Archives mars 2019

Le ministre de l’Éducation dérape, les familles du Québec écopent

Nous aurions pu croire que notre nouveau ministre de l’Éducation,

Nous aurions pu croire que notre nouveau ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, choisirait d’utiliser l’argent des contribuables pour optimiser notre système d’éducation, mais non! Il préfère plutôt s’acharner sur les familles qui se retirent du système. Comment? En modifiant drastiquement un règlement sur l’enseignement à la maison qui venait tout juste d’être adopté à l’Assemblée nationale en juin dernier. En orchestrant une attaque en règle contre la liberté éducative. Il ne s’agit pas ici d’un combat entre parents-éducateurs et intervenants en éducation mais plutôt d’une cause commune : le bien-être des enfants.

Pourquoi ne pas avoir attendu les résultats de cette année de transition avant de tenter d’imposer une marche à suivre encore plus restrictive? Une cinquantaine d’études se sont penchées sur les apprentissages en famille. Dans l’ensemble, elles ne confirment aucune inquiétude sur le développement socioaffectif des enfants scolarisés à domicile, leurs performances académiques ou leur intégration sociale à l’âge adulte (voir L’école à la maison au Québec : un projet familial, social et démocratique de Christine Brabant). Les parents font aussi bien que l’école, sinon mieux. Alors, pourquoi ignorer les recommandations de souplesse de la protectrice du citoyen?

L’équipe de Ma Famille Mon Chaos compte deux collaboratrices qui font l’école à la maison : Elisabethe & Elizabeth (si vous voulez une fille rebelle, vous savez comment l’appeler!). Nous avons uni nos plumes aujourd’hui pour répondre à la fameuse question : si vous offrez réellement une éducation de qualité à vos enfants, qu’est-ce que ça peut bien faire qu’on vous oblige à suivre la progression du programme québécois et la passation des examens ministériels?

Simplement? Ça nous empêche de faire de notre mieux. Nous avons la chance de pouvoir offrir une éducation sur mesure. Expérimenter une variété de programmes et choisir ceux qui répondent le mieux aux forces et aux faiblesses de nos enfants. S’adapter aux occasions du quotidien plutôt que d’imposer une scolarité rigide et déconnectée de notre réalité. Consacrer temps et énergie aux apprentissages, sans perdre une minute avec des examens. De nombreux enseignants se lèvent eux-mêmes pour dénoncer le fait que les examens ne représentent pas adéquatement l’expérience éducative vécue en classe. Alors, pourquoi accepter l’imposition d’une mesure dénoncée à l’intérieur même du système scolaire? Nous pouvons comprendre qu’un enseignant utilise un examen pour prendre le pouls de sa classe, mais un parent-éducateur qui guide son enfant, en un à un, n’a pas besoin d’examen. La diversité des méthodes est une richesse à protéger!

Vous êtes les premiers à admirer les profs innovateurs et stimulants. Ceux qui s’informent des dernières découvertes en éducation, bâtissent une relation de confiance avec leurs élèves et leur offrent des projets stimulants… Hé bien, c’est ce que nous voulons vivre avec nos enfants et ça nécessite de la flexibilité. Si un voyage, un spectacle, un événement, une exposition, une lecture ou une rencontre allume une étincelle de curiosité chez Marius, Iris, Astrid ou Hadrien, maman Elisabethe voudra profiter de leur motivation. Il est donc possible que l’ordre et le rythme des apprentissages diffèrent par rapport à une classe typique.

L’aîné d’Elizabeth, Emerick (11 ans), résume ainsi la problématique : « Le ministre se présente comme un sauveur qui veut aider les enfants qui se retrouvent dans les écoles religieuses illégales, mais sa solution pénalise les enfants qui font l’école à la maison. Ce n’est pas la bonne solution. C’est un peu comme Thanos (personnage du film Avengers: Infinity War) qui veut sauver l’Univers mais qui utilise une terrible solution. » Bon, c’est un peu intense comme comparaison, mais vous comprenez l’idée!

Donnez-nous la chance de suivre les meilleures pratiques proposées par le Conseil supérieur de l’éducation et d’expérimenter le règlement actuel. Au lieu de nous imposer des examens, laissez-nous démontrer la progression des apprentissages de nos enfants par portfolio (méthode que les experts, les chercheurs et plusieurs écoles alternatives considèrent comme plus efficace) dans les matières de base (langue française, langue seconde, mathématique, science et technologie, arts, développement de la personne et univers social).

Maintenant, nous avons besoin de votre aide. Vous croyez que ça ne vous concerne pas? Pourtant, nous ne connaissons pas un seul Québécois qui laisserait bafouer les droits et libertés de ses concitoyens sans protester. Nous sommes vos voisins, vos amis, vos collègues ou des membres de votre famille. Nous avons besoin de votre ouverture et de votre soutien. Alexandre (8 ans) vous lance un candide appel à la solidarité et la justice : « Si tous s’unissent, nous pourrons y arriver. Les parents, les enfants, tous peuvent participer. »

Comment nous soutenir? Écrivez à votre député pour lui dire que la liberté éducative compte pour vous et que vous vous opposez fortement au projet de règlement qui viendrait modifier le règlement sur l’enseignement à la maison.

Pour trouver votre député, il suffit d’entrer votre code postal dans la boîte Mots-clés. Vous aurez facilement accès au nom de votre député et à ses informations de contact.

