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Chez nous

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Chez nous, il y a du linge qui traîne, on trouve des jouets dans absolument toutes les pièces de la maison, le plancher est rayé par les griffes des chiens et la table de la cuisine est envahie par le courrier accumulé. Ce n’est pas une maison témoin, c’est notre chez-nous, vivant et chaotique.

Notre maison est propre, mais mal rangée. Désorganisée quotidiennement par les enfants, mon chum ou moi. Parfois, on se ramasse, ça dure environ une demi-heure et le chaos revient. Sur le bureau de l’ordinateur familial, un vieux bol de popcorn attend de se faire nettoyer, des livres et de vieilles photos sont empilés comme la Tour de Pise, trois paires d’écouteurs traînent sur la chaise et un bibelot en bois pour masser les pieds bloque l’accès au clavier.

La table basse dans le salon est remplie de jeux de société, de livres, d’albums photo, de jeux de cartes et de tablettes électroniques. Les meubles sont tout croches et les cadres au mur ne sont jamais droits. Dans la cuisine, le comptoir est tellement rempli qu’on n’a jamais de place pour cuisiner et on coupe nos légumes sur la table de la cuisine entre deux piles de lettres de la banque.

Notre lit est un dépôt de linge. Notre canapé aussi d’ailleurs! Les sacs d’école traînent sur le plancher, entre les boîtes à lunch et les bottes. Il y a des chaussettes orphelines un peu partout. On trouve des verres oubliés dans toutes les pièces. La laisse du chien attend sa prochaine promenade sur le paillasson de l’entrée, à côté de la caisse de bières vides qui est censée aller à la consigne depuis trois semaines.

Je ferme religieusement la porte de la chambre de mes ados pour ne pas voir leur chaos. Je ne dispute jamais mon chum parce que ses vêtements de l’avant-veille sont au pied du lit, car je fais la même chose!

Dans la salle de bain, à côté du verre à brosses à dents, on trouve un gazou, une charge de téléphone et un crayon-feutre. La baignoire est pleine de mitaines et de tuques qui sèchent. La serviette du petit dernier est à terre devant la porte de la douche.

Oh que non, ce n’est pas une maison témoin! Parfois, je suis un peu gênée d’aller chez des gens où rien ne dépasse, où tout est rangé, où c’est trop… vide! Je ne peux pas croire que des enfants vivent et jouent ici!

Chez nous, c’est vivant. Chaque objet perdu finira par être retrouvé. Chaque morceau de linge porte les souvenirs de sa journée. Chaque jouet est plein de vie.
Chez nous, c’est animé.

Je préfère savourer cette vie-là, plutôt que passer mon temps à ranger.

Et vous, lâchez-vous prise sur votre lieu de vie?

 

Gwendoline Duchaine

 

Mon marathon désorganisé

Je vous envie un peu, beaucoup (je dirais même à la folie), vous,

Je vous envie un peu, beaucoup (je dirais même à la folie), vous, les gens bien organisés. Ici, dans ma maison, toutes les tentatives d’engager madame organisatrice ont échouées. Je suis pourtant remplie de bonnes intentions, mais sans succès.

Depuis plusieurs années, j’essaie très fort d’introduire une certaine routine de préparation dans ma vie de maman. Quand je n’avais que moi à gérer dans mes petites bottines, je détestais avoir une structure de vie. Pour moi, l’organisation tuait la spontanéité. Pour être honnête avec vous, je la trouvais même ennuyante. J’aimais que la vie me surprenne chaque jour, j’appréciais n’avoir aucune idée de la suite des choses. Je voyais ces femmes noter tout dans leur agenda, avoir des « to do list ». Elles semblaient être réglées comme une horloge. Je peux dire que leur emploi du temps semblait extrêmement bien structuré, mais à cette époque, je ne voulais en rien leur ressembler. Maintenant, je les comprends tellement.

Me voilà, aujourd’hui, maman d’un grand soleil de 8 ans et d’un petit loup de 20 mois. Le matin est toujours digne d’une course olympique dans notre petit nid. Tout doit se passer si rapidement qu’Usain Bolt serait médaillé d’argent s’il nous avait comme adversaires.

Je me lève trop tard. Ensuite, je dois faire les lunchs, habiller mon trotteur, lui donner la toast qu’il me demande pour qu’il me la rejette en hurlant, car ce n’est pas LA rôtie qu’il veut. Puis, mon grand bonhomme ne désire pas s’habiller, il souhaite regarder la télévision. Je sens la tension monter en moi. C’est à ce moment que je cherche la boîte à lunch et qu’elle est introuvable. Je me dis que j’aurais vraiment dû la préparer la soirée d’avant. Le moment venu de quitter la maison, je veux le parapluie et devinez qui a disparu de sa cachette? Hé oui! Le parapluie a fait une fugue. Ouf… je suis déjà épuisée.

La soirée n’est pas plus paisible. Papa termine le travail à des heures toujours différentes, souvent plus tard que tôt. Je me transforme alors en poule pas de tête. J’arrive, je lance les sacs au sol, je dépose petite bouille sur le plancher et demande à mon petit écolier de faire ses devoirs. Par la suite, je me pose la fameuse question « qu’est-ce qu’on mange pour souper? ». Je regarde l’heure, je me dis que le temps presse, Lilix, de son surnom, semble affamé. Tellement qu’il essaie, lui même, de faire à manger en se disant qu’il pourrait se transformer en bacon sautillant sur le plancher. Voilà que je m’efforce à gérer la crise en plus de mon grand coconut qui m’obstine qu’il ne veut pas faire ses devoirs ce soir, qu’il les fera demain. Il désire sortir jouer, mais bien entendu je suis DÉBORDÉE, donc je n’ai pas du tout le temps de le surveiller, alors la réponse est non. Nous avons également droit à du boudin pour le souper. J’apprécie grandement leur aide, mais du boudin au bacon, je n’aime pas! Une heure plus tard, je finis par trouver une idée de repas rapide et nous finissons par manger. Par après, la course folle au bain arrive, mon mini se débat pour être certain que je sois incapable de lui mettre sa couche. Je vous dirais même que c’est une grosse torture pour lui. Le pyjama, lui, je n’en parlerai même pas. L’heure du dodo sonne enfin!

Le dernier bisou rempli de rêve donné, je descends les marches à pas de souris. C’est aujourd’hui que je vais changer. C’est ce soir que je prépare tout pour demain. Je me donne le droit à une petite pause. Je m’installe confortablement et je regarde mon Facebook. Le temps passe et je bâille aux corneilles. Je décide de me coucher, me disant que je ferai tout demain. Et voilà que le matin venu le marathon olympique recommence…