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Le temps qui rend tout croche en dedans- Texte : Sophie Barnabé

Depuis la dernière année, je les ai vus mes jeunes, perdre trop so

Depuis la dernière année, je les ai vus mes jeunes, perdre trop souvent leur sourire. S’isoler en attendant que le temps revienne comme avant. Je les ai encouragés tant bien que mal, je leur ai fait leur déjeuner préféré, je leur ai flatté les cheveux en regardant la télé, je leur ai ouvert mes bras pour qu’ils viennent y pleurer tout bas. Bien sûr, on a eu de bons fous rires, tout n’est pas noir, mais l’étincelle dans leurs yeux a parfois du mal à m’éblouir.

Après une année éprouvante sur tous les plans, je côtoie trop de jeunes qui sont à boutte ! Trois fois plus de jeunes du secondaire disent que leur santé mentale s’est grandement détériorée depuis un an. La détresse fait mal. Très mal. Au Québec, dans les dernières années, le taux de suicide a doublé chez les jeunes de 15 à 19 ans. Doublé ! La détresse fait peur.

 

Toi et moi, on l’sait bien que les mauvaises passes, ça finit toujours par finir. Que tout reviendra comme avant dans quelque temps… Quelque temps… Ce soir, bien calée sous mes couvertures, j’essaie de comprendre. Quand nos jeunes ont le moral dans les talons, qu’ils vivent des défis ou des épisodes de dépression, on leur dit que les choses vont finir par s’arranger, qu’il faut laisser le temps au temps… Et si c’était ça, le temps qui les rendait tout croches en dedans ?

Penses-y un instant… pas longtemps…

Qu’y avait-il de différent quand j’étais jeune ? Internet… Facile de mettre le blâme sur la technologie. Elle a le dos large, la pauvre. Le petit sablier qui marque le temps sur l’écran n’est pas si anodin qu’il en a l’air… Et si la technologie avait donné une nouvelle dimension au temps ? Cette ressource précieuse qui laisse retomber la poussière et qui guérit les blessures. Ce temps qu’on voudrait parfois arrêter pour savourer le moment…

Je ne sais pas si c’était comme ça pour toi, mais au secondaire, je passais des heures à la bibliothèque à chercher l’information, à photocopier, à séparer le mauvais du bon, à surligner. C’était long ! Baptême que c’était long ! Depuis qu’ils sont tout petits, mes jeunes tapent un mot-clé sur Google pour recevoir, en quelques secondes, une tonne d’informations déjà prémâchées. Ils font l’effort de chercher avec les outils à leur disposition. J’aurais fait pareil si j’avais pu. Faire une recherche en quelques minutes plutôt qu’en trois jours… Je ne peux leur en vouloir de s’impatienter quand le petit sablier sur l’écran tourne un peu trop carré.

Quand je voulais parler à mes amis, c’était parfois long. Je savais ce qu’était l’ennui. Ce feeling qui crée l’urgence en dedans quand t’as besoin d’un câlin qui arrête le temps. Mes ados communiquent par vidéo à la minute où ils en ont envie. Pourquoi attendre quand on peut le faire tout de suite ? À l’époque, suivre une série demandait une saison, une vraie… Aujourd’hui, une saison peut se résumer en une nuit. Pourquoi attendre quand ça peut se faire si vite ?

Nos jeunes sont nés à l’ère de l’efficacité, de la rapidité, des résultats immédiats… Habitués de comparer le temps au sablier qui tourne sur l’écran, nos jeunes sont probablement dépassés quand on leur dit que ça prendra six mois, une année ou cinq ans pour guérir un mal à l’âme, pour obtenir un diplôme ou avant de revoir grand-papa. Pour eux, c’est une éternité ! À leur place, je serais découragée. Bien trop long pour persévérer. Une montagne qui leur semble impossible à gravir. Ce doit être pour ça que certains pensent même à en finir.

Quand le mal-être fait trop de dommages, quand laisser le temps au temps demande trop de courage, certains jeunes lancent un ultime crime du cœur. Celui qui me fait si peur. Le suicide, c’est la mort qu’on a décidé de précipiter sans avoir donné le temps à la vie de nous prouver que ça vaut la peine de s’accrocher. Parce que toutes les émotions sont temporaires, parce que les nuages finissent toujours par passer. Parce qu’il n’y a jamais personne qui a dit que la vie était facile, mais il y a toujours un p’tit quelque chose qui fait qu’elle est belle.

Si tu connais quelqu’un qui t’inquiète, rends-lui visite. Impossible ? Prends le temps de lui téléphoner parce que les choses anodines entrent par texto. Quand on téléphone, c’est pour jaser de ce que les pouces ne peuvent communiquer. Ose en parler, ne passe pas par quatre chemins. Demande-lui : « Comment vas-tu ? Vraiment ? ». En cas de doute, prends une grande respiration et lance-lui : « As-tu des idées noires ? » BAM ! Direct de même ! Et si tu as besoin d’aide, compose le 1-866-appelle.