Merci!

Si vous voulez en apprendre plus sur l’expérience d’Elizabeth qui vit l’éducation à domicile au quotidien depuis quatre ans, nous vous invitons à lire ses articles déjà publiés :

Choisir l’enseignement à la maison :

Mes enfants ne vont plus à l’école

Avoir confiance en ses compétences de parent-éducateur :

Et si on sautait la maternelle?

La légalité de l’enseignement à la maison :

Sortir du rang

La richesse de notre aventure d’école à la maison :

Les apprentissages en famille (ressources pour le premier cycle du primaire)

Elizabeth Gobeil Tremblay

& Elisabethe Boucher

 

28 choses à savoir sur Gwendoline Duchaine

Écriture : 1- Depuis combien de temps é

Écriture :
1- Depuis combien de temps écris-tu pour MFMC?
Depuis septembre 2016, soit deux ans!

2- Combien de textes as-tu écrits?
J’ai écrit 95 textes (omg!)

3- Pourquoi écris-tu pour MFMC?
C’est une question que mon conjoint m’a posée au tout début, car il ne comprenait pas ma démarche. Parce que j’aime écrire, échanger, partager et que c’est un blogue dynamique qui me correspond!

4- Quels sont tes sujets de prédilection?
La parentalité, les bébés, l’adolescence (si vous avez un mode d’emploi, je cherche encore!)

5- Selon toi, quel est ton meilleur texte publié sur MFMC?
« C’est “juste” une infirmière »
L’engouement pour ce texte m’a beaucoup surprise et j’ai reçu tellement de messages que ça reste mon préféré.

6- Est-ce que je peux te lire ailleurs?
J’ai écrit un livre, De l’autre côté, qui raconte notre immigration au Canada, et je publie régulièrement sur le Huffington post Québec et dans le journal La Presse.

7- Es-tu fan de la plume d’un autre collabo de MFMC?
J’adore lire les textes de nombreux de mes collaborateurs!

8- Que rêves-tu d’écrire un jour?
Je n’y ai jamais pensé! Je ne sais pas! Je n’attends rien de ma plume, je la laisse me surprendre!

9- Combien de temps consacres-tu à l’écriture d’un texte?
Entre quarante minutes et trois semaines!

10- Quel est ton rituel d’écriture?
Asseoir mes fesses dans mon canapé, mettre mes pieds sur la table basse et me poser dans ma tête!

Personnel :

11- Qu’est-ce qui te fait du bien, te rend heureuse?
Aller voir beaucoup beaucoup, beaucoup de concerts de musique avec mes amis, passer du temps avec mes trois enfants et mon chéri, faire marcher mes chiens.

12- Qu’est-ce qui est vraiment difficile pour toi?
Cuisiner! Et… l’adolescence!

13- Qu’est-ce que tu détestes?
La méchanceté, les enfants qui souffrent.

14- Qu’est-ce qui te fait honte?
J’ai honte quand le chauffage se met en route à ma job parce que l’air conditionné est trop froid… pauvre planète!

15- Quel est ton dicton préféré?
Vivre même à demi tant pis, mais vivre cent vies!

16- Soirée entre amis ou soirée à écrire?
Soirée avec mes amis, certain!

17- Es-tu sensible à la critique?
Trop… mais j’y travaille! Et je lâche prise!

18- Quel livre aurais-tu aimé écrire?
Au nom de tous les miens de Martin Gray.

19- Quelle cause te tient à cœur?
La protection de notre planète, les enfants malades.

20- Es-tu un parent plutôt cool ou autoritaire?
Autoritaire! Sinon, comment on fait pour survivre?

22- Si tu pouvais vivre à une autre époque, laquelle choisirais-tu?
Le Moyen-Âge! J’adore cette période depuis mon enfance et je relis en boucle Les piliers de la terre de Ken Follett.

23- Peux-tu vivre sans ton cell?
Jamais! C’est mon lien avec ma famille et mes amis qui sont loin, c’est ma radio, mon appareil photo, mon agenda, mon outil de travail, mon organisateur et une source d’informations immense!

25- À quel personnage de série ou de film ressembles-tu?
Mes amis disent que je ressemble à Karine Vanasse! Un personnage? Macgyver! Je suis débrouillarde pis je me sors de toutes les situations!

26- Qui est ta vedette préférée?
Les Cowboys Fringants! Je les aime beaucoup trop. Je les suis en show partout dans le monde! Je vais les voir beaucoup trop souvent!

27- À part l’écriture, qu’est-ce qui te passionne?
La musique, les amis, la famille, la relaxation, la lecture, la peinture, les voyages.

28- Quelle est ta principale préoccupation (sociale, parentale, etc.)?
Le bien-être de mes enfants, chaque jour depuis plus de dix-sept ans!

Gwendoline Duchaine
Infirmière auxiliaire GMF la Cigogne, auteure du livre De l’autre côté, auteure collaboratrice « Ma Famille Mon Chao

| http://www.edilivre.com/de-l-autre-cote-gwendoline-duchaine.html#.VfCAesSy6rW

Ce soir

Je suis présentement assise à côté de toi. Je te regarde et j’

Je suis présentement assise à côté de toi. Je te regarde et j’ai le cœur gros.

