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Monsieur Arruda, et si c’était votre enfant ?

Monsieur Arruda, je comprends les règles que vous nous imposez. Je les applique depuis le premier jour, de mon mieux.

Et je ne suis pas la seule.

Je suis maman de deux jeunes nageuses, dont une qui entame le volet compétitif cette année. C’est avec une joie immense que j’ai annoncé la reprise des entraînements à ma plus grande, vers la fin du mois de juin.

On nous a expliqué que l’accès aux piscines ne serait réservé qu’aux nageurs. Nous avons accepté, nous avons compris. Je me disais que cela prendrait quelques semaines, qu’on allait mettre en place des mesures sanitaires et des consignes précises afin de ne pas contaminer nos jeunes nageurs ou leurs entraîneurs.

Ces règles, nous pouvons les suivre, monsieur Arruda.

C’est le cœur gros que j’ai appris la semaine dernière que l’accès aux estrades nous était encore refusé. Je me retrouve privée de ce beau privilège : observer mes filles nager, les voir progresser, pouvoir discuter avec elles suite à leur entraînement… Attendre dans ma voiture, près de deux heures ?

Monsieur Arruda, nous sommes des milliers de parents de jeunes sportifs à attendre impatiemment vos consignes afin d’être présents pour nos enfants, les suivre dans leur passion. Faites-nous confiance ; les gradins nous permettent de respecter la distanciation. Nous serons raisonnables, c’est promis.

Monsieur Arruda, posez-vous la question : et si c’était votre enfant ?

Karine Lamarche

Je serai là…

C’était écrit dans les étoiles depuis le jour où j’ai aperçu ces petites lignes roses : j’allais être là pour toi, qui que tu sois, quoi qu’il arrive.

J’aime t’accompagner dans ton apprentissage de la vie, même si ce n’est pas toujours aussi simple que cela puisse paraître. Ce que je trouve le plus difficile, c’est te laisser te tromper, faire des erreurs et surtout, accepter que tu n’es pas moi (une chance, en fait!). Tu as ta personnalité, énergique, audacieuse, généreuse… Mon rôle, c’est de t’apprendre à trouver l’équilibre dans tout ça.

Faire des faux pas, c’est normal. C’est vivre! C’est même ce qui nous fait avancer le plus, je crois. Pourtant, je dois me rappeler qu’avant de marcher seule, avec assurance, tu es tombée, tu t’es blessée parfois, mais chaque fois, tu t’es relevée.

Encore une fois, hier, tu nous as démontré toute ta détermination. Nous sommes fiers de toi, belle nageuse! Tu es notre athlète préférée!

Ce matin, je veux te redire que peu importe où tes rêves te mèneront et quel que soit le chemin que la natation tracera pour toi, je serai là.

Maman xxx

 

Des étoiles dans les yeux

Le monde de la compétition, c’est nouveau pour nous. Les nombreux entraînements, les gradins bruyants, toute la frénésie entourant les fameux jours de compétition : tout est à apprivoiser.

Nous avons de la chance, c’est en « gougounes » qu’on encourage notre grande fille ; elle a choisi la natation.

Ce matin, j’observe, attendrie, tous ces jeunes nageurs. Le regard que pose leur entraîneur sur eux, la fierté qui s’en dégage, le devoir accompli.❤️ C’est juste trop beau !

L’énergie qui règne autour de la piscine, tous ces petits humains engagés, soucieux de donner le meilleur d’eux-mêmes, c’est impossible à décrire avec des mots. Il faut les voir se féliciter, s’encourager et surtout, SOURIRE.

Mis à part quelques parents un peu trop partisans qui crient comme si leur vie en dépendait, je ne trouve que du positif à accompagner ma grande dans son sport.

Ce sont des moments en famille précieux, l’occasion idéale pour se redire qu’on s’aime et qu’on est fiers de ce que nous sommes.

Oui, parfois, la routine en prend un coup. On mange à des heures irrégulières, le ménage n’est plus aussi parfait qu’il l’a déjà été et on doit se séparer les tâches pour ne pas oublier la p’tite dernière qui, elle aussi, a droit à son moment, mais quand je vois les étoiles dans les yeux de ma grande, je me dis que nous avons fait le bon choix.❤️

Karine Lamarche

Le succès à ta mesure

En cette saison de compétition et de tournois de toutes sortes, je pense, assise dans les gradins de la piscine où mes filles participent à une compétition amicale du club‑école.

J’observe tous ces parents qui n’ont d’yeux que pour leur trésor ; on souhaite tellement le meilleur pour nos enfants !

Le départ est lancé, les premiers nageurs s’exécutent. Les mouvements s’enchaînent. Le plus jeune d’entre eux terminera avec peine cette première épreuve, encouragé par la foule de parents qui lui aurait volontiers donné un coup de pouce. Il a complété sa course longtemps après ses cinq compétiteurs, mais fier de lui.

Et j’ai réfléchi…

Quel est son parcours ? Et si pour cet enfant de six ans, c’était une victoire ? Parce que pour ma plus jeune, cet automne, le simple fait de participer, d’entrer dans l’eau et de compléter son dix mètres SANS PLEURER constituait SA médaille d’or. Ça, mis à part ses parents et son entraîneur, personne ne le savait.

