Archives octobre 2020

Sentiment d’imposture

Depuis toujours, je me sens déphasée, intruse, toujours à côté

Depuis toujours, je me sens déphasée, intruse, toujours à côté de mes souliers quoi ! En recherche constante de cette place qui est, qui devrait être, je crois, à moi. Enfant, j’ai recherché l’amitié chez les garçons, beaucoup moins compliqués dans mon jeune esprit que les filles ! Il est bien connu que les garçons furieux contre un autre, ça le dit. À la limite il y avait quelques échanges de coups, puis bien souvent, ils devenaient les meilleurs amis du monde ! Les filles, soupir, ça se parle pas nécessairement en face. Ça cancane, ça se sourit pour ensuite raconter à celles que ça intéresse tout le contraire de ce qu’elles t’avaient dit sur leur appréciation de ta personne. (Il ne faut pas croire que ça change totalement en vieillissant !) J’ai trop souvent été la « très bonne amie » de celui qui pouvait un tant soit peu m’intéresser. Celle à qui il confiait à quel point le sourire d’une telle lui rendait les jambe molles.

Je n’avais aucune difficulté à discuter avec les adultes, de tout et de rien. Je m’y sentais bien souvent bien plus à mon aise, quoique pas complètement non plus.

Adolescente, j’étais celle qui avait quitté le nid familial alors que tous les autres bénéficiaient de leurs avantages à y être restés. J’ai été la première à avoir mon premier logement, j’imaginais que cela amènerait quelques‑uns à s’y rassembler. Fort heureusement, ce ne fut pas le cas : cela m’aura épargné le sentiment qu’on profitait de ses « avantages » plus que de ma présence.

J’ai galéré, lutté et travaillé tôt. Pas pour me payer ce dont j’avais envie, mais pour payer mes comptes. Oh, ne vous trompez pas : je ne m’en plains pas ! Ç’a été mon parcours de vie, ça m’a formée, inventée telle que je suis. Je n’ai pas connu le bal de finissants. (Empathie extrême envers les finissants de juin 2020 !)

Au travail, j’étais « la p’tite jeune » que les plus anciens regardaient souvent de haut bien, alors j’ai vite appris à donner tout ce que j’avais pour faire ma place, pour prouver que je « valais » le coup. J’ai changé souvent d’emploi, très souvent. Pas que je ne travaillais pas bien, pas que je perdais mes emplois, non. Parce que je me cherchais. Je cherchais qui je voulais être dans ce marché que j’avais embrassé sans profession, sans possibilité de grandes études. Sans jamais m’y sentir pleinement accomplie.

Encore aujourd’hui, je suis celle qui sourit, celle qui aide, celle qui est toujours là pour qui en a besoin. Celle qui s’investit au mieux de ses capacités. Mais…

Oui, mais.

Je cherche encore. Je ME cherche toujours. Je suis une femme, une amoureuse, une mère, une amie. Je SUIS. Mais QUOI ? Même dans ce rôle de mère (que beaucoup considèrent que je réussis à merveille), parfois, je me regarde et je doute. J’adore mes enfants, plus que tout au monde, mais suis-je vraiment à la hauteur ? La vie et les erreurs ont fait que je me suis séparée et divorcée du père de mes enfants. Je suis heureuse avec mon nouveau conjoint. J’ai les enfants avec nous. Ils grandissent vite, bien, mais oui, ils grandissent. Leur besoin de leur mère change, ma présence à leurs côtés n’est plus de la même nécessité. L’adolescence habite notre foyer avec ses bons et mauvais côtés.

J’ai toujours ce sentiment de ne pas dire, faire ou être ce qu’il faut. J’ai toujours le même sentiment de mon enfance d’être « à côté de mes souliers ». L’humaine que je suis ne se sent jamais épanouie, jamais pleinement satisfaite de son parcours.

J’ai en moi, incrusté profondément, ce sentiment de ne « pas être ». Ce que je suis ? Je sais… ce que je ne suis pas, je sais que trop bien aussi. À quel moment ressent-on l’épanouissement ? Ce sentiment de réussite ? Je vous entends me dire de profiter de ce que j’ai, de travailler à ce que je n’ai pas et que j’aimerais avoir. Oui, je m’y efforce. Mais justement, qu’aimerais-je avoir ? Pourquoi depuis toujours je me sens si… incomplète ? Pourquoi trop souvent je lutte contre l’envie de fuite ?

Peu importe où, avec qui et pourquoi, ce sentiment reste. Au fond de moi bien présent : l’imposture.

Je n’ai pas l’impression d’appartenir à ce monde. Je m’émeus de tout et de rien, je « colère » devant bien des bêtises de mes congénères. Puis, je pleure, parfois sans retenue, parfois en silence. Je pleure car j’ai l’impression de déborder par en dedans. Je pleure car j’ai l’espoir qu’un jour, à force de lâcher les surplus, j’arriverai à pleinement ressentir le bien-être. Mais dès que mes larmes se tarissent, ce sentiment subsiste.