Toi, tu dors paisiblement dans le milieu de mon lit. Habituellement, je ne suis pas enchantée à l’idée que tu passes la nuit entre papa et moi. Aujourd’hui, c’est moi qui te l’ai offert. Le sourire sur ton visage représentait bien ta joie. Maman qui te demande de faire dodo avec elle et papa. WOW! On pourrait même te dire d’aller t’acheter un 6/49 (bon juste le dire en expression, car tu n’as pas l’âge).

Ce soir, j’ai décidé que je passais par-dessus mes idées préconçues. Tu sais, celles qui me font dire que si tu fais dodo avec nous, tu ne seras plus capable de dormir seul et ce genre de truc. Oui c’est vrai, je ne dors jamais aussi bien quand nous sommes trois dans un lit queen. Mais, là, présentement, j’avais envie de sentir ta respiration, de voir ta petite bette endormie, de sentir ton bras d’enfant autour de moi. Je te regarde et j’apprécie ce moment, probablement plus que tu ne peux l’imaginer.

Ce soir, un ami nous parlait de l’enfant d’un collègue. Un petit garçon de cinq ans. C’est presque ton âge ; toi, tu as quatre ans. Ce petit garçon s’apprête à quitter ses parents. Non pas pour aller faire dodo chez sa grand-maman. Non, lui, il deviendra une étoile. Il veillera sur sa famille de là‑haut. Ce petit garçon, il allait bien, très bien même. Comme toi, il adorait jouer. Puis un jour, la vie a décidé que la sienne se terminerait plus rapidement que prévu.

Ce soir, mon cœur de maman saigne. Je ne le connais pas, mais je ne peux m’empêcher de penser à lui et à ses parents. Je ne sais pas comment un parent peut survivre à une épreuve comme ça. J’ai l’impression qu’une partie de ton cœur meurt à tout jamais. Juste l’imaginer, je manque d’air. La seule chose que je peux faire est de compatir avec eux et de leur envoyer une grosse dose d’amour et des ondes positives.

Puis, c’est là que je te regarde et que je me dis qu’on ne sait jamais ce que demain nous réserve. Alors, le mieux que je peux faire est de profiter des moments que nous avons ensemble. Ce n’est pas quelque chose de facile pour moi de vivre le moment présent sereinement. Je suis plus du genre à te dire : ne fais pas ci, ne fais pas ça, dépêche-toi et patati et patata. Je veux tellement que tu sois parfait que j’oublie parfois que tu n’es qu’un enfant. Un enfant qui doit apprendre de ses erreurs.

Aujourd’hui, je me fais la promesse de profiter plus de la vie avec toi, ton frère et ta sœur. De ne pas vous rendre parfaits, mais heureux. Oui, je tiens tout de même à faire respecter mes valeurs, mais je veux accepter que la perfection ne soit pas de ce monde.

Ce soir mon coco, je m’endormirai à tes côtés, je te regarderai avant de sombrer dans les bras de Morphée et je remercierai la vie pour les moments qu’elle nous offre ensemble.

À toi qui lis ce texte, que dirais‑tu d’aller faire un gros câlin à tes enfants, leur dire combien tu les aimes et remercier la vie des moments que vous pouvez vivre ensemble?

Karine Larouche

Le petit frère fatigant

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Pendant plus de dix ans, mes filles ont été en guerre. Ouverte et violente. On a travaillé extrêmement fort pour réparer leur relation et bingo! Ça a fini par fonctionner. Mon cœur se ramollit devant chaque câlin, devant chaque parole douce entre elles. Et en même temps, ces gestes tendres me replongent dans des souvenirs que j’aimerais oublier. Toutes ces journées où j’ai eu peur autant pour la plus jeune que la plus vieille.

Quand j’ai compris que l’histoire serait différente avec mes garçons, j’ai vécu un choc. La complicité entre mes enfants, je ne connaissais pas. C’était une notion inconnue que je n’espérais plus. J’ai dû apprendre à simplement croire qu’une relation fraternelle pouvait être simple. Et douce. Et bienfaisante.

Quand j’entends mes garçons jouer ensemble de 6 heures le matin jusqu’à l’heure du dodo, je fonds. Quand j’entends le plus vieux dire que son frère est son « camafrère » parce qu’il est à la fois son meilleur camarade et son frère adoré, je fonds. Quand j’entends le plus jeune exprimer sa gratitude chaque soir en disant « Je veux remercier mon frère d’être un aussi bon ami pour moi et de toujours vouloir jouer avec moi », je fonds. Quand je m’aperçois qu’entre eux, il n’y a pas de hiérarchie, pas de petit ou de grand frère, pas de « petit frère fatigant » ni de « grand frère terreur », pas de prises de bec ni de pouvoir, je me sens rassurée sur ma compétence parentale et sur le pouvoir de l’amour.

C’est bien l’amour fraternel et maternel qui a permis à mes garçons de reconnaître l’âme frère en eux. C’est bien ce même amour qui a permis à mes filles de faire renaître l’âme sœur entre elles. C’est bien l’amour qui nous unit et qui donne vie à tous les colleux, les « je t’aime », les bisous et les pardons.

 

Nathalie Courcy

Toi, le petit allergique

Un jour, tu ne t’en souviens plus très bien, mais tu as eu de la

Un jour, tu ne t’en souviens plus très bien, mais tu as eu de la misère à respirer. Tu entends souvent tes parents en parler. Ils ont eu très peur. Ils ont encore peur. Tu te rappelles les cris de maman et du bruit des sirènes. Le reste est un mauvais souvenir un peu flou.

