Archives décembre 2017

La différence

La différence est partout autour de nous. Elle se trouve dans les o

La différence est partout autour de nous. Elle se trouve dans les objets, les lieux, les plats et même en nous. Elle ne se voit pas toujours, mais elle est tout de même présente.

La différence est un simple mot de dix lettres, mais qui en dit long. Selon moi, la différence est quelque chose de très important. Plus important que plusieurs choses sur la Terre. Avez-vous déjà imaginé un monde sans différences? Un monde où les journées sont toutes les mêmes, les repas sont tous pareils et surtout, où les gens sont tous les mêmes? Un monde où les sexes n’existent pas puisque tout le monde est identique?

Par chance, la différence est commune sur Terre. Les gens remarquent souvent la différence physique. Ils la voient, donc ils y portent attention. Pourtant, elle se trouve aussi à l’intérieur des objets et même des humains. Elle ne se voit pas, mais si vous écoutez bien, vous pourrez l’entendre. Les gens qui en sont atteints en parlent plus souvent que vous ne le croyez. Il suffit d’écouter attentivement.

La différence peut aussi être négative. Vous savez, lorsqu’une personne est différente à cause d’une maladie ou d’une blessure… Ce n’est pas toujours plaisant d’être différent des personnes « normales ». Toutefois, ça a ses bons côtés. Ces personnes qui sont différentes portent en elles un parcours surprenant. Certaines personnes ont dû traverser de durs obstacles pour être où elles sont aujourd’hui. Souvent, ces personnes qui sont différentes comprennent rapidement des choses. Par exemple, ils comprennent plus facilement ce que les autres vivent et comment ils se sentent. Les personnes différentes du reste du monde reconnaissent la différence au premier coup d’œil.

En fait, la différence est un sujet qui n’est pas assez connu chez les jeunes et même chez les plus vieux. Parfois, je me promène dans la rue et j’entends des gens dire : « As-tu vu comme il marche d’une drôle de manière? » ou « Écoute comme cette fille parle bizarrement. » Ces remarques, même s’ils ne les entendent pas directement, sont blessantes pour les gens. Ils voient le regard moqueur des autres et cela peut même être intimidant. Tous ces commentaires sont particulièrement causés par les différences.

Je suis quasiment certaine que tout le monde a déjà vu une différence chez quelqu’un et a fait un commentaire méchant dans sa tête. Pourquoi sommes-nous ainsi? Je crois que c’est parce que la différence n’est pas assez connue des gens. J’espère vraiment qu’un jour, les gens porteront plus attention aux différences et qu’au lieu de rire de ces particularités, ils prendront ces gens comme modèles.

Juliette Roy

Parce que c’est mon choix!

En novembre 201

En novembre 2011, j’ai fait une promesse. Une promesse à l’homme que j’aime, le père de mes enfants. Je lui ai promis que je m’occuperais d’eux et qu’ils seraient ma priorité. Il m’a demandé d’être heureuse et de refaire ma vie. Après son départ, ça m’a pris presque deux ans avant de même penser à faire entrer un autre homme dans nos vies. Je dis « nos vies », car une relation pour moi implique les deux personnes que j’aime le plus au monde, mes enfants.

 

Vers la fin 2013, je me suis inscrite à des sites de rencontre. Avec deux enfants à la maison, difficile de penser rencontrer quelqu’un en sortant dans les bars. Oh! Il y a toujours l’épicerie, mais je n’ai jamais compris comment les gens peuvent faire des rencontres à l’épicerie. J’ai fait plusieurs rencontres, des bonnes et des moins bonnes. En mars 2014, j’ai rencontré celui que je fréquente toujours depuis plus de trois ans. Je dis « fréquente », car j’ai réalisé que malgré la promesse faite au père de mes enfants de refaire ma vie, je ne suis vraiment pas rendue là.

 

Comme toute personne, j’ai besoin d’affection et de chaleur humaine. Comme toute personne, j’ai besoin de savoir que je compte pour quelqu’un ou que quelqu’un quelque part pense à moi. Mais je ne suis pas encore prête à tout partager. Ma maison est notre petit refuge à nous trois. L’endroit qui a vu naître mes deux enfants, l’endroit où restent encore les souvenirs de papa. Tout cela m’appartient et je ne suis pas encore prête à y mettre fin.

