Archives février 2017

On coupe dans le gras !

Quand j’étais petite, je chantais innocemment « Mon corps, c’

Quand j’étais petite, je chantais innocemment « Mon corps, c’est mon corps, ce n’est pas le tien ! » Parce que c’est MON corps, il ne regarde que moi. Si JE décide que tu n’y touches pas, tu dois me respecter. Si JE décide que mon corps est parfait comme il est, tu n’as pas à dire le contraire, sauf si tu es médecin et que tu veux mon bien (et que tu le dis bien). Et quand JE décide que mon corps me donne des complexes et que j’ai tout fait pour l’améliorer sans y parvenir, J’ai le droit de choisir la méthode forte : la chirurgie.

C’est ce que j’ai fait il y a deux ans. Jusqu’à mes trente-cinq ans, j’avais un métabolisme hyperactif qui brûlait plus que ce que je consommais. Pendant chaque grossesse, j’ai pris entre quarante et soixante livres. Pis pas en muscles, je vous le dis ! J’ai perdu tout ce poids comme une grande, sans régimes, juste (ne voyez pas en ce « juste » que c’était facile ! Ça m’a demandé des efforts et de la volonté) en mangeant sainement et en bougeant, et en accouchant ! Fierté. Jusque-là, la chirurgie esthétique n’était pas dans mes plans. Mais la bedaine et les seins y ont goûté. J’avais déjà des vergetures depuis l’adolescence, mais là, en plus, j’avais la peau molle, attirée avec beaucoup de conviction vers le centre de la Terre.

Je me suis informée : sites Internet des cliniques, personnes qui étaient passées par là, forums de discussion où je pouvais trouver des opinions honnêtes sur la chirurgienne que j’avais en mire. J’ai économisé. Ce n’est pas donné, une abdominoplastie et un redrapage des seins ! Mais bon. Je ne bois pas, même pas du café. Ma voiture date de 2009. Je ne mets pas la moitié de mon budget dans des cigarettes ou des restaurants. Donc, si on fait le calcul et qu’on s’y prend d’avance, avec un emploi stable et un peu de serrage de ceinture, on peut y arriver. 20 000 beaux dollars.

J’étais nerveuse de rencontrer la chirurgienne, mais je n’ai eu aucune surprise. Les interventions, les prix, la période de convalescence, les accessoires à acheter pour soutenir la peau découpée et recousue : tout était fidèle à ce que j’avais appris en faisant mes devoirs de recherche. Deux mois après, j’étais couchée sur la table de chirurgie. « Madame, vous semblez vraiment, vraiment calme ! Avez-vous des inquiétudes, des questions ? » Non. Je savais ce que je faisais. J’étais en santé. J’avais presque un mois de congé devant moi pour m’en remettre. J’avais attendu ce moment de retrouvailles avec mon corps si longtemps, j’étais prête. À moins de complications difficiles à prévoir, je me réveillerais avec un ventre et une poitrine très enflés, bleu-noir-mauve, des cicatrices à protéger, des sous-vêtements pas sexy pantoute à porter non-stop pendant au moins quatre à six semaines. Et contente de l’avoir fait.

L’opération a été un succès. J’ai récupéré rapidement. Mon mari a beaucoup aimé la version FFF de mes seins accrochés en dessous du menton (le temps que ça désenfle… parce que oui, messieurs, ça finit par dessouffler pour retrouver la taille voulue). Si ça avait été sa décision, il n’aurait pas fait l’opération. Il me répétait souvent qu’il me trouvait belle, peu importait la taille de mon ventre ou de mes seins et les vêtements que ceux-ci me permettaient de porter. Mais ce qui m’a surtout touchée, c’est qu’il a respecté ma décision. Il a vu que j’avais prévu les finances et mes congés pour que mon opération ne nuise pas à la famille.

Quand il est venu me chercher à la clinique le soir, il était très amoureux. Il était content de me retrouver. Il était aux petits soins avec moi, tout comme les enfants, sans me traiter en handicapée. J’ai dormi quelques nuits sur le divan inclinable du salon, puis j’ai pu retrouver mon homme dans notre lit, dans notre chaleur. Aujourd’hui, j’ai du gras de bedon et sur les hanches et je regrette de ne pas avoir insisté pour diminuer mes seins d’une taille pendant que c’était le temps. Mais le résultat est là. Mes mamelons n’embrassent plus mon nombril quand je me débrassière (vous savez, ce moment libérateur ?!). Le muffin top est beaucoup moins proéminent quand je porte des pantalons à taille basse (il paraît que cette merveilleuse mode [grrr…] est en train de faner). Je ne porte pas plus de bikini qu’avant parce que ce n’était pas mon but. Mais je suis plus à l’aise avec mon corps. Mon corps ressemble plus à celle que je suis en dedans. Et quand je m’entraîne et que je mange sainement, je sens qu’il y a un espoir réel d’avoir l’air d’avoir des abdos !

Et si un jour, je doute que ça a valu la peine, je vais rouvrir les photos du CD avant-après que la clinique m’a remis. Ça devrait faire disparaître les doutes assez vite. La chirurgie n’a pas fait disparaître tous les complexes et j’utilise encore une culotte rafermissante quand je porte une robe ceintrée. Mais pour moi, ça a fait comme l’épilation au laser: ça m’a enlevé l’obsession quotidienne de mon corps.