Cette place que j’occupe dans cet univers, m’était-elle réellement due ? Il est lourd ce sentiment… celui de l’imposteur.

 

Simplement Ghislaine

Faire confiance à l’univers

Après une quinzaine d’années de vie commune, divorce. Nos chemin

Après une quinzaine d’années de vie commune, divorce. Nos chemins n’étaient plus parallèles. Notre petite famille a éclaté. Garde partagée. Nos deux belles cocottes ne comprenaient pas trop ce qui se passait. Ça m’a rentré dedans. J’étais à terre, complètement désemparé. J’avais besoin d’aide. Je voulais comprendre ce qui s’était passé. Pourquoi ce fossé s’était‑il creusé entre nous au fil du temps ? Pourquoi « Pour le meilleur et pour le pire » ne voulait rien dire pour elle ? Je me suis ramassé à la petite cuillère et suis allé voir une psychologue. Je me souviens encore de la toute première séance. J’étais déterminé. Je voulais comprendre. Ce jour‑là, sans trop le savoir, j’ai débuté un merveilleux cheminement qui m’a permis de vivre une transformation. Et aujourd’hui j’en suis fier.

J’ai compris que notre mariage n’était pas fait pour durer. Depuis le début, il avait une date de péremption. Que nous n’étions pas compatibles, finalement. Nous avons vécu ce que nous avions à vivre. Ce divorce a été un épisode douloureux, mais avec du recul, je remercie l’univers de me l’avoir fait vivre. Mon âme avait besoin de vivre cette expérience très émotionnelle pour grandir et s’épanouir. Je ne suis plus la même personne que j’étais. J’ai réussi à dépoussiérer ma sensibilité qui s’était réfugiée dans un coin reculé de mon cœur. « Tu as zéro intelligence émotionnelle », me disait mon ex-conjointe. C’était tellement faux. J’étais blessé, voilà. System shutdown. La thérapie m’a permis de réparer le filage qui était brisé entre ma tête et mon cœur. J’ai appris à ressentir et à comprendre mes émotions, à ressentir mon énergie et celle des autres. Ce cheminement magnifique n’aurait pas été possible si je n’avais pas vécu ce divorce. Merci, univers. Je me suis retrouvé. Et j’ai appris une leçon très importante : ne jamais avoir peur d’être moi-même et d’apparaître.

Quelques années se sont écoulées depuis le divorce.

Aujourd’hui, je partage ma vie avec une âme merveilleuse avec qui je vis un amour profond. Merci, univers. Ma nouvelle conjointe et moi avons choisi de vivre ensemble. Dès l’annonce de notre beau projet de vie commune et de famille unie, j’ai senti une résistance de la part de mes filles. Je suppose qu’elles ne voulaient pas briser leur routine, soit celle d’avoir leur papa à elles toutes seules une semaine sur deux. Elles étaient réticentes à faire partie d’une deuxième famille recomposée. Qu’étais-je censé faire ? Reporter à plus tard le beau projet que ma conjointe et moi caressions ? Non. Nous avons choisi de faire confiance à l’univers. Nous avons donné le GO à notre projet. Quelques mois plus tard, nous étions tous sous le même toit.

Aussitôt déménagés, voilà que la pandémie liée à la COVID‑19 a confiné notre nouvelle famille recomposée à la maison. On ne l’avait pas vue venir, celle‑là. L’adaptation a été moins graduelle que prévu. Mais nous n’avions pas le choix. Mes adolescentes, déjà fragiles à l’idée de déménager et d’avoir à partager leur papa avec une autre femme et ses enfants, ont eu de la difficulté à s’ajuster et à s’adapter. « Ils sont différents de nous. » « On n’a rien en commun avec eux. » « Ses enfants sont turbulents et bruyants. » « On n’a pas choisi de déménager. » « C’était ton choix, pas le nôtre. » Quand l’être humain résiste au changement, il se concentre uniquement sur les irritants et fait abstraction de tout ce qui est positif et qui peut favoriser la croissance et l’épanouissement. Et c’est pire encore quand l’ex-conjointe se mêle de tout ça en arrière-plan.

Voilà que quelques mois plus tard, ma plus vieille a choisi d’aller vivre chez sa mère à temps plein. Bien que son choix m’ait fait beaucoup de peine, je l’ai accepté. Elle était soulagée de savoir que je n’étais pas fâché et que je continuais à l’aimer. Notre relation va continuer d’évoluer, mais d’une manière différente. Quelques semaines plus tard, sa sœur cadette a fait le même choix. J’étais atterré. Je le suis encore.

Mes filles, je les aime, je les adore. Je leur ai proposé une nouvelle vie. Un cheminement différent. Ma conjointe et moi avons tout fait pour rendre la transition la plus agréable pour toute la famille : rénovations pour que chaque membre puisse avoir sa chambre, ajustements au niveau des repas, activités organisées pour favoriser la création de nouveaux liens, etc. Tout ça pendant le merveilleux confinement. Mais depuis le début, je ressens une résistance chez mes filles. Une fausse croyance que ça ne marchera pas, que ça ne marchera jamais. Et depuis le tout début, il y a mon ex-conjointe qui essaie de s’ingérer dans notre projet par tous les moyens possible en s’interposant entre nos filles et moi. Franchement pas agréable. Et inacceptable.

