Archives juin 2022

Y’est 4 h quelque part fait réagir

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Cette semaine sur les ondes de Rythme, j’ai soulevé le point des vêtements taille plus qui sont semi-présents au Québec et qui ne sont pas toujours au goût du jour.

Je savais que ça allait faire réagir parce que je connais une tonne de personnes qui se plaignent du manque de choix et aussi du prix des vêtements taille plus.

Quand tu n’as pas une tonne de choix, que ceux disponibles sont de base alors que tu veux toi aussi être fashion, pis que ça coûte les yeux de la tête… bah ce n’est pas cool!

Heureusement, comme on a les meilleurs auditeurs au Québec, vous êtes venus à la rescousse de ceux et celles qui cherchent des vêtements tailles plus!

Je vous laisse donc la liste des magasins qui ont été mentionnés sur la messagerie texte. Si jamais vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à les mentionner en commentaires!

Sur ce… bon magasinage!

  • Sportive Plus (selon l’auditrice, ce sont des vêtements de style Colombia, faits ici par des gens du Québec)
  • Schwiing
  • Walmart
  • Reitmans
  • Maximus
  • Boutique « Je m’aime » sur la rue St-Michel à Montréal
  • La Baie (il paraît que les choix sont moins intéressants depuis quelques années, mais il y en a quand même)
  • La boutique mademoisellecurvy.com à Beauharnois. C’est possible de magasiner en ligne ou en personne.
  • Laura plus et Claire France Plus. Disponible en ligne et en magasin.
  • Penningtons
  • H&M Plus
  • Femme Fatale (femmefatale. boutique sur Instagram). Ils ont jusqu’à 5 X.
  • Womance Curve (Compagnie québécoise et super fashion)

 

 

À la poursuite de mes rêves – Texte : Arianne Bouchard

Cette année, j’ai pris une résolution : croquer dans la vie à pleines dents et saisir toutes l

Cette année, j’ai pris une résolution : croquer dans la vie à pleines dents et saisir toutes les opportunités qui se présentent à moi. Je suis jeune, encore pétillante et sans enfant, et j’ai encore beaucoup de temps devant moi. J’ai donc pris la décision que je voulais vivre plein de nouvelles expériences, m’impliquer davantage et faire toujours plus de choses.

Pourquoi ? Quand j’étais plus jeune, je voulais devenir une actrice célèbre. Je voulais être riche. Bien sûr, je voulais faire les tapis rouges, faire ma Drama Queen sur les planches de Broadway et « m’amuser » toute la journée devant les caméras. Néanmoins, ce que je voulais plus que tout, c’était d’être partout à la fois. Avoir le pouvoir de le faire. Avoir la richesse et le pouvoir de m’impliquer dans la société. J’avais même commencé un projet de loi en me disant que ma notoriété m’aiderait à changer la face du monde. Oui, oui, à 10 ans, je rédigeais des projets de loi. Je me trouvais ben intelligente avec le projet que j’appelais : P.A.C.E., acronyme de Protection Animale et Conservation Environnementale. Projet que j’ai commencé en m’inspirant de la charmante Elle Woods dans Legally Blonde ! Je me disais qu’en devenant célèbre, je pourrais protéger tout et tout le monde.

Finalement, j’ai grandi, mes perspectives de carrières ont changé. Je ne suis pas devenue actrice et pour autant que je sache, je suis encore loin de la richesse ! Ce qui n’a pourtant pas changé, c’est la personne que j’étais. Je souhaite toujours faire la différence. Je souhaite toujours aider les autres.

Ironiquement, je suis devenue parajuriste ou autrement dit, le larbin des véritables juristes. Je voulais vraiment devenir avocate moi-même, mais mon parcours scolaire parsemé d’embûches pour des raisons de santé a mis un frein à mes rêves de justice. Je suis donc devenue une « presque », comme un client me l’a si gentiment rappelé une fois…

Après un an et demi à exercer dans le domaine, j’ai finalement décidé de prendre une pause. Les conditions d’emploi et l’environnement de travail ne me plaisaient plus. Je voulais un travail pour lequel j’étais appréciée à ma juste valeur. Et comme je suis arrivée par accident à mon ancien emploi, je suis arrivée par accident en assurances, pensant postuler pour un poste juridique dans la compagnie !