Sophie Barnabé

Pas de bal, pas de trouble ! Texte: Nathalie Courcy

Maintenant que juin est là, on commence à avoir une meilleure idée de ce que nos jeunes vivront c

Maintenant que juin est là, on commence à avoir une meilleure idée de ce que nos jeunes vivront comme fin d’année scolaire. Après quinze mois de yoyo entre l’enseignement virtuel et les cours en classe, personne ne se plaindra d’entendre la dernière cloche de l’année sonner. Vive les vacances !

Comme l’an dernier, nos finissants paient cher le prix de la pandémie. Un peu comme si toutes leurs années d’efforts, d’apprentissages, d’évaluations, d’échecs et de réussites, d’amitiés, de matières plates et de cours trippants, s’apprêtaient à faire un gros flat dans une piscine. Ça fesse, mais on s’en remet.

Quels sont les plans dans l’école de vos enfants du primaire et du secondaire ?

Quelles sont vos idées originales pour célébrer ce passage à la prochaine étape ?

Une parade des finissants sur la rue principale avec concert de klaxons et feux d’artifice ?

L’affichage des photos des finissants sur les pancartes illuminées au centre-ville ?

La livraison d’un déjeuner spécial pour remplacer le souper gastronomique habituellement associé au bal ?

Comment se déroulera la remise des diplômes pour vos grands de 6e année ou pour vos très grands de 5e secondaire ? La tenue chic est-elle de mise pour la dernière journée d’école ? Ou si les jeunes quitteront la salle de leur dernier examen dans le silence et la platitude les plus complets ?

Connaissez-vous des enseignants, des directeurs d’école ou des comités qui ont mis les bouchées doubles pour organiser un semblant de fête extraordinaire malgré toutes les règles changeantes des derniers temps ? On veut en entendre parler !

Des collaboratrices de Maïka m’ont parlé de célébrations à l’auto (un genre de drive-through comme au Parc Omega, sauf qu’à la place d’aller voir les ours, les amis et la parenté circulent devant la maison ou l’école pour admirer les finissants). Si on est crinqués le moindrement, on peut décorer le terrain et les voitures !

On peut aussi offrir à nos jeunes une séance photo, peut-être même avec leurs amis (2 mètres de distance et à l’extérieur, bien entendu) ou en famille, pour immortaliser la fin de ce cycle d’études. Et pour rentabiliser la robe ou l’habit de finissant ! Go les confettis et les bombes de lumières ! Il faut que ça sente la magie !

Ça va de soi, les soupers au resto ou la commande du repas préféré sont au menu. Pourquoi pas une fin de semaine à l’hôtel ou une soirée au spa ? Et ceux qui sont en zone plus jaune que rouge, profitez-en pour regrouper quelques amis. Une boule disco, ça s’installe dans un arbre, t’sais !

Et bien sûr, on n’est pas tous obligés d’être hyperactifs et de se prendre pour des G.O. On peut y aller plus simplement et que ce soit tout aussi touchant. Une boîte remplie de lettres et de cartes des personnes qui ont accompagné notre jeune, une présentation des meilleures photos depuis l’enfance (allez-y, c’est le temps de ressortir des boules à mites toutes les photos compromettantes prises en disant « OMG! Je vais tellement te faire honte avec ça quand tu vas être plus vieux ! »), un discours listant toutes vos raisons d’être fiers de votre protégé(e)… Les possibilités sont infinies, tout comme votre amour pour elle ou pour lui !

À tous les finissants, quel que soit votre parcours jusqu’à présent, on est très, très fiers de vous et on vous salue.

Nathalie Courcy

12 avantages de l’école virtuelle selon mes enfants – Texte : Nathalie Courcy

Ok, ok, on est tous tannés des changements de mesures sanitaires, d

Ok, ok, on est tous tannés des changements de mesures sanitaires, du couvre-feu et de la distance imposée avec ceux qu’on aime. Mais avouez qu’il y a quand même certains avantages à cette période inhabituelle !

Si j’en crois mes enfants et mes ados, voici les points positifs de l’école virtuelle (avec mes propres remarques de maman qui télétravaille) :

1- On peut se lever plus tard (les parents aussi ! Pas de lunchs à préparer, pas de « dépêche-toi, tu vas être en retard », pas de cahiers oubliés ni de manteau perdu.)

2- Pas d’autobus ni de service de garde : après l’école, on est déjà prêts à jouer ! (Pas de message de dernière minute pour annoncer que l’autobus est annulé, pas de stress pour arriver à l’heure au service de garde, pas d’appels de l’école pour nous dire que notre enfant dérange !)

3- Pas de bouffe de thermos et on peut quand même manger des sandwichs. (Pas de thermos à laver, pas de plats oubliés dans le fond du pupitre, et en plus, on peut manger en famille !)