Hier, quand la foule a applaudi ce petit coco, je me suis sentie bercée, heureuse que chacun des humains dans les gradins saisisse ce moment unique.

Et si on soulignait les succès de nos enfants en tenant compte du contexte ? En classe ou dans son sport, chaque enfant vit une histoire, SON histoire. Le succès, il faut le voir à sa mesure, à travers son regard, ses obstacles à lui. Le résultat n’a pas toute l’importance qu’on lui accorde… Et moi, la première, je dois me le rappeler.

Petit bonhomme de six ans, je te dis BRAVO pour cet accomplissement ! Tu nous as tous donné une leçon ! 😉

Karine Lamarche

 

Let’s go! Sports et famille

Le hockey a fait partie de nos discussions et sorties familiales pendant mon enfance et mon adolescence. Mon frère a joué dans les rangs mineurs atome (7-8 ans) à midget (17 ans). Grâce à lui, j’ai connu plusieurs arénas au Québec.

Il y avait aussi et il y a toujours, dans ma ville natale, un tournoi de hockey midget. Mes parents ont hébergé des joueurs pendant plusieurs années. J’étais toujours prête à les accueillir, surtout quand j’avais le même âge qu’eux.

Il y avait bien sûr la Soirée du hockey, un incontournable le samedi soir, surtout quand les Nordiques jouaient contre les Canadiens. Nilan contre Hunter. Ma mère qui prenait pour Québec et mon père pour le Canadien. Et moi, je riais, assise entre les deux.

Puis, j’ai eu mon fils. Quand il avait quatre ans, son père et moi l’avons initié au patinage. Antoine a aimé. Nous en étions très heureux. Dès l’année suivante, il était équipé pour jouer au hockey et nous commencions, alors qu’il était si jeune, à visiter les centres sportifs. Il demandait à être gardien de but. Ouf… quelle position ingrate, je me disais. Il gagne une game, ce sont les joueurs qui ont le mérite. L’équipe perd, c’est le gardien de but qui se fait taper dessus.

On a dû apprendre (Antoine et nous, les parents) à changer notre perspective pour pouvoir aider Antoine. « Si la rondelle est rendue à toi, c’est que les joueurs d’avant et de la défense n’ont pas fait leur job. Accepte ton erreur si tu as mal joué, et accepte aussi, quand la rondelle est entrée et que tu n’y pouvais rien. »

Il a travaillé très fort sur son attitude. Il acceptait parfois mal de se faire compter un but. Il a même reçu le trophée du joueur du match même si l’équipe avait perdu. Il avait goalé toute une game.

Il nous a fait vivre de grandes émotions, surtout lors des tournois et des séries de hockey. Lorsque son équipe a pratiqué avec les Canadiens de Montréal dans un Centre Bell rempli à craquer, en plus, il a fait un arrêt à la Carey Price. Quel arrêt! Je m’en souviens encore. Wow!

Ma fille Maude, ma petite timide, s’est pour sa part dépassée en natation. Elle a fait grandir sa confiance en elle pendant les années où elle a fait des compétitions dans les différentes piscines du Québec. Elle était magnifique à voir nager. La brasse était sa nage de prédilection.

Je me souviens d’une compétition à Victoriaville. Elle était novice et devait se classer dans le niveau provincial développement afin de pouvoir compétitionner à Montréal où aurait lieu le championnat mondial de natation l’été suivant.

Elle devait nager dans des temps records dans deux styles de nages pour atteindre son objectif. Malheureusement, elle a manqué ces deux nages par quelques dixièmes de secondes. C’était la débandade totale. Fâchée, triste, frustrée. J’avais le goût de pleurer avec elle. Je ne savais plus trop quoi dire pour la consoler. Mais… il restait une compétition pour se reprendre.

On s’est relevées. On a travaillé sur la solution. Maude a pratiqué fort pour corriger ses erreurs.

La compétition tant attendue est arrivée. C’est dans la piscine à Cowansville qu’elle a donné tout ce qu’elle avait et a dépassé le temps demandé. Elle a ainsi atteint son objectif ultime. Wow!

Voilà! Maude était à la piscine où auraient lieu les jeux mondiaux de natation.

Mes deux enfants ont dû, avec notre soutien, développer leur attitude, apprendre à se fixer des objectifs, croire en leur potentiel, persévérer, travailler fort et s’amuser.

Les bienfaits du sport sont immenses. Les enfants se développent physiquement et beaucoup psychologiquement. Ils apprennent à se dépasser pour atteindre un objectif. À communiquer avec le coach et les coéquipiers. Ils ont appris à travailler en équipe. On gagne et on perd aussi en équipe. De belles valeurs qui sont enseignées dans un autre contexte que le milieu familial.

J’ai fait aussi quelques activités physiques étant très jeune : gymnastique, ballet classique et bien sûr, dans les cours d’éducation physique. Je n’étais pas axée sur la performance et ça n’a pas changé, mais je voulais plutôt garder une bonne forme physique. La santé est pour moi très importante.

Je fais du sport plus régulièrement depuis un an et rien ne peut aider davantage à remonter le moral, à avoir une meilleure concentration, à avoir un meilleur sommeil que lorsque je viens de pratiquer une activité physique.

Ce n’est pas le nombre de fois que tu tombes qui est important, mais le nombre fois que tu te relèves. Quel sport aimes-tu faire? Vas-y!

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