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Le retour aux études !

J’en ai souvent lu des histoires de mamans qui effectuent un retour aux

J’en ai souvent lu des histoires de mamans qui effectuent un retour aux études avec de jeunes enfants, qui trouvent la conciliation étude-famille difficile et qui en arrachent pour y arriver. Je me disais que cela ne devait pas être si difficile, avec une bonne organisation. Après tout, moi dans la vie, j’aime ça organiser des choses, faire des listes, des calendriers avec tout plein de couleurs thématiques et mettre des post-it partout… donc je devrais y arriver facilement, non ?

Mais attends… je viens de déménager dans une autre province, sans famille ni amis, avec mon amoureux qui commence un nouveau travail et mes trois filles de 1, 3 et 5 ans… d’autant plus que ça fait 12 ans que je n’ai pas fait d’études… peut-être que ce n’est pas le meilleur timing ? Moment de réflexion intense…

Allez, je m’inscris !

Avec fébrilité, j’organise donc en différents cartables les premiers documents que je reçois par courrier (parce qu’avec de jeunes enfants à la maison, j’opte pour les cours à distance). Je me fais un méga calendrier contenant toutes les dates de remise des travaux et des examens prévus. Je me prévois des horaires d’études. Je déborde de bonne volonté et d’enthousiasme. Je suis prête !

Les cours débutent, et BAM !  

Jamais. Jamais je n’aurais pu imaginer combien la conciliation entre faire des études universitaires et assurer la survie de petits humains en constante quête d’attention pouvait être aussi difficile.

En toute franchise, j’étais bien naïve de croire que j’allais pouvoir travailler efficacement durant la sieste des enfants. Encore plus naïve de croire qu’à la fin de la journée, quand tout le monde serait enfin couché, j’allais encore être motivée et capable de travailler des heures durant….

Pire encore, j’ai découvert à ce moment-là un côté de moi dont j’ignorais encore l’existence : j’ai réalisé que j’étais maître dans l’art de la procrastination, mais que j’étais complètement incapable d’être productive et efficace sous pression… deux aspects assez incompatibles !

J’ai donc voulu abandonner une fois, puis deux, puis trois. Probablement plus, sans vraiment l’avouer. Mon chum m’encourage et me motive ; une chance que je l’ai, lui ! Et vous savez quoi ? Je continue, trois ans plus tard. Mon parcours est plus long que celui de tout le monde, j’accumule les reports de date de fin de cours, mais j’y arrive. J’ai quelques cheveux blancs qui me rappellent que mon parcours n’est pas toujours facile, mais qu’il en vaut la peine !

Alors, à toutes les mamans qui sont dans une situation semblable, vous avez toute mon admiration. Pour celles qui n’osent pas retourner aux études ou qui se questionnent, foncez ! Sachez qu’il n’y a jamais de « bon » ou de « mauvais » moment pour se lancer.

On en sort (presque) indemne ! 😉

Andrée-Anne Courchesne

Le grand saut

Et oui, ça

Et oui, ça y est, je l’ai fait ! Après des années à chercher comment réorienter ma carrière, me voici de retour sur les bancs (bon pas de panique là, je fais le tout à distance) d’école.

J’ai fini mon Baccalauréat en mai 1999 et me voici, à 46 ans, de retour aux études.

Pas facile d’y retourner après tant d’années. Pas facile, car ma vie a beaucoup changé depuis et mon amie technologie a pris le dessus.

Retourner aux études aujourd’hui, ça prend beaucoup de discipline. Oui, je sais, les enfants sont grands. Mais eux ne comprennent pas le défi que je réalise en ce moment. Eux voient seulement qu’ils en ont de la chance, maman est à la maison. Vous savez, la maman qui a passé les huit dernières années à travailler à temps plein. À quitter la maison pour le travail douze heures par jour. Cette maman à qui ils devaient parler tout doucement pour ne pas qu’elle explose à cause de ses douleurs intenses causées par des hernies cervicales. Eh bien, cette même maman, elle est à la maison, mais elle est également aux études.

Lorsque j’ai fait mon choix de cours, je n’ai jamais pensé à tout le travail que demandait un cours universitaire. Je n’ai jamais pensé que je devrais remettre de magnifiques travaux sans fautes, avec une mise en page parfaite. Moi, dans mon temps (OUTCH) on remettait les travaux à la dactylo ! Ben oui… la dactylo ! Cette merveilleuse machine dans laquelle tu insérais une feuille. Cette machine qui ne faisait rien seule, mais que tu pouvais contrôler ! Aujourd’hui, mal de tête m’en prit de faire une belle mise en page avec notes en bas de page, pagination, etc. Une chance qu’un ange est venu à ma rescousse !

Parce qu’il faut savoir que, dans mon ancienne vie, je ne travaillais pas avec un ordinateur. Non, non ! Mon ordinateur c’était ma tête ! 25 ans comme croupière au Casino ! Ce n’est pas rien, mais ça ne t’aide pas beaucoup avec Word et Office !

De plus, chaque cours requiert beaucoup de temps. Et non, je ne suis pas assise dans une salle à prendre de notes, mais bien devant mon écran à faire des recherches, à lire des textes, à organiser mon temps !

Organiser son temps… c’est quoi ça ? Alors, tout enthousiaste, je me suis inscrite à trois cours. Quelle idée de génie ! Championne qui n’a pas été aux études depuis 21 ans pense qu’elle aura le temps de faire trois cours à l’université avec deux enfants (n’oubliez pas que je suis veuve) une maison, des tâches ménagères et une grosse lacune informatique.

Alors devant l’inévitable, moi, Annie la Superwoman, j’ai dû abandonner un cours. Abonner un cours pour lequel je devais investir des heures de travail et qui ne m’apporterait qu’un minimum de savoir approprié à mes futurs défis.

