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Six mois avec vous

Lundi, ce sera la grande rentrée. Ici, c’est la grande réouverture des écoles. Parce qu’avec la Covid-19, ça fera tout près de six mois qu’on est encabanés tous ensemble à la maison. Pas d’école, pas de garderie, pas de visite, pas de camp de jour… Et j’avais envie de faire un bilan de tout ça. Un bilan de tout ce que j’ai appris durant cette pandémie.

J’ai appris à être reconnaissante. Parce qu’autrement, jamais je n’aurais eu la chance de vivre six mois consécutifs avec vous. Six mois complets, juste vous et moi. Vous avez pu vivre les tout premiers instants avec votre bébé-frère, vous étiez là à chaque première fois. J’ai pu vous voir grandir, évoluer, jouer et rire tous les jours. J’ai été témoin de vos jeux et de la magie qu’ils suscitent encore dans vos yeux.

J’ai développé mon « système D ». Je me suis improvisée enseignante de primaire. Dès le 16 mars, j’étais prête. Nous avons fait des sciences, de la musique, de la couture, du tricot, des mathématiques, de la lecture, de l’écriture, du yoga et j’en passe ! J’ai appris que j’aimais beaucoup vous enseigner à la maison. Vous enseigner la vie. À ma manière. Avec les matières qu’on avait tous envie d’apprendre. Dans le plaisir et sans obligations. Quand les cours à distance obligatoires ont été instaurés, avec les dizaines de rencontres par semaine, les devoirs forcés et le grand vide laissé par l’incertitude collective, là en revanche, j’ai eu moins de plaisir à improviser… Je l’avoue.

J’ai appris à arrêter le temps. J’ai appris à oublier l’heure et à laisser le frigo ouvert 24/7. J’ai appris à lâcher prise sur ce que vous mangiez et quand vous le mangiez. J’ai appris à fermer les yeux sur le bordel. J’ai appris à vous faire confiance à travers vos mille expériences scientifiques. J’ai appris à profiter de chaque câlin, de chaque rire et de tous les petits instants magiques du quotidien.

J’ai appris à vivre avec vous, pas juste en mode routine-métro-boulot-dodo. Non, vivre avec vous chaque moment et non pas juste survivre à la routine. J’ai appris à quel point j’aimais être votre maman. J’ai découvert que j’aurais sûrement été une bonne maman à la maison. Mais j’aime trop mon travail pour en faire une expérience permanente.

J’ai appris que votre père et moi, on fait un maudit beau travail d’équipe. Parce qu’avant, on manquait de patience devant vos disputes. Souvent. Mais après six mois, je ne sais pas ce qui a changé… Soit c’est vous qui avez appris à mieux jouer ensemble. Soit c’est nous qui sommes devenus plus tolérants, sans le tourbillon de la vie. Soit c’est un peu des deux… Mais une chose est sûre, c’est que tous ensemble, on forme une fichue belle famille.

J’ai hâte que l’école recommence. J’ai hâte de retourner travailler. Pour de vrai. Vous devant votre pupitre et moi devant mon bureau. J’ai hâte de sortir de la maison. J’ai hâte d’aller prendre un verre avec une amie. J’ai hâte de faire des lunchs. J’ai hâte de m’ennuyer de vous, juste un peu. J’ai hâte d’aller vous chercher à la sortie des classes. J’ai hâte que vous me parliez de votre journée, de vos amis et de ce que vous avez appris sans moi. J’ai hâte de vous voir évoluer loin de moi aussi.

Je sais que sans cette pandémie mondiale, je n’aurais jamais eu la chance de rester six mois au complet avec vous tous. Certes, les morts sont nombreux et chacune de ces morts est tragique. Mais ici, on lui doit beaucoup, à cette pandémie. Je n’ai pas envie de me plaindre. Le train-train de la vie reviendra bien vite. Je veux me retourner et voir derrière moi tout ce que cette expérience nous a appris. Parce qu’au‑delà de l’obligation de porter un masque, de garder ses distances et de laver ses mains, je suis certaine qu’on a appris plein de belles choses durant les derniers mois.

Joanie Fournier

 

À toi mon Bébé-Covid

Mon bébé, tu as choisi une drôle de date pour venir au monde… En ce vendredi 13 de l’année 2020, où on nous annonçait la fermeture de toutes les écoles du Québec, moi, j’entrais à l’hôpital pour te mettre au monde. En ressortant de l’hôpital, après cette épreuve de courage, de force, d’endurance et d’amour, le Québec avait changé.

Au début du confinement, je voyais tellement de positif à tout cela. Je me disais que j’avais de la chance de pouvoir t’accueillir dans notre famille, entouré de tes frères et sœurs 24 h/24. Je me disais que nous avions de la chance de pouvoir vivre toutes tes premières fois tous ensemble. Pas d’école pour les grands, pas de garderie pour les petits.

