Tag gouvernement

L’éducation, une priorité! Texte : Annie Corriveau

Ça fait un bout que je n’ai pas écrit car je me suis lancé de t

Ça fait un bout que je n’ai pas écrit car je me suis lancé de très gros défis depuis l’an passé. En fait, d’énormes défis et surtout en temps de pandémie. J’ai 47 ans, maman de deux magnifiques et adorables (et non, ce n’est pas sarcastique) ados. Des ados résilients, agréables et tellement beaux ! Donc, maman à temps plein puisque papa est décédé il y a 9 ans. J’ai travaillé pendant 25 ans comme croupière au Casino de Montréal. Un travail qui paraît facile et agréable, mais qui est très difficile sur le corps, surtout le cou et les membres supérieurs. Étant blessée, j’ai cherché à me réorienter, à me trouver une nouvelle carrière.

C’est sous les conseils de plusieurs amis proches que j’ai décidé de retourner à l’université en enseignement. Comme j’ai un baccalauréat en Études françaises, je n’ai pas eu de difficultés à me trouver de la suppléance. Au début de l’année scolaire, alors que je distribuais de CV dans le but de faire de la suppléance à nouveau, on m’a offert un contrat en enseignement du français au secondaire. J’avais d’ailleurs fait un cours en français langue d’enseignement, et c’est vraiment vers cette avenue que je voulais me tourner. J’ai donc accepté le contrat sans même savoir dans quel bateau je sautais… et laissez-moi vous dire que c’est tout un bateau ! Un bateau qui n’arrête jamais. La planification, la correction, la gestion de conflits, de classe, le matériel, les messages TEAMS à 21 heures. Ça n’arrête jamais. J’ai accepté le contrat sans même connaître le salaire. Et je peux vous dire que pour la charge de travail, je suis du cheap labour pour notre beau gouvernement.

J’adore ce que je fais maintenant, j’adore mes élèves, la matière, ma merveilleuse équipe-école qui m’a encadrée et soutenue. J’aspire même à être acceptée à la maîtrise qualifiante en enseignement du français au secondaire dans le but de parfaire mes connaissances, mes techniques, ma pédagogie. Mais sérieusement, l’enseignement est vraiment malade au Québec.

Oui, c’est vrai, ils engagent des personnes comme moi qui ne sont pas qualifiées. Des personnes qui partent de zéro et qui doivent s’adapter, apprendre à gérer les élèves, leurs nombreux plans d’intervention, leurs particularités. Qui doivent communiquer avec des parents qui les blâment pour les problèmes de leurs enfants, qui trouvent que l’école n’offre pas assez de services, qui ne s’impliquent pas, qui ne répondent pas à leurs nombreux courriels. Mais en ce moment, les directions d’école ne peuvent pas faire autrement. Le manque de personnel est tellement grand et ceux qui restent sont à bout de souffle.

Aujourd’hui, les profs réclament haut et fort de l’aide. De l’aide pour offrir plus de ressources à nos enfants, à VOS enfants. Pour avoir plus de soutien, plus de services car sérieusement, je ne savais pas qu’un élève pouvait nécessiter à lui seul autant de ressources et d’attention. Les profs réclament le même salaire que dans les autres provinces canadiennes. Si vraiment vous saviez combien gagne un prof en début de carrière, vous comprendriez probablement chaque minute de revendication des professeurs.

Ah oui, c’est vrai, je vais avoir deux mois de vacances cet été. Oui, deux mois à me refaire une santé, à me reposer de mon année mouvementée, sans pause, sans congé et en temps de COVID en plus ! Je veux continuer dans ce domaine car je réalise que j’y suis vraiment à ma place. J’ai l’avenir d’une soixantaine d’ados entre mes mains et je trouve ça stimulant, captivant, enrichissant. Quand j’entends les parents se plaindre parce que les profs font un débrayage de nuit ou de fin de journée afin de se faire entendre auprès du gouvernement pour l’avenir de LEUR enfant, ça vient me chercher. L’école est un endroit où l’on enseigne, où l’on encadre, où l’on dirige, et non où l’on garde les jeunes. Les profs essaient, en ce moment, de se faire entendre par tous les moyens avec le moins d’impact sur l’année scolaire de leurs élèves. Non, ce n’est pas un geste égoïste de la part de profs et oui, les élèves ont manqué une moitié d’année scolaire l’an passé, mais s’il vous plaît, appuyez-nous ! C’est pour le bien de VOS enfants !

