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Ma lettre pour mes 40 ans…

Salut, t’en a bavé cette année, pas mal. Tu as pleuré beaucoupâ

Salut, t’en a bavé cette année, pas mal. Tu as pleuré beaucoup… trop. Tu as été seule trop souvent, tu as un peu appris à apprivoiser la solitude. Le chemin est encore long. Tu as maigri (et t’es pas plus heureuse) parce que tu étais trop stressée, trop anxieuse, trop blessée. Tu as découvert que tu étais plus forte que tu le pensais, mais tellement plus sensible que ce que tu laisses voir aux autres. Tu as aimé, plus que jamais ; tu as détesté plus que jamais. Tu as créé ou confirmé des liens importants avec des personnes significatives. Tu as eu des fous rires tellement sincères et libres que tu t’es demandé où ce bruit-là, celui de ton rire, était passé depuis toutes ces années. Tu as flirté pas mal avec la nostalgie, les souvenirs et les regrets, dont celui de n’avoir eu qu’un seul enfant parce que t’sais, y a rien que ça de vrai, mais là t’es trop vieille et célibataire. Tu as même envisagé d’en avoir un autre toute seule, juste à toi, que tu ne partagerais avec personne, mais t’es pas game. Tu flirteras peut-être encore avec les regrets dans quelques années pour ça… assume.

Pendant cette dernière année, tu as commencé à devenir une personne à part entière, il était temps… C’est long se reconstruire pis tu te rends compte que ça fait juste commencer et que c’est un sacré beau challenge, que tu en vaux la peine. Je te souhaite pour la prochaine année de te laisser aller au bonheur, le vrai, celui qu’on vit dans le moment présent qui est tellement difficile à atteindre pour toi. Je te souhaite aussi de laisser tes mille angoisses prendre le large parce qu’elles sont lourdes à porter. Je te souhaite de te faire aimer, sincèrement et entièrement cette fois. Occupe-toi de toi et dis-toi que la vie commence à 40 ans… pis que ça adonne bien, c’est là que tu es rendue ! 😉 Je t’ai à l’œil.

 

Julie Lévesque

Mes 40 ans ou la fois où j’ai décidé de jouer au hockey

On a toutes au fond de nous un petit rêve, une petite envie de tenter quel

On a toutes au fond de nous un petit rêve, une petite envie de tenter quelque chose que l’on refoule parce que… parce qu’on est trop vieilles, parce que ç’a pas de sens, parce que ça aurait l’air fou, parce que franchement, toi ?!? Moi, c’était de jouer au hockey. Mes parents ne m’ont jamais offert de m’inscrire au hockey. Après l’essai infructueux de quinze minutes de mon frère à l’époque, je pense qu’ils ont définitivement mis ce sport aux oubliettes, pour lui et par conséquent pour moi… parce qu’en 1980, elles étaient où les petites filles qui jouaient au hockey ? 


Je suis allée voir mes amis jouer au hockey, mes chums jouer au hockey, je suis allée voir les Canadiens jouer au hockey, j’ai regardé les filles jouer aux Olympiques… et cette envie de jouer était toujours là… Mais on trouve ça où, une équipe pour fille de quarante ans n’ayant jamais reculé avec « des patins de gars » ? 

Un matin, texto de mon chum : « J’ai trouvé une ligue, j’ai donné ton nom, tu commences à jouer la semaine prochaine. On va aller te louer un équipement en fin de semaine ! » Mon cÅ“ur s’est mis à battre la chamade et je me suis dit : Ben voyons, ça se peut pas! Le lundi précédent le premier match, j’étais dans le sous-sol avec mon chum et mon fils et je me pratiquais à enfiler l’équipement… j’avais chaud, j’étais plus certaine du tout… et j’avais même pas encore fait mon premier coup de patin…! Et si je tombe ? Et si je ne suis pas capable d’avancer ? Et si je suis ridicule ? Et si je suis mauvaise ?

Au tout premier coup de patin, armée de mon bâton et équipée pour aller à la guerre, j’ai compris… J’ai compris que j’allais pas vite, que je pouvais à certains moments ressembler à Bambi sur la glace, que patiner avec l’équipement complet n’est pas toujours évident au début. Mais j’ai aussi compris beaucoup d’autres choses : que faire partie d’une gang de filles qui ne demandent qu’à avoir du fun sans se prendre au sérieux une fois par semaine, c’est grandement bénéfique. Que ça fait du bien au moral de presque oublier, pendant un après-midi, que l’on est des mamans et qu’un vestiaire de hockey peut devenir un lieu de fous rires, de confidences et de blagues pas toujours racontables… et que compter son tout premier but, à 41 ans, ça apporte un sentiment de fierté assez particulier, le sentiment que peu importe l’âge auquel on débute quelque chose dans notre vie, on peut se surpasser !

