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La charge mentale — Texte : Jessica Thériault

Je vous entends déjà dire : « Encore un autre texte là-dessus ? » Bien, je vous expli

Je vous entends déjà dire : « Encore un autre texte là-dessus ? »

Bien, je vous explique aujourd’hui la charge mentale à ma façon.

Pour moi la charge mentale, c’est de m’assurer que mes trois mousses ne manquent de rien, en aucun temps, aucun moment.

Je suis monoparentale une semaine sur deux, avec le travail 40 h/semaine, ma grande fille de 12 ans au PEI (programme d’études internationales), un garçon de 11 ans qui finit sa dernière année au primaire et qui joue au hockey deux à trois fois par semaine, d’un petit-grand bonhomme issu d’une autre relation qui va à l’école anglophone. Donc vous comprendrez, trois enfants, trois écoles différentes. Ça implique : voyagement matin et soir d’un côté à l’autre de la ville (environ 45 min.) matin et soir. (Je profite de cette tribune d’ailleurs pour remercier mon voisin fantastique qui amène mon « milieu » tous les matins, merci Alex pour l’entraide). Mais comprenez, chaque jour, un parent mono n’a pas qu’à se soucier de ses 40 heures au travail… je vous fais le topo.

6:00 Levée du corps

6:05 Douche

6:15 Lunchs

6:25 Réveil des enfants (pas toujours heureux de se lever, soit dit en passant)

6:25 @ 7 h Gérer les habillements, la grande qui n’est pas satisfaite de son linge, le grand et le p’tit qui se cherchent mutuellement.

7:10 Dépôt du premier à l’école

7:20 Dépôt du deuxième à l’école

7:45 Dépôt de la grande au secondaire

8:00 Arriver ENFIN au travail et faire sa journée.

12:00 Ben coudonc, tout le monde part manger ? Déjà ? J’ai pas le temps, je vais dîner à mon bureau pour être à l’heure à la cloche. Les cloches qui sonnent toutes en même temps sauf celle de la grande.

15:15 Quitter la job, faire le chemin du retour… pas besoin de vous donner les détails…

16:45 Arriver à la maison, faire les devoirs des trois pas dans le même niveau pour assurer leur réussite scolaire en même temps que faire le souper.

17:30 On soupe, ça finit souvent en champ de bataille…

18 : 15 On commence les bains, histoires, film en famille, brossage de dents.

19:00 L’heure de commencer la routine du dodo.

**Ça, c’est s’il n’y a pas de hockey**

…… (vous savez tous comment ça se passe)

21:00 Enfin je prends un bain, mais la tête est toujours en train de fonctionner à 300 milles à l’heure ! (Ahhh merde, j’ai pas ramassé la vaisselle, j’ai pas passé le balai).

22:00 Je me couche, mais la tête fonctionne toujours à SPIN… à penser aux millions d’activités parascolaires, les examens que j’ai pas signés…

Tout ça, c’est sans parler de tout le reste. Les RV au Children’s pour mon p’tit dernier en attente de deux opérations, alors qu’on doit passer une nuit au Children’s pour un test d’apnée avant tout parce que la dernière fois, ça s’était mal passé.

Ces petits stress de la vie.

Que tu sois papa, maman… je crois que ça te rejoint.

Alors, votre charge mentale ? Comment elle va la vôtre ? Parce que la mienne est épuisée.

 

Jessica Thériault

Le pigeon voyageur – Texte: Solène Dussault

Le pigeon voyageur est un oiseau docile, qui exécute tout ce qu’on lui demande sans poser de ques

Le pigeon voyageur est un oiseau docile, qui exécute tout ce qu’on lui demande sans poser de questions. Il vole, d’un lieu à un autre, livrant un message dont il ignore le contenu. Cet oiseau fragile mais puissant peut porter l’espoir ou l’amour, la vengeance ou le mépris, mais il n’en sait rien. Il est le messager. Toutefois, il perçoit dans l’œil de celui qui accroche cette missive l’éclat de l’intention et le timbre de voix enflammé.

Tu avais deux ans et demi lorsque j’ai mis la clé dans la porte de ma relation avec ton papa. Je suis partie pour moi, pour me trouver. À ce moment, je me suis fait la promesse suivante : ne jamais me servir de toi comme d’un pigeon voyageur… Lorsque tu avais besoin d’un nouvel habit de neige et de bottes, tu n’as jamais transporté la facture entre deux adresses.

Ton papa et moi nous étions choisis depuis très longtemps. Nous avons été des amis, des complices, des amoureux, des confidents. Nous avons tellement ri et déconné. Nous avons assez cru en l’autre et en nous pour choisir de t’avoir, toi. Je l’ai assez aimé pour qu’il devienne ton papa. J’ai vu en lui un être assez digne pour former une famille. J’ai toujours eu un grand respect pour lui, pour nous. Un jour, la flamme amoureuse s’est éteinte, pour toutes sortes de raisons. Il n’est pas devenu un monstre du jour au lendemain, méritant que je lui déverse tout mon venin. Non, ce n’est pas à toi de faire le pigeon voyageur, de faire le trait d’union entre nous.

