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Maman, webentrepreneure et gestionnaire d’organes !

Je suis entrepreneure depuis plusieurs années, mais depuis quelques

Je suis entrepreneure depuis plusieurs années, mais depuis quelques années, je suis dans le domaine de l’entrepreneuriat Web.

Ce que cela veut dire : je travaille de la maison (en fait de partout où je suis, voilà pourquoi j’ai fait ce choix) et je gagne ma vie grâce à Internet. Je suis dans le domaine du coaching.

Pour la majorité d’entre nous, les réseaux sociaux, c’est un truc gratuit que l’on utilise pour notre propre divertissement.

Mais pour nous, entrepreneurs Web, les réseaux sociaux ainsi qu’Internet en général, c’est notre bureau, notre outil de travail.

Ce que je fais chaque jour ? Je m’occupe de mes clients avec cœur, je négocie des partenariats, je crée de nouveaux concepts chaque semaine, je gère mes réseaux sociaux, je réponds à mes messages et courriels, etc.

Ce que je fais ne diffère pas vraiment de ce qu’un chef d’entreprise qui a un commerce doit faire, sauf que pour moi, ce que mes clients achètent est virtuel !

Par contre, jamais je n’aurais pu imaginer que les Internet m’en feraient voir de toutes les couleurs : que ce soit ma quête interminable pour trouver comment dompter l’algorithme Facebook, un commentaire de haine (mes cheveux sont laids pis moi avec, selon une personne) sous ma vidéo gratuite dans laquelle j’offre la meilleure stratégie pour arrêter de vivre dans la comparaison ou la gestion des messages d’hommes me demandant de les marier, ou même les centaines de photos d’organes mâles qui apparaissent dans ma boîte de réception de courriels ou de réseaux sociaux. La naïve en moi n’avait jamais pensé que toutes ces choses existaient.

Surtout que, comme j’avais envie d’impliquer mes enfants, je leur avais demandé de répondre aux courriels… Je peux te dire que je leur ai maintenant assigné une autre tâche qui n’implique plus de parfaire leurs connaissances en anatomie masculine !

Je n’échangerais pas ma profession pour tout l’or du monde.

Mon travail me permet de choisir mon horaire, d’être présente pour mes enfants, de pouvoir gérer mon temps de la façon la plus optimale pour moi.

Est-ce que je travaille moins ?

Demande à n’importe quel entrepreneur, on travaille fort !

Je ne calcule pas les heures de la même façon qu’un salarié habituel.

Quand tu me croises un lundi après-midi en train de prendre un café avec quelqu’un, je suis en fait en session de coaching.

Quand tu vois les photos sur les réseaux sociaux où je suis avec plein de gens inspirants, je suis en réseautage et je me fais des relations véritables.

Quand tu me vois à l’école de mes enfants en train de faire du bénévolat, ce que tu ne vois pas, c’est que lorsque j’arrive à la maison, je suis de nouveau à fond dans mon travail.

Que je me lève aux petites heures du matin, c’est pour avancer mon travail afin d’être le plus disponible pour mes filles.

Tu vois mes filles qui ne sont pas allées au service de garde et qui reviennent à la maison après l’école.

Derrière la porte, il y a deux magnifiques enfants qui ont développé une autonomie extraordinaire, car maman est assise à l’ordinateur en train de travailler.

C’est cette vie que j’ai choisie pour ma famille et moi.

Eh bien, il se peut que cette vie soit incompréhensible pour certains, mais pour nous, elle est parfaite !

Quel est selon toi un travail de rêve ?

Si tu veux en savoir plus sur moi, je t’invite à venir faire un tour dans mon monde lumineux juste ici : http://www.martinewilky.ca/

 En plus, j’offre trois livres numériques gratuits si tu t’inscris à mon infolettre !

Martine Wilky

Entretenir de bonnes relations!

