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Alcool et ados

Comment gérez-vous, chers parents, la consommation de boissons alco

Comment gérez-vous, chers parents, la consommation de boissons alcoolisées de vos enfants? Parce que, enlevons nos œillères, nos ados boivent! Comment devons-nous tolérer et limiter la consommation, et comment aborder le sujet?

Je viens de France et là-bas, c’est culturel de faire goûter du vin ou de la bière, autour d’un bon repas convivial, à son jeune. Ça fait partie de la découverte culinaire, puis ça permet de jaser un peu de tout et de rien avec moins de barrières et de retenue. C’est un moment de partage.

Je suis allée en Suisse récemment, et l’achat et la consommation d’alcools doux (bières, etc.) sont légaux à partir de 16 ans. Et je trouve que ça a ben du sens.

Au restaurant, en Europe, on peut servir de l’alcool à un mineur avec le consentement de son tuteur légal.

Je trouve qu’au Québec, on se voile la face! Je n’ai pas le droit d’aller acheter une boisson alcoolisée si mon ado est avec moi! (Oui, oui, ça m’est déjà arrivé! La vendeuse a refusé de me vendre de la bière, car mon enfant était à mes côtés!). C’est fou!

Je me demande bien quel message, comme société, on envoie à nos jeunes? C’est illégal d’acheter et de consommer avant 18 ans, mais tout le monde contourne cette loi…

Je ne peux pas croire qu’en 2018, c’est autorisé de fumer un joint dans la rue, mais pas de boire une bière! Autre débat, mais tout aussi ridicule à mon sens!

Quand les premiers partys alcoolisés de mes enfants se sont organisés, j’étais terrorisée d’avoir des problèmes avec les parents de leurs amis… Offrir de l’alcool à un mineur, c’est interdit! Alors j’ai demandé l’autorisation de vive voix à tous les parents! En face à face! J’ai réalisé que tout le monde donne de l’alcool à son enfant pareil!

Comment parlez-vous de ce sujet avec vos jeunes? Quels sont vos règlements et vos limites concernant la consommation de boissons alcoolisées? Que tolérez-vous?

On parlera de la légalisation du cannabis dans quelques années, hein? Autre sujet ben ben compliqué et angoissant pour les parents…

Gwendoline Duchaine

 

Mention spéciale à toi, belle-maman de mon enfant

Pour commencer, j’aimerais souhaiter bonne fête des Mères à tou

Pour commencer, j’aimerais souhaiter bonne fête des Mères à toutes les mamans. Plus particulièrement à ma mère que j’aime de tout mon cœur. À la mère de mon conjoint qui est une femme merveilleuse. Mais je voudrais faire une mention spéciale à toi, la belle-maman de mon fils.

Je ne sais pas ce que c’est de jouer le rôle d’une belle-maman, mais je sais que tu le remplis à merveille. Probablement qu’aujourd’hui, personne ne t’apportera de fleurs pour te souhaiter bonne fête des Mères. J’aimerais donc t’en lancer!

Je crois que je ne te l’ai jamais dit, mais Jacob est très chanceux de t’avoir dans sa vie. Par le fait même, moi aussi! Quand on se sépare, on ne sait jamais qui sera là pour accompagner nos enfants chez « l’autre parent ». On a la crainte de perdre notre place, mais la plus grande est que cette personne maltraite notre enfant ou ne l’aime pas.

Sache que ces peurs se sont envolées suite à ta rencontre. J’ai senti, dès ton premier regard posé sur Jacob, que tu donnerais beaucoup pour lui. Tu fais attention à lui comme à la prunelle de tes yeux. Tu es pour lui sa maman chez papa. Je ne te dis pas cela pour te mettre de la pression, je veux tout simplement te donner ma reconnaissance.

Le jour où tu m’as demandé si tu pouvais « lui dicter tes règles » quand il était chez toi a été une preuve de plus de la personne respectueuse que tu es. Tu sais, tu n’étais pas obligée de me le demander, car tu es chez toi, mais tu l’as fait et je l’apprécie beaucoup.

La fois où tu m’as écrit, très inquiète, sur l’état de santé de petit coco. Tu avais peur de me déranger, mais MY GOD, jamais dans 100 ans tu ne me dérangeras en t’informant de mon plus beau cadeau de la vie. C’est pour moi une preuve que tu l’aimes d’amour, comme s’il était tien. Tu lui veux du bien et je ne pourrais rêver de mieux.