Les conditions de travail sont bien et pour l’heure, étonnamment, je m’y plais ! Le travail est moins stressant, les horaires sont plus flexibles et du coup : plus de temps pour moi, pour mes rêves.

Et donc, c’est comme ça que sans vraiment m’en rendre compte, je me suis mise à la poursuite de la vie dont je rêvais enfant. Les projets ont commencé à s’accumuler : essai bébé, première maison, écrire un roman, implication auprès des victimes d’agressions sexuelles et maintenant, retour aux sources : implication dans le domaine juridique.

Bref, ce que je veux dire, c’est que peu importe les chemins qu’on prend, même si des fois on a l’impression de s’égarer et que la vie n’a pas de sens : tous les chemins mènent à Rome. Il nous appartient seulement de garder en tête nos objectifs et de nous donner tous les moyens pour les atteindre.

Je ne serai jamais actrice. Je ne serai peut-être jamais riche. Je ne serai jamais partout à la fois. Cependant, je serai toujours cette jeune fille ambitieuse qui veut faire une différence et qui se donnera tous les moyens pour y parvenir.

Arianne Bouchard

Nos jeunes diversifiés — Texte : Nathalie Courcy

Mon fils est blanc, blond, aux yeux bleus. Il est la minorité visible de son groupe d’amis et je

Mon fils est blanc, blond, aux yeux bleus. Il est la minorité visible de son groupe d’amis et je trouve ça parfait. Il a un prénom et un nom francophones parmi les prénoms et les noms afghans, africains, asiatiques, russes et haïtiens de ses amis. Et personne ne s’en formalise. Ça aussi, c’est parfait.

Dans son groupe d’amis, il n’y a pas de filles (c’est l’âge, vous savez comment ça se passe… ça viendra un jour, peut-être, ou peut-être pas), mais il y a des grands, des petits, des gros, des minces, des moyens, des bollés, des jeunes qui ont plus de difficultés, des allergiques, des asthmatiques. Il y a des intellos, des sportifs, des artistes, des musiciens, des scientifiques, des passionnés de robotique et de cuisine. Des joueurs de soccer, de basket, de volley, de baseball. Leurs rêves d’avenir sont tout aussi diversifiés, et c’est parfait. Tant qu’ils peuvent passer du temps ensemble. Le reste, ce n’est pas si important.

Cette semaine, ils ont célébré la fin de leur parcours scolaire à l’école primaire. Les parents étaient invités à la cérémonie seulement (parce que vous savez ce que c’est… out, les parents, pour le party !) J’ai vu défiler des jeunes habillés en mou et en chic, en paillettes, en veston et en espadrilles. Toutes sortes de corps et d’esprits. Des sourires gênés et des faces d’énervés. Dès que le OK a été donné, tous ces jeunes se sont retrouvés en motton au milieu de la salle pour être, tout simplement. J’ai été émue de voir à quel point chacun peut être lui, chacune peut être elle.

Ils avaient tous le même papier dans la main : un diplôme qui leur sert de passeport pour leur prochaine étape, celle qu’ils ont choisie. École privée ou publique, programme sportif ou artistique, éducation à domicile ou traditionnelle, programme international ou adaptation scolaire : tout a sa place, et tout mérite la même fierté. C’est le message très clair qui se dégageait du regard de tous ces humains et du personnel de l’école.

Il est vrai que les jeunes ont beaucoup à apprendre des adultes. Mais il est tout aussi vrai que nous, les adultes, avons beaucoup à apprendre de nos jeunes.

