Archives décembre 2017

Cellulite, je te hais!

Cellulite, je te hais <span

Cellulite, je te hais 😀

 

« Chère cellulite, je vais te faire disparaître. Oh que oui! Je vais te livrer une guerre sanglante et sans merci. Je t’avertis, ça va être terrible et tu ne t’en sortiras pas. »

 

Ça, c’est le genre de phrases que je répète à mes capitons depuis que j’ai seize ans.

Vous avez bien lu, seize ans! Dans le temps, elle était beaucoup moins pire. Aujourd’hui, avec les années et les grossesses, ma cellulite semble migrer… PARTOUT sur mes jambes, mes cuisses et mes fesses.

Que je n’en entende pas une dire :

          À la grosseur que tu as, t’es effrontée de nous parler de cellulite!

La cellulite, on peut en avoir même si on est anorexique (chose que je ne suis pas, mais ça me prenait un exemple drastique pour faire comprendre le tout). La plupart des femmes commencent à en avoir dès la puberté (merci, œstrogène). C’est important de comprendre que les hormones sont à la base du problème et que c’est pour cette raison qu’on a souvent plus de cellulite lors de la puberté, d’une grossesse, de l’allaitement, de la prise de médicaments et de la ménopause.

 

D’après ce que j’ai lu, près de 90 % des femmes sont prises avec ce fléau de peau d’orange. Pour trouver comment la diminuer ou la détruire, il faut d’abord comprendre ce que c’est.

 

Qu’est-ce que la cellulite?

La cellulite, c’est l’effet peau d’orange sur notre corps.

Elle peut se retrouver PARTOUT! Personnellement, je n’en ai que sur les jambes et les fesses, mais on peut aussi en avoir sur les bras, le ventre, les cuisses… bref, pas mal partout!

Ça donne l’effet d’une peau non uniforme, relâchée et avec des petits trous. Quand on force ou qu’on sort du bain ou de la douche… ben c’est encore pire! 😱

En gros, ce sont les cellules adipeuses sous la peau qui stockent les graisses. Ces cellules sont comme des sacs qui peuvent stocker jusqu’à cinquante fois leur grosseur. De là les capitons ronds.

 

Pourquoi a-t-on de la cellulite? Le corps de la femme est fait pour accumuler le plus de graisses possible afin de nourrir ses enfants. Ben oui! On n’a pas assez d’avoir des règles et de souffrir à l’accouchement, il faut aussi être portée à engraisser plus que les hommes.

Hey toi, la vie, t’es ben trop généreuse! T’aurais pu en laisser à nos hommes!

Je dis ça, mais certains hommes peuvent aussi avoir de la cellulite, mais c’est plutôt rare!

Donc je disais que la cellulite est causée par :

•             l’hérédité

•             le mode de vie (peu de sports, mauvaise alimentation)

•             la rétention d’eau.

 

Pour ma part, je ne fais aucun sport (honte à moi), je m’alimente bien quand ça me tente, je mets du sel dans TOUT, je suis hyper stressée et je fais TELLEMENT de rétention d’eau (même sans être enceinte)!

 

Maintenant que je vous ai expliqué les derniers points, on fait comment pour se débarrasser de cette cochonnerie?

Que vous le vouliez ou pas, vous devrez clairement apporter des changements à votre mode de vie :

•             Boire beaucoup d’eau.

•             Éviter de toujours porter des pantalons trop serrés qui coupent la circulation sanguine

•             Bye bye sucre raffiné (faut pas devenir fou non plus! Si vous arrivez à couper de moitié votre consommation de sucre raffiné, ce sera déjà bon!)

•             Éviter la chaleur : exposition prolongée au soleil, douche et bain trop chauds! Pourquoi? La chaleur a un effet vasodilatateur, c’est-à-dire qu’elle dilate les veines et ce n’est pas bon pour les problèmes de circulation.

•             Faire un peu de sport comme de la natation, de la marche, du vélo… tout ce qui aide à la circulation sanguine et qui a un effet détoxifiant sur le corps.

•             Éviter le sel qui est un aliment éponge et qui cause beaucoup de rétention d’eau. 

•             Le stress et la fatigue provoquent des changements hormonaux… et rappelez-vous : hormones = CELLULITE! 

•             Consommer des fruits et des légumes qui regorgent de nutriments anticellulite. Plusieurs de ces aliments ont des tonnes de fonctions : activer le métabolisme des graisses, drainer et stimuler la circulation sanguine. Parmi ces aliments, on trouve : ananas, banane, asperge, aubergine, avocat, brocoli, céleri branche, chou, oignon, épinard, persil, poireau, poivron, fraise, framboise, raisin.

•             Boire de la tisane de queues de cerise, qui est excellente pour diminuer la rétention d’eau.

•             Oublier tout ce qui est boisson gazeuse et eau gazéifiée! 

 

Alors pour tout de suite, commençons par ça 🙂 ! Dans les prochains jours, je vous parlerai de crèmes anticellulite à agencer à votre nouveau mode de vie. Je les teste depuis deux mois et j’ai bien hâte de vous en parler!

Dans quelques mois, je vous parlerai aussi de traitements en clinique (non chirurgicaux)!

Je vous montrerai aussi un… avant et après 😳😉!

 

 

Cette femme devant le miroir

Un matin comme un autre, je saute hors du lit suite à l’appel de

Un matin comme un autre, je saute hors du lit suite à l’appel de mes enfants. Je me sens littéralement à plat. Ma batterie est vide. Je me place devant le miroir et je suis confuse. Qui est cette femme devant moi ? Son teint est gris et ses cernes d’un bleu surprenant.