Notre nouvelle famille recomposée se transforme déjà et devra poursuivre son évolution d’une manière différente. Ça nous fait vivre beaucoup d’émotions.

Peu importe ce qui arrivera dans les jours et les mois à venir. Je fais confiance à l’univers. Rien n’arrive pour rien.

Le papa anonyme

Résilience 2.0.2.0

L’année 2020 aura été, pour de nombreuses personnes, très dif

L’année 2020 aura été, pour de nombreuses personnes, très difficile. En effet, l’arrivée de la pandémie aura chamboulé les plans et l’avenir de bien des gens. Mais, si au lieu de focaliser sur tout le négatif que ça a créé, on en profitait pour apprendre la résilience et de surcroît, transmettre cet enseignement à nos enfants ?

Loin de moi l’idée de banaliser les conséquences physiques et mentales que ce virus a causées. Au contraire, j’ai énormément d’empathie pour les gens qui ont développé de l’anxiété, une dépression, qui ont perdu leur emploi, qui ont été gravement atteints par la maladie ou qui ont perdu un proche. C’est une réelle catastrophe humaine qui, jusque‑là, était inimaginable.

Cependant, pour le reste de la population, nous avons encore le choix de la façon dont nous pouvons réagir face à la situation. Certes, nous vivions une grande période d’incertitude. Mais nous vivons encore. Et malgré le fait que nous soyons, pour une grande majorité, confinés au niveau social, il ne faut pas oublier que nous sommes malgré tout choyés.

Certes, nous ne pouvons plus voir nos familles et amis. Nous ne pouvons plus aller au restaurant, au cinéma, au gym ou voir des spectacles. Les sports d’équipe sont interdits. Mais tout ceci n’est que temporaire. On ne sait pas quand, mais nous avons la certitude que nous pourrons retrouver cette normalité dans un avenir quand même rapproché. Entre temps, nous avons toujours l’essentiel.

Ça a l’air facile, vous me direz. Mais pas tant que cela. La résilience, ça s’apprend dans toute situation. Il y a cinq ans, notre famille a vécu un incendie. Du jour au lendemain, on se retrouve sans rien. On n’a plus de vêtements, plus de jouets, plus de maison, plus de nourriture. Les enfants sont complètement déracinés de leur milieu. On sait que nous retrouverons tout cela, et qu’entre temps, nous ne sommes pas à la rue. Mais on sait aussi que plus rien ne sera comme avant. Il a fallu s’adapter, se serrer les coudes et apprendre la résilience. On ne pouvait rien changer, sauf notre attitude face à la situation.

Nous avons eu la chance d’avoir des gens qui ont fait preuve de grande générosité. Nous avons reçu des vêtements pour toute la famille, de la nourriture et des jouets pour les enfants. Au-delà du matériel, ça nous a tellement touchés. Ces dons ont été pour nous une grande source de réconfort. Ce fut l’occasion d’apprendre que l’on n’est jamais vraiment seul dans la vie et qu’il faut partager avec les autres quand on a la chance de vivre confortablement. Il faut aussi accepter de recevoir quand c’est le temps et mettre notre orgueil de côté. Parfois, un simple geste peut faire toute la différence pour la personne qu’on aide.

J’ai donc envie de vous dire : voyez le positif dans votre vie actuelle. Si vous vivez dans votre bulle familiale, que vous avez un emploi, un toit, de la nourriture, des jouets pour les enfants et des appareils électroniques pour vous divertir, vous êtes extrêmement chanceux.

Profitez‑en pour faire du bien autour de vous. Contactez des personnes seules. Un appel téléphonique ou vidéo à vos parents avec les enfants leur fera tellement plaisir. Faites un peu d’épicerie pour une personne âgée et allez la lui porter. Juste vous voir sur le bord de la porte pourra faire une différence dans son état mental.

Vous connaissez une personne qui vit une difficulté ? Offrez-lui votre aide. Prenez le temps de l’écouter et peut‑être de l’aider à trouver les bonnes ressources pour s’en sortir.

Vos enfants trouvent cela difficile de ne plus avoir trois millions d’activités ? Montrez-leur à cuisiner, à ranger, à nettoyer la maison. Après avoir chialé (c’est sûr qu’ils le feront), ils seront heureux de vous avoir aidés et ce sera bon pour leur autonomie. Vendez-leur l’idée que quand tout cela sera fait, vous aurez du temps pour jouer en famille. Allez faire du sport en famille à l’extérieur plutôt que seul au gym, ça n’en sera que plus bénéfique.

On se plaint souvent qu’on manque de temps pour profiter de nos enfants. Nous l’avons présentement ce temps et il ne reviendra pas. Faites en sorte que cette période en soit une où l’on emmagasine de précieux souvenirs.