Eva Staire

Si on relâchait… la relâche?

Plus que quatre

Plus que quatre dodos et voilà, la relâche sera arrivée! 

 

YÉ!

 

Sérieusement, j’aime ce moment où j’ai mes enfants avec moi. De plus, cette année, chéri s’est libéré et sera avec nous en vacances! N’est-ce pas juste fantastique?!

 

Mais, j’ai à vous jaser les amis. Eh! Oui, au fil des mois à vous partager mes textes, j’en suis à vous considérer comme des amis, en quelque sorte. Donc, que faites-vous durant la relâche?

Ski, glissade, pêche, raquette, visiter des musées? Des centres d’amusement intérieurs ou extérieurs? Cinéma! Ou pas…

 

Mais entre nous, le mot « relâche », ça vous sonne pas une cloche? Pourquoi serions-nous obligés de courir les activités? Pourquoi ne profiterions-nous pas tout simplement des moments simples? Jouer à des jeux de société, glisser sur les buttes que l’on repère à même notre quartier, faire des bricolages, de la peinture, chanter, danser ou même cuisiner. En famille, bien calmement, sans stress? 

 

En quoi nous créer l’obligation des grandes sorties est-il si primordial? Bien entendu, nous voulons que nos chères têtes blondes s’amusent, ne s’ennuient pas et surtout, qu’elles emmagasinent des souvenirs impérissables des joies des congés d’hiver. Mais est-ce vraiment nécessaire de créer nous-mêmes leurs activités? Ne peuvent-ils pas se réinventer comme nous le faisions dans notre jeunesse?

 

Ces moments où un rien devenait un vrai trésor, où le chien de la famille était un chien de traîneau. Ces journées où on se construisait des châteaux de doudous que nous imaginions être des igloos. Les planchers de lave, ces rouleaux de papier de toilette devenus des sabres laser. La pâte à sel que l’on peint avant la cuisson. Les abris de neige nous protégeant des attaques de boules de neige de nos ennemis d’un instant.

 

Bref, la simplicité. La joie de se réinventer.

 

Je n’oublie pas les familles dont les parents n’ont pas cette semaine de congé, gardienne et famille prenant la relève. Pour certains, cette semaine est un surplus de stress et les changements de routine qui débalancent toute la famille ne sont pas de tout repos. Ne vous sentez pas coupables de ne pas avoir de congé à ce moment. Profitez des instants que vous gagnez, parce que même si vous travaillez, vos enfants n’ont pas de leçons, pas de devoirs… du coup, vous gagnez du temps avec eux!

 

Bref, je vois les publicités des promesses de sorties plus sensationnelles les unes des autres, mais n’oubliez pas la base. La semaine de relâche, c’est au départ pour se « lâcher ». Ne vous mettez pas de pression, la vie nous en crée bien assez!

 

Bon congé à tous et toutes!

 

Simplement Ghislaine.

Même pas peur!

Il m’est arrivé de crier devant mes enfants. De sortir mes gros y

Il m’est arrivé de crier devant mes enfants. De sortir mes gros yeux menaçants. T’sais, une mère à boutte, c’est une mère à boutte. Et quand c’est arrivé, j’ai vu dans le regard de mes enfants une peur, une inquiétude qui m’a fait peur. Je ne veux pas être cette mère-là qui règne parce qu’elle est crainte et se croit toute-puissante. Dans ce temps-là, j’aurais le goût de m’auto-dire : « Vade retro Satanas! »

Mais la plupart du temps, je me contrôle, je gère mes trop-pleins comme j’aimerais que mes enfants gèrent leurs émotions. Un travail de chaque instant.

Ce soir, mes enfants m’ont donné à tour de rôle la petite tape dans le dos qui me félicite de mes efforts et qui renforce mes bons comportements.

***

Belle cocotte : « Maman, c’est quoi, les règles? Pas comme les règles d’école ou les règles de discipline, là… » Après explications d’usage, elle me dit : « C’est l’fun, maman, parce que toi et moi, on est toutes les deux scientifiques. Ça fait que si j’ai des questions, je peux te les poser, et toi aussi, tu aimes ça quand je fais ma “minute scientifique!” »

Les discussions existentielles, ce n’est pas obligé d’être compliqué et cousu de malaises.

***

Moi : « Est-ce que quelqu’un a vu le LeapPad de Coco? Je pense qu’il aimerait jouer avec dans les prochains jours et il est encore ‘disparu’ »

Silence radio.

Trente minutes plus tard, Tiloup vient me voir : « Tiens maman, j’ai trouvé la tablette de Coco. Elle était en dessous de mes couvertures. Je voulais aussi te donner ton colleux bonne nuit. »

Il aurait pu cacher la vérité et la tablette, mais non. Il savait que je ne le chicanerais pas, alors il m’a simplement rapporté le jeu de son frère.

***

Tiloup : « Guliana et moi, on a le même projet pour plus tard. On veut se marier ensemble. »

Cette déclaration sortant de la bouche de mon bonhomme de six ans m’a charmée. C’est parfois si difficile pour les petits garçons de révéler leurs émotions!

