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Ma première sortie plus que ratée avec bébé!

Ça y est! C’était la journée où j’avais décidé de sortir p

Ça y est! C’était la journée où j’avais décidé de sortir pour la première fois avec bébé. Ce matin‑là, entre deux trois larmes et un éclat de rire parce que je me trouvais ridicule (merci les hormones!), j’avais dit à mon chum que j’étais écœurée d’hiberner à la maison. J’avais une envie brûlante de retrouver un peu ma vie entre les boires aux deux heures, les changements de couches, le chien turbulent parce que ça fait trop longtemps qu’on n’est pas sortis, sans oublier la pile de lavage haute comme l’Everest qui s’accumule dans le coin du corridor. Tu as pris une grande respiration en lisant ma dernière phrase? Ben c’est exactement comment je me sentais à ce moment : DONNEZ-MOI DE L’AIR FRAIS!

Mon chum accepte et me propose qu’on aille prendre une marche pour profiter du soleil et dégourdir les pattes de notre chien qui se transforme tranquillement en démon. L’hiver frappe à notre porte, on s’habille chaudement pour ne pas retourner à la maison dans les cinq prochaines minutes, parce que j’ai besoin de plus que cinq minutes pour retrouver mes esprits. On enfile tuque, foulard, mitaines, bottes. Normalement, on serait prêts à partir, mais quand on est devenus parents, on a vite compris que partir en deux temps trois mouvements n’était plus une option réaliste. On sort la poussette, on habille bébé chaudement, on le rechange parce qu’il a eu le temps de faire caca entre temps, on attache le chien et on est enfin prêts à partir (trente minutes plus tard… fait chaud avec le manteau sur le dos!).

Le bout du nez à peine sorti dehors, mon chum me dit : « Ouf! Il fait pas chaud ». On se regarde et on est à deux doigts d’abandonner l’idée, mais bon, c’est pas vrai qu’on va choker à notre première sortie en famille. Mon chum rentre pour se chercher une tuque. Je suis là, dans l’entrée du stationnement avec la poussette dans une main et la laisse du chien qui tire avec la force d’un chien de traîneau dans l’autre. Je me tourne de bord une fraction de seconde pour vérifier si mon chum s’en vient et là, ma vie et le temps s’arrêtent.

Je vous avertis, la suite de l’histoire n’est pas drôle à première vue. Par contre, quand j’y pense maintenant, je trouve ça hilarant tellement cette histoire est invraisemblable. Pourtant, ça nous est bel et bien arrivé!

Alors voici la suite. Pendant les deux secondes que je me suis retournée, la poussette a eu le temps de partir vers la rue. Y’a de la glace à la grandeur du parking parce que la copropriété du condo où on habite refuse de payer pour du sel (je ne partirai pas sur ce sujet‑là parce qu’on pourrait en faire un autre article! Mais on va se le dire pareil, les économies de bout de chandelle, c’est de la m****!).

La poussette roule à vitesse grand V vers la rue et je vois un camion qui s’en vient au loin. Tel un guépard, je bondis vers la poussette pour la rattraper. Je pense que je n’ai jamais couru aussi vite de toute ma vie. Dans mon élan de terreur, j’ai aussi oublié que le parking est glacé et qu’il m’aurait fallu enfiler mes patins au lieu de mes bottes avant de sortir. Comble du malheur, je tombe face première sur l’asphalte. La seule bonne nouvelle, c’est que j’ai réussi à rattraper la poussette dans ma chute. J’ai sûrement crié fort parce que mon chum est sorti de la maison en courant. Je suis étendue de tout mon long par terre, le souffle court, le nez et les mains en sang.