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C’est un autre sujet facile de discorde…

Selon la croyance populaire, un mariage sur deux ne résistera pas. Si on ajoute les conjoints de fait, ça doit même être pire. Le seul point positif, c’est qu’une majorité d’enfants le vivra désormais. Qu’ils ne seront plus dans l’exception. Isolés.

Sur les causes, je dirais que la vie moderne est à l’image de la société de consommation. Une relation de couple, c’est comme un électroménager. Durée de vie moyenne de dix ans. Si on est chanceux. Le vieux modèle, on finit toujours par s’en lasser. La nouveauté semble irrésistible. Quel détachement. Sinon, il finira bien par nous lâcher. Parfois quand on s’y attend le moins.

Ça, c’est sans compter toutes les relations fondées sur le plus superficiel. L’argent. L’aspect physique. L’amour, de tomber en amour. La peur d’être seul.

Sur les impacts, j’ai du vécu. J’ai aussi constaté que, réalité oblige, l’information foisonne. Mon fil de nouvelles me souligne constamment les éléments d’un après couple réussi. Me met en garde sur les indices du contraire. Les comportements néfastes. Les situations à éviter. La psycho‑pop à son meilleur.

Et les courriers du cœur de s’en donner à cœur joie.

Dois-je rester ami(e) avec mon ex?

Évidemment, les réponses semblent toujours mettre l’enfant à l’avant-plan. C’est si rassurant, de ne pas prendre de décision pour soi. Ce qui donne, souvent, dans le très contradictoire. Surtout si la relation s’est mal terminée ou que la séparation est mal vécue par un des conjoints. Ouvertement ou non.

Je vais être différent. Je crois qu’il faut faire pour le mieux. Être soi-même. Tenter de donner toutes les chances à son nouveau bonheur. Tout au plus, adopter une certaine hypocrisie publique partagée. Après tout, même les couples les plus unis ont des différends. Pourquoi les couples séparés seraient-ils distincts? L’éducation et les règles de vie, une route déjà minée.

Il faut surtout rester réaliste. Les enfants, tôt ou tard, feront un choix. Le leur. Ils ne sont pas la propriété des parents. Juste en location mineure. L’adolescence devra se vivre. Naturellement, à l’âge adulte, ils auront leur vie. Qui n’impliquera sans doute plus leurs parents. Une autonomie qu’on leur souhaite. Le succès de la responsabilité.

Il faut se donner rapidement le droit au bonheur. Le sien, autant que le leur. Je parle des enfants. Je parle du vôtre. Rarement l’ex aura en tête le nôtre. Encore pire si vous êtes la pièce ajoutée. La nouvelle personne dans la vie de l’un des deux. L’autre.

Tous doivent constater le lâcher-prise mutuel.

Je crois que ça prend toujours une affirmation ferme, claire et publique : Nous ne sommes plus ensemble. Je tente (vais tenter) de refaire ma vie. J’aime (j’aimerai sans doute) une autre personne que toi. Mon bonheur est ma priorité. Celui de mes enfants n’est qu’une des variables. Je ne ferai aucun sacrifice, ni pour eux ni pour moi.

Le couple est une notion sociale partagée, la séparation doit être sans ambiguïté. Ce qui, avant un délai d’une vingtaine d’années, veut aussi dire ne pas être ami(e) avec son ex sur les réseaux sociaux.

La jalousie est un sentiment complexe. Elle se nourrit de besoins insatisfaits. D’attentes irréalistes. De situations non réglées. De non-dits. D’intrusions. Surtout d’incompréhensions. Heureusement, le temps apporte un certain recul. Une prise de conscience. Un respect de l’autre. Mais surtout de soi.