Je ne me reconnais plus. Où est passée la femme pimpante d’énergie, à qui suffisaient une couche de mascara et une queue de cheval haut perchée afin de se sentir en pleine confiance ? Selon moi, elle s’est soit sauvée durant l’un de mes accouchements ou bien s’est fait expulser lors d’une poussée trop intense en même temps qu’un de mes enfants. Chose est sûre, elle n’est clairement plus là !

J’ai passé un bon cinq minutes bien rond à observer mon visage. Mes traits. Je n’étais ni triste ni amère, mais plutôt curieuse. J’observais tout simplement cette nouvelle femme que j’apprends à connaître à chaque étape de ma vie. Cette femme qui manque de temps bien à elle. Cette femme qui a tellement vécu en trente et un ans. Cette femme assumée et heureuse, mais oh combien fatiguée.

Pour mon bien-être personnel et pour ma confiance en moi, je me suis toujours maquillée. Mais j’ai maintenant l’impression que c’est rendu une nécessité. J’admire ces femmes qui savent rester naturelles, en plein contrôle de leur pouvoir. Pour ma part, j’ai besoin d’un petit coup de pouce. Et je ne vous parle pas de quinze couches de fond de teint ou d’un dégradé de sourcil comme je le vois chez certaines. Simplement quelques touches ici et là afin de mettre mes traits en valeur.

Durant mes cinq minutes devant le miroir, je me suis demandé si j’allais être triste d’avoir pris un coup de vieux comme ça. La réponse est non. Je suis bien où je suis, et bien que je prenne soin de mon image externe, j’aime mieux la personne qui se trouve à l’intérieur. Je suis une bonne personne qui aspire au bien des autres. Ceux qui me jugeront sur mon aspect extérieur se priveront d’une personne de bonnes valeurs.

J’ai ensuite pensé à l’exemple que je voulais donner à ma fille. D’être bien et heureuse pour ce qu’elle est et surtout pour QUI elle est. Tout simplement. Grandir auprès d’une femme forte et en confiance est un très beau cadeau à lui offrir. Je veux lui laisser cet héritage. D’être fière d’elle et d’accepter ce qu’elle est comme elle est. Sa vie n’en sera que plus belle.

Bref, la vie suivra son cours et le rythme des années s’imprègnera sur nos corps. Acceptons celles que nous devenons et laissons aller celles que nous étions. Aspirons à devenir plus belles de l’intérieur tout en prenant soin de notre petite enveloppe extérieure…

Geneviève Dutrisac

 

Business et enfants… un bon mélange?

Je suis entrepreneure depuis déjà vingt ans. Le domaine d’entre

Je suis entrepreneure depuis déjà vingt ans. Le domaine d’entrepreneuriat dans lequel j’étais ne me convient plus.

Depuis un an, tout en demeurant dans mon premier champ d’expertise, je suis en train de bâtir une autre entreprise.

Cela veut dire environ soixante‑dix heures par semaine pendant lesquelles j’ai le nez dans le travail.

Comment ne pas se noyer, avoir du temps de qualité avec sa famille, s’assurer que les devoirs sont faits, que la maison est propre, tout ça sans perdre la tête et la santé?

Parce qu’on le sait (si tu es entrepreneur en tout cas), partir sa business, c’est chronophage. Sans compter les fois où on est en mode « obsession » sur un projet. Les nuits de doute. Les matins où on s’injecterait de la caféine à grande dose juste pour être opérationnelle. Les fois où on est dans son élan et qu’on doit tout lâcher quand les enfants arrivent.

Combien de fois on m’a dit : « Toi tu es bien, tu travailles chez toi! »

Paroles de salariés! (Sans jugement envers vous… c’est juste que parfois, notre réalité semble du chinois pour ceux qui ne la vivent pas.)

J’ai réalisé avec les années que ce qui m’aide le plus à conjuguer ma vie famille-business, c’est l’organisation. Je sais, on est à boutte, on voudrait s’en passer et être dans le moment, mais la réalité, c’est que c’est la seule chose qui a fonctionné pour moi!

Je dis que ma vie est un jeu de Tetris!

Jeune, je n’étais pas folle des jeux vidéo, mais Tetris, c’était mon jeu! La vie me préparait peut-être déjà à jouer pour le reste de ma vie, qui sait?

J’établis des cases travail et famille, les rendez-vous… les essentiels, quoi! Par la suite, je permets à la vie de changer mes plans : grande fille est malade et a besoin d’une visite à la clinique? Pas de soucis, on déplace cette réunion (voilà un bloc de Tetris qui a changé de place). J’écris des textes, je conçois un produit et je retourne des courriels pendant le cours de danse des filles (j’ai deux heures où je mets deux blocs de Tetris dans une seule case)… je jubile! J’ajoute aussi ici et là un bloc de Tetris de temps pour moi (question de ne pas perdre ma santé mentale). De plus, tous les matins, il y a un bloc d’une heure pour moi dans lequel je pratique mon « matin miracle ». Sans lui, je ne suis pas aussi performante, mais aussi je ne suis pas la meilleure version de moi. Ce bloc-là ne peut pas bouger (c’est la pièce maîtresse de ma fondation),

Malgré mon organisation, je ne suis pas parfaite, j’ai donc dû travailler le lâcher-prise. Présentement, j’ai une énorme giga haute pile de vêtements à plier, mon congélateur est presque vide, j’ai perdu un papier d’école important pour ma grande, j’ai oublié de télécharger une application super importante pour mini à l’école…

Mais c’est correct. Dans la vie, il faut se donner le droit à l’imperfection et comprendre que Superwoman fait des affaires impossibles dans un kit tout aussi impossible à porter! Lol

Ce qui tue les entrepreneures (et les femmes en général), c’est la comparaison. Soyons ensemble. Aidons-nous. On connaît tous une femme entrepreneure. Elle vit sans doute pas mal les mêmes défis que nous. Envoie-lui un courriel. Fais-toi des relations. Va « liker » des groupes d’entrepreneures. Envoie‑moi un message. Brise l’isolement!