Nathalie Courcy

 

Mon cher élève – Texte : Nancy Pedneault

Mon cher élève, Depuis le début de ton primaire, tu vis l’école comme personne ne l’a vé

Mon cher élève,

Depuis le début de ton primaire, tu vis l’école comme personne ne l’a vécue auparavant : ouverture, fermeture, école à la maison, école en ligne, nettoyage, masque, et j’en passe. Je dois t’avouer quelque chose, je te trouve vraiment fort.

Tu n’as pas connu l’école « normale » avec quelques cas de grippe et de gastro. L’école, au temps où les enfants (et les profs) venaient à l’école malades. Tu n’as pas cette naïveté d’avant où tout le monde jouait ensemble malgré la toux et les nez bien coulants.

En début d’année, tu étais épuisé par la charge de travail. Tu n’étais pas habitué à cette école à temps plein. Je voyais tes yeux fatigués et tes joues rougies. On prenait des pauses plus fréquentes. Je te racontais des histoires pour travailler autrement.

J’ai bien vu toutes les difficultés scolaires qu’ont engendrées les multiples fermetures. Ensemble, nous avons redoublé d’efforts pour rattraper le temps perdu, travailler les notions que tu n’as pas apprises, développer les méthodes de travail qui t’ont manqué.

À ta place, bien des adultes se seraient plaints. Toi, tu as continué de travailler, de faire confiance aux adultes qui décident pour toi.

Malheureusement, tu n’as pas rattrapé tout le temps perdu. Ce serait impossible. Cependant, tu as fait tout ce qu’il fallait pour y arriver.

Je suis fière de tout le travail que tu as accompli et tu es maintenant prêt pour ta prochaine année. D’ici là, repose-toi, profite des vacances et n’oublie pas de lire le plus souvent possible !

Bonnes vacances !

 

Nancy Pedneault

Moi, maman Doolittle – Texte : Caroline Lortie

On me connaît comme étant la folle aux animaux… On me connaît comme étant la maman « coo

On me connaît comme étant la folle aux animaux…

On me connaît comme étant la maman « cool » qui rapporte des bébés écureuils, des ratons, des bébés chats d’à peine quelques heures pour les sauver…

On me connaît comme la conjointe décourageante qui passe plus de temps à s’occuper de ses protégés poilus…

On me connaît comme étant la petite fille qui cachait des oiseaux blessés dans son sac à lunch pour les amener se faire soigner sans que ses parents la voient…

Caro « Doolittle », 34 ans, mère de trois enfants, sauveuse d’animaux, propriétaire de deux chattes de refuges, d’un chihuahua-la-terreur, de deux petites Touis Catherine, de poissons quelconques, de deux gentilles souris vertes…. sans compter tous les « temporaires » qui passent par chez moi !

Dès mon plus jeune âge, j’ai baigné dans l’univers des animaux grâce… ou plutôt… à cause de mes deux parents, eux aussi tout aussi passionnés… Nous avons toujours eu des animaux de compagnie à la maison, des animaux abandonnés, des animaux blessés, assez pour remplir la maison et nous tenir occupés !

Lorsque j’ai rencontré le père de mes enfants, je lui ai rapporté une mouette qui venait de se faire frapper dans la rue devant moi, à notre deuxième « date ». Au début, il trouvait ça charmant… au début… mais il a réalisé rapidement que ma passion était beaucoup plus prenante qu’il pensait.

Mais pourquoi les animaux sont-ils aussi importants ? Bonne question. Mais ils sont ma vie. Sans eux, je ne serais pas la personne que je suis aujourd’hui. Ni la mère que je suis. Dans les dernières années, mes enfants et moi avons passé à travers des épreuves très difficiles à surmonter, surtout pour de jeunes enfants en bas de dix ans. Si nous n’avions pas été si proches des animaux, je crois sincèrement qu’ils ne seraient pas aussi bien mentalement et émotionnellement qu’aujourd’hui.

En soignant les animaux, en les accompagnant dans la vie, mais aussi dans la maladie et la mort, on apprend les valeurs de bases de la vie : le respect de celle-ci, la responsabilité, le don de soi, l’acceptation des situations incontrôlables, et tellement d’autres.