Le bonheur est tributaire de certains choix. Facile à dire, si vous n’êtes pas échangiste…

michel

Les résolutions? Non merci! Texte: Tania Di Sei

Ah! l’après-Fêtes! On ne sait pas trop comment se sentir : heur

Ah! l’après-Fêtes! On ne sait pas trop comment se sentir : heureux de retourner au boulot ou triste parce que les vacances sont déjà finies? En pleine forme, car on a fait le plein d’énergie ou encore plus fatigué qu’avant de partir en vacances? Déjà qu’on est un peu mêlé, et voilà qu’on sent la pression qui arrive tranquillement. On se sent obligé de faire comme tout le monde, sinon on se fait regarder comme si on venait d’une autre planète… Ça fait même mal de l’écrire :

Nouvelle année, nouvelle résolution? Ré-so-lu-tion? Ouach, non!

Vous aurez compris que je n’en prends pas! Ne pas prendre de résolution égale ne pas être déçu. Pourquoi faudrait-il se mettre de la pression en commençant la nouvelle année? Qui vraiment prend des résolutions et les tient jusqu’au bout? J’ai dressé une liste de résolutions que prennent la plupart des gens (qui ne les tiennent pas…) :

1-      Perdre du poids. Manger santé pour se déculpabiliser de tout ce qu’on a ingurgité pendant la période des Fêtes. Ok, mais pour combien de temps?

2-      Faire plus de sport. Combien de gens s’inscrivent dans un gym après les vacances de Noël? Beaucoup trop! Rendu au mois de mars, c’est drôle, les gyms se vident tranquillement.

3-     Prendre du temps pour voir sa famille. Combien de familles se voient pendant les Fêtes et se disent qu’ils devraient se voir plus souvent et ce, tout au long de l’année, mais qu’au bout du compte, se retrouvent tous l’année d’après et personne ne s’est appelé?

4-     Économiser. Écono… Quoi? C’est certain que ça dépend pourquoi, si c’est pour un voyage ou quelque chose qu’on souhaite le plus, c’est bien. Mais si c’est pour simplement « économiser », ça ne tiendra pas. On a juste une vie à vivre!

5-     Prendre un break des réseaux sociaux. Ha! Ha! Ha! …

Donc nouvelle année, nouveau départ. Vraiment? Et pour combien de temps? Pourquoi se sent-on obligé de se créer un nouveau départ simplement parce que le chiffre change? Théoriquement, ça ne change rien à notre quotidien, ce n’est qu’un chiffre.

Moi, tout ce que je vous dis c’est : soyez heureux. Simplement. Faites ce que vous avez envie de faire, avec modération… Ou pas, tout dépend… Faites ce que vous aimez et surtout, RIEZ! Le rire, c’est le bonheur et le bonheur éloigne la frustration. Moins de frustration, moins de chicane. Le tout s’enchaîne et c’est une roue qui tourne. Le positif attire le positif!

Laissez les choses aller sans vous mettre de pression. De un, vous ne serez pas déçu de vous-même et de deux, vous verrez qu’à la fin de l’année, vous serez fier de l’année que vous venez de passer. Sans même avoir pris de résolutions!

Finalement, ne pas prendre de résolution est la plus belle résolution que vous pouvez prendre!

Tania Di Sei

Le revers de Facebook

Si vous êtes comme moi, le matin, vous vous réveillez, vous ouvrez

Si vous êtes comme moi, le matin, vous vous réveillez, vous ouvrez les yeux, vous embrassez votre conjoint et vous allumez votre téléphone cellulaire. Il y a quelques courriels, vite lus, la météo, rapidement « checkée », ainsi que les grands titres, et… les notifications de nos réseaux sociaux préférés.

Je m’empresse d’aller voir qui a commenté ou aimé ceci ou cela et je me réveille tranquillement en surfant sur mon fil d’actualité. Plusieurs fois dans la journée, je me pose, avec un bon café, afin de faire défiler ce site, écrire des niaiseries, partager des images drôles, publier des photos, raconter ce qui est racontable (quoique ce soit subjectif), bref… Facebook est devenu un loisir quotidien, une façon de partager, de rire, de se soutenir et de donner des nouvelles à mes proches qui vivent de l’autre côté de l’océan, sans avoir à remplir leurs boîtes de courriels. J’aime sa spontanéité, son aspect ludique et reposant, et j’assume une certaine dépendance. C’est avant tout pour moi un moyen de partage et de communication.

