Les règles du bonheur

Quand Noël approche, les bonnes résolutions se pointent le bout du nez. On pense à tout ce qu’on aimerait (tsé genre, gagner à la loterie ou perdre du poids #classiques), et surtout, à tout ce qu’on voudrait faire ou recevoir (voyager ou avoir la toute nouvelle babiole techno #classiquesaussi). Chez moi, on se concentre sur une chose : partager du bonheur (non, c’pas une joke). Pour le faire, on suit ces cinq règles simples :

1— Finies, les traditions aux valeurs douteuses. Si j’instaure une tradition, je veux que ce soit pour les bonnes raisons. On va se le dire, le lutin qui joue des tours, je me demande encore ce qu’il est sensé transmettre comme valeurs à nos enfants!? Pis c’est quoi l’idée de manger un maudit chocolat en se levant le matin!? C’est quoi le but, le message, la quête spirituelle là-dedans!? Ici, quarante jours avant Noël, les enfants découvrent une petite boîte. C’est notre calendrier de l’Avent. Parce que chez nous, au lieu de manger un chocolat par jour, chaque membre de la famille doit faire une bonne action. Tous les jours. Chaque. Jour. Pas de chocolat. Pas de lutin. Juste le don de soi et la gratitude.

Chaque matin, les enfants sont excités de piger la bonne action du jour et de faire le choix de faire le bien. Plus les jours avancent, plus le don de soi devient naturel pour les enfants… Ouvrir la porte à un aîné, aider un plus jeune, pardonner à quelqu’un… Ce sont de belles actions, mais encore faut-il être capable d’en saisir toutes les occasions. C’est bien aussi de faire une pause, en cette froidure de décembre, pour se rendre compte de tout ce qu’on peut faire comme petits gestes au quotidien. (Je salue ici la madame qui m’a coupée pour me voler ma place dans le stationnement tout à l’heure!)

2— Faire du bénévolat. Oui, pour vrai. Je ne vous écris pas aujourd’hui pour vanter nos « bonnes actions », au contraire. J’écris ce texte parce que je réalise surtout que quarante jours pour se dévouer aux autres, c’est loin d’être assez. C’est quand, la dernière fois que vous avez mis votre vie sur pause pour prendre soin des autres? Réellement? (Aux mamans : Mettre sa vie sur pause pour se dévouer à ses enfants, c’est noble, mais ça venait dans la description de tâches au départ, faque ça compte pas…) Dans le train-train de la vie, on a tous l’impression de courir après le temps. Mais la vérité, c’est que vous n’aurez jamais le temps, si vous ne le prenez pas.

3— Fabriquer des trucs avec amour. Acheter un cadeau? Facile et coûteux. En fabriquer un? Moins facile et moins coûteux! Mais oh! Combien plus gratifiant! Recevoir un cadeau? C’est le fun. Recevoir un petit quelque chose qu’une personne chère a fait pour nous? Tellement plus touchant. Pensez-y. Et l’excuse « je ne suis pas bon en bricolage » est à proscrire! Tu peux bâtir, construire, dessiner, fabriquer, bricoler, cuisiner, écrire, créer… et c’est impossible d’être humainement incapable d’accomplir quoi que ce soit. Je crois encore en l’humanité…

4— Arrêter de poser LA question, et d’y répondre. Quand Noël approche, la question futile revient sans cesse : « Pis toi, qu’est-ce’tu veux pour Nowel? » Et là, tu réponds un livre, un foulard, un chandail, un peu-importe… Et là, le 25 décembre, on te l’offre en cadeau. Parce qu’on s’est tellement éloigné des gens autour de nous, qu’on ne les connaît même plus assez pour savoir ce qui les rendrait heureux! Au lieu de lui poser la question, essaie de penser à cette personne, à ce qu’elle aime faire ou manger, aux endroits où elle aime aller ou sortir, ou à ce qu’elle voudrait découvrir. L’idée, c’est encore de rendre l’autre heureux, pas de lui donner un autre cossin sur une liste… Si tu n’arrives pas à répondre à l’une de ces questions, va donc passer du temps avec cette personne, vous êtes dus!

5— Offrir l’intangible. Va voir Papi. Va cuisiner avec Maman. Invite tes amis. Appelle ton cousin. Prends ta sœur dans tes bras. Dis « merci ». Dis « je t’aime ». Pardonne. Visite. Donne. Donne de ton temps et de ton amour. Offre des sorties, des activités. Dépense moins et TROUVE DU TEMPS. Oublie les excuses… T’as pas de famille? Y’a des maisons remplies de personnes âgées qui vendraient leur âme pour une tite visite! Et il y a des milliers de réfugiés qui, j’en suis sûre, adoreraient être invités, acceptés, aimés.

Ces cinq règles semblent faciles, banales, voire futiles. Mais leur application au quotidien fait réellement de nous de meilleures personnes. J’te le dis!

Essaye donc de prendre le temps. T’es pas game.



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