Je vous invite donc, chers lecteurs de Maïka, à embarquer avec moi dans mon monde animalier, dans ma passion, dans ma vie en montagnes russes. Avec mes bibittes à poils, à plumes, à écailles, ainsi qu’avec mes petits bonheurs comme mes grandes tristesses vécues avec mes enfants. Ça se peut que souvent, vous vous demandiez juste… pourquoi…

Mais, suivez-moi et vous aller découvrir un monde tellement riche en émotions, en leçons de la vie !

À + !

Caroline Lortie

 

« T’es ben autiste ! » Partie 2 : J’suis ben autiste ! Texte : Alexane Bellemare

 Il y a deux ans, j’ai écrit un texte dénonçant la stigmatisation des trouble

 Il y a deux ans, j’ai écrit un texte dénonçant la stigmatisation des troubles neurologiques et mentaux et l’utilisation de ces mots comme insultes, notamment les expressions liées au trouble du spectre de l’autisme. Ce texte était intitulé « T’es ben autiste ! ». Deux ans plus tard, je me suis fait diagnostiquer avec le trouble du spectre de l’autisme. On comprend donc que dans mon texte original, lorsque je parlais du fait que cette stigmatisation du TSA me faisait me sentir mal à propos de moi-même à cause des similarités, ce n’était pas pour rien !

Mon premier texte était, et est toujours, un texte très important à lire pour continuer à penser aux mots que l’on dit et pour se souvenir de comprendre un mot avant de l’utiliser. Toutefois, deux ans et un diagnostic plus tard, je crois qu’il est important d’aller plus en profondeur contre la stigmatisation de l’autisme et ce qui est nuisible à la communauté.

J’ai passé 18 ans sans que les gens croient que j’étais autiste, pas que ça les empêchait de me trouver étrange, alien ou freak, et c’est le cas pour énormément de filles autistes. Les recherches et récoltes de données sur le TSA ont été menées presque exclusivement sur des garçons, alors que le TSA se présente de façon très différente chez tous les autistes, mais particulièrement entre les filles et les garçons. Si on combine cela à plusieurs facteurs comme la tendance plus élevée des filles à masquer leurs traits pour être acceptées socialement, on comprend que les filles autistes sont drastiquement moins diagnostiquées que les garçons, et lorsqu’elles sont finalement diagnostiquées, c’est souvent à l’âge adulte.

Ne dites donc pas à une fille qui vous dit qu’elle est autiste qu’elle n’a « pas l’air autiste ». Premièrement, c’est un trouble neurologique, ça n’affecte pas le physique et les gens autistes peuvent avoir l’air de n’importe quoi. Deuxièmement, ne croyez-vous pas que la personne autiste sait plus ce qu’est le TSA que vous ?

La meilleure chose à faire pour s’éduquer sur le TSA et apprendre à respecter la communauté autiste est d’écouter les gens autistes. Sur les réseaux sociaux, le #actuallyautistic est une mine d’or d’informations, d’anecdotes et d’explications qui viennent directement de gens autistes. La clé pour s’éduquer à propos d’une communauté dont on ne fait pas partie est d’ÉCOUTER. Le parent, le frère, la sœur d’un enfant autiste va plus savoir ce que c’est, oui, mais jamais autant que l’enfant autiste. Souvent les proches d’un autiste vont même avoir des façons de parler très infantilisantes des autistes et aux autistes. Je remarque très souvent que les gens parlent aux gens autistes comme si on était des enfants/bébés ou même des animaux de compagnie, et ce même à l’âge adulte. Je peux vous dire que se faire parler comme si on ne comprenait rien et que l’on n’était pas conscients des choses est un des pires sentiments. Même si la personne est non verbale, elle comprend quand même les choses.

Écouter les gens autistes lorsqu’ils disent de ne pas soutenir l’organisation Autism Speaks car c’est une organisation haineuse.

Écouter les gens autistes lorsqu’ils disent que de « soigner » l’autisme est impossible parce que c’est la façon dont le cerveau est formé, et donc que vouloir « guérir l’autisme », c’est de l’eugénique.

