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La p’tite tape dans le dos

Peu importe ton métier, les encouragements, ils sont toujours bienv

Peu importe ton métier, les encouragements, ils sont toujours bienvenus.

Dans un monde où tout va si vite, tout le temps, que quelqu’un reconnaisse ton dévouement, ça ne s’achète pas.

Les bons mots, la p’tite tape dans le dos, ça donne le goût de continuer.

Il peut s’agir d’un geste de bonté, d’un collègue qui t’offre son soutien, d’une main posée sur ton épaule.

Quel que soit ton métier, tu es humain.

Quand la vie va trop vite, quand tu te sens dépassé, tu peux si vite te mettre à croire que tu n’es pas au bon endroit, que tu n’as peut-être pas fait le bon choix.

La p’tite tape dans le dos, elle peut pourtant déplacer des montagnes…

La p’tite tape dans le dos, c’est un merci, c’est un service rendu, c’est l’empathie.

La p’tite tape dans le dos, elle peut faire la différence.

Faisons la différence.

Eva Staire

 

Un gros HIGH FIVE entre parents

Une pratique de hockey pour fiston à sept heures le matin, un cours

Une pratique de hockey pour fiston à sept heures le matin, un cours de danse à dix heures pour la petite, une partie de hockey à quatorze heures pour l’aîné et une fête d’amis à quinze heures pour celui du milieu.

Durant la journée, mon conjoint et moi, on se fait littéralement des high five parce que tout ce que l’on fait, c’est se croiser! Et cela recommence bien sûr le lendemain.

À la fête d’amis de mon fils, nous étions trois mamans à s’être croisées la veille pour une autre fête d’amis. Lorsque l’une d’entre elles est venue chercher son fils, je lui ai dit : on est passé au travers! Elle m’a souri, d’un air épuisé.

Alors voilà, je voulais simplement vous faire un gros HIGH FIVE de parents. Parce qu’on est hot, nous autres les parents! On se fend en quatre pour nos enfants et la plupart du temps, nous n’avons aucune reconnaissance. Alors je veux simplement vous dire bravo. T’es hot maman! T’es hot papa!

Nous sommes épuisés, non, brûlés et on se lève quand même à six heures du matin la fin de semaine pour les pratiques sportives de nos enfants. HIGH FIVE! Ils aiment ça et évidemment, on les veut épanouis. Alors voilà que nos fins de semaine ne sont plus reposantes du tout.

Quand on est malades, on se lève quand même pour nourrir nos enfants et jouer avec eux. Parce que non, on ne peut pas simplement « caller malade » pour une journée. Et non, la bonne soupe de malade réconfortante ne se fera pas toute seule. Alors HIGH FIVE! On est hot, nous les parents.

Lorsque nous avons le cœur gros simplement d’épuisement ou à cause de nos « problèmes de grands », bien souvent, nous affichons un beau sourire simplement parce que nos problèmes ne sont pas les leurs. Nous avons une force insoupçonnée (parfois, je me demande d’où elle sort d’ailleurs!) pour être le pilier pour nos enfants. Alors, pour toutes ces fois où vous avez revêtu ce masque de bonheur afin de ne pas perturber votre famille, HIGH FIVE!

À toutes les personnes monoparentales de ce monde, HIGH FIVE! Je n’ai rien à rajouter, je vous lève mon chapeau.
Lorsque vous êtes là pour appuyer vos enfants lorsqu’ils vivent des moments plus difficiles. HIGH FIVE! Grâce à vous, ils passeront au travers de leurs épreuves et en sortiront probablement grandis.

Peu importe la situation, vous êtes là pour eux. Pour les aider à avancer, pour les aider à devenir les adultes qu’ils seront plus tard. Et pour toutes ces fois où vous auriez apprécié cette petite tape dans le dos, cette petite reconnaissance simplement pour vous remonter le moral un tantinet soit-il, eh bien je vous dis : HIGH FIVE!