Sauf qu’il y a des revers… J’ai appris avec le temps à « classer » mes contacts, protégeant ainsi mon intimité. Je déteste me censurer dans la vie, et sur Facebook, c’est pareil. Sauf que des fois, il faut tourner les doigts sept fois au-dessus du clavier avant de publier ou de commenter. Pourquoi? À cause de ceux à qui il manque un sens de l’humour certain et de ceux qui scrutent tout ce que l’on peut écrire, dire, aimer ou partager.

Les scrutateurs… Ils cherchent une reconnaissance sociale dans un réseau de communication spontané et divertissant. Depuis quelques mois, pour la première fois, j’ai dû avoir des utilisateurs « restreints » et même « bloqués » afin de garder ma liberté d’expression. Ces gens qui, dans la « vraie vie » (pourtant Facebook n’est que le prolongement de la vraie vie, non?), sont sans doute frustrés ou malheureux, ou encore ils manquent de confiance en eux. Je ne sais pour quelle raison, ils attachent une importance capitale, presque vitale, à tout ce qui s’écrit sur le réseau social…

Imaginez la faiblesse d’un adolescent en pleine crise existentielle… Facebook peut avoir un impact très dangereux, voire destructeur, pour quelqu’un qui est mal dans sa peau et le moindrement isolé socialement…

Ces derniers mois, j’ai vu de la manipulation et même de la diffamation (deux choses qui sont pourtant complètement illégales), des règlements de compte (des couples qui s’engueulent en public, des amis qui se déchirent devant tout le monde, mettant mal à l’aise absolument tous leurs contacts…) et j’en passe…

J’ai dû allonger ma liste d’utilisateurs bloqués à force de harcèlement et d’attaques quotidiennes… Eh! Oui, être sur Facebook demande de savoir se protéger et se défendre… J’ai appris à changer ma façon de l’utiliser. Et finalement, je deviens « presque » comme tout le monde : je ne montre que le positif, ou le pas « trop négatif », ou seulement le rigolo : l’illusion d’une vie… Je trouve ça dommage et je me dis que c’est sans doute cela qui tuera le réseau social. Parce que ça sert à quoi si on ne peut plus s’amuser sans offenser, frustrer ou blesser un potentiel utilisateur qui pense que tout est sérieux et qui se sent visé par tout, tout le temps? Si ça m’est arrivé une fois, ça m’arrivera sûrement encore. Alors je me modère, je me relis (bah! Voyons, elle est passée où, la spontanéité!?) et je restreins de plus en plus d’utilisateurs…

Mais si je réfléchis bien, dans la « vraie vie », il y a des personnes nuisibles, non? On ne peut pas s’entendre avec tout le monde et on a plus au moins d’affinités avec les gens. Et si Facebook nous permettait seulement de comprendre plus rapidement quelle sorte de personnes sont nos « amis »? Parce que quelqu’un qui a les yeux collés du matin au soir sur son cellulaire, à tout scruter de la vie des autres sur un réseau social, je ne suis pas certaine d’avoir envie de ça dans ma vie. Quelqu’un capable de voler l’identité d’un autre ou de créer un faux compte, pour scruter encore et toujours, ai-je vraiment besoin de ce genre de personnes dans ma vie?

Peut-être que finalement, le revers de Facebook est de nous ouvrir les yeux plus vite sur la véritable nature des gens qui nous entourent…

Et la plupart du temps, avouez qu’on a vraiment du fun sur ce réseau social! Et comme j’ai la fâcheuse habitude de ne me souvenir que du positif, je vais continuer à l’utiliser! Car je m’y amuse chaque jour!