Quand je t’entends, pendant une partie de deck-hockey, lui dire des « Lâche pas minou, t’es capable », j’ai les larmes aux yeux. Non, je ne suis aucunement triste. Je suis émue de votre belle relation et si heureuse que Jacob puisse avoir de l’amour à profusion.

Le plus merveilleux là-dedans, c’est que tu le fais parfaitement, sans vouloir être moi. Je crois bien que nous sommes comme un puzzle. Nous prenons chacune la place qui lui est réservée.

Donc voilà pourquoi aujourd’hui, je tiens à te décerner un « Bonne fête des Mères à toi, ».

 

Quand papa gronde…

« Monsieur, monsieur voyons, ce n’est qu’un enfant! »

« Monsieur, monsieur voyons, ce n’est qu’un enfant! »

La phrase! Celle qui a tellement surpris mon homme qu’il n’a pas su quoi répliquer. J’étais enceinte de notre troisième enfant. À la limite, on se dit que si ça avait été notre premier… Mais non, le troisième. Nous sommes à l’accueil de l’hôpital, le jour E pour échographie est enfin arrivé! Je ne suis pas là à ce moment précis où la dame de la réception se « permet » ce commentaire à mon époux qui rappelle à l’ordre notre aîné qui s’excite.

(Entre nous, heureusement pour cette dame que j’étais absente, car je l’avoue humblement, j’aurais eu à répliquer pour un temps!)

Une autre fois, nous sommes au restaurant avec nos jeunes enfants, moment de famille. Petite sortie gastronomique à petit prix! Petite puce joue de ses doigts avec sa nourriture. Papa intervient, sans extravagance, juste une remise à l’ordre. Regard réprobateur de la mère de la table d’à côté. Papa se lève et part à la salle d’eau laver les mains de notre petite princesse. La maman d’à côté en profite pour me dire devant mon aîné : « Franchement, tu devrais dire à ton chum que ta fille (TA) a bien le droit de manger avec ses doigts! »

Respire, 1-2… ah zut!

« Désolée, NOTRE fille sait très bien manger et NOUS attendons d’elle qu’elle le fasse aussi bien au restaurant qu’à la maison. JE suis d’accord avec mon “chum”, SON papa! Ne vous en déplaise! »

Le nombre d’anecdotes du genre que je pourrais vous raconter est légion. Vous devez en avoir encore plus à raconter, vous, les papas qui me lisez!

Je suis mariée, j’ai trois merveilleux enfants (aussi merveilleux que le sont les vôtres à vos yeux!) Je suis une maman à la maison, très présente dans les activités et dans la vie scolaire de mes enfants. De NOS enfants.

Je me questionne sur le rôle que la société croit qu’ont les pères d’aujourd’hui. Mon époux, le père de nos enfants, m’a plusieurs fois partagé ses impressions sur le sujet. Un homme qui laisse son enfant faire ce qu’il veut est un mauvais père, libertaire, qui ne sait pas gérer sa marmaille.

Un père qui affirme sa paternité en intervenant en public si son enfant n’agit pas adéquatement est AUSSI un mauvais père, un belliqueux personnage qui brime l’enfance de sa progéniture!

Par contre, une mère qui réprimande ses petits sévèrement a droit à des demi-sourires, des regards et des hochements de tête entendus et compréhensifs

S’IL VOUS PLAIT!

Combien de fois entendons-nous des commentaires, comme quoi les parents ne savent plus « gérer » leurs enfants, ne leur apprennent pas à être civilisés, polis et bien élevés? Combien de fois suis-je intervenue sans réaction négative de la part des gens, alors que parallèlement mon époux lui, aurait le visage transpercé d’une multitude de trous suite à tous ces poignants regards réprobateurs et accusateurs pour les mêmes actions?

À la base, un PARENT qui intervient « adéquatement » ne se mérite AUCUNEMENT un commentaire, un regard, un soupir ou un pincement des lèvres de la part des témoins de son acte. Intervention rappelant discipline et apprentissage des limites de SES enfants, et ce en fonction de SES propres valeurs qu’il veut leur transmettre.

Quand papa gronde, c’est comme « maman ». J’interviendrais devant un bras levé sur un enfant, que ce soit une mère ou un père. Mais lorsqu’un PARENT enseigne une leçon de vie, la rappelle ou insiste pour qu’elle soit respectée par son enfant, PERSONNE n’a à redire.

PERSONNE

Je l’ai déjà maintes fois dit dans d’autres textes : un enfant, ça se fait à DEUX.

