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Maman, je veux des frites et des croquettes du Mc Donald

Quand tu t’es levé ce matin, il était 7 h et tu m’as demandé : « Maman, le coronavirus est‑il terminé ? » 

Je t’ai demandé pourquoi. Tu m’as répondu : « Parce que j’ai hâte de manger des bonnes frites de chez Mc Donald et des croquettes. Ça fait tellement longtemps et ça me manque. »

– C’est quoi que tu aimes tant chez Mc Donald, Samuel ?

– Les frites, elles ont un goût particulier que j’aime tellement.

Oui, oui tu as dit le mot particulier.

Moi qui me disais, intérieurement : nous ne sommes pas allés au Mc Donald durant plusieurs années, seulement à tes 5 ans que tu as connu ces fameuses frites.

Que mettent‑ils dans leur nourriture, au Mc Donald, pour que depuis cette première fois, tu en redemandes ?

Ta naissance nous a fait prendre conscience de beaucoup de choses. Tu sais que je suis intense et nous faisons de notre mieux. Pour nous, le Mc Donald, ce n’était pas un rituel à intégrer, surtout que nous ne sommes pas du type à aller au restaurant. De plus, ton papa cuisine super bien (on est bien choyés) et moi, tu sais que j’aime aussi cuisiner (bon, surtout les salades, mais c’est un autre sujet, car les légumes et toi, vous n’êtes pas les meilleurs amis). On est plus du genre à économiser et vivre les plaisirs de voyager et découvrir le monde. Bref, chacun son plaisir.

Revenons à ton amour pour le Mc Donald.

Cet amour a commencé le 25 mars 2018 quand ta sœur, Catherine, t’a amenée faire une activité et ensuite t’a amenée dîner à ce fameux restaurant pour la première fois de ta vie. Il est clair qu’il doit y avoir une signification émotionnelle pour te ramener ce matin à vouloir y retourner. Hi, hi! Ce ne sont pas seulement les frites et les croquettes.

Je crois que c’est le souvenir du moment vécu avec ta sœur, puisque maintenant, chaque fois que tu sors avec ta sœur et que c’est durant l’heure du dîner, vous arrêtez au Mc Donald. Ce matin, c’était non seulement le goût du Mc Donald, mais aussi le fait de sortir et de découvrir des nouveautés avec tes sœurs qui te manque énormément durant ce confinement.

Je reste convaincue que chaque expérience, peu importe l’émotion vécue du moment, refait surface quand on en a besoin pour grandir, et cela dans un sens comme dans l’autre.

La morale de cette histoire est que mon garçon m’a montré à être plus flexible et que même si le chemin n’est pas parfait comme on l’imagine, il est magnifique.

Il est clair que même si nous avons retardé l’apparition du Mc Donald dans notre vie, dorénavant, tu nous le demandes pour des moments particuliers, sans en abuser.

Vous, qu’est-ce que votre enfant adore et que vous aimeriez qu’il aime moins ou qui n’est pas dans votre philosophie, mais que vous acceptez malgré tout de temps en temps ?


Eugénie Miron

On peut sortir la fille du village, mais on ne peut pas sortir le village de la fille

Ce dicton s’applique bien à moi. Depuis plus de trente ans, j’habite Saint-Boniface, un village qui se situe à environ vingt minutes de Trois-Rivières.

L’idée de ce texte m’est venue suite au merveilleux carnaval d’hiver que nous avons eu la semaine dernière. Les petites familles y ont participé en grand nombre afin de se créer des souvenirs. Concours de luges artisanales, Zumba en plein air, glissades sur tubes et jeux gonflables : nous étions retombés en enfance ! Nous avons une super équipe de bénévoles qui s’implique auprès du Club Optimiste afin d’organiser des activités qui plaisent autant aux petits qu’aux grands. La St-Jean-Baptiste à « St-Bo » est aussi un incontournable ; le 23 juin de chaque année, les citoyens se retrouvent autour d’un gigantesque feu de joie pour festoyer. C’est souvent l’occasion de revoir de vieux amis que tu n’as pas croisés depuis l’école primaire.

Parlant de l’école, celle‑ci est une des plus grosses écoles primaires de notre commission scolaire. Elle est actuellement en rénovation pour un agrandissement, une grosse victoire pour plusieurs parents qui se sont impliqués activement pour obtenir la subvention. Cet agrandissement devrait être prêt juste à temps pour la rentrée scolaire de ma plus vieille !