Écouter les gens autistes lorsqu’ils disent de ne pas utiliser la pièce de casse-tête comme symbole à cause de sa popularisation par Autism Speaks et ses significations nuisibles, entre autres qu’il manque une pièce aux gens autistes. Utilisez le symbole de l’infini arc-en-ciel à la place !

Écouter les gens autistes lorsqu’ils disent de cesser d’utiliser des étiquettes de fonctionnement (high functioning et low functioning) pour décrire vos proches autistes. Le spectre n’est pas une ligne qui va de plus autiste à moins autiste ; c’est plus comme une roue où chaque aspect du TSA peut aller de plus présent à moins présent et c’est différent pour tous. Les niveaux 1 et 2 dans différents aspects utilisés lors du diagnostic décrivent les besoins de soutien additionnel. Le fait qu’une personne autiste semble mieux fonctionner que d’autres à vos yeux (parce que ce que vous percevez ne veut pas dire que c’est toute la vie de la personne) ne veut pas dire qu’elle est moins autiste ou que ses besoins de soutien ne sont pas valides.

Écoutez et apprenez.

 

Quelques articles bien intéressants :

https://autisticmama.com/do-not-support-autism-speaks/

https://www.medicalnewstoday.com/articles/325574

https://maikadesnoyers.com/on-jase/tes-ben-autiste%E2%80%89/

Alexane Bellemare

J’ai dit « non » – Texte : Audrey Boissonneault

J’aimerais pouvoir t’en vouloir plus que ce que j’arrive à faire. J’aimerais pouvoir ôter

J’aimerais pouvoir t’en vouloir plus que ce que j’arrive à faire. J’aimerais pouvoir ôter ma culpabilité et l’incompréhension face à certaines parties de l’histoire. J’aimerais pouvoir arrêter de m’inquiéter, parce qu’en aucun cas je devrais. J’aimerais détruire les émotions floues qui me parcourent. Bien être en retard sur ce sujet, j’ai préféré fermer les lèvres afin que ma voix tremblante ne dise rien ; je vous ai protégés et j’ai accepté vos actes avant même d’être capable de les digérer.

À toi qui n’arrives pas à contrôler tes gestes. À toi qui ne comprends pas la signification du simple mot : NON. À toi qui prends le corps des femmes ou des hommes en tant qu’objet. À toi qui t’autorisais à toucher ces parties de mon corps. À toi qui me harcelais psychologiquement. À toi qui m’as demandé de te faire confiance. À toi qui m’as manipulée jusqu’à tant qu’un oui sorte de ma bouche. À toi qui as joué avec ma naïveté. À toi qui t’es servi une partie de moi-même.

À moi, qui craignais de dire non. À moi, qui n’osais pas m’affirmer. À moi, qui ne voulais pas déplaire. À moi, qui appréhendais d’être seule. À moi, qui avais la chienne des impacts possibles. À moi, qui n’ai jamais osé crier de me lâcher.

Je n’ai jamais réussi à comprendre comment on pouvait faire ça à une personne que l’on « respecte », que l’on « aime ». En fait, c’était deux choses inexistantes. Je n’arrive toujours pas à comprendre le pourquoi. J’espère que vous vous êtes contentés de moi et qu’aucune autre personne n’a dû subir le même sort, quelle que soit la façon. Et si par malheur, oui, j’espère qu’elle a eu le courage de vous crier haut et fort d’enlever vos mains ainsi que vos paroles inappropriées.

Ma tête n’a aucune idée si vous avez réalisé vos actes. Mon cœur sait que de nombreuses cicatrices s’y trouvent encore. J’ai choisi de vous pardonner, pour réussir à avancer alors que de mon côté, le questionnement reste présent. Mes mains moites et mon regard vitreux ne peuvent s’empêcher de repenser à ces moments. Le serrement à la poitrine me rappelle que je n’oublierai jamais ces images.

Mes lèvres se sont entrouverte pour te dire, non. Plusieurs fois, alors que mon regard disait, déjà, tout.