Bien sûr, je savais que ce serait très demandant pour moi. Bien sûr, j’étais aussi inquiète que tu attrapes ce vilain virus. Tu me semblais si fragile. Mais somme toute, je me trouvais chanceuse de vivre ce confinement avec tous mes enfants. En plus, mon congé de maternité m’apportait une sécurité financière que bien des familles n’ont pas eu la chance d’avoir pendant cette période‑là…

Puis, les mois ont passé. Tu as déjà 4 mois, mon Bébé-Covid. Et je comprends aujourd’hui que cette période historique dans laquelle tu es née a déjà une influence sur le bébé que tu deviens.

Avant, tous les bébés adoraient leur siège d’auto. Cette coquille dans laquelle tous les bébés faisaient des allers-retours matins et soirs pour aller à l’épicerie, pour aller chercher les grands à l’école ou pour aller au centre d’amusement. Cette coquille qui pour tous les autres bébés semblait rassurante, tellement ils étaient habitués de s’y endormir. Toi, mon Bébé-Covid, tu as horreur de ton siège d’auto. Les seules fois où tu l’as utilisé, c’était pour des rendez-vous médicaux et ça se compte encore sur les doigts d’une main. Chaque fois qu’on t’y installe, tu hurles jusqu’à ce que l’on t’en sorte. Et ta coquille a fini par prendre la poussière…

Avant, tous les bébés avaient des photos de leurs premiers jours à l’hôpital dans les bras de leurs grands-parents. Toi, mon Bébé-Covid, tu n’auras jamais eu cette chance. Parce que toutes les visites étaient interdites à l’hôpital. Et une fois rendus à la maison, les visites étaient tout aussi interdites… alors tu n’as pas encore connu les bras d’amour de tes grands-parents.

Pour tous mes autres bébés, j’ai pu avoir un semblant de vie sociale. Un cours de cardiopoussette, un cours de piscine pour maman et bébé, des sorties entre mamans, des amies qui viennent prendre un café à la maison… Mais pour toi, mon Bébé-Covid, tout cet univers n’existe pas. Tu n’as pas connu les discussions entre mamans qui ne finissent plus. Tu n’as pas croisé d’autres bébés. Nous ne sommes pas sortis du tout. Et une chance que tu avais des frères et sœurs, parce que je n’ose pas imaginer la solitude si tu avais été un premier bébé…

J’ai une compassion immense pour les mamans qui ont eu un Bébé-Covid comme premier bébé… Elles ont dû tellement se sentir seules… Elles n’ont jamais pu avoir de mamie pour les aider avec le ménage. Elles n’ont eu que des appels téléphoniques pour des conseils d’allaitement ou pour répondre à leurs questions. Elles ont tellement dû se sentir seules avec toutes leurs inquiétudes de premier bébé… Et si vous êtes l’une de ces mamans, sachez que vous êtes courageuse et extrêmement forte.

Et toi, mon Bébé-Covid, tu seras le premier d’une nouvelle génération. Cette génération qui n’aura connu que sa maison. Qui n’aura entendu que les voix de son papa et de sa maman. Qui n’aura senti que l’odeur de son petit environnement. Qui n’aura pas connu d’autres visages encore… Et qui bientôt, on l’espère, connaîtra toutes les petites joies de l’extérieur. Mais sache, mon Bébé-Covid, que tu as le droit d’aimer être chez toi aussi. C’est normal que tu sois plus anxieux quand tu rencontres de nouvelles personnes, de nouvelles odeurs, de nouvelles voix… C’est normal d’être curieux et d’avoir peur de toute cette nouveauté à la fois. Je suis certaine que ta génération sera unique en son genre.

Et vous ? Avez-vous remarqué que vos Bébé-Covid étaient différents ?

Joanie Fournier



Ton masque

Tu es juste content d’être à nouveau en contact avec des gens ! Tu as les yeux qui pétillent ! Tu m’impressionnes. Parce que tu t’adaptes tellement naturellement à tout ça. Parce que tu le portes avec conscience et légèreté. Avec cette innocence si fragile en ces temps si difficiles, tu joues et oublies le petit masque… Ton masque.

Ça faisait des semaines que tu devais rester loin des autres enfants, des autres humains. Des semaines que papa et maman angoissaient chaque jour quand le ministre annonçait les ravages de cette pandémie…

Puis, un jour, maman t’a expliqué que maintenant, il faut mettre un masque sur ton visage pour sortir quand il y a des gens.