Les sportifs dans l’âme savent se plaire à St-Boniface. Été comme hiver, les activités sportives y sont nombreuses. Nous avons un aréna qui a son propre club de patinage artistique, et les petits comme les grands peuvent s’adonner à notre sport national : le hockey. Mon père en est d’ailleurs certainement le doyen, puisqu’il enfile ses patins chaque mercredi soir depuis plus de trente ans. Quand les beaux jours reviennent et que la neige fond, c’est sur notre beau terrain de golf qu’il se rend chaque matin pour jouer « un petit neuf ». Pour ceux et celles qui préfèrent la course comme moi, la 23e éditons du demi-marathon Marcel Jobin aura lieu le 15 juin prochain.

J’ai habité plus de cinq ans au cœur du village dans une charmante maison ancestrale où nous pouvions entendre les cloches de l’église sonner midi et soir. C’est là que je suis revenue de l’hôpital avec mes deux bébés, c’est aussi là que Junior, mon chien, mon gros toutou gentil, nous a quittés. C’est avec un petit pincement au cœur et de doux souvenirs que je j’ai dit au revoir à cette maison en juin dernier, pour un autre quartier situé à quelques kilomètres.

Je suis heureuse d’avoir choisi de rester dans mon petit coin de pays pour y élever ma famille. J’espère que mes filles auront le même sentiment d’appartenance que leur maman, et que même si elles choisissent d’aller habiter dans une autre ville, elles auront « St-Bo » tatoué sur le cœur.

Julie Lampron Désaulniers

Avoir un bébé l’hiver

L’hiver au Québec, il fait frette!

 

Déjà que cette saison fait en sorte qu’on ne sort pas beaucoup, surtout si on est frileux!

 

Mais quand on a un bébé, on dirait que ça a un coefficient de difficulté augmenté.

 

On a peur que le bébé gèle, pis on ne se le cachera pas, c’est de l’ouvrage en mausus de sortir un bébé en hiver, donc parfois, rien que d’y penser, on laisse faire.

 

Les journées douces, je faisais dormir mes filles dans la poussette dehors après ma marche. La première fois où mon chéri a vu que j’avais laissé SA fille dehors, il capotait. Mais ensuite, il a été rassuré et il leur a offert ce petit plaisir!

 

Je me suis aussi inscrite au cours de mise en forme avec poussette à l’extérieur. Euh… non! Pas un succès pour moi (je n’adore pas l’hiver en fait). Pieds mouillés, poussette prise dans la neige, morve au nez… pas pour moi!

 

Je préfère le yoga bébé ou des activités en salle.

 

Une chose que je faisais quand ma plus jeune est née fin décembre, je passais chaque jour une heure au centre d’achat et je marchais rapido pour me permettre de rester active et de voir du monde!

 

J’allais faire mon épicerie à pied avec la poussette ou le traîneau. J’utilisais le service de livraison de mon épicier (de toute façon, qui aime ça rentrer sa commande avec un bébé?) Je pouvais profiter d’une belle marche extérieure et à mon retour, mon épicier entrait les sacs pour moi dans la maison. J’appelle ça une situation gagnant-gagnant!

 

J’adorais aussi ma sortie hebdomadaire au cinéma. Plusieurs salles de cinéma offrent des représentations pour mamans. Éclairage tamisé, bruit moins fort, table à langer (certains offrent même les couches!). Surtout un moment que tu peux passer avec d’autres mères, à ne pas être stressée quand bébé pleure. Vraiment, plus besoin de faire garder notre amour pour aller au cinéma!

 

L’hiver avec bébé, c’est plutôt faire les choses pour nous et un peu pour lui. Il faut profiter des derniers moments où on sera celle qui choisit l’activité, donc profitez-en pour aller dans les musées qui vous intéressent, les centres d’achats, les cafés, etc.

 

Le plus important, c’est d’offrir le meilleur à notre petit chéri et à soi-même!

 

Que faites-vous avec bébé pendant l’hiver?

 

 

Martine Wilky

Maman, on le sait bien que tu as choisi Papa parce qu’il dit toujours oui

Nous venons de déménager en Italie. Ça fait exactement une semaine que notre avion a atterri à l’aéroport de Naples. Seulement une semaine et pourtant, la quantité de choses accomplies est phénoménale. Est-ce trop?