 

L’homme que j’ai rencontré est extraordinaire, car il comprend tout ça. Il comprend que je ne suis pas au stade de « refaire ma vie ». Nous nous voyons une ou deux fois par semaine, sans les enfants. Du temps où nous nous apprivoisons, où nous apprenons tous les deux à nous rebâtir quelque chose de solide. Il comprend et accepte ma situation. Il accepte aussi mes enfants et sait être présent aux moments où ça compte. Il accepte de parler de mon défunt conjoint autant à moi qu’aux enfants. Il sait que la famille de leur père est aussi ma famille, car même s’il nous a quittés, sa mère et sa sœur sont très présentes dans nos vies. La famille était très importante pour leur père. Mais ce qu’il sait par-dessus tout, c’est que nos cœurs sont encore fragiles.

 

Depuis six ans, nous avons bâti, les enfants et moi, notre propre petite vie de famille. Une famille peu traditionnelle certes, mais une famille forte, qui se tient et qui s’aime. Une famille qui est passée à travers des moments difficiles et douloureux. Une famille qui s’aide et se comprend, une famille qui s’aime au-delà de tout. La famille traditionnelle « papa, maman, enfants » est de l’histoire ancienne pour moi, mais rester seule avec mes enfants pour l’instant, c’est mon choix, peu importe ce que les autres en pensent!

 

Annie Corriveau

Je m’ennuie du père Noël – Texte: Gwendoline Duchaine

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Je m’ennuie du père Noël…

Mes petits sont maintenant des ados, et ça fait plusieurs années que ce n’est plus le grand bonhomme rouge qui dépose les cadeaux sous le sapin, il ne boit plus le verre de lait ni ne mange les biscuits fabriqués pour lui avec tant d’amour. Même son renne ne reçoit plus la carotte et le morceau de sucre que mes enfants laissaient toujours au pied de l’arbre de Noël… La magie n’opère plus.

Nous ne fabriquons plus de maisons en pain d’épices et je suis seule pour décorer la maison et accrocher les boules dans le sapin. Plus personne ne prépare la venue du grand barbu…

Pourtant, je ne peux m’empêcher de regarder le ciel étoilé la nuit du 24 décembre et je me surprends à le guetter… Et si j’entendais ses clochettes? Si je le voyais passer au loin? Mon âme d’enfant revient chaque année alors que mes grands ados jouent aux jeux vidéo et se contrefichent de savoir où en est rendue la tournée de distribution de cadeaux…

Je m’ennuie d’attendre dans le froid et de l’admirer passer avec ses lutins et son traîneau. Je m’ennuie de l’effervescence les secondes qui précèdent sa rencontre avec mes enfants. Je m’ennuie des étoiles dans leurs yeux. Je m’ennuie de la fascination de mon gars pour sa grande barbe blanche et de la timidité de ma fille qui n’ose pas lui répondre. Je m’ennuie du gentil lutin qui donne une canne de Noël et prend une photo qui trônera longtemps sur ma cheminée.

Je m’ennuie du père Noël. Il est gentil, rassurant, attachant. Je m’ennuie du père Noël…

Je pourrais peut-être vous emprunter un enfant et revivre cette magie?

Savourez, chers parents. Savourez Noël, savourez la naïveté de vos enfants. Savourez les traditions. Entretenez cette douce magie avant qu’elle ne s’envole pour toujours.
Et n’oubliez pas de saluer le père Noël de ma part…

 

Gwendoline Duchaine

 

Violences envers les femmes: revenir à l’amour

On m’a reproché

On m’a reproché de vivre dans un monde de licornes et d’arcs-en-ciel. OUI! Mets-en! Je permettrai toujours à mon esprit de galoper à dos de licorne sur des arcs-en-ciel plutôt que d’accepter ou de cautionner la bêtise humaine. Et loin de moi l’idée de penser que je suis #mamanparfaite.

Je défendrai toujours le droit à la Dignité, le droit à la Liberté, celle de son corps tout comme celle de son esprit. On a beaucoup parlé de culture du viol dans la dernière année et je sens le désir d’en parler encore pour alimenter mon esprit de femme et de maman. Bien honnêtement, jusqu’à tout récemment, je ne savais pas trop quoi en penser. Le mot « culture », c’est gros, surtout quand il est question de viol, d’agression et de harcèlement. Vous connaissez les vidéos de « Tout l’monde s’en fout »? Je les adore, c’est un doux mélange d’intelligence au travers d’un bel humour autour de plusieurs enjeux de société. Je vous invite à écouter la vidéo sur la culture du viol. Je dois avouer l’avoir regardée plusieurs fois tout comme plusieurs autres de leurs vidéos d’ailleurs.

