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Nos pharmacies à bout de souffle – Texte: Cindy Barbier

Si vous travaillez dans le milieu de la santé, vous devez être comme moi : à bout de souffle, le

Si vous travaillez dans le milieu de la santé, vous devez être comme moi : à bout de souffle, les batteries vides, les émotions à fleur de peau et impatiente d’avoir une accalmie. Comme ma collègue collaboratrice, Nancy Pedneault, les pharmacies ont usé d’imagination, d’ingéniosité et de débrouillardise pour s’ajuster à toutes les mesures sanitaires sans affecter le service aux patients. Je suis technicienne en pharmacie depuis onze ans et je veux souligner le travail de mes collègues ATP et pharmaciens.

Nous avons tous poussé un soupir de découragement lorsque nous avons appris que nous allions distribuer les autotests Covid. Nous avons déjà beaucoup à gérer avec la vaccination contre la grippe, la Covid et autres vaccins, les nouveaux services que les pharmaciens peuvent offrir et les droits qu’ils ont acquis, ce qui fait que la charge de travail a augmenté drastiquement. Nous avions déjà de la difficulté à tout terminer pour la fin de la journée.

Les pharmaciens ont vu leurs droits professionnels augmenter avec la loi 31 qui leur donne le droit de prescrire certains médicaments (selon certains critères), faire des ajustements de médications dans certains traitements, la vaccination et j’en passe. Sans compter tout le travail qu’ils avaient avant et qui était déjà énorme. Avec tout ça, des tâches ont été déléguées aux techniciens. Nous ne faisons pas que compter des pilules.

PANDÉMIE MONDIALE. Restrictions sanitaires. Règlements imposés. Nouvelles mesures implantées. RUPTURE DE STOCK. Dans le milieu de la pharmacie, rupture de stock ou B/O de médicaments, c’est « normal ». Les ruptures de masques, visières, gants, alcool, antiseptiques, c’est très inhabituel. Nous sommes déjà habitués de gérer des situations ou des patients stressés ou inquiets, mais très rarement violents. Aujourd’hui, c’est devenu presque « normal ».

Concernant la vaccination contre la Covid, de nombreux pharmaciens ont répondu à l’appel pour aider le gouvernement. Très rapidement, nous nous sommes rendu compte que c’était toute une gestion et de l’organisation. Vacciner les patients, créer les dossiers patient, récolter les informations de santé, entrer les actes de vaccination dans chaque dossier patient et inscrire la vaccination dans le système gouvernemental, tout en respectant les consignes sanitaires, c’est tout un casse-tête. Nous avons vu et entendu tellement d’histoires tordues de personnes qui ont tenté de se faire vacciner avant que leur tour soit arrivé. Des bagarres, oui. Des « si je te donne x $, me vaccines-tu ? » Des menaces. Je pourrais continuer longtemps. Malgré tout, nous avons continué à travailler avec le sourire et le respect. Dans les groupes Facebook de pharmacie, nous demandions conseil, nous nous sommes beaucoup entraidés, ce qui a facilité notre travail par moment.

Nous avons développé des services plus personnalisés, amélioré d’autres aspects comme la livraison plus fréquente et sans contact, et certaines pharmacies ont même des services au volant. Nous avons toujours travaillé à améliorer la qualité de nos services avec soin, précautions et en priorisant les besoins de nos patients. Quand nous avons commencé à être capables de jongler avec tous ces nouveaux éléments, les autotests sont arrivés.

Laissez-moi vous dire une chose : les autotests sont devenus le papier de toilette. C’est la folie. Non, non ! C’EST LA SAPRISTI DE FOLIE. Nous sommes informés quelques jours avant le début de la distribution que nous allons être les chanceux à les donner. L’AQPP fait une conférence urgente pour informer nos pharmaciens du déroulement de cette fameuse distribution. Le lendemain, petite réunion de travail, on explique le tout, ça semble bien organisé. Nous allons recevoir une boîte de 108 tests par jour, super facile à entrer dans le système informatique, simple à expliquer aux patients : « Vous avez droit à une boîte par mois. Une boîte contient cinq tests, si vous faites un test et qu’il s’avère positif, aller dans un centre de dépistage pour confirmer le résultat et isolez-vous. Bonne journée. »

Nous recevons les tests. Tout excités.

Lundi 20 décembre, la pharmacie ouvre, il y a une file de 20 à 30 personnes. Oh boy ! J’ai même pas servi mon premier patient que ma pharmacienne me dit : « Je viens de recevoir un message texte d’une collègue. Il paraît que c’est la panique partout. » Je me dis que ça doit être exagéré ou isolé. Une heure plus tard, les 108 tests sont tous distribués. Le téléphone ne cesse de sonner, soit pour la vaccination de la troisième dose ou savoir s’il nous reste des tests. Le reste de la journée, nous avons dû négocier avec la surprise, la crainte et la colère des gens. Nous les rassurons que le lendemain, nous allons en recevoir d’autres, c’est ce que le gouvernement nous a dit.

Mardi, aucune livraison. Pas besoin de dire comment la journée a été.