Je ne sais plus quoi penser de nos trois visites à l’IperCoop (un genre de géant Walmart), de notre premier pique-nique (préparé de mes blanches mains) au pied d’un ancien temple romain, de mes trois entraînements (un bel Italien a même essayé de m’expliquer comment mieux me positionner pour mes squats)… Honnêtement, la liste est longue. Sans compter le cours de cuisine et mes efforts constants pour apprendre la langue. La seule phrase que je refuse obstinément de prononcer est « Je ne parle pas italien ». Alors, est-ce le moment de réaliser que je suis hyperactive? Définitivement, l’expatriation me pousse à l’introspection…

Ça me rappelle une conversation avec mon fils dans l’auto (oui, les réflexions les plus surprenantes surgissent souvent dans l’auto chez nous aussi!) On parlait d’amour et mon fils, qui avait huit ans à l’époque, me balance : « Maman, on le sait bien que tu as choisi Papa parce qu’il dit toujours oui ».

Quoi!?! Raisonnablement, il ne pouvait pas faire référence à ce qui se passe dans l’intimité de la chambre à coucher, alors qu’est-ce qu’il pouvait bien vouloir dire? Moi qui croyais offrir à mes enfants un si beau modèle de relation amoureuse, incluant une communication respectueuse…

Après une profonde inspiration (c’est bon aussi pour les parents, ce truc-là!), la situation fut clarifiée. Il se souvenait que je lui avais déjà partagé à quel point j’appréciais le fait que Papa est généralement partant lorsque je lui propose, pleine d’enthousiasme, une nouvelle activité que j’ai dénichée. En effet, une des plus grandes qualités de mon chum est de bien vivre avec le fait que, même si j’ai décrété « farniente » pour le weekend, après 24 heures, je suis déjà prête pour l’aventure. Je n’ai besoin que d’un court moment pour recharger mes batteries.

Mon cerveau est en constante ébullition et j’ai l’impression de devoir le nourrir régulièrement en découvertes et expériences. Ceci me demande un effort particulier puisque je suis maman à la maison et que nous vivons du seul salaire de mon mari. Je dois donc rester à l’affût des activités gratuites pour les familles : une visite guidée en forêt, un laissez-passer pour le musée distribué par la bibliothèque, une fête de quartier, un film ou un spectacle en plein air… Ces activités sont gratuites, mais c’est généralement notre samedi après-midi qui y passe. Et un moment de repos est une denrée précieuse pour un jeune père (heu, qu’est-ce que je dis-là? Pour tout le monde!) Alors oui, c’est bien vrai, j’ai beaucoup de chance d’avoir trouvé un conjoint qui ne pousse pas de grands soupirs quand je lui propose une nouvelle sortie.

En fait, c’est ainsi que ma réflexion italienne s’est conclue. Oui, certains pourraient me trouver hyperactive, mais mon amoureux, lui, me trouve passionnée. Tant que ma famille est heureuse et que je laisse à chacun le temps de remplir ses réserves d’énergie, il ne me reste plus qu’à m’assumer, je crois.

Elizabeth Gobeil Tremblay

Ma fille, nos passions et moi

Depuis qu’elle est née, ma fille aînée a bien dû se faire dire 300 millions de fois (sans exagération bien sûr!) qu’elle me ressemble sans bon sens. Elle est à l’âge où ça lui fait encore plaisir (ouf!), mais aussi à l’âge où elle se rend compte à quel point notre ressemblance dépasse notre binette.

Au-delà de notre teint et de nos cheveux foncés et de nos yeux bridés, on partage aussi plusieurs passions : les livres, les arts, l’écriture, les mots. Alors quand on peut, on en profite pour se faire une journée entre « grandes » (bon… 5′ 2″, ce n’est pas nécessairement ce qu’on appelle « grandes », mais disons qu’on est les plus vieilles de la famille à part le papa). Plus ça va, et plus ces journées sont ressourçantes!

Pendant plusieurs années, la relation entre nous deux a été tendue, limite destructrice. Ses crises m’usaient, mon impatience grandissante l’enrageait. Mauvais match. Entre nous, le principe de l’enfant qui reflète son parent (et inversement) s’applique à 2000 %. Nous nous connaissons tellement par cœur que même inconsciemment, nous sommes capables d’appuyer avec insistance sur les boutons pression de l’autre. Pas winner, quand tu essaies d’avoir une famille zen.

