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C’est toi qu’il me fallait… Texte : Klaude Laflamme

Je me souviens quand je t’ai rencontré pour la première fois : tes clins d’œil, tes cheveux

Je me souviens quand je t’ai rencontré pour la première fois : tes clins d’œil, tes cheveux longs, ton petit look juste à toi…

Rapidement, j’ai été sous ton charme. Ton humour, ta simplicité et ta bonne humeur me faisaient du bien. J’avais besoin d’un ami comme toi dans ma vie. Un ami avec qui je pouvais être complètement moi !

Dès le départ, c’est comme si on s’était toujours connus, mes pensées rejoignaient les tiennes, tes mots pansaient mes peines, c’était simple et facile.

On n’était pas en mode séduction…

Moi qui ne voulais plus de l’amour, toi qui l’avais déjà.

J’ai souvenir d’être assise au bar à me faire courtiser par un de tes amis, je me rappelle cette fois où tu as franchi la porte et que mon cœur est parti en vrille… Ce soir-là, j’ai compris que tu étais l’homme de ma vie.

Moi, je croyais au coup de foudre, fort et flamboyant ! Je m’attendais à des feux d’artifice, de la musique dans la tête et des palpitations.

Je ne pensais pas que la fébrilité au son de ta voix, le sourire qui me montait jusqu’aux oreilles à ta vue et l’ennui les jours de silence étaient aussi des symptômes du plus beau.

17 ans se sont écoulés. Beaucoup de gens n’auraient pas parié sur nous, certains, plus proches, auraient tout misé !

Ensemble, on a créé quatre beaux humains, accueilli de grandes joies et traversé de fortes tempêtes. On est toujours là… plus beaux, plus forts et plus amoureux que jamais… Tu es ma personne préférée, mon meilleur ami, mon amant et mon amoureux !

Chaque fois que je te vois entrer quelque part, mon cœur part en vrille et il n’y a toujours pas de doute, c’est toi l’homme de ma vie.

 

Klaude Laflamme

À la maîtresse de mon conjoint

À la maîtresse de mon conjoint,

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À la maîtresse de mon conjoint,

Tu sais, je pense à toi dernièrement…

Je me demande comment tu vas depuis que tu as détruit ta famille pour pouvoir vivre avec mon conjoint.

Je me demande si parfois, tu t’en veux un petit peu. Si tu as des remords.

Je me demande si le fait qu’il a décidé de demeurer avec moi, malgré les attentes que tu avais envers lui, te fait mal autant que tu m’as fait mal lorsque, cette journée-là, tu as décidé coûte que coûte, que tu allais tenter de saccager une relation.

Une relation qui oui était fragile, mais qui sincèrement, ne méritait pas ce qui lui est arrivé.

Ne va surtout pas penser que je suis dans le déni, que je crois que tu es totalement en cause et que mon conjoint est totalement innocent. Bien évidemment, un jeu de séduction ne se joue pas seul. Il faut deux parties.

Je pense à toi et je m’interroge.

Comment peut-on en venir au point d’une relation où nous avons l’envie, non seulement d’anéantir notre vie de famille, mais, en plus, de tenter de s’immiscer dans la vie amoureuse de deux autres personnes.

Comment peut-on vouloir blesser une personne (ton conjoint) à ce point?

Tu sais, un côté de moi ne peut t’en vouloir. Il est séduisant avec son sourire charmeur, son odeur, ses yeux si doux. Je suis tombée moi aussi, il y a quelque temps de cela, sous les charmes de cet homme merveilleux.

Par contre, si cet homme merveilleux avait été en relation au moment de cette rencontre, jamais l’idée de détruire cette liaison ne m’aurait traversé l’esprit.

Je ne sais pas si c’est parce que j’ai un immense respect envers les gens, même ceux que je ne connais pas, ou si c’est simplement parce que j’ai confiance en moi, mais cette journée-là où toi, tu as décidé que tu allais l’approcher, sans te soucier de moi et de mes sentiments, j’ai encore de la difficulté à assimiler ce qui s’est passé dans ta tête.

Ne t’en fais pas. Lui… je lui en veux aussi. Il travaille fort pour me convaincre que tu n’étais qu’une distraction, qu’une évasion. Et je le crois, tu sais. Qui n’aimerait pas se faire séduire avec assurance par une femme au regard intense et aux paroles déstabilisantes?

Malheureusement pour toi, il est resté et j’ai décidé de lui faire confiance à nouveau. Tu sais pourquoi ?

Parce que notre amour, je crois, est beaucoup plus fort qu’une relation qui se passe dans un ascenseur ou dans un bureau entre quatre murs… Dommage que tu aies cru le contraire.

Je pense à toi, tu sais.

Je me demande si maintenant que tu as détruit ta famille, que tu m’as blessée et que tu es seule dans ton logement avec tes enfants, tu te sens satisfaite? Heureuse?

Crois-tu que ça aura valu la peine de faire cela, maintenant que tu vois où tu en es?

Tu sais, je pense à toi et je dois t’avouer que j’ai un peu pitié.

Je te souhaite sincèrement de trouver un sens à ta vie. De guérir les blessures intérieures qui te rendent si antipathique.