Stéfanie Giguère

Moi qui n’y croyais pas… Pourtant, je suis en plein dedans!

Moi qui n’y croyais pas... Pourtant, je suis en plein dedans… l

Moi qui n’y croyais pas… Pourtant, je suis en plein dedans… la crise de la quarantaine! Elle couvait en moi depuis la mi‑trentaine, de petites remises en question par‑ci, par‑là. Je n’y portais pas trop attention. Je suis de ce genre‑là moi, à me questionner sur ma vie souvent, trop. Mais ça ne durait que quelques jours et je n’apportais pas vraiment de changements dans ma vie.

Les questionnements sont devenus plus intenses. Ils revenaient souvent, toujours les mêmes questions.

Es-tu heureuse?

Aimes-tu ce que tu fais?

Est-ce que c’est ce que tu veux devenir?

Es-tu sur ton X?

Honnêtement, les seules choses sur lesquelles je ne me suis pas questionnée ou sur lesquelles je ne me questionne pas toujours sont ma famille et mon couple. Ma famille, elle est parfaite (mon chaos, je l’aime) ; mon chum, je l’aime. J’avais et j’ai au moins cette certitude. Mais pour le reste…

J’ai pris une année sabbatique de mon travail. J’y suis retournée au bout de six mois, pour pleins de raisons, mais particulièrement parce que je l’aime. Est-ce que j’étais l’éducatrice que je rêvais d’être? Non. Mais j’allais le devenir. Je me suis mise à la lecture. Je change beaucoup et j’aime celle que je deviens.

J’ai réalisé aussi que je n’étais pas la mère que je voulais être. Je devais apporter des changements pour y arriver. Je ne voulais plus crier. Je voulais bannir l’impatience. Je voulais favoriser les rires, la joie. Je voulais être plus présente pour mes enfants. J’y travaille fortement. Ce n’est pas parfait, mais c’est beaucoup mieux.

De nouveaux intérêts sont apparus. J’ai envie de découvrir la méditation. Je veux découvrir la zénitude. Calmer la femme anxieuse à l’intérieur de moi. J’ai envie de m’impliquer pour aider notre planète et sensibiliser mes enfants aussi. Faire notre part.

Quarante ans ça bouscule. Quand on y pense, j’en suis à peu près à la moitié de ma vie. Ces tempêtes à l’intérieur de moi ne se calment pas. Des idées, des projets pour être plus heureuse germent chaque jour dans ma tête. Ce n’est pas de tout repos. J’ai l’impression que mon hamster ne quitte jamais sa roulette.

J’imagine que pour les gens autour de moi, ça doit aussi être étourdissant, ces remises en question en permanence.

Mais pour le moment, ce que j’ai réalisé, c’est que je suis la seule maître de mon bonheur.

Et que je dois être les changements que je souhaite dans ma vie…

 

Mélanie Paradis

 

Quarante ans : le début de l’autre moitié

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Quarante ans déjà. Le temps passe si vite mon chéri. Comme si l’on s’était rencontrés hier. Je me rappelle encore, du haut de tes trente‑et‑un ans et du bas de mes vingt‑deux ans… on faisait la fête jour et nuit, sans enfants, sans maison. Puis, je nous regarde aujourd’hui, et je suis si fière de nous.

Nous sommes passés au travers de la maladie, des problèmes monétaires, de l’éducation de nos enfants et tellement plus. Ce qui en aurait détruit plus d’un, a renforcé notre couple. Lorsque je nous vois en photo, je nous trouve tellement beaux. La beauté que j’y vois est tellement plus importante que la simple enveloppe corporelle. J’y vois un couple fort, uni et vrai.

Je me rappelle, lorsque tu faisais cent heures par semaine afin de subvenir aux besoins de ta famille… on se voyait à peine et je ne m’en cache pas, c’était dur. Il y a eu cette fois où je t’ai appelé. Je venais de savoir par téléphone que j’avais des cellules précancéreuses. J’étais sous le choc. Je ne comprenais rien, je n’y connaissais rien. Malgré que je t’ai dit que tout allait bien et de terminer ta journée, que j’étais « ok », tu es arrivé quelques minutes plus tard. Simplement pour être là, à mes côtés. Je ne crois pas te l’avoir dit, mais merci.