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Grande Peanut, après deux mois à refuser de prendre la médication qui l’aide à gérer son anxiété et ses sautes d’humeur explosives : « Maman, j’ai décidé de recommencer à prendre mes médicaments. Ça n’a pas d’allure, quand je ne les prends pas. Je suis vraiment désolée de tout ce que je vous ai fait vivre dans les dernières semaines. »

Après un câlin mère-fille, je lui dis : « On va appeler cette période, un test? »

Elle : « Oui, un test échoué. »

Moi : « Je parlerais plus d’un test concluant. Ça me soulage que tu choisisses de prendre soin de toi. »

Elle aurait pu continuer à s’enfermer dans un entêtement tiré des plus chaudes luttes de pouvoir. Mais non. Elle a corrigé le tir et m’en a parlé ouvertement.

***

Dix minutes après s’être couché, mini Coco s’est relevé et est venu me voir dans ma chambre : « J’ai juste oublié un petit quelque chose. Ton câlin et ton bisou. » Et il est retourné faire dodo, le cœur rempli de sérénité et de sécurité.

***

Ce sont des petites bulles d’instants, des câlins qui chatouillent le cœur et le font sourire. Après une soirée aussi bien remplie de confiance mutuelle, au dodo! Satan est retourné dans son trou pour y rester.

Sortir le soir

J’ai toujours aimé ça : sortir le soir. Aller dans les bars,

J’ai toujours aimé ça : sortir le soir. Aller dans les bars, savourer des ailes de poulet, boire de la bière, sentir l’odeur du tabac, danser jusqu’au petit matin… À quinze ans, j’ai commencé à rentrer tard le soir et à fréquenter ces endroits mystérieux et rassurants. Je m’y suis toujours sentie à ma place.

Puis un jour, j’ai eu des enfants. Quand mon ventre s’est arrondi, je n’ai plus eu envie de sortir. J’étais fatiguée, nauséeuse… Quand bébé est arrivé et m’a volé toute mon énergie, je ne sortais pas non plus. Je ressentais le besoin de rester collée à lui, je ne voulais pas me séparer de lui. Puis vinrent bébés numéro deux et numéro trois. Trois enfants en trois ans et demi! Les seuls moments où je pouvais avoir une soirée de libre, je la passais avec mon chéri!

Quand numéro trois a eu dix-huit mois, j’ai eu de nouveau la piqûre… Pour la première fois depuis des années, je suis retournée voir un concert, puis un autre, et encore un autre… Ces occasions étaient rares et précieuses! Mon échappatoire et ma soupape!

Petit à petit, mes enfants ont grandi… Cette année, je fête mes quarante ans. Eux vont avoir seize, quatorze et douze ans. Ils sont autonomes! Alors, le soir, leur maman sort dans les bars! Parfois avec son amoureux, d’autres fois avec ses amis. Leur maman est très souvent en shows. Elle fait presque tous les festivals l’été et adore l’ambiance de Woodstock!

Mes enfants me regardent aller avec fierté. Pourquoi? Parce que je savoure chaque journée et que je profite de la vie! Je m’amuse! Et ça fait de moi une bonne maman parce que ça m’aide à lâcher prise! Je remercie la petite chose rectangulaire qui me permet de rester en contact avec eux en cas de besoin quand je vais lâcher mon fou!

Et qui sait? Un jour, peut-être que je leur ferai découvrir les planchers collants des bars le vendredi soir et la multitude d’artistes que l’on peut y découvrir. Un jour, ils se laisseront eux aussi porter par la musique, la tête légère de houblon et le corps qui bouge au rythme du rock québécois.

Gwendoline Duchaine

 

Jeune maman

Petite mère, toute jeune qui se fait parfois regarder de travers. O

Petite mère, toute jeune qui se fait parfois regarder de travers. Ou de haut, trop souvent. Avoir un enfant, ce n’est pas une question d’âge ou même de maturité… Car la maturité, lorsqu’elle fait un « peu » défaut, nous saute vite dessus quand un petit être sort la tête.

Les nausées, les changements autant physiques qu’intérieurs sont un passage obligé. À différents niveaux pour toutes et ce, peu importe l’âge de la future maman. Que nous ayons dix-huit ou quarante ans.

Donner la vie, ce n’est jamais sans soucis.

À partir du moment où une femme devient une mère, en général, elle a toujours l’espoir de bien faire. C’est faux de croire que l’âge apporte le savoir.

Il m’est souvent arrivé d’entendre des commentaires, de croiser des regards de sous-entendus parfois un peu incendiaires. Ces femmes qui regardent la jeune maman arrivant un peu gauche devant les jugements ou idéalement, s’en fichant royalement. À vous, je vous dis que vous ratez une superbe occasion de mettre en pratique la solidarité que vous clamez avec tant de passion.

À toi, la jeune maman, que tu aies planifié la venue de ton bébé ou qu’il se soit juste pointé, tu l’aimes, ton bébé. Il ne manque de rien et surtout, pas de ton amour. Laisse faire ce que disent les vautours. Oui, des fois tu vas douter, mais on doute toutes à un moment donné.

Oui, des fois tu vas être découragée, tu risques même de pleurer.

Sais-tu combien de fois ça m’est arrivé ?