On pense que l’histoire se termine là, mais non… si vous avez suivi l’histoire, vous vous souvenez que je tenais mon chien avec l’autre main. Dans ma chute, j’ai aussi lâché la laisse de Luna. Elle doit chanter « libérée, délivrée » dans sa tête, parce qu’elle part à courir comme s’il n’y avait pas de lendemain. Mon chum me demande si je suis correcte et part à courir pour rattraper la fugueuse. Il réussit à la rejoindre et met le pied sur sa laisse pour l’arrêter. Bang! La laisse brise… (je vous jure que c’est vrai!). Luna est en liberté et oh non, pas question pour elle de rentrer tout de suite. Je n’aurais pas voulu être dans les souliers de mon chum à ce moment‑là : le chien qui court d’un bord pis de l’autre de la rue, sa blonde qui braille à terre et le bébé qui s’époumone dans la poussette… Je pense que si on avait été filmés, on serait des vedettes de YouTube et de l’émission Rire et délire tellement la situation était ridicule!

Je peux vous dire que cette journée‑là, la marche s’est arrêtée au stationnement, qu’on a été frustrés toute la journée pis qu’on n’est pas ressortis le lendemain!

Je suis le genre de fille qui essaie de voir le bon côté des choses dans tous les événements poches de la vie, alors je me dis que cette histoire m’aura permis de vous faire sourire aujourd’hui. Je me dis qu’au final, il n’est rien arrivé de grave et que ça fait une bonne anecdote à raconter. Alors si toi aussi, ta première sortie avec bébé a tourné au vinaigre, remets tes bottes et retournes-y, ça peut pas être pire!

De mon côté, la seule chose que je regrette, c’est de ne pas être allée m’acheter un 6/49 cette journée‑là parce qu’aujourd’hui, je serais probablement riche et je pourrais payer du sel à tous les condos de la rue!

Catherine Desgroseillers

 

Et toi, ton mois de novembre?

Novembre se termine dans quelques jours et je n’ai qu’une chose

Novembre se termine dans quelques jours et je n’ai qu’une chose à dire… ENFIN. Prenons quelques instants pour faire un récapitulatif. Il a commencé sur les chapeaux de roues, dans le vent. Même que cette année, nous avons poussé l’audace en ayant une partie du Québec qui a passé l’Halloween le 31 sous la pluie et une autre partie, au froid, dans le noir et le vent, le 1er novembre. Je ne sais pas si c’est moi, mais c’est comme si nous avions volontairement mis une couleur sur le mois : ça va être quelque chose.

Ensuite, il a fallu faire un sprint avec les préparatifs d’hiver, car la neige a décidé de se pointer le bout du nez relativement tôt dans la région de Montréal. Concrètement, cours les pneus d’hiver, ramasse les feuilles (je sais bien qu’il y a certaines sortes d’arbres dont les feuilles n’étaient pas toutes tombées), le set de patio rangé à la va-vite, arrange-toi pour ton contrat de déneigement ou pour le check-up de la souffleuse.

Novembre, dans une vie familiale avec des enfants d’âge scolaire, c’est aussi une fin d’étape, avec des évaluations, des projets spéciaux et les rencontres de bulletin. Cette année, on ajoute un bonus : faire un sprint pour t’assurer que les kits d’hivers (manteaux, bottes, salopettes et mitaines) sont prêts. C’est donc reparti pour un autre quatre à cinq mois d’habits de neige. Non, pas le temps de profiter de la transition du kit d’automne!

La météo de novembre a tendance à être grise, mais cette année en bonus, il ne fait pas que gris, il fait froid, pas juste froid, mais frette comme certaines nuits de janvier. Hey, ça se peut que tu aies une humeur un peu désagréable et que ton environnement soit dans le même état d’esprit. Donc, on sort les suppléments de vitamine D et d’oméga 3, car il faut ce qu’il faut.

Quand la météo fait des siennes, cela veut aussi dire que le trafic dans la région de Montréal fait des siennes. Résultat? On compte déjà des tempêtes, du verglas et du trafic hallucinant. J’ai eu le temps de remarquer quelque chose en revenant pendant que j’étais prise dans le trafic. Il y avait trois pannes sur mon chemin du retour et deux pannes étaient causées par des roues perdues. Je n’ai pas la science infuse, mais je me dis que certains pneus ont dû être posés rapidement parce qu’il fallait se dépêcher cette année.