Il était primordial que nous continuions de former une équipe. Lui et moi avions ce cadeau inestimable : toi. À nous deux, il fallait se retrousser les manches pour collaborer ensemble à ton éducation, t’inculquer les valeurs qui nous étaient si chères.

C’est pourquoi nous nous sommes retrouvés à l’hôpital un soir, alors que tu étais encore au CPE et que tu avais foncé dans un poteau de balançoire. Il m’a appelée en panique : « Viens tout de suite nous rejoindre à l’urgence, ti lapin ne va pas bien du tout ». S’échanger le lit, à tes côtés, pour te veiller, pendant que l’autre allait prendre une marche pour s’aérer et se convaincre que tout allait bien se passer.

C’est pourquoi nous nous sommes assis l’un à côté de l’autre lors des rencontres de parents, en septembre, dans une classe déjà bondée. Nous tenions à être présents pour ce qui compte vraiment. Nous avons collaboré tous les deux lorsque, après des recommandations de l’école, nous avons pris la décision de débuter une médication pour traiter un TDA.

Ton papa et moi avons toujours pu compter l’un sur l’autre. Les reproches, la hargne, la rancœur n’ont jamais fait partie de nos armes pour détruire l’autre. Qui en aurait le plus souffert ? Toi. Je sais que notre relation de parents séparés est enviable. Lorsque nous avons eu notre dernière discussion ce fameux soir, ton papa m’a dit : « Je t’aime assez pour te laisser partir ».

Notre plus grande richesse, notre appui dans ce monde d’incertitude est que nous savons que grâce à toi, nous sommes liés jusqu’à ta mort ou jusqu’à la nôtre. Si tu n’étais pas là, il y a fort longtemps que nos routes se seraient éloignées, sans jamais se recroiser… À mes yeux, il n’est pas et ne sera jamais mon « ex ». Au contraire, il est présent plus que n’importe quel autre conjoint de passage que j’ai pu avoir, puisque rien ne me reliait à eux. Ton papa n’est pas mon ex, il est mon présent, pour toujours, puisque tu y es…

Oui, il y a plusieurs soirées où tu as pleuré, en demandant « pourquoi » et en nommant toutes tes peurs. Au moins, nous étions deux, dans des maisons différentes, pour nous en parler. Toutes les décisions que nous avons prises étaient pour ton bien-être.

Nous avons continué de signer tes dictées, tes évaluations, chacun de notre côté. C’est lui qui t’a accompagné à chacune des rentrées scolaires, même si ce n’était pas « sa semaine ». Jamais tu n’as été de trop pour nous. Jamais nous ne t’avons donné un rôle qui n’était pas le tien. Si j’ai une fierté dans ma vie, c’est bien celle d’avoir réussi à te préserver de nos tempêtes. Nous avons réglé nos désaccords lorsque tu dormais et que tu ne pouvais nous entendre.

Alors que tu es retourné sur les bancs du secondaire 2, nous avons tenu une rencontre au sommet il y a quelques semaines, papa et sa conjointe, toi et moi. Tous les quatre, assis autour d’une table (il ne manquait qu’une petite bière) à discuter des outils que nous allions te donner pour que ton retour en classe se passe bien et que ton attitude soit plus adéquate dans leur maison. Oui, c’est possible de jaser entre adultes sans s’arracher les cheveux. Trois adultes qui t’aiment et qui veulent ton bonheur sans aucune rancœur pour ce qui est : un couple de parents qui n’a pas poursuivi sa quête ensemble.

Lorsque c’est la fête des Pères, je le remercie pour le soutien qu’il m’apporte et l’amour qu’il t’offre. Il n’y a plus de sentiment amoureux entre nous deux, mais celui de la reconnaissance de l’apport de l’autre. Nous sommes prêts à beaucoup pour te faire évoluer sainement dans une séparation que tu n’as pas choisie. Est-ce qu’il fait comme moi je le ferais ? Non ! Et souvent, ça m’enrage ! Est-ce que je lui tape sur les nerfs parfois ? Sans doute !

J’espère que tu garderas dans ton cœur ce cadeau que nous t’offrons tous les jours, du mieux que nous le pouvons : vivre dans le respect et l’harmonie.

Solène Dussault

Un de moins – Texte : Nathalie Courcy

Combien de fois je me suis fait regarder bizarre parce que j’avais choisi d’avoir quatre enfants

Combien de fois je me suis fait regarder bizarre parce que j’avais choisi d’avoir quatre enfants ! C’est clair que quand j’entre dans un avion ou dans un resto avec ma gang, on se fait remarquer (et dévisager…) On te remplit une banquette assez vite ! Il fut un temps où on avait déserté les endroits publics, les activités impliquant une foule, les sorties qui nécessitaient trop de surveillance ou d’équipement. J’ai donné à mes enfants le temps de maturer et d’apprendre à gérer leur volume vocal.