De me demander comment j’y arriverais !

Oui, tu vas avoir peur de mal faire, de te tromper, mais ça va arriver !

Tu vas en faire des erreurs, mais les plus âgées en font autant.

Tu veux que je te dise un secret bien gardé ? Nous sommes plus portées à faire l’étalage de nos réussites que de nos enfargées. C’est bien facile de se comparer, de se rabaisser. Mais je veux t’avouer aujourd’hui que même si j’ai la trentaine passée, ça m’arrive encore, avec mon troisième, d’être dépassée.

Tu l’as porté cet enfant-là, au même titre que les mamans plus âgées.

Tu l’as souffert ton accouchement, comme nous toutes évidemment.

Les coliques, les couches, les dents, les fièvres… Nous vivons toutes la même chose !

Fais-toi confiance, oublie les médisances et n’aie pas l’humeur morose.

Il n’y a qu’un seul âge idéal pour être maman, c’est celui où ça t’arrive, simplement.

Le meilleur conseil qu’on peut donner à une mère, c’est d’arrêter de toujours s’en faire.

Mais, même ça, je n’y arrive personnellement pas chaque fois.

Quand je vois une jeune maman comme toi, j’ai juste envie de regarder ton enfant et de te dire en souriant :

As-tu vu ce que tu as fabriqué ?

C’est TOI qui as contribué à ce miracle de la vie.

À partir de maintenant, tu peux tout surmonter

Quand tu l’oublies, regarde dans ses yeux.

Simplement Ghislaine B-Surprenant

Quand repas rime avec dégâts

L’heure du rep

L’heure du repas… Une partie de plaisir

Qui dit bébé d’un an dit le début de l’indépendance. Fini le bébé, y’en a plus!
C’est aussi le moment où tu comprends que l’heure des repas n’est plus autant une partie de plaisir et que tu tentes du mieux que tu peux de trouver les meilleures solutions POSSIBLES pour éviter les beaux dégâts et la crise de nerf.

Voici donc mes huit trucs à essayer pour vous accrocher un sourire en coin si, comme moi, vous êtes dans cette magnifique période de transition… hum hum… plutôt le début d’une longue période… ahaha!

1- Quand ton gars te regarde dans les yeux et laisse tomber sa nourriture par terre avec un beau gros sourire, laisse-le faire… Courage! Tu en as encore pour un an comme ça.

2- S’il existait un abat-jour pour chien, mais pour bébé, je pense que je lui en aurais installé un au cou question de ramasser toute la nourriture qui tombe sans dégâts… (JE BLAGUE) mais j’y ai réellement pensé! Hihihi!

3- Procurez-vous un chien: idéal pour ramasser tous les dégâts.

4- Installez une nappe de plastique sous la chaise haute ou bien un rideau de douche… après le repas, hop! On secoue dans le lavabo et le tour est joué! Personne ne vous jugera. 😉

5- J’avais lu sur Internet que d’applaudir le papa en disant bravo papa de garder la nourriture sur la table ou dans la bouche et non par terre encourageait l’enfant à suivre l’exemple… Résultat: mon gars riait de nous et nous aussi. Hihihi!

6- Tenter de discipliner bébé en répétant “non” d’un ton ferme à plusieurs reprises, à sa hauteur et en montrant l’index qui fait non… Résultat: bébé qui rit = maman découragée.

7- Si vous n’êtes pas madame chasse-taches comme moi, meilleur conseil EVER: achetez juste des vêtements foncés ou des bavettes grand format en plastique… Ça m’a sauvé la vie quand j’ai fini de m’obstiner continuellement à me dire qu’il est donc bien cute en bleu poudre.

8- Procurez-vous une balayeuse Dyson, dispendieuse, mais combien pratique! Elle ne prend pas de place, pas de bruit et pourra certainement vous sauver de ramasser à quatre pattes les morceaux collés sur votre plancher.

Au final, prenez ce temps comme une partie de plaisir. Je crois que la clé dans notre cas a été de décrocher et de s’amuser plutôt que de s’en faire avec le ramassage et la discipline.
Dites-vous simplement que vous n’êtes pas seuls, que ça passera et surtout que je sympathise avec vous! 😉

 

 

 

La Bête

Semaine de relâche. Quelques activités prévues au programme, sans

Semaine de relâche. Quelques activités prévues au programme, sans plus. Neuf heures. J’en suis à mon deuxième café. Les filles sont debout depuis un bon moment. Je les appelle mes princesses à pas d’éléphant. « Pourquoi marcher sur la pointe des pieds alors qu’on peut marcher du talon? », me dit toujours l’une d’elles. T’as bien raison, mon Abi. Mais marcher comme un éléphant réveille ton frère qui dort au sous-sol. « La journée appartient à ceux qui se lèvent tôt », qu’elle me dit. Maudit sens de la répartie.

Mon grand pré-ado de fils avec ses bras trop longs et ses jambes dans lesquelles il s’emmêle souvent n’est toujours pas debout. Depuis deux jours, il semble combattre un virus. Mini fièvre, courbatures et grommellements. Pas d’appétit. J’ai trois enfants. J’en ai vu d’autres. Ça ne m’inquiète pas. Pas encore.