Soyez positifs, prenez le temps d’expliquer à vos enfants que vos habitudes sont modifiées, mais que cela peut aussi être agréable. Vous en ferez des êtres résilients. C’est, à mon avis, un très bel outil à mettre dans leur bagage de vie.

Annick Gosselin

Comment préparer votre visite en clinique de dépistage COVID-19

  • Vous venez de recevoir l’inf
    • Vous venez de recevoir l’information que votre bout d’chou a été en contact avec un enfant ayant été déclaré positif à la COVID-19.
    • Vous venez de recevoir un appel de l’école qui vous informe de venir rapidement chercher votre enfant car il y a un contact positif dans sa bulle classe.
    • Votre collègue de travail est actuellement en confinement en attente de son résultat.
    • Vous avez visité un lieu où il y avait un risque de contact positif.

    Alors, il y a fort à parier que l’on vous invitera à visiter une clinique désignée de dépistage (CDD).

    Depuis le début de la pandémie, j’occupe le poste d’agente administrative au sein d’une équipe formidable dans l’une de ces cliniques. Mises sur pieds rapidement, ces cliniques procèdent au dépistage de la population et acheminent les écouvillons dans les laboratoires pour procéder à l’analyse des échantillons.

    Des événements hors du commun, j’en ai vu. J’en ai vécu. Je connais les risques. J’éduque du mieux que je peux et je dirige les gens vers les bonnes instances.

    Des histoires, beaucoup de patients m’en ont raconté. J’ai eu les larmes aux yeux devant le désarroi de certains. J’ai ri avec d’autres. Mon empathie a atteint son paroxysme. Je reconnais la peur dans les yeux et l’attitude des gens.

    Mais j’ai aussi vu bien des trucs qui m’ont fait rapidement comprendre que notre pire ennemi, aussi invisible soit‑il, est à l’abri de vos négligences. Malgré les désinfections répétées de ces lieux, vous baissez rapidement vos gardes. Voici quelques trucs pour bien préparer votre visite et ainsi éviter de ramener chez vous le petit vilain.

    • Comme partout, maintenez vos distances avec les autres patients. On ne se le dira jamais assez.
    • On vous demandera de vous désinfecter les mains et vous devrez changer votre masque. Même si vous avez votre masque personnel, nous vous demanderons de le changer.
    • Vous ne serez pas assez longtemps à la clinique pour changer la couche de votre héritier. Pas la peine d’apporter le sac à couches. À vrai dire, ne l’apportez surtout pas. Vous ne voudriez pas à avoir à le déposer au sol.
    • SVP voyagez léger ! Vous aurez besoin UNIQUEMENT de votre carte d’assurance maladie et de vos clés pour retourner à votre voiture. Il n’y a pas d’aire d’attente. Ce n’est pas l’endroit pour s’asseoir ou pour bouquiner.
    • Dans de la file d’attente, imaginez-vous que les murs sont frais peints… Cette image devrait vous aider à vous éloigner des murs.
    • Ayez en main votre carte d’assurance maladie. Vous allez procéder à un prélèvement qui sera acheminé au laboratoire. Pour vous identifier, vous devez être enregistré avec votre carte. Vous n’allez pas au guichet automatique avec une photo de votre carte bancaire. Il en va de même pour votre carte RAMQ. (Je sais que la garde partagée n’est pas toujours d’une évidence… mais la carte de la RAMQ doit en tout temps suivre l’enfant. La carte n’est pas à vous, mais à lui).
    • L’agente administrative est celle qui vous accueillera. Elle n’est pas responsable des décisions ministérielles. Elle comprend votre situation, mais ne peut gérer votre colère de vous retrouver dans ces lieux. Elle a sûrement des enfants elle aussi et vit les mêmes inquiétudes que vous.
    • DE GRÂCE !!! Évitez les commentaires désagréables devant votre enfant ! Votre indignation et votre désaccord face à la situation actuelle vous appartiennent. Parfois, être trop négatif devant votre enfant lui fera comprendre que le test sera une expérience qu’il ne doit pas faire et il sera récalcitrant à la procédure.
    • Les dépisteurs ont été formés pour exécuter le prélèvement. Votre enfant n’est pas le premier qu’ils côtoient. Ils ont les mots et savent rassurer le petit patient pour lui donner confiance. N’en rajoutez surtout pas. Votre enfant ressent vos émotions. Sachez faire confiance à l’adulte devant vous. Accompagnez-le tout en le laissant guider l’entretien.
    • Suivez les règles de confinement par la suite. Ce n’est pas le temps d’aller souligner l’effort de votre enfant en se rendant manger une glace ou d’aller chercher des bonbons au dépanneur du quartier. Il est plus que préférable d’attendre les résultats. Vous pourrez souligner l’effort et célébrer le résultat ou la fin du confinement dans la même occasion.
    • La présence de toutou et doudou sont à bien penser ! Beaucoup de gens circulent dans ces lieux. Que ferez-vous si votre enfant échappe au sol son ami tant convoité ? Il en va de même pour la suce sans attache-suce.
    • Si votre enfant a du mal à rester en place, le plan poussette sera non négligeable pour limiter le désir de ses petites mains de toucher à tout.
    • Dans la mesure du possible, n’amenez en clinique que ceux qui doivent se faire dépister. Si ce n’est que papa et maman qui doivent procéder au prélèvement et que vous n’avez personne pour surveiller vos enfants, y aller à tour de rôle serait une bonne alternative.