Après cette période d’apprentissages dans l’intimité, on a recommencé à sortir et à apprécier d’être ensemble en public. Je savais que mes enfants se comporteraient bien et qu’ils apprécieraient ce temps en famille. Je savais que moi aussi, j’aurais du plaisir, que je ne suerais plus ma vie à essayer de les garder groupés et un brin disciplinés. Ça exige quand même un bon système d’organisation, une répartition efficace des tâches (je ne suis pas la seule à porter les sacs à dos ou à préparer les bouteilles d’eau) et une once de flexibilité. Mais c’est pas mal plus zen qu’avant !

Ils ont grandi. Je me suis améliorée comme maman et comme personne. J’ai appris des trucs, j’ai écouté leurs besoins et leurs limites, les miens aussi. Maintenant, faire des activités en famille me donne de l’énergie au lieu de m’en prendre. Je suis fière de me promener avec ma tribu.

Mes enfants grandissent (surprise !), c’est ben beau, mais ça fait aussi que maintenant, on sort de moins en moins tous ensemble. Ma fille aînée commence le postsecondaire en septembre, elle travaille à l’autre bout de la ville, elle voit des amies. Même quand elle est à la maison, elle a sa vie, ses projets. Elle veut du temps de repos (très sage !), du temps pour elle (génial !), du temps en famille (fiou !). Quand ça adonne ou quand on fait une activité qui lui tente, elle nous accompagne, « comme dans notre bon vieux temps ». Mais le reste du temps, elle ne suit plus.

OK, ça me laisse quand même trois enfants qui suivent ! Ça remplit encore plutôt bien la banquette. Quand on débarque quelque part, les gens s’étonnent de voir autant d’enfants sortir de ma Mazda (surtout que ma deuxième ado sort parfois par le coffre, comme si je l’y avais rangée…). Mais pour moi, c’est une petite famille parce qu’il manque une personne. Il manque une personne avec qui je vis (en comptant le temps de cohabitation intra-utérine) depuis plus de dix-huit ans. Mes bras sont moins pleins qu’avant.

Mes prochaines années de maman seront remplies de sentiments mitigés :

⭐Ma fierté de voir mes enfants devenir plus indépendants et débrouillards, et ma peine de les voir s’éloigner.

⭐Ma joie de les voir heureux avec leurs choix, et mon cœur qui pince de ne plus faire partie de chacun de leurs bonheurs.

⭐Mon bonheur d’avoir du temps spécial avec les plus jeunes comme j’en ai eu dans le passé avec les plus vieilles, et ma nostalgie du temps où tous mes enfants étaient autour de moi.

⭐Ma hâte (ben oui !) d’avoir plus de temps et d’espace pour moi et mon couple, et ma hâte que mes bébés (oui, oui, mes bébés !) viennent nous visiter ou qu’ils nous invitent à souper.

Je dois bien me faire à l’idée qu’il y aura de moins en moins de monde autour de la table. Bientôt, je n’aurai plus droit au forfait de groupe quand on visite un musée. Éventuellement, je n’aurai plus besoin de six places dans ma voiture. J’aurai besoin de beaucoup moins d’imagination pour trouver des activités qui plaisent à mes petits autant qu’à mes grandes (et aux adultes !)

En attendant, j’essaie encore de trouver des façons de rassembler toute ma garde rapprochée pour des repas, des moments collés, des sorties. C’est un exercice quotidien de carpe diem : profiter du moment présent. Et quand on sera rendu aux nouveaux moments présents, on en profitera tout autant. Il n’y a rien de plus beau que les jasettes animées et les rires de toute la maisonnée. Et même quand la famille n’habitera plus à la même adresse, on trouvera quand même le moyen de se rassembler.

Nathalie Courcy

 

 

 

 

L’éducatrice – Texte : Claudie Castonguay

Un éducateur ou une éducatrice passe presque plus de temps avec nos enfants dans une semaine que n

Un éducateur ou une éducatrice passe presque plus de temps avec nos enfants dans une semaine que nous-mêmes. Cette personne les nourrit, les cajole, les amuse, les éduque.

Dans notre cas, elle est arrivée dans nos vies comme une étoile filante. Je ne serais pas la maman que je suis sans elle. D’une joie de vivre contagieuse, d’une compassion inestimable, elle a su diminuer l’anxiété de mon quotidien. Au-delà de ça, elle nous a épaulés, écoutés, mais surtout respectés.

Merci à toi qui as compris nos besoins et ceux de nos enfants. Tu nous as laissés rentrer dans ton quotidien, ta maison jour après jour. Tu m’as accueillie en larmes, en joie, tu as partagé nos beaux et nos mauvais moments.

Tu es entrée dans nos vies depuis maintenant près de onze ans ! C’est une chance grandiose que mes enfants ont de t’avoir dans leur vie.

MERCI !

 

Claudie Castonguay

Ressortir ? Texte – Nathalie Courcy

La pandémie est finie, youppi ! Ben non, pas encore ! Mais quand même, la province passe en

La pandémie est finie, youppi !

Ben non, pas encore ! Mais quand même, la province passe en zone verte ce lundi.

Ce n’est pas tout gagné, les variants se terrent tout près, tous prêts.

La tombée des masques comporte des risques. Les push-push de désinfectant feront encore partie de notre vie longtemps (ben hâte de voir l’impact sur le système immunitaire à long terme, mais on s’entend que c’était nécessaire !).