Toi, du haut de ton jeune âge, tu as mis le masque. Ton masque. Tu as choisi ton motif préféré, ton héros, ta princesse, une jolie couleur et… tu portes  fièrement ce petit morceau de tissus qui protège tes amis, tes proches… Tu es juste content d’être à nouveau en contact avec des gens ! Tu as les yeux qui pétillent ! Tu m’impressionnes. Parce que tu t’adaptes tellement naturellement à tout ça. Parce que tu le portes avec conscience et légèreté. Avec cette innocence si fragile en ces temps si difficiles, tu joues et oublies le petit masque…

Tu n’imagines même pas à quel point je me suis ennuyée, à quel point je suis fière de toi, à quel point c’est bon d’entendre ta voix, de deviner ton sourire. C’est comme si la vie reprenait enfin. Comme avant. À part nos masques…

Gwendoline Duchaine

L’école à la maison, c’est fini! (dernier partage de ressources pour le primaire)

La COVID-19 aura eu raison de notre école à la maison. C’est elle qui boucle la boucle d’une précieuse époque où mes enfants auront choisi de vivre leurs apprentissages en famille. Ce n’est plus la même chose pour nous, sans permission de se rassembler et d’explorer le monde.

Mon plus vieux avait déjà effectué son retour en classe en septembre. Il termine présentement sa sixième année avec succès. Il a fait l’école à la maison de la deuxième à la cinquième année. Si vous suivez nos péripéties depuis le début, vous savez que c’est lui, l’initiateur de cette surprenante aventure familiale.

Mon plus jeune, lui, a suivi les traces de son frère et a toujours vécu l’école à la maison. Il termine présentement sa troisième année du primaire. Qui aurait pu prédire que ce serait lui, le plus bouleversé par le confinement imposé par la pandémie. Sans sa COOP d’école-maison, ses sorties avec ses amis, ses cours d’escrime… sa vie est devenue plus fade et il a perdu l’intérêt pour l’école-maison. Il m’a demandé de l’inscrire à l’école en septembre prochain. Hé oui, c’est celui qui faisait encore l’école à la maison qui est le plus à boutte d’être confiné! Ça prouve drôlement ce que je m’évertue à répéter depuis cinq ans : l’école hors établissement scolaire ne signifie pas qu’on enferme nos enfants à la maison. Au contraire, c’est une école sans murs qu’on leur offre!

Alors que la pandémie nous plonge dans l’insatisfaction et nous entraîne vers la sortie, je suis bien consciente qu’elle est également la porte d’entrée de nombreuses familles vers leur propre histoire d’école à la maison. Aussi, avant de tirer ma révérence, je souhaite partager le matériel qui m’a été utile pour les deuxième et troisième cycles du primaire. Donner un coup de main aux petits nouveaux!

Premièrement, des livres et encore des livres. Mon neuf ans a lu PLUS DE 400 LIVRES depuis le mois de septembre. Il les dévore! Avoir du temps pour lire faisait d’ailleurs partie de son top 5 des raisons pour préférer l’école à la maison il y a quelques mois… Si vous êtes curieux, les quatre autres raisons étaient :

  1. C’est toi qui décides! Plus de liberté dans le déroulement de la journée.
  2. Faire la marmotte le matin. Dormir tout son soûl sans subir le stress d’une routine serrée.
  3. Plus de temps libre! Il a pu écrire sa propre BD. Sérieusement, chapeau. Il a travaillé sur ce projet toute l’année. Le résultat est impressionnant.
  4. Passer du temps avec maman. (Ben oui! À neuf ans, il paraît que c’est encore ben ben trippant!)

Mais bon, je m’éloigne du sujet… la littérature jeunesse. Voici quelques suggestions rapides pour vos enfants :

Si vous avez des amoureux des chats chez vous :

  • La série Méchant Minou (Nick Bruel) ;
  • La série Gangster (Johanne Mercier) ;
  • La série Le Chat assassin (Anne Fine) ;
  • La curieuse histoire d’un chat moribond et sa suite (Marie-Renée Lavoie) ;
  • La série La Guerre des Clans (Erin Hunter) (plus pour le troisième cycle).

Si vous avez des fans de BD :

  • Les séries de Dav Pilkey (Capitaine Bobette, Super Chien et Ricky Ricotta) ;
  • Amulet (Kazu Kibuishi) ;
  • Mort et déterré (Jocelyn Boisvert).

Pour vos lecteurs de romans :

  • Les séries de Caroline Héroux : Les Pareils pour le deuxième cycle et Défense d’entrer! pour le troisième cycle ;
  • La collection La Bande des Quatre (Alain M. Bergeron, François Gravel, Martine Latulippe et Johanne Mercier) ;
  • La collection Mon Mini Big à moi. On a un faible pour Bacon Latranche — Détective grillé 1, 2 et 3 (plus pour le deuxième cycle) ;
  • La série Bine (Daniel Brouillette) (plus pour le troisième cycle) ;
  • Max au Centre Bell et la suite des aventures de Max (Olivier Challet) (plus pour le deuxième cycle).