Si comme moi, vous valorisez le droit à la Liberté de son corps et de son esprit, la notion de consentement est simple à comprendre. Ce n’est pas compliqué : à partir du moment où il n’y a pas de consentement, personne ne devrait se donner le droit de quoi que ce soit sur quelqu’un d’autre. J’aime quand c’est simple. Pas vous? Et que dire de ce beau questionnement que les vidéos amènent et que mon cœur de mère achète pour partager à mes enfants?

« Dans une relation, pourquoi ne pas se questionner sur ce qu’on peut donner à l’autre au lieu de penser à ce qu’on pourrait prendre?! »

Voilà, tout est dit.

Comment peut-on éduquer ses enfants maintenant? J’ai choisi de le faire le plus simplement du monde en leur partageant ce qui m’importe au sujet des relations amoureuses harmonieuses. Parce que c’est bien de relations amoureuses dont il est question quand on parle de sexualité. Vous serez d’accord? J’essaie d’utiliser toutes les occasions possibles pour faire remarquer à mes enfants qu’une relation entre deux personnes se bâtit sur la confiance. Pour cela, il faut apprendre à se connaître, à reconnaître ses besoins et ses limites, puis à les communiquer. Ensuite, il suffit d’apprendre à connaître et à respecter les besoins et les limites de l’autre. C’est ce qui permet de savourer un Amour sain.

J’ai souvent le sentiment qu’on préfère se diviser plutôt que de créer un monde uni. Je sens trop souvent qu’on tente de départager la responsabilité des victimes de celle des agresseurs. On ne peut pas être pour ou contre une agression, un abus ou le harcèlement. On peut tout simplement être pour le Respect et la Liberté.

Et si vous entendez encore parler d’un cas d’abus, d’agression ou de harcèlement sexuel, au lieu de débattre pour décider si c’est vrai ou non, si cette personne l’a cherché ou non, commencez donc par offrir votre Compassion. Parce que je vais répéter ce que j’ai déjà écrit : pourquoi juger si rapidement et si durement? Dans le fond, on ne sait rien. On ne sait rien de cette personne qu’on juge ni de ce qu’elle vit. Retenons nos paroles vaines et ouvrons notre cœur en guise de soutien à ceux qui en arrachent parfois, un peu, de temps en temps, tellement, tout le temps, parfois, selon… parce qu’on n’en sait RIEN, tendons la main ou passons notre chemin!

Je n’accepte juste pas un commentaire injustifié au sujet de quelqu’un qui a vécu un geste déplacé ou indésiré de nature sexuelle. #JusteNON #PASCORRECT

Le 25 novembre dernier, débutaient les douze jours d’action contre les violences envers les femmes. Soyons conscients!

 

 

Stéphanie Dionne

Ce que je suis, ce que je vaux

Dans les derniers mois, j’ai mis fin à une relation qui durait de

Dans les derniers mois, j’ai mis fin à une relation qui durait depuis vingt ans, qui m’a apporté du bonheur, de beaux enfants, de la maturité, de la connaissance de soi, quelques déménagements, des voyages… et aussi certains désagréments. Sinon, la relation s’enlignerait vers sa 21e année!

Vingt ans, c’est la moitié de ma vie. C’est beaucoup. Dans mes yeux à moi et à travers les yeux de ceux qui me connaissent, je suis cette femme qui s’est mariée à vingt-et-un ans avec la certitude que c’était pour toujours. Pour toujours parce qu’une relation se travaille, évolue, se choisit encore et encore. Quand les gens nous disaient : « Au pire, vous vous séparerez! », on se révoltait. On défendait notre opinion, notre amour, notre certitude. L’amour prend du temps et des efforts, mais l’amour peut durer si on le choisit. Vingt ans plus tard, j’ajouterais : si on le choisit à deux, jour après jour.

Pendant vingt ans, j’ai été définie comme amoureuse, comme épouse, comme partenaire de vie, puis comme mère (un peu weird) de quatre enfants. Pendant toutes ces années, je me suis définie comme une bonne personne, comme une femme qui voulait s’améliorer, comme une épouse qui voulait aimer.

Si on fastforward nos années de relation, on se retrouve avec un couple qui s’était perdu de vue. Le couple a explosé. Par le fait même, c’est mon identité qui a pris le bord. Je suis devenue une mère célibataire (bizarre, quand tu n’as pas utilisé ce mot depuis vingt ans!), une monoparentale en garde partagée. Une ex-épouse-future-divorcée. Mais j’ai choisi de ne pas devenir la divorcée aigrie qui hantait mon imagination.