Sur ce, je te souhaite une entreprise qui a des résultats exceptionnels et une vie de famille parfaitement imparfaite et remplie de chaos d’amour!

Martine Wilky

Votre mariage à votre image

Ma sœur et son amoureux se sont mariés! Oui, je vous avais racont

Ma sœur et son amoureux se sont mariés! Oui, je vous avais raconté que ma sœur avait annulé son mariage le printemps dernier. Eh bien, après avoir pris de belles vacances en famille… ils ont laissé mûrir l’idée de vivre un mariage à leur image. C’est donc dans une magnifique chapelle et dans la plus grande intimité qu’ils se sont dit OUI! Savoir mettre sur la glace un projet est plus sage que de le réaliser à tout prix. C’est le temps qui leur a permis de vraiment sentir leur désir de s’unir. C’est aussi ce temps qui leur a permis de donner à leur mariage une signification plus forte et plus grande que ce qui s’annonçait.

Ça m’a permis de finalement leur composer un mot tout spécial inspiré du magnifique film : Beauté cachée, dans lequel jouaient Will Smith et Kate Winslet.

L’Amour, le Temps, la Mort

Nous sommes ici, sur cette Terre, pour créer des liens!

Depuis tous les temps, l’Amour, le Temps, la Mort sont trois abstractions qui relient absolument tous les êtres humains sur cette Terre.

Nous désirons tous l’Amour.

Nous voulons plus de Temps.

Nous craignons la Mort.

Alors, comment vivre l’Amour sans craindre la Mort et sans gaspiller son Temps? J’ai un début de réponse à vous partager.

Pourquoi ne pas faire de votre Vie une quête? Cherchez à mourir avec l’esprit en Paix! Je suis curieuse de savoir ce que cela changerait. Imaginez comment cela transformerait votre réveil. Comment cela transformerait vos conversations? En quoi ce serait différent dans vos relations? Parce que si vous souhaitez mourir avec l’esprit en Paix, vous chercherez à vivre dans l’Amour. Si vous vivez dans l’Amour, vous verrez le bien en tout et chacun. Vous souhaiterez du bien à tous ceux que vous croiserez et vous laisserez votre ego de côté. Vous passerez votre Temps à faire ce qui vous importe. À faire ce qui est « ImporTemps ». Votre attention, ce temps que vous accordez à quelque chose, sera assurément attirée vers le bien, vers la beauté, vers votre potentiel, vers celui de vos enfants. Vous laisserez de côté vos jugements, les étiquettes, celles qui blessent. Elle est là, la beauté cachée que vous trouverez!

Cette beauté cachée, c’est votre cadeau de la Vie. C’est un lien profond entre vous qui se symbolise dans votre Mariage, dans votre Famille. Et aujourd’hui, vous en prenez conscience. Prenez le temps de vous observer et de chercher cette beauté cachée. Car elle se trouve derrière les futilités du quotidien, derrière des tensions teintées de fatigue, derrière des besoins en dormance qui créent des frustrations.

Elle est là, cette beauté cachée, dans votre famille, dans les liens qui vous unissent.

Assurez-vous de toujours voir cette beauté cachée, la vôtre, celle de l’autre, celle qui vous lie.

Longue vie à votre amour, ma sœur et mon beau-frère! Je vous aime!

 

Stéphanie Dionne

Les valeurs à la bonne place

Je suis fière de ma fille. Je suis tout le temps fière de mes enfa

Je suis fière de ma fille. Je suis tout le temps fière de mes enfants, mais là, je suis encore plus fière. Ma fille aînée a les valeurs à la bonne place et elle est capable de défendre ses convictions. Je vous explique.

Ma Peanut est dans un programme spécialisé en arts au secondaire. Elle tripe sur l’art, elle en mange, elle en rêve. Elle veut devenir prof d’arts au cégep et fait tout pour y parvenir. Elle consacre 80 % de son temps d’éveil à la pratique artistique. En congé, ça monte à 98 %. C’est à se demander si elle n’apporte pas ses pinceaux dans la douche.

Depuis quelques semaines, elle travaille sur un projet d’arts pour un cours : un calligramme, c’est-à-dire qu’elle utilise les mots et diverses calligraphies pour créer une image. Elle avait choisi de représenter une de ses chanteuses préférées. Elle a traduit les paroles d’une chanson, pratiqué différentes calligraphies, dessiné les esquisses, fait les calques… Bref, elle y a mis des heures et des heures, est même allée aux périodes de récupération en arts pour améliorer le produit fini.

Elle en était à la dernière étape du projet quand une bombe lui est tombée sur le cœur. Un peu par hasard, elle a appris que la chanteuse qui lui servait de modèle (pour son projet et dans sa vie) était accusée d’avoir violé une autre chanteuse dans le passé.