Groupes d’entraide sur le web : Quand les amitiés virtuelles deviennent réelles

Seriez-vous prête à donner votre lait maternel au bébé d’une v

Seriez-vous prête à donner votre lait maternel au bébé d’une voisine qui en a besoin? Accueilleriez-vous dans votre maison une personne que vous n’avez jamais vue? Oseriez-vous réserver une cabane à sucre pour quinze mamans et autant d’enfants atteints de terrible-two aigu?

Dans les dix dernières années, j’ai rencontré des humains magnifiques en dedans comme en dehors (le cliché n’est même pas subtil, mais c’est quand même ça) sur les pages virtuelles de forums de soutien. Pendant les années afghanes, je m’étais inscrite à un forum de discussions regroupant des conjointes de militaire. Il y a six ans, j’avais commencé à discuter avec un groupe de mamans qui allaient accoucher en janvier 2011 et qui échangeaient sur le site de Canal Vie. Ces groupes ont fermé. Les relations ont duré.

Nous sommes encore une vingtaine de femmes, conjointes de militaire, ex-conjointes de militaire ou conjointes d’ex-militaire, à rester en contact. Nous nous sommes rencontrées à l’occasion, nous avons approfondi notre relation avec certaines. Il nous est arrivé, lors d’un déploiement ou d’une mutation hors province, de développer des amitiés plus solides et un soutien concret.

Garder un bébé pendant que la maman visite des maisons dans une nouvelle ville. Apporter un sac rempli de bons petits plats pour la famille grippée. Donner une référence pour une compagnie de ménage ou pour l’homme à tout faire le plus fiable du coin. Accourir dès que le téléphone sonne : « Je ne sens plus mon bébé bouger et mon mari n’est pas là » ou « ça ne feel vraiment pas ce soir, j’ai les blues ». Clavarder sur Facebook jusqu’aux petites heures du matin parce qu’on sait qu’on est comprise sans jugement. Des femmes en or, chacune avec sa personnalité et son histoire. On ne s’entend pas bien égal avec tout le monde, bien sûr. Mais c’est une grande famille avec des liens tissés avec du barbelé.

Certaines ont perdu leur mari à cause d’un divorce, d’une mine antipersonnel ou des cauchemars provoqués par le syndrome de stress post-traumatique. Certaines se sont mariées et ont invité des amies du forum. Plusieurs nous ont annoncé en primeur qu’elles étaient enceintes, en attendant de pouvoir partager la nouvelle avec leur amoureux par Skype quand il reviendrait à la base principale. Nous avons tout vécu ensemble, mais à distance. Nous comprenons nos hauts, nos bas, nos délires d’humour et nos histoires d’amour.

Aux alentours de janvier 2011, le forum des mamans de janvier a explosé d’histoires d’accouchements, toutes uniques et touchantes. Les conseils, les questionnements et les photos se faisaient aller sur les écrans d’ordinateur! Pendant qu’une allaitait son bébé pour la vingtième fois de la nuit, le regard perdu et le sommeil oublié, une autre lui rappelait que c’était un pic de croissance et que ça passerait. Deux mamans se donnaient rendez-vous pour aller user les pneus de leur poussette plutôt que de s’isoler chacune de son côté. Un petit groupe préparait une fête au resto ou au parc, histoire de parler autrement qu’en bébé.

J’habitais en Alberta à ce moment, mais l’énergie des mamans se rendait jusqu’aux Rocheuses. Le forum, c’était comme un service d’appel vingt-quatre sur vingt-quatre. Avec en prime, des rires, des émotions (mettez cinquante mamans post-accouchement ensemble… ça se remplit d’hormones assez vite!), des idées, de l’entraide.