D’un point de vue plus personnel, ma mini s’est aussi fait une entorse un mardi soir, donc on est parties dans un sprint pour trouver une clinique, afin d’être certaine qu’il n’y a pas de fracture. J’ai fait ça simple : Bonjour Santé et son 21 $ et des poussières.

Novembre se termine et j’ai juste envie de dire ENFIN. Aussi, avez-vous remarqué qu’on vous fait des offres pré-Vendredi fou depuis le début du mois? Le VRAI Black Friday, c’est ce vendredi 29 novembre. Peut-être allons-nous finir novembre comme du monde et pouvoir vivre décembre sous la lumière chaude de Noël?

Evelyne Blanchette

Ode à toi, travailleur de la neige…

En ce matin printanier, j’ai une pensée pour toi, mon déneigeur.

En ce matin printanier, j’ai une pensée pour toi, mon déneigeur. Tu ne l’as pas eue facile cet hiver.

Je pense aussi à toi, déneigeur de la ville.

De longues heures, souvent nocturnes, passées derrière ton volant à contourner les véhicules stationnés en pleine rue malgré l’interdiction. À redoubler d’ingéniosité pour trouver une place à toute cette neige et cela, en prenant soin de ne pas envahir le patio d’un client, sans enterrer la clôture d’un autre et en évitant la haie de cèdres du voisin…

Je pense à ta famille. Ta conjointe qui a pris le relai plusieurs matins afin de t’accorder un moment de répit. Tes enfants qui ont sans doute écopé de ton absence trop fréquente cet hiver.

Je pense aux livreurs, aux laitiers, aux facteurs… Je revois mes escaliers déneigés de justesse entre deux tempêtes.

À vous tous, en ce matin qui éloigne enfin les longues nuits enneigées, je dis merci.❤️

À tous ces gens et au nom de tous ceux qui se sont sentis en sécurité grâce à vous, je dis merci.❤️

Karine Lamarche

Sois plus brillant que ton véhicule. Allume tes phares !

(J’ai utilisé le masculin pour ce texte, ne sachant toutefois pas

(J’ai utilisé le masculin pour ce texte, ne sachant toutefois pas s’il s’agissait d’un conducteur ou d’une conductrice. Paraît que le masculin l’emporte !)

C’était un soir de grands vents. J’ai emprunté le rang tant redouté qui me mène à ma petite ville. J’habite un milieu rural. Peu importe le chemin que j’emprunte, il s’agit soit d’un rang, soit d’un chemin de campagne qui traverse les champs.

Il fait noir. La route est un « patchwork » de conditions hivernales. Tantôt asphaltée, tantôt glacée. Parfois enneigée et parfois, un amas de toutes les conditions possibles.

À force d’emprunter cette route, on finit par se faire des repères. Lorsque la poudrerie prend le dessus, les boîtes aux lettres sont notre salut pour nous épargner une petite virée dans les fossés plus profonds qu’une hauteur de voiture. La visibilité étant réduite à ton seul espoir de garder les quatre pneus sur la route, tu fais tout ton possible pour garder le contrôle de la situation.

Les vents parcourent des fois des acres de terres agricoles, prenant ainsi de la vitesse et de l’ampleur, avant de se perdre sur les chemins et d’arriver avec fracas sur nos voitures. Ce vent pousse la neige sur la route, créant des lames de neige perpendiculaires aux chemins.

Je parcourais donc mon rang en ayant baissé le son de ma musique pour me permettre de mieux chercher mon chemin (comme s’il y avait vraiment une corrélation entre le fait de ne rien entendre pour mieux voir), mais bon, j’avais toute ma concentration sur me destination.

Au loin, au travers des bourrasques, je voyais à l’occasion des feux arrière de voiture. Rien de régulier dans cette vision, ce qui me dit qu’il devait y avoir de grands vents entre eux et moi. Je gardais tout de même cette mini vision pour me guider comme l’étoile de Bethléem qui aurait, jadis, guidé les rois mages.