Mercredi, aucune livraison. Là, je commence à angoisser. Les patients deviennent impatients, nous traitent de voleurs, de les cacher, nous nous faisons menacer si nous ne donnons pas de tests, même si on explique que nous n’en avons pas. Nous recevons de faux transferts de pharmacie pour des patients qui veulent des tests en pensant que ça faciliterait leur cas. Des livreurs se font intercepter à l’extérieur pour demander des tests. Des patients poussent d’autres patients en disant qu’eux sont plus importants parce qu’ils ont telle ou telle maladie.

COMBLE DU MALHEUR, la conférence de presse de mercredi soir. « NOUS N’AVONS PAS ASSEZ DE TESTS POUR TOUT LE MONDE. » Sérieux ?! Quatre jours avant, c’était un discours totalement différent qui nous avait été donné.

Aujourd’hui, 23 décembre, j’ai reçu une livraison en fin de journée, mais j’ai passé la journée à recevoir des insultes. Devinez comment ma journée de demain va se dérouler. Je dois avouer que je suis à bout de souffle. J’appréhende ma journée de demain, veille de Noël.

Au nom de tout le personnel des pharmacies, s’il vous plaît, restez respectueux. Nous ne sommes pas responsables de ces délais. Nous sommes informés de la même façon que vous, par les médias. Souvent, nous apprenons quelque chose, car c’est vous les patients qui nous en informent. Alors, s’il vous plaît, nous faisons notre travail avec passion. Nous sommes heureux et fiers d’aider durant cette pandémie, mais là, ça commence à être trop. Si vous avez des enfants qui ont reçu des boîtes, ne venez pas en chercher d’autres, laisser ceux qui n’ont pas votre chance en avoir.

J’adore mon métier, j’adore mes patients, mais il y a des jours où c’est plus difficile. Derrière ce masque, ce sarrau, il y a une personne qui travaille d’arrache-pied, qui est fatiguée, qui fonctionne à la caféine, qui a une famille comme vous, qui est inquiète comme vous, qui vit probablement des moments difficiles, qui ne va peut-être pas aller voir sa famille à Noël par mesure de sécurité et par choix personnel comme vous, qui a peut-être un membre de la famille très malade, qui a des émotions comme vous, mais surtout qui est humaine.

Alors, une dernière fois, s’il vous plaît, restez calmes et soyons respectueux.

Joyeux Noël et bonne année 2022 !

 

Cindy LB

Vivre le moment présent, plus que jamais — Texte : Nancy Pedneault

Plusieurs personnes, comme moi d’ailleurs, trouvent cette expression

Plusieurs personnes, comme moi d’ailleurs, trouvent cette expression galvaudée, passée date. C’est vrai, « vivre le moment présent » a été surutilisé et en a perdu sa force. Mais si on y réfléchissait un peu ?  

Jusqu’à jeudi dernier, la plupart d’entre nous vivaient dans l’allégresse, la légèreté et l’insouciance. Nous avons appris de cette dernière année, goûtant davantage au bonheur de pouvoir partager un souper entre amis. Nous étions heureux de pouvoir sortir après 20 h. Certains se sont même permis de danser et chanter jusqu’aux petites heures du matin. Nous avons savouré cette liberté retrouvée.  

Fiers de nos deux vaccins, nous rêvions d’un temps des fêtes comme dans le temps, celui où aucune menace virale ne planait au-dessus de notre tête. Planifiant ces moments comme si rien ne pouvait arriver, pratiquant l’ignorance intentionnelle en écoutant les nouvelles. Nous avons oublié quelque chose d’essentiel : vivre le moment présent.  

Malheureusement, la vie n’est pas tout à fait revenue à la normale. Une épée de Damoclès plane toujours au-dessus de nos têtes. Nous pouvons l’ignorer ou fermer les yeux, mais elle reste là. Notre seule option est de vivre ici, maintenant, tout en étant prudents. 

 Alors, en ces temps des réjouissances, profitons de chaque petit moment de bonheur que la vie nous apporte. Prenons le temps de dire à nos proches qu’on les aime. Allons jouer dehors, transformons la routine en moments exceptionnels. 

Comme l’a dit le chanteur Corneille : vivons chaque jour comme le dernier.  Apprécions la santé, la famille, la vie. Finalement, vivons au jour le jour et célébrons le moment présent, pour vrai.  

Nancy Pedneault 

 

Je suis le Grinch qui a scrapé Noël

Quand j’étais petite, le temps des fêtes était tout simplement

Quand j’étais petite, le temps des fêtes était tout simplement magique : les décorations, les soupers, les cadeaux, les partys, se coucher tard, Ciné-Cadeau à la télé. En tant qu’enfant, les seuls points négatifs que je voyais étaient les chandails en laine qui pique, les bas collants et les becs des matantes qui sentent beaucoup trop le parfum ! J’aurais voulu que mes enfants connaissent la magie du temps des fêtes eux aussi. Malheureusement pour eux, Noël, c’est devenu autre chose.