Mais, on peut sortir ! On peut voir du monde ! On peut exister presque normalement !

On l’a attendu longtemps, cet assouplissement des mesures !

Moi qui habite à cinq minutes de la frontière interprovinciale, je peux maintenant traverser le pont sans risquer de me faire arrêter. On a pu visiter ma maman qui n’avait pas vu ses petits-enfants depuis la rentrée scolaire. On a pu recevoir une autre famille pour souper. Juste entendre le rire des enfants qui jouaient tous ensemble, c’était mon salaire pour avoir été si patiente et obéissante depuis mars 2020.

On dirait que tout est moins compliqué : pas besoin de faire la file dehors pour aller poster une lettre, pas besoin de réserver les livres en ligne avant de passer les chercher à la bibliothèque, pas l’impression d’avoir la peste quand on marche en famille de six… On est à un pas du paradis !

Bon, j’exagère, on fait encore très attention, on a de la sympathie pour tous ceux qui ont attrapé le sapristi de virus, qui en ont encore des séquelles ou qui en sont décédés. On a de la peine pour tous nos aînés qui ont été encore plus isolés que d’habitude et qui ont vu leur étage de résidence être décimé. On est soulagés pour les profs qui, on l’espère, n’auront plus à enseigner avec visière et en virtuel.

Mais pour ma part, je me sens soulagée d’un certain poids. Mes amis m’ont manqué et j’ai juste hâte de les retrouver ailleurs qu’à travers un écran. Les musées, les restos, les sorties improvisées m’ont manqué. Je passais une partie de mon année en avion, même ça, ça m’a manqué ! Qu’advienne le jour de la nouvelle normalité !

Et vous, de quoi aura l’air votre nouvelle normalité estivale ?

Maintenant qu’on a le droit de ressortir, quelles activités planifiez-vous dans les prochaines semaines ?

Et comment voulez-vous célébrer le fait qu’on est en train de s’en sortir ?

PARTY! (en respectant les consignes, là!)

Nathalie Courcy

https://nathaliecourcy.ca

 

12 avantages de l’école virtuelle selon mes enfants – Texte : Nathalie Courcy

Ok, ok, on est tous tannés des changements de mesures sanitaires, d

Ok, ok, on est tous tannés des changements de mesures sanitaires, du couvre-feu et de la distance imposée avec ceux qu’on aime. Mais avouez qu’il y a quand même certains avantages à cette période inhabituelle !

Si j’en crois mes enfants et mes ados, voici les points positifs de l’école virtuelle (avec mes propres remarques de maman qui télétravaille) :

1- On peut se lever plus tard (les parents aussi ! Pas de lunchs à préparer, pas de « dépêche-toi, tu vas être en retard », pas de cahiers oubliés ni de manteau perdu.)

2- Pas d’autobus ni de service de garde : après l’école, on est déjà prêts à jouer ! (Pas de message de dernière minute pour annoncer que l’autobus est annulé, pas de stress pour arriver à l’heure au service de garde, pas d’appels de l’école pour nous dire que notre enfant dérange !)

3- Pas de bouffe de thermos et on peut quand même manger des sandwichs. (Pas de thermos à laver, pas de plats oubliés dans le fond du pupitre, et en plus, on peut manger en famille !)

4- Il y a beaucoup moins de bruits, ça fait moins mal aux oreilles et à la tête. (Même si on est six à la maison, ça ne bat pas le nombre de décibels d’une classe ou d’un autobus.)

5- Pas besoin de porter de masque ! (Ça, j’avoue, je les comprends tout à fait !)

6- Presque jamais de devoirs le soir et la fin de semaine si on a bien travaillé pendant nos périodes autonomes. (Yes! Plus de temps en famille et en plein air, sans avoir à s’obstiner sur le bien-fondé des leçons…)

7- Pas besoin d’attendre à 16 h pour avoir des colleux de maman ! (Maman fait dire qu’elle aussi, elle aime ça, des colleux à n’importe quelle heure ! Même parfois en plein milieu d’une réunion sur Teams !)

8- On peut assister à notre cours dehors s’il fait beau. (Merci, mois d’avril ! Tu es magnifique dans notre coin de la province !)

9- On peut faire ce qu’on veut dans nos récréations. On peut faire du vélo, de la planche à roulettes, du dessin, on peut même faire une sieste. (Bon, les parents, eux, n’ont pas full de récréations entre deux séances de soutien technique à la marmaille, mais on atteint plus facilement notre compte de 10 000 pas à force de courir d’un ordinateur à l’autre.)

10- On voit nos frères et sœurs plus longtemps, on s’ennuie moins d’eux. (C’est là que je suis contente en titi d’avoir des enfants qui s’entendent bien, parce que je me doute que cet « avantage » n’en est pas un dans plusieurs foyers !)

11- C’est moins anxiogène parce qu’on a un meilleur équilibre entre les moments seuls, les moments en groupe (quand il y a l’alternance entre les deux), les moments en famille, et les différentes activités. (Moins d’anxiété du côté parental aussi, croyez-moi! Au moins une fois qu’on a trouvé le moyen d’installer tout le monde convenablement pour leurs cours virtuels.)