Annie Corriveau

M. François Legault, j’ai mal à ma profession d’éducatrice par votre faute

<img class="alignnone size-medium wp-image-15370" src="http://www.ma

M. Legault. (En temps normal, je me serais adressée au premier ministre en vous. Je n’ai pas l’habitude d’une telle familiarité avec les gens que je ne connais pas, surtout vu votre statut. Permettez-moi donc, M. Legault, cette simple familiarité entre nous. Comme je vous ai entendu discriminer ma profession sans même me connaître, ni entendre mon point de vue ni l’opinion de celles qui œuvrent auprès de la petite enfance, et ce, avec un ton plutôt condescendant envers notre métier, je ne peux faire autrement que d’utiliser le même ton.)

Par vos propos tenus à l’Assemblée nationale, vous nous avez discréditées, mes collègues éducatrices et moi, aux yeux de la population. Par votre adresse, vous nous avez reléguées à un rôle de second plan. Comme s’il y avait des secondes places pour ceux qui accompagnent les enfants. Les enfants sont notre priorité. Permettez-moi de vous ramener à ma réalité, notre réalité à nous, les « techniciennes » en petite enfance. Que dis je, nous, les « professionnelles » de la petite enfance, car j’ai envers mon métier un immense respect et la conviction que nous offrons des services de qualité. Les enfants ne méritent rien de moins. Ils méritent mieux, ce que vous ne semblez pas voir ni vouloir entendre.

Le 14 février dernier, vous vous êtes permis de sous-entendre et de faire miroiter aux Québécois l’idée suivante : « Vous avez le choix entre une garderie avec deux tiers d’employés qui sont des techniciens de garde, ou une maternelle 4 ans avec des enseignants et toute une équipe de spécialistes de l’école primaire ». Comme si cette comparaison donnait la définition de ce qu’il y a de mieux pour nos enfants.

Votre façon de nous rabaisser et de juger notre professionnalisme a été un coup aussi douloureux que si vous nous aviez appelées des « gardiennes ». Des années d’efforts à valoriser notre profession. Des années que vous avez balayées du revers de la main en quelques instants. Des années que vous avez diminuées par vos simples paroles non réfléchies.

Je sais bien que notre manque de ressources en petite enfance nous vient d’un ancien gouvernement. Mais les propos énoncés viennent de vous. Ils dénigrent et indignent des femmes qui travaillent du mieux qu’elles peuvent, avec ce qu’elles ont. Vous faites de vos « ressources offertes » dans les écoles votre cheval de bataille.

Les ressources offertes, comme vous dites, DOIVENT RESTER cette unique bataille. Mais il faudrait que cette lutte ne s’invite pas qu’au niveau scolaire. Pour donner du pouvoir à votre cause, vous avez cru bon de soumettre à la population DEUX CHOIX : un excellent et un moins bon. C’est ce que les gens retiennent. Malheureusement, le message transmis nous donne aussi l’impression que faire des études universitaires, c’est EXCELLENT. Faire une technique, c’est moins bon. C’est acceptable, passable. Vous avez cru bon d’établir une clôture entre deux mondes qui devraient, bien au contraire, s’allier. Vous priorisez ce que vous croyez être le mieux au détriment de l’autre option. Vous restez fermé face à nos paroles en supposant que nos propos ne nous servent que d’excuses. Comme si nous manquions d’ambitions, d’aspirations et d’idéaux. C’est vous qui coupez nos rêves à force de vouloir créer ce qu’il y a de mieux : soutenir les enfants, accompagner les parents.