On te l’a expliqué. Tu es allergique.

Si tu es en contact avec une arachide, tu étouffes. Tu sais à quel point c’est grave, car tu le comprends dans les yeux de tes parents qui scrutent en permanence chaque étiquette dans les magasins.

Les gens ont tendance à penser que ce n’est pas si grave. Tes amis te jugent. Tu es le petit fragile qui ne peut pas manger de beurre de peanuts…

Ton quotidien est une traque permanente. Tu te promènes avec un auto-injecteur d’adrénaline qui te maintiendra en vie si jamais ton allergène attaque. Ce petit instrument fait paniquer bien des adultes et fascine tes camarades.

Les gens doutent souvent…

— Ça ne va pas le tuer s’il en mange un peu, relaxons !

EUH OUI, ÇA PEUT TE TUER !

Tu as envie de hurler. Parce que tu es toujours pointé du doigt. Parce que tu ne veux pas inquiéter encore tes parents. Parce que quand tu vas à une fête d’amis, tu ne peux jamais goûter le gâteau, jamais. Pas même un petit morceau… Tu dois tout le temps porter ton petit bracelet. Tu dois expliquer sans arrêt, encore et toujours, à chaque nouvelle personne que tu rencontres, à quel point tu es en danger face à une cacahouète.

Tant de fois, tu es tenté de déguster cet aliment interdit… Les grands disent que tu es mature, que tu es fort, que tu es conscient malgré ton jeune âge. La maturité des enfants malades… parce que oui, c’est une maladie, mortelle…

Toi, tu voudrais seulement jouer, vivre, courir, manger, danser, librement… sans avoir à être aux aguets en permanence. Tu voudrais être un enfant comme les autres sans voir ta photo à côté d’une arachide sur la porte de la classe chaque année… Tu voudrais te sentir en sécurité toujours… Toi, le petit allergique… tu voudrais ne pas l’être…

Gwendoline Duchaine

 

Ta première lecture

Les premières fois ont cela de spécial et d’unique : elles ne r

Les premières fois ont cela de spécial et d’unique : elles ne repasseront jamais! Rappelle-toi toujours cela, Léanne.❤️ Des premières fois, tu en vivras tout au long de ta vie, que je souhaite splendide et bien remplie.

Lorsqu’on est parent, on a la chance d’assister à d’incalculables premières fois… Les premiers pas demeurent, et avec raison, au sommet des moments attendus. La fierté qui les accompagne, autant la nôtre que celle de notre trésor, ne s’invente pas. Il faut la vivre pour bien la comprendre. Un jour, tu liras ces mots et ils prendront un nouveau sens pour toi.

Il y a quelques jours, tu es arrivée dans la salle de bain avec un petit livre. Du haut de tes six ans et toujours au préscolaire, tu as décidé que tu allais apprendre à lire. Tu as tellement hâte de faire comme ta grande sœur!

Tu m’as surprise! Tu connais déjà plusieurs stratégies que je ne t’ai pourtant jamais apprises encore… Tu as déchiffré plusieurs mots sans mon aide. Tu as persévéré jusqu’à la fin de la petite histoire.

Des étoiles, il y en avait autant dans tes yeux que dans les miens. J’avais oublié ce sentiment, cette fierté incroyable qui nous emplit le cœur lorsque notre petit découvre la lecture.🌸

Les premiers pas t’auront permis de gagner de l’autonomie, de te déplacer sans aide et de découvrir le monde, à ta façon.

Lire te transportera encore plus loin ; tu ne le sais pas encore…❤️

Lire, c’est entrer dans l’imaginaire d’un auteur, c’est communiquer, c’est comprendre un message. C’est précieux.

En ce moment de bonheur, je me rappelle aussi que certains enfants ne vivront jamais ces premières fois, pour différentes raisons. Et je songe à la chance que j’ai et à la tienne d’avoir la santé et d’être bien entourée.

En faisant ta première lecture, ma belle Léanne, tu as ouvert une grande porte qu’il te sera désormais impossible de refermer… ❤️

Karine Lamarche

 

Les belles années

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Les belles années de mon enfance sont celles passées chez mes grands-parents maternels. Ma grand-mère, elle qui avait eu neuf enfants, aurait sûrement fait la meilleure éducatrice du monde. Elle savait raconter les meilleures histoires. Elle était excellente en dessin. Elle était toujours à mon écoute même si elle avait plein de choses à faire. Toujours présente pour répondre à mes questions qui ne cessaient pas de se présenter. Elle était toujours là.

Je me rappelle aussi que dès que nous arrivions chez mes grands-parents, j’étais le premier à sauter hors de l’auto. Je me dirigeais vers l’étable parce que j’avais tellement hâte de voir tous les animaux. Avant d’entrer dans l’étable, j’admirais les coqs et les poules à l’extérieur. Une fois à l’intérieur, c’était la visite de fantaisie et de joie. Je me rappelle, il y avait une truie dans son enclos et je devais m’agripper très fort sur le bord pour m’élever afin de la voir. Et je la vois encore en train de nourrir ses petits cochonnets. Sans oublier le merveilleux cheval blanc que mon grand-père avait. C’était une jument et j’étais tellement en admiration que je disais que c’était mon cheval à moi. Oui, dans ma tête d’enfant, parce que je lui donnais du foin à manger, elle était à moi. 