Deuxièmement, voici les cahiers que nous avons utilisés pour nous guider dans nos apprentissages en français, mathématiques, anglais, science, géographie et histoire :

  • Français 3e — 4e années : Zig Zag (ERPI)
  • Français 5e -6e années : Arobas (ERPI)
  • Mathématiques 3e -4e années : Tam Tam (ERPI)
  • Mathématiques 5e -6e années : Décimale (ERPI)
  • Anglais 3e -4e années : You Have Mail! (ERPI)
  • Anglais 5e -6e années : Spirals (Chenelière)
  • Science 3e -4e années : Éclair de génie (ERPI)
  • Science 5e -6e années : Éclair de génie (ERPI)
  • Géographie et histoire 3e -4e années : Panache (Chenelière)
  • Géographie et histoire 5e -6e années : Escales (ERPI)

Et finalement, voici mes ressources Web incontournables pour préparer une année scolaire :

  1. L’orthographe au quotidien, moi j’y tiens! https://deuxprofsunepassion.jimdofree.com/orthographe-au-quotidien-2e-cycle/

Listes de mots à étudier (tirés de la Liste orthographique à l’usage des enseignantes et enseignants) ainsi que dictées pour le deuxième cycle

Listes de mots à étudier (tirés de la Liste orthographique à l’usage des enseignantes et enseignants) ainsi que dictées pour le troisième cycle

  • La pyramide des verbes au 2e cycle

http://laclassedezazou.eklablog.com/la-pyramide-des-verbes-2e-cycle-socrative-a115109398

  • La chanson de l’imparfait

http://tables-de-multiplication.fr/

Si vous cherchez des outils pour la maternelle et le premier cycle, j’ai déjà partagé mes ressources coup de cœur dans les billets suivants :

Et si on sautait la maternelle?

Les apprentissages en famille (ressources pour le premier cycle du primaire)

J’espère que ces informations vous aideront à faire le saut avec plus de facilité vers une année d’école à la maison. Évidemment, les cahiers ne sont qu’un petit morceau des apprentissages en famille. Dans certaines maisons, ils sont même totalement absents et l’expérience n’en est que plus agréable. De mon côté, ils m’ont aidée à apprivoiser un défi qui me donnait le vertige. Je repasse la rondelle à l’école de quartier avec plaisir, bien fière de ce que j’ai accompli avec mes deux garçons. Ils sont allumés, cultivés et très agréables à côtoyer. Je ne les ai pas brisés (ouf!). Bonne chance à vous, que vous entamiez ou poursuiviez l’aventure!

Elizabeth Gobeil Tremblay

Mon amour, et si on restait confinés?

Voilà plus de huit semaines qui ont passé depuis que notre gouvernement a annoncé le confinement pour tous.

Presque deux mois qu’on a changé notre routine en entier.

Au début, ce fut certes très déstabilisant, voire vertigineux.

L’école fermée, le hockey des gars terminé comme ça, sans party de fin de saison, même sans séries.

Nos projets à venir suspendus, le camping qu’on attend durant tout l’hiver qui n’a plus de date d’ouverture. Tout sur hold. Pour nous et pour la planète entière.

Y’a de quoi faire un peu d’angoisse.

Nos nuits furent perturbées ; on se réveillait en plein milieu de la nuit en se parlant de nos peurs, de nos inquiétudes. Ne sachant plus du tout de quoi serait fait demain.

Les gars se réveillaient après avoir rêvé à des choses tristes.

Leur mamie avait attrapé la COVID. Le lendemain, c’était leur pépère. Toujours ce genre de cauchemar.

Après dix jours, un nouveau beat s’est installé.

Chaque matin commençait maintenant comme si c’était dimanche!

Au menu : pancakes, musique, jeux de société et beaucoup de temps ensemble.

Les soirées? Des concours de soupers chacun son soir, des tournois de Mario Kart, de grandes marches, du temps, beaucoup de temps ensemble.

Soudainement, je me suis surprise à espérer que ça ne cesse pas tout de suite, que ça s’étire encore juste une semaine ou deux, pour qu’on puisse vraiment faire tout ce qu’on avait envie de faire. Ces deux semaines‑là ont passé et voilà que je souhaitais toujours qu’ils ne nous annoncent pas que c’était la fin du confinement.

Parce que, quand on ne sera plus confinés les quatre ensemble, vous me manquerez trop.

Toi Charlie, tu retrouveras tes amis, ton sport, ton envie de toujours être en action. Et moi, c’est tout ce que je souhaite pour mon enfant de dix ans. Bien sûr, mais en ce moment, je suis la plus chanceuse d’avoir autant de temps avec vous, t’sais.

Et Phénix, lui, il capote sa vie d’être ton seul ami en ce moment. Toujours prêt à tout pour rendre son grand frère heureux!

Les nuits à quatre dans notre lit à écouter Netflix seront rares.

Papa n’ira plus faire des méga grosses épiceries… (lol) et il ira encore moins à la SAQ pour maman (lol lol).

Mon stress, il reviendra inévitablement lui aussi.

Rien ne sera comme avant.

Ni notre façon de s’occuper de chacun de nous ni cette façon d’apprécier les moments ensemble. J’espère qu’on se priorisera toujours comme en ce moment.