Audrey Boissonneault

Chaque enfant est maître de son destin. Texte: Eva Staire

Chez nous, il y a un principe très clair : chaque enfant est maître de son destin. Chacun a sa per

Chez nous, il y a un principe très clair : chaque enfant est maître de son destin. Chacun a sa personnalité, ses préférences et ses goûts, et on essaie le plus possible de les encourager à les respecter dans toute cette unicité. Au quotidien, ça fait surtout qu’on refuse d’inscrire nos enfants en bas âge à toutes sortes d’activités que nous, comme parents, on pourrait juger bonnes pour eux. C’est justement à eux de se développer, d’essayer des trucs et de faire des demandes pour s’inscrire à telle ou telle activité. Ce n’est pas à nous de décider pour eux.

Je n’inscris pas mes enfants à 3 ou 4 ans au soccer, ni au hockey, ni au patinage artistique, ni au ski, ni à la natation… Je sais, je suis étrange comme parent. Bien sûr, je veux que mes enfants bougent, parce que je trouve ça primordial pour leur santé. Alors comment on fait? On va marcher en montagne chaque fois que c’est possible, tous ensemble. On bâtit une patinoire dans la cour extérieure et les enfants y vont, pour s’amuser, chaque fois qu’ils le veulent. On va marcher ensemble dehors après le souper. On va faire du vélo en famille. On a tous nos vélos, nos patins, nos skateboards et nos trottinettes. On bouge, parce que c’est l’fun, pas parce qu’il est samedi matin, 9h00, et qu’on y est forcés parce que le cours commence…

Je ne suis pas du tout contre les activités de groupe. Je suis contre le fait les y inscrire « parce que ». « Parce que je trouve ça important comme parent ». « Parce que je veux qu’ils bougent ». « Parce que je veux qu’ils essaient des nouveaux trucs… » « Parce qu’il faut bien qu’ils apprennent ». Tout ça, à mes yeux, ce ne sont pas des raisons valables pour les inscrire à des activités… Si je veux que mes enfants essaient de nouveaux trucs et fassent de l’activité physique, et bien c’est simple, je le fais avec eux. Parce qu’un enfant apprend avec des modèles, et pas avec de belles paroles.

Alors oui, mes enfants font des activités. L’une de mes enfants a commencé la danse vers 4 ans, parce qu’elle adorait la musique. Elle était inscrite au centre communautaire, pour s’amuser. De la musique, des belles couleurs, des lumières et du plaisir. Pas de compétition, pas de niveau. Ça, ça collait avec ce qu’elle voulait vraiment. Elle m’a demandé quand elle avait 7 ans d’apprendre à jouer du piano, parce qu’on en avait un qui prenait la poussière à la maison et qu’elle le trouvait magnifique. C’est venu d’elle, et c’est tout ce que je voulais.

Pour une autre de mes enfants, ça a été autre chose. Elle a essayé la danse, parce qu’elle prenait sa grande sœur comme modèle. Elle a essayé, une ou deux sessions. Puis bof. Ça ne lui disait plus et c’était bien correct comme ça. Elle est tombée en amour avec une chanteuse populaire (Roxane Bruneau, pour ne pas la nommer) et elle a voulu apprendre la guitare pour pouvoir jouer comme elle. Alors go pour la guitare.

Ma plus jeune adore les animaux. Elle aurait envie de jouer de tous les instruments de musique, mais elle avoue elle-même qu’elle n’a pas la patience d’essayer de se concentrer. Elle, son coup de cœur, ça a été l’équitation. On a trouvé un petit ranch près de la maison qui lui donne des cours spontanément, quand elle en a envie. Pas de compétition, pas d’obligation. Et je pense sincèrement que pour une enfant de 6-7 ans, c’est ça l’idéal.