J’ai eu peur que les gens collent à ma nouvelle identité des idées comme : « celle qui a tout brisé sur un coup de tête » (les personnes qui me connaissent savent que je n’aurais jamais pris cette décision sans des tonnes de réflexion), « la bitch qui veut enlever les enfants au papa » (ce qui n’est pas du tout le cas, on s’est entendu sans problème sur une garde partagée même si mon cœur de maman s’ennuie de mes enfants quand ils sont ailleurs), « la femme qui a oublié son couple au profit de ses enfants » (oui, mais sans culpabilité. J’ai fait ce que mon cœur me dictait).

J’ai senti, j’ai entendu des commentaires sur ma personnalité inadéquate pour être en couple (ou pour être, tout court). Des commentaires sur mon hypersensibilité, mon intensité, mon habitude épouvantable d’analyser les situations et de rechercher de l’aide quand je ne suffis plus à la tâche. Des commentaires sur bien d’autres traits qui m’appartiennent et que je peux expliquer, que j’ai choisis dans la plupart des cas.

Oui, tout ça a contribué à la rupture, puisque ça fait partie de moi, et que je fais partie de la séparation. Après la séparation, j’ai eu peur de devoir changer pour être heureuse ou pour rendre les autres heureux, pour être « adéquate ». J’ai eu peur de ne plus savoir qui j’étais. Mais j’ai réalisé que je sais très bien qui je suis, que je choisis d’évoluer puisqu’une partie de mon identité a changé dans les derniers mois. Mais moi, je suis moi. Et dans « moi », il y a mon enfance, mon adolescence, les quarante années depuis ma naissance et les vingt années qui ont suivi mon mariage, et aussi toutes les prochaines années qui n’attendent que moi. Il y a moi comme fille, comme femme, comme ex‑épouse, comme mère, comme humaine. Et je n’ai pas à changer cela, j’ai seulement à continuer de m’améliorer.

Dans mon processus de deuil, je dois continuer de m’aimer et de me voir comme une bonne personne, puisque c’est ce que je suis. Je dois continuer de reconnaître ce que je vaux et ne laisser personne me laisser croire que ma valeur a diminué. Ça n’enlève rien aux autres, mais ça me donne le droit d’être moi.

Nathalie Courcy

Calendrier de l’avent, version bonnes actions

Depuis quelques années, les lutins joueurs de tours ont commencé Ã

Depuis quelques années, les lutins joueurs de tours ont commencé à nous envahir quand décembre se fait sentir. Chez nous, c’est non. C’est juste non. Premièrement parce que je suis assurément trop paresseuse. Oui, tu as bien lu. Chez nous, la pile de linge à plier déborde et il reste toujours un ou deux chaudrons collés de la veille. Alors, trouver l’énergie d’inventer les tours que le lutin va faire, et surtout, trouver le temps de les ramasser ensuite, c’est bien loin de ma réalité. Rassurez-vous, on maintient la magie : chaque année, les enfants déposent une poudre magique devant les fenêtres et les portes, qui empêche les lutins d’entrer chez nous. #fallaitjusteypenser

Il y a aussi la fameuse tradition des calendriers de l’avent… T’sais, donner du chocolat aux enfants tous les jours… Disons que ça non plus, ça ne collait pas trop aux valeurs que je tente d’inculquer à nos enfants. Alors on s’est fait NOTRE calendrier de l’avent. Un calendrier de bonnes actions. C’est très simple à faire… J’ai fait une liste d’actions, faciles à exécuter et réalistes pour notre quotidien déjà trop occupé. Chaque matin, dès le 1er décembre, les enfants pigent ensemble une bonne action à accomplir dans la journée. Le soir, avant le coucher, on discute de la bonne action de la journée et du bien que ça leur fait d’aider les autres. J’ai enfin l’impression de leur transmettre quelque chose de vrai, d’authentique et de généreux, question de se mettre dans l’esprit de Noël.

Alors voici, pour les parents qui souhaitent embarquer avec nous dans la vague de don de soi et de générosité, une liste de bonnes actions. Vous pouvez tout simplement copier la liste, l’imprimer et découper les actions pour les faire piger aux enfants, dans la première petite boîte qui vous tombe sous la main. Facile, gratuit, accessible et mille fois plus gratifiant, je vous le promets ! Je vous ai mis plus d’idées qu’il n’en fallait. Certaines d’entre elles s’appliqueront plus à votre situation, et il est aussi possible de faire plusieurs bonnes actions dans une journée !