Parce qu’après tout, la famille c’est ça, être bien ensemble, juste nous ensemble.

Beaucoup de choses nous manquent à tous et j’ai hâte que l’on retrouve tous nos activités et ceux qui nous manquent.

Mais j’espère que ce temps sur pause aura su nous apprendre à savoir prendre des pauses quand il le faut et quand on le veut!

Lisa-Marie Saint-Pierre

Chers Grands-Parents

Chers Grands-Parents,

Je vous écris cette lettre pour vous remercier, vous démontrer mon admiration et vous exprimez mon amour pour vous. Vous avez vu apparaître des inventions extraordinaires, vu la technologie naître et évoluer à vitesse grand V et vécu des moments historiques. Pour certains, vous avez peut-être même participé à ces grands moments.

  • Fondation des Canadiens de Montréal en 1909
  • Naufrage du Titanic le 14 avril 1912
  • Première guerre mondiale 1914-1918
  • Droit de vote des femmes au Canada
  • Premier vaccin (vaccin antituberculeux) en 1921
  • Joseph-Armand Bombardier invente la première motoneige en 1922
  • Premiers essais des photographies en couleurs entre 1925 et 1935
  • Découverte de la pénicilline, le premier antibiotique
  • Krach boursier en 1929 (suivi de la Grande Dépression)
  • Invention du stylo à bille en 1938, mais fabriqué en usine à partir de 1953
  • Premier ordinateur 1937-1946
  • Deuxième Guerre mondiale 1939-1945 (Débarquement de Normandie entre autres)
  • Droit de vote des femmes au Québec le 25 avril 1940
  • Création de l’ONU (Organisation des Nations Unies) le 24 octobre 1945
  • Invention du micro-ondes en 1946
  • Guerre du Vietnam 1955-1975
  • Guerre froide 1956-1968
  • Construction du mur de Berlin en 1961
  • Conquête spatiale :
    • Premier satellite artificiel en 1957
    • Premier homme dans l’espace en 1961
    • Le premier homme sur la Lune le 21 juillet 1969
  • Première pilule contraceptive en 1961
  • Début des travaux pour le métro de Montréal en 1962
  • Assassinat du président Kennedy le 22 novembre 1963
  • Assassinat de Martin Luther King Jr. le 4 avril 1968
  • Jeux olympiques à Montréal en 1976
  • Création de Apple en 1976
  • Adoption de la Charte de la langue française en 1977
  • L’échec du référendum québécois 1980
  • Sony et Philips lancent les premiers CD comme support numérique de la musique en 1982
  • Apple lance Macintosh qui comporte des icônes et une souris en 1984
  • Catastrophe de Tchernobyl le 26 avril 1986
  • Tragédie de Polytechnique le 6 décembre 1989
  • Chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989

Tous ces événements en si peu de temps ! Vous avez vécu dans un siècle où il y a eu plus d’évolutions que pendant les deux derniers millénaires. De l’apparition de l’électricité dans vos maisons, de la télévision en noir et blanc à celle en couleur, la télévision grosse comme un meuble, tellement lourde qu’il était presque impossible de la bouger, à une télévision aussi grosse, mais d’une minceur à faire peur et d’une légèreté surprenante. Vous avez vu naître le premier ordinateur, les téléphones portables, internet très lent à super-méga-débile rapide. Vous étiez habitués d’aller dans votre caisse pour imprimer votre livret de transaction, de payer vos factures au comptoir de la banque, de recevoir vos factures par la poste. Aujourd’hui, tout se fait par internet et pas besoin d’un ordinateur. Non, non, simplement avec nos téléphones intelligents.

Vous nous avez transmis des valeurs importantes comme la famille, le respect et l’honneur. Vous avez tout fait pour vos familles. Vous avez su évoluer, apprendre et grandir en même temps que l’évolution de tous les domaines (médical, technologique…) Vous êtes les êtres humains qui ont eu le plus d’adaptation à faire au cours de leur vie.

Beaucoup de familles québécoises ont grandi avec beaucoup de rassemblements familiaux. Le rythme de nos vies a augmenté graduellement jusqu’à en devenir maladif. Tout doit être fait vite. Pas le temps de niaiser ; le temps, c’est de l’argent. Dans votre temps, la femme restait à la maison et s’occupait de tout. Maintenant, il est impossible (ou presque) qu’un des deux parents reste à la maison. Les deux doivent travailler, envoyer les enfants à la garderie, à l’école. C’est la course toujours, les repas, les tâches ménagères, les devoirs, les bains, les exercices physiques, etc.

Et vous, vous nous regardez courir à gauche, à droite, ne prenant pas une seule seconde pour nous. Vous avez téléphoné presque tous les jours pour prendre des nouvelles, mais nous étions trop pressés pour prendre le temps de vous parler vraiment. Vous vous êtes sûrement demandé : “mais où est-ce qu’on a manqué notre coup pour être si seuls, abandonnés ? » La réponse est simple : vous n’avez rien fait de mal. La vie est devenue une course, le temps nous manque. Mais le temps, nous en manque-t-il réellement ou ne prenons-nous juste pas le temps ?