4- Il y a beaucoup moins de bruits, ça fait moins mal aux oreilles et à la tête. (Même si on est six à la maison, ça ne bat pas le nombre de décibels d’une classe ou d’un autobus.)

5- Pas besoin de porter de masque ! (Ça, j’avoue, je les comprends tout à fait !)

6- Presque jamais de devoirs le soir et la fin de semaine si on a bien travaillé pendant nos périodes autonomes. (Yes! Plus de temps en famille et en plein air, sans avoir à s’obstiner sur le bien-fondé des leçons…)

7- Pas besoin d’attendre à 16 h pour avoir des colleux de maman ! (Maman fait dire qu’elle aussi, elle aime ça, des colleux à n’importe quelle heure ! Même parfois en plein milieu d’une réunion sur Teams !)

8- On peut assister à notre cours dehors s’il fait beau. (Merci, mois d’avril ! Tu es magnifique dans notre coin de la province !)

9- On peut faire ce qu’on veut dans nos récréations. On peut faire du vélo, de la planche à roulettes, du dessin, on peut même faire une sieste. (Bon, les parents, eux, n’ont pas full de récréations entre deux séances de soutien technique à la marmaille, mais on atteint plus facilement notre compte de 10 000 pas à force de courir d’un ordinateur à l’autre.)

10- On voit nos frères et sœurs plus longtemps, on s’ennuie moins d’eux. (C’est là que je suis contente en titi d’avoir des enfants qui s’entendent bien, parce que je me doute que cet « avantage » n’en est pas un dans plusieurs foyers !)

11- C’est moins anxiogène parce qu’on a un meilleur équilibre entre les moments seuls, les moments en groupe (quand il y a l’alternance entre les deux), les moments en famille, et les différentes activités. (Moins d’anxiété du côté parental aussi, croyez-moi! Au moins une fois qu’on a trouvé le moyen d’installer tout le monde convenablement pour leurs cours virtuels.)

12- Quand on a compris la matière, on peut écouter d’une oreille et faire quelque chose qu’on aime en même temps comme dessiner ou s’entraîner. (Le rêve!)

De mon côté, le plus grand avantage que je vois, c’est que j’ai plus de temps avec mes amours. Plus de temps pour les voir grandir et apprendre. Ça me permet d’être un tout petit peu dans leur bulle-classe, de voir le style d’enseignement de la prof, d’entendre la voix ou de lire les commentaires (pas toujours pertinents ; o)) des amis de leur classe.

On dit souvent que les enfants grandissent trop vite. Il n’y a rien de drôle dans cette pandémie, mais il faut avouer qu’on a (pour certains, pas pour ceux qui travaillent deux fois plus à cause de la Covid) une pause pour regarder nos enfants grandir et pour ÊTRE avec eux plus souvent et plus longtemps que d’habitude. J’espère que nous retournerons bientôt à un quotidien à peu près normal, mais aussi que nous garderons certains des avantages de cette pause.

Nathalie Courcy

13 mars 2020 – Texte : Marie-Josée Gauthier

J’ai besoin de dire que je vais bien depuis cette date. J’ai bes

J’ai besoin de dire que je vais bien depuis cette date. J’ai besoin, car depuis ce moment, être positif, aller bien, c’est devenu tabou. Attention ! Je ne vis pas sur un long fleuve tranquille du pays des licornes. Non ! J’ai mes Everest à moi. Je suis triste de me rendre compte que je ne peux pas en parler. Même pendant que je vous ouvre mon cœur, j’ai un malaise.

Attention, je suis très empathique et aidante avec mon entourage, avec ceux qui vont moins bien, voire pas bien du tout. Je soutiens moralement et par tous les moyens qui me sont possibles tout ce qui touche la santé mentale. Les derniers mois n’ont pas été de tout repos pour moi non plus : la santé de mon père en a pris un coup et je l’ai beaucoup accompagné. Je continuerai de le faire comme il l’a fait tant de fois pour moi quand j’étais enfant. Son humour dans la maladie me donne le sourire. Mon amie d’enfance a été emportée subitement à 48 ans et j’aime encore croire qu’elle cognera bientôt à ma porte et que l’on rira de sa bonne blague. Mais non, ça n’arrivera pas. La lumière si vivante dans les yeux de ma fille ado qui s’est affaiblie, je n’ai pas vu ma sœur depuis septembre dernier. Je suis triste, fatiguée et touchée par tout, mais je vais bien. Je ne devrais pas être gênée.

Je ne sais plus comment être bien accueillie avec mon positivisme. Je ne sais plus comment ne pas être gênée de m’émerveiller chaque jour du ruisseau près de chez moi, de l’amour inconditionnel de mon chien, de la persévérance de mes enfants. Je suis pleine de gratitude et d’amour pour une série de personnes qui me tiennent à cœur : mon amour toujours présent qui me fait le déjeuner en semaine même s’il est pressé, ma sœur qui me souhaite bonne journée tous les jours sans exception même à 800 km de distance, mon amie d’amour qui mène un combat épique contre la violence conjugale et pour la liberté de toutes les victimes, la petite fleur mauve qui pointe dans la neige dans les derniers jours. Je suis reconnaissante de devenir une fière mamie en juillet qui vient, d’avoir un toit sur la tête, de manger chaque jour. Un grand mélange de tout bien coloré.