    Cette période nous aura appris beaucoup sur l’hygiène et la propagation des virus. Nous avons atteint de nouveaux niveaux d’adaptations et savons reconnaître ce qui est vraiment important. Nous avons su limiter nos sorties et apprivoiser de nouvelles méthodes de fréquentations sociales.

    Quoi qu’il en soit, je tiens à souligner les efforts individuels et collectifs qui ont été déployés afin de limiter la propagation. La lutte n’est pas finie. Soyons toujours vigilants.

    Je ne croyais pas dire cela un jour, mais j’espère ne pas vous croiser dans l’une des cliniques de dépistage de la COVID-19.

    Bravo à ces femmes et hommes. Travailleurs de la santé. Travailleurs pour vous. Depuis mars 2020.

    Ceux qui contribuent dans l’ombre :

    Les coordonnateurs et gestionnaires des cliniques COVID. Les employés de la ligne info-COVID. Les employés de la santé publique, les employés des laboratoires, les employés des buanderies et magasiniers ainsi que ceux qui assurent le transport des écouvillons.

    Ceux dont vous aurez la chance de croiser la route :

    Les agentes administratives, les gardiens de sécurité, les infirmières et spécialistes qui dépistent. Les aides de services et ceux qui assurent l’hygiène et la salubrité des lieux. Les médecins en cliniques désignées d’évaluation.

    Des employés hors du commun qui méritent grandement un immense merci et des milliers de bravos.

    Mylène Groleau

Complicité du soir

Ce soir, j’ai couché mes enfants trop tard. J’étais bien inten

Ce soir, j’ai couché mes enfants trop tard. J’étais bien intentionnée, pourtant ! Mais l’heure a filé sous mon nez. Pourquoi, me direz-vous, ai-je donc négligé l’heure du coucher ? En plein milieu de semaine… crime de lèse-majesté, OMG ! Jetez-moi en prison, ça presse.

Ce soir, j’ai couché mes enfants plus tard que d’habitude. Même les petits, remplis de leur besoin de dormir pour bien grandir et bien apprendre. J’ai osé défier la loi inébranlable de la routine du dodo. Tic tac tic tac… pendant combien de jours leur humeur sera-t-elle hypothéquée, ma foi !

Ce soir, j’ai couché mes enfants plus tard, parce que. Oui, oui, parce que. Parce qu’on avait le goût de se coller, bien empilés au milieu des doudous. Parce qu’on a pris le temps de lire un chapitre, puis un autre, et encore un autre. Et même un autre livre. Au complet celui-là. Sens dessus dessous. En plus d’avoir regardé le film en fin de semaine. Un peu accroc, me direz-vous ! C’était à la demande des enfants. Et au bonheur de maman.

Une chose en entraînant une autre, on a jasé d’émotions. De cerveau. Du fait que les mamans et les papas aussi ont des émotions. Qu’une maman fâchée, ça se peut, et que ça n’a pas nécessairement l’air du personnage de Colère enflammé et prêt à tout détruire. Une colère, c’est comme le reste, ça peut s’exprimer sainement.

On s’est dit que le dégoût et la peur peuvent sauver des vies. Sans eux, vous mangeriez de la viande restée sur le comptoir pendant des jours et vous traverseriez les boulevards sans regarder des deux côtés. Elles sont utiles, les émotions !

On s’est rappelé une de mes idées fétiches : une émotion qu’on n’exprime pas, ça pourrit en dedans et ça finit par puer le vieux fromage pourri. Aussi bien la laisser sortir avant que ça empeste !

On s’est aussi rappelé que même la joie, ça peut casser des fenêtres et briser des cœurs. « T’sais maman, la fois où j’étais trop excité et que j’ai cassé mon jouet en le lançant… ». Oui, je sais. Tu t’étais laissé emporter par un débordement d’émotion. Et tu as été bien triste juste après.

« Et toi, quelle émotion ressens-tu le plus souvent ces temps-ci ? »

« De la joie, beaucoup de joie ! Mais à l’école, un peu de tristesse aussi, parfois. Mais je n’ai pas le goût d’en parler. »

« C’est bien correct, tu sais. Je suis là si tu veux en parler à un autre moment. Ton professeur et ta sœur aussi. »

Et la tristesse ? Elle a sa place dans l’histoire ? C’est désagréable, la tristesse. C’est moche. Mais c’est temporaire.

« Tu te souviens quand tu as été triste l’autre jour ? Qu’est-ce qui t’a aidé à passer par-dessus ta peine ? »

« Ben… je suis allée te voir pour en parler, et tu m’as aidé à réparer mon jouet. »

Voilà. Tout est dit. Une émotion, on la ressent, on l’observe, et on agit. Ou pas.