Je suis arrivée à la hauteur de la route que je redoute le plus. Celle-là même où les boisés cessent et où les champs agricoles occupent l’espace environnant. Une bourrasque en avant de moi soulève tout à coup la neige. Je me serais crue dans un blizzard tellement tout autour de moi est rapidement devenu blanc. À la sortie de cette tourmente, ma vision a perçu une voiture à quelques mètres de moi avec ses feux éteints. J’avais pourtant les yeux rivés sur la route. JAMAIS au grand jamais je n’avais vu cette voiture devant moi. J’ai pris mes distances par rapport à ce véhicule. Il ne pouvait tout de même pas être capable de rouler avec ses phares de jour seulement ? Pourtant, si.

Soyez plus brillant que votre véhicule, allumez vos phares ! Plusieurs automobilistes démarrent leur voiture et quittent sans jamais se demander s’ils sont visibles pour autrui. Être visible, c’est pour soi et pour les autres aussi. Cela devrait être un automatisme. Être visible de jour comme de nuit. Être visible en tout temps.

Ce soir‑là où j’ai craint de percuter ce véhicule. Où je perdais rapidement sa trace lorsqu’il passait au travers d’une lame de neige. Où j’ai bien tenté de lui démontrer que ses phares étaient éteints sans qu’il comprenne mes manœuvres. J’ai prié. Je crois bien avoir prié pour qu’il parvienne à se rendre chez lui sans heurt, sans accident. Qu’il arrive chez lui au même titre que tous ceux qui allaient croiser sa route.

Été comme hiver, avant de mettre votre véhicule en marche, demandez-vous donc si vous êtes parfaitement visible. Votre vie est importante et celle de ceux qui vous croisent aussi.

Mylène Groleau

J’ai oublié mon enfant dans la voiture

Cette semaine, j’ai vécu une aventure qui s’est avérée être

Cette semaine, j’ai vécu une aventure qui s’est avérée être plutôt comique sur le coup, mais qui aurait pu facilement virer en drame familial… Déjà, il faut comprendre le contexte. Je suis l’heureuse maman de trois enfants, et je travaille beaucoup ces temps‑ci. Rien d’extraordinaire et plusieurs se reconnaîtront. D’habitude, c’est mon mari qui fait la tournée le matin pour aller porter tout ce beau monde à l’école et à la garderie. Le soir, je m’occupe du retour à la maison. Ici aussi, plusieurs se reconnaîtront dans cette routine.

Mais ce matin‑là, je commençais plus tard le travail, donc mon mari est allé porter les grandes à l’école et la plus jeune est restée avec moi pour la matinée. Son éducatrice était bien avisée que je viendrais la porter juste avant le dîner. Elle s’amuse bien dans la salle de jeu. Je prépare ma réunion de l’après-midi. L’heure avance, comme toujours beaucoup trop vite. L’heure du départ sonne. Ma fille s’habille seule, pendant que je prépare ma mallette, l’esprit encore absorbé par ma réunion. J’attache ma fille dans la voiture. J’installe ma mallette à côté d’elle, en faisant encore le décompte pour m’assurer de ne rien avoir oublié pour ma réunion. Et je pars.

À peine le trajet commencé, je pense aux tâches que j’ai à faire, au souper à préparer, etc. Ma présentation PowerPoint est‑elle prête ? Est‑ce que j’ai pensé à apporter mon agenda ? Est‑ce que j’ai répondu à tel courriel ce matin ? Est‑ce que j’ai fait tel retour d’appel ? Mon esprit est absorbé… Je réalise que je suis déjà sur l’autoroute. Pas trop de trafic aujourd’hui, c’est super ! Puis, une petite voix me fait sursauter : « Maman ? C’est loin, la garderie aujourd’hui ! ». Je fige. Ma fille est encore assise bien sagement derrière moi. On a passé la sortie de la garderie depuis vingt bonnes minutes. J’ai oublié ma fille. J’ai. Oublié. Ma. Fille. Je n’arrive pas à y croire moi‑même ! Ça fait presque dix ans que je m’occupe de mes enfants. Je n’ai jamais, jamais, jamais oublié l’un de mes enfants !