Quand papa gronde, respectons-le autant que si c’était maman!

Tout simplement, Ghislaine.

Le bébé marketing

« Approuvé par docteur maman. »

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« Approuvé par docteur maman. »

« Le choix numéro 1 des mamans. »

Des slogans vendeurs, certes, mais qui n’aident en rien la cause des papas. Moi, j’ai pour mon dire que quand tu souhaites avancer dans la vie, faut regarder par en avant. Arrêtons de penser que les pères n’ont pas d’avis sur la sorte de couche idéale pour son bébé ou encore sur le genre de sirop à donner à sa progéniture. On a demandé à papa de s’impliquer davantage? Alors, ouvrons-lui toute grande la porte de cette aventure.

Récemment, je magasinais avec L’Amoureuse dans une boutique de vêtements pour enfants et mes yeux critiqueux se sont arrêtés sur l’affiche au-dessus de la salle où se trouvait la table à langer : « Pour les mamans qui veulent allaiter ». Je vous rappelle que nous sommes dans un magasin de vêtements pour enfants; je m’attendais donc à une plus grande ouverture d’esprit de leur part. Juste les mères, vraiment? Je sais que je m’arrête sur un mot sur une affiche, mais quand on veut du changement, il faut agir et ne pas attendre ce changement. Il faut le provoquer. Invitez-nous à y aller; poussez-nous à prendre nos responsabilités. Et si je dis ça, c’est que je connais les gars; j’en suis un. Si tu me laisses un pouce de liberté pour te répliquer : « ah… désolé, j’peux pas changer la couche de bébé, c’est écrit que y’a juste les mamans qui peuvent y aller »… j’vais sauter sur l’occasion. C’est sûr : les hommes, on est comme des enfants. Si je souhaite que L’Héritier brosse ses dents, je dois faire plus que de mettre sa brosse en évidence dans la salle de bain. L’incitation à l’hygiène buccale doit être plus précise et directe que ça sinon c’est clair que le scorbut va s’en mêler.

Même chose dans les endroits publics qui n’ont qu’une seule table à langer… dans la salle de bain des dames. Personnellement, je ne m’arrête pas là-dessus; mesdames, si j’entre de votre côté avec un bébé dans les bras, ce n’est pas par voyeurisme. Y’a une couche à changer pis elle va se changer… quitte à découvrir au passage l’un de vos secrets de filles. Toujours est-il que tant qu’il y aura ce genre de décalage entre ce qu’on nous demande d’être et ce qu’on nous permet d’être, plusieurs pères ne prendront pas toute la place qui leur revient.

Cela dit, je ne suis pas en train de suggérer aux publicitaires de nous dire « le choix numéro 1 des papas ». Pas sûr qu’on peut se fier sur le jugement de quelqu’un qui préfère une sorte de bière parce qu’elle propose une montagne qui devient bleue sur la bouteille quand son contenu est froid. Mais moi, si j’étais une compagnie de couches, par exemple, j’éviterais de préciser papa ou maman dans mon slogan et ainsi je contribuerais à changer les mentalités. Si on veut faire partie d’une parade, faut pas avoir peur d’être le premier à descendre dans la rue.

Un groupe qui travaille fort dans ce sens, c’est Initiative 1,2,3 GO – Longueuil et leur projet « ISO Famille ». « ISO Famille » est une certification qui atteste qu’un établissement dispose de commodités qui permettent aux familles de se sentir bien accueillies avec leurs enfants âgés entre 0 et 5 ans. C’est une façon de reconnaître les efforts fournis par les commerçants ou les gestionnaires de lieu public qui ont à cœur de faciliter les sorties des familles au quotidien.

Parmi leurs critères : que le matériel pour changer les couches soit installé dans les toilettes des femmes et des hommes. Comme ça, quand vous voyez que le restaurant, par exemple, où vous allez est certifié « ISO Famille », vous savez que vous serez les bienvenus… que vous soyez maman ou papa. Une excellente initiative.

Alors, d’ici à ce que tous les établissements deviennent « ISO Famille », je propose une révolution : messieurs, envahissons les toilettes des femmes avec nos bébés. Déjà que les filles s’y rendent en « gang », pas sûr qu’elles vont tripper de nous voir débarquer en plus avec les enfants.

Si tout le monde regarde par en avant; les choses vont changer.

