Tag longévité du couple

T’es vite en affaires, ma belle!

Quand on dit que l’amour se pointe le bout du nez quand on s’y a

Quand on dit que l’amour se pointe le bout du nez quand on s’y attend le moins… c’est parfois vrai! C’est ce qui m’est arrivé. J’ai failli faire ma snob et le repousser, mais finalement, j’ai plongé.

Ramenons-nous vingt ans en arrière (oui, on commence à porter fièrement l’étiquette de vieux couple!). Je revenais de passer six mois pour travailler et découvrir le monde. J’avais entamé mon passage sur les bancs de l’université, je travaillais pendant l’été pour payer mes études. Je traînais dans ma petite poche arrière une peine d’amour qui m’écrabouillait le cœur. Le genre dont tu es convaincue à 3 000 % de ne jamais te remettre. Rencontrer quelqu’un n’apparaissait pas sur ma liste de projets, même à long terme.

Et puis, il est apparu. Jeune homme, beau pétard, cultivé, intéressant, athlétique, à l’écoute, drôle, poli, respectueux, à la recherche de l’amour de sa vie, en quête de stabilité relationnelle. « Je cherche la femme de ma vie, celle avec qui je vais fonder ma famille », m’avait-il dit. Cartes sur table. On niaise pas avec la puck! Non mais, on s’entend qu’on n’a pas toutes ça sur notre chemin à l’âge de vingt ans!

Il m’a invitée à sortir. « Oui, ok! » On a ri. On a bu. On a discuté. Enfants, famille, carrière, études, histoire mondiale, musique, voyages, rêves sérieux et désirs fous. On avait en commun d’être partis de la maison familiale à seize ans. Nos mères étaient toutes les deux agentes de pastorale, quelle coïncidence! Lui aimait U2, moi les Beatles. On avait en commun d’être des machines à parlotte, alors la soirée s’est éclipsée en un éclair au chocolat.

Il s’est réveillé dans mon 2 ½. Et qui dit 2 ½ dit juste un lit. Simple, par-dessus le marché. Pour faire une histoire simple et sauter quelques détails, il s’est réveillé dans mon lit et dans mes bras. C’était le jour un de notre cohabitation. Pourtant, je lui avais demandé un mois pour « décider » si je l’aimais. Comme si ces affaires-là se décident avec la tête.

On a caché notre relation le plus longtemps qu’on a pu. Mais avant que la pleine lune revienne, on s’était dit « je t’aime » et tous nos amis avaient remarqué nos yeux dans la graisse de bine quand on se croisait. Un amour si fort, ça se cache mal, ça prend toute la place.

« Si tu veux, tu peux apporter ta brosse à dents chez nous… » J’ai fait une place dans la garde‑robe. Une place sur le bord de l’évier de la salle de bain. Dans le lit, par contre, il fallait s’empiler. On a quand même habité pendant deux ans dans cet appartement minuscule et dans ce lit à une place. Appelons ça un bon test pour le couple.

Six mois après notre première rencontre, nous étions fiancés. Dix-huit mois plus tard, mariés. Nous avions en mains les clefs de notre maison. Le vrai petit couple standard : maison, garage, auto, voyages… Je venais à peine de fêter mes vingt-deux ans.

Mais qui aurait dit qu’être vite en affaires à ce point-là pouvait mener à une aussi belle histoire d’amour, au récit d’une relation durable et à l’épreuve de tout?

Et si jamais nos enfants sont aussi vite sur la switch à mariage, on s’attend à assister aux noces d’ici dix ans!

Dans les yeux du vieux couple

Je me souviens de ce premier regard. On s’était regardé subtilem

Je me souviens de ce premier regard. On s’était regardé subtilement au départ, puis ce petit coup d’œil s’était intensifié, innocemment. Le destin a voulu qu’on se séduise ensuite et qu’on apprenne à s’aimer. Nous avions tous les deux des petites étincelles dans les yeux. Comme si nous étions envahis par des feux d’artifice.

En s’aimant, on a connu l’autre dans ses bons jours, mais aussi dans les plus difficiles. Être ensemble a été un apprentissage. Soit celui de la tolérance, de l’acceptation, du respect.

Puis, comme tout couple qui s’aime, on a décidé d’habiter ensemble. Je me souviens de notre excitation. Nous avions maintenant un petit nid où loger notre amour.