Nos bébés de janvier 2011 viennent d’entrer à la maternelle. Le défunt forum a laissé place à une page Facebook et à des rencontres en personne. On partage les photos de nos cocos, on constate jusqu’à quel point ils ont grandi, on annonce la première dent perdue ou le premier petit chum. C’est léger et profond à la fois.

Il y a quelques semaines, un des bébés de janvier 2011 a eu en cadeau une petite sœur, belle comme une pivoine et pétante de santé. Mais voilà, la petite sœur a été hospitalisée d’urgence il y a quelque temps. Diagnostic : malformation cardiaque. À quelques reprises, elle a failli quitter sa famille en emportant avec elle tout l’avenir qu’elle représentait. Panique. Incompréhension. Épuisement. La petite ne pouvait plus téter, la maman n’avait pas de réserve de lait, le stress diminuait sa production…


Dites-moi…

 

Ça vous étonne qu’une des mamans de janvier 2011 qui venait aussi d’accoucher ait offert de donner son lait à la petite cocotte, le temps que la maman se remette de ses émotions ?

Et que les amies virtuelles se soient cotisées pour faire livrer des repas chez les parents éprouvés ?

 

Le lien peut bien être virtuel, mais l’amitié, elle, est bien réelle.

 L’entraide va bien au-delà d’un « www. Les forumeuses. Je vous amitié! »

Nos enfants sont-ils en sécurité sur le web ?

Le Ministère de la Sécurité publique du Québec a récemment publ

Le Ministère de la Sécurité publique du Québec a récemment publié des statistiques, datant de 2014, concernant les infractions en matière d’agressions sexuelles. Bien qu’une diminution de 2% des infractions à caractère sexuel a été enregistrée par les différents corps de police présents sur le territoire québécois, et ce, comparativement à 2013, il n’en reste pas moins que les infractions liées au leurre d’un enfant au moyen d’un ordinateur ont atteint un sommet inégalé en 2014 et que la moitié (50,1 %) des victimes d’agressions sexuelles graves (16) sont mineures et un peu moins des deux tiers ont moins de 12 ans (Ministère de la Sécurité publique, Gouvernement du Québec, 2016)!

Dans une société à l’avant-garde de la technologie, où les médias de tous genres occupent une place de choix dans le quotidien d’une grande majorité de citoyens, il est primordial de se questionner à savoir si nos enfants sont suffisamment outillés pour naviguer sur le web en toute sécurité.  Bien sûr, il ne s’agit pas ici de créer un état de terreur ni de lancer une image défavorable des médias sociaux, il s’agit plutôt de conscientiser, d’informer les enfants et les adolescents face aux dangers potentiels auxquels ils sont exposés lorsqu’ils utilisent leur ordinateur.

 

Voici quelques stratégies d’intervention toutes simples qui permettront à nos enfants et adolescents d’être plus alertes et avertis lorsqu’ils s’aventurent dans le monde des multimédias 

 

1- Discutons ouvertement avec nos enfants et ados

La communication est essentielle pour établir un climat de confiance avec nos enfants. La communication est considérée comme étant un besoin physiologique chez l’être humain : « les informations recueillies à travers les échanges construisent la connaissance de soi et forgent l’identité.» (DeVito, Chassé, Vezeau, 2008)

N’hésitons pas à discuter ouvertement et «sans tabou» avec nos enfants, et ce, malgré le fait que certains sujets, dont celui des agressions à caractère sexuel, peuvent parfois créer un inconfort, voire un petit malaise.  Si tel est le cas, je vous conseille de verbaliser les faits de manière claire et simple, sans trop d’extravagances ou bien de détails, en gardant en tête que l’important est d’informer, tout simplement!  Si vous ressentez tout de même un malaise à entamer la discussion à ce sujet, vous pouvez toujours faire appel à des intervenants formés ou bien à des policiers communautaires de votre quartier.