Pour moi, on a le devoir de gratitude d’être en santé, d’avoir le privilège d’ouvrir les yeux tous les matins. Avoir une famille merveilleuse… si vous saviez comment je vous aime tous. S’amuser, exploiter nos talents, rendre hommage à tout ce qui nous entoure, incluant nous-mêmes. Prendre soin, tout simplement. Rien n’est permanent autant dans l’ombre que dans la lumière. Gardez espoir.

Ne vous méprenez pas. À travers mon emploi, j’entends tous les jours le découragement et l’agressivité, et il m’arrive à moi aussi de baisser les bras quelques instants. Je crois en fait que capituler quelques instants est tout à fait sain et que l’on peut reprendre son souffle et mieux rebondir. Alors si pour vous, la lumière s’est éteinte ou n’est plus qu’une lueur depuis le début de la pandémie, je vais vous écouter, vous soutenir avec tout le respect que vous méritez. Et ensuite, laissez-moi exploser d’amour et de joie, je vais vous en entourer. De toute façon, tout le monde y gagne.

Marie-Josée Gauthier

Je te promets – Texte : Karine Lamarche

Mon élève, en ces temps incertains qui n’en finissent plus de s

Mon élève, en ces temps incertains qui n’en finissent plus de s’allonger, je te promets d’être là.

Je t’ai confié qu’étrangement, malgré la distance, je me sentais plus près de toi. Je me sens plus compétente, plus en mesure de t’aider. Ce ne sont pas toutes les conditions gagnantes qui sont réunies, mais pourtant, je sens que j’ai le vent des voiles pour t’enseigner.

Si tu es au rendez-vous, si tu t’investis, si tu sautes à pieds joints dans ce que j’ai à t’offrir, je te promets que tu ne seras pas déçu. Tu fermeras ton écran avec le sentiment d’en connaître un peu plus qu’avant et surtout, tu seras fier de toi.

Ces derniers jours nous ont déjà rapprochés. Je t’ai vu dans ton univers. J’ai rencontré ton lapin, ton chat, ton chien… J’ai vu ta chambre. J’ai eu de la compassion pour tes parents que j’ai vus derrière toi ou que j’ai entendus.💕

Je t’ai vu faire quelques prouesses sur ton trampoline pendant la période de travail autonome puis revenir, énergisé, prêt à te remettre à la tâche.

Je te promets de redoubler d’audace et d’ingéniosité pour te préparer une semaine captivante. Je veux que lorsqu’on se quitte, tu te dises: « Hein, déjà? »

Mon élève, tu mérites que je te donne le meilleur de moi-même. Profite de mes moments de disponibilité pour en savoir plus, pour combler les réponses à tes questions qui traînent peut-être depuis longtemps. Propose-moi tes idées!

C’est un temps précieux dont je ne dispose pas au quotidien. 🌟 L’école à la maison a cela de beau; elle nous rapproche et te permet d’aller plus loin…

Si tu acceptes de me suivre, je serai là pour toi, je te le promets.💝

Ton enseignante

Génération Z, sauras-tu me pardonner ? Texte : Martine Wilky

Aujourd’hui, je regarde une photo de ma plus jeune qui fait son sp

Aujourd’hui, je regarde une photo de ma plus jeune qui fait son sport et je me demande si nos jeunes vont réussir à nous pardonner.

Je ne remets pas en question les règles sanitaires et tout… Je ne crie pas au loup, je me questionne.

Je suis sensible à ce que nos jeunes vivent, car on leur a tout enlevé.

À une période où ils créent leur ESSENCE à eux en tant qu’individus.

Privés du contact avec les autres.

Privés de leur sport.

Privés de leur liberté si vitale à leur âge.

Tout est question de perception dans la vie.

Certains ne voient que les jeunes qui ne respectent pas les règles.

Mes enfants et moi, on voit autre chose :

  • Des groupes de personnes âgées qui se regroupent dans le stationnement du McDo sans respecter la distanciation sociale.
  • Des adultes qui « engueulent » des travailleurs dits « essentiels » à l’épicerie ou au resto du coin AKA job d’étudiant parce que les travailleurs doivent faire respecter les mesures d’hygiène.
  • Les ligues nationales qui peuvent fonctionner alors que les jeunes ne peuvent jouer et sont peut-être en train de dire au revoir à leur rêve sportif.
  • Des aînés qui font la morale aux jeunes sur les mesures sanitaires. ILS LES CONNAISSENT ET SE LES FONT RAPPELER TOUS LES JOURS À L’ÉCOLE.
  • Les magasins ouvrent à des endroits où des centaines de gens différents chaque jour peuvent magasiner, mais les jeunes, eux, ne peuvent pratiquer leurs activités parascolaires.
  • Des profs stressés qui sont impatients car ils sont constamment forcés d’appliquer différentes nouvelles mesures. Les profs sont des saints… qui ont une limite eux aussi. Comme nos jeunes, ce ne sont pas des machines.

