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Apprendre constamment

Quel processus fascinant que celui de l’apprentissage, n’est‑c

Quel processus fascinant que celui de l’apprentissage, n’est‑ce pas? Apprendre à apprendre quelque chose de nouveau. C’est d’ailleurs ce que j’adore du milieu de l’éducation : un milieu humain en constante évolution.

En février 2018, j’ai pour la #1ereFOIS fait l’expérience de la planche à neige. J’ai adoré! Il nous a suffi d’une initiation gratuite en planche pour les enfants et moi pour transformer l’expérience en cadeau de Noël pour les enfants la même année. Comme on ne veut pas être des « parents estrades », on s’est nous aussi équipés en planches. On s’est dit : on sera au même niveau qu’eux, débutants! On va se le dire, ils pognent ça beaucoup plus vite que nous. Je rectifie, ils apprennent beaucoup plus vite que moi. Une chute m’avait sérieusement ralentie dans mon élan d’enthousiasme et d’espoir d’être une fière planchiste. Et une peur s’est installée. Quel combat fascinant, celui qui nous oppose à nos peurs.

« Ok, j’y vais… »

« Euh. Non! » (J’ai peur 😫). Je plonge par terre.

Ok, je me relève et je recommence. Ce sera sûrement la bonne fois.

Non, c’est pas mieux.

Je me décourage.

« Fudge, comment y arriver?! »

J’étais tellement découragée que j’ai pensé revenir au ski. Au diable l’ambition d’apprendre quelque chose de nouveau. Je suis bien en ski, pourquoi tenter le snow? La famille m’attend durant chaque descente. Je me sens tellement nulle. J’avais le sentiment d’efficacité personnelle dans les talons 😥😫😔. Pourtant, je sais bien que c’est en traversant cette barrière de peur et en pratiquant que je pourrai un jour vivre une première descente satisfaisante. Je sais bien que c’est en pratiquant que je pourrai progresser. Je sais bien que c’est en croyant en moi que j’aurai le courage de me lancer et de faire mon premier virage. Je sais bien et pourtant… Comment gagner confiance en moi pour me lancer en toute sécurité?

J’avais besoin d’être accompagnée. J’ai suivi un cours d’initiation. 🏂 Et voilà! C’est rentré dans le muscle ou plutôt dans les muscles. Outch! J’ai eu les mollets et les cuisses en feu. Ça fait partie du processus d’apprentissage. Utiliser des muscles moins sollicités, respecter ses limites et les repousser en même temps. Tout est une question de doux dosage, comme disait un grand pédagogue que j’ai eu le bonheur de côtoyer. Dans ma pratique professionnelle, je dis souvent : quand ce que tu fais ne fonctionne pas, fais autre chose. C’est tellement aidant d’apprendre auprès de quelqu’un qui connaît le chemin à parcourir pour atteindre ton objectif et qui croit que tu pourras y arriver.

En une heure, ma monitrice m’a expliqué.

Elle m’a fait essayer.

Elle m’a encouragée.

Elle m’a conseillée.

Elle m’a regardée pratiquer.

Elle m’a questionnée.

Elle m’a tenue pendant mon premier virage.

Elle m’a rassurée.

J’ai tenté seule et j’ai réussi.

Au terme de mon cours, je suis lancée avec confiance dans la Familiale! 😎 J’ai réussi les plus beaux virages en « S » de toute ma vie… de planchiste! JOIE!

Cette expérience me donne le goût d’apprendre constamment! C’est pas tous les jours que je débute quelque chose de complètement nouveau qui m’oblige à apprendre à partir de zéro. J’ai maintenant la volonté de continuer d’apprendre à apprendre et vivre encore une foule de #1ereFOIS.

Je me suis fait un cadre sur lequel j’ai inscrit :

Vis simplement

Aime inconditionnellement

Apprends constamment

Ce sont les cibles au cœur de mes actions pour 2020 dans toutes les sphères de ma vie.

Ça me rappelle d’entreprendre mon rôle de mère comme une guide auprès de mes enfants qui vivent et vivront plusieurs expériences pour la première fois. Je vous partage les grandes lignes qui décrivent comment je vois mon rôle. Souligner leurs forces, les encourager à s’entraîner, à pratiquer et à prendre des risques. Leur rappeler d’essayer et d’ajuster leur cible en ayant en tête de continuellement s’améliorer. Ils feront des erreurs, c’est inévitable, et nous ferons en sorte que ce soit bénéfique. Les encourager à être dans l’action, ça aide à trouver sa voie.

Dans ce processus, j’espère qu’ils apprendront à écouter leur cœur, à être patients, à avoir foi en eux, en la vie. Parce que je souhaite sincèrement qu’ils soient conscients et responsables de leurs choix. Parce que chaque décision a un impact tant sur eux-mêmes que sur les autres.

Stéphanie Dionne

 

Les premiers Noëls

On vit tous des premières fois dans la vie. Que l’on soit bébé,

On vit tous des premières fois dans la vie. Que l’on soit bébé, enfant, adolescent ou adulte, nous vivons, durant notre vie, des premières fois qui sont joyeuses et certaines qui sont plus tristes.