Un 24 décembre, je me suis levée et j’ai annoncé au père de mes enfants que je mettais un terme à notre relation. Ça faisait des mois, voire des années que je n’étais plus bien dans mon couple. Mes enfants, la veille de Noël, se sont fait réveiller au son de deux parents qui se chicanent, encore. Ils se sont fait annoncer que la famille, telle qu’ils la connaissaient, se brisait. Nous avons dû leur expliquer que dorénavant, papa et maman ne vivraient plus ensemble et qu’ils passeraient une semaine chez un et une semaine chez l’autre.

Sur le coup, aucune réaction de leur part. Ils étaient habitués à nous entendre nous disputer. Pour eux, ce n’était qu’une chicane de plus. Peut-être que les choses allaient changer. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Nous avons « fêté » Noël comme nous avons pu, tous ensemble, pour une dernière fois. Nous avons passé le temps des fêtes comme nous l’avons toujours fait, sauf que nous passions du temps sur nos cellulaires pour magasiner des meubles et des appartements. Nous n’avions pas le cœur à la fête, nous avions la tête dans nos problèmes d’adultes. Malgré que nous voulions faire un effort pour les enfants pour ne pas trop affecter leur temps des fêtes, nous l’avons gâché. En fait, je l’ai gâché avec ma décision.

Est-ce que je regrette ma décision ? Non. Lorsque nous ne sommes plus bien dans un couple et que malgré toutes les tentatives et séances de thérapies de couple, rien ne change, il faut savoir choisir de se donner la chance d’être heureux même si cela implique de briser la cellule familiale. Les enfants, à moyen ou long terme, seront plus heureux de voir les deux parents sourire et être heureux chacun de son côté que de les entendre se disputer et se critiquer du matin au soir.

Est‑ce que j’aurais pu faire part de ma décision à un autre moment ? Certainement. Je m’en veux d’avoir gâché l’image de Noël pour mes enfants. D’avoir souillé dans leur esprit ce moment magique qu’est Noël. Je l’avoue, j’ai pensé à moi uniquement lorsque j’ai pris ma décision. Je voulais que la nouvelle année soit un réel renouveau pour moi. Est‑ce que j’aurais pu attendre et faire l’annonce après Noël pour laisser un souvenir intact de cette fête à mes enfants ? Sûrement. Est‑ce que le fait de faire l’annonce plus tard aurait réellement changé leur perception du temps des fêtes ? Je ne crois pas. Des parents qui se séparent, ça marque l’esprit et affecte les enfants, peu importe le moment où on se le fait annoncer.

Je me mets une énorme pression sur les épaules pour que ce Noël‑ci puisse faire renaître la magie que j’ai brisée. Je veux que mes enfants aient un beau Noël. Je veux qu’ils ne sentent pas la pression qu’ont les adultes de planifier les horaires de « qui a les enfants quand » pour s’assurer que les enfants voient leurs deux parents et la famille aux deux fêtes. Les horaires de garde, on s’en fout, c’est le temps des fêtes. Il n’y a rien de normal durant ces deux semaines‑là. Je veux qu’en grandissant, mes enfants ne gardent pas cette image triste de Noël. Je veux que la magie revienne, pour eux et pour moi. Je veux, pour un instant, oublier que j’ai été le Grinch qui a volé Noël il n’y a pas si longtemps.

Eva Staire

 

Un Noël différent

Je n’apprends rien à personne si je vous dis que Noël cette ann

Je n’apprends rien à personne si je vous dis que Noël cette année sera différent. Cependant, différent n’est pas synonyme de plate. Il faut essayer de voir le positif de tout ça, car peu importe à quel point on critique les circonstances, ça ne changera en rien la situation. Je sais que c’est difficile et qu’on avait besoin de se voir, mais on n’y peut rien. Autant essayer d’en tirer du bon. Voici quelques avantages que j’ai pu trouver.

Commencer de nouvelles traditions

Pour la majorité des gens, ce sera une première de passer en famille réduite. Profitez-en pour créer de nouvelles traditions. Écouter un film en pyjama, concocter un souper spécial ou encore faire une chasse au trésor. Organisez-vous un Noël des campeurs cet été. Demandez aux enfants ce qu’ils aimeraient faire, vous avez le temps, cette année, de prendre le temps.

Économiser

Avoir moins de personnes au réveillon veut aussi dire moins de nourriture à acheter, moins de cadeaux à donner et pas de cadeau d’hôtesse à fournir. Vous pouvez aussi vous interroger sur la surconsommation du temps des fêtes. Et cette année, pourquoi ne pas en profiter pour fabriquer vos cadeaux ?

Renforcer les liens avec la famille immédiate

Comme nous risquons d’être en groupe très restreint, prenez le temps de vous mettre à jour sur la vie de vos proches. À la place d’avoir un bon nombre de conversations superficielles avec plein de gens, assoyez-vous et prenez le temps d’approfondir vos conversations. Faites un tournoi de jeux de société, une pige de cadeaux… En gros, créez des souvenirs significatifs.