Ton travail acharné a finalement payé. Tes heures sont maintenant raisonnables et tu adores ce que tu fais. Même si certains diront que tu n’en fais jamais assez. Je te le dis mon chéri, jamais tu n’aurais pu en faire plus. Tu es un père aimant, qui ferait tout pour ses enfants. Et même si cela devrait être naturel pour tout un chacun, ce n’est pas le cas. Alors je te lève mon chapeau, mon homme. Tu es un exemple pour tes enfants.

À quarante ans, j’aime penser que c’est le début de l’autre moitié. Notre famille est complète, il ne reste plus qu’à guider nos enfants pour qu’ils deviennent de jeunes adultes respectables. Ils auront des blondes, des chums et quitteront le nid familial un à un. Notre maison finira par être payée, mais sera bien vide. Nous qui n’avons aucune minute libre, en aurons tout simplement trop. Et c’est correct, ainsi va la vie.

Malgré un futur inconnu, j’ose espérer que notre avenir sera doux. J’espère te voir un jour au bras de ta fille, le jour de son mariage. J’espère un jour voir le grand-papa en toi, bercer tes arrières-petits-enfants. J’espère partir à l’aventure et découvrir d’autres cultures, toi tout grincheux. J’espère te garder en santé afin de t’avoir pour toujours à mes côtés.

Tu es mon pilier sur lequel je peux m’appuyer lorsque tout va trop vite. Tu es ma boussole lorsque je suis égarée. Tu es mon guide lorsque je ne sais pas quelle route prendre. Tu es mon thérapeute lorsque j’en ai trop sur les épaules. Tu es le clown dont je n’ai pas peur. Et pour tout ça, je te dis merci.

Est-ce que je pourrais vivre sans toi ? Oui, évidemment. Mais je ne serais que l’ombre de moi-même. La vie serait fade et je chercherais sans cesse cette partie de moi que tu es devenue. En fait, à cette simple idée, les larmes montent à mes yeux.

Alors voilà. Pour tes quarante ans, je voulais simplement que tu saches à quel point tu es spécial pour nous quatre. À quel point tu es un homme extraordinaire.

Ah oui, j’oubliais… bonne fête mon chéri !

 

Geneviève Dutrisac

 

 

 

40 ans et tous mes souhaits!

Dans quelques mois, je toucherai à la quarantaine. C’est juste un

Dans quelques mois, je toucherai à la quarantaine. C’est juste un chiffre, mais pour moi, c’est une occasion de célébrer. Je ne suis pas du genre à attendre d’avoir la bénédiction de je ne sais pas qui pour célébrer la vie et le temps qui passe.

Quand mon mari a eu trente-quatre ans, je voulais le fêter. Lui qui ne trippe pas à l’idée d’être le centre de l’attention, m’a dit « Ben là, c’est juste trente-quatre ans, c’est même pas un multiple de cinq! » Ma réponse a été convaincante : « Mon père est mort à trente-trois ans. À partir d’aujourd’hui, nos enfants ont un papa plus vieux que mon père ne l’a jamais été. » Touché. On a célébré.

Quand il a eu quarante ans, il était tout aussi intimidé d’être placé sous les spotlights. Devant ses protestations, ses parents lui ont dit : « Tes quarante ans, ce n’est pas juste pour toi qu’on les fête. C’est aussi pour nous qui sommes devenus parents pour la première fois il y a quarante ans. Laisse-nous donc la chance de te dire qu’on t’aime! »

Souvent, Ze fête mémorable (ou non, selon le nombre de bouteilles calées), c’est pour les dix‑huit ans. Le droit de voter, de sortir dans les bars légalement, l’indépendance… Moi, cette journée‑là, je l’ai passée dans le Parc de la Mauricie en canot-camping avec une gang du cégep. Mais vraiment, j’ai été déçue. Je m’étais imaginé que je serais fêtée. Mais non. À mon retour à la maison, j’ai bien reçu quelques cadeaux, des cartes, mais rien de différent des autres années. Maintenant, quand j’ai le goût de célébrer, je m’arrange pour que ça arrive.

J’ai déjà commencé à faire ma liste de ce que je veux pour mes quarante ans. Bien sûr, je veux être entourée d’amis et de ma famille pour ma journée de fête. Je veux me sentir précieuse pour des gens qui sont précieux pour moi. Je veux une journée spéciale-sans-chicanes. Avec un déjeuner au lit. Et beaucoup de câlins. Et de la bonne musique. Pour le reste, carte blanche.