Geneviève Dutrisac

La peur qui m’a empêchée de conduire pendant 13 ans

Lorsque j’étais petite, j’ai été victime d’un accident impl

Lorsque j’étais petite, j’ai été victime d’un accident impliquant un homme, quelques bouteilles et une voiture. S’en sont suivies de bonnes blessures, dont je vous épargnerai les détails scabreux.

Chez moi, mes parents ne conduisaient pas. Du coup, durant mon enfance, je n’ai pas pris place bien souvent dans une voiture. Rendue adulte, j’ai voyagé parfois comme passagère. Mais je dois vous l’avouer, j’étais morte de trouille à chaque fois! Pire, le traumatisme le plus profond de mon accident aura été une peur panique, quasi viscérale, de conduire à mon tour.

En 2003, j’ai pris mon courage à deux mains, je suis allée faire mon examen théorique et je l’ai réussi du premier coup.

Oui, je suis suffisamment vieille pour avoir eu la « chance » de ne pas devoir suivre de cours « obligatoires » comme c’est le cas aujourd’hui…

Par la suite, chaque année, je renouvelais mon permis « d’apprenti ».  Je devais prendre mon temps, j’avais peur.  Cela aura duré treize ans!

Treize années où j’ai été incapable de conduire. Je savais le faire, mais mon corps entier se braquait. J’avais soudainement le Nil qui coulait dans mon dos!  Les dents me grinçaient et le cou me barrait! J’avais tellement peur! Les jointures blanchies à serrer le volant si fort. J’étais incapable de détacher ne serait-ce que mon petit doigt pour mettre mon clignotant!  Mon corps entier me disait qu’il était terrifié et tétanisé!

Durant ces treize années, je suis devenue mère, trois fois.  Comblée.  Mon époux étant sur la route, être piétonne n’était pas toujours aisé.  Alors, j’essayais de passer par-dessus mon traumatisme, sans succès.

Un jour, mon fils ainé m’a demandé pourquoi je ne conduisais pas. Je lui ai raconté. Il m’a écouté, empathique, comme il sait si bien l’être.  Il m’a même fait un gros câlin! Puis, me regardant droit dans les yeux, il me lança :

– Maman, tu as peur. Mais tu nous dis toujours qu’on doit passer par-dessus nos peurs! Pourquoi tu ne le fais pas ?

Dans ses yeux bleus, l’interrogation était complète et il avait bien raison! Alors, je lui ai répondu tout bonnement :

– Tu as raison mon chaton, on peut toujours combattre nos peurs, alors je vais conduire! Ça va me prendre du temps, mais je vais le faire! Je te le promets!

À partir de là,  je me suis forcée à conduire. Chaque fois que je prenais le volant, mon époux à mes côtés, les enfants restaient calmes. Puis, de temps en temps, une des trois petites voix chuchotait: « Bravo maman té bonne! »

À quelques reprises, en arrivant à destination, je suis sortie de la voiture, en laissant mon homme s’occuper des enfants, me sauvant toute tremblante. Je me sauvais pour pleurer. J’avais si peur! Chaque fois,  je revenais et mes trois amours m’entouraient de leurs beaux mots. Les mêmes mots que je leur répétais depuis leur naissance: « Bravo, je suis fière de toi, continue!  N’abandonne pas! »

Le 25 juillet dernier, je l’ai fait! Après treize ans et bien des pleurs, JE L’AI FAIT !  Mes enfants m’ont aidée, plus que quiconque, à passer cette peur. Aujourd’hui, je conduis, encore nerveuse, mais en contrôle.

Ce matin, mes deux ainés étaient à l’école. Nous étions, mon plus jeune et moi, en route pour faire quelques achats. Tout en conduisant, j’ai appuyé sur le bouton de la radio. Cela n’a l’air de rien, mais je n’ai jamais réussi à conduire avec la radio ouverte! Une seconde plus tard, mon petit homme de quatre ans me lance tout bonnement :

– Hey maman, tu as ton permis de radio ?!?

– Bha oui chéri d’amour, maman continue sa route.

Je n’arrive pas encore à sortir de ma ville, mais ça viendra…  Promis !