Bref, je ne referai pas le monde, mais il est temps qu’on lève la voix pour nos ados.

Je trouve qu’ils ont été plus que « fins », plus que tolérants et RÉSILIENTS.

Ce sont nos laissés pour compte depuis un an.

Trop vieux pour être cute et faire pitié pour la société, et trop jeunes pour avoir une voix et faire entendre leurs besoins.

Je veux vous dire que si tu es privé de voix depuis un an, je m’excuse.

J’espère qu’un jour, tu vas nous pardonner de t’avoir oublié pendant cette pandémie.

Je veux te dire que c’est correct si tu es fâché contre la vie et la société ; ce que tu ressens est valide.

Tu as plus que mon admiration et mon respect.

Tu es un(e) humain(e) extraordinaire.

Martine Wilky

Je te lève mon chapeau, l’ado ! Texte : Marilyne Lepage

Tellement obnubilés par nos problèmes d’adultes, on a fini par

Tellement obnubilés par nos problèmes d’adultes, on a fini par oublier l’essentiel, toi. On a tenu pour acquis que tu avais la maturité de tout gérer, on a même minimisé ce que tu traversais. Voyons, l’école à la maison, il y a bien pire que ça, on se disait !

Vois-tu, tu es dans une période de ta vie où le côté social occupe une place très importante. Du jour au lendemain tu as dû faire le deuil des rassemblements avec ta gang à l’école, le plaisir de traîner dans les rues, de voir ton chum ou ta blonde et vivre au jour le jour sans te soucier de demain. Ce qui fait la beauté de l’adolescence, quoi !

Le problème, c’est que pour toi, la motivation d’aller à l’école passe par le côté social. Sur Teams, ce n’est pas tout à fait le même feeling. J’ai rêvé de mon bal de finissant à partir de ma première année du secondaire. Si j’avais eu à faire le deuil de cet évènement, ça aurait passé de travers. Alors à toi qui finissais, je ne peux qu’imaginer ce que tu traverses.

Je ne sais pas comment va ta motivation, je ne sais pas comment tu vas, mais j’ai envie de te dire que tu as le droit de te sentir comme tu te sens. Tu fais quotidiennement des concessions sur ce qui compte le plus pour toi. C’est normal que ça finisse par te fatiguer, que ta patience ait des limites.

On sait qu’on ne peut changer le contexte. C’est un fait. Mais ce n’est pas le temps de lâcher, parce que s’il y a bien une chose dont je suis certaine, c’est qu’il y a eu un début, il y a un maintenant et il y aura un après. Ce que je veux te dire, c’est que c’est temporaire !

Même si ça peut te sembler banal actuellement, accroche-toi à ce qui compte le plus pour toi et bats-toi pour ça. Penses-y, fixe-toi des objectifs et déploie tous les efforts pour y parvenir. Parce que le soleil va finir par revenir, il finit toujours par revenir.

Petits et grands, on a perdu quelques plumes durant cette crise planétaire. T’es pas seul, promis !

Je te lève mon chapeau bien haut, l’ado ! T’es vraiment fort, tu as su t’adapter plus que jamais et tu as encaissé les coups sans broncher. Je m’excuse que tu sois tombé entre deux chaises durant cette pandémie. Ta résilience est inspirante, mais ça ne veut pas dire que tu doives réduire au silence ta souffrance.

Si plus rien ne va, parle à tes parents, à tes intervenants ou à une ligne téléphonique. La seule chose qui compte, c’est que tu parles.

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Marilyne

Le deuil en temps de pandémie – Texte : Carolanne Fillion

Depuis le début de la pandémie, on accorde une très grande import

Depuis le début de la pandémie, on accorde une très grande importance au nombre de décès causés par la Covid-19 sans y ajouter les décès reliés à d’autres causes. Avez-vous pensé au nombre de personnes endeuillées qu’il pouvait y avoir pour chaque décès ? Faites-vous partie de ces Êtres Humains qui ont perdu un être cher ? Que vous soyez un endeuillé ou l’accompagnateur d’une ou peut-être même de plusieurs personnes décédées, ce texte vous parlera sans doute. Et pour ceux qui ont la chance de ne pas avoir vécu le départ de quiconque d’important à leurs yeux depuis le début de la pandémie, je vous invite à terminer votre lecture et à écrire par la suite à une personne que vous aimez pour le lui dire.