Aider un ami de classe ou de garderie quand il a de la difficulté. Faire un câlin à quelqu’un qui en a besoin. Aider deux personnes à se réconcilier après une dispute. Prêter son jouet préféré avec le sourire. Visiter une personne âgée. Inviter à jouer un ami qui est seul. Tenir la porte pour quelqu’un. Dire trois qualités à quelqu’un qui est triste. Offrir un dessin à un grand-parent. Envoyer une carte à quelqu’un qui habite loin. Vider le lave-vaisselle volontairement et avec le sourire. Vérifier s’il y a du papier de toilette et en remettre au besoin. Réparer quelque chose pour quelqu’un. Retirer la poussière sur un meuble oublié. Ramasser un déchet jeté à terre. Remercier le chauffeur de l’autobus en souriant. Mettre des graines à manger pour des oiseaux. Mettre à la rue les bacs de récupération ou de poubelle. Ramasser les miettes sur la table débarrassée. Mettre la table avant qu’on s’en aperçoive. Préparer un petit déjeuner pour quelqu’un d’autre. Remercier quelqu’un qui fait le ménage d’un lieu public. Faire plaisir à quelqu’un qui nous en veut. Laisser sa place à une autre personne qui fait la file derrière nous. Faire sourire quelqu’un qui est fatigué. Recouvrir ou réparer un livre qui commence à être abîmé. Remercier une caissière dans un magasin. Ramasser et replacer quelque chose qui est tombé au magasin. Mettre une carte sous la porte de la voisine qui vit seule. Offrir une fleur à quelqu’un qui le mérite. Aider une personne qui est perdue à retrouver son chemin. Donner de son temps quand on est pressé. Arroser une plante verte et épousseter ses feuilles. Refaire discrètement le lit de quelqu’un qui a oublié de le faire. Protéger quelqu’un de plus faible. Aider à décharger la voiture et à rentrer les sacs d’épicerie. Offrir un jouet qui ne sert plus à quelqu’un qui en a besoin. Cuisiner des biscuits pour une personne qui vit des moments difficiles. Écrire une belle carte de remerciement à sa directrice d’école ou de service de garde. Donner des vêtements qui ne font plus à une personne qui en a besoin. Aider quelqu’un à pelleter sa cour. Inviter une personne seule à souper avec nous. Aider un plus petit à faire quelque chose. Dire merci à quelqu’un qui prend soin de nous.

P.S. Petite anecdote : Ma grande fille de six ans, l’an dernier, a pigé « Offrir une fleur à quelqu’un qui le mérite. ». Elle a pris ses petites économies et a demandé qu’on aille acheter une dizaine de roses. Elle a choisi d’aller offrir, sur l’heure du dîner, une fleur à chaque enseignant de son école. Elle est allée dans la salle des professeurs et les a offertes une à une à chaque enseignant présent. #plusbelleaction

Alors voilà ! Je vous souhaite beaucoup de plaisir avec vos enfants ! N’hésitez pas à montrer l’exemple et à faire aussi de bonnes actions ! Qui embarque ?

Joanie Fournier

 

La claque

C’est parti tout seul. Ma main a claqué sur ta joue dans un élan

C’est parti tout seul. Ma main a claqué sur ta joue dans un élan de frustration. Maintenant, nous pleurons tous les deux. Toi, parce que tu as mal à ton visage et à ton âme. Moi, parce que je me sens la plus nulle des mères de ce monde.

Je voudrais tellement remonter le temps. Je me sens désespérée et désolée. Je n’oublierai jamais ton regard : un mélange de surprise et de terreur… Je me souviendrai toute ma vie de ton cri et de ta détresse. Une claque, ça ne sert à rien d’autre que de détruire ce lien trop fragile entre toi et moi.

Je m’excuse… de toute mon âme… de tout mon être. Tu ne méritais pas ça. Personne ne mérite ça. Je suis juste… humaine. J’étais dans une impasse. Je ne trouvais pas de solution ni d’issue face à ton insolence. Je ne savais plus quoi faire. Et BANG. Elle a volé…

Elle nous a figé tous les deux dans un espace-temps en suspens… le point de non‑retour… quand tu es allé trop loin mais que… tu ne peux plus revenir en arrière.

Je me sens si nulle. J’imagine ce que tu peux ressentir, car moi aussi, j’en ai reçu des claques : c’est humiliant, insultant et douloureux. La joue chauffe longtemps, trop longtemps… puis la tristesse laisse place à la colère et un petit bout de cÅ“ur est arraché pour toujours…

Je t’aime mon enfant, ne doute jamais de ça. Pardonne-moi quand tu en auras la force. Je suis là, tout près… et je pleure avec toi.