Mais mes quarante ans dureront toute une année, pas juste une journée. Changer de décennie, c’est un bon boost qui me motive à me gâter, à ne pas attendre. Attendre quoi? Que ce ne soit plus le temps? Qu’il soit trop tard? D’avoir des regrets? De ne plus être capable?

J’ai établi une liste qui a la qualité d’être extensible selon mes envies :

–          Ma liste à moi : Première étape : je veux passer du temps avec mon moi-même et avec mon mari pour faire la liste des dix souhaits qui nous habitent le plus profondément. Un genre de reset de priorités pour repartir (ou continuer) sur des bases solides. Pas besoin d’attendre d’être invitée à l’émission de Christine Michaud pour le faire!

–          Publier mon recueil de nouvelles : En 2016, j’ai publié mon premier livre pour la jeunesse: Zoé douée. La moitié d’un recueil de nouvelles patiente dans l’ordinateur, l’autre moitié traîne dans ma tête et dans mes cahiers de notes. D’ici mes quarante-et-un ans, je tiendrai mon recueil de nouvelles dans mes mains.

–          Rencontrer Sylvie Lussier et Pierre Poirier : Ben oui. Je n’ai pas la fibre groupie très développée, mais eux, je les admire depuis l’émission Quatre et demi. J’ai le goût de créer et d’écrire comme eux, avec le sourire aux lèvres et la passion au cÅ“ur.

–          Faire une retraite de ressourcement et de création : J’ai besoin de temps pour moi, et j’ai besoin de temps pour créer. Pas juste une heure par jour ou par semaine, là. Un véritable arrêt, une bulle dans le temps.

–          Voyager pour le plaisir : Je voyage au Canada pour mon travail et j’ai déjà enseigné en France. Mais j’ai perdu l’habitude des voyages pour le fun, que ce soit en famille, en couple ou avec mon nombril et mon ombre. J’ai bon espoir qu’une fois le prochain point atteint, nous pourrons recommencer à explorer le monde. Déjà, il y a Vancouver et Los Angeles à mon agenda.

–          Constater que nos enfants gèrent mieux leurs émotions fortes : Nous avons donné au monde quatre enfants merveilleux, hypersensibles, hyper intelligents et hyper-tout. Qui sont têtus en prime. Leurs conflits et leurs sautes d’humeur, c’est ce qui me gruge le plus d’énergie et je préférerais mettre mon énergie ailleurs, genre à jouer avec eux,  plutôt qu’à jouer à la psychoéducatrice.

–          Rencontrer un médium : À quelques reprises, j’ai rencontré des médiums pour jaser avec mes morts. Je leur fais un clin d’œil quand je reçois un traitement de reiki. Je suis due pour leur piquer une vraie jasette, pour voir la vie d’un autre Å“il.

–          Faire une formation en massage et mon cours de premiers soins en santé mentale : Cette année, comme j’étais seule avec les enfants, j’ai mis un « wo » à toutes les formations. Mais ceux qui me connaissent savent que Nathalie rime avec formation continue. J’ai besoin d’apprendre, de découvrir, de me dépasser. Tant qu’à faire des massages à toute la famille, j’aimerais mieux les faire comme du monde!

–          Me remettre au kayak : En tant que cancer bien assumé, j’ai besoin d’eau pour me sentir en sécurité. J’ai l’intention de faire mon cours de navigation à voile dans les prochaines années, mais en attendant, je me remettrais bien au kayak! Ça tombe bien, la rivière des Outaouais ne coule pas très loin de chez moi.

–          En direct de l’univers : En m’inspirant de l’émission, j’ai demandé à mon conjoint et à ma plus vieille de collaborer avec moi pour faire une liste musicale de plein de tounes marquantes. Ça va de « Mon p’tit porte-clé » qui me rappelle le Burkina Faso à « Let it be » qui jouait pendant mon premier accouchement (et comme ça s’est étendu sur quatorze heures, je l’ai entendue en boucle !) Ça jouera pendant mon party de fête, et j’aimerais utiliser des extraits pour faire un montage photos qui me replongera dans mes souvenirs.

C’est ma liste à moi, une liste bien personnalisée, une liste à laquelle je tiens. Il n’y a rien de mieux que de mettre par écrit ses souhaits et de les partager pour les lancer dans le cosmos et les voir se réaliser. Avec quelques bons coups de pouce de notre part.

Quels sont vos rêves, petits et grands, pour les prochains mois? Pas besoin d’attendre d’avoir vingt, quarante ou quatre-vingts ans pour rêver et s’arranger pour que ça arrive!

Nathalie Courcy