Le décès d’une personne commence, la plupart du temps, par la maladie, la détérioration de l’état de santé. Les mesures mises en place ne permettent pas d’aller rendre visite à ceux qui sont en santé et encore moins aux personnes malades. Ce qui veut donc dire que, depuis le début de cette pandémie, il y a maintenant presque un an, on ne peut voir ceux qu’on aime que par visioconférence. Et la visioconférence, c’est pour les chanceux, ceux qui ont encore leur être cher en vie. Mais peut-être avez-vous eu la chance de parler à ceux que vous aimez avant qu’ils rendent leur dernier souffle. Pour ma part, ma famille proche a pu voir ma fille une dernière fois avant qu’elle soit mise en terre, une dernière fois dans son cercueil. Ça faisait un an que personne ne l’avait vue rire, sourire, vivre…

Parlant de cercueil, les funérailles… Les funérailles, c’est pour les chanceux qui peuvent assister à l’exposition et au dernier au revoir du défunt. Parce que, malheureusement, cette chance n’est pas réservée à tous les proches qui ont perdu quelqu’un. Un maximum de 25 personnes est autorisé dans les salons funéraires et les églises. 25 personnes, si on fait un calcul rapide pour ma fille, ça inclut les parents, grands-parents, arrière-grands-parents et nous avions déjà plus de la moitié de la capacité maximale. Depuis quand, lorsqu’on perd l’un des nôtres, devons-nous choisir qui peut et qui ne peut pas être présent ? Depuis l’arrivée de ce virus, il n’est plus autorisé de faire des funérailles à la hauteur de la personne décédée. Parce que, maintenant, les funérailles c’est un maximum de 25 personnes qui doivent porter un masque, qui doivent être à deux mètres les unes les autres, qui ne peuvent se donner la main ni même se prendre dans les bras.

Le deuil, c’est une série d’étapes qui peuvent être dans un ordre différent d’un endeuillé à l’autre. Les mesures sanitaires nous empêchent depuis près d’un an d’être entourés pour faciliter une ou même plusieurs étapes. Elles nous obligent à vivre tout ça entre les quatre murs de notre maison, seul, seul avec notre peine. Ce qui était rassurant pour moi, c’était de savoir que je pouvais aller voir ma fille au cimetière quand je ressentais le besoin de lui parler ou juste pour m’étendre à côté d’elle pour regarder les étoiles. Mais depuis quelques semaines, on me force à ressentir ce besoin entre 5 h et 20 h. Nous devons donc apprendre à vivre notre deuil sans la présence physique de nos proches…

J’aimerais finir par souhaiter mes plus sincères condoléances à tous ceux et celles qui ont été touchés de près ou de loin par la perte d’un être cher au courant de leur vie. Que ce soit en temps de pandémie ou non, le décès d’une personne aimée entraîne des sentiments difficiles à vivre, peu importe l’année qui est gravée sur l’épitaphe.

Carolanne Fillion

De la relâche au chantier – Texte : Nancy Pedneault

Je pense qu’il faut qu’on se parle. J’ai lu tes commentaires s

Je pense qu’il faut qu’on se parle. J’ai lu tes commentaires sur les médias sociaux. J’avoue, je suis blessée. Depuis vingt ans déjà, je prends soin des enfants, je leur enseigne. Chaque jour, je fais de mon mieux pour qu’ils apprennent, qu’ils développent leur estime et leur autonomie et surtout, qu’ils soient heureux. Mais quand je lis le mépris et la hargne, mon moral en prend pour son rhume.

Alors là, je pense qu’on ne se comprend pas. Je vais te faire une petite analogie.

Parlons construction.

Imaginons que tu as un contrat de rénovation. C’est une maison récente mais bâtie toute croche. Les fondations sont fissurées et le chantier a été laissé en plan pendant plusieurs mois. C’est vraiment une grosse job. Tu te dis qu’avec ton équipe, vous allez y arriver. Alors tu planifies, tu achètes les matériaux et tu décolles le projet, plein d’espoir.

Cependant, il y a une pandémie mondiale (ben oui, c’est pour tout le monde cette patente‑là !). Ton chantier doit fermer. Quand tes gars sont à la maison, tu leur donnes des petites jobs, mais ce n’est pas vraiment efficace. Tu leur envoies des vidéos en espérant qu’ils apprennent de nouvelles techniques mais leur motivation est au plus bas. Enfin, ton chantier ouvre. Tes gars travaillent d’arrache-pied pour reprendre le temps perdu, puis toi, tu ne comptes plus tes heures depuis longtemps.

Et comble de malheur, ton chantier ferme encore. Tes clients mettent de la pression, veulent que la maison soit prête à la date prévue. Tu n’as aucun contrôle sur la situation.