Vous êtes littéralement « obsédé » par votre projet, comme si l’état d’urgence était d’avoir des classes pour accueillir votre idéal. Je ne suis pas contre l’idée de pouvoir mieux cibler les enfants qui auront besoin de soutien avant leur entrée dans le grand monde scolaire. Comme vous êtes au pouvoir actuellement et que vous ne faites que ce qui vous chante pour y remédier, j’en conclus que vous faites partie de cette équation qui soustrait les ressources que nous avons perdues. Vous êtes, dorénavant, responsable de ne pas faire en sorte que nous ne puissions redonner aux enfants ce que nous avons dû leur soustraire.

Je ne suis pas contre l’idée d’établir un suivi pour que le dossier de l’enfant soit transféré vers le milieu scolaire. L’idée d’établir un suivi n’est toutefois pas une nouveauté. Peut-être pas au goût de VOTRE jour, mais il existe déjà, en CPE, en garderies, en milieux familiaux. Vous semblez incapable de reconnaître ce sur quoi nous avons si longuement travaillé pour accueillir toujours mieux la petite enfance. Vous préférez vous attribuer tous les mérites. Cela nous confirme que vous connaissez peu notre profession, que vous connaissez peu le réseau de la petite enfance. Vous n’êtes pas le premier à vouloir un pont entre les 0-4 ans et l’école. C’est notre travail à nous de guider les enfants et de les amener à devenir des êtres responsables et plus autonomes. Il s’agit d’une obsession qui vous empêche de voir l’ensemble de la situation, l’ensemble du système de la petite enfance et du système scolaire. Votre cheval de bataille a vraiment des œillères.

Pour exercer ma profession, je n’ai effectivement pas de diplôme universitaire puisque je n’ai pas trouvé de doctorat en patience ni en bienveillance. Il n’y a aucune université qui offre le baccalauréat du don de soi. Nous sommes des professionnelles de terrain. Dès les débuts de notre formation, nous avons été plongées dans la pratique. C’est ça, une technique. Embarquer dans des souliers dès le début de notre démarche, de notre cheminement scolaire, sans jamais les quitter. Acquérir toute l’expérience en sautant dedans à pieds joints, corps et âme.

Ces enfants avec qui nous passons du temps de qualité, on finit tellement par les ressentir! On vibre au même diapason qu’eux. On les devine, vous n’avez pas idée. Est ce que cela prend vraiment un diplôme universitaire pour exceller dans notre rôle? Je vous confirme que non. Est ce que cela nous discrédite envers notre profession? Je vous confirme que vous l’avez fait. En plus de 20 ans, j’ai cumulé des perfectionnements, des formations et de l’expérience qu’aucun cours universitaire n’aurait pu m’enseigner.

Nous, les professionnelles en petite enfance, avons goûté à ces multiples coupes budgétaires nous obligeant à rajouter des tâches à notre tâche d’éducatrice. À faire des pirouettes pour offrir encore et toujours la même qualité de service aux enfants et pour répondre aux attentes des parents. Car c’est ce qu’ils méritent. Car c’est notre mandat, nos objectifs de carrière.

Comme bien des Québécois, j’ai fait mon devoir de citoyenne lors des dernières élections. J’ai voté pour un changement. J’ai voté pour être entendue. Vous m’avez laissé croire qu’avec vous, cela serait différent. Vous m’avez laissé croire que vous étiez des nôtres, si près de la population. Cette population que l’on n’écoute que très rarement.

Vous sembliez être l’HOMME de toutes les situations. On vous a donné les rênes en votant pour vous. Mais vous devez maintenant savoir guider votre cheval de bataille dans la bonne direction!

Pour redorer votre titre de premier ministre à l’égard de toute une population féminine (sortez votre calculatrice, vous verrez que nous sommes des milliers), je vous invite donc à vous rétracter. Et pourquoi ne pas vous intéresser à notre profession? Voir de quelle façon les coupures nous ont touchées. Voir combien nous sommes professionnelles. Voir combien notre technique rime avec professionnalisme. Voir combien nous méritons votre reconnaissance.