Mon but : faire de la suppléance dans les écoles de ma région. Le monde de l’éducation a bien besoin de personnel qualifié et je crois que je peux faire la différence dans la vie des petits et grands qui croiseront mon chemin. Tout ça pour me rapprocher de mes enfants, être plus présente. Dans les derniers mois, j’avais l’impression d’avoir manqué une partie de leur vie. J’ai l’impression de les avoir négligés, d’autant plus qu’ils n’ont que moi. Alors voilà ! J’ai pris une année sabbatique de mes cartes pour retourner aux études et voir si cette future carrière pourra m’apporter l’équilibre dont j’ai besoin dans ma vie en ce moment.

Dans les derniers mois, le hamster courait pas mal vite pour essayer de trouver une solution à mes deux plus grands problèmes : le manque de temps avec mes enfants et mon corps blessé qui ne peut plus continuer.

J’espère donc maintenant qu’un avenir extraordinaire s’ouvrira devant moi, car j’ai eu des bouts pas mal rough. Je me souhaite la vie douce pour les prochaines années.

Annie Corriveau

Retourner sur les bancs d’école après…

Un retour aux études, toutes catégories confondues, c’est totale

Un retour aux études, toutes catégories confondues, c’est totalement angoissant, voire terrorisant. Commencer à zéro un programme, se retrouver avec des jeunes de 18-22 ans pour la plupart, passer moins de temps à la maison pour s’occuper des tâches et des enfants, remettre le cerveau à « on », être capable de rester assise sur une chaise durant plusieurs heures (on n’est pas habitué à ça quand on est maman à la maison), faire des devoirs, gérer une fin de session et j’en passe.

Que ce soit pour un changement de carrière, continuer un cours qu’on a arrêté durant quelques années le temps d’expulser nos petits et de les voir grandir, c’est une grande décision et ça implique toute la famille et notre entourage. Afin de savoir si c’est vraiment pour vous et ainsi rester plus sereine, voici quelques trucs pour vous aider à mieux concilier études-enfants-maisonnée-vie sociale.

1— Avant de commencer un nouveau programme, assure-toi que c’est réellement le bon.

Aller faire un petit stage en milieu de travail est une bonne méthode pour avoir l’heure juste sur ce qui vous attend réellement et pour vous informer sur ledit programme avant de vous y inscrire.

 

2— Si à chaque rentrée scolaire, tu as le goût d’aller continuer le programme que tu avais commencé avant bébé.

GO! Inscris-toi et vite! Ça m’aura pris sept belles années pour être capable d’y retourner… Il n’est jamais trop tard!

3— Reste assise plusieurs heures sur une chaise!

Fais garder les enfants et regarde une série en entier! Pas question de partir une brassée entre deux épisodes… seul le café est permis.

4— Les 21 repas par semaine te font peur?

Prends de l’avance et remplis ton congélateur de repas pratico-pratiques qui te seront utiles les soirs plus pressés : sauce à spaghetti, boulettes de viande, soupe aux légumes, muffins, galettes, etc. Si ça te fait paniquer, tu peux aussi appeler ta maman ou ta meilleure amie pour cette étape!

5— Ton cerveau est rendu du Jell-O!

Depuis des années, la seule chose que tu écris à la main, c’est ta liste d’épicerie et les cartes de fête des enfants. Le dernier livre que tu as lu pour t’instruire, c’était le Mieux vivre que tu as reçu à ton premier rendez-vous de grossesse? Si tu continues un programme, sors tes vieux livres, enlève la poussière et relis la matière. Ton cerveau va se remettre sur pied tranquillement. Plusieurs exemples que tu avais écrits dans le temps ne te diront absolument rien et tu trouveras peut-être quelques niaiseries en bordure de pages qui feront remonter quelques souvenirs.

6— Le ménage, le lavage…

Tu as peur de ne pas avoir assez de temps pour faire toutes ces belles tâches dans ta semaine. C’est vrai, tu auras moins de temps. Tu as passé plusieurs années à chérir de petits êtres remplis d’amour; c’est maintenant le temps de déléguer certaines tâches à ces petits cœurs sur deux pattes. Ce sera fait un peu tout croche au début, mais plus ils pratiqueront, meilleurs ils seront, alors il faut commencer jeune : vider le lave-vaisselle, passer la balayeuse, plier ses vêtements et les ranger dans ses tiroirs, nettoyer la toilette, enlever la poussière sur les meubles, etc. Ils sont tous capables d’aider à leur façon pour alléger notre liste de choses à faire.

7— Ta vie sociale en prend un coup!

Si tu as des enfants, ta vie sociale a déjà pris un coup, donc tu es habituée. Sinon, dis-toi que pour les prochaines semaines, elle se passera avec tes nouveaux amis étudiants, ta vie sociale. Comme tu veux des sujets de discussion avec eux, tu peux te permettre d’écouter une émission ou deux (de jeunes) pour avoir des potins TV le lendemain.

8 –Agenda, calendrier, listes.

Devoirs, travaux, rencontres, réunions, rendez-vous et j’en passe. Listes, agenda et calendrier seront tes meilleurs amis pour les prochaines semaines. Utilisons nos ressources, les filles!

Il ne reste que quelques semaines, quelques mois afin de faire un travail qui va te plaire. Des sacrifices, des heures de dodo en moins et des soirées difficiles, bien sûr, mais pour en retirer tellement de positif. Alors à vous toutes qui retournez aux études en ce moment, je vous donne une belle petite tape dans le dos, car je suis dans le même bateau que vous pour la prochaine année.

Catherine Gaboury