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Attendre la retraite, non merci !

Dans la tourmente du quotidien familial, je l’avoue, je me suis so

Dans la tourmente du quotidien familial, je l’avoue, je me suis souvent oubliée. Pendant plusieurs années, j’étais trop occupée pour faire des activités qui me plaisent, qui me stimulent, qui me divertissent. Métro, boulot, dodo… il faut ce qu’il faut quand on a une famille, pensais-je. Je me suis souvent dit : je ferai ceci à la retraite, je ferai cela à la retraite. Mais je vieillis, je vois le temps passer et je me rends compte que je n’y étais pas du tout.

Je ne vous apprends rien : personne n’est immortel. Le temps file et je sais maintenant que la vie est fragile. Je comprends désormais que si j’attends à la retraite pour me faire plaisir, il sera trop tard. J’aurai perdu de bonnes années de forme et de santé pour faire ce que je mettais de côté depuis des années.

J’ai un secret pour vous : je ne suis pas plus talentueuse que personne. J’aime essayer, j’aime vivre. Dès que j’ai le goût de faire quelque chose, je lis sur le sujet, je regarde des vidéos et surtout, je me lance. Je pardonne facilement mes premiers essais ratés. Je sais que ce ne sera pas parfait, mais je continue. Je persévère, je prends le temps et surtout, je me donne le temps.

Alors oui, je tricote, je crochète, je dessine, je peins à l’acrylique et à l’aquarelle, je jardine, je rénove des meubles, je fais des rénos, je cuisine pour le plaisir, je fais des coiffures et des maquillages, je couds, je fais de la photo, je pêche, je fabrique des bijoux, je danse le hip-hop, je lis et j’écris. À travers tout ça, je travaille et j’élève mes enfants.

Suis-je tombée sur la tête ? Non ! Je suis vivante et je profite de la vie. Je ne m’attends pas à faire tout ça à la perfection. Je le fais pour le plaisir. Je n’attends pas la retraite pour vivre mes passions.

Et vous, attendez-vous votre retraite pour vivre ?

Nancy Pedneault

Mon fils joue avec une cuisinette

J’adore faire la cuisine. Ça me relaxe et je suis telleme

J’adore faire la cuisine. Ça me relaxe et je suis tellement fière de moi ensuite, ne serait-ce que d’avoir trouvé le temps de le faire et de manger plus équilibré. Pour moi, ça allait donc de soi que j’allais y initier mon fils, le plus tôt possible.

Je l’implique le plus possible dans la préparation des repas, et ce depuis un bon moment. Rien de bien compliqué : une petite planche à découper, un bol à côté et un petit couteau d’enfant font des merveilles et l’occupent pendant qu’on prépare tranquillement le souper. Les traditionnelles pancakes du dimanche sont faites en équipe. Je suis chanceuse, il est très curieux et aime beaucoup « aider » maman et papa (ou leur créer un beau dégât)!

Quand est venu le temps des idées cadeaux pour Noël et son anniversaire (qui ont une semaine d’intervalle), on m’a suggéré une cuisinette. J’ai trouvé l’idée tellement intelligente! Il adore cuisiner, pourquoi pas? Il pourrait alors laisser libre cours à son imagination, en toute sécurité.

En discutant de ceci, j’ai cependant été tellement surprise! Surprise des gens qui me disaient que c’était « un jouet de fille ». Que mon fils allait être « efféminé » plus tard, et donc qu’il allait avoir droit à des remarques de ses amis.

Pour une cuisinette? Vraiment? Je suis restée abasourdie.

J’ai commencé à me justifier, insistant sur le fait que c’était une cuisinette neutre, « qu’elle n’était pas rose quand même ». Puis, je me suis ravisée. Vous savez quoi? Si mon fils a envie d’une cuisinette rose, eh! bien, il aura une cuisinette rose. Il veut jouer à la poupée? Poupée tu auras, coco.

Regardez un moment les enfants dans un local d’une garderie : pensez-vous que les éducatrices font le contrôle de qui joue avec les outils et qui joue avec la maison de poupées lorsqu’ils ont accès aux deux? Certainement pas… Pourquoi ne pas laisser les enfants jouer avec les jouets avec lesquels ils ont envie de jouer?

Les préjugés ne sont pas innés, mais acquis. Somme toute, si un jour mon fils a droit à des railleries parce qu’il joue au cuisinier, eh! bien, ce sera probablement par des enfants à qui on a appris que la cuisine, c’est pour les filles, et c’est bien dommage!

Sabrina Guesthier