Évidemment, rien de dramatique n’est arrivé. On a beaucoup ri, ma fille et moi. Elle m’a dit que j’étais vraiment « dans les patates » ce matin ! J’ai fait demi‑tour vers la garderie. Mais je n’ai pas pu m’empêcher de penser au drame que ça aurait pu être… Et si ma fille avait été un poupon qui ne parle pas ? Et si elle s’était endormie ? Et si j’avais posé ma mallette en avant ce matin‑là ? Et si j’étais allée travailler en l’oubliant là ? Et si c’était pendant une canicule ? Un oubli. Un simple oubli.

Ma grande fille de trois ans a ri, cette fois où j’ai été dans la lune, au beau milieu de l’hiver. Mais je comprends tout à coup comment peut se sentir le parent qui a oublié son bébé, en pleine canicule, celui qui ne s’est jamais réveillé… Mon cœur sursaute encore. Dans cette vie effrénée, il nous arrive tous d’oublier notre cerveau à la maison. Mais aucun parent sur cette Terre ne se pardonnera d’avoir oublié son enfant dans la voiture.

Je vous raconte cette petite aventure, parce que je sais que plusieurs parents se reconnaîtront ici. Je me dis que l’été prochain, quand les médias partageront le prochain drame familial, peut-être que les réactions vont changer. Peut-être qu’au lieu de pointer du doigt, de lancer votre incompréhension à travers des messages haineux et de tomber dans des clichés de stéréotypes, peut-être que plusieurs d’entre vous seront alors, tout comme moi, remplis d’une grande vague d’empathie et d’amour. Parce qu’un oubli, ça peut arriver à tout le monde.

Joanie Fournier

 

J’ai dit oui !

Tant de cheminement dans un mot de trois lettres : OUI !

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Tant de cheminement dans un mot de trois lettres : OUI !

Aujourd’hui, j’ai dit oui. Pas à un futur mari, pas à un nouvel emploi, même pas au caissier qui m’offrait des sacs de plastique. Juste au voisin qui m’offrait de déneiger mon entrée.

Tempête de trente centimètres, plus le froid, plus la glace accumulée le long des bordures depuis novembre. Toutes de bonnes raisons pour dire oui !

La neige est fofolle et légère, je suis méga bien habillée, je prépare une belle glissade pour mes enfants. Je suis contente de pelleter (ben oui, je suis étrange comme ça, moi !) Mais quand même, j’ai dit oui.

Dans le temps, j’étais la jeune propriétaire de ma première maison à Québec, là où la moyenne de bordée de neige est pas mal pire que dans mon Gatineau adoptif. Le mari travaillant dans une autre région pendant plusieurs mois, je me tapais le pelletage toute seule comme une grande. Ma frileusité aigüe m’empêche de triper sur les sports d’hiver, mais pelleter, j’aimais ça. Jusqu’à cet hiver où il est tombé plus de cinq mètres de neige, dont la moitié en une fin de semaine (presque…) Il ne restait que la largeur de la voiture, plus un humain : le facteur ou moi.

C’est là que le voisin d’en face était venu m’offrir généreusement de déneiger mon entrée. Je serais repartie à zéro pour le reste de l’hiver, avec toute la largeur de mon entrée dégagée. Mais non. Moi, la championne, j’ai dit non. NON !

– Non merci, ça va !

Et de me revirer de bord dans mon foulard en sacrant contre moi‑même. Mausus d’orgueil.

Je le regrette encore. On rit encore de moi dans la famille. Je le mérite.

Mais j’ai appris !