Ce soir, au milieu des doudous, il y avait mes petits minous chéris qui avaient peut-être plus besoin de se coller et de jaser d’émotions que de dormir 30 minutes de plus.

Ils ont à peine eu le temps de se rendre à leur oreiller qu’ils dormaient déjà, apaisés par une conversation toute simple, cœur à cœur, accompagnée de plein de colleux réconfortants.

Ce soir, la tristesse, la colère, la peur, la joie et le dégoût avaient droit de cité dans nos mots. Mais je peux vous jurer que mes cocos se sont endormis avec la joie au cœur. Et moi aussi, je m’endormirai avec l’impression de bercer mes chatons en leur disant des mots doux.

Nathalie Courcy

ACCRO TÉLÉ 

Encore confiné & de moins en moins de journées ensoleillées =

Encore confiné & de moins en moins de journées ensoleillées = Séries télé.

Je ne sais pas pour vous, mais moi je suis une mordue.

Quand je dis mordue, c’est que j’en écoute plusieurs et que je suis très

impliquée de manière émotive.

J’aime plonger dans les diverses réalités, dans les divers univers.

J’adopte les personnages. C’est comme s’ils existent pour vrai. Il se produit l’effet qu’on appelle : l’attachement.

J’aime quand ça joue quotidiennement ou que je peux écouter la série en rafale, c’est un vrai cadeau du ciel. L’attente du prochain dénouement est moins longue. En 2020, on sait ce que signifie attendre.

J’aime réécouter plusieurs fois certaines séries, en tout cas, certaines saisons ou certains épisodes. C’est comme manger son dessert préféré, toujours aussi bon et on revit la même magie.

Par contre, je n’aime pas quand c’est fini. C’est là qu’arrive la nostalgie, une mélancolie parce que mon histoire télévisée adorée est révolue.

C’est parfois pour certains comme un deuil. Il existe même le phénomène de dépression post-série.

En tout cas, moi ça me prend quelques heures à avoir la boule dans la gorge.

Certaines fins m’ont volé plusieurs larmes.

Au bout du compte, il y a du bonheur dans nos téléviseurs.

Merci à ces auteurs, ces génies de l’imagination.

Merci à ces comédiens, ces génies de l’émotion.

Marilou Savard

Attendre la retraite, non merci !

Dans la tourmente du quotidien familial, je l’avoue, je me suis so

Dans la tourmente du quotidien familial, je l’avoue, je me suis souvent oubliée. Pendant plusieurs années, j’étais trop occupée pour faire des activités qui me plaisent, qui me stimulent, qui me divertissent. Métro, boulot, dodo… il faut ce qu’il faut quand on a une famille, pensais-je. Je me suis souvent dit : je ferai ceci à la retraite, je ferai cela à la retraite. Mais je vieillis, je vois le temps passer et je me rends compte que je n’y étais pas du tout.

Je ne vous apprends rien : personne n’est immortel. Le temps file et je sais maintenant que la vie est fragile. Je comprends désormais que si j’attends à la retraite pour me faire plaisir, il sera trop tard. J’aurai perdu de bonnes années de forme et de santé pour faire ce que je mettais de côté depuis des années.

J’ai un secret pour vous : je ne suis pas plus talentueuse que personne. J’aime essayer, j’aime vivre. Dès que j’ai le goût de faire quelque chose, je lis sur le sujet, je regarde des vidéos et surtout, je me lance. Je pardonne facilement mes premiers essais ratés. Je sais que ce ne sera pas parfait, mais je continue. Je persévère, je prends le temps et surtout, je me donne le temps.

Alors oui, je tricote, je crochète, je dessine, je peins à l’acrylique et à l’aquarelle, je jardine, je rénove des meubles, je fais des rénos, je cuisine pour le plaisir, je fais des coiffures et des maquillages, je couds, je fais de la photo, je pêche, je fabrique des bijoux, je danse le hip-hop, je lis et j’écris. À travers tout ça, je travaille et j’élève mes enfants.

Suis-je tombée sur la tête ? Non ! Je suis vivante et je profite de la vie. Je ne m’attends pas à faire tout ça à la perfection. Je le fais pour le plaisir. Je n’attends pas la retraite pour vivre mes passions.

Et vous, attendez-vous votre retraite pour vivre ?

Nancy Pedneault

L’histoire de ta naissance

Hier soir, en allant te border, tu m’as demandé de te raconter l

Hier soir, en allant te border, tu m’as demandé de te raconter l’histoire de ta naissance. Collée contre moi, tu me regardais avec tes grands yeux fascinés et remplis de curiosité. Tu voulais savoir où tout avait commencé. Comment j’avais su que c’était LE moment ? Est ce que j’avais eu mal ? Est ce que ça s’était passé comme je l’espérais ?

Je me demandais si je devais tout te raconter… mes espoirs, mes petites victoires, comme mes grandes douleurs… Puis, j’ai jugé que tu étais assez grande et mature pour entendre l’intégralité de l’histoire, de ton histoire. J’ai répondu à chacune de tes questions, ne négligeant aucun détail.