Ne te soucie pas de moi, comme tu l’as fait en mars dernier. Je vais bien. Je suis toujours aussi amoureuse et je suis persuadée d’une chose : tu auras au moins réussi à renforcir mon couple d’une certaine façon. C’est drôle à dire hein?

Mais oui, cet événement m’a rendue plus forte, m’a donné envie de communiquer avec mon conjoint, m’a donné envie de croire que l’amour est assez fort pour traverser des tempêtes et pour les surmonter ensemble.

Tu sais, je pense à toi, mais j’ai cessé de penser à vous.

Tu sais pourquoi ?

Parce qu’il n’y avait tout simplement pas de vous. Et ça, je le sais. Nous le savons toi et moi.

Je pense à toi et j’espère que, tout comme moi, tu apprendras de cette péripétie.

Eva Staire

L’effort du temps

Plusieurs couples autour de nous se sont séparés ces derniers temp

Plusieurs couples autour de nous se sont séparés ces derniers temps. Vous saviez que cette maman s’était oubliée elle-même. Elle traversait ses journées, le teint gris et le dos courbé. Elle s’effaçait de plus en plus, de jour en jour. Et ce papa, à ses côtés, qui n’était devenu qu’un stéréotype de papa fainéant et bedonnant. Ils se sont levés un matin, en réalisant qu’ils en avaient assez des disputes, des vieilles rancunes et des longs silences… Et ce jour‑là, ces super ‑parents ont choisi de refaire leurs vies avec un autre humain.

La même maman a pris du temps pour elle. Tant qu’à être seule la moitié du temps… aussi bien se remettre en forme. Elle s’est remise à la course. Elle a couru et couru encore, de plus en plus loin et de plus en plus longtemps. Elle a découvert qu’elle se dépassait, qu’elle repoussait ses limites et qu’elle apprenait à apprécier le souffle du vent.

Celui qu’elle appelait son homme s’est aussi ressaisi. Plus personne pour passer derrière lui… pas le choix de se ramasser. Et il s’est mis à laver, à frotter, et surtout, à réaliser tout ce qu’elle avait fait pour lui. Parce que quand on est seul la moitié du temps, ça nous en laisse encore beaucoup pour réfléchir.

Puis, ils ont respectivement rencontré un petit quelqu’un qui les faisait se sentir spécial à nouveau. Plus rien n’était tenu pour acquis, tout était à reconstruire. Prendre soin de l’autre, tout en prenant du temps pour soi. Laisser de l’espace à l’autre et lui faire de la place en soi. Se laver, se raser, se coiffer… Recommencer à se sentir désirable et désiré.

Et c’est à ce moment‑là qui me vient une réflexion, aussi frappante que déstabilisante. Et si chacun d’eux avait fait les mêmes efforts pour l’autre, que ceux qu’ils ont faits pour rencontrer quelqu’un de nouveau? Et si ces deux anciens amoureux avaient pris soin l’un de l’autre, autant que d’eux‑mêmes?

Et si cette maman, encore en couple, avait pris du temps pour elle? Et si elle s’était remise à la course et à aimer la vie?

Et si ce papa avait commencé à ne pas tout tenir pour acquis, ni sa femme ni ce qu’elle faisait pour lui?

Et si, ensemble, ils avaient choisi de retomber en amour l’un avec l’autre, au lieu de se chercher un nouvel humain à aimer?

Attention, je ne condamne pas ici la séparation et je trouve tout à fait normal que l’on cherche à être heureux et qu’on prenne les moyens nécessaires pour le devenir. Ce qui me désole, c’est que dans cette société où on surconsomme sans arrêt, nous en soyons venus à échanger même les humains pour des meilleurs modèles. La vérité, c’est que la personne avec laquelle tu partages ta vie, ce n’est pas un téléphone intelligent que tu peux changer pour un plus performant.

Être en couple, c’est facile. Aimer, cajoler, faire l’amour, c’est facile. Mais essayer de se souvenir de qui nous sommes et prendre soin de soi, tout en donnant à l’autre cette même liberté, ça, c’est dur! Mais si, au quotidien, on traite l’autre comme si c’était encore tout nouveau, on a une belle solution en main.

Prendre soin de soi. Laisser à l’autre de la liberté. Aimer ses différences. Accepter ses imperfections. Et surtout, ne rien tenir pour acquis. L’embrasser, comme un adolescent. Lui faire l’amour, comme dans les premiers temps.

Si tu es en couple depuis longtemps, demande‑toi : à quand remonte ton dernier déshabillé ? Parce que oui, quand on est un vieux couple, les grosses bobettes beiges sont des choix confortables. Mais les mettrais‑tu devant un nouvel amant? Non? Alors voilà! Si on mettait tous les mêmes efforts pour notre partenaire de vie que ceux que ça nécessite pour en conquérir un nouveau, les couples tiendraient certainement plus solidement.

Rappelle‑toi pourquoi tu as choisi d’avoir des enfants avec lui ou avec elle. Rappelle‑toi ce qui t’a fait tomber en amour. Rappelle‑toi du coup de foudre et de la passion du début. Et ne laisse pas le temps effacer tout ça. Parce que la recette miracle d’un couple heureux, c’est de mettre tous nos efforts pour combattre le temps.


Joanie Fournier