On a travaillé très, très fort ensemble pour améliorer les choses et pour retrouver le plaisir que nous avions à être ensemble quand elle était petite et pas compliquée. Et on a réussi! Donc maintenant, quand les plus jeunes accompagnent papa dans ses aventures Pokemon, nous en profitons pour vivre un condensé d’activités qui nous plaisent et pour reconnecter.

En fin de semaine, bonus : nous avions trois jours ensemble, juste toutes les deux. On a pris ça cool… cinéma, dodo jusqu’au milieu de l’avant-midi, soirées à jaser, quelques heures écrapoues sur le divan pour qu’elle m’enseigne les rudiments de son logiciel de dessins (ça fait longtemps qu’elle m’a dépassée dans l’art de dessiner, et si on ajoute le mulltimédia aux techniques traditionnelles, je suis complètement out!) J’étais sincèrement intéressée, et elle était sincèrement comblée.

Tout un dimanche à magasiner, à vagabonder au Michael’s (le paradis pour mon artiste!) et dans les librairies, à manger de la crème glacée molle trempée dans des délices à l’érable et aux Oréo, à dire des niaiseries et des réflexions philosophiques, à se donner des colleux, à dessiner ensemble et à prendre le temps de vivre. Non mais, c’est qui la chanceuse? Bibi! Ma fille me répète souvent qu’elle se trouve chanceuse d’avoir une mère qui ne lui fait pas honte, qui n’est « pas juste une mère » et qui la comprend vraiment. Elle rit de mes conneries et de mes maladresses, et elle écoute mes homélies sans protester.

L’inverse est aussi vrai. Je suis chanceuse d’avoir une grande fille comme elle. On en a arraché pendant des années, mais maintenant que les crises et les sautes d’humeur incontrôlables sont choses du passé (la plupart du temps), on a vraiment du plaisir ensemble. On se comprend mutuellement sans s’expliquer, et pourtant, on s’explique quand même, juste parce qu’on aime ça, parler. Elle me rend fière. Je ris de ses conneries et de ses maladresses, et j’écoute toutes ses histoires (ok, parfois, je lui demande de me donner une pause! Elle a le mâche-patates à spin encore plus que moi!). On se fait du bien.

Avoir passé ces années à l’aimer et à chercher des solutions pour qu’elle redevienne elle-même rend notre relation encore plus solide. Elle exprime maintenant sa reconnaissance devant mon entêtement à l’aider et à la soutenir. Elle se veut gentille et elle l’est. Vraiment. Et quand on prend le temps d’être ensemble, juste toutes les deux, loin du tourbillon de ce que représente une famille de six personnes, on se rend encore plus compte du chemin parcouru. C’est un moment privilégié qui nous permet d’être, tout simplement, et de vivre nos passions et notre ressemblance.

Il m’est important de vivre ces tête-à-tête avec chacun de mes enfants, avec mon amoureux et avec moi-même. Ça me permet de remettre le compteur à zéro, d’approfondir les relations et d’intensifier le bien-être.

Et vous, vous réservez-vous des moments en tête-à-tête avec chacun de vos enfants? Que faites-vous quand vous vous accordez ce privilège?

Cinq côtés positifs à inscrire votre enfant au hockey

1— Discipline : Il faut non seulement patiner, mais aussi écouter les directives de son coach. Mon fils de cinq ans, enfin prêt à rentrer à la maternelle, a deux années de hockey derrière la cravate. Il sait qu’il doit écouter et suivre les directives du responsable. Mon aîné, pour sa part, a maintenant compris que s’il n’écoute pas les directives, son équipe au complet peut en subir les conséquences. La discipline et l’encadrement constituent l’extension de l’éducation parentale.

2— Les amitiés : Que ce soit dans des camps d’été, lors de tournois ou en saison régulière, les enfants tissent des liens rapidement. L’esprit sportif et le sentiment d’appartenance à un groupe sont tellement bénéfiques pour les enfants! Sans nous oublier, chers parents de sportifs. Que nous soyons accompagnés d’un café bien chaud en matinée ou d’une bière en fin de soirée, nous tissons des liens à force de vivre les émotions engendrées par les victoires ainsi que les défaites de notre chère progéniture.

3-Les road trips : Oh oui, vous allez vous promener! Bonjour les tournois à Québec, Drummondville, Saint-Hilaire et les villes dont j’ai oublié le nom! C’est un vrai bonheur de partir avec les sacs de hockey vers de nouvelles aventures. Sans oublier les fameux tailgates, qui sont plus agréables les uns que les autres.

