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Assumer sa sexualité feminine

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J’aime le sexe.

Malheureusement, ce mot si doux à mes oreilles, si soyeux à mon corps, est encore très tabou dans notre société.

C’est malheureusement encore tabou de clamer haut et fort que je suis un être sexuel féminin.

Je dois et je veux l’assumer, car mon corps m’appartient, mon plaisir m’appartient… Non seulement il m’appartient, mais c’est ma responsabilité d’y parvenir et d’en prendre soin. Si, à la fin d’un ébat sexuel, je n’ai pas atteint d’orgasme, de jouissance, je dois et je veux pouvoir le dire, l’exprimer. Si la position ne me convient pas, si je n’arrive pas à atteindre le niveau de jouissance que je veux, auquel je m’attends, je veux arriver à le reconnaître, l’exprimer et identifier ce qui me fera plaisir.

Je suis partante pour essayer beaucoup de choses différentes quand ça vient au sexe. Pourquoi pas! Après tout, si je n’aime pas ça, je m’exprime et on change, on arrête, on essaie autre chose. Le sexe c’est bon… non, excuse-moi… Le sexe c’est vrrrrraiement bon ! Le sexe me fait vibrer… Ça choque venant d’une femme ??!! Eh bien, je l’assume pleinement ! Je suis une femme. J’aime ce qu’un orgasme peut me procurer comme bien-être et je trouve super important d’en parler !

Ceci étant dit… On remet souvent, trop souvent, les clés du plaisir féminin aux hommes. (Petite parenthèse… jusqu’à maintenant, je n’ai pas rencontré une femme qui ne se souciait pas de mon plaisir.) Tu sais… l’image d’un homme de l’âge des Cro-Magnon qui dit : « Couche-toi sur le dos ma belle, je vais te f*** ! »… C’est très cru, mais très représentatif de la pornographie ET de l’éducation que l’on donne à nos enfants.

On enseigne à nos enfants comment ne pas tomber enceinte, comment mettre un condom, comment se protéger des ITSS et MTS. Mais on oublie de leur enseigner que le plaisir est le plus important. On oublie de leur enseigner qu’il faut écouter son partenaire, écouter ses besoins, ses demandes, son corps, ses yeux. C’est tabou pour une mère de dire à son fils que le désir, c’est crissement important dans une vie, dans une relation. C’est tabou pour un père d’expliquer à sa fille que pour être heureux en relation avec un/une partenaire, il faut savoir reconnaître pas juste l’amour, mais le désir de l’autre corps également. On emploie plutôt les mots comme enfants, maison, famille quand on parle à nos enfants de leur avenir.

Et si le fait de s’assumer en tant que femme passait par l’éducation sexuelle de nos enfants, garçons ET filles ? Nos enfants sauraient reconnaître le bonheur sexuel, le désir de l’autre, le désir à travers les yeux de l’autre. Moi… en tant que femme, j’ai acquis beaucoup de confiance à travers les yeux de mon partenaire. Le voir me regarder avec envie, avec désir, voir dans ses yeux qu’il aime ce que je lui fais, m’a donné énormément de confiance. Et acquérir de la confiance au lit m’a permis d’acquérir de la confiance tout court.

Ce qui se passe dans mon lit se reflète dans ma vie hors du lit !

Moi, j’ai le goût de faire plaisir à mon homme et à mes partenaires, j’ai le goût de leur montrer que je suis belle, que j’ai du plaisir et que je mouille en leur faisant plaisir. J’ai le goût de m’assumer et de contribuer à mon propre plaisir à l’aide de leurs doigts, leur membre, leur bouche, leur corps et j’ai le goût de le leur dire. Je n’ai pas le goût de me coucher sur le dos, de leur prêter mon corps et d’attendre que ça finisse.

Je suis Roxy, une belle femme, une femme complexe et sexuelle et je M’assume! 😊

Ma fille devient une femme, que je le veuille ou non

- Mom, qu’est-ce que ça te fait de me voir vieillir ?

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– Mom, qu’est-ce que ça te fait de me voir vieillir ?

Voilà une question que ma fille m’a posée cette semaine. Ouch, le cœur de mère vient de prendre une débarque ! Ma mini a un chum. Un vrai. Elle m’a même annoncé que pour la première fois de sa vie, elle était à l’aise et elle l’a embrassé. Re-ouch, mon cœur veut pleurer !

Qu’est-ce que ça me fait de la voir grandir ? J’ai une immense fierté de la voir aller, mais j’ai aussi l’impression de la perdre. Je perds mon bébé un peu plus chaque jour. On m’avait dit que ça passerait vite, mais je n’avais jamais réalisé que ce serait si vite. Ça me fait réaliser qu’un jour, elle n’aura plus besoin de moi. Un jour, je serai « seulement » sa mère. Un jour, elle me trouvera dépassée, comme les autres. Un jour, elle me trouvera « trop vieille pour comprendre ». Et ça, ça me fait peur…

Ma petite fille devient une femme, que je le veuille ou non.

Je veux que tu saches, ma fille, que maintenant, tu es autonome. Tu prends tes décisions, tu les assumes et tu m’en parles quand ça te fait du bien. Sache que ma porte sera toujours ouverte, si tu as besoin de conseils ou simplement si tu as besoin de te confier. En attendant, je te laisse voler, voler de tes propres ailes, mais n’oublie jamais ceci :

  • Ne laisse jamais personne t’obliger à faire des choses que tu n’as pas envie.
  • Ne laisse personne décider à ta place.
  • Respecte-TOI en premier, écoute ton cœur et suis ton instinct ; c’est fort l’instinct !
  • Fais-TOI confiance en premier lieu.
  • La vie est magnifique : aime, savoure, amuse-toi.
  • RIS. Ris aux éclats, le plus souvent possible.
  • Poursuis tes rêves, n’abandonne pas et ne laisse personne te décourager.