On avait déjà discuté de la vague de dénonciations qui ramasse plusieurs personnalités publiques dans le tsunami #MoiAussi. Mais elle ne connaissait pas vraiment les personnes dont il était question. Là, ça la touchait en plein cœur, dans son âme de jeune adolescente qui admire une vedette et qui écoute ses chansons vingt heures par jour, qui lit tout sur elle et qui la place au centre de ses conversations avec ses copines et ses parents.

Quand elle a su, elle a pleuré. Beaucoup. Elle a confronté la nouvelle de la dénonciation avec d’autres sources. Toutes rapportaient la même histoire. La chanteuse elle-même ne niait pas le geste même si elle en minimisait l’impact. Ma fille a discuté avec sa meilleure amie, tout aussi admiratrice et donc, tout aussi choquée. Elles ont failli effacer tous ses albums de leurs appareils électroniques, mais elles se sont retenues. « On se donne quelques jours pour y penser. » La distinction entre l’œuvre produite par un artiste, la personne elle-même et les actions d’une personne peut être difficile à faire, même pour un adulte.

Puis, ma belle Peanut m’a annoncé qu’elle ne pouvait pas continuer le calligramme représentant cette chanteuse. Qu’elle refusait d’exposer ce projet au vernissage de fin d’année. Qu’elle ne pouvait pas contribuer à faire connaître quelqu’un qui avait abusé d’une autre personne. Elle a pris l’initiative de contacter son enseignante, lui a expliqué la situation, a demandé la permission de refaire le travail au complet.

En fin de semaine, ma Peanut passera encore plus d’heures que d’habitude à pratiquer son talent artistique. Elle traduira la chanson d’un autre chanteur (en gardant en tête que l’image projetée par les personnes [connues ou non] n’est qu’une partie de la réalité). Elle dessinera des esquisses, fera les calques. Elle s’assurera de pouvoir remettre son projet d’arts dans les délais prévus au départ. Et elle sera fière, parce qu’elle aura su défendre ses valeurs et ses convictions.

Bravo, ma Peanut ! Tu es un modèle à suivre.

Nathalie Courcy

Le sommeil du nourrisson

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Ah! Le sommeil! Je me souviens que quand j’étais enceinte, plusieurs personnes m’ont dit : « Profites-en, bientôt, tu ne dormiras plus! » Mon mari et moi, on les trouvait tellement déprimants. Nous étions si heureux d’être parents qu’on ne comprenait pas trop ces plaintes. Maintenant, avec le recul, je comprends que ces parents nous parlaient de leur propre souffrance. Leur commentaire déguisé en conseil cachait toute la détresse d’un humain en manque de sommeil : le doute, la culpabilité, la fatigue, l’impatience et l’impression de ne pas être un bon parent.

 

Il en fait couler de l’encre, ce sujet. Controverse, débats, opinions tranchées : cela devient difficile de se faire une tête sur le sujet. Personnellement, l’idée de laisser mon bébé pleurer pour lui apprendre comment dormir seul n’avait pas de sens avec le reste de mes valeurs éducatives. J’avais plutôt l’impression qu’il avait tout en lui pour y arriver à son rythme et que mon travail de parent était de l’accompagner doucement, comme dans tous ses apprentissages.

 

J’ai eu de la difficulté à trouver de l’information sur les méthodes alternatives au dressage du sommeil. C’est avec les super mamans entrepreneurs de chez Bebomia que j’ai trouvé (www.bebomia.com). J’ai débuté une certification comme éducatrice en sommeil du nourrisson. Avec leur permission, je vous partagerai au cours des prochains mois les informations sur le sommeil du nourrisson que j’y aie apprises. Ce sont des faits appuyés scientifiquement, n’en demeure pas moins que ce n’est peut-être pas cohérent avec vos valeurs et c’est bien correct aussi. Le but n’est pas d’endoctriner, mais plutôt de partager.

 

 

Quelques faits sur le sommeil du nourrisson

 

1— Les enfants ont besoin d’être accompagnés pour dormir

 

Les bébés ont tout en eux pour dormir, c’est un besoin primaire. Par contre, ils ont également besoin d’établir une certaine routine pour se calmer et s’endormir. Plusieurs actions concrètes peuvent être posées pour accompagner bébé : un bon bain chaud, une berceuse, des lumières tamisées, peu de bruits dans la maison. Même si le bébé a tout en lui pour dormir, il est certain que le contexte y est pour beaucoup et ce sont les parents qui peuvent établir un environnement propice au sommeil. Ensuite, selon le tempérament du bébé, l’accompagnement peut prendre diverses formes. La plupart des bébés ont besoin de beaucoup de proximité, mais certains s’endorment mieux seuls. Il est aussi important de garder en tête que certains bébés peuvent avoir un sommeil très variable, et ce, peu importe la constance de la routine.

 

2— Les cycles de sommeil d’un nourrisson sont différents de ceux de l’adulte

 

Comme adulte, nous avons également des périodes d’éveil plus ou moins courtes à travers la nuit. Certains se lèvent pour aller aux toilettes, d’autres changent de position, puis le sommeil revient. Les cycles suivent le même principe pour le bébé, mais ils sont vraiment plus courts et le bébé ne sait pas encore nécessairement que la nuit n’est pas terminée. Son sommeil est également beaucoup moins profond. Il s’agit d’une adaptation du cerveau lui permettant de consolider toute l’information acquise durant la journée. Le bébé à beaucoup plus d’apprentissages à consolider qu’un adulte. Son cerveau et son sommeil sont donc adaptés en conséquence. D’ailleurs, certains bébés sont plus affectés que d’autres en période de consolidation des acquis. Il est possible, par exemple, qu’un enfant se réveille plus la semaine précédant un apprentissage important comme se rouler sur le ventre.