D’une part, je suis contente que tu saches toute la vérité. Parce que le jour où tu choisiras de mettre un enfant au monde, tu sauras. Tu sauras que oui, accoucher, ça peut faire mal. Oui, ça peut se dérouler différemment que ce que l’on espérait, parce qu’on ne peut pas tout contrôler. Tu sauras que ce grand jour est une épreuve de force, d’endurance et d’amour. Tu sauras que la douleur peut être intense, mais si vite oubliée.

Et s’il m’arrivait quelque chose… si je n’avais pas la chance de vivre ta première naissance avec toi, je serais heureuse d’avoir pris le temps de te raconter la tienne. Ta venue au monde, telle que moi je l’ai vécue, telle que nous l’avons vécue ensemble. Je n’aurais pas voulu que quelqu’un d’autre te raconte cette expérience qui nous lie toutes les deux.

À chacune de mes réponses, tu buvais mes paroles et les enregistrais dans un petit tiroir bien précieux de ta mémoire. Je voyais ton regard qui photographiait ce moment. Ce moment où je te contais ton premier souffle sur Terre. Je sais que tu te rappelleras chacun de mes mots. Je sais que cet instant restera figé dans ta tête, peu importe ce qui m’arrivera dans l’avenir. J’ai vu que tu sentais toute l’importance de cette discussion, de ce moment, de notre première histoire. Je suis contente d’avoir pris le temps de le faire.

J’ai longtemps pensé à écrire ton histoire de naissance, pour que tu puisses la garder en souvenir. Je sais que plusieurs mamans la rédigent dans l’album de bébé. Mais ce soir, j’ai vu dans tes yeux que ce n’était pas que les mots qui comptaient… Tu embarquais dans l’histoire, comme si tu pouvais toucher à ce souvenir.

Tu t’es esclaffée en pensant à papa qui courait partout. Tu étais pleine de compassion quand tu savais que j’avais mal. Tu avais le regard plein d’espoir quand je t’ai parlé de ton premier souffle. Tu as vécu ton histoire, à travers mes yeux de maman. Et ça, ce moment, celui où je t’ai raconté l’histoire de ta naissance, ça n’a pas de prix.

Notre maison peut brûler, je peux mourir, tu peux perdre toutes tes photos de bébé… Mais personne ne pourra t’enlever ce souvenir. Tu connais tous les détails, tous les instants importants et les heures qui signifient quelque chose…

Et vous, quel âge avait votre enfant quand vous lui avez raconté l’histoire de sa naissance ?

Joanie Fournier

Cher policier, chère policière

Parce que je sais qu’à ce moment‑là, tu gardais tes larmes, pe

Parce que je sais qu’à ce moment‑là, tu gardais tes larmes, pendant que tu devais faire face à cet événement terrifiant, qui se produisait devant tes yeux : la mort imminente d’un enfant.

Je ne sais pas comment tu fais pour garder ton sang‑froid. Je ne sais pas comment tu fais pour garder la tête haute car je sais que fort possiblement, tu es un père ou une mère. Et, que parfois dans l’impuissance, tu n’y peux rien et que ce petit bout de vie doit s’arrêter, car l’acharnement ne donne rien.

De voir devant toi des parents qui crient leur souffrance ou être tout simplement sans mots face à la perte de leur enfant.

D’être appelé en renfort car c’est une situation d’urgence et que le pire est à annoncer aux membres de la famille que cette personne si chère à leurs yeux ne reviendra plus.

De devoir dire aux parents que ton travail est terminé et que malheureusement, leur enfant n’a pas pu être sauvé, malgré les manœuvres et l’espoir de donner un souffle de vie à ce petit bout d’amour tant aimé.

Mais encore, d’entendre des coups de feu, d’entendre des personnes innocentes te crier qu’elles ont besoin de toi ; et pour eux, tu es leur seule chance de survie.

Que d’arriver tard le soir après une journée de travail et de te rendre à l’évidence que ton petit cœur a de la peine et qu’il restera gravé par ces événements qui deviendront cicatrices un de ces jours.

En te réveillant chaque matin en ne sachant pas ce qui t’attend. Est‑ce que ma vie sera mise en danger aujourd’hui ?

Vais-je devoir consoler des enfants qui se retrouveront sans parents à la suite d’un accident ou d’une tuerie ?

Vais-je aider un itinérant à retrouver son chemin ?

Moi je veux juste te dire MERCI. Merci pour ce que tu fais, toi, cher policier, chère policière.

MERCI de prêter ton cœur.

D’ouvrir tes bras.

De t’ouvrir à la diversité

De comprendre le mal-être d’une personne

D’encourager les gens à changer

De passer du temps à tenter de réanimer un enfant, sous les yeux gonflés de peine et d’espoir des parents, pour entendre un souffle de vie de leur enfant noyé.

Parce que je sais que ton petit cœur a de la peine et qu’il est cicatrisé d’événements difficiles.

Et que le soir, tout ce qui peut te faire du bien est de serrer ta femme, ton mari, tes enfants dans tes bras et de remercier le ciel d’être toujours en vie. C’est là qu’on apprécie davantage ce que la vie nous offre, n’est‑ce pas ?