Ton chantier ouvre enfin. C’est maintenant complètement fou. Tu motives tes gars comme tu peux. Tu vois qu’ils travaillent vraiment fort. Il faut remettre ça en ordre ce chantier‑là ! Tes gars travaillent en double mais le client ne le voit pas. Tu es brûlé, les gars aussi. Heureusement, les semaines de la construction s’en viennent. Ça va vous faire du bien, car depuis que le chantier est rouvert, tu travailles sans compter. Cependant, ton client n’est pas content. Il veut que le chantier avance pendant les vacances. Toi, tu le sais que tes gars n’ont plus de jus, que c’est même dangereux pour les blessures. Finalement, les clients comprennent et les semaines de repos si attendues seront là, comme d’habitude.

Un soir, alors que tu relaxes enfin à la maison, tu regardes les médias sociaux. Tu lis plein de commentaires à propos de ton métier. Et ce n’est vraiment pas réjouissant. Les gens vous traitent de lâches, de paresseux, de chialeux. Ils disent que vous vous plaignez le ventre plein car vous avez de bons salaires et que vous êtes en chômage une partie de l’hiver (en passant, ce n’est pas ce que je pense, c’est un parallèle avec ma job). Ta famille voit les cernes à tes yeux, l’énergie qui baisse, le moral qui vacille. Mais les gens sur les médias sociaux ne voient pas le chantier de l’intérieur. Les gens qui commentent n’ont jamais vraiment fait ta job, mais puisqu’ils ont déjà construit un patio, ils pensent tout savoir.

Maintenant, change les mots de mon histoire :

Chantier = classe

Gars = enfants (entre 5 et 16 ans)

Clients = gouvernement, parents, contribuables, monsieur-madame tout le monde

Je ne me plains pas, j’adore mon métier. C’est juste que des fois, j’aurais le goût de t’inviter dans ma classe et de te laisser seul avec mes élèves avec l’objectif de leur enseigner quelque chose (d’ailleurs, on cherche des profs, si ça te tente).

Nous sommes des professionnels de l’éducation. Si on dit que nos élèves ont besoin de repos, ce n’est pas pour nos vacances. On travaille avec des petits êtres humains, on les connaît mieux que quiconque. Alors, appuie-nous ou du moins, fais-nous confiance. Ce sera beaucoup mieux pour tout le monde.

Nancy Pedneault

Cher M. Legault, je pense à vous… Texte : Marilou Savard

Cher M. Legault, je pense à vous.

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Cher M. Legault, je pense à vous.

On parle des dangers liés à l’isolement, à la santé mentale.

On parle des effets négatifs sur la scolarité des enfants et des adolescents.

On parle des effets désastreux sur les commerces.

On parle des pertes d’emplois et j’en passe, mais vous, qui parle des conséquences sur vous ? Qui pense à vous ?

Chaque jour, il y a de nouvelles informations. Vous recevez des conseils, et évidemment des opinions. Cependant, comme vous l’avez dit dernièrement, ça reste que c’est vous seul qui tranchez et prenez les décisions. Ça doit être un gigantesque stress et à votre place, je ressentirais un énorme sentiment de détresse. Vouloir faire de son mieux pour tous sans vouloir déplaire, voulant nous satisfaire. Faire cela en espérant de tout cœur de ne pas faire d’erreur.

Moi je vois un homme, UN homme qui doit gérer environ 8 millions d’habitants. Désolée, je ne devrais pas dire gérer, mais AIMER 8 millions d’habitants.

Je ne peux pas m’imaginer vous voir dans votre fauteuil à la maison et vous dire « à qui je peux bien faire du tort maintenant ? »

Quand je vous vois après des mois de crise sans précédent à continuer de rester fidèle au poste, je vois un geste désintéressé. Un pur don de soi. Je vous vois nous mettre en premier, avant votre bien-être à vous.

Je ne sais pas si c’est le virus, mais souvent, notre comportement doit être le plus lourd à porter.

C’est quasiment inhumain la pression que vous avez. La majorité aurait déjà cédé.

Les larmes aux yeux, je souhaite sincèrement qu’après le confinement et quand le 2 mètres ne sera plus nécessaire, vous soyez accueilli à grands bras ouverts par tous ceux qui vous doivent, grâce à vos décisions, d’être encore sur terre.

Marilou Savard

Encore un point de vue sur la dernière année… Texte: Joanie Fournier

Avec la pandémie actuelle, le monde s’est

Avec la pandémie actuelle, le monde s’est divisé en deux. D’un côté, on place ensemble tous les gens qui croient au virus, qui respectent les consignes sanitaires, qui se font appeler des moutons par l’autre clan. Et face à eux se regroupent les Covidiots, ceux qui croient au complot des gouvernements, au contrôle absolu des droits fondamentaux de l’homme et qui continuent leurs vies « comme avant ». J’espère que vous saurez lire l’ironie dans ce que je viens d’écrire. Parce que c’est totalement faux. Il n’existe aucun clan. Personne ne penche du côté du bien ou du mal, personne n’a raison ni tort totalement. Tout le monde fait de son mieux en ce moment, essayant de jongler entre ses propres principes et les fameuses consignes sanitaires.