 

3— Les bébés se réveillent pour de bonnes raisons

 

« J’ai froid, j’ai faim, j’ai besoin d’un câlin, je me sens seul ». Voilà ce qu’aurait peut-être envie de vous dire votre bébé s’il savait parler. En fait, les bébés ont très peu de contrôle sur la satisfaction de leurs besoins en début de vie. Il y a une dépendance totale envers les parents, une fusion saine leur permettant peu à peu d’acquérir un sentiment profond de sécurité. Sur le plan développemental, un nourrisson ne sait pas qu’il est une personne à part entière et n’a aucune notion du temps. C’est en répondant à ses besoins avec constance, de jour et de nuit, qu’il développera son autonomie.

 

En fait, nous savons maintenant que tous les besoins des bébés sont équivalents, c’est-à-dire que son besoin d’être nourri est aussi important que son besoin de se sentir en sécurité ou d’être stimulé, par exemple. Alors, même si bébé a l’air de se réveiller pour rien (pas soif, pas de couche à changer, etc.), il y a une bonne raison sous ce réveil.

 

4— Les bébés ont différents types de personnalité du sommeil

 

Certains bébés s’endorment seuls, d’autres préfèrent le sein ou le biberon. Certains ne s’endormiront pas s’ils ne sont pas bien collés sur un corps tout chaud. Certain s’endorment de plein de manières différentes dans pleins de contextes différents et tolèrent bien les changements de routine, pour d’autres, c’est l’enfer. Vaut mieux s’adapter à la personnalité de bébé plutôt que de tenter d’imposer une méthode uniforme pour tous. Apprenez à connaître votre nourrisson et à trouver une manière de l’accompagner qui fonctionne pour toute la famille.

 

5— Le sommeil n’est pas linéaire

 

Un bébé qui fait ses nuits rapidement peut cesser de les faire aussi rapidement, et l’inverse est aussi vrai. Quand nous sommes fatigués, il est facile d’essayer de trouver des raisons : c’est parce qu’elle perd sa suce, il a froid, etc. Peut-être que oui, mais peut-être que non aussi. En fait, plusieurs facteurs influencent le sommeil et, bien qu’il existe un sens à tout cela, peut-être ne le comprendrons-nous jamais. Encore une fois, ajuster ses attentes à la réalité est une bonne façon de ne pas être trop déçu.

 

En terminant, le sommeil provoque également beaucoup de commentaires de l’entourage : tu le gâtes trop, c’est parce que tu l’allaites, il va être dépendant de toi si tu le laisses dormir sur toi, etc. J’aimerais vous dire ceci : si vous avez envie de porter vos enfants, faites‑le; si vous avez envie de dormir avec eux, faites‑le (de manière sécuritaire, on s’entend); si vous avez besoin d’air et que vous voulez faire faire les siestes en auto ou en poussette, allez-y. Écoutez-vous et écoutez votre bébé, vous en êtes l’expert, vous seuls savez ce qui fonctionne le mieux pour votre famille. Trop gâter un nourrisson, ça n’existe pas et puis de toute façon, que vous allaitiez ou non, que bébé ait une suce ou non ou peu importe le contexte, en devenant parent, il y a de bonnes chances que la qualité de votre sommeil diminue pendant un temps, alors aussi bien passer à travers cette phase avec douceur et amour, et ce, autant envers vous qu’envers bébé.

 

Roxane Larocque

Quand on se retrouve plus de 100 autour d’une même tablée

Jadis, lorsque j’étais enfant, les réveillons du jour de l’An

Jadis, lorsque j’étais enfant, les réveillons du jour de l’An avaient lieu chez ma grand-mère. Je n’ai jamais eu le plaisir de connaître mon grand-père, décédé bien avant ma venue au monde. Puis, avec les familles grandissantes, les tantes et oncles ont pris la relève. La famille initiale de onze enfants se partageait les réceptions. Tantôt à Québec, tantôt à St-Hubert et à Sherbrooke. Ma grand-mère Alice nous cuisinait toujours ses galettes et son sucre à la crème. Je n’ai, malheureusement, jamais eu le gène de ses recettes traditionnelles.

J’ai donc grandi dans l’abondance des réceptions familiales. Rien de glamour ni de protocolaire. Des réunions de famille où la bonne humeur et le plaisir de se rassembler ont toujours été les points de base. L’amour que l’on ressent pour la famille est devenu tradition, perpétuité. Les bons repas ont toujours débuté par le bénédicité, autrefois dit par grand-maman et maintenant par ses enfants plus âgés.

Des onze enfants de la lignée de Paul-Émile et Alice se sont greffés des conjoints et conjointes. Puis, tour à tour, ces descendants ont fondé leur propre famille. Plus la famille de mes grands‑parents s’agrandissait, plus le besoin de se voir tous une fois l’an devenait important.

Nous sommes passés, à travers ces époques, à des tablées de cartes puis à des saynètes où on imitait Jeannette Bertrand, Sonia Benezra, Pôpa et Môman ou Les Bougons pour se remémorer les événements de l’année en cours. Des joutes d’impro aux parties de ballon‑balai interminables. Des chorales de cousines entamant des cantiques de Noël aux « blagues de mononcles ». Des quiz de télé ou des épreuves confrontant les hommes aux les femmes ou les familles entre elles afin de se mériter des prix loufoques. Des thématiques où tous embarquaient : des années westerns aux années 50.