La vie d’ado n’est peut-être pas facile tous les jours, mais en passant au travers, tu deviendras celle dont tu as toujours rêvé ! Aie confiance en toi autant que moi, j’ai confiance en toi et tu défonceras toutes les barrières avec ton caractère !

Un caractère d’ado n’est pas facile à gérer, mais utilise-le en positif ! Sois têtue envers tes convictions, tiens-les, ne les abandonne pas sous l’influence des autres ! Fonce, ose, rêve.

Il n’y a que toi pour décider du genre de femme que tu veux devenir. Prends soin de toi. Aime-toi et ne t’abandonne surtout pas. Sois forte et reste forte pour toi.

Tu feras ton chemin, tu créeras ton bonheur et tu seras fière de toi, et ça, c’est ce qu’il y a de plus important !

Tania Di Sei

Besoin de me retrouver

 

Est-ce que c’est la crise de la quarantaine qui a eu cet e

 

Est-ce que c’est la crise de la quarantaine qui a eu cet effet-là, ou est-ce que c’est juste moi qui ai pris un mauvais tournant? Je me suis réveillée un matin et je voulais être moi, juste moi! Être Annie tout simplement. Vous vous souvenez de la chanson de Kaïn « Embarque ma belle »? Comme le dit cette chanson : « Chus fatigué de devoir, fatigué d’entendre tout l’monde me dire Comment respirer, comment j’devrais agir. J’ai envie de r’trouver, c’que j’étais, tout c’que j’voulais devenir. R’trouver la sainte paix, juste une bonne fois pour de vrai ». C’est ça que je veux!

Pendant des années, j’ai été « la fille de… », puis « la sœur de… », « la blonde de… » et maintenant, je suis « la mère de… ». On dirait que je me suis perdue de vue avec le temps et avec les années. Apparemment, selon ce que l’on m’a dit, ça fait partie du fait d’être maman de s’oublier et de se laisser aller. Je me rebelle, je ne suis pas d’accord! Pourquoi je ne peux pas à la fois être une mère et une femme à part entière? Après tout, je me définis par ce que je suis, pas par les gens qui m’entourent. Je veux redevenir moi. La moi qui existait avant les enfants, celle qui regardait autre chose que des dessins animés même quand les enfants étaient couchés! Elle doit bien être quelque part, cette Annie — là! Elle ne peut pas avoir disparu de la surface de la Terre comme si de rien était!

Par où commencer? On s’entend, je suis toujours moi, je n’ai jamais cessé de l’être, mais j’ai refoulé des choses en moi. Des choses que j’aime, des besoins, des envies pour faire passer mes enfants en premier. Je suis toujours moi, mais je ne me reconnais plus depuis quelques années. Il me manque quelque chose : il me manque moi! Le moi qui existait avant les enfants. Je suis donc partie en quête pour retrouver Annie!

J’ai dû chercher pas mal pour la retrouver, elle était bien cachée. Dans un coin, dans le noir à attendre le jour où je viendrais la sortir de l’ombre. C’est le fait de regarder un vieux film des années 80 à la télé en plein syndrome prémenstruel qui m’a fait la retrouver. Un déclic s’est fait dans ma tête. Ça m’a rappelé les amis que j’avais et que j’avais perdus de vue avec le temps, ce que l’on aimait faire ensemble, comment je me sentais à ce moment avec eux. Ça m’a rappelé ce que j’aime faire, ce que j’ai mis de côté avec le temps pour diverses raisons. Tout a déboulé, tout m’est revenu en tête. Je m’étais retrouvée enfin! J’ai cherché les raisons pour lesquelles j’ai tout mis de côté avec le temps, aucune d’entre elles n’était bonne : peur de déplaire aux gens qui m’entourent, me conformer à l’image de la « maman parfaite », me conformer à ce que je pensais qu’on attendait de moi. J’ai eu tort.

Comment combiner ma vie de maman et ma vie de femme sans me sentir coupable a été une autre paire de manches. Je dois humblement avouer que oui, j’ai dû me tourner vers de l’aide extérieure en psychologie pour le faire. Je me sentais coupable de prendre du temps pour moi, de vouloir des choses juste pour moi. J’avais l’impression de priver mes enfants de quelque chose si je pensais à moi. J’ai réalisé que la seule chose dont je privais mes enfants était le fait de voir leur mère heureuse. Je mérite d’être heureuse et mes enfants méritent de me voir heureuse aussi.

Je réapprends à être moi, tranquillement et doucement. J’apprends à prendre du temps pour moi et à ne plus me sentir coupable de le faire. Oui je suis une mère, mais je suis avant tout une femme. Je l’avais oublié avec le temps. Le travail est toujours en cours, il pourrait y avoir des rechutes. Par contre, je me suis fait une promesse, celle d’être heureuse, et je compte bien la tenir. Je me suis donc rééquipée en consoles et jeux vidéo, j’ai transmis ma passion des voitures à mon fils, j’ai recommencé à chanter à tue-tête dans la voiture et j’ai recommencé à danser en cuisinant et en faisant le ménage avec de la musique dans le plafond. Y a de l’espoir!

Annie St-Onge