12- Quand on a compris la matière, on peut écouter d’une oreille et faire quelque chose qu’on aime en même temps comme dessiner ou s’entraîner. (Le rêve!)

De mon côté, le plus grand avantage que je vois, c’est que j’ai plus de temps avec mes amours. Plus de temps pour les voir grandir et apprendre. Ça me permet d’être un tout petit peu dans leur bulle-classe, de voir le style d’enseignement de la prof, d’entendre la voix ou de lire les commentaires (pas toujours pertinents ; o)) des amis de leur classe.

On dit souvent que les enfants grandissent trop vite. Il n’y a rien de drôle dans cette pandémie, mais il faut avouer qu’on a (pour certains, pas pour ceux qui travaillent deux fois plus à cause de la Covid) une pause pour regarder nos enfants grandir et pour ÊTRE avec eux plus souvent et plus longtemps que d’habitude. J’espère que nous retournerons bientôt à un quotidien à peu près normal, mais aussi que nous garderons certains des avantages de cette pause.

Nathalie Courcy

Ai-je le droit ? Texte : Ève

Le 13 mars 2020, la vie telle qu’on la connaissait a cessé d’e

Le 13 mars 2020, la vie telle qu’on la connaissait a cessé d’exister. J’étais enceinte de 33 semaines. On venait de finir la chambre de la plus vieille (16 mois) pour pouvoir transférer la bassinette dans la chambre de bébé. J’en étais au stade d’être emballée pour la suite, de tout préparer pour que mon mini soit des plus confortables lorsqu’il allait arriver. Mais en l’espace d’une annonce du gouvernement, tout a basculé. On entrait dans un confinement. Un confinement qui venait avec un lot incroyable d’émotions vraiment difficiles à gérer pour une maman pleine d’hormones de grossesse. Et un stress inimaginable entourant les circonstances incertaines d’un accouchement prévu début mai. Mais personne ne me comprenait.

« Vous êtes en santé, c’est ce qui compte ».

« Vous n’avez pas perdu vos jobs, ça va bien financièrement comparativement à plein d’autres familles ».

« Vous n’avez pas perdu personne à cause de la Covid ».

Ce sont toutes des affirmations que je ne peux pas nier.

Mais, ai-je le droit d’avoir de la peine parce que je n’ai jamais pu terminer la chambre de mon bébé à cause de la fermeture des garderies et celle des magasins ?

Ai-je le droit d’avoir de la peine parce que je n’ai pas pu recharger mes batteries avec mon mari avant que bébé arrive ?

Ai-je le droit d’avoir de la peine parce que ma fille n’a pas pu rencontrer son frère à l’hôpital ? Tout comme mes parents ou mes beaux-parents ?

Ai-je le droit d’avoir vraiment beaucoup de peine (attention, celui-là c’est mon summum) d’avoir présenté mon nouveau-né À TRAVERS UNE FENÊTRE à mes parents et de voir les larmes couler sur leurs joues parce qu’ils ne pouvaient pas le prendre dans leurs bras ? Et parce que je ne pouvais tout simplement pas le leur laisser.

Ai-je le droit d’avoir de la peine parce qu’encore aujourd’hui, un an plus tard, j’ai l’impression que mon bébé Covid n’a rien vécu autre qu’être à la maison ? Pas d’épicerie, pas de magasinage, pas de zoo, rien.

Est-ce que j’ai le droit d’avoir ce sentiment d’amertume envers toute cette situation ? Ce sentiment qui me gruge par en dedans parce que plus les jours avancent, plus on se fait voler des moments précieux qui ne reviendront jamais.

Oui, on est en santé. Oui, on a encore nos jobs. Non, je ne suis pas décédée seule dans un CHSLD. J’en suis vraiment reconnaissante. Je suis aussi contente pour les familles à qui le premier confinement a permis de se rapprocher et d’avoir du temps de qualité. Mais est-ce que je dois vraiment me sentir mal si pour nous, ça a été un des moments les plus difficiles de nos vies ?

Ça ne change absolument rien au fait que j’adore mes enfants et je ne regrette absolument pas l’arrivée de mon deuxième, je veux être claire sur ce point. C’est juste que « ça prend un village pour élever des enfants » qu’ils disent. Ben, on est seuls depuis un an. À se démener comme des fous pour protéger nos minis, nos parents et les personnes à risque. À piger dans l’énergie qu’on n’a plus pour protéger la santé de tout le monde.

Donc, ai-je le droit de dire à voix haute, pour la première fois, que j’ai de la peine ?

Ève

Qu’est-ce qu’ils feraient l’un sans l’autre… Texte: Nathalie Courcy

Mon grand doudou d’une décennie est arrivé dans mon ventre comme

Mon grand doudou d’une décennie est arrivé dans mon ventre comme un jumeau, mais quand il a été prêt à peser sur le piton Eject à quarante semaines, il faisait cavalier utérin seul depuis six mois. Je me revois à l’échographie confirmant qu’un des fœtus avait été expulsé et que l’autre avait 50 % de risque d’être évacué malgré son petit cœur en santé boum-boum. Méga freeze émotif. Triste de ne pas avoir la chance de connaître mon bébé et l’expérience gémellaire. Soulagée en imaginant une vie peut-être un peu plus simple à gérer avec un bébé à la fois. Heureuse qu’un des deux bébés soit encore bien accroché. Inquiète qu’il ait le réflexe de suivre l’exemple de son jumeau.