Aussi, les chats de l’étable qui rapportaient des trophées sur la galerie, c’est-à-dire des souris mortes. Puis les heures de plaisir que mon frère et moi avons eues à attraper des écrevisses ou des ménés dans le ruisseau près de la maison. Sans oublier les courses dans les champs en évitant les bouses de vaches.

Le dimanche de Pâques, ma grand-mère allait toujours puiser l’eau de Pâques pendant les dernières minutes avant le lever du soleil. Cette eau pouvait se garder longtemps et le goût pour moi était comme magique. C’était peut-être une belle histoire que ma grand-mère racontait… mais l’eau semblait goûter différent de l’eau normale et je préférais croire ce que grand-maman me disait. Après tout, elle était devenue mon idole!

Quoi dire du temps des sucres! Que de bons souvenirs! Aujourd’hui, j’essaie de faire goûter ce temps merveilleux à mes enfants. On entaille ensemble quelques érables sur notre terrain. Je leur montre comment faire le travail. On boit de l’eau d’érable et je fais bouillir de l’eau d’érable à l’extérieur pour obtenir du sirop. Je leur fais sentir les bonnes vapeurs sucrées au-dessus du chaudron afin qu’ils puissent eux aussi avoir certains souvenirs. Mais je sais que ce ne seront pas les souvenirs que moi, j’ai eus dans mon passé.

C’était magique quand nous allions à la cabane à sucre de mes grands-parents. Le cheval nous amenait à travers les champs jusqu’à la forêt sans aucun bruit de tracteur. Seulement le vent qui soufflait et le bruit du cheval qui trottait. On aurait pu se croire dans le traîneau du père Noël.

Une fois arrivés à la cabane, c’était la préparation pour la cueillette. Mes oncles et mes tantes ainsi que ma mère cueillaient l’eau des chaudières et la versaient dans une tonne tirée par le cheval. Pendant ce temps, moi, je m’amusais à courir dans la forêt, à boire de l’eau d’érable et à admirer la nature.  

Une fois à la cabane, c’était le temps de faire bouillir l’eau d’érable. Mon grand-père savait quand le sirop était prêt. Pas besoin d’instruments comme aujourd’hui! Je le voyais verser le sirop avec sa cuillère, à l’œil. Je fais la même chose aujourd’hui devant mes enfants.

Pendant ce temps, grand-maman nous préparait un bon repas. Les bines, les oreilles de criss, les œufs dans le sirop d’érable, les petites patates, les cretons, etc. Tout était fait maison et provenait de l’étable ainsi que des terres de mes grands-parents. Mon grand-père, lui, s’occupait de la bouilleuse et des rôties. Il prenait la tranche de pain et la mettait sur la porte de la bouilleuse. C’était tellement chaud, qu’elle collait, puis il l’enlevait sans se brûler. Pour moi, ce grand-papa avait des doigts de magicien. La rôtie avait un côté noirci et un côté blanc et on y mettait du beurre ou du beurre d’érable.

Ah! Que c’était bon, la cabane à sucre! En plus de goûter bon dans la bouche, on avait les vapeurs de la bouilleuse qui nous envahissaient!

Et puis, après la saison, il fallait passer au nettoyage. Que de plaisir encore pour moi. Toutes les chaudières étaient lavées dans d’immenses cuves en bois remplies d’eau et de savon. Mes oncles, mes tantes et ma mère s’occupaient de faire ce travail. Les bulles de savon et la mousse s’envolaient dans le ciel à travers les rayons du soleil qui perçaient parmi les branches d’arbres. Pendant ce temps-là, je courrais à travers les bulles de savon qui flottaient dans l’air. Je m’amusais avec deux chiens noirs qu’une de mes tantes avait amenés.

Et puis chaque Noël, on demandait toujours à grand-papa pour qu’il sorte sa musique à bouche (son harmonica). Et lorsqu’il commençait à jouer, il réjouissait mon cœur.

Grand-maman et grand-papa, vous ne m’avez jamais acheté de gros cadeau ou quoi que ce soit de ce genre, et je vous en remercie aujourd’hui. Ce que je raconte s’est produit quand j’avais environ quatre à sept ans. J’ai 48 ans et je m’en souviens encore. Vous m’avez donné le plus beau cadeau dont je puisse me souvenir. Vous me manquez beaucoup et je vous aime.

 

Carl Audet

Ta petite odeur

Depuis que tu es né que l’on utilise le même savon pour toi. Je

Depuis que tu es né que l’on utilise le même savon pour toi. Je l’ai choisi sans savoir qu’il deviendrait ton petit parfum d’enfance.

Après chaque bain, je te crème religieusement (parce que tu es mon petit dernier et que je savoure chaque petit moment à nous).

Quand je vais te chercher à la garderie, la première chose que je fais quand tu sautes dans mes bras, c’est de plonger mon nez dans tes cheveux… et de prendre une bonne bouffée. Comme tu m’as manqué!

Quand je fais le ménage et que je retrouve ta doudou dans le divan, je prends une bonne snif avant d’aller la déposer dans ton lit et mon cœur se gonfle. Elle sent toi.

Ce soir, je suis venue te retrouver dans mon lit. C’est notre soir cododo et j’avais hâte de venir enfouir mon nez dans ton petit cou qui émane l’odeur de ton savon mélangé avec ton petit toi… J’avais hâte.