Et vous, éducatrices qui valent mille fois plus que le simple titre de « techniciennes », avez-vous eu le plaisir de rencontrer de petits êtres pas plus hauts que trois pommes, plus jeunes que 4 ans avec qui une aide spécialisée aurait été d’un grand réconfort pour les accompagner ou pour soutenir leurs parents? Je suis curieuse de lire vos récits, de connaître vos expériences. #EducatriceEtFiereDeLEtre

 

Mylène Groleau

Légalisation

Le 17 octobre 2018, partout dans le Canada, le cannabis a été l

Le 17 octobre 2018, partout dans le Canada, le cannabis a été légalisé.

Comment vous sentez-vous avec ça en tant que parents ? Comment en parlez-vous avec vos enfants ? Trouvez-vous que vous avez accès à assez d’informations pour être capable de suivre ce qui se passe autour de cette légalisation ? Savez-vous ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas ? Seriez-vous capable de reconnaître un produit acheté légalement d’un produit illégal ?

Qu’en pensent vos adolescents ?

Avez-vous peur ?

Pourquoi tant de questions ? Parce que j’estime que nous avons eu un manque d’informations total de la part de notre gouvernement.

Ce serait plus facile, en tant que parent, de ne pas en parler, parce que je ne connais pas tant le sujet ! Ai-je déjà consommé ? Oui ! Ai-je aimé ça ? Oui ! Pourquoi je ne consomme plus depuis de très longues années ? Parce que c’était illégal ! Vais-je consommer maintenant que c’est légalisé ? Je ne sais pas ! Mes enfants ont-ils l’intention de consommer ? Oui !

Alors je me suis mise à fouiller, à essayer de commander en ligne, à m’informer sur les différents produits distribués et sur leurs différents effets. Je me suis sentie aussi perdue que si je devais choisir un bon vin, pour accompagner un plat précis. Je n’y connais rien ! Tout est dit sans être vraiment développé. Comme parent, je me sens ignorante et abandonnée !

Nous avons reçu un courriel de l’école des enfants, quelques lignes explicatives sur les effets du cannabis et l’interdiction de sa consommation avant 18 ans. C’est tout. Débrouillez-vous avec ça…

On dirait que c’est arrivé trop vite et pourtant, nous le savions que le 17 octobre, ce serait là. Pourquoi ne nous sommes-nous pas préparés ? Pourquoi le gouvernement nous a‑t‑il parachuté ça sans nous éduquer ?

Dans ma ville, où puis-je consommer ? Est-ce clair ? Où trouver l’information ? J’ai tant de questions… Pourquoi à Montréal, je peux fumer du cannabis dans la rue tranquillement et légalement, mais je ne peux pas déguster une bière, au risque d’avoir de sérieux problèmes et une amende salée ? Elle est où, la logique ?

Je me sens dépassée.

Alors, que répondre aux dizaines de questions de mes adolescents ? Comment vais‑je réagir quand ils vont consommer ? Comment dois‑je réagir ? Je tolère bien qu’ils consomment de l’alcool… c’est culturel, vous allez me dire… mais concernant le cannabis, la culture a‑t‑elle changé sans que je m’en aperçoive ? Maintenant, au lieu de prendre l’apéro autour d’une table, on prendra de la marijuana ? Quand on ira à un party, on apportera nos fleurs séchées et notre vin ?

Le gouvernement a‑t‑il besoin que nous consommions pour recevoir plus d’argent ? Cet argent va‑t‑il être réinvesti dans l’information et la prévention ?

Qu’en pensez-vous, parents ? Comment gérez-vous ça avec vos enfants ?

Gwendoline Duchaine

 

La saga des lunchs

Nous sommes en plein mois de septembre, la rentrée est derrière no

Nous sommes en plein mois de septembre, la rentrée est derrière nous depuis quelques jours. Nous essayons tant bien que mal de prendre ou de reprendre notre routine pour l’année scolaire. Qui dit routine dit aussi routine des lunchs. Il y a quelques semaines, alors que la campagne électorale commençait, un parti politique nous a fait une promesse électorale qui m’a fait un peu sursauter. Nous allons vous offrir, chers parents, des lunchs. Oui, oui! Des lunchs pour vos enfants. Notre priorité, c’est la conciliation travail-vie familiale et nous voulons vous aider en nous occupant des lunchs.