Qui plus est, n’ayons pas peur de demander à nos enfants ce qu’ils ont appris d’intéressant aujourd’hui sur le net, demandons-leur ce qui a piqué leur curiosité, s’il y a des sujets auxquels ils aimeraient obtenir plus d’informations. Bref, entrons en communication avec nos jeunes, permettons-leur de dialoguer et d’échanger. Surtout, faisons-leur comprendre qu’ils peuvent compter sur nous s’ils ressentent le besoin d’être écoutés ou informés.


2- Établissons des consignes et des règles claires

Assoyons-nous en famille et établissons ensemble des consignes et des règles claires en ce qui a trait à l’utilisation du matériel informatique (ordinateur, tablette, etc.) à la maison.  Par exemple, nous pouvons décider d’installer l’ordinateur familial à un endroit visible de tous, ou encore allouer des périodes fixes réservées à l’usage des réseaux sociaux.  Le but n’étant pas ici de restreindre entièrement l’accès au web et à son contenu, mais bien de réussir à établir des règles qui permettront une meilleure gestion de l’information recueillie et assimilée par nos enfants, puisque c’est de cette façon que nous serons en mesure de valider ladite information ou, au contraire, d’apporter les correctifs nécessaires, afin d’éviter que nos enfants soient leurrés et ainsi exposés à des dangers potentiels.  Enfin, gardons toujours en tête qu’une approche favorisant l’échange et la communication nous sera davantage favorable qu’une approche restrictive et moralisatrice.


3- Sensibilisons nos enfants et ados à l’image qu’ils projettent sur le web

C’est maintenant connu de tous, la tendance est aux selfies. Pour les parents qui ne seraient pas encore au courant de ce mouvement planétaire, il s’agit en fait de se prendre soi-même en photo et de la publier instantanément sur les réseaux sociaux. Bien que cette activité puisse paraître totalement banale au premier regard, elle peut également les exposer aux dangers potentiels du web.  En fait, une stratégie d’intervention efficace pour contrer cette exposition serait de tout simplement sensibiliser nos enfants et nos adolescents à l’image qu’ils projettent d’eux-mêmes sur le web.

Tout d’abord, soyons  des modèles! Les enfants apprennent par imitation. Ils sont instinctivement tentés de reproduire nos gestes et nos actions.  Donc, en affichant nous aussi une image respectueuse à travers les photos que nous publions sur les réseaux sociaux, nous favoriserons, de ce fait, l’apparition du même comportement chez nos enfants et nos adolescents!  Qui plus est, enseignons-leur à apprécier la personne qu’ils sont, travaillons avec eux à développer une estime personnelle basée avant tout sur le respect de soi et l’autorégulation, c’est-à-dire un contrôle interne de ses comportements en fonction des attentes sociales (Papalia, Olds, Feldman, 2010).

De cette façon, notre enfant ou notre adolescent sera en mesure d’intérioriser une image de soi selon ses propres valeurs et convictions, au lieu de constamment chercher l’approbation et la valorisation de son image par ses pairs.

 

Sources :
Ministère de la Sécurité publique du Québec, Gouvernement du Québec (2016). Statistiques 2014 sur les infractions sexuelles au Québec. Repéré à http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/police/publications-et-statistiques/infractions-sexuelles/2014.htm
DeVito, J.A., Chassé, G., Vezeau, C. (2008). La communication interpersonnelle (2e éd.). Québec, Canada: Les Éditions du Renouveau Pédagogique Inc.
Papalia, D.E., Olds, S.W., Feldman, R.D. (2010). Psychologie du développement humain (7e éd.). Montréal, Canada: Chenelière McGraw-Hill.

 

www.cynthiacusson.com

Les petits points rouges: quand la technologie devient une dépendance

Ils sont partout dans nos vies. Dans tous nos objets électroniques

Ils sont partout dans nos vies. Dans tous nos objets électroniques tels que cellulaires, tablettes ou ordinateurs. Ils nous traquent…
En effet, dès que j’allume mon téléphone, tels des agresseurs, ils me sautent au visage! Ils appellent à l’urgence : “dépêche-toi de nous faire disparaître ou tu seras punie”!