Mes enfants ne sont pas intéressés à s’inscrire aux activités sportives. Et ce n’est pas parce qu’ils n’aiment pas le sport. C’est juste qu’on bouge tellement tous ensemble qu’ils ne ressentent pas le besoin de le faire par obligation… Et je suis honnête avec moi-même, ça fait aussi bien mon affaire. Je lève mon chapeau à tous les parents qui passent leurs samedis matins dans les arénas, leurs mardis soirs dans les gradins au parc et leurs jeudis soirs entre deux transports. Honnêtement, je ne suis pas prête à faire ça uniquement par principe de faire essayer un sport quelconque à mon enfant. Et là, plusieurs parents vont se fâcher en disant que leur enfant adore son sport et que ça lui apprend plein de choses… Si ça vous convient, c’est génial. Ce que je dis, c’est que moi personnellement, je veux attendre que mon enfant ait une passion et l’encourager autant que possible, c’est tout. Je refuse de lui indiquer une route à suivre. On voit trop d’enfants qui continuent pour faire plaisir à leur parent. On voit trop de parents qui se voient dans leur enfant et qui aurait souhaité avoir la même chance plus jeune. On voit trop d’enfants qui disent à leurs parents qu’ils aiment ça, mais qui disent le contraire à leurs amis.

Je sais bien que plusieurs vont avoir envie de me lancer des roches. J’imagine que je suis habituée… la différence attire la haine de tellement de gens. Plusieurs vont se sentir jugés ou visés par mes propos, alors que ce n’est absolument pas le cas. Ce que je dis, c’est que je veux que mes enfants choisissent eux-mêmes ce qui les passionne dans la vie. Rien de plus, rien de moins.

Plusieurs me disent qu’il faut que mes enfants essaient les activités, pour savoir s’ils aiment ça ou non et pour qu’ils connaissent leurs choix possibles. Je ne suis pas d’accord. Je ne connais aucun adulte qui n’a aucune idée de ce qu’est le hockey, la danse, le soccer, le piano, le ski… En revanche, je connais des adultes qui se découvrent des passions justement parce qu’ils essaient des trucs qu’ils aiment en vieillissant. Je n’ai pas besoin d’essayer d’apprendre le violon pour savoir que je n’aime pas ça. Et à mon avis, c’est sous-estimer la connaissance de soi de mes enfants que de prétendre qu’ils ne savent pas ce qu’ils aiment vraiment.

Alors voilà, je veux que mes enfants prennent leurs propres décisions dans la vie. Ça vaut pour les activités, ça vaut pour les programmes scolaires, ça vaut pour leur profession… Je pense que mon rôle de parent, c’est de les soutenir et de les encourager. Je veux simplement qu’ils aient le choix, un réel choix. Peu importe leur âge et leur sexe. Je veux qu’ils aient leur vie en main et je pense que ça commence quand ils sont tout petits…

Eva Staire

Lorsque le passé revient te hanter – Texte : Eva Staire

Suis-je la seule personne sur cette planète à toujours se remettre en question en fonction de mon

Suis-je la seule personne sur cette planète à toujours se remettre en question en fonction de mon passé ?

En passant par un nouveau copain qui reproduit un comportement de mon ex qui m’a brisée en mille morceaux, par mes enfants qui font les mêmes niaiseries que j’ai pu faire, me questionner dans mon rôle de maman, de « tilter » chaque fois que quelque chose de mon passé me fait me remettre en question sur mon présent et mon avenir.

On dirait que j’ai tellement peur de retourner dans ce passé que j’essaie de plaire à tous, taire mes angoisses, mes peurs. « Sacrer » tout ça là, parce que j’ai donc bien peur de retourner où j’étais.

J’ai un avenir prometteur, un bon salaire pour une fille qui n’a pas de diplôme d’université, je sais que je dois avoir confiance en moi, mais le passé me revient toujours en tête telle une petite voix qui me dit « prépare-toi la grande, le mauvais s’en vient ». Je n’arrive pas à profiter pleinement de ma vie actuelle en angoissant de tout ce qui se passera demain.

Bon Dieu que c’est lourd à gérer tout ça! Je reproduis les mêmes erreurs que j’ai commises dans le passé, celles de ne pas m’écouter. De me laisser porter par mes émotions.