4— L’épanouissement personnel : Lorsque votre enfant sortira du vestiaire les épaules bien droites, sourire fendu jusqu’aux oreilles parce qu’il a gagné une belle médaille. Lorsqu’il accomplira les meilleurs jeux de sa jeune carrière de hockeyeur et qu’il vous en parlera avec les yeux brillants de bonheur. Lorsqu’il marquera en faisant son premier top corner. Lorsqu’il fera la passe sur le but gagnant du match. Je pourrais continuer pendant des heures parce que votre enfant ne cessera de se surpasser et de s’améliorer.

5— De précieux souvenirs : Mon fils de huit ans a déjà commencé à me dire : « Tu te rappelles maman quand… » Nos souvenirs sont ce qu’il y a de plus précieux. Je discutais avec un autre parent durant la saison et il m’a dit tout simplement : « Je ne me rappelle pas la victoire ou la défaite, mais je me rappelle ma gang de gars. Je me rappelle les nuits à l’hôtel avec toute mon équipe, maudit qu’on avait du fun! » Voilà les traces que le hockey laissera dans la vie de vos enfants.

Peu importe tout le négatif qui peut parfois ressortir durant la saison, le hockey est notre sport national. Transmettons-le à nos enfants, mais transmettons le beau! C’est à nous d’en faire une expérience positive et mémorable.

 

Geneviève Dutrisac

Sorties en famille, du beau bonheur ?

T’arrive-t-il, toi aussi, de planifier une sortie en famille et d’avoir la conviction que cette fois-ci, ce sera la bonne?

Tu prépares les (trop nombreuses) collations. Il faut que les enfants tiennent le coup!

Ton chum est dans la voiture, déjà prêt; il s’impatiente.

Lui, il serait déjà prêt à quitter le domicile familial, ce lieu réconfortant où tout le nécessaire au bonheur de tes petits se trouve.

Toi, tu es déjà en train d’imaginer les trois pipis dans le pantalon, la couche qui a débordé ou pire encore, le dégât dans la voiture… Tu sais, quand tu oublies de donner du Gravol à ton enfant qui souffre du mal des transports?

Et que met-on dans le sac à dos?

Alors tu finis de remplir le sac pour la sortie. Tu y mets :

Des vêtements chauds et d’autres, plus légers, des bottes de pluie, des sandales et une seconde paire (parce que les premières sont neuves et font des ampoules à ta plus vieille). Des gourdes (attention : ces objets dangereux peuvent devenir des projectiles dans la voiture) et des lingettes. Ne pars JAMAIS sans une bonne réserve de lingettes! Ton chum se débrouillerait avec du papier brun et un peu d’eau, mais… fais tout pour éviter cela!

Tu es enfin prête à partir! Tu tournes à peine le coin de la rue que… LA question est posée : « On arrive-tu bientôt? » Ouf! Si tu es chanceuse, les petits s’endorment au début du trajet, ce qui leur assure (on le souhaite) une humeur agréable à l’arrivée.

Après les arrêts pipi, vous arrivez à destination. La chicane prend dans la file : ta plus jeune veut être devant sa sœur dans la file, car cette dernière est accusée d’avoir couru un sprint pour arriver la première et elle crie à l’injustice. Ça part bien!

Tu veux mettre à ta plus jeune le fameux bracelet (qu’elle voudra garder deux mois par la suite), mais pour le moment, elle REFUSE catégoriquement que tu le lui mettes!

Après lui avoir fait croire qu’elle a l’air d’une princesse avec le bracelet du zoo, tu commences la visite. À peine trois enclos de visités et tu constates que la plus gaga de la gang, c’est toi! Tes enfants réclament des collations, se plaignent de la chaleur et de l’odeur. Toi, tu t’évertues à clamer les splendeurs des animaux, sans succès.

Enfin, tu parviens, non sans peine, à la zone des manèges. Chouette! Tes enfants seront ravis!

Premier manège : Ta mini est trop petite, c’est la crise. Elle doit patienter pendant que la grande fait son tour. Tu fais des « be-bye » chaque fois que la voiture tout-terrain passe devant toi. Tu respires à fond l’huile des machines. C’est génial! Ta grande est heureuse!

Enfin, un manège pour les deux enfants! Elles prennent place dans l’éléphant rose. Tu te dis que tout est parfait. Les deux sœurs ensemble, du beau bonheur! Ça leur fera un souvenir mémorable!