Prendre ça plus relax

Un des gros points positifs est aussi d’avoir moins de ménage à faire et il y aura moins de gaspillage. On peut se permettre de prendre ça plus relax. Pas besoin de courir pour habiller les enfants, pas le stress d’arriver en retard ou d’avoir oublié un cadeau. Pas besoin de s’arranger pendant une heure avant de sortir. Un bon vieux pyjama et une toque vont faire amplement l’affaire.

Ne pas avoir à gérer les personnes malades

Cette année, pas besoin de surveiller les gens qui viennent malgré le fait qu’ils sont malades. Pas besoin de passer la soirée à dire à ta tante enrhumée de ne pas prendre ton bébé. Pas besoin de gérer le fait que la famille va avoir attrapé je ne sais quel virus qui se promenait parmi les invités.

Je sais que c’est bien peu comparé au plaisir de se réunir. L’année a été difficile pour plusieurs d’entre nous, mais on n’a pas le choix. C’est un autre gros coup à donner et c’est en se serrant les coudes et en faisant des compromis que nous allons pouvoir fêter Noël 2021 ensemble. J’espère que mes quelques idées vous feront voir la chose de façon un peu moins déprimante.

Anouk Carmel-Pelosse

Pour Noël, ressortons nos classiques

Encore un texte sur Noël en temps de COVID. Ouais… c’est lourd,

Encore un texte sur Noël en temps de COVID. Ouais… c’est lourd, comme diraient mes ados. C’est vrai. C’est lourd. Pour cette année exceptionnelle, on s’y attendait. Alors, réfléchissons. Comment rendre ce temps des fêtes positif ? Même si on travaille pendant les fêtes, on peut quand même se rendre la vie plus agréable.

D’abord, fermons la télé. Être informé de l’actualité, c’est important. Mais connaître le nombre de cas de contamination à la COVID, chaque jour, chaque heure, ce n’est pas nécessaire. Alors étape 1, on déconnecte. Pourquoi ne pas en profiter pour déconnecter des médias sociaux pour quelques jours ?

Réfléchissons à toutes les activités qui nous plaisent et qui nous font plaisir. Ce n’est pas nécessaire d’être coûteux ni d’être très organisé. Donc, étape 2, on se fait une liste de plaisirs.

Voici une liste de petits bonheurs qui me font sourire, vous serez peut-être inspirés :

– Marcher tard le soir quand il neige à plein ciel.

– Apporter des chocolats chauds et partir en voiture pour visiter les décorations de Noël des plus beaux quartiers de notre ville (avec la musique de Noël à tue-tête, évidemment).

– Faire un feu à l’extérieur et y faire cuire des saucisses ou des rôties. Pourquoi ne pas se faire des guimauves grillées que l’on glisse dans un verre de liqueur de café (Bailey’s, ou des produits québécois comme Barista ou Hywilde) ?

– Aller glisser comme des enfants, même sans enfants.

– Préparer un pique-nique d’hiver : une soupe poulet et nouilles dans un Thermos, des biscottes et du fromage, et aller manger à un endroit où la vue est magnifique.

– Ramasser des branchages pour créer des décorations de Noël.

– Faire le plus beau bonhomme de neige, même si on n’a pas d’enfants, et l’entretenir pour qu’il reste beau pendant tout le temps des fêtes.

Maintenant, pensons un peu aux autres. On ne peut pas se voir, mais cela ne nous empêche pas de penser à ceux qu’on aime. Notre étape 3 est de fêter avec notre famille, mais à distance. Il est temps de ressortir les vieux classiques. Allons frapper à la fenêtre des êtres aimés et chantons des cantiques de Noël. Fabriquons nous-mêmes des cartes de Noël comme le faisaient nos grands-mères et allons les poster. Même si on n’est pas la meilleure bricoleuse, un simple mot peut faire un bien immense. Appelons la famille que l’on voit normalement dans le temps des fêtes et prenons quelques minutes pour jaser. Parlons de tout et de rien, mais essayons de rester positifs.

Finalement, cette année, le temps des fêtes sera différent. Il faut se rendre à l’évidence. Si nous avons la santé, il ne tient qu’à nous de rendre ce moment le plus agréable possible. Je me permets donc de vous souhaiter de joyeuses fêtes !

Nancy Pedneault

Faire le plein de solitude

S’accorder une pause.

Ne

S’accorder une pause.

Ne faire que ce dont on a envie! Lire, dormir, prendre un bain, se faire un café au lait, manger des jujubes, se coller sur son chien. 🐶 

Profiter enfin des coussins moelleux et des doudous; s’y envelopper de longues heures… Apprécier le silence. Ne pas s’ennuyer.😉

Ne parler à personne, ranger son cellulaire, ne penser qu’à soi, pour quelques heures.🌟

Faire le plein d’énergie, mais surtout de solitude. Se retrouver, se rappeler que la personne la plus importante, c’est soi-même.❤️

S’offrir du temps en cadeau 💝, retrouver son équilibre, se sentir à nouveau solide. 

S’aimer.