Et je me vois en train de me dire « mais qu’est-ce que mon bébé vivant retiendra de ce traumatisme ? » Perdre son frère ou sa sœur avec qui il partageait l’espace depuis plus de trois mois. Perdre son complice des premiers instants. Perdre la seule personne qui le côtoyait vraiment depuis sa conception. Comment un bébé même pas né vit-il ce deuil ? Comment ça s’exprime, quand le subconscient et la recherche identitaire se mélangent ?

Notre bébé étoile a sa place dans notre famille et nos conversations. Il fait partie de la gang, comme grand-papa décédé beaucoup trop tôt pour rencontrer ses petits-enfants. Il existe dans notre cœur à défaut d’exister dans nos souvenirs. Une seule photo en noir et blanc, mais toute sa place.

Né après lui, mon grand bonhomme sera tout de même toujours son grand frère. Lui, il a continué à grandir. Il a depuis longtemps dépassé les quelques centimètres que notre bébé étoile ne dépassera jamais. Mon grand, il a conscience qu’il manque une partie de lui. Et il a longtemps cherché cette partie.

Quand mon petit (plus si petit que ça, quand même !) dernier est arrivé, fiston a trouvé un ami. Et plus le temps passe, plus le confinement perdure, et plus ils se rapprochent puisque l’amitié n’est pas diluée à travers d’autres. Une fusion fraternelle. L’un ne va pas sans l’autre. L’un ne VA pas sans l’autre, dans le sens où ils ne se sentent pas tout à fait eux-mêmes quand leur douce moitié ne se trouve pas dans le centimètre carré à côté.

Quand je cherche une photo de l’un, c’est mission impossible. L’autre a toujours sa face, un pied, une main, dans la photo. Ou son corps complet par-dessus son frère. Ils perdent leurs dents en même temps, ils sont malades en même temps, ils sont bougonneux en même temps. Ils ont le même humour, le même accent qui ne vient pas des parents. Même à l’heure du dodo, après quatorze heures à jouer ensemble, ils ont encore besoin de se coller, de se chatouiller, de se raconter leur vie. Comme s’ils ne la savaient pas déjà par cœur ! Comme s’ils n’étaient pas déjà le personnage principal dans l’histoire de l’autre.

Mes boys, que feriez-vous l’un sans l’autre ? De quoi auraient l’air vos journées depuis que la société s’est refermée sur elle-même il y a presque un an ? Comment auriez-vous vécu les déménagements, les changements d’école, les grandes émotions ? Qui seriez-vous en version solo ?

Éventuellement, les amis ne seront plus virtuels mais bien présents dans votre quotidien. Vos deux ans de différence se feront sentir. L’entrée au secondaire laissera le plus jeune derrière. Et le plus vieux devra s’adapter à une nouvelle vie tout seul comme un grand. Vous devrez défusionner, au moins quelques heures par jour. Décoller la crazy glue des siamois. Mais vous le savez, je n’ai même pas besoin de vous le dire : vous resterez toujours complices. Des infinis banounous, comme vous le dites si bien, dans votre langage juste à vous. Des jumeaux dont la plus grande différence est la date de naissance…

Nathalie Courcy

Lettre à mes filles

Mes précieuses,

Maman aimerait

Mes précieuses,

Maman aimerait ça que vous preniez un jour le temps de lire ces quelques phrases. Parce que présentement, j’arrive à vous les écrire d’un coup, sans penser. Lorsque vous serez là, je crois bien que mon monde ne sera plus du tout le même et que mon cerveau sera bien trop occupé à vous aimer d’un amour qui me surprendra.

Mes belles Amours, osez rester vous-mêmes dans un monde où on vous demandera constamment d’être quelqu’un d’autre. Vous êtes déjà exceptionnelles, vous avez défié l’impossible et vous êtes là, pleines de vie. Au moment même d’écrire ces lignes, mon ventre danse au rythme des touches du clavier.

Un de mes plus grands désirs est que vous osiez aimer tellement fort que lorsque vous poserez vos yeux sur l’élu de votre cœur, vous en perdrez pied. Oh, et si jamais c’est une élue, maman n’y verra pas de différence. L’important, c’est que vous connaissiez l’amour, le vrai, dans le respect et le bonheur. Le genre d’amour que votre père et moi avions quand on vous a créés. Parce que même séparés, on vous aime comme au premier jour.

Ne croyez jamais les personnes qui vous diront que quelque chose n’est pas possible. Dans cette vie, la jalousie existe, l’incompréhension et le jugement aussi. Que vous vouliez être médecin, serveuse ou artiste, vous pourrez accomplir tout ce que vous désirez. Il vous suffira de le vouloir assez fort pour vous relever lorsque vous tomberez. Et j’espère bien que vous allez tomber. Ce sera nous contre le monde s’il le faut. Mais jamais je ne laisserai quelqu’un vous faire croire que le ciel ne vous appartient pas.