Un enfant, une personne que tu aimes, un être humain, ne mérite jamais de se faire frapper. Quelle qu’en soit la raison, la violence n’est JAMAIS une solution.

Gwendoline Duchaine

 

Dire au revoir

On se salue au p

On se salue au passage. On se dit à demain, à ce soir. On se souhaite un bon weekend. Se dire au revoir, c’est fréquent, même commun.

 

Cependant, parfois, on se dit au revoir sans savoir.

 

On se salue, on se dit qu’on s’aime, qu’on va s’ennuyer l’un de l’autre.

 

On se rassure en se disant qu’on se reverra sous peu, que la vie nous réserve, on l’espère, de belles surprises…

 

Perdre un collègue de travail qui, bien souvent, est devenu un ami, un confident, ne se fait pas sans peine.

 

Perdre un collègue, c’est accepter qu’un autre prenne sa place. C’est ouvrir son cœur à cette personne, mais sans oublier celle qui a laissé un vide.

 

Perdre un collègue, c’est vivre des deuils au quotidien. C’est devoir s’habituer à son absence.

 

Le temps finit toujours par soulager cette absence, mais jamais il n’efface la trace que cette personne a laissée dans notre cœur.

 

Karine Lamarche

Ma famille, ma gastro

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La gastro-entérite est de retour! Elle attaque fort et se propage pendant la période des fêtes, car les gens partagent tout… même les virus…

Le mot d’ordre quand la gastro envahit la famille? RESTE CHEZ VOUS!

Annule le party de Noël, la réunion de famille ou le souper entre amis; ne cours pas à la clinique contaminer la salle d’attente! C’est TA famille, c’est TA gastro!

Mais au fait, c’est quoi une gastro-entérite? Et c’est quoi le danger de cette infection?

La gastro est très contagieuse, c’est une infection virale de l’estomac et des intestins. Elle provoque des douleurs dans le ventre, des nausées, des vomissements, de la diarrhée, des douleurs musculaires…

Cette maladie se transmet par contact direct (par les mains) ou indirect : les jouets, les objets… En prévention, le LAVAGE DE MAINS est notre plus grand allié. Il est important de laver ses mains avant de toucher de la nourriture, après avoir utilisé la salle de bain ou changé une couche, après avoir été en contact avec des vomissements ou des sécrétions. Il faut aussi désinfecter les surfaces contaminées.

Le principal danger est la DÉSHYDRATATION.

Il faut donc S’HYDRATER!

Comment?

Pour les bébés, donner du lait (maternel ou commercial) très souvent, en petites quantités.

Pour les plus grands, on utilise des solutions de réhydratation (disponibles en pharmacie) s’il y a des vomissements ou des diarrhées. Ces solutions contiennent un mélange d’eau, de sel et de sucre.

En dépannage, si la pharmacie n’est pas accessible, vous pouvez utiliser pour l’hydratation des jus de fruits, du bouillon de bÅ“uf, du bouillon de poulet, de l’eau de riz… ou fabriquer une solution de réhydratation maison (mais vous devez absolument respecter les dosages).

Solution de réhydratation maison :
360 ml (12 oz) de jus d’orange non sucré
600 ml (20 oz) d’eau bouillie refroidie
2,5 ml (1/2 cuillère à thé) de sel

À éviter : les boissons gazeuses, les boissons ou jus de fruits sucrés, le thé.

Hydrater aux 5 à 15 minutes en donnant entre 5 et 15 ml de la solution, puis augmenter graduellement.

Si les liquides sont bien tolérés, on peut manger des portions réduites, plus souvent (céréales, pain, pâtes, riz, fruits, légumes, viandes, produits laitiers). Éviter de consommer du sucre.

L’utilisation de probiotiques peut aider à diminuer les diarrhées (nous n’avons aucune étude officielle sur le sujet).

 

Vous devez voir un MÉDECIN EN URGENCE s’il y a :

– une déshydratation (bouche, lèvres et langue sèches; soif intense; diminution de la quantité des urines; urines foncées et malodorantes; moins de 4 couches mouillées par 24 heures; absence d’urines pendant plus de 8 heures; yeux cernés; absence de larmes; peau pâle, grisâtre, marbrée; perte de poids, fatigue, somnolence)

– augmentation des douleurs abdominales

– fièvre pendant plus de 24 à 48 heures

– éruption cutanée

– présence de sang dans les selles ou dans les vomissements, selles noires

– augmentation des vomissements

– refus d’hydratation

– augmentation des diarrhées ou diarrhées pendant plus de 7 jours

– état général inquiétant

– diarrhée pour un bébé de moins de 6 mois

L’hydratation doit vraiment être votre priorité. Si vous êtes inquiets, vous pouvez également demander conseil à une infirmière au 811 (Info‑Santé).