Pour être franche, ça m’a un peu irritée et ça m’a provoqué un certain malaise. Je ne dis pas que l’idée est mauvaise, mais là où moi, ça m’a dérangée, c’est de dire que les parents n’ont pas le temps de faire des lunchs. C’est ce qui m’a frappée. Sommes-nous à ce point si surchargés que de planifier les lunchs devient un irritant? Sommes-nous rendus à trouver cela si lourd de nourrir nos enfants? J’en conviens, parfois ça pèse, mais est‑ce que nous avons pleine conscience du geste que nous posons de faire ce fameux lunch?

C’est vrai que cela prend un certain niveau d’organisation, ça prend du temps, soit la veille ou le matin avant le départ. Je crois sincèrement que ça prend un minimum de volonté et un soupçon de rigueur. Ce n’est pas toujours plaisant, mais en même temps à mes yeux, c’est un geste d’amour. Est-ce que j’ai vraiment envie que le gouvernement gère jusqu’à la boîte à lunch de mon enfant sous le prétexte que nous sommes débordés?

C’est ce bout‑là qui vient le plus me chercher. Je me croyais assez seule dans mon raisonnement, mais dans les derniers jours, j’ai vu une discussion lors d’une émission à la télévision où l’on parlait des lunchs. L’animatrice expliquait que la journée où elle a saisi que c’était un geste d’amour qu’elle posait pour ses enfants, sa vision a complètement changé. Une autre personne expliquait à quel point, nous démontrons notre présence à notre enfant à travers la boîte à lunch. Cette vision peut sembler très poétique pour certains parents, mais en même temps, elle peut nous amener sur une piste de réflexion pour nous aider à nous recentrer sur le rôle de la boîte à lunch dans une routine familiale.

Donc, ma question : est‑ce vraiment la solution que le gouvernement prenne la responsabilité des lunchs? Pour moi, non. Il faut un minimum de rigueur et de planification, mais prenons deux minutes pour penser au fait que nous donnons de l’amour à nos enfants. Nous leur donnons notre présence grâce à la boîte à lunch et surtout, nous nous assurons de leur donner le carburant nécessaire pour assurer leur développement.

C’est de notre responsabilité de voir au développement de notre enfant. Vous pouvez ne pas être en accord avec mon propos et je n’ai aucun problème. Je crois qu’il faut faire une prise de conscience parfois et se mettre en mode solution, surtout lorsqu’il s’agit de nos enfants.

Evelyne Blanchette

Premier cours de politique

<span style="margin: 0px; font-family: 'Times New Roman',serif; font

Depuis que je suis maman, j’essaie de parler de tout et de rien avec mes enfants. De répondre à leurs (nombreuses) questions à tout propos. Bien entendu, mes réponses se veulent informatives et j’essaie de leur donner ce qu’ils comprendront en fonction de leur personnalité et de leur propre cheminement. 

 

Lorsque mon Gabriel qui a maintenant neuf ans en avait environ cinq, une élection a eu lieu au Québec. Il faut savoir que mon petit homme est extrêmement curieux et a une logique bien à lui et relativement développée. Ayant écouté son papa et sa maman dans leurs conversations, il est venu me voir à quelques jours du scrutin et m’a demandé :

 

–C’est quoi, ça, voter, maman?

 

Oh là que je me dis… Comment je vais pouvoir lui expliquer l’ABC du système?

Comme il joue avec ses Legos, je lui ai demandé de m’en apporter dix.

 

– Bon, tu vois, quand papa travaille… Il gagne (on fait semblant que c’est ce montant-là). Donc, il gagne dix dollars… Sur les dix dollars, il en donne deux au gouvernement.

 

– C’est quoi le gouvernement maman?

 

(Ho ! Boy ! Dans quoi je me suis embarquée, moi là…)

 

– Le gouvernement, c’est… ha! Tiens… Tu sais, maman a accouché d’Emmanuel il n’y a pas longtemps…

– Oui

– Bon, à l’hôpital, les docteurs et les infirmières, ils « travaillent » donc ils gagnent des sous. Leur salaire, c’est en quelque sorte le gouvernement qui leur donne.

