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Doit-on toujours être le méchant beau-père ou la méchante belle-mère ?

Les années ont passé et l'adolescence est apparue avec tout ce qui

Les années ont passé et l’adolescence est apparue avec tout ce qui vient avec. Être le beau-père d’un jeune garçon de quatre ans qui écoute Caillou, ce n’était pas si compliqué. Mais être le beau-père d’un adolescent en puissance, en recherche de liberté, d’autonomie et d’expériences nouvelles, c’est une autre paire de manches.

 

Quand les problèmes apparaissent et que ce n’est pas le tien, on dirait que ça vient te chercher un peu plus. Les vêtements qui trainent partout par terre, la vaisselle qui traîne dans sa chambre avec des mousses indescriptibles qui jonchent le plancher, ses vêtements propres au lavage, sa douche d’eau chaude de 25 minutes! En voulez-vous d’autres exemples d’adolescents en pleine crise de recherche d’identité ?

J’ai la chance d’avoir une conjointe qui me permet d’être un papa et d’avoir un rôle de papa avec son fils. Ce qui aide aussi, c’est que son propre papa n’est plus présent depuis quelques années. Cela n’empêche pas le fait que je ne serai jamais son père et qu’il le sait. Il n’a jamais osé m’en faire mention quand mes décisions ne faisaient pas son affaire. Il se contente d’un silence, mais ce silence est certainement mieux que le tant redouté « Tu n’es pas mon père ». Je touche du bois, ces cinq mots, je n’ai jamais eu à les affronter.

 

Être beau-père ce n’est pas facile! Mais c’est possible.

Voici donc mes conseils aux beaux-pères lecteurs de ce texte

 

Prenez du temps seuls avec eux pour faire des activités de leur goût.

Si vous avez des enfants à vous, faites les mêmes activités avec votre beau-fils ou belle fille qu’avec vos propres enfants.

Agissez avec eux comme vous agissez avec vos enfants.

Ne vous gênez pas pour mettre vos limites, comme vous le feriez avec les vôtres.

Soyez ferme, mais surtout soyez-le d’une manière égale pour tous.

Dites-leur que vous les aimez.

Soyez là pour les moments importants de leur vie.

 

Vous verrez qu’à long terme, vous y gagnerez tous!

Réussir sa famille

Enfant des années 80, j’ai vécu le début de la révo

Enfant des années 80, j’ai vécu le début de la révolution de la « famille » normale :  le début des couples qui se séparent. Mes oncles, mes tantes et les parents de mes amis vivaient des difficultés assez grandes pour remettre en cause leur mariage.

La famille traditionnelle était composée d’un papa, d’une maman et d’enfants désirés au fil des années. J’ai donc grandi en étant témoin de familles qui se brisaient, de parents qui se séparaient et d’amis qui vivaient en garde partagée. Chaque fois, j’étais triste de voir ces échecs de la vie amoureuse de parents parce que cela contrevenait à mes standards, à mes normes, à mes valeurs et à l’image que je m’en faisais.

Pour ma part, mes parents sont mariés depuis 35 ans et en couple depuis plus de 40 ans. Le seul amour de leur vie! Le symbole du couple fort, amoureux et qui traverse le temps. Évidemment, en grandissant dans ce contexte, c’était, à mes yeux, l’exemple à suivre pour le futur, celui que je souhaitais reproduire plus tard. Avoir une famille unie était un de mes grands objectifs de vie personnelle. L’unique façon pour moi de la concevoir et de la vivre était de m’inspirer du modèle reçu de mes parents.

Malheureusement, je vous annonce que j’ai échoué à mon tour ma « famille ».  Pas sans effort et non sans avoir tout tenté.  Des heures de réflexions sur ce qui était le mieux pour ma fille, pour sa maman et pour moi. De longues nuits interminables d’insomnie sur toutes les conséquences d’un tel geste, d’une telle décision. Mais réellement, qu’est-ce qui est le mieux? Le mieux de quoi? Pour qui? Toutes ces questions cruelles à répondre, basées uniquement sur les fondements des valeurs reçues au cours de ma vie et de ce que la société prône comme image de la « famille ».

J’étais persuadé, à ce moment-là, que pour être un bon papa, je me devais d’être un homme heureux. Et mon bonheur ne passait plus par ma relation de couple de l’époque. Et un couple fragile n’est pas garant d’une famille unie et forte. Je suis toujours convaincu que la force et le succès d’une famille passent avant tout par des parents heureux.

Malgré tout, j’ai dû faire un grand deuil de l’image que je m’étais construite de la «famille», le deuil de ne pas être en mesure de suivre les traces laissées par mes parents. L’échec de ne pas être en mesure de réussir à atteindre les standards et les normes de la « famille » que notre société véhicule depuis de nombreuses décennies. La déception d’imposer à ma fille, alors âgée de 18 mois, un modèle de vie qui n’est pas celui idéalisé, qui n’est pas celui dont elle rêvera probablement à son tour.