Et vinrent ensuite les enfants. Les joies de la grossesse, le bonheur de devenir parents. De doux moments qui seront éternellement dans nos mémoires communes. Par moment, les petites étincelles diminuaient d’intensité. On s’oubliait parce qu’on manquait de temps. Nous n’étions plus prioritaires dans l’échelle de la vie. Nous étions des parents…

Je me disais que c’était normal. Que tous les couples avec enfants voyaient leurs papillons s’envoler de temps à autre… Je voyais ça comme un long processus continu dans lequel la logique était la décroissance des « Je t’aime ».

Mais malgré ces sentiments intériorisés, on se parlait. C’était souvent entre deux courses ou deux tâches, mais on le faisait. On prenait le temps de se regarder dans les yeux pendant qu’on communiquait. Et ces petits regards-là, rapides mais sincères, sont ceux qui ont tout changé.

Ils m’ont fait voir la vie différemment. Oui, nous avions évolué. Nous n’étions plus ces jeunes amoureux de seize et dix-sept ans. Mais ce regard était le même. La même profondeur qui m’avait tant plu jadis. Le même bleu qui m’avait fait fondre lors de notre première rencontre.

J’en suis venue à un raisonnement des plus intuitifs : les vieux couples n’ont pas toujours besoin de se dire qu’ils s’aiment. Ils se regardent et se comprennent. Dans tous les regards que nous avions échangés, il y avait des mots. Mais je n’avais pas su les entendre. Et mes petits papillons, ceux qui me donnaient l’impression de s’être envolés, ils ne l’avaient jamais fait. Ils avaient été endormis par toutes mes suppositions.

Mes yeux t’ont dit : « Je t’aime ». Ton regard m’a répondu : « Moi aussi ».

♥♥♥

Kim Racicot

 

De l’Amour avec un grand A

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Aujourd’hui, c’est une fête spéciale, une fête où l’amour est en vedette. Tu sais que je t’aime tous les jours, mais aujourd’hui, j’ai envie de profiter de l’occasion pour le dire à tout le monde. Je veux montrer aux gens qu’une belle histoire d’amour n’existe pas que dans le film Les pages de notre amour. Alors voilà pour toi, mon beau Vivy, de l’amour à profusion.

 

Pour commencer, je tiens à te dire que tu es un homme merveilleux. Un homme que j’ai gagné à connaître avec les années. Un homme avec tant de gentillesse, douceur, humour et tendresse. Tu sais, c’est si apaisant de me retrouver dans tes bras. Quand je sens l’angoisse de la vie monter en moi, je n’ai qu’à me coller sur toi pour me sentir rassurée. Je sais, parfois, c’est difficile à croire que je suis parfaitement heureuse avec toi. Surtout quand je chiale sur à peu près tout. Mais sache que ces jours-là, généralement, je ne m’endure pas moi-même.

 

Tu es apparu dans ma vie comme un cadeau du ciel. Je ne croyais pas au coup de foudre, mais je n’ai pas eu le choix après m’être fait jeter au sol par ton sourire si magnifique. Encore aujourd’hui, il sait me charmer. J’ai toujours cru que les papillons n’étaient que pour les « débuts », mais non! Même après six ans et demi, je le vis encore. Il y a plusieurs Monarques dans mon petit bedon. J’ai encore des frissons quand je t’aperçois. Je suis encore en admiration devant toi. Je te vois toujours dans ma soupe, quand tu n’es pas là. J’aime encore rêver de toi telle une petite fille qui rêve de son prince charmant. Seulement, moi je suis chanceuse, je l’ai, ce « fameux » prince. Je n’ai plus à le chercher. Il est ici, tous les soirs, à mes côtés.

 

J’ai eu peur que l’épreuve «être parents » nous tue à petit feu. Mais heureusement, nous sommes toujours ensemble, plus forts que jamais. J’ai tellement d’admiration pour toi quand je te vois assis par terre avec Félix. Parfois, tu ne le sais pas, mais je te regarde jouer et parler avec lui et je ne peux m’empêcher de te trouver si extraordinaire. Nous sommes si chanceux de t’avoir.

 

Tu as réussi à me faire voir une facette de l’amour que je n’avais jamais aperçue. Tu as réussi à me refaire croire à l’amour pour toujours. Tu as réussi à me libérer de mes craintes. Mais surtout, tu as réussi à me faire t’aimer avec un grand A.

 

 

Je t’aime mon bel amour!

 

Karine Larouche