Karine Lamarche

Top 5 : Le couple pendant la folie des fêtes

La fébrilité : Mon corps qui réagit, à caresser l’idée d

La fébrilité : Mon corps qui réagit, à caresser l’idée d’être près de toi! – Mots dits… sans dessein ©

Le temps des fêtes arrive, votre agenda va se surcharger. La patience sera mise à rude épreuve. La tension va augmenter. Multipliée par le nombre des activités familiales et celui de votre marmaille. Cette période peut aussi donner quelques occasions à votre couple.

  1. L’escapade d’amoureux

Si vous le pouvez, c’est le temps d’abuser de la parenté. De vos parents ou même de vos amis, qui n’ont pas un horaire aussi chargé que le vôtre. Avec les années, ils se demandent quoi offrir, pour vous faire plaisir. C’est simple, du plaisir! Faites‑les garder. Au moins une nuit. Ensuite, changez de décor. Selon vos goûts et votre budget. De l’hôtel boutique au B&B. En passant par les trucs dont Facebook vous a fait rêver toute l’année. Les yourtes, les chalets. Le budget est défoncé, alors que les enfants découchent une nuit. Vous laissant pleinement la place pour quelques folies du temps des fêtes. N’oubliez pas les bulles et des chandelles. Prenez ce temps pour vous deux! Dans l’intimité, vous saurez sûrement mieux que moi quoi en faire…

  1. Le souper à deux

La première option est impensable, offrez‑vous… vous deux! Une soirée, comme avant. Il y a une multitude de restos qui n’attendent que vous. Surtout pour leurs soirs plus tranquilles. Évidemment, le téléphone intelligent est alors volontairement laissé dans l’auto. Tant pis pour votre Facebook ou votre Insta, l’important c’est l’autre… pas les autres. Mon truc perso, c’est les « apportez votre vin ». La facture restera raisonnable. Un Rioja, un Barolo, un Montagne Saint-Émilion (vignoble voisin du Saint-Émilion), dans le rouge. Un Puilly-Fumé ou un Bourgogne Alligoté, dans le blanc. Et, mon préféré, un Champagne rosé. Pour bien se célébrer.

  1. Du temps libre

Vous vous dites… Tes suggestions, Man, c’est bien beau, mais ce n’est juste pas très réaliste pour nous cette année. Je vous comprends, il y a des périodes où ça aurait été impossible, pour moi aussi. Mais là, vos enfants vont être gavés de jouets. Des jeux vidéo, des tablettes et, même, des livres… avec plein de jours pour en profiter. Mettez‑vous un cadeau sous le sapin. À un ordre du père Noël, on doit obéir. C’est la loi de Noël. Le gros bonhomme rouge vous offre deux ou trois heures pour vous. Sans eux. Le plaisir de la marche, en couple. Ou la version de base du souper à deux : prendre un excellent café dans un endroit chaleureux. Le plaisir de la conversation, du rire, les yeux dans les yeux.

  1. Le moment volé

Faites‑vous entreprenants. Évidemment, il est préférable d’annoncer son jeu. Un gros câlin sensuel, derrière la porte dans une pièce, chez mononcle, ça peut déstabiliser. Redevenez des adolescents. Un baiser langoureux, volé à l’insu de tous. Avec, ensuite, bien des moments pour en rire du regard. À deux. Complices de votre amour.

  1. Utilisez votre imagination

Ce genre de liste, ça sert surtout à passer un message : un couple, c’est ce qui vient avant les enfants! Ils peuvent trop facilement, ensuite, nous en distraire. Alors, il faut revenir à l’essentiel. Vous deux. Ce cadeau de la vie, le présent. Laissez-vous le droit d’en profiter. Surtout, messieurs, prenez la balle au vol. Vos conjointes en font déjà beaucoup trop.

L’amour, c’est important à l’année…

michel

 

Guide de survie du temps des fêtes

Juste à penser à ce qui vient à la fin décembre, vous avez autom

Juste à penser à ce qui vient à la fin décembre, vous avez automatiquement en tête la chanson « Noël, j’ai mal au cœur » de RBO? Pour vous, les partys de Noël riment avec Tylenol? Le ragoût de pattes de cochon de tante Rita et les couronnes de crevettes de tante Pierrette sont un cauchemar pour vous? Ne vous en faites pas, vous n’êtes pas seuls dans votre navire! J’ai donc élaboré avec les années un petit guide pour passer de manière quasi intacte à travers les deux semaines intensives que représente le temps des fêtes!

Les cadeaux

1-      Je ne vous apprendrai pas que Noël arrive le 25 décembre chaque année, donc n’attendez pas au 1er décembre pour vous lancer dans les centres d’achats.

2-      Privilégiez le magasinage en ligne, ça vous permet de ne pas avoir à mettre le nez dans les Toys’R’us et le tout peut se faire en pyjama, à la maison, à l’insu des petits curieux pendant qu’ils dorment.

3-      N’hésitez pas à faire des suggestions aux proches et à leur demander de s’en tenir à la liste.

4-      On s’emballe facilement quand il est question de cadeaux, surtout quand on prend de l’avance pour les achats et qu’on oublie ce que l’on avait acheté précédemment… N’oubliez donc pas vos cachettes afin d’éviter le surplus!