Quand on m’offre de l’aide, je dis oui. Je n’accepte pas tout le temps, j’ai encore des croûtes à manger, et encore plus pour demander de l’aide. Mais ça m’arrive, comme aujourd’hui, de dire oui.

Cette semaine, dites oui à quelqu’un qui vous veut du bien, ça fait du bien !

Nathalie Courcy

 

Moi, ma dignité et mes skis

L’an dernier, j’ai « repris » le ski (est-ce qu’on dit

L’an dernier, j’ai « repris » le ski (est-ce qu’on dit « reprendre » quelque chose quand ça fait plus de vingt ans?)

Avoir des enfants, ça t’oblige à quitter tes zones confortables; les randonnées en forêt, la raquette et le patin, pour moi, c’était TRÈS confortable.

J’admets que d’habiter à moins de dix minutes d’un centre de ski, ça vient comme un peu t’obliger à en faire, ça te fait sentir un brin coupable chaque fois que tu passes devant…

Donc…

On l’a fait! On a inscrit les filles aux cours de ski. J’ai angoissé tout le temps des fêtes; merci Dame Nature. Décembre 2017 fut glacial! Ça fait une méchante belle défaite pour repousser le moment fatidique; mes enfants risquent l’hypothermie… Dommage chéri, on se reprend. Ben oui, moi aussi je suis bien déçue…

Toutefois, ce temps froid n’a pas duré. Alors, on s’est pointés dans le bas des pentes.

Moi, mon bel équipement pis ma dignité. Ma dignité est restée en bas.

Heureux hasard, ce matin là, j’ai ressenti la fibre maternelle monter en moi et j’ai annoncé à mon homme qu’il pouvait s’aventurer sur les pentes sans problèmes; j’allais veiller au grain et superviser mes poulettes pendant leur cours. Non, mais, c’est vrai! Je n’allais pas les laisser seules! 😬

Rapidement, j’ai réalisé que je ne superviserais pas grand-chose. Elles ont vite été amenées sur des pentes et déjà, je ne les voyais plus. J’étais fichue.

J’ai pris mes skis, mon courage et ma dignité (à cet instant, je croyais encore qu’elle me suivrait) et je me suis dirigée vers le tapis de la pente-école.

ATTENTION! J’ai fait semblant que j’observais mon enfant pendant environ dix minutes! Clouée là, incapable d’embarquer sur le tapis. La honte!

Mon chum arrive et freine avec un look de skieur olympique, me demande comment ça se passe.

(Bruits de criquets)

Chéri, comment je te dirais ça, j’ai parcouru environ 300 mètres avec mes skis depuis 45 minutes.

Bref, il aura fallu qu’on y retourne avec des amis pour que je brise enfin la glace.

Et c’est arrivé.

Je n’avais plus le choix! La respiration haletante, je suis montée dans le télésiège. Ma dignité m’a quittée à cet instant; c’était trop pour elle!

Une fois rendue en haut, il faut bien redescendre… Si je vous écris aujourd’hui, c’est signe que j’y suis arrivée! Non sans peine!

J’ai eu peur. Peur de tomber, de perdre le contrôle, qu’on me rentre dedans. Pourtant, ça semblait si facile vu d’en bas! Je pensais avoir la « twist », skier avec style…

J’ai compris que j’allais me donner du temps et surtout, en partageant mon expérience, j’ai vu que je n’étais pas seule! L’important, c’est d’avoir surmonté ma peur et de l’avoir fait pour mes filles.

Ça peut sembler anodin, mais c’était loin de l’être pour moi. La saison 2018 — 2019 est débutée. Mes filles ont chaussé leurs skis 🎿 et moi aussi. Je me sens plus en confiance et j’ai même retrouvé presque toute ma dignité! 😉

Et toi? Quel sport as tu repris pour tes enfants?

 

Karine Lamarche

Quand la neige revient…

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Mon chien, quand la neige revient, c’est avec des étoiles dans les yeux que je t’observe.