Pourquoi ai-je autant de difficulté à les laisser en place. Je pourrais simplement décider d’y répondre plus tard? Pourquoi je me sens dans l’obligation de lire ces courriels si “urgents” (dont la moitié sont des spams), de prendre connaissance des 14 messages privés, des 57 notifications Facebook, des 3 réponses sur Instagram et du message sur LinkedIn (qui est forcément important, c’est un réseau professionnel quand même!)? Pourquoi ces points rouges me font-ils culpabiliser au point de vouloir les faire disparaître un par un?

Parce que je suis formatée depuis l’enfance…
Souvenez-vous, en classe… Les points verts pour le bon comportement, les points jaunes pour les avertissements et… les points rouges… Recevoir un petit point rouge (ou pire : 2 ou 3!) : c’était le stress et la panique! Mes parents allaient être avisés et, c’est sûr et certain, que j’allais avoir des conséquences! Depuis ma plus tendre enfance, je lutte chaque jour (avec un léger trop-plein d’énergie et un évident déficit d’attention, je parle bien de lutte!!!), pour ne pas recevoir de points rouges! Et bien, figurez-vous qu’ils me rattrapent et me traquent sur mes appareils électroniques! Quel enfer !

Le problème c’est qu’en m’efforçant de les faire disparaître quotidiennement et d’être une “bonne et gentille élève”, je suis devenue complètement dépendante. Je perds un temps incroyable… Pourtant le temps est si précieux… Je regarde souvent (beaucoup trop souvent) la moindre notification pour faire disparaître ces points rouges. Je me perds sur ces appareils ou sur mon ordinateur, traquant, lisant, effaçant. Je ne me sens bien que lorsqu’ils ont disparu. Parfois je suis tellement envahie, qu’il apparaît même sur mes bras de petits points rouges qui me démangent! Quel stress!

Ce besoin de les guetter sans arrêt et d’ouvrir à tout bout de champ mes appareils pour éradiquer les petits points rouges de ma vie est impérieux et ridicule. Ce besoin est, à mon sens, une des plus belles réussites des concepteurs : je me sens dans l’obligation d’ouvrir mes applications beaucoup trop souvent.

Posez-vous la question : combien de temps perdez-vous chaque jour à faire disparaître vos petits points rouges?

Petit à petit, ils sont devenus trop présents dans ma vie, ils ne me laissent jamais tranquille, ils apparaissent sans prévenir et ce rouge me met une pression, dont je n’ai absolument pas besoin.

Alors, j’ai décidé de désactiver ces notifications. Désormais, il se peut que ça prenne quelques heures ou quelques jours avant que je vous réponde. Si vous me cherchez sur la toile, je suis peut-être tout simplement en train d’admirer le seul point rouge que nous devrions prendre le temps de regarder : le soleil qui se couche les soirs d’automne…

De vraies photos de mamans!

Maintenant avec les réseaux sociaux, nos vies sont souvent mises en scène. On contrôle notre imag

Maintenant avec les réseaux sociaux, nos vies sont souvent mises en scène. On contrôle notre image afin de donner l’illusion d’une vie parfaite ! L’actrice américaine Olivia Wilde, qui a donné naissance à son fils Otis en avril 2014, a créé un mouvement «d’égoportraits-vérité». En effet, l’actrice a publié une photo d’elle au naturel et décoiffée. Elle a intitulé cette photo « Keep The Kid Alive » qui se traduit en français « Gardez l’enfant en vie ».

Suite à cette publication, plusieurs autres jeunes mamans ont décidé de se révéler sur le vrai jour. Elles ont pris des photos qui illustrent à merveille ce qu’est réellement la maternité.

En voici un échantillon :

Est-ce que ça ressemble à ça par chez vous?!