5-      Ne vous froissez pas si, au final, les enfants jouent plus avec les boîtes et les emballages qu’avec les cadeaux à proprement parler!

Les partys

1-      Ne vous sentez pas obligé de voir toute la parenté en deux semaines. Il ne se passe jamais rien (ou presque) en janvier; organisez-vous des soupers ou des après-midi avec de la famille durant ce mois qu’on trouve parfois long et pénible!

2-      Qui dit réunions en famille ou entre amis dit bruit. N’hésitez pas à apporter les coquilles coupe-son de votre enfant. Si vous n’en avez pas, c’est le moment idéal de vous en procurer… idée cadeau! 😉

3-      Si vous passez la soirée hors de la maison et que votre enfant doit éventuellement se coucher ailleurs que dans son lit, faites-lui visiter, si possible à l’avance, l’endroit où il dormira.

4-      Essayez, dans la mesure du possible, d’arriver dans les premiers à la réception. Plus facile pour des enfants de gérer plusieurs personnes s’ils les voient arriver au fur et à mesure que d’arriver une fois que tout le monde est sur place.

La nourriture

1-      Si vous avez la possibilité et la place pour recevoir chez vous, faites-le! Faites un pot luck où chacun apporte une partie du repas; vous vous assurez ainsi que les marmots qui ont des rigidités alimentaires auront certains mets adaptés, qu’ils aiment, faits par leurs parents!

2-      N’hésitez pas à suggérer de faire une « table des enfants ». Les enfants sont ainsi un peu à l’écart, mais jamais bien loin de l’œil des parents et ne sont pas parmi une foule d’adultes qui parlent et rient fort à table durant le souper.

3-      Les enfants n’ont pas hyper faim, c’est normal, c’est l’énervement du temps des fêtes. Ne forcez donc pas la note si jamais le repas entre moins bien qu’à l’habitude.

4-      Vérifiez la quantité de sucre ingérée par les enfants. Les plats de bonbons sont omniprésents dans le temps des fêtes. Les indigestions sont vite arrivées et gâchent les partys!

La routine (si vous avez des enfants à besoins particuliers)

1-      Je reviens avec un conseil donné précédemment : si vous avez la possibilité et la place pour recevoir, allez‑y. Vos enfants seront dans leur univers, auront leurs repères et pourront aller en retrait dans leur endroit de prédilection si jamais le bruit, le nombre de personnes ou les odeurs deviennent trop intenses.

2-      Utilisez des pictogrammes pour bien préparer vos enfants aux changements de routine. Si vos enfants sont de nature « techno », l’application Niki Agenda pour les tablettes est vraiment géniale en ce sens et reprend les images de la série Les Pictogrammes, déjà connues par les enfants.

3-      Prévoyez avec la famille et les amis un endroit où les enfants pourront aller se reposer ou être à l’écart si jamais le besoin se fait sentir. Faites visiter cet endroit à votre enfant une fois arrivés sur place.

Je vous souhaite un bon temps des fêtes, pas trop de stress, et gardez-vous un petit verre de vin à portée de main, vous le méritez amplement!

Annie St-Onge

 

Mon cœur de patate ramollie

Le temps des fêtes, ce n’est pas tout le temps jojo sur le moral.

Le temps des fêtes, ce n’est pas tout le temps jojo sur le moral. Le manque de lumière, le frette mordant, la surcharge de sucre et de gras dans notre système, le sentiment de solitude même quand on est entouré, l’absence des personnes qui nous ont quitté, la présence forcée de personnes qu’on préférerait éloignées…

C’est bien beau, les festivités, le temps en famille et entre amis, les cadeaux qu’on déballe et les repas qu’on partage. Mais la vraie de vraie réalité, c’est que le temps des fêtes est propice à la petite (ou grosse) déprime. Et ça peut être bien gênant de l’avouer aux autres. Et à soi-même.

Après la folie de décembre où il fallait tout préparer à temps pour recevoir ou paqueter les bagages et emballer les cadeaux pour être reçu, le calme de janvier s’installe. Le choc ! Les congés ont fait du bien, ça c’est certain. Il était temps qu’elles arrivent, ces journées de vacances sans alarme qui sonne trop tôt, sans routine matinale trop essoufflante, sans liste de devoirs et de leçons, sans échéancier à respecter pour « il y a deux jours ». Mais qui dit vacances, dit aussi temps pour penser. Temps pour se faire des scénarios, s’imaginer des conflits, ressasser nos vieilles histoires et gratter un peu plus nos anciennes blessures. Poche, hein ? Mais je suis convaincue à 3000 % qu’on est plusieurs à le faire.

Personnellement, j’ai bien profité de mon congé. J’ai joué avec les enfants. J’ai bien mangé. J’ai joué dehors quand il ne faisait pas plus froid qu’au Pôle Nord. J’ai regardé des films drôles. J’ai sorti le jeu de mimes pour être certaine qu’on aurait tous l’air fou égal. On a ri sans bon sens. Les décibels étaient au rendez-vous.