Être pour ses enfants – Réflexions d’un “Papa-Phare”

Ce matin, je me suis fâché contre L’héritier. Je ne parle pas ici de faire de la

Ce matin, je me suis fâché contre L’héritier. Je ne parle pas ici de faire de la discipline; ça, je vis généralement bien avec ça. Ce matin, je me suis fâché. J’ai laissé mes émotions prendre le dessus sur mon rôle de père. C’est normal d’en arriver là parfois, mais chaque fois j’me sens mal. Coupable. Pas bon. Et en même temps, ridicule de marcher dans une «combine» d’enfant de cinq ans qui cherche justement ça : qu’on se fâche. Mais ne vous en faites pas : c’était simplement un mauvais matin comme il en arrive partout dans le monde de temps en temps. On va s’en remettre.

Avec la fête des Pères qui arrive à grands pas, tout ça m’amène à réfléchir. Je sais que nos enfants nous fabriquent des «surprises» à l’école et à la garderie pour cette journée spéciale. L’héritier me l’a d’ailleurs chuchoté récemment  l’oreille : «Papa, aujourd’hui on a préparé un cadeau pour la fête des Pères». Tout le monde est conscient que quand c’est chuchoté, c’est secret, non?

Mais lui, lorsqu’il colle ses petits papiers mâchés sur sa feuille, il le fait pour célébrer quoi? Qu’est-ce que la fête des Pères au juste?

J’imagine que c’est le moment de souligner le travail qu’on fait. Le support qu’on apporte. Les bonheurs qu’on partage. On remercie la part masculine qui nous a mis au monde et on lui dit à quel point on l’aime. Ça, c’est le point de vue de la descendance. L’ancêtre, lui, devrait profiter de cette période de réjouissance pour se demander s’il est sur son X en ce moment. Qui suis-je pour mon enfant? Comment l’influence-je? Peux-je faire mieux? Et toutes ces questions mal conjuguées qui permettront d’ajuster (ou pas) le tir.

De mon côté, je me suis demandé comment il me voit. Suis-je seulement la grosse voix, celui qui parle fort parfois, celui qui dit presque toujours «non-fais-pas-ça-descend-de-là-touche-pas-à-ça»? Est-ce qu’il pense : «un jour, je veux être comme papa» ou plutôt «moi, jamais je ne serai comme ça». On s’entend, dans les deux cas j’le pousse à se dépasser et à devenir une meilleure personne, mais disons qu’y’a un scénario que je préfère à l’autre.

Qui sommes-nous pour nos enfants? Mais aussi qui doit-on être pour eux? Un papa? Papa cool, papa gâteau, papa juste? Un ami aussi? Un protecteur, un guide, un professeur? Une inspiration? Un modèle? Ça fait peur tout ça. Dans l’fond, être papa, être parent, c’est incarner un peu tout ça à la fois. Quand on se fâche, faut se rappeler de ça : le rôle n’est pas clair, le mandat n’est pas clair. On fait c’qu’on peut. On est papa, mais on est humain.

Je ne veux pas être un modèle pour mes enfants. Je n’ai pas la prétention d’avoir ou de faire ce qu’il faut pour inspirer quelqu’un dans la vie.

Les enfants… papa va se fâcher des fois. Papa va être injuste aussi. Ça se peut que je me trompe; pis ça se peut même que j’aie trop d’orgueil pour vous l’avouer sur le coup. C’est possible que, par moment, j’aie trop de travail ou de tâches à effectuer dans la maison pour jouer autant que je voudrais avec vous autres. Mais une chose est sûre, c’est que papa sera toujours là. Pour vous écouter, vous rassurer, vous encourager, vous féliciter… pour vous aimer. Vous prendre dans mes bras. Vous bercer. Pis vous aimer encore. Et encore.

J’espère être, pour vous deux, comme un phare qui aide les bateaux à traverser l’épaisse brume qui nous empêche parfois de voir loin. Celui qui vous évitera peut-être de vous cogner trop fort sur un cap rouge caché par la vague. Mais la lumière d’un phare, ça tourne; si, en eaux troubles, tu ne la cherches pas du regard, ça se peut que tu ne la voies pas au bon moment pis que t’accroches un rocher. Mais la «light» était là. Toujours là. À te faire un signe en espérant que tu l’aperçoives.

L’héritier, L’héritière… si un jour la vie vous brasse un brin trop, relevez la tête un peu; je serai là, toujours là, à vous faire signe… en espérant que vous m’aperceviez.

Bonne fête des Phares à tous les papas.