La famille a vu quelques membres nous quitter. Le sentiment de leur perte nous touche encore profondément. Il n’est pas rare que, durant la soirée, lors de l’énumération de nos nombreux souvenirs, un petit groupe de personnes essuie une larme. Au début, on s’émouvait devant des diapositives vintages et maintenant, c’est devant de « modernes » montages des plus de cinquante années qui se sont cumulées.

Ma grand-mère nous a quittés promptement il y a eu vingt ans cette année. Le 1er mai 1997. Le premier jour du mois de Marie qu’elle aimait tant prier. Depuis, les festivités du jour de l’An ont toujours tenu bon. De son vivant, c’est elle qui remplissait non pas des bas, mais d’immenses sacs de Noël pour tous ses petits-enfants. À son départ, le relais a été pris par les grands-parents.

Avec les années, les nouveaux chums des cousines avaient pour initiation de faire le père Noël… Ce n’est pas n’importe qui qui se mérite une place dans la famille ! Nous avons bien ri de les voir se débrouiller avec les nombreux petits-enfants et arrière-petits-enfants et maintenant avec les arrière-arrière-petits-enfants de Paul-Émile et Alice. Au total, nous sommes actuellement un peu plus de 140 à nous côtoyer encore. On se connaît tous. Depuis le temps, les nouveaux greffés changent à l’occasion de prénoms, car trop nombreux, il est normal de les mêler. Vous aurez vite compris qu’aucune de nos chaumières ne peut accueillir tous ce petit monde.  Dès la fête passée, nous sommes à la recherche d’une salle offrant le plus de commodités possible pour la fête suivante.Vous aurez vite compris qu’aucune de nos chaumières ne peut accueillir tous ce petit monde.  Dès la fête passée, nous sommes à la recherche d’une salle offrant le plus de commodités possible pour la fête suivante.Vous aurez vite compris qu’aucune de nos chaumières ne peut accueillir tous ce petit monde.  Dès la fête passée, nous sommes à la recherche d’une salle offrant le plus de commodités possible pour la fête suivante. Vous aurez vite compris qu’aucune de nos chaumières ne peut accueillir tout ce petit monde. Dès que la fête est terminée, nous sommes à la recherche de la salle qui nous offrira lus de commodités possible pour la fête suivante.

Les réseaux sociaux nous aident à prendre des nouvelles de tout un chacun. Pour maintenir le lien, un groupe familial a pris naissance sur Facebook afin de mieux nous rejoindre. On y publie des photos d’antan, des souvenirs et des clips de ceux qui ne peuvent être présents lors du party traditionnel.

Cette année, c’est au tour de la Montérégie de recevoir. Je fais partie du comité. Je comptabilise les présences et j’ai le cœur gros de voir à quel point, faussement, j’ai toujours imaginé que ma grande famille serait immortelle. Les petits malaises prennent le dessus sur la fragilité des plus âgés, les empêchant du coup de se joindre à nous. Le groupe se restreint… loin des yeux, mais si près du cœur.

Tous ces instants passés auprès de cette famille m’auront montré l’importance des liens. À quel point il importe de se soutenir et de préserver l’unicité de la famille. Combien s’accueillir et être enclin au respect est bénéfique pour préserver ces traditions.  Comme le disait si bien le Petit Prince d’Antoine de St-Exupéry : « On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible : c’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui rend ta rose si importante. »

À vous tous, en ce début d’année, je vous souhaite de bons et beaux moments en famille et des instants pour créer des traditions pour et avec vos enfants.

Mylène Groleau

Mon premier Noël d’expatriée

C’est mon premier Noël sans tempêtes ni conditions routières à

C’est mon premier Noël sans tempêtes ni conditions routières à surveiller sur MétéoMédia. Mes temps des fêtes ont toujours ressemblé à de grands pèlerinages. J’ai grandi avec un père militaire, puis épousé un militaire (ben oui !), alors j’étais toujours celle qui était loin, celle qui devait revenir. Faire une grande tournée pour retrouver la famille et les amis que je chéris particulièrement, c’est ma tradition. Cette année, j’aurais bercé le bébé tout neuf de mon amie, rencontré l’amoureuse de mon frère, festoyé avec ma cousine, mes onze cousins et toute notre belle marmaille… Mais cette fois, je suis en Italie. Loin « pour le vrai » comme dirait Daniel Blanchette de Victoriaville dans La Guerre des tuques. Partie voir le monde, mais trop loin pour faire le tour de mon monde.

Ne me demandez pas comment s’est passée mon adaptation, j’ai encore les deux pieds dedans. Pas de perspective, pas de recul qui me permettrait de dire « tout est bien qui finit bien », aucune vue de l’ensemble de l’œuvre. Juste une fille pas si sûre qu’elle aime vraiment ça, l’expatriation. Qui se dit que ce serait peut-être le fun que ce soit déjà fini. Qui s’imaginait progresser sur un chemin palpitant et qui est surprise d’avoir plutôt l’impression de mettre sa vie sur pause. Comme si la vraie vie attendait de l’autre côté de l’océan.