Je descends à la tanière de l’ours. La porte de la chambre est toujours fermée Pas un bruit. Je cogne. Pas de réponses. J’ouvre.

– William?

L’odeur d’urine me monte à la tête. Il me faut quelques secondes pour que j’y voie quelque chose. Des rideaux coupe-lumière. C’est ce qui a donné le sens au mot obscurité.

– William?

Ça bouge dans son lit. J’ouvre la lumière. Et je vois.

Mon fils. Il est translucide. Je vois chacune des veines de sa peau. Ses yeux sont ouverts, l’air hagard. Ses cheveux sont ébouriffés. Les draps sont mouillés. Une image incongrue. Je suis Elliot et il est E.T. l’extraterrestre. E.T. va mourir. Mon fils va mourir. Je ne sais pas pourquoi. Je ne sais pas quand, mais mon fils se meurt.

Je crie. Je crie à l’aide. Je dis aux filles de réveiller leur père.

– Maman… je ne peux plus me lever… La faiblesse de sa voix. Cette fragilité qui émane de lui. Mon joueur de soccer. William l’Invincible. William qui s’est appelé William pour William Wallace dans Braveheart. Il ne m’a jamais paru si petit, si vulnérable.

Cent-vingt km plus tard, nous sommes au Childrens Hospital. L’homme à la guérite du stationnement. Je m’en rappellerai longtemps. L’effroi et l’inquiétude dans ses yeux lorsqu’il a regardé mon fils. Rien de rassurant, mais il me valide. Mon garçon ne marche plus. L’homme court nous chercher une chaise roulante. Et comme dans les films, je cours à l’urgence, car le temps joue contre moi. Contre lui. Contre nous.

Infirmières, triage, médecin. Il est placé en observation dans une unité qui déborde. Mon garçon ne résiste en rien. Complètement apathique. Ne parle que pour se plaindre de maux de tête. On soupçonne une influenza sévère, courante à ce temps-ci de l’année. Bien sûr, on se trompait.

On lui administre par voie intraveineuse un médicament contre les migraines. Ça assommerait un cheval, qu’on me dit. Le cheval ne s’assomme pas, bien au contraire; il devient plus agité, se tenant la tête avec les deux mains. Il pleure, il gémit. Plusieurs heures passent. Son état se détériore. On poursuit les recherches. Je tiens la main de mon fils. Je lui parle doucement. Les lumières sont maintenant fermées, car il ne les tolère plus. Ce sera une journée de pénombre tout comme elle a commencé.

C’est bientôt la nuit. L’ange blanc arrive, se présente. Une belle médecin blonde. Elle n’aime pas la raideur dans la nuque de mon fils. Peu probable que ce soit une méningite, mais on doit éliminer la possibilité. Virale : on ne s’inquiète pas. Bactérienne : on peut en mourir et le temps compte. Décharge signée s’il reste paralysé, pardonne-moi mon fils, ponction lombaire avec une aiguille trop grande, trois infirmiers pour l’immobiliser, un sédatif et moi qui lui tient la main. On aura le résultat dans deux heures. Deux heures maximum. Deux heures qui peuvent tuer mon fils ou non. Deux heures, le temps d’un film dans lequel se joue un drame où il est le héros.

Je suis tellement fatiguée. William dort enfin. Moins agité. Il est tellement beau. L’ange blanc se présente à nouveau. Méningite bactérienne à méningocoque. On doit agir vite. Un antibiotique lui est à nouveau donné par voie intraveineuse. On augmente le dosage, car il reste peu de temps pour combattre la bête. Son cerveau est compressé par ses méninges. Il est fatigué. On nous isole dans une pièce fermée toujours à la pénombre. William est contentionné aux poignets afin de l’immobiliser. Le bruit des moniteurs me rassure. Même saccade. Je me dis que ça y est. Ça va aller. On est sauvés. Je ne me suis jamais autant trompée dans une journée.

Je somnole. Mon fils s’agite à nouveau. Il veut défaire ses contentions. Les chiffres sur le moniteur cardiaque s’emballent tout comme mon garçon. « Ma tête, maman, ma tête », qu’il me chuchote. Il pleure. J’ouvre la porte, crie aux infirmières qui sont au poste à côté et là, presque tout s’arrête.

On me met dans un coin. Je me rappellerai aussi du mur froid que je sens dans mon dos, de la cohue dans cette petite pièce, des infirmières et des médecins qui y sont entrés en trombe. Je n’existe plus. D’où je suis, je ne vois plus mon fils entouré par tout ce personnel médical. Je n’entends pas leurs mots. Je ne vois que le moniteur et les chiffres qui augmentent, son rythme cardiaque et cette ligne qui se hachure.

Puis il n’y a plus rien. Plus de chiffres sur le moniteur cardiaque. Plus de ligne hachurée. Qu’une ligne blanche linéaire. Plus de petit bonhomme dessiné a la craie que je regardais enfant à la télévision les samedis matin. Nous sommes au Childrens Hospital et mon fils de douze ans vient de mourir.