Quand j’étais petite, je me rappelle ce que l’odeur de ma doudou me procurait… Une sorte de réconfort mélangé avec un profond bien-être… Depuis, j’ai toujours eu un rapport très spécial aux odeurs…

Le parfum « joop » de mon papa.

Les odeurs de lavande et de vanille mises ensemble qui me font aussitôt penser à maman…

L’odeur de la cigarette… grand-maman.

L’odeur des bonbons réglisses noires… mon enfance.

Le gazon fraîchement coupé… mon chum.

Enfin bref, j’ai un rapport aux odeurs qui me ramène aussitôt à des souvenirs bien précis.

Cette odeur, la tienne, qui rafraîchit toute la maison et qui ne quitte pas ton linge même quand je le lave. Ta p’tite odeur de p’tit bébé d’amour qui, un jour je sais bien, n’habillera plus tes cheveux, ni ton creux de main et encore moins ta doudou, je l’aime particulièrement.

Elle est précieuse et si douce pour moi.

Suis-je la seule à être obsédée par l’odeur de mes enfants?

 

 

Lisa-Marie Saint-Pierre

Je suis mère… je suis une bonne mère

Le texte qui suit n’est pas écrit dans l’optique d’avoir la r

Le texte qui suit n’est pas écrit dans l’optique d’avoir la recette pour être une mère parfaite. Je n’ai pas la prétention d’être la parfaite mère. En revanche, je le dis, je suis une bonne mère. On dirait que juste cela sonne déjà prétentieux et pourtant, ça ne devrait pas être ça. Nous sommes capables de nous définir sur le plan professionnel, de nous mesurer aux autres, de dire nos forces, mais parfois, dans notre rôle de mère, nous n’avons pas la même aisance.

Dans quelques semaines, ma fille aura neuf ans, cela fera donc neuf ans que je suis mère. Je dirais qu’avec le temps, j’ai développé mes propres approches avec ma fille, tant par rapport à son développement que pour l’aider à prendre confiance en ses moyens afin qu’elle prenne sa place dans la vie. Au fil des événements, j’ai eu à développer des moyens pour me ressourcer.

Une chose qui est difficile dans le quotidien, c’est de s’accorder du temps pour soi. J’ai deux trucs que j’ai mis en place dans ma vie pour m’aider. Je prends le temps avant de sortir du lit le matin pour donner la couleur à ma journée en nommant mes intentions de la journée. Je demande parfois l’énergie pour vivre une journée calme ; parfois, je désire une journée sous le signe de l’efficacité. Bref, je le nomme, les yeux fermés, et je prends le temps de me faire un sourire. Ensuite, je sors du lit.

Autre chose que je fais, c’est le soir. Je ne mets plus mon cellulaire dans ma chambre. Je prends le temps d’écrire dix gratitudes pour ma journée et de lire un peu. Je lis quoi? Pour faire une histoire courte, mensuellement, je m’en vais à la bibliothèque et je consulte la section des nouveautés. Que ce soit des autobiographies québécoises, des livres de croissance personnelle, des romans, c’est dans cette section que je puise la majorité de mes lectures.

Au fil du temps, je me rends compte que ces petits gestes qui me prennent maximum quinze minutes par jour m’aident à rester dans le moment présent. Je vis ainsi la routine chargée du quotidien avec sagesse.

Il y a quelques années, j’ai lu le fameux livre Miracle Morning. J’ai mis en application les principes du livre. Le défi pour moi, c’était l’heure de lever. Ma réalité présentement, c’est que je me lève déjà à 4 h 30 le matin. Donc me lever encore plus tôt afin de m’accorder un temps de lecture, un temps de sport, etc. faisait un peu trop. Finalement, j’ai adapté le principe à ma réalité. Maintenant, tout en me levant encore à 4 h 30, en faisant les lunchs (je suis mentalement incapable de les faire le soir… j’ai souvent essayé), je m’accorde dix à quinze minutes pour faire du sport. Ensuite, c’est la douche avant de lever ma fille.

Finalement, je me suis inspirée du livre et je l’ai adapté à ma vie. C’est là où je veux en venir. Je lis depuis plusieurs années et je me rends compte à quel point mes lectures m’inspirent pour ma vie. Cela me force à me questionner, me repositionner et enrichir ma vie. Si j’écris ce texte, ce n’est pas pour t’imposer ce que je fais pour m’aider à maintenir le cap, mais c’est plutôt pour t’inspirer à vivre ta propre vie de mère.

Aussi, dernier point à mon avis : être mère, c’est comme le bon vin, meilleur en vieillissant. On développe nos aptitudes, on gagne en expérience et on a davantage confiance. Sans oublier que l’on retrouve un meilleur sommeil! Bref, à toi la maman d’une jeune fille, garde confiance, tu verras en laissant le temps au temps, tu grandiras! Xxx

Evelyne Blanchette

12 suggestions de jeux pour les 0-5 ans

Notre fils de 3 ans a un grand intérêt pour les jeux de société

Notre fils de 3 ans a un grand intérêt pour les jeux de société, ce qui nous a amenés à en découvrir plusieurs. Je me suis donc dit que je partagerais nos trouvailles avec vous. Bien qu’il soit toujours pertinent de se fier à l’âge recommandé sur le jeu, je me permets de préciser à quels moments ils étaient agréables dans notre famille. Ça peut évidemment différer d’un enfant à l’autre selon ses goûts et son développement. Je décris rapidement les jeux pour vous donner une idée et je vous laisse consulter les livrets d’instructions pour les détails et subtilités de chacun ainsi que pour les variantes qu’ils offrent.