Chers grands-parents, vous auriez mérité notre temps comme quand vous preniez le temps de nous apprendre à faire du vélo ou à cuisiner. Vous ne méritiez pas de mourir seuls.

Pour tous ceux dont les parents ou grands-parents sont encore en vie, appelez‑les, allez les voir, même si c’est au travers d’une fenêtre. Ces personnes ne méritent pas de rester seules. Nous devons prendre le temps pour elles. Ne tentez pas de trouver du temps, vous n’en trouverez pas ; prenez-le, tout simplement.

Nous avons une chance unique de prendre une pause, de réorganiser nos priorités, de réfléchir à nos actions. Nous avons la chance de changer les choses, de reprendre un rythme de vie plus sain. Ce foutu virus nous donne une occasion de changer.

Chers grands-parents au ciel, certains d’entre vous ont eu la chance, l’honneur d’être accompagnés dans vos derniers moments par les membres de votre famille. D’autres n’ont pas eu cette chance. Chers grands-parents, désolée que la vie ait changé drastiquement au point où nous avons « dû » vous abandonner. Désolée que nous ayons pris conscience trop tard de l’importance de notre présence près de vous. Désolée que nous n’ayons pas pris aussi souvent le temps pour vous.

Chers grands-parents, reposez en paix, festoyez avec vos proches retrouvés !

Cindy LB

Te retrouver

Dans l’incertitude, te retrouver.

Parfois, ne pas pouvoir te répondre. Souvent, ne pas savoir.

T’accueillir dans cette classe transformée. T’enseigner d’une nouvelle façon. Te découvrir sous un autre angle.

Profiter de ce temps précieux où tu m’es prêté, retirer le maximum du fait que nous soyons si peu dans ce grand espace…

Faire de cette épreuve, un tremplin et rebondir, comme tu sais si bien le faire. Devenir meilleur, plus curieux, moins timide ; prendre sa place.

Accepter d’être imparfait et à travers ces imperfections, apprendre comme jamais…

Karine Lamarche

Le pays des Calinours

Je suis cette mère qui a choisi de ne pas parler de la pandémie à ses plus jeunes enfants…

Je suis cette mère qui a choisi de ne pas parler de la situation à ses jumeaux de quatre ans…

Je suis cette mère qui a choisi de ne pas leur parler de la COVID et de les laisser sur leurs petits nuages au pays des Calinours…

Nous avons fait ce choix le 13 mars soit à la fermeture des écoles… Nous revenions de voyage pour la relâche et nous étions tous à la maison depuis quelques jours… Pourquoi vous expliquer la situation, mes amours, alors que vous étiez avec maman depuis décembre, car nous avons déménagé et aucune garderie n’avait de place pour vous ? Pourquoi changer notre routine et vous alarmer ? On est bien ensemble non ?

Oh je sais, on ne comprend pas toujours notre choix… On juge un peu les parents de faire ça… « Ben voyons, comment vous pouvez cacher ça à vos enfants ? »

Je dirais : « Ben voyons, pourquoi je leur donnerais de l’anxiété avec une situation qu’ils ne comprendraient pas ? »

Ma plus vieille est bien entendu au courant. Elle respecte l’omerta. Parce qu’elle connaît sa sœur, elle sait très bien que c’est mieux ainsi. Je crois qu’elle apprécie ses grasses matinées sans réveil nocturne… Elle respecte notre choix et comprend qu’à quatre ans, ce n’est pas évident de cesser les câlins et respecter le deux mètres avec TOUT le monde sauf sa famille immédiate.

Pour toi, ma plus jeune, celle qui vit toute son anxiété dans son « j’ai mal au ventre maman… », je sais que si on te rend nerveuse, tu auras mal au ventre. Tu voudras te coller sur papa ou maman, tu vas te rouler en boule avec ta doudou sur le divan… Aussi, tu projetteras ton anxiété sur ton frère jumeau qui ne comprendra pas pourquoi il est anxieux, tu nous poseras 1 000 questions auxquelles il nous sera difficile de te répondre… Tu te réveilleras la nuit pour nous les poser une autre fois… t’sais, des fois que la réponse serait différente quand il fait noir…

Pour toi aussi, mon garçon, qui me posera des questions, mais ne comprendra pas ce virus, cette distance de deux mètres, cette inquiétude chez les adultes… Les réponses de papa et maman ne seront pas à ton goût et il y aura beaucoup de pourquoi… Je pense à toi aussi qui vivras l’anxiété de ta sœur par symbiose… sans l’avoir demandé !