Encore une fois, j’ai « gâché » une relation par peur de revivre le passé.

Je ne sais pas si c’est bien ou pas pour moi, mais j’ai décidé de m’écouter.

De ne plus accepter des situations qui me rendent mal à l’aise ou malheureuse.

J’ai décidé de me choisir, de choisir mes super enfants ! Ceux qui me font parfois autant rager qu’ils me font pleurer de joie et de fierté !

Autant j’ai hâte de retrouver cette paix intérieure en oubliant le passé, autant j’ai hâte de me permettre d’être heureuse avec un homme qui sera le bon pour moi, pour nous.

À toi, celui ou celle qui a un passé douloureux, autorise-toi à t’aimer et autorise-toi à aimer à nouveau.

Eva Staire

 

Aimer trop — Texte : Stéphanie Dumas

Quand on a des enfants, on découvre l’amour inconditionnel. Un amour sans limites qui ne peut pas

Quand on a des enfants, on découvre l’amour inconditionnel. Un amour sans limites qui ne peut pas disparaître malgré les évènements et le temps.

Il est impossible de trop aimer ses enfants. Il est aussi impossible d’en aimer un davantage que les autres. Notre amour se multiplie, il ne se divise pas entre eux.

On les aime tellement que ça peut parfois faire mal. L’amour est la force qui nous pousse à donner le meilleur de nous chaque jour et à chaque instant. Il nous permet de traverser le quotidien et les obstacles sur notre chemin.

Cet amour, il est immense et fort. Il traverse le temps. Je le répète, il est impossible de trop aimer nos enfants. Il est aussi impossible de leur dire trop souvent qu’on les aime et de trop les serrer dans nos bras.

Jamais personne ne pourra juger la force de notre amour pour eux. Jamais personne ne pourra se mettre entre nous et nos enfants. Ne laissez jamais personne dire que vous êtes une maman qui aime trop.

Maintenant, dites à vos enfants que vous les aimez. Serrez-les fort et couvrez-les d’amour tant qu’ils vous laisseront le faire…

Stéphanie Dumas

J’espère… Non. Je veux… Non. Je VAIS aller mieux… Texte : Valérie Marcoux

J’ai composé ce texte environ trois mois après l’accouchement de mon garçon décédé. À

J’ai composé ce texte environ trois mois après l’accouchement de mon garçon décédé. À ce moment, je me jugeais moi-même de ne pas aller mieux. Une amie m’a fait réaliser qu’il n’y a pas de deadline, de temps prescrit pour guérir. En fait, je sais maintenant qu’il n’y aura jamais de fin à mon deuil. C’est à partir de ce moment que j’ai décidé d’accepter les mauvaises journées…

 

J’espère aller mieux, mais pas trop vite…

J’ai besoin de temps pour te pleurer

 

J’espère aller mieux, mais pas maintenant…

J’ai besoin de temps pour penser à toi

 

J’espère aller mieux, mais pas tout de suite…

J’ai besoin de temps pour rêver à toi jour et nuit

 

Je veux aller mieux, mais pas trop vite…

J’ai besoin de temps pour imaginer tes yeux que je n’ai pas vus ouverts

 

Je veux aller mieux, mais pas maintenant…

J’ai besoin de temps pour me rouler en boule en pyjama

 

Je veux aller mieux, mais pas tout de suite…

J’ai besoin de temps pour m’imprégner de ceux qui sont toujours là

 

Je vais aller mieux, mais pas trop vite…

J’ai besoin de temps pour raconter ta présence et ton départ

 

Je vais aller mieux, mais pas maintenant…

J’ai besoin de temps pour être négative, rager et crier

 

Je vais aller mieux, mais pas tout de suite…

J’ai besoin de temps pour serrer tes souvenirs dans mes bras

 

J’espère… Non. Je veux… Non. Je VAIS aller mieux…

Mais pas avant d’avoir pris le temps d’aller moins bien…

Valérie Marcoux