Lapin & magicien — Smart games (2 ans et +)

Ce premier jeu n’en est pas un de société parce qu’il se joue seul. Cependant, comme il est accessible aux petits de 2 ans, il peut être une porte d’entrée intéressante. L’enfant doit placer les 4 pièces de bois de manière à reproduire l’image sur la carte. 60 défis de différents niveaux permettent d’apprécier longtemps ce jeu. Il travaille la logique et le repérage dans l’espace, car le petit doit comprendre la vision 3D en déterminant si le lapin est placé derrière ou devant selon les images, ou quelle face du cube est à l’avant, par exemple.

Little cooperation — Djeco (2 ½ – 5 ans)

Gros coup de cœur pour notre famille! Nous avons commencé à y jouer avec notre grand un peu avant ses 2 ½ ans. Comme son nom l’indique, c’est un jeu coopératif, c’est-à-dire qu’on réussit ou qu’on échoue la partie tous ensemble. On doit quand même jouer à tour de rôle, mais à l’âge où les enfants sont souvent mauvais perdants, bien qu’on les éduque pour améliorer ce comportement, un jeu coopératif peut faire beaucoup de bien à la dynamique familiale. Les parties sont également rapides, point très positif pour les petits qui ont encore de la difficulté à rester concentrés longtemps.

Little collect — Djeco (2 ½ – 5 ans)

Ce jeu est parfait pour apprivoiser les consignes plus complexes. Le premier à avoir 3 lapins remporte la partie. Pour ce faire, on pioche des cartes à tour de rôle. Si on tombe sur un petit pois ou une carotte, on peut ajouter cet aliment à notre plateau de jeu. Lorsqu’on pioche un lapin, on peut le prendre seulement si on a déjà le légume qu’il grignote sur l’image. On attend notre tour, on est de bons gagnants et de bons perdants, les parties s’allongent doucement (mais pas trop!) et les consignes sont légèrement plus élaborées.

Minimatch — Djeco (3-6 ans)

Il s’agit d’un jeu d’observation et de rapidité. D’après le principe des Cherche et Trouve, le premier qui trouve dans sa main une image se trouvant sur la carte au centre de la table remporte ce tour. C’est certain que les adultes doivent ajuster leur vitesse pour permettre aux enfants d’avoir du plaisir! On attend notre tour, on se réjouit pour ceux qui l’emportent, on travaille notre acuité visuelle et notre rapidité. Autres points positifs, les parties sont courtes et comme le jeu est petit, il s’apporte facilement partout.

Kidiquiz Animals — Bioviva! (3 ans et +)

Pour notre part, c’était un jeu stimulant et agréable autour de 2 ½ ans. Grâce à 3 indices visuels, les enfants doivent deviner quel animal est au verso de la carte. Points forts : ça développe la capacité à résoudre des énigmes. Il est très efficace, on peut y jouer durant de brefs moments et on peut l’apporter facilement. Point faible : l’enfant connaît rapidement les cartes par cœur.

Batasaurus — Djeco (5-99 ans)

Ce jeu-ci est plus complexe, car il réunit bataille et jeu de mémoire. Il permet, comme de nombreux autres, de travailler les tours de jeu, mais travaille aussi la mémoire et la stratégie. On doit respecter plus d’une consigne à la fois, ce qui donne un niveau de difficulté supplémentaire.

Bata-waf — Djeco (3-6 ans)

Ici, ce jeu a fonctionné à un peu plus de 2 ½ ans. avec accompagnement de notre part. C’est le même principe que la bataille, mais c’est le chien le plus grand qui l’emporte. Comme c’est visuel, c’est accessible pour les tout-petits. C’est avec ce jeu que nous avons le plus travaillé avec notre grand le fait d’attendre son tour et l’esprit de jeu (autrement dit, ne pas faire de crise quand ce n’est pas lui qui a le plus grand chien). À ne pas négliger, ce jeu se traîne facilement au resto et dans les différentes salles d’attente.

Croque-carotte — Ravensburger (4-99 ans)

Chaque joueur a 4 lapins et le premier à en mener un sur la carotte au centre de la colline gagne la partie. Lorsqu’on pioche une carte avec un lapin, on avance du nombre indiqué, mais lorsqu’on a une carotte, on doit tourner celle qui est au centre du jeu. À chaque tour, des pièges différents apparaissent ; les lapins peuvent chuter en bas de la colline, poussés par une taupe, et devoir recommencer, ils peuvent tomber dans un trou et être perdus jusqu’à la fin de la partie ou être bloqués par un pont-levis. On peut y jouer avec notre fils depuis qu’il a 3 ans en l’aidant un peu et il adore ce jeu! Les pièges le font beaucoup rire. À noter qu’une partie peut durer jusqu’à 30 minutes.