C’est important que vous partagiez notre monde avec les autres êtres vivants qui y habitent. Que vos choix soient conscients, peu importe lesquels. Maman a décidé de ne plus manger d’animaux, par respect pour leur vie, notre planète et notre santé. Vous ferez vos propres choix lorsque vous serez en mesure de comprendre tout ça. Mais gardez en tête que vous devez être conséquentes avec vos actions et que ça ne sera pas toujours facile à expliquer.

Dans le même ordre d’idées, ne craignez jamais des coutumes que vous ne connaissez pas. Acceptez que notre monde soit rempli de couleur, d’habitudes et de croyances. C’est ce qui fait que vivre sur cette terre est aussi exceptionnel ! Ne vous laissez pas influencer par les médias ou des gens qui ne comprennent pas que dans toutes cultures, il y a des extrémistes. Nous ne formons qu’un. Faites partie de ce tout avec amour.

Je vous souhaite de vous battre pour vos convictions, mais surtout d’en avoir. Même si je ne serai pas toujours d’accord avec vous, je serai la première à échanger avec vous et à vous entendre.

Je vous souhaite de vous aimer assez fort pour savoir ce qui est bon pour vous et de vous éloigner de ce qui est néfaste. Profitez de cette vie pour être heureuses, jamais aux dépens des autres par contre.

Je vous souhaite de trouver votre équilibre et de conserver une place zen en vous où vous pourrez toujours trouver la force d’avancer.

Les filles, mes petits Pandas

Ça ne sera pas toujours facile. Parfois, vous aurez envie d’abandonner. Vous croirez que vous n’êtes pas assez. Assez fortes, bonnes, intelligentes, différentes. Vous aurez tout faux.

Lors de ces moments, rappelez-vous que vous avez été mises sur cette terre pour plus grand que vous. Prenez votre épée et montez sur votre pouliche pour vaincre vos peurs. Vous êtes plus fortes qu’elles. En plus, un village au complet est là pour vous. Et vous serez à jamais jumelles. Au nombre de coups que vous vous êtes déjà donnés, j’crois bien que vous êtes quittes anyway. Alors aussi bien faire front commun, non ?

Maman.

Kim Boisvert

Chère Année 2020

Chère Année 2020, Tu as été une année tellement importante que je crois que tu mérites une

Chère Année 2020,

Tu as été une année tellement importante que je crois que tu mérites une lettre adressée à ton nom. Premièrement, WOW, tu as été une année remplie de surprises ; malheureusement, pas le genre que nous aimons recevoir. Non, le genre de surprises dont nous nous serions passés avec plaisir. Tu as commencé, pour ma part, merveilleusement bien. Puis, la crainte d’un nouveau virus est apparue, mais tout le monde disait que ça n’arriverait jamais jusqu’ici. Voyons ! La Chine, c’est vraiment loin. Et BANG ! Sans avertissement, le virus était rendu partout. Non, non, je veux dire PARTOUT. Ça ne te tentait pas de nous envoyer un courriel ou un texto le 1er janvier en nous disant : « Hey gang, bonne année ! Nouvelle décennie qui débute, préparez-vous, ça va barder. » ? Non, rien. Merci !

Tu m’as enlevé deux personnes extrêmement chères et importantes pour moi, dont mon oncle Christian. Ça aussi, aucun signe avant-coureur. BANG ! Crise de cœur, merci bonsoir. Sérieux, cette journée‑là, j’ai dû t’envoyer promener un milliard de fois. On était en juillet et j’en pouvais pu. Mais malgré tous les bâtons dans les roues que tu nous as mis, il y a du positif qui en est sorti. Ouais, bitch ! Je vais parler du positif que tu as amené. Le négatif, nous en avons déjà trop entendu parler.

  1. J’ai guéri de ma dépression post-partum majeure (HELL YEAH!)
  2. J’ai appris à m’aimer et à me trouver belle.
  3. J’ai perdu 50 livres. 50 LIVRES EN 10 MOIS. Avec les gyms fermés. Imaginez s’ils avaient été ouverts.
  4. Je me suis rapprochée de mon cousin que j’adore.
  5. J’ai un petit neveu qui est né. (Salut Jessy boy, m’ennuie, coco !)
  6. Je n’ai jamais été aussi proche de ma famille, même si ma tante vit à Toronto, un à Québec, l’autre à Saint-Jérôme, l’autre à Saint-André. Pis moi au milieu de tout ce beau monde-là. (Vive les textos de groupe !)
  7. Ma belle-famille a eu la COVID. Gros méga stress. Mon beau-père greffé de la moelle osseuse depuis un an et demi. Ils sont tous guéris et ils ne l’ont pas eue fort.
  8. J’ai réalisé un rêve, écrire des textes pour un blogue populaire (Salut Maïka Desnoyers!)
  9. J’ai reçu un des plus beaux cadeaux de ma vie : des cours d’écriture avec un auteur pour m’aider avec mon livre. (Merci Tante Anne)
  10. Mon conjoint et moi avions eu plusieurs fois envie de nous arracher la tête, mais nous nous sommes rapprochés et sommes plus forts et amoureux.
  11. J’ai repris confiance en moi.
  12. J’ai avoué avoir été victime d’une agression sexuelle à quinze ans et maintenant, je me bats pour surmonter le traumatisme, mais You know what? Nothing can bring me down. Rien ne peut m’arrêter. 💪
  13. J’ai trouvé un milieu de travail où je me sens bien et où mes collègues sont extraordinaires. Je les aime trop.
  14. J’ai découvert en moi une force et un courage incroyables pour affronter la pandémie.
  15. J’ai pu prendre le temps de remettre mes priorités à la bonne place.
  16. J’ai pris le temps de faire une liste de choses que je souhaite accomplir dans la vie.
  17. Je suis fière de la maman que je suis devenue et fière de voir mes enfants épanouis.