Et n’oubliez pas que vous êtes contagieux environ 48 heures après le dernier symptôme! Alors on reste à la maison!

 

Gwendoline Duchaine 

Il t’a trompée, et ce n’est pas de ta faute

C’est arrivé graduellement. T’as perdu le contrôle de ton coup

C’est arrivé graduellement. T’as perdu le contrôle de ton couple. Entre les brassées de lavage, les biberons et ta fatigue, t’as oublié que t’avais un couple.

Puis un soir, il est arrivé, l’air piteux.

Au fond de toi, tu savais déjà ce qu’il allait te dire. Ton cœur battait trop fort, trop vite. Tu sentais ses battements jusque dans tes tempes.

Et il l’a dit :

« Je t’ai trompée. Je m’excuse. Mais j’avais besoin d’attention et de me sentir aimé. Depuis des années, je me sens comme ton coloc… en fait, depuis qu’on a les enfants. »

T’es oreilles sillaient, t’avais de la misère à respirer. Tout tournait autour de toi. Pourtant, tu t’y attendais. Au fond de toi, tu savais que ton rôle de maman prenait trop de place dans ta vie et que ton couple n’existait plus vraiment.

Mais à ce moment précis, tout ce que tu voulais… c’était pleurer et hurler. Sauf que tu ne pouvais pas. Les enfants dormaient, et si tu les réveillais, s’ils te voyaient pleurer… et s’ils ressentaient ton mal…

Alors, en plus de gérer sa trahison, tu devais agir en femme forte pour eux, pour tes enfants,

qu’est-ce que t’es devenue? Une marionnette qui vit en fonction des autres? Une maman trahie par l’homme de ta vie.

C’est ça… tu te sens comme une pas bonne.

Comme celle qui n’a pas réussi à être une maman, une femme et une conjointe.

Sa trahison à lui vient de faire en sorte que tu te remets en question. Parce qu’aujourd’hui, à tes yeux… t’es une pas bonne.

Ma belle, écoute-moi. Les actions des autres ne dictent en rien ce que tu es.

Oui, tu as fait des erreurs; oui, tu as oublié ton couple. Mais avoir des enfants, ça ne vient pas avec un manuel d’instructions. T’es pas née avec la bible du savoir parental et conjugal.

Peu importe que tu aies été absente émotivement de ton couple, tu mérites le respect, tout comme il le méritait avant de te tromper.

C’est pas facile hein? Tu te mets tout ça sur le dos, parce que c’est ce que lui a fait en te disant qu’il avait sauté la clôture par manque d’attention et d’amour. Il a foutu son sac à problèmes dans ta cour. Et maintenant, il faudrait que tu lui pardonnes et que tu t’excuses.

Parce que tu te dis que si aujourd’hui, ta famille explose, ça va être de ta faute. Parce que tu es la base de cet adultère. Tout est de ta faute.

Et là, tout s’enchaine dans ta tête.

Tu vas faire comment monétairement? Vous allez devoir vendre la maison! Et tu ne verras plus les enfants aussi souvent et ça, c’est impensable!

Alors, tu te dis que tu es mieux de rester avec lui que d’être seule et sans tes enfants. Que tu vas t’améliorer, essayer d’être une meilleure blonde.

Pis qu’au fond, c’est de ta faute s’il t’a trompée…

Ben wake up ma belle.

S’il t’a trompée, c’est qu’il est con.

S’il t’a trompée et qu’il ose mettre ça sur ta faute, c’est qu’il ne mérite même pas que tu pleures pour lui.

Sois forte, respecte-toi. Sois TA meilleure amie et tourne le dos à toute cette mascarade.

Ce ne sera pas facile, loin de là. Tu vas pleurer, avoir mal, regretter… mais un jour, tu seras fière de toi. Un jour, tu vas te regarder dans le miroir en te disant : « Hey, t’as passé au travers! T’as réussi! »

À toi qui vis des moments difficiles, je t’aime.

Préparer une fête d’ado et y survivre: c’est possible!