Une fois le choc et les bouleversements de la séparation passés et l’acceptation d’une famille et d’un bonheur différents, mon rôle de père a pris toute sa place. J’ai enfin commencé à m’épanouir. J’ai rapidement réalisé, au fil du temps qui passait, que ma fille vivait une vie «normale» avec sa mère et moi, malgré notre séparation. Une vie qui est la sienne et une famille qui se construit différemment. À partir du moment où j’ai accepté la situation, qu’il n’existait pas de « famille » idéale, je me suis mis à vivre avec un seul objectif en tête, créer ma propre définition de la «famille»,  à mon image, avec de l’ouverture à la différence, à l’acceptation et à la possibilité d’être soi-même.

Je serai bientôt papa pour une deuxième fois et je considère que c’est un privilège exceptionnel. Tout d’abord, parce que la vie a remis sur ma route une femme merveilleuse avec qui j’ai la chance de partager ma vie.  Je suis maintenant un papa heureux, amoureux de mon quotidien et rempli de bonheur.  Parce que la vie doit se vivre davantage au présent qu’au futur et que d’offrir la vie à un enfant pour une deuxième fois, c’est plus fort que tout. Aussi, parce que j’ai la chance d’offrir à ma grande de six ans une petite sœur. Je sais déjà qu’elle sera une belle et grande inspiration pour ce petit être à venir. Une inspiration qui sera la sienne, unique, authentique et à son image, construite à travers ce qu’elle reçoit de tous les gens qui l’entourent, comme sa mère, sa belle-mère et moi. Une inspiration qui influencera son propre modèle de famille.

La “Famille”, c’est la force et l’amour qui en découlent qui déterminent sa réussite et son succès. Ce n’est pas la forme qu’elle prend qui importe, qu’elle soit unie, séparée ou recomposée. C’est ce qu’elle est et surtout ce qu’elle nous fait vivre. Au fond, le plus bel héritage que je souhaite laisser dans ma vie, c’est la «Famille» que j’aurai bâtie. Croyez-moi, je suis finalement en train de la réussir «Ma Famille».

Être le « beau-parent »

Il n’y a pas si longtemps, au Québec les familles recomposées étaient encore peu nombreuses. Au

Il n’y a pas si longtemps, au Québec les familles recomposées étaient encore peu nombreuses. Aujourd’hui, c’est plus que commun! Même qu’il y a de bonnes chances que vous en soyez issus, ou que ce soit le cas de votre famille actuelle. Ceci dit, ce n’est pas parce que c’est commun que c’est moins complexe! Si ça peut l’être pour vous, ça l’est certainement pour l’enfant.

Un enfant qui vit la séparation de ses parents, réagit. Cette réaction peut être immédiate, comme elle peut survenir plus tard. Elle peut être explosive, comme elle peut être tranquille. Il n’y a pas de réaction type, comme il n’y a pas de réaction acceptable. Ça veut dire que si, en tant que beau-parent, un enfant vous ignore, vous fait des crises ou vous confronte pour tout et rien, cette réaction est aussi normale. Il faut comprendre qu’un enfant est en apprentissage quant au fait d’exprimer ce qu’il ressent. Les plus jeunes manquent souvent de vocabulaire pour le dire. Pourles plus vieux, ça peut être plutôt une difficulté de reconnaître, comprendre et exprimer leurs émotions.

Peu importe comment s’exprime ladite réaction, en tant que beau-parent, tentez de toujours vous rappeler que si c’est difficile pour vous, ça l’est autant (sinon plus) pour l’enfant. L’empathie, l’écoute et le fait d’être sensible à ses besoins seront vos meilleurs alliés. Il peut être facile d’oublier la place de l’enfant alors que ça devrait être autant votre priorité que votre relation amoureuse. Respectez-le en prenant soin de son espace, de son histoire et surtout de son rythme. En d’autres mots, ajustez-vous à lui pour savoir comment réagir avec lui. Et vous savez quoi? Si l’enfant change d’attitude en cours de route, c’est correct aussi! Vous venez peut-être de bousculer son monde, il faut lui laisser le temps nécessaire pour qu’il puisse se situer là-dedans.

C’est un processus qui peut avoir des hauts et des bas. Si ce n’est que des hauts, tant mieux. Si ce n’est que des bas, tant mieux aussi (même si c’est plus difficile)! C’est VOTRE famille recomposée, l’important n’est pas d’avoir l’air de la famille recomposée parfaite c’est plutôt de trouver l’équilibre qui convient à tous les membres. Pour y arriver chacun doit y avoir sa voix, et se sentir libre de la partager.

Dans mon prochain billet, je vous décrirai certains éléments-clés qui semblent contribuer à une meilleure transition vers la vie de famille recomposée.

 

 

** crédit photo: www.drolesdemums.com **