend triste et nostalgique de savoir que mon bébé ne connaîtra pas son grand-père. Je me demande comment je réussirai à lui transmettre un peu de son grand-papa même s’il ne pourra jamais être dans ses bras, découvrir ses goûts musicaux, jaser de super héros, apprivoiser son humour et argumenter avec lui.

J’ai l’impression que je ne trouverai jamais la réponse, mais j’espère que mon père continuera de m’habiter et qu’à travers moi, ma mère, mes sœurs et mon frère, il aura aussi un impact sur son petit-fils.