Quand nos enfants sont petits, c’est facile d’organiser une fêt

Quand nos enfants sont petits, c’est facile d’organiser une fête d’amis. Quand les enfants deviennent des ados ou des préados, là, c’est une autre histoire! Ils veulent une fête cool et une fête mémorable pour les ami(e)s, mais qu’en est-il des parents?

Ils sont trop jeunes pour qu’on leur laisse la maison, trop vieux pour qu’on les chaperonne. Un compromis est alors de mise!

–          Qu’en penses-tu si on te laisse le sous-sol au complet pour faire la fête?

–          Ok, mais on ferait quoi? Il ne faut pas que ce soit plate!

Sur ces sages paroles de préado-en-pleine-crise-existentielle, j’ai eu envie de donner des idées pour que ce ne soit pas « plate »!

D’abord, si votre enfant tient absolument à avoir une fête à la maison, il est essentiel de décorer la place!

Ballon, guirlandes, boule disco : ça fait fureur à tous coups!

Chips, bar à bonbons, liqueur : éléments de base! (On oublie le côté santé pour une fois dans l’année!)

Il y a plusieurs façons de faire une fête réussie. Voici quelques idées :

  • Avoir un thème: Chaque invité arrive habillé selon le thème. Chic, pyjama ou même en fluo avec les bracelets qui illuminent dans le noir! Fou rire assuré!
  • Faire une soirée films d’horreur: Après avoir dansé toute la soirée, on s’installe confortablement avec une montagne de couvertures et d’oreillers, on enfile nos pyjamas et on écoute des films d’horreur! (Ça peut aussi être une soirée de films quelconques!)
  • Faire une séance photo de style Photo Booth: Avoir un coffre rempli de costumes, grosses lunettes, perruques, cravates, boa, gants… et faire des photos d’amis déguisés! Avec les réseaux sociaux, c’est facile de les envoyer ensuite aux invités! Pas besoin de les imprimer!
  • Faire une soirée beauté: Les filles préados adorent (en général) les soirées beauté. Toutes en robe de chambre, manucure, masque de beauté, petite sangria sans alcool, musique relaxante pour donner l’effet « spa », lumières multicolores et le tour est joué! On peut même ajouter le jeu « Maquillage à l’aveugle »… On maquille notre amie en gardant nos yeux fermés! Ça donne toujours de drôles de résultats!
  • Faire des colliers et des bracelets : Il y a des compagnies qui se déplacent à domicile pour faire des soirées de création! Ça peut être une belle alternative!
  • Soirée animaux exotiques : Là aussi, il y a des compagnies qui se déplacent pour faire découvrir des animaux exotiques tels que des serpents ou des tarentules! Oseriez-vous?
  • Soirée Karaoké : Qui n’a jamais rêvé de devenir une superstar?
  • Souper meurtre et mystère : Il y a des versions pour ados!
  • Soirée de jeux: On oublie les jeux de société! Ici, je parle de jeux qui donneront certainement le fou rire aux invités. a) Le jeu de mime, Fais-moi un dessin, le jeu de la boulette (mimer, fredonner une chanson, interpréter une personne connue, etc.), le jeu Heads Up : faire découvrir le nom qu’on a de collé dans le front juste en répondant oui ou non! b) Ou encore des jeux du style : Avoir les mains dans le dos, un bol de farine devant nous et avec notre bouche, le premier qui trouve le bonbon dissimulé dans la farine. Avoir une boîte de papier mouchoir accroché dans le dos avec des billes dedans, le gagnant est le premier qui réussit à faire tomber toutes les billes. Avoir une corde attachée autour de la taille et au bas, une pomme est attachée et le but est de faire avancer un objet avec la pomme en donnant des coups de bassin. Des courses de poches de jute : embarquer dedans et sautiller jusqu’à une ligne d’arrivée. Marcher avec une pomme sur la tête sans la faire tomber ou encore marcher avec un Å“uf dans une cuiller sans la faire tomber! Les gagnants des jeux reçoivent des prix!

Des jeux comme ça, il y en a à la tonne! Si vous avez de l’espace dans le sous-sol, c’est une soirée agréable garantie!

Au fond, c’est à votre préado/ado de créer sa soirée! Faites-lui confiance. Laissez-lui l’espace demandé et laissez-le être créatif, c’est la clef de la réussite! Le thème qu’il choisira lui fera plaisir, car ce sera son choix!

Et vous, chers parents, relaxez! Laissez-les s’amuser au sous-sol et dégustez votre coupe de vin au son des fous rires!

Bonne fête!

Tania Di Sei