 

Tu prends plaisir à plonger ta truffe dans ces premiers flocons, à te rouler sans fin dans ces quelques centimètres de bonheur. ❄❄❄

 

Quand la neige revient, ça veut aussi dire que mon plancher sera un brin plus propre.😉 La grisaille d’automne et la pluie de novembre amènent leur lot de terre qui ne vient jamais à bout de sécher… Mes promenades en forêt deviennent enfin moins salissantes!

 

Cette neige, quand elle revient, pourrait me donner envie de me cloîtrer, de m’emmitoufler dans une grosse doudou… 

 

Au contraire, parce que tu es là, parce que tu fais partie de ma vie, j’ai tout de suite envie d’enfiler mes bottes, ma tuque et mon foulard et de profiter de ce que la nature nous offre!

 

Ensemble, nous parcourons les sentiers enneigés et le temps s’arrête, enfin.

 

Te voir gambader me fait sourire, me rend heureuse! Sans le savoir, tu fais sécréter en moi une bonne dose d’endorphines.

 

Quand la neige revient, mon chien, tu fais ressortir mon cœur d’enfant! 💜

 

Es-tu prêt?

 

 

Karine Lamarche

 

Mon premier vrai sapin!

Depuis toujours, depuis toute petite en fait, je rêve d’aller mar

Depuis toujours, depuis toute petite en fait, je rêve d’aller marcher dans le bois parmi ses majestueux conifères. Les admirer, les tâter, les humer, bref en choisir UN. Un qui ornerait mon salon fièrement, avec ses apparats et couronné fièrement d’un ange festif.

Durant toute ma vie d’adulte, j’ai émis maintes et maintes fois le souhait d’aller choisir, couper et rapporter un superbe sapin, un VRAI sapin!

Oh, je sais bien que d’aucuns diraient que je ne suis pas dans mon ère de « il ne faut pas couper les arbres », mais que voulez‑vous, je ne suis clairement pas de mon temps pour la nostalgie du « bon vieux temps ».

Bref, dimanche dernier, forte de mon envie de toujours, j’ai amené mes trois enfants sur une ferme de sapins de Noël! Vous auriez dû voir leurs yeux s’illuminer encore plus que les guirlandes multicolores du temps des fêtes. Dix mille étoiles resplendissaient dans leurs regards d’enfants et assurément autant d’étoiles dans les miens!

Nous avons rejoint la plantation avec les fesses humides, bien installés sur des bottes de foin mouillées, dans une longue carriole tirée par un tracteur de ferme. Mon plus jeune étant un amoureux de tout ce qui contient un moteur était au paradis du haut de ses six ans!

Nous avons marché calmement, non pas du tout! Nous étions aussi excités que le matin de Noël!

Bref, nous avons couru parmi les arbres, attendant patiemment le choix de leur futur acquéreur.

— Celui‑ci, maman?

— Celui‑là?

Jusqu’au moment où, de façon unanime, de nos quatre voix, nous nous sommes arrêtés devant LE sapin!

— Le voilà!

Avec mon aîné, nous avons scié et en équipe, nous avons rapporté à la charrette le résultat de notre labeur. Il a été attaché et c’est de peine et de misère que néophyte que je suis (j’avais oublié d’apporter de la corde…), j’ai réussi à caser notre arbre à l’intérieur de ma Mazda 5!

Depuis, il trône fièrement, de bleu et de blanc vêtu dans notre salon. Je suis heureuse de cette expérience. Malgré les épines, l’odeur qui circule dans la maison est simplement sublime!

Je ne sais pas si nous renouvellerons l’expérience l’an prochain (reste à voir comment se passeront les prochaines semaines!), mais une chose est certaine, sur ma checklist, le VRAI sapin est barré!

Avez-vous de ces histoires de coupe de sapin à me partager?

Simplement, Ghislaine

Top 10 des trucs que tu ne connais pas si tu habites un pays chaud.