En gros 2020, tu auras tout fait pour me sacrer à terre, mais tu sais quoi ? J’en ai vu d’autres. Faque vite que ton règne s’achève et que 2021 soit plus douce, clémente, agréable.

2021, j’ai de grosses attentes pour toi.

  1. Je veux pouvoir prendre ma famille et mes amis dans mes bras.
  2. Je veux faire mon premier voyage dans le sud qui a été annulé à cause de la pandémie.
  3. Je veux pouvoir travailler sans masque. (Please, ma peau en peut pu)
  4. Je veux un Noël en famille en 2021.

Bref, peux-tu être moins rock’n’roll ? Merci beaucoup de la part de tous les êtres humains.

Oh, 2020, j’oubliais presque, MANGE DONC UN CHAR DE…. CIAO BYE, AUF WIEDERSEHEN (allemand), OREVWA (créole), FARVEL (danois), ADIOS (espagnol), MAR SIN LEAT (gaélique écossais), ANTIO SAS (grec), VISZONTLÀTÀSRA (hongrois), SLÀN (irlandais), ARRIVEDERCI (italien), TÔT ZIENS (néerlandais), ADEUS (portugais), HAMBA KAHLE (zoulou).

 

Cindy LB

Un Noël différent

Je n’apprends rien à personne si je vous dis que Noël cette ann

Je n’apprends rien à personne si je vous dis que Noël cette année sera différent. Cependant, différent n’est pas synonyme de plate. Il faut essayer de voir le positif de tout ça, car peu importe à quel point on critique les circonstances, ça ne changera en rien la situation. Je sais que c’est difficile et qu’on avait besoin de se voir, mais on n’y peut rien. Autant essayer d’en tirer du bon. Voici quelques avantages que j’ai pu trouver.

Commencer de nouvelles traditions

Pour la majorité des gens, ce sera une première de passer en famille réduite. Profitez-en pour créer de nouvelles traditions. Écouter un film en pyjama, concocter un souper spécial ou encore faire une chasse au trésor. Organisez-vous un Noël des campeurs cet été. Demandez aux enfants ce qu’ils aimeraient faire, vous avez le temps, cette année, de prendre le temps.

Économiser

Avoir moins de personnes au réveillon veut aussi dire moins de nourriture à acheter, moins de cadeaux à donner et pas de cadeau d’hôtesse à fournir. Vous pouvez aussi vous interroger sur la surconsommation du temps des fêtes. Et cette année, pourquoi ne pas en profiter pour fabriquer vos cadeaux ?

Renforcer les liens avec la famille immédiate

Comme nous risquons d’être en groupe très restreint, prenez le temps de vous mettre à jour sur la vie de vos proches. À la place d’avoir un bon nombre de conversations superficielles avec plein de gens, assoyez-vous et prenez le temps d’approfondir vos conversations. Faites un tournoi de jeux de société, une pige de cadeaux… En gros, créez des souvenirs significatifs.

Prendre ça plus relax

Un des gros points positifs est aussi d’avoir moins de ménage à faire et il y aura moins de gaspillage. On peut se permettre de prendre ça plus relax. Pas besoin de courir pour habiller les enfants, pas le stress d’arriver en retard ou d’avoir oublié un cadeau. Pas besoin de s’arranger pendant une heure avant de sortir. Un bon vieux pyjama et une toque vont faire amplement l’affaire.

Ne pas avoir à gérer les personnes malades

Cette année, pas besoin de surveiller les gens qui viennent malgré le fait qu’ils sont malades. Pas besoin de passer la soirée à dire à ta tante enrhumée de ne pas prendre ton bébé. Pas besoin de gérer le fait que la famille va avoir attrapé je ne sais quel virus qui se promenait parmi les invités.

Je sais que c’est bien peu comparé au plaisir de se réunir. L’année a été difficile pour plusieurs d’entre nous, mais on n’a pas le choix. C’est un autre gros coup à donner et c’est en se serrant les coudes et en faisant des compromis que nous allons pouvoir fêter Noël 2021 ensemble. J’espère que mes quelques idées vous feront voir la chose de façon un peu moins déprimante.

Anouk Carmel-Pelosse