 

– Ok! Mais c’est papa qui donne des sous au gouvernement, maman!

 

Wow! Il comprenait vite!)

 

– Oui, exactement ! Mais tu sais, le gouvernement fait plein d’autres choses, mais pour aujourd’hui, on va juste parler des sous que papa et toutes les personnes qui travaillent au Québec donnent au gouvernement.

 

– Ok, d’accord. Je comprends, maman.

– Donc… le gouvernement, il prend les sous de papa et de toutes les autres personnes qui lui en donnent.

– Mais maman, si personne n’en donne, il va faire quoi?

– Les personnes sont obligées de donner une partie de leur argent.

– Comment ça?

– C’est comme ça… c’est la loi.

– Ha ! Ok.

– Bon donc, le gouvernement prend les sous et les met tous ensemble.

 

**notez ici qu’à mesure que je parle, j’ajoute des blocs au « gouvernement »… **

 

– Avec ces sous-là, le gouvernement décide à qui il va en donner. Par exemple, aux hôpitaux pour payer les médecins, aux écoles pour payer les professeurs, etc.

– D’accord, maman!

– Bon… alors voilà, dans le gouvernement, il y a le premier ministre. C’est comme le « chef » du gouvernement. C’est lui et ses amis qu’on appelle les ministres qui décident quoi faire avec les sous des impôts. Les impôts, ce sont les sous que les gens donnent au gouvernement.

– Ok.

– Le premier ministre, c’est nous les adultes qui le choisissons en votant. On va dans un bureau et on écrit sur un papier qui on veut comme « chef », c’est-à-dire comme premier ministre….

 

Puis je lui explique qu’il y a plusieurs choix avec des blocs de quatre couleurs différentes. Je fais un exemple de vote en ajoutant des blocs de même couleur que leur chef pour dire au final : celui qui a le plus de votes/blocs est le premier ministre!

 

– C’est comme un tirage ! Mais maman, pourquoi on change de premier ministre des fois?

– Parce que des fois, le premier ministre ne donne pas les sous là où on voudrait et on n’est pas contents.

 

S’en suit une autre explication parallèle sur le gouvernement qui a tant de blocs et qui en donne tant aux hôpitaux, tant aux écoles et là oups : il en garde un pour augmenter son salaire ou deux pour autre chose qu’il ne devrait pas nécessairement, alors que les routes auraient besoin de sous pour se faire réparer.

 

Je suis éberluée de voir que fiston comprend les explications du premier coup.

 

– Alors voilà, lorsqu’arrive une élection, papa, maman et tous les autres adultes au Québec, on va voter pour décider qui nous voulons comme premier ministre. Par exemple, présentement notre premier ministre est ***** et on veut le changer.

 

Et là….

 

Mon petit homme en devenir me regarde bien sérieux et il me dit :


– Oh ! Je comprends maman. Alors vous allez voter pour que lui là, notre premier ministre, ne soit plus notre chef parce qu’il a gaspillé les sous que tout le monde qui travaille lui donne au lieu de réparer les routes? C’est ça, hein, maman?!

– C’est pas mal ça, mon chaton. En partie.

– Ha ! Maman (tout fier de lui), je comprends tout maintenant… mais maman…

– Oui…?

– Vite, il faut que tu ailles voter pour que lui là, le chef, il ne gaspille plus les sous de papa! Parce que bientôt, je vais aller à l’école et papa va avoir besoin de ses sous!

– Mais chaton, peu importe, c’est qui le premier ministre, papa va devoir payer des impôts quand même.

– Oui je sais, mais c’est qui qui va donner des sous à l’école pour que j’y aille?

 

Qui a dit qu’à presque cinq ans, on ne pouvait pas comprendre la politique?