Puis, les enfants sont partis. Le silence est arrivé, comme un immense voile qui cache tout. Le vide a envahi la place. L’insomnie a frappé un grand coup. J’avais une belle liste de tâches à accomplir et d’activités plaisantes à faire. J’avais prévu le coup de cafard, quand même ! Mais voilà, le cafard a rampé trop fort et m’a écrapouti le moral. Bang. À bas la motivation et les belles résolutions (dormir, écrire, dessiner, commencer à écrire mes gratitudes quotidiennes, m’entraîner, me faire des bonnes bouffes…)

Je me suis sentie tellement déprimée et non aimée que je me faisais peur moi-même. J’avais beau essayer de me raisonner (j’ai reçu plein de beaux messages d’amour et d’amitié pendant les fêtes ; j’avais enfin du temps à moi ; demain est un autre jour…), me répéter toutes les phrases toutes faites sensées redonner du pep dans ces cas-là, mon côté hop-la-vie faisait patate. Petite patate, tant pis pour toi ! J’ai dû accepter que 2017 se terminerait dans les larmes et que 2018 commencerait avec le vague à l’âme.

Ben coudonc, c’est ce qui est arrivé. Je me le suis permis. Sans faux-semblant, sans alcool pour oublier, sans somnifères pour dormir jusqu’à la fête des Rois. C’était des émotions pas le fun à vivre, mais elles étaient là. Aussi bien les regarder en pleine face au lieu de les repousser sous le tapis en sachant bien qu’elles réapparaîtraient.

Aujourd’hui, je suis retournée au travail. J’avais hâte de m’occuper l’esprit, de revoir du monde. Mais chaque fois que quelqu’un me demande : « Pis, ton temps des fêtes ? », j’ai juste le goût de me rouler en boule. Ma tête sait que la moitié des vacances s’est déroulée dans la joie et les fous rires. Mais mon cœur, lui, est encore pris dans la moitié des vacances marquée par l’absence. L’absence de mes enfants, l’absence de rires, l’absence d’amour exprimé et absorbé.

Aujourd’hui, j’ai pris rendez-vous avec mon médecin, avec mon psy, avec ma naturopathe, avec des amis. Le gros kit. Ils vont m’aider à me désembourber le cœur et le remettre à sa place, du côté de la joie et de l’acceptation zen. Ils vont m’aider à cheminer. Ils vont empêcher mon cœur de devenir une patate toute molle, toute pourrie.

En attendant les rendez-vous, je suis patiente. Je sais que la douleur est là, mais qu’elle n’y est pas pour rester. Parfois, faut juste attendre que ça passe et se préparer le cœur et l’esprit pour les moments plus heureux qui attendent de l’autre côté du mur de béton, tout près.

Nathalie Courcy

Noël quand on était petits…

C’est en discutant avec mon amie dernièrement que j’ai eu l’i

C’est en discutant avec mon amie dernièrement que j’ai eu l’idée de ce texte. On se demandait si c’est en vieillissant que l’on perd la magie de Noël et la fébrilité des fêtes, et si nos enfants auront plus tard eux aussi cette nostalgie lorsqu’ils pensent au temps des fêtes de leur enfance.

Pour nous les adultes, le temps des fêtes est plutôt synonyme de dépenses  : cadeaux, échanges de cadeaux, nourriture et alcool, « petit quelque chose » pour les hôtes de tes nombreux partys. Il y a aussi le stress si tu reçois : la bouffe, les invités, le nombre de chaises et les petites « napkins » avec des faces de bonhommes de neige assorties aux assiettes et aux ustensiles en plastique. Il y a les partys de bureau, avec les enfants, pas d’enfants, chez grand-maman et chez mon oncle. C’est là que tu te demandes comment tu vas te rendre au 2 janvier et pourquoi tu n’as pas décidé de sacrer ton camp à Cancún pendant deux semaines (ça t’aurait sûrement coûté moins cher que tout ce qui est énuméré plus haut, et l’alcool aurait été inclus !)

Sans blague, je veux que mes enfants gardent de bons souvenirs de Noël, dans les choses simples. Les souvenirs que j’ai de quand j’étais petite de cette période de l’année sont : les films de Noël (oui, j’écoute Le sapin à des boules chaque année et je le trouve encore très drôle !), les partys de famille, faire le sapin et décorer. C’était aussi aller jouer dehors pendant des heures pour faire des forts, aller passer mes soirées à la patinoire et placoter. Les desserts de ma mamie me manquent aussi. J’aime bien croire que mon amour pour la cuisine qui grandit peu à peu avec les années vient d’elle.

Profitez du temps des fêtes pour jouer avec vos enfants, essayer de nouvelles recettes à offrir en cadeau, faire des soirées cinéma/camping dans le salon et des maisons avec des couvertures, aller jouer dehors, glisser et faire des bonhommes de neige. Ainsi dans quelques années, nos enfants pourront dire à leur tour : « C’était vraiment le fun le temps des fêtes quand on était petits ! »

Sur ce, je vous souhaite un merveilleux temps des fêtes avec les personnes qui vous sont chères et je vous souhaite aussi de retrouver votre cœur d’enfant pour ces moments qui passent souvent beaucoup trop vite !