Ouin… Tu n’avais pas prévu que la petite se mettrait à pleurer toutes les larmes de son corps après deux tours de piste… La honte. Ils arrêtent le manège. Tout le monde attend. Tu récupères ton trésor, sors la gourde et les mouchoirs. Tu l’assois dans la poussette, le temps qu’elle reprenne ses esprits. Zut! Le manège est fini et tu n’as pas pris ta grande en photo!

Prochain manège : Ta plus vieille éclate en pleurs; elle est trop grande pour les voitures avec des faces de clowns. Honnnnn. Tu refoules un rire, car en fait, tu trouves ça hilarant. Elle aurait eu les genoux dans le front, de toute façon! Ça vient de te coûter une barbe à papa. Sors les lingettes!

La grande roue. LA-GRANDE-ROUE. Tu as le vertige, mais tu veux faire plaisir à tes enfants. Tu te dis que si des bouts de chou ont le sourire fendu jusqu’aux oreilles, bien perchés dans le haut du manège, c’est faisable… FAUX. Tu avais oublié que la nacelle bouge. Elle bouge. Beaucoup. CHAQUE FOIS qu’on y fait monter ou descendre des passagers. Cette année, dans mon cas, ce fut la dernière fois.

Ah! oui, ça t’a coûté une deuxième barbe à papa parce que ta plus jeune a crié à l’injustice, une fois de plus, en sortant du manège de face de clowns. Ressors les lingettes.

La journée prend fin. Tu remets tes petits et le sac dans la voiture. Tu es beaucoup moins pimpante qu’au départ, c’est ÉVIDENT. Tu n’as pas pris autant de photos que tu le souhaitais. Malgré tout, ton chum et toi êtes quand même heureux.

Une vraie sortie en famille, C’EST ÇA! Et j’avoue que je les aime comme ça, mes sorties. Avec leurs bons côtés et leurs travers. Ça fait de plus belles anecdotes à raconter… Qu’en penses-tu?

Bon, on va où, maintenant?

Ma liste des 10 activités extérieures gratuites (ou presque) à faire cet été 

1- Pique-niques:

De jour, de soir, de pluie, de nuit, on n’est pas faits en chocolat! Au parc comme dans notre propre cour, c’est toujours agréable de prendre de l’air.

2- Faire du vélo:

Pour se rendre au parc ou pour aller découvrir les pistes cyclables. Notre activité sportive familiale par excellence, qui nous permet d’être tous ensemble.

3- Regarder des parachutistes sauter :

Nous faisons souvent « une pierre, trois coups » : vélo et pique-nique en regardant les parachutistes. La piste cyclable passant devant, ça facilite la tâche et les enfants sont toujours impressionnés.

http://nouvelair.ca

4- Voir décoller ou atterrir des montgolfières :

La tradition familiale depuis ma tendre enfance oblige : on se lève en même temps que le soleil, armés de chocolats chauds, de cafés et de muffins pour combattre le sommeil et on regarde les montgolfières prendre leur envol. C’est magique.

www.montgolfieres.com/horaire-envolees

5- Module de jeux d’eau extérieurs : 

Il y en a plus qu’on pense! Vérifiez sur le site web de votre municipalité. Une des rares activités où je réussis à faire une phrase complète à un autre adulte… c’est presque une discussion!

6- Une journée sans heures :

Pas d’heures de repas ni de coucher. Juste vivre le moment présent et écouter notre corps. (J’ai écrit une journée seulement, par réalisme, parce que dans ma tête, j’idéalise ce moment et je voudrais toujours vivre comme ça dans un champ de fleurs bio avec mes licornes en liberté. Je vous dirai si j’ai réussi dans la zénitude.)

7- Regarder les étoiles : 

Fabriquer notre propre cherche-étoiles est fort simple, juste à cliquer sur ce lien et à imprimer sur des cartons les outils en format PDF.

http://m.espacepourlavie.ca/activites-complementaires/le-cherche-etoiles

8- Une station de lavage pour jouets pendant la sangria :

On sort des gros bacs remplis d’eau savonneuse, des éponges, des brosses, des linges. Pour de la belle mousse colorée, on fait mousser au batteur électrique du savon à vaisselle dans un peu d’eau avec quelques gouttes de colorant alimentaire. Voilà! On laisse les enfants faire le travail pendant qu’on déguste notre breuvage. Si on est chanceux, ils vont peut-être même nous laisser parler au téléphone.