Happy bunny — Blue orange, Hot games, Cool planet (3 ans et +)

Un autre jeu coopératif qui inclut aussi un côté jeu de mémoire. À tour de rôle, on fait avancer le lapin. Selon le chiffre indiqué sur la case, on cueille des carottes sur le terrain. Si les carottes choisies sont croquées, on les met de côté, sinon on les replace. On doit donc se rappeler d’un tour à l’autre lesquelles ont déjà été cueillies. Le but est de recueillir assez de carottes croquées avant d’atteindre le vilain fermier. En plus d’attendre leur tour et de se rappeler leurs choix tout au long de la partie, les enfants apprivoisent les chiffres.

Tous au dodo — Paille éditions (3 ans et +)

Nous avons trouvé ce jeu vraiment intéressant et différent des autres. À tour de rôle, nous devons piocher dans le sac, donc à l’aveugle. Le but est d’être le premier à avoir les 5 pièces formant le personnage endormi. Les autres sont déposées l’une à la suite de l’autre au centre de la table. Une fois le personnage complété, le gagnant doit inventer une histoire avec toutes les pièces posées au centre au cours de la partie. À 3 ans, créer une histoire à partir d’images données, ça nourrit la créativité, ça aide à structurer les idées et à maintenir une ligne directrice.

Hungry hungry hippos — Hasbro gaming (4 ans et +)

C’est simple : en appuyant rapidement sur son hippopotame, le joueur dont l’animal mange le plus de billes l’emporte. Bien que l’âge suggéré soit 4 ans, notre plus jeune l’adore depuis qu’il a 2 ½ ans. Ce jeu n’est pas du tout éducatif, mais oh combien divertissant! Petit bémol ; les billes doivent être surveillées de près pour la fratrie plus jeune ou les animaux de compagnie.

Kerplunk — Mattel games (5 ans et +)

Dans la même lignée que le précédent, ce jeu est 100 % plaisir et nécessite peu de stratégie. Avec notre aide, notre grand y joue depuis qu’il a presque 3 ans et l’adore. Il travaille la motricité fine, car le but est de retirer des bâtons sans faire tomber de billes. Encore une fois, on doit apporter une attention particulière aux billes.

Voilà les plus populaires chez nous. N’hésitez pas à nous faire aussi vos suggestions!

Jessica Archambault

 

Hommage à un frère d’armes

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Au mois d’août 2001, j’apprenais que j’étais encore déployé à la dernière minute en Bosnie-Herzégovine. Mon nouveau commandant m’a appelé personnellement pour s’informer de moi et s’assurer que je pouvais prendre mon congé d’été avant de partir. Le camp était à Velika Kladuša et j’y suis arrivé le 23 septembre 2001.

J’avais déjà remarqué l’énorme changement dans le pays depuis ma dernière visite, cinq ans auparavant. La reconstruction des maisons était bien établie. Les voitures circulaient sur les routes, ce que je n’avais pas eu l’occasion de voir lors de ma première visite. Par contre, les trous de balle sur les murs étaient toujours visibles et les cimetières étaient encore plus grands. Des tours avec des haut-parleurs étaient dressées et les prières pour Allah nous réveillaient le matin.

Au lieu de vivre dans des tentes, nous vivions dans des conteneurs maritimes meublés. Wow! Quelle gâterie de voir cela! Pour moi, c’était presque comme des vacances comparativement à ma première mission (façon de parler, bien entendu).

Ce que j’ai trouvé difficile cette fois a été de passer Noël loin des miens. J’ai téléphoné à ma mère la veille de Noël. Elle était chez ma grand-mère maternelle. Pendant notre conversation, j’entendais la musique en arrière-plan et tout le monde qui avait du plaisir. Je me sentais si loin et si seul en les entendant…

Après la conversation, je me suis dirigé vers la cafétéria où nous avions notre souper de Noël. Là, je me rappelle, j’étais debout devant ma chaise et j’observais la belle table et tous les efforts mis en place pour nous faire plaisir. Je me serrais les dents pour ne pas verser une larme. J’étais triste. Triste de ne pas pouvoir passer Noël avec ma famille. Triste de me sentir seul, même si j’avais de bons frères d’armes avec moi. C’était la première fois que je vivais un Noël à l’étranger.

La veille du jour de l’An, j’étais à l’extérieur sur le camp. À minuit, les coups feu se sont mis à retentir. Je me demandais vraiment ce qui se passait. La panique a monté. Puis, un collègue m’a rassuré en me disant que c’était la coutume des gens d’ici. Même coutume que pour les mariages.

Il y a une chose, ou plutôt une personne, qui a fait toute la différence sur ce camp. Il était caporal-chef. J’ai perdu beaucoup de frères d’armes, mais lui revient souvent dans mes pensées. Pourquoi? Parce qu’il était un bon vivant. Il aimait toujours rire et faire des blagues. C’était le genre de gars qu’on écoutait parler et soudainement, tout allait mieux. C’était un frère d’armes qui pouvait remonter le moral à tout le monde. Toujours joyeux, avec un beau sourire, il savait comment s’y prendre pour nous faire rire. Je le voyais presque tous les jours quand j’allais prendre mes pauses. Et quand il n’était pas là, c’était décevant!

Lorsque j’ai appris son décès en décembre 2013, je ne voulais pas y croire. Pourquoi lui?

Cet article, je le dédie à toi, mon cher ami. Tu resteras toujours dans mes pensées en tant que bon frère d’armes et Gaspésien joyeux. Repose en paix et jamais je ne t’oublierai. Je me souviendrai.

 

Carl Audet