Le choc a probablement été trop violent. De cela aussi, je m’en rappellerai. J’ai quitté mon corps. Je flottais au-dessus de lui. Je sais, ça parait complètement dingue. J’ai même hésité à vous le partager. Mais c’est l’histoire de mon fils et indirectement la mienne. J’ai vu mon fils étendu dans le lit d’hôpital et toutes ces petites abeilles s’affairant autour de lui. Ils tentaient de le réanimer. Je me sentais tellement sereine. Envahie d’une plénitude à laquelle je n’ai plus jamais goûté. À ce moment-là, j’ai probablement croisé l’âme de William. Je ne l’ai pas supplié de revenir. Je ne lui ai même pas parlé. Je ne faisais qu’observer.

Retour brutal dans mon corps. Le mur est trop froid. Je ne sais pas combien de secondes ou de minutes se sont écoulées. Je suis peut-être revenue au même moment que mon fils est revenu habiter son corps. Au même moment qu’il a repris vie, tout comme les chiffres et la ligne. Je ne le saurai jamais.

Bien plus tard, j’ai appris que le dosage de l’intraveineuse avait créé la crise cardiaque. Bien plus tard, après plusieurs jours, nous sommes revenus à la maison. Bien plus tard, des enseignants ont tenté de reprendre l’école avec William à la maison. Pas si tard : nous savions qu’il n’y aurait pas de reprise scolaire pour mon garçon dans l’année. Les maux de tête demeuraient accaparants et la lente, mais certaine dépression allait hanter mon fils pendant plusieurs mois.

Je n’aborderai pas les mois qui suivirent en détail. Tout cela est encore douloureux même si cinq années sont passées. La récupération fut longue. William était un joueur de soccer émérite. Un athlète. Toute son identité tournait autour du sportif qu’il était et qui maintenant, avait de la difficulté à marcher. Les amis vinrent au début et s’en retournèrent bredouilles avec leurs ballons de soccer. Ses sœurs étaient inquiètes. Papa prit soin davantage de ces dernières et moi de mon aîné guerrier.

Cinq ans sont passés presque jour pour jour maintenant. William, j’ai écrit ce texte pour toi. Car tu es une inspiration, un modèle de résilience, un combattant. Tu as su te relever malgré que tu sois tombé au combat. Tu as vaincu la Bête avec l’aide d’un personnel soignant et dévoué. Tu as aujourd’hui dix-sept ans et bien plus que la Vie devant toi. Tu en fais partie de cette vie, mon garçon. Tu deviendras un excellent policier malgré quelques maux de tête avec lesquels tu devras toujours composer. Tu continueras le soccer avec tes amis comme tu le fais déjà. Tu aimeras ton amoureuse plus fort que tout. Tu demeureras ce beau jeune homme sensible, mature et intrépide que tu es. Tu réaliseras tes rêves, des plus petits aux plus fous. Et surtout tu n’oublieras jamais d’où tu viens et ce qui s’offre maintenant à toi. Moi, je n’oublierai jamais. Je t’aime, fils.

http://fondationduchildren.com/

Méningite

Isabelle Bessette

 

Les miens et les tiens

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Quand j’ai rencontré mon amoureux et qu’ensemble, nous avons décidé d’embarquer nos quatre enfants dans cette folle aventure qu’est la famille recomposée, ma seule référence en la matière était Ramdam. Je savais très bien que ce n’était pas gagné d’avance : il y aurait un temps d’adaptation, les crises du genre « T’es pas mon père! » ou « Ma maman dit que… », des rénovations pour adapter la maison à sa population croissante, des factures d’épicerie légèrement plus salées, etc. J’étais consciente qu’un tas de défis nous attendaient, qu’on s’embarquait dans de quoi de gros, mais j’étais prête à affronter la vague, tête première, par amour (et naïveté!)

Je me suis vite rendu compte que lorsque tu recomposes une famille, tu skip la lune de miel assez vite, merci! T’sais, les premières années de couple, sans enfants, où tu fais l’amour n’importe où et n’importe quand, où tu pars en voyage sur un coup de tête, où t’as toujours les jambes fraîchement rasées, où ton soutien-gorge fit toujours avec tes bobettes et où tu prends le temps de découvrir toutes les facettes cachées de ton partenaire? Oublie ça! Tu rentres dans le tas! C’est un package deal pis les enfants, les vergetures, les seins fatigués, la pilosité négligée et les fins de semaine surchargées viennent avec. Mon chum et moi, on se dit souvent que c’est ce qui fait la force de notre couple : on s’est connus à notre pire dès le premier jour, donc ça ne pouvait qu’aller en s’améliorant!

Ce qu’on ne m’avait pas expliqué, aussi, c’est que la fibre parentale, ça ne s’applique pas toujours aux enfants des autres. Parce que même si mes enfants frôlent la perfection et qu’à mes yeux ils sont la huitième merveille du monde, mon chum ne les aimera peut-être jamais comme les siens, car ce ne sont pas les siens, tout simplement. Son sommeil profond ne sera peut-être jamais interrompu instinctivement par les pleurs de ma fille en pleine nuit, il ne ressentira peut-être jamais cet immense sentiment de fierté au fond de ses tripes lorsque mon fils compte un but au hockey et j’aurai peut-être toujours un peu plus de dédain à ramasser le vomi de sa fille.