Quand arrive la période des fêtes, ces premières fois prennent plus d’ampleur et de place dans ton cœur et ta tête. Quand c’est un événement heureux, ton cœur se remplit de joie, tu respires le bonheur, tu flottes sur un nuage et tu as tellement hâte de partager ce moment avec les tiens durant les réunions de famille. Par contre, quand le moment que tu vis est plus moche, tu sens la déprime des fêtes arriver, tu as moins le cœur à la fête, tu déprimes à la vue de toutes ces personnes excitées, tu stresses juste à penser au réveillon et au souper de Noël. Tu as juste hâte que le 1er janvier arrive pour enfin passer à autre chose.

C’est la première fois que tu passes Noël avec ton nouvel amoureux. Quel moment extraordinaire et fébrile! Tu ne sais pas trop quoi lui acheter pour Noël. Tu veux lui faire plaisir sans être too much. Tu veux être certaine que ton cadeau sera LE cadeau qu’il n’a jamais reçu. Tu fêtes Noël avec tes proches et ton nouvel amoureux, l’air est festif, tout le monde s’amuse. C’est un beau moment que tu passes et tu vas t’en souvenir toute ta vie.

C’est la première fois que tu fêtes Noël sans tes enfants. Angoisse, stress, panique, déprime, tu capotes ta vie. Tu as tes enfants le 25, cool! Mais au réveillon, que vas‑tu faire sans eux? Comment vas‑tu faire pour t’amuser en sachant que les petits que tu as portés et nourris ne seront pas avec toi? Comment vas‑tu faire pour bien respirer? Comment vas‑tu faire pour être agréable avec les enfants de ta sœur et de ton frère, alors que les tiens ne sont pas là? Soirée pénible à passer, mais qui finit par finir…

C’est ta première fois sans ta femme ou ton mari. Tu te remets en question, tu te demandes si tu as bien fait de le ou de la quitter, tu te demandes si tu vas avoir la force de passer à travers le temps des fêtes sans lui ou sans elle. C’est un temps où l’amour règne et toi, tu n’as pas d’amoureux. Tu es célibataire. Être célibataire à Noël, c’est triste, c’est plate. Tu es entouré(e) de couples qui s’embrassent et qui se disent des mots doux. Tu rêves de revivre un jour ces émotions. Ne t’inquiète pas, ça va revenir!

C’est la première fois que tu passes Noël avec ton bébé. Joie, excitation, bonheur. Tu revis tes plaisirs d’enfance à travers ce petit être que tu as mis au monde. Tu lui mets le plus beau pyjama de Noël que tu as pu dénicher et toute la famille se pâme devant ton bébé. Ton cœur se remplit de bonheur. Même qu’il veut exploser tellement tu es heureuse!

Peu importe le moment que tu vis durant la période des fêtes, essaie de l’apprécier et de voir le côté positif. Tu sais, rien n’arrive pour rien dans la vie et c’est peut‑être juste le moment pour toi de te retrouver et de faire la paix avec toi‑même! Joyeuses fêtes à tous!

Karine Filiatrault

Je n’étais pas prête

Sans voir rien venir, je me suis retrouvée parachutée dans le sexe des adolescents

Sans voir rien venir, je me suis retrouvée parachutée dans le sexe des adolescents. C’est comme si ma fille de quinze ans m’avait envoyé un gros coup de poing dans le ventre. Le souffle coupé, le corps plié en deux et l’âme en détresse, je criais à l’aide…

Mon bébé n’était plus. Elle avait franchi le cap, si vite. Trop vite pour moi. Je n’étais pas prête. J’ai eu envie de hurler à ces mains qui la touchent, à ce sexe qui lui a enlevé sa virginité : tu étais trop vite! Je n’étais pas prête!

Je sais bien que c’est sa vie, qu’elle était rendue là et qu’elle est heureuse. Je n’aurais jamais pensé que la vie sexuelle de ma fille pourrait me rendre si triste.

Je n’aurais jamais pensé avoir si peur. L’angoisse étouffante d’avoir un être qui pousse dans son ventre… La crainte des maladies… La trouille de voir son cœur entier se briser quand l’amour fera mal…

Je n’étais pas prête à faire un test de grossesse avec elle. Toutes deux, nous regardions l’urine monter tranquillement le long du bâtonnet. Nous avons arrêté de respirer pendant toutes ces longues secondes… Puis nos larmes quand nous n’avons vu qu’une seule barre mauve…

Je n’étais pas prête à lui faire installer un stérilet : cet objet étranger dans son petit corps… Je l’ai pourtant accompagnée, soutenue, écoutée. Mais mon âme tout entière hurlait…

Je n’ai pas eu le temps de me préparer. C’est allé trop vite. Tout passe si vite.
J’ai devant moi une femme. Des amoureux. Qui font l’amour. Deux corps brûlants d’hormones sous mon toit…

Il est où le mode d’emploi de maman dans ces moments-là? Qu’est-ce que je peux tolérer, encourager, comprendre, accepter?

Je me suis retrouvée parachutée dans la vie sexuelle des ados, avec des tests, des rendez-vous médicaux, des traitements, des doutes, des peurs, de la colère… mais surtout… avec beaucoup d’amour…

 

Eva Staire