Je crois que je suis surtout affectée par la fatigue. Je voulais ajouter quelques remous dans ma vie et maintenant, je l’avoue, j’en ai un peu marre que rien ne soit simple. J’aimerais ça, des fois, pouvoir me mettre sur le pilote automatique. Un cerveau n’est pas fait pour s’investir à 100 % dans chaque tâche, c’est bien trop exténuant. Il y a des bons bouts de notre journée qu’on doit pouvoir faire sans grand effort mental. Cette facilité me manque. Je voudrais pouvoir accomplir un tas de trucs sans vraiment réfléchir et garder mon énergie pour ce qui compte vraiment. Mais je vois aussi que le temps fait son œuvre. Tout est déjà plus évident qu’il y a six mois. Et dans quelque temps, nous serons encore plus confortables avec notre terre d’accueil.

Notre premier Noël en Italie sera donc une autre étape de cette grande aventure. Un mélange de traditions familiales et de nouvelles expériences. Nous avons sorti notre calendrier de l’avent (les enfants attendaient leurs petits privilèges avec impatience) et notre CD de Toupie et Binou (qui peut résister à la « douce voix de miel » de Marc Labrèche qui chante Noël ?) Le sapin est décoré et nos desserts préférés cuisinés. Au lieu de prendre la route pour rejoindre notre famille, nous prévoyons célébrer avec nos nouveaux amis en Italie. Profiter des vacances pour voyager en Sicile et dormir à Alberobello, dans une curieuse maison de gnome. Admirer, de notre terrasse, les feux d’artifice du Nouvel An et rêver d’une année 2018 merveilleuse où nous aurons dompté les vagues et retrouvé notre équilibre.

Elizabeth Gobeil Tremblay

La crise existentielle de fin d’année…

Vous la sentez arriver, vous vous sentez lasse, énervée, ennuyée.

Vous la sentez arriver, vous vous sentez lasse, énervée, ennuyée. La crise existentielle cogne à votre porte et s’installe confortablement dans votre esprit. Vous vous sentez lourde. Les doutes, les remises en question, vous pèsent. Le sol que vous croyez si solide s’effondre sous vos pieds, vous avale tout entière. Vous vous sentez ensevelie sous un épais brouillard, tout est noir. Vous êtes tout à coup replongée dans un mauvais cours de philosophie du cégep. Vous vous posez sans cesse les mêmes questions : où vais-je? Qu’est-ce que le bonheur?

Rassurez-vous, tout le monde a déjà eu une crise, moi la première. Crise de la trentaine, de la quarantaine, crise de fin d’année, crise du travail, remise en question du couple, de son rôle de parents…

Pourquoi avons-nous cette tendance à remettre en cause nos actions et nos choix? La crise existentielle est-elle bonne ou non, justifiée ou exagérée? Est-ce le temps de faire un bilan? De se poser les vraies questions, de retrouver un semblant d’équilibre, une passion, un désir enfoui?

Tout le monde autour de vous vous rassure : vous avez une belle famille, une bonne job… mais ce n’est pas assez, vous voulez autre chose. Mais quoi? Qui n’a jamais vécu cette sensation? La crise existentielle nous colle à la peau, s’incruste, et pourrit tranquillement tous les fondements de notre vie. Notre cerveau fonctionne à 100 à l’heure, remuant et dépoussiérant des désirs enfouis au plus profond de notre être.

C’est une étape obligatoire, comme un rite initiatique, un passage obligé. Prenez cette crise comme un moment pour mettre en perspective vos objectifs. L’année s’achève dans quelques jours; il est temps de commencer sur de nouvelles bases. Oublions les résolutions, optons plutôt pour des buts, des objectifs! Visons haut, visons fort : 2019 sera notre année!

Gabie Demers

Maman, je peux faire une recherche Google sur le père Noël?

En voyant ma réaction, mon garçon de neuf ans s’empresse d’ajo

En voyant ma réaction, mon garçon de neuf ans s’empresse d’ajouter : « Maman, ne dis rien, ne le dis pas. C’est sûr que je viens de trouver la réponse à la question que tous les enfants du monde se posent. » Ses beaux grands yeux verts brillent d’une lueur d’amusement. Je peux y lire la fierté d’avoir traversé dans le monde des grands, ceux qui ne croient plus à ces histoires cousues de fils blancs, ceux qui alimentent la magie au lieu de seulement la vivre. J’avais peur qu’il se fâche, qu’il me reproche de lui avoir menti. Mais il ne semble pas m’en vouloir. Heureusement parce que j’ai l’impression de marcher sur la corde raide avec l’honnêteté depuis notre déménagement en Italie.

Je suis habituellement un vrai livre ouvert. Avec tout le monde : ma famille, mes amis, des inconnus que je rencontre pour la première fois… J’ai besoin de me raconter et je veux entendre votre histoire. La vraie, là! Pas la version « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. » Celle-là, je la trouve plate sans bon sens! J’ai passé les quinze premières années de ma vie à essayer d’étouffer ce qui bouillonnait en moi pour plaire à tout le monde et ça ne m’a rien apporté de bon. Maintenant, c’est all in que je joue ma partie.

Évidemment, ça influence mon style parental. Mon premier réflexe est toujours de dire la vérité à mes enfants. Si je décide de leur cacher quelque chose, c’est parce que j’y ai réfléchi sérieusement. Je peux me tromper parfois (souvent!) Je fonctionne par essais et erreurs comme la majorité des parents (en tout cas, je me méfie de ceux qui prétendent qu’il existe une méthode infaillible).