L’hiver a ses charmes. Bien entendu, on pense aux sports d’hiver

L’hiver a ses charmes. Bien entendu, on pense aux sports d’hiver, aux sapins enneigés, au bonheur d’enfiler tuque et foulard…

Cependant, il y a une foule de trucs dont on parle peu et qui pourtant nous unissent, habitants des pays nordiques :

1— Gratter tes fenêtres de voiture, mais de l’intérieur.

2— « Kicker » le « moton » de glace accumulée derrière les pneus de ta voiture (oh, joie quand il tombe!)

3— Avoir les cils blancs lors d’un froid extrême.

4— Faire de la fumée avec ta bouche.

5— Avoir les joues rougies par le froid et apprécier la chaleur d’un feu de bois.

6— Bénéficier d’un congé d’école un jour de tempête (c’est vrai toute ta vie si tu as la chance d’être un enseignant!)

7— Sortir ta langue pour attraper des flocons.

8— Au printemps, entendre toute cette neige s’écouler, doucement, et du coup, observer le voisinage qui s’éveille.

9— S’émerveiller d’un coin de verdure, quelque part en avril…

10— Porter son manteau de printemps pour la première fois de l’année.☀

Voisins du sud, vous n’avez pas idée de ce que vous manquez!

Karine Lamarche

J’ai le moral qui fite avec le temps de l’année…

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Chaque année, quand les rayons chauds du soleil nous quittent en même temps que la température, j’ai le moral en chute libre.

 

Cela me prend toute l’énergie possible pour me tirer de mon lit, et la seule pensée qui me réconforte, c’est la pensée du moment où je vais me recoucher.

 

Partir la journée comme ça, c’est à coup sûr tout voir comme une montagne.

 

Et les journées se suivent et se ressemblent… je me sens BOF!

 

J’ai le goût de rien.

 

Et puis je n’ai pas le choix, il me revient toujours en tête un rendez-vous chez le médecin il y a quelques années.

 

Il a regardé mon pédigrée familial. Oui, voyez-vous, la dépression est comme la seule chose dont pas mal tout le monde a hérité.

 

Les antidépresseurs sont au menu chez nous.

 

J’ai une tante qui appelait ça des bonbons sourire!

 

Mon frère et ma cousine se sont enlevé la vie.

 

Donc dans le bureau, le médecin m’a raconté que d’octobre à avril, la dépression monte en flèche et que moi, avec le bagage génétique que j’ai, mes risques sont décuplés… donc si je ne suis pas vigilante, je ferai une dépression moi aussi.

 

Alors j’ai appris à me regarder aller.

 

Chaque année, cela me prend quelques semaines à me rendre compte que je coule, mais par la suite, je mets en action ma routine bonheur!

 

Une routine que je me suis créée et qui me permet de ne pas couler au fond de mon abime mental.

 

Il y a trois choses que je fais et qui m’aident vraiment :

 

1— Je médite ou j’applique des techniques de cohérence cardiaque (deux techniques qui me reconnectent à moi, me permettent de diminuer mon stress, d’être en paix)

 

2— Je fais de l’exercice tous les jours (les médecins disent que l’exercice est un remède extraordinaire contre la dépression).

 

3— Je m’écoute (seulement lorsque les deux premiers sont faits!)

J’arrête de vouloir être une superwoman et je fais juste ce qui me plaît : lire un livre, écouter une série télé qui me fait rire, aller souper avec des amis (juste si j’ai le goût) et me coucher tôt (cure de sommeil pour moi).

 

L’idée est de ne pas me laisser m’enfoncer pour éviter de vraiment choper cette affaire-là qui court plus vite que la grippe et la gastro : la dépression.

 

Ces petits trucs, pas grand-chose, font vraiment une différence dans ma vie!

 

Et vous, qu’est-ce qui vous empêche de couler?

 

 

Si vous cherchez à essayer de méditer et que vous ne savez pas par où commencer, écrivez-moi à martinewilky@gmail.com. Je vous offre une méditation guidée gratuite!

 

 

Martine Wilky