Recette de sangria avec ou sans alcool ici : http://tva.canoe.ca/emissions/toutsimplementclodine/recettes/fiche.php?source=0&type=1&article=112056

9- Faire une guerre de fusils à eau :

Une vraie, là, avec des abris, des équipes, des ballounes d’eau pis toute! C’est le temps idéal de faire un power trip parental.

10- Cerf-volant :

Idéalement une journée sans vent pour obliger les enfants à courir, haha! L’éducatrice de mes enfants en a fabriqué un avec un sac de plastique et des cordes : des heures de plaisir à courir et juste un genou écorché! Ça vaut vraiment la peine.

Amusez-vous bien!

Krystal Cameron

 

Non, mon enfant n’aura pas un agenda de ministre

Ballet, piscine, hockey, dessin, musique… Il y en a pour tous les goûts, heureusement; c’est bien la diversité. Mais ce n’est pas une raison pour tout faire, tout essayer, vouloir être partout. Arrêtons de surcharger l’emploi du temps de nos enfants comme si demain était la fin du monde. Comme s’il s’agissait d’un véritable emploi. Mon enfant, c’est ton travail d’apprendre. Vite, vite, il faut faire le plus de choses possible, comme si leur cerveau, leur corps pouvaient encaisser. Le temps organisé, cadencé, minutieusement calculé, tic, tac, tic, tac.

Quand je vois des enfants épuisés, cernés, se faire traîner de force au cours de danse, j’ai mal à mon cœur de maman. À quoi ça sert? Elle fera peut-être partie un jour des Grands Ballets canadiens, mais en attendant, elle ne peut juste pas flâner dans sa chambre. Nos enfants auront toute la vie pour explorer à leur guise des activités. Si ce n’est pas les cours, ce sont les applications ludo-éducatives, la télévision… Arrêtons de vouloir absolument tuer le temps. Comme si on se sentait obligé de leur bourrer le crâne, de les divertir, de les occuper. Est-ce vraiment les enfants qui réclament tous ces stimulus? Est-ce qu’on le fait réellement pour eux ou par peur d’être jugé? Ne rien faire, est-ce un crime? Au bûcher, toutes les mamans qui laissent leurs enfants en pyjama le dimanche!

Arrêtons de nous sentir coupables de ne pas les inscrire à l’anglais, à la musique… C’est vrai, l’enfant apprend plus vite plusieurs langues en même temps, les études le démontrent; la musique, c’est excellent pour les facultés cognitives… Mais vous lirez aussi partout qu’il faut laisser les enfants s’ennuyer! Juste leur laisser du temps à eux, pas du temps préparé, organisé dans l’agenda familial, comme une obligation à leur bon développement. Non, du vrai temps spontané, quand ils le réclament, quand vous en avez aussi besoin. Et si toute la famille s’accordait un temps mort. Ne rien faire, c’est un bien grand mot… L’ennui, c’est formateur, ça développe leur imagination, leur créativité, ça les rend plus indépendants, plus forts, plus confiants. C’est le moment d’explorer leurs véritables passe-temps, sans obligation de rendement, sans résultats, sans compétition, sans se donner en spectacle, juste pour le plaisir. Prendre du bon temps, prendre son temps!

Gabie Demers

La semaine des services de garde

Cette semaine, à l’école de ma fille comme dans beaucoup d’autres écoles à travers le Québec, on soulignait la semaine des services de garde en milieu scolaire. Cette semaine avait pour but d’exprimer toute notre gratitude pour nos éducateurs, éducatrices qui jouent un rôle important dans l’éducation de nos enfants. Pour se faire, à l’école de ma fille, il y a une grande variété d’activités tout au long de la semaine.

J’appartiens à la génération où les mères ne travaillaient pas nécessairement, et celles qui travaillaient, laissaient leurs enfants à celles qui ne travaillaient pas pour le 3 @ 5 après l’école. Je n’ai donc jamais eu à fréquenter un service de garde et je crois qu’il n’y en avait pas à mon école.

Aujourd’hui, lorsque tu inscris ton enfant à l’école, tu inscris aussi ton enfant au service de garde. L’un ne va pas sans l’autre ou presque. Nos éducatrices, éducatrices sont donc une partie intégrante de notre système d’éducation, qu’on le veuille ou non.