Je me suis rendu compte que ton petit cœur souffrait. Parce que j’ai vu ton regard. J’ai entendu ton cri d’alarme intérieur et ta tête me dire : « Je suis désolé, je ne peux plus rien faire pour elle… mon travail à moi s’arrête ici… »

Je sais que tu aurais voulu que cela se passe autrement. Je sais que tu aurais voulu ne pas vivre ce moment‑là et ne pas devoir faire face à quelque chose qui ne devrait jamais arriver.

Mais je veux juste te dire merci.

Merci à nos policiers et policières.

Merci pour votre amour envers nous, les citoyens. Merci de prêter votre cœur chaque jour !

« Le 12 octobre 2019, notre fille est décédée des suites d’un accident de la route. Elle s’est éteinte dans nos bras…

Sous le regard des policiers et policières qui étaient là pour nous aider, ouvrir leur cœur, et apporter du velours malgré la très grande incompréhension qui nous habitait. L’injustice, la douleur, en fait, juste le mal de vivre.

Ils étaient là. Les tout premiers. »

< Merci à mon ami Yan. >

Jessyca Brindle

Un coup de pouce pour la gestion de vos finances

Je n’ai pas la prétention d’être une gourou des finances, mais étant travailleuse autonome de

Je n’ai pas la prétention d’être une gourou des finances, mais étant travailleuse autonome depuis que j’ai 19 ans, j’ai trouvé quelques petits trucs afin de ne pas finir l’année endettée.

Pour ceux et celles que ça peut intéresser, voici comment je fonctionne afin de bien gérer mes finances.

Une des choses que j’ai trouvées les plus difficiles en commençant le courtage immobilier a été la gestion de ma TPS/TVQ. Au départ, je recevais ma paye et j’étais folle de joie. Je pouvais enfin rembourser ma carte de crédit et me gâter… sauf que la réalité était pas mal moins rose.

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Deuil périnatal

Aujourd’hui, c’est la journée du deuil périnatal.

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Aujourd’hui, c’est la journée du deuil périnatal.

Tout le monde connaît quelqu’un qui a perdu un bébé. Que ce soit par une fausse couche, une grossesse ectopique, un arrêt du développement ou une malformation. C’est soit votre ami(e), un(e) collègue, un membre de votre famille ou simplement une connaissance. Bref, vous vous retrouvez devant ce couple ou cette personne et vous ne savez pas quoi dire. C’est normal. Mais c’est souvent dans ces situations que sortent des phrases que l’on croit aidantes mais qui ne font que tourner le fer dans la plaie.

Par exemple :

« Au moins, maintenant tu sais que ça peut marcher. »

« Allez-vous vous réessayer bientôt ? »

 « La nature est bien faite, il aurait peut-être été malade ou mal formé. »

« T’es encore jeune, tu as le temps d’en faire d’autres. »

« Il y a beaucoup de femmes à qui ça arrive les fausses couches. »

 « La vie envoie des épreuves à ceux qui peuvent les affronter. »

« Au moins, tu en as déjà un. »

Si je vous en parle, c’est que je me suis fait dire certaines de ces phrases et elles ne font que plus de peine. Dites-vous que le parent endeuillé doit non seulement faire le deuil de son enfant, mais aussi d’une vie de famille agrandie, de projets et de grossesses futures sans stress constant. Il n’a pas besoin d’entendre ce genre de phrases. Il a besoin d’être compris et surtout écouté.

À la place, dites aux parents en deuil que leur peine est normale, que vous pensez à eux et que vous êtes là pour eux. Ne cherchez pas à combler le vide d’une conversation par des phrases déjà toutes faites. Comprenez leur douleur, pensez à eux aux moments importants. Laissez‑les parler d’eux-mêmes. Donnez-leur le temps de passer à travers le deuil à leur façon. Comprenez s’ils ne veulent plus d’enfant et ne tentez pas de les convaincre que la prochaine fois, ça pourrait bien aller. Accueillez les larmes, sans jugement.

À toi cher parent qui doit faire le deuil d’un enfant ou le deuil de la grossesse, donne‑toi le droit d’avoir de la peine. Ne te sens pas coupable, tu n’as rien à voir avec ce qui est arrivé, ce n’est pas ta faute. Donne‑toi le droit d’en parler et n’hésite pas à aller chercher de l’aide si tu en ressens le besoin. Ne te sens pas obligé de réessayer tout de suite, dans quelques années ou même un jour. C’est ta vie et ton choix. Tu n’es pas obligé de te justifier. Et même si tu as un autre enfant, plus vieux ou plus jeune, le deuil à faire reste le même. Ne te sens pas mal de faire un autre enfant par la suite. Ça ne veut pas dire que tu oublies mais que tu continues d’avancer.

N’oubliez pas en cette journée spéciale de dire à vos ami(e)s concerné(e)s que vous pensez à eux. C’est important qu’ils ne se sentent pas seuls face à cette situation.

 

Anouk Carmel-Pelosse