J’étais également loin de me douter que je ferais partie d’un genre de trip à trois (ou quatre, ou cinq, ou six…) malsain et pas érotique pour cinq cennes! On planifie nos vacances en famille? On songe à s’acheter une nouvelle maison? On pense se marier? On pense inscrire la cocotte à un cours de natation? Terminées, les décisions prises entre quatre yeux : il faut quasiment organiser une assemblée et y inviter toutes les personnes concernées. Tu ne peux plus simplement te fier à ton instinct et ton gros bon sens qui t’ont permis de survivre jusque-là. Non! Maintenant, tu as des comptes à rendre et du dois t’adapter aux valeurs, aux traditions, à l’horaire et aux caprices des autres. T’as à peu près autant de contrôle sur ta vie familiale qu’un poisson rouge en a sur son alimentation!

Mais surtout, ce que personne n’a pensé à me dire, c’est que s’il y a bien une chose qui est aussi belle, sinon plus, que l’amour acquis et inconditionnel d’une famille traditionnelle, c’est celui que l’on choisit, qui s’apprend et qui s’apprivoise. Quatre ans après le début de notre belle aventure, rien ne me rend plus fière que de voir mon troupeau réuni! Cette famille-là, la mienne, elle n’est pas née de notre amour, mais elle s’en nourrit, s’y enracine, et continuera de grandir et d’évoluer, comme le fait toute famille!

Stéphanie Nesteruk

 

Le Manoir du Lac William

Il y a maintenant deux ans que nous sommes allés au Manoir du Lac W

Il y a maintenant deux ans que nous sommes allés au Manoir du Lac William et nous nous sommes promis d’y retourner. Nous avions eu ce forfait en cadeau ayant pour but une sortie de couple. Le temps nous a manqué, j’étais enceinte de sept mois et la semaine de relâche est arrivée. Fallait s’y attendre, nous avons transformé cette sortie de couple en mini-vacances familiales! Bien sûr, nous avons payé les frais encourus.

Ce qui aurait pu tourner au vinaigre s’est avéré être un séjour mémorable! Parce que soyons francs : parfois, être pris avec deux jeunes enfants dans une seule et même chambre peut être vraiment tout, sauf reposant!

Lorsque nous sommes arrivés sur le site, nous pouvions voir la patinoire et des motoneiges et des gens faisant voler des cerfs-volants sur le lac. Une fois rentrés à l’intérieur, il y avait un tableau à l’entrée avec l’horaire de la journée. J’ADORE!

Exemple : 10 h Danse sur le lac

                 13 h Envolée de cerfs-volants

                 18 h Patinage aux flambeaux

                 19 h 30 Film et pop corn dans la grande salle

(ceci n’est qu’à titre d’exemple.)

Dans notre forfait il y avait un souper cinq services. Mes garçons ont pris ça comme un jeu, ils faisaient comme les messieurs! Nous, parents, avons très bien mangé et les enfants avaient des repas simples. Ainsi, tout le monde était heureux.

Après le souper, nous sommes allés patiner aux flambeaux. Les petits comme les grands ont eu bien du plaisir. Même papa qui ne sait pas trop patiner était heureux dans la petite cabane près du foyer.

Nous sommes rentrés pour enfiler nos maillots de bain et les robes de chambre fournies par l’établissement. Direction : piscine! Nous avons été agréablement surpris de voir une centaine de petites étoiles briller au-dessus de nos têtes. Les enfants nageaient et regardaient le plafond avec bonheur.

Après cette belle journée remplie, tout le monde s’est endormi paisiblement. Sans chicane, sans rouspéter.

Un déjeuner de style buffet nous attendait au petit matin et c’est avec bonheur que nous avons consulté l’horaire du jour pour connaître les activités de la journée.

Je voyais les gens traverser la piscine pour se rendre aux bains nordiques. Il y a bien sûr possibilité de massages et beaucoup d’autres services offerts.

Bref, il y en a pour tous les goûts et vous en sortirez à la fois revigorés et reposés. Que vous soyez en couple ou en famille, je vous recommande sans hésitation cette petite escapade. La semaine de relâche arrive à grands pas : ce site enchanteur est une merveilleuse idée!

Geneviève Dutrisac

 

 

Vous ne le saviez pas, mais même une gastro a du positif!

Le système immunitaire de mes enfants est blindé. Depuis l’autom

Le système immunitaire de mes enfants est blindé. Depuis l’automne, j’entends tous les parents de mon entourage raconter que leur mamaille a encore rapporté un virus ou une bactérie de la garderie ou de l’école. Grippe, bronchite, pneumonie et la fameuse g… (pas comme dans point G… plutôt comme dans maudite gastro qu’on déteste encore plus qu’un enfant peut détester le tofu et le chou kale)… Ça circule dans les maisons à partir du 1er septembre jusqu’au 23 juin. Et là, avec le redoux, les habits de neige détrempés et l’odeur de vestiaire de hockey qui empeste dans les écoles, c’est pire.

Mes enfants ont eu un petit rhume par-ci, par-là depuis la rentrée scolaire, mais c’est tout. Ça durait une journée ou deux, et on passait à autre chose. Touchons du bois! Mais oups! Trop tard! La gastro s’est frayé un chemin jusque chez nous. Quelle magnifique façon de célébrer le début de la semaine de relâche!