C’est drôle en fait, car on souligne le travail des éducateurs et éducatrices, mais dans les faits, ce sont eux qui organisent un paquet d’activités pour nos enfants. Des dîners pique‑niques tous les midis, des collations spéciales, un spectacle de magie, une visite à la crèmerie, un party dans la cour d’école, un dîner pizza et j’en passe. Cette semaine est bénéfique pour nos enfants qui commencent à être pas mal fatigués par la routine de l’école et des devoirs.

Sur le plan de la logistique des lunchs, ça aide à faire sortir la culpabilité de ne faire que des lunchs froids pour la semaine, comme demandé. J’avoue, j’essaie tant bien que mal d’offrir un certain niveau de variété à ma fille, mais là, cette semaine, exit la culpabilité, le service de garde DEMANDE des lunchs froids. Je dois dire que je suis privilégiée à l’école de ma fille, car les enfants ont accès à des micro-ondes en quantité suffisante, et ce, sans frais d’utilisation.

Aussi, j’ai l’immense libération d’avoir un congé de lunchs vendredi midi, car c’est un midi pizza! Hourra! Pas de lunch à faire… Et sans compter que certaines après-midi, il ne faut pas aller les chercher avant 16 h 30. Ah! Comme le trafic peut presque sembler relaxant…

Pour tout votre dévouement, chers éducateurs, éducatrices, profitez bien de votre semaine. Vous servez de modèles à nos enfants, et ce, à tous les jours. Vous avez une influence plus que positive sur le développement de nos enfants et vous êtes toujours à l’écoute pour calmer nos angoisses de parents.

De manière plus personnelle, une grosse main d’applaudissement au service de garde de l’école la Majuscule, en banlieue est de Montréal qui s’occupent de nos enfants, y compris de la mienne, de manière exemplaire.

Evelyne Blanchette

 

Il pleut, il mouille, c’est la fête de la grenouille!

C’est ce que je chante à mes filles quotidiennement ces temps-ci! Oui, notre gazon est vert, très vert, mais à voir les statuts Facebook de plusieurs, il n’y a pas juste moi qui suis vraiment découragée de voir les tableaux météo des prochaines semaines! Ils n’appellent pas ça un système « dépressionnaire » pour rien hein!?

J’ai donc trouvé quelques suggestions (très sérieuses) d’activités à faire pour attendre le retour de notre cher ami le soleil!

1-      Aller magasiner

C’est l’occasion d’aller finaliser tes achats pour la belle saison. Ton remboursement d’impôts n’est pas aussi généreux que tu pensais? C’est pas grave! La fête des Mères s’en vient, fais des beaux yeux à ton chum et tu vas l’avoir, ta nouvelle sacoche!

2-      Regarder des films

Au programme pour nous ce soir : Moana, t’sais la petite fille qui habite sur une île paradisiaque du Pacifique Sud! Eh! Oui, on a le droit de rêver! Tu peux aussi regarder tes séries préférées, ben collés en amoureux une fois que les enfants sont couchés! Pssst! District 31 comporte 120 épisodes, tous plus addictifs les uns que les autres… Juste un petit dernier!

3-      Essayer de nouvelles recettes

Ben oui, c’est le temps! Sors ton vieux livre de recettes ou fouille sur Internet et l’inspiration viendra! De toute façon, dans quelques semaines, c’est ton chum qui s’occupera du souper. Toi aussi, tu l’imagines déjà sur le patio avec sa bière à tourner des boulettes, hein?

 

4-      T’entraîner

C’est le temps de sortir le Xbox (objet avec lequel ton chum passait jadis toutes ses soirées à tirer sur d’autres gars jusqu’aux petites heures du matin). L’entraînement NFL sur Xbox Fitness fait particulièrement suer, dans les deux sens! Si tu as des fuites urinaires, les Jumping Jack sont cependant déconseillés… Après, tu seras prête à sortir tes vieux jogging et ta poussette de course.

5-      Faire ton ménage du printemps

Profites-en pour te débarrasser des vieux vêtements que tu n’as pas portés depuis avant ta première grossesse (ils ne sont sûrement plus à la mode de toute façon). Tu peux aussi faire du ménage dans les bacs de linge des enfants. Si tu es comme moi, tu vas verser une larme en regardant les petits pyjamas de nouveau-nés et en prenant soin de les redéposer dans le bac (ça ira à plus tard).

En espérant t’avoir inspirée à meubler tes journées pluvieuses, qui ne seront qu’un mauvais souvenir dans quelques semaines, lorsqu’on aura les deux pieds dans la piscine et un verre de Sangria à la main (et les enfants qui crient comme bruit de fond, bien sûr!)