 

Ghislaine Bernard-Surprenant

Acheter du temps (1ère partie) : une subvention pour le ménage

De l'aide gouvernementale pour vous aider à payer votre femme ou homme de ménage ? O

De l’aide gouvernementale pour vous aider à payer votre femme ou homme de ménage ? Oui, ça existe et pas seulement pour les familles à faible revenu ! Impossible croyez-vous ! Lisez bien ce qui suit sur cette subvention méconnue du grand public…

“Toute personne de 18 ans et plus, résidant au Québec, est admissible au Programme d’exonération financière pour les services d’aide domestique (PEFSAD)”

En résumé, si vous avez 18 ans et plus ET que vous résidez au Québec (au sens de la Loi de la RAMQ), et ce, quelque soit votre revenu familial, vous êtes admissibles au PEFSAD! Toujours sceptiques ? Voici comment ça fonctionne…

Peu de gens le savent mais il existe, au Québec, près d’une cinquantaine de coopératives de services à domicile réparties dans les différentes régions. Ce sont des organismes sans but lucratif (OSBL) qui offrent une multitude de services : entretien ménager, préparation de repas, courses diverses, lessive, lavage de vitres, etc. Non seulement leurs services sont moins chers que ceux offerts par l’entreprise privée mais, en plus, toute personne admissible au PEFSAD a droit à une réduction d’un montant fixe de 4$ pour chaque heure de service rendu. Vérification faite auprès d’une coopérative des Laurentides, il nous faudrait débourser 60,43$ taxes incluses pour une aide ménagère de trois heures, soit environ 20$ de l’heure. Et si, comme nous, ça vous titille de laisser entrer des inconnus chez-vous, sachez que les préposés sont triés sur le volet (vérification des antécédents judiciaires), formés et supervisés. Avouez que ce n’est pas très cher pour prendre du temps pour soi et éviter de se retrouver au bout du rouleau 🙂

Attention ! Il se peut qu’on vous dise que les services ne sont offerts que sous recommandation d’un CLSC. C’est vrai. Mais seulement pour les gens âgés entre 18 et 64 ans aux prises avec des problèmes de santé. Le gouvernement leur accorde une aide financière plus généreuse qu’on appelle l’aide variable. Et c’est un CLSC qui détermine si vous y êtes admissible. Sinon, vous avez droit à l’aide fixe de 4$ pour chaque heure de service rendu. Pour plus de détails, visitez le site de la RAMQ.

Ne vous reste qu’à savoir où se trouve la coopérative de services à domicile la plus près de chez vous.

Bon congé de ménage !

Un quiz pour faciliter votre conciliation travail-famille

Chers parents, saviez-vous que cette semaine (du 09 au 15 mai 2016) c'est la Semaine québécoise de

Chers parents, saviez-vous que cette semaine (du 09 au 15 mai 2016) c’est la Semaine québécoise des familles et que le gouvernement veut vous rendre hommage ? Mais qu’est-ce qu’une famille en 2016 ? Comme elle a maintenant plusieurs formes, c’est sous le thème Plein de familles, plein de réalités que se dérouleront les festivités.

Pour connaître l’horaire des activités dans votre région : http://www.quebecfamille.org/la-semaine-des-familles/repertoire-des-activites.aspx

Vous pouvez également répondre à un quiz, qui en fonction de votre réalité familiale, vous propose des pistes de solution afin de faciliter votre conciliation travail-famille.

Quiz : http://www.quebecfamille.org/reconcilions-travail-et-famille/par-ou-commencer.aspx

Parce que la famille est peut-être de moins en moins traditionnelle mais nous sommes encore nombreux à y accorder beaucoup d’importance.

Et vous, vous en pensez quoi ?

Voici quelques faits intéressants pour alimenter votre réflexion :

  • Au Québec, chaque année, près de 38,000 femmes (et autant d’hommes, probablement) deviennent parents pour la première fois.
  • Selon les dernières données de Statistiques Canada, les familles recomposées représentent 16 % des familles québécoises, les familles monoparentales 29 % et celles vivant en union libre plus de 38 %. Au Canada, près de 10 % des couples de même sexe ont des enfants.
  • Dans une majorité de familles, les revenus proviennent des deux adultes de la maisonnée. Les défis reliés à la conciliation travail-famille sont, de ce fait, présents pour un grand nombre d’entre elles.
  • Près de 700 municipalités du Québec se sont dotés d’une Politique familiale municipale cherchant à tenir compte de la diversité et des besoins des familles de leur milieu.

On a hâte de vous lire !