Dès le premier cri paniqué (« Mamaaaaaaaaan! Coco vomit! »), j’étais déjà écœurée de ramasser, nettoyer, décrotter, désinfecter, et on recommence. Au moins, je ne suis pas malécœureuse comme mon mari!

Malgré tout, il y a quand même du positif dans un épisode de maladie format familial (oui, j’étire l’optimisme jusqu’à l’exagération… mais c’est la seule façon de s’en sortir vivant et sain d’esprit!) :

–          Bien sûr, gastro = cinq livres de moins. Plus efficace que n’importe quel régime. Mais déconseillé.

–          C’est le temps de manger des popsicles au Pedialyte!

–          C’est un moyen très convaincant de vous encourager à désinfecter la maison de fond en comble et d’ouvrir les fenêtres pour aérer. Ok, avant qu’on ait pu désinfecter, ça ne sent pas la joie en la demeure, mais après, oui. (Merci, compagnie de nettoyants qui ajoutent des parfums qui sentent bon pour vrai et qui n’irritent pas trop les narines!)

–          Ça coûte pas mal moins cher d’épicerie! Ok, c’est poche si vous veniez juste de passer une commande Costco de 600 $. Mais sinon, vous allez économiser sur votre semaine d’épicerie!

–          On a le droit de prendre autant de bains chauds qu’on veut, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. J’avoue, ce n’était pas l’idée que vous vous faisiez d’un bain de minuit, mais au moins, ça aide à se sentir mieux.

–          C’est le temps de prendre des photos mentales de la solidarité qui unit vos enfants. Oubliez les faces dégoûtées de « Ark! Tu pues donc ben! Tu aurais pu te retenir! » et concentrez-vous sur la grande qui offre de cuisiner le repas pour ceux qui ne sont pas malades pendant que toi, parent atteint, tu es vert-blanc-transparent juste à l’idée de toucher à de la nourriture. Ou encore sur le petit qui va chercher des guenilles pour que toi, tu puisses nettoyer les flaques.

–          Au bout de cinquante brassées de lavage en trois jours, vous saurez que votre laveuse et votre sécheuse sont solides.

–          Si vous avez normalement de la misère à vous calmer le pompon, ce sera l’occasion rêvée pour annuler tous vos engagements, reporter toutes les visites et les soupers prévus et prendre un abonnement à votre pyjama pour les prochaines soixante-douze heures. Mise en quarantaine oblige!

–          Quand les enfants recommenceront à manger autre chose que de la soupe malade, ils redécouvriront les talents de cuisiniers de leurs parents et les apprécieront grandement.

–          Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’ai le modèle d’enfants malades qui deviennent vraiment tranquilles, qui ne se plaignent pas et qui sont très reconnaissants pour ce qu’on fait pour prendre soin d’eux. Pendant que je changeais les vêtements de mon garçon qui s’était « échappé » en dormant, il s’est réveillé juste assez pour me dire « Merci, maman, de nettoyer mes jambes… » J’ai trouvé ça mignon.

–          Si vous aviez encore des congés familiaux en banque, c’est le temps de les écouler avant la fin de l’année financière. Sinon, désolée! Ça va gruger sur votre banque de congés annuels ou sur votre salaire. Il n’y a pas juste du positif dans la vie!

–          Admettons que vous étiez tannés de lire l’histoire du dodo et de chanter la berceuse du soir, vous aurez une pause. Enfants malades = enfants qui s’endorment vite et partout. Après avoir ramassé, nettoyé, désinfecté toute la journée et toute la nuit, je vous jure que vous non plus, vous n’aurez pas besoin de berceuse pour vous endormir le soir. Sauf bien sûr si c’est votre tour de visiter la toilette aux cinq minutes!

Si vous comptez parmi les nombreuses famille qui sont attaquées par une gastro fulgurante, lâchez pas! C’est comme l’hiver et l’acné, ça finit par passer…

Nathalie Courcy

Les secondes chances

À qui de droit,

Je ne te dérangerai pas longtemps, juste le temps

À qui de droit,

Je ne te dérangerai pas longtemps, juste le temps de te dire que la vie est belle.

Les erreurs sont humaines et l’important, c’est d’apprendre de chacune d’elle. Ne jamais faire d’erreurs ne démontre pas qui on est. Par contre, en faire et savoir se relever, apprendre et grandir, ça fait de toi quelqu’un de fort et quelqu’un de bien. Les douleurs du passé ne partiront jamais à 100 %.

Parfois, tu auras envie de te taper sur la tête. Va dehors et prends une grande bouffée d’air. Aime-toi. Respecte-toi et apprends à te regarder dans le miroir et à te dire :« Hey toi, je t’aime.» La meilleure amie que tu peux avoir, c’est toi. N’oublie jamais ça.

La citation dans le titre n’en est pas une de moi. C’est quelque chose que j’ai entendu… Pendant un épisode de Grey’s anatomy haha! Cette citation m’a fait du bien et j’espère qu’elle aura le même effet sur vous.

« Chaque jour, on a des secondes chances pour devenir ce qu’on a toujours voulu être. On peut laisser notre passé derrière nous ou on peut en tirer une leçon et lui faire honneur. On peut décider qu’il n’est jamais trop tard pour changer. Soyez reconnaissant, prenez cette chance et ne la bousillez pas »