Julie Lampron Désaulniers

Les règles du bonheur

Quand Noël approche, les bonnes résolutions se pointent le bout du nez. On pense à tout ce qu’o

Quand Noël approche, les bonnes résolutions se pointent le bout du nez. On pense à tout ce qu’on aimerait (tsé genre, gagner à la loterie ou perdre du poids #classiques), et surtout, à tout ce qu’on voudrait faire ou recevoir (voyager ou avoir la toute nouvelle babiole techno #classiquesaussi). Chez moi, on se concentre sur une chose : partager du bonheur (non, c’pas une joke). Pour le faire, on suit ces cinq règles simples :

1— Finies, les traditions aux valeurs douteuses. Si j’instaure une tradition, je veux que ce soit pour les bonnes raisons. On va se le dire, le lutin qui joue des tours, je me demande encore ce qu’il est sensé transmettre comme valeurs à nos enfants!? Pis c’est quoi l’idée de manger un maudit chocolat en se levant le matin!? C’est quoi le but, le message, la quête spirituelle là-dedans!? Ici, quarante jours avant Noël, les enfants découvrent une petite boîte. C’est notre calendrier de l’Avent. Parce que chez nous, au lieu de manger un chocolat par jour, chaque membre de la famille doit faire une bonne action. Tous les jours. Chaque. Jour. Pas de chocolat. Pas de lutin. Juste le don de soi et la gratitude.

Chaque matin, les enfants sont excités de piger la bonne action du jour et de faire le choix de faire le bien. Plus les jours avancent, plus le don de soi devient naturel pour les enfants… Ouvrir la porte à un aîné, aider un plus jeune, pardonner à quelqu’un… Ce sont de belles actions, mais encore faut-il être capable d’en saisir toutes les occasions. C’est bien aussi de faire une pause, en cette froidure de décembre, pour se rendre compte de tout ce qu’on peut faire comme petits gestes au quotidien. (Je salue ici la madame qui m’a coupée pour me voler ma place dans le stationnement tout à l’heure!)

2— Faire du bénévolat. Oui, pour vrai. Je ne vous écris pas aujourd’hui pour vanter nos « bonnes actions », au contraire. J’écris ce texte parce que je réalise surtout que quarante jours pour se dévouer aux autres, c’est loin d’être assez. C’est quand, la dernière fois que vous avez mis votre vie sur pause pour prendre soin des autres? Réellement? (Aux mamans : Mettre sa vie sur pause pour se dévouer à ses enfants, c’est noble, mais ça venait dans la description de tâches au départ, faque ça compte pas…) Dans le train-train de la vie, on a tous l’impression de courir après le temps. Mais la vérité, c’est que vous n’aurez jamais le temps, si vous ne le prenez pas.

3— Fabriquer des trucs avec amour. Acheter un cadeau? Facile et coûteux. En fabriquer un? Moins facile et moins coûteux! Mais oh! Combien plus gratifiant! Recevoir un cadeau? C’est le fun. Recevoir un petit quelque chose qu’une personne chère a fait pour nous? Tellement plus touchant. Pensez-y. Et l’excuse « je ne suis pas bon en bricolage » est à proscrire! Tu peux bâtir, construire, dessiner, fabriquer, bricoler, cuisiner, écrire, créer… et c’est impossible d’être humainement incapable d’accomplir quoi que ce soit. Je crois encore en l’humanité…

4— Arrêter de poser LA question, et d’y répondre. Quand Noël approche, la question futile revient sans cesse : « Pis toi, qu’est-ce’tu veux pour Nowel? » Et là, tu réponds un livre, un foulard, un chandail, un peu-importe… Et là, le 25 décembre, on te l’offre en cadeau. Parce qu’on s’est tellement éloigné des gens autour de nous, qu’on ne les connaît même plus assez pour savoir ce qui les rendrait heureux! Au lieu de lui poser la question, essaie de penser à cette personne, à ce qu’elle aime faire ou manger, aux endroits où elle aime aller ou sortir, ou à ce qu’elle voudrait découvrir. L’idée, c’est encore de rendre l’autre heureux, pas de lui donner un autre cossin sur une liste… Si tu n’arrives pas à répondre à l’une de ces questions, va donc passer du temps avec cette personne, vous êtes dus!

5— Offrir l’intangible. Va voir Papi. Va cuisiner avec Maman. Invite tes amis. Appelle ton cousin. Prends ta sœur dans tes bras. Dis « merci ». Dis « je t’aime ». Pardonne. Visite. Donne. Donne de ton temps et de ton amour. Offre des sorties, des activités. Dépense moins et TROUVE DU TEMPS. Oublie les excuses… T’as pas de famille? Y’a des maisons remplies de personnes âgées qui vendraient leur âme pour une tite visite! Et il y a des milliers de réfugiés qui, j’en suis sûre, adoreraient être invités, acceptés, aimés.

Ces cinq règles semblent faciles, banales, voire futiles. Mais leur application au quotidien fait réellement de nous de meilleures personnes. J’te le dis!

Essaye donc de prendre le temps. T’es pas game.