Donc chez nous, on n’est pas parfaits, mais on est vrais. Et si on parle de la mort, eh bien, on n’invente pas de belle fable spécialement pour les enfants. On leur partage nos propres croyances et on ramène vite le sujet à celui de la vie. Oui, la mort c’est plate. Oui, on va tous mourir un jour. Mais il ne faut surtout pas la cacher parce que c’est exactement cette fragilité, cette non-éternité, qui rend la vie si précieuse.

Et si on parle de sexualité, on essaie d’être aussi transparents que possible. On adapte les détails à l’âge des enfants, bien sûr. Mais il n’y aura jamais d’histoires à déconstruire. Quelle meilleure protection contre les abus sexuels que de connaître les bons mots pour identifier toutes les parties du corps et leurs fonctions? Il me semble que c’est essentiel que mes fils sachent que je suis à l’aise de parler de ce sujet et qu’ils pourront toujours venir me voir quand ils auront des questions.

Et lorsqu’on mange, on discute de la provenance de notre nourriture. Quand je vois passer sur Internet la vidéo d’un enfant de quatre ans bouleversé d’apprendre qu’il mange des animaux, je me demande toujours pourquoi on ne le lui avait jamais dit avant. Quand je joue avec un bambin de deux ans et sa petite ferme, qu’on fait des meuh! meuh! et des bêêê! bêêê! je lui explique avec délicatesse pourquoi le fermier s’occupe de toutes ces bêtes. Ça ne fait pas des enfants traumatisés, ça fait des enfants conscients.

Bref, vous avez compris que (avec mes beaux gants blancs quand même) je suis de nature assez directe. Et si je ne mentionne pas quelque chose, c’est rarement pour protéger mon jardin secret, c’est plutôt pour protéger mes enfants.

Malheureusement, depuis notre départ pour l’Italie, j’omets volontairement, je mens, beaucoup plus que je le voudrais. Je veux épargner à mes enfants des inquiétudes face à des situations hors de leur contrôle. Par exemple, même s’ils savaient déjà que la conduite était périlleuse à Naples, je leur ai caché que nous avions eu un accident de voiture lorsque nous sommes venus choisir notre maison. Et même s’ils avaient entendu parler du Vésuve et de son éruption qui a détruit Pompéi, je ne leur ai pas dit que nous allions habiter dans une zone volcanique bien moins connue, mais bien plus dangereuse (ils l’ont découvert eux-mêmes assez rapidement de toute façon). J’évite aussi le sujet du paratonnerre depuis qu’on m’a informée que ma maison perchée au sommet d’une montagne n’en possédait sûrement pas.

Pour le moment, je refuse de leur partager mon sentiment d’impuissance devant chaque tempête qui se lève; ma peur, quand la foudre tombe près de nous dans sa fracassante explosion blanche; mes soucis, face aux routes qui s’inondent et aux sols instables… Ils en ont déjà bien assez à gérer avec la criminalité et la saleté qui les entoure. Ces deux petits bonshommes n’ont peut-être pas de paratonnerre, mais ils ont une maman qui se transforme parfois en bouclier pour déposer un voile de magie sur la réalité.

Elizabeth Gobeil Tremblay

Noël quand on était petits…

C’est en discutant avec mon amie dernièrement que j’ai eu l’i

C’est en discutant avec mon amie dernièrement que j’ai eu l’idée de ce texte. On se demandait si c’est en vieillissant que l’on perd la magie de Noël et la fébrilité des fêtes, et si nos enfants auront plus tard eux aussi cette nostalgie lorsqu’ils pensent au temps des fêtes de leur enfance.

Pour nous les adultes, le temps des fêtes est plutôt synonyme de dépenses  : cadeaux, échanges de cadeaux, nourriture et alcool, « petit quelque chose » pour les hôtes de tes nombreux partys. Il y a aussi le stress si tu reçois : la bouffe, les invités, le nombre de chaises et les petites « napkins » avec des faces de bonhommes de neige assorties aux assiettes et aux ustensiles en plastique. Il y a les partys de bureau, avec les enfants, pas d’enfants, chez grand-maman et chez mon oncle. C’est là que tu te demandes comment tu vas te rendre au 2 janvier et pourquoi tu n’as pas décidé de sacrer ton camp à Cancún pendant deux semaines (ça t’aurait sûrement coûté moins cher que tout ce qui est énuméré plus haut, et l’alcool aurait été inclus !)

Sans blague, je veux que mes enfants gardent de bons souvenirs de Noël, dans les choses simples. Les souvenirs que j’ai de quand j’étais petite de cette période de l’année sont : les films de Noël (oui, j’écoute Le sapin à des boules chaque année et je le trouve encore très drôle !), les partys de famille, faire le sapin et décorer. C’était aussi aller jouer dehors pendant des heures pour faire des forts, aller passer mes soirées à la patinoire et placoter. Les desserts de ma mamie me manquent aussi. J’aime bien croire que mon amour pour la cuisine qui grandit peu à peu avec les années vient d’elle.

Profitez du temps des fêtes pour jouer avec vos enfants, essayer de nouvelles recettes à offrir en cadeau, faire des soirées cinéma/camping dans le salon et des maisons avec des couvertures, aller jouer dehors, glisser et faire des bonhommes de neige. Ainsi dans quelques années, nos enfants pourront dire à leur tour : « C’était vraiment le fun le temps des fêtes quand on était petits ! »

Sur ce, je vous souhaite un merveilleux temps des fêtes avec les personnes qui vous sont chères et je vous souhaite aussi de retrouver votre cœur d’enfant pour ces moments qui passent souvent beaucoup trop vite !

Julie Lampron Désaulniers