Nous avons fait ce choix de façon consciente et après six semaines, j’y crois encore. Les jumeaux s’ennuient de leurs amis de notre ancienne ville, mais nous ne sommes plus là… Ça va bien aller ! Ils aimeraient voir mamie, mais comme on dit que ce n’est pas possible et qu’ils viennent tout juste de passer une semaine complète avec elle à la relâche… Ça va bien aller ! Ils voudraient souper avec grand-papa et grand-maman, mais ils pensent qu’ils habitent encore loin comme avant… Ça va bien aller !

Toi qui nous connais, sache que je ne veux pas ton avis ; je te demande seulement de respecter notre choix. Nous sommes leurs parents, donc nous sommes les meilleures personnes pour choisir ce qui est le mieux pour eux ! J’aimerais que tu respectes mon choix, mais je ne te demande pas d’être d’accord. 😉

Je suis persuadée que je fais le meilleur choix pour EUX, MES amours.

Mes enfants commencent l’école en septembre, il me reste encore du temps, non ?

Stéphanie Poitras

Pour toi, le finissant du secondaire 2020

C’était ta dernière année. Tu savais déjà ce que tu allais faire plus tard dans la vie ou tu hésitais encore. Tu venais de faire ton inscription au cégep quelques semaines plus tôt et tu te croisais les doigts pour être accepté au premier tour dans ton premier choix. Ton secondaire allait se terminer dans trois mois. Tu rêvais du bal des finissants. Tu avais hâte de regarder ton album et de le faire signer par tout le monde. Ce que tu ne savais pas, c’est que la COVID allait frapper et qu’elle changerait tout cela pour toi.

Tu as toujours rêvé qu’une catastrophe survienne pour qu’il n’y ait subitement plus d’école du jour au lendemain. Je le sais, moi aussi à ton âge, je le souhaitais. Sauf que là, c’est arrivé pour vrai. Une semaine c’est le fun, deux aussi. Mais là, le temps a commencé à être long. Ce que tu n’avais pas prévu dans ton scénario est que la catastrophe qui t’empêcherait d’aller à l’école t’empêcherait aussi de voir tes amis, de sortir et de vivre ta vie normalement.

Semaine 3… 4… 5, tu t’ennuies de l’école, chose que tu ne pensais jamais vivre dans ta vie. Tu t’ennuies des corridors pleins de gens, du son de la cloche, de courir pour changer de local entre les périodes. Tu te demandes si tu te souviens de la combinaison de ton cadenas. Tu t’ennuies de tes collègues de classe et même de tes professeurs !

Semaine 6, la décision est prise : les cours sont annulés pour le reste de l’année pour les élèves du secondaire. Tu seras convoqué pour aller chercher tes effets personnels à l’école, et c’est comme ça que l’aventure va se terminer. Les corridors seront vides, les professeurs absents et tes amis aussi. Toi qui avais si hâte à ton dernier examen en juin pour dire au revoir à cet endroit et aller de l’avant vers une nouvelle aventure, tu vas quitter autrement. Tu n’auras pas la chance de dire au revoir à tes professeurs, de les remercier pour l’aide qu’ils t’ont apportée au cours des dernières années.

Je ne sais pas si le montage de ton album de finissants était terminé. Je ne sais pas si tu pourras en avoir un. Pour le bal, j’ai de la peine pour toi, car je me rappelle à quel point je rêvais de ma robe de bal depuis le début de ma cinquième secondaire. Peut‑être l’avais‑tu déjà trouvée ou peut‑être que tu allais bientôt commencer le magasinage pour la trouver. Savais‑tu déjà avec qui tu irais au bal ? C’est un rite de passage important qui marque la fin d’une étape et un premier pas vers ta vie d’adulte, ça méritait d’être souligné ! Le virus en a décidé autrement.

Pour tous les finissants du secondaire 2020 et plus particulièrement pour ma cousine Rébecca, soyez fiers de vous, de ce que vous avez accompli au fils des dernières années. Vous aurez quelque chose d’unique à raconter à vos enfants lorsqu’ils arriveront eux aussi en cinquième secondaire et qu’ils vous demanderont comment ça s’est passé pour vous.

Annie St-Onge

La rentrée de mai

Il y a deux mois, les écoles ont fermé. Deux mois, comme des vacances d’été. Mais sans été.

Les élèves sont partis. Sans savoir.

Les concierges ont tout désinfecté.

Les enseignants ont déplacé leur bureau de travail dans leur cuisine ou leur sous-sol.

Ils ont tout fait pour se réinventer. Pour apprendre de nouvelles façons de communiquer avec leurs élèves, avec les parents, avec l’équipe-école, avec les collègues. Team work encore plus que d’habitude.

Ils ont appris le fonctionnement de toutes les plateformes de partage de fichiers et de vidéoconférences. Ils sont devenus leurs propres techniciens informatiques, leurs propres cameramen ou camerawomen. Ils ont adapté leur matériel d’enseignement et d’évaluation à une modernité qu’on avait plus ou moins vue venir : l’enseignement à distance, à grande échelle, au secondaire comme au primaire. Je ne peux même pas imaginer de quoi ça a l’air avec les petits de maternelle…

***

Et maintenant que l’école rouvre ses portes, on fera le chemin inverse, comme à toutes les rentrées scolaires.