Personnellement, ma petite bulle familiale et moi avons choisi de respecter les consignes sanitaires et les décrets gouvernementaux de notre mieux. On a appris à mieux se laver les mains, à porter adéquatement un masque et sommes restés enfermés chez nous depuis presque un an. On a pris ce chemin pour protéger les plus vulnérables et par conscience collective. On a tout fait ça consciemment et par choix, donc vous n’êtes pas invités à débattre sur notre choix de respecter tout ça. Merci.

Dans les premiers mois de la pandémie, nous vivions dans le bonheur d’être ensemble. Si vous êtes un extrémiste qui pensait qu’on vivait dans la peur, je suis bien désolée de vous décevoir. Nous n’avons jamais eu peur du virus. Nous voyions le premier confinement comme une occasion de nous retrouver, de nous rapprocher, de nous ressouder. Une occasion donnée par la vie qui nous permettait enfin d’arrêter le temps pour profiter de nos enfants. On avait si souvent prié pour pouvoir arrêter le temps… C’était aussi une occasion de rendre grâce à la vie, de réaliser toute la richesse de ce qu’on possède. Une maison avec de l’espace, chacun avec sa chambre, une cour extérieure pour pouvoir bouger, une grande famille pour se distraire… On le sait qu’on a beaucoup de chance.

Puis, l’été est arrivé et on a eu un semblant de break… Tout en gardant nos distances et en restant dehors, on a pu voir nos familles, nos amis, un peu à la fois. Et vous savez quoi ? Ça a été le plus dur pour nous. Pas de les voir… de rester à distance. À chacune des rencontres avec des amis, des marches avec nos parents, des glissades avec les cousines, chaque fois, le même blues après la rencontre… Cette impression de ne pas avoir pu réellement profiter d’eux. Ce sentiment de s’ennuyer encore plus qu’avant de les voir. Cette rancœur de ne pas avoir pu les prendre dans nos bras. L’après-rencontre fait mal. Tellement mal. C’est comme si on arrivait à les oublier en restant chez nous. Mais les voir en vrai, loin de nous, ça nous chavire chaque fois. C’est comme si le cœur lui, se souvenait.

Ensuite, le deuxième confinement est arrivé en même temps que l’automne. Et après la joie du début et la tristesse de l’été, on est tombés dans la colère. Oui, la colère. La colère contre tous ceux qui ne respectent pas les consignes. La colère contre le système qui aurait dû prendre des mesures plus draconiennes dès le départ, la colère contre le virus, la colère contre la vie. On a ressenti même de la colère contre des gens qu’on aime. Parce qu’ils se mettaient à risque, parce qu’ils trichaient, parce qu’ils ne pensaient pas comme nous. Et là, LÀ, on a dit « STOP ». C’est pas vrai qu’on va commencer à haïr ceux qu’on aime en plus !

C’est à ce moment-là que j’ai choisi de ne plus regarder l’actualité de mes réseaux sociaux. Je dépose des nouvelles de mes enfants pour ceux qui en veulent, pour les mamies qui ne les ont pas vus depuis un an. Puis, je ferme l’écran. Parce que je ne veux pas savoir. Tu veux aller voir ta mère pour Noël ? Tu veux aller magasiner avec ta sœur ? Tu veux aller prendre un verre chez ton père ? Tu veux voir tes amis ? Fine. C’est ta vie. Non je ne suis pas d’accord, mais je n’ai pas envie de t’en vouloir pour ça. Et je ne te juge pas d’avoir flanché, je le sais que c’est dur. C’est crissement dur. Moi aussi, j’ai les genoux mous ces temps-ci pis j’aurais le goût de flancher souvent… Et de savoir que toi tu flanches, ça rend tout ça encore plus dur pour moi. Alors je ne veux pas le voir. Je ne veux pas le savoir.

Je choisis de t’aimer, comme avant. Je choisis d’attendre la fin de cette crise mondiale pour te serrer dans mes bras. Mais attache ta tuque… Parce que QUAND on aura le droit… enfin le droit… Je vais me coller en cuillère avec toi, pendant une heure s’il le faut, juste pour refaire le plein. Refaire le plein de toi. Mon ami, ma cousine, mon frère, mon neveu, ma mère, ma sœur de cœur… Te voir sourire à l’écran, c’est pas pareil.

QUAND on aura le droit, je vais refaire le plein de toi. Ton odeur me manque, ton énergie me manque. J’ai si hâte de profiter de ton rire franc et de tes yeux complices autour d’une bonne sangria… Moi qui suis toujours la plus sauvage de la gang, j’ai si hâte de te prendre dans mes bras. Pis t’sais les deux petits becs secs sur les joues en rentrant, ceux qu’on faisait juste par habitude et tradition ? Pu jamais. PU JAMAIS ! Parce que quand on va pouvoir, ça va être un gros câlin senti dès la première seconde. Pis il va durer longtemps. Ça risque d’être malaisant, mais j’m’en fous. Tiens-toi-le pour dit.

Joanie Fournier