Les enseignants sont déjà de retour dans leur classe. Ils ont placé les pupitres (mais en ont sorti la moitié dans le corridor). Ils ont refait leur liste d’élèves (enthousiastes de retrouver ceux qui reviennent, tristes que la moitié du groupe reste à la maison ou soit envoyée dans une autre classe). Ils referont cette liste chaque semaine, en fonction des nouvelles inscriptions et des changements d’idée.

Ils planifient l’horaire des premières journées :

  • Beaucoup de temps consacré aux nouvelles règles à respecter (deux mètres de bulle, des collants aux planchers pour indiquer la direction des déplacements, des lavages de mains encore plus fréquents, et l’obligation d’attendre son tour deux par deux au lieu d’attendre en rang).
  • Le casse-tête des arrivées et des départs d’élèves, des récréations et des dîners.
  • Les matières (en nombre réduit) à réviser ou à enseigner en groupe live et à distance, sans autre matériel scolaire que ce qui se trouve dans les pupitres des élèves et dans l’imagination du prof.

Viendront les journées de canicule, la fatigue de fin d’année et la période des évaluations. Coronavirus, on n’y échappe pas ! Normalement, c’est balancé avec les voyages de fin d’année, les BBQ de juin, les célébrations de finissants, les activités extérieures dans les jeux d’eau et les parcs… mais pas cette année. Juin 2020 sera drabe. Mais mémorable.

Puis, le concierge refera sa tournée, encore et encore. Et encore. Chaque classe, chaque racoin, chaque lieu partagé. Matin, midi, soir. Tout sera nettoyé, organisé, désinfecté. Ça sentira l’eau de Javel dans les corridors ! Chaque jour. Je vous jure, les élèves ne s’enfargeront pas dans les boîtes à lunch qui traînent. Ce sera (en bon québécois) spik’n span.

Puis sonnera l’heure du retour des élèves. Comme à chaque mois de septembre, ce sera progressif, pour ne pas étourdir les enfants et les intervenants. C’est juste que là, la rentrée est en mai. C’est juste que là, la plupart des élèves connaissent leur école, leur classe, leurs amis, leur prof. Mais ils devront les regarder avec des yeux nouveaux. Des yeux prêts à découvrir un nouveau monde stérile en microbes, mais tout aussi fertile en apprentissages et en amitiés. C’est juste que là, les parents ne tiendront pas les mains de leur enfant jusqu’à la porte de la classe. Ils devront plutôt les badigeonner de Purel avant de leur dire au revoir de loin.

Si je me fie à ce que j’ai vu sur l’écran de mon ordinateur cette semaine, quand l’enseignante de mon fils de première année lui a fait visiter sa classe virtuellement, élèves et enseignants attendent ce moment avec impatience, même s’il sera rempli d’inconnu. Tout le monde (incluant les spécialistes du gouvernement, Horacio en tête) aura ses réticences et ses inquiétudes, et une hâte peut-être faite de maux de ventre et d’attentes trop élevées. Et tout le monde apprendra de tout ça.

Les profs et les enfants ont déjà compris que leur plus grand défi, ce sera de résister à l’appel des câlins. Et mon garçon, lui, sait que sa prof a déjà collé dans son pupitre la photo de son toutou préféré parce qu’il devra le laisser à la maison. Bien qu’il ait très hâte de retourner à l’école, il s’ennuiera aussi de son cocon familial. Au moins cette fois-ci, les vacances arriveront à peine un mois après la rentrée !

Nathalie Courcy

Encore plus près

Depuis que je suis née, cette journée t’était réservée.

Cette année pour la première fois, nous allons la partager.

Ça me fait tout drôle ce nouveau rôle

Et j’ai la chance que tu m’épaules

Je ne pensais pas pouvoir être plus proche de toi

Que nous le sommes déjà

Pourtant un nouveau lien nous unit

Et je ne pourrais en être plus ravie.

Je sais que tu trouves difficile

Que 650 km séparent nos domiciles.

Ça me brise autant le cœur de savoir

Que ma fille ne pourra pas souvent te voir.

Heureusement que Facetime existe

Pour que les beaux moments persistent

Tu as fait de moi la maman que je suis aujourd’hui

Et pour ça, jamais je ne te dirai assez merci

Tu m’as transmis toutes tes valeurs

Grâce à toi je vois avec les yeux du cœur

Je sais que je peux compter sur toi

Peu importe l’heure, le jour, le mois

Je sais que tu répondras présente

Quelle que soit la raison pour laquelle je me lamente

Merci maman d’être celle que tu as été

Celle que tu es et celle que tu seras

J’ai tellement hâte qu’on soit tous déconfinés

Pour enfin pouvoir te prendre dans mes bras

Je t’aime

Anouk Carmel-Pelosse