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Assumer sa sexualité feminine

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J’aime le sexe.

Malheureusement, ce mot si doux à mes oreilles, si soyeux à mon corps, est encore très tabou dans notre société.

C’est malheureusement encore tabou de clamer haut et fort que je suis un être sexuel féminin.

Je dois et je veux l’assumer, car mon corps m’appartient, mon plaisir m’appartient… Non seulement il m’appartient, mais c’est ma responsabilité d’y parvenir et d’en prendre soin. Si, à la fin d’un ébat sexuel, je n’ai pas atteint d’orgasme, de jouissance, je dois et je veux pouvoir le dire, l’exprimer. Si la position ne me convient pas, si je n’arrive pas à atteindre le niveau de jouissance que je veux, auquel je m’attends, je veux arriver à le reconnaître, l’exprimer et identifier ce qui me fera plaisir.

Je suis partante pour essayer beaucoup de choses différentes quand ça vient au sexe. Pourquoi pas! Après tout, si je n’aime pas ça, je m’exprime et on change, on arrête, on essaie autre chose. Le sexe c’est bon… non, excuse-moi… Le sexe c’est vrrrrraiement bon ! Le sexe me fait vibrer… Ça choque venant d’une femme ??!! Eh bien, je l’assume pleinement ! Je suis une femme. J’aime ce qu’un orgasme peut me procurer comme bien-être et je trouve super important d’en parler !

Ceci étant dit… On remet souvent, trop souvent, les clés du plaisir féminin aux hommes. (Petite parenthèse… jusqu’à maintenant, je n’ai pas rencontré une femme qui ne se souciait pas de mon plaisir.) Tu sais… l’image d’un homme de l’âge des Cro-Magnon qui dit : « Couche-toi sur le dos ma belle, je vais te f*** ! »… C’est très cru, mais très représentatif de la pornographie ET de l’éducation que l’on donne à nos enfants.

On enseigne à nos enfants comment ne pas tomber enceinte, comment mettre un condom, comment se protéger des ITSS et MTS. Mais on oublie de leur enseigner que le plaisir est le plus important. On oublie de leur enseigner qu’il faut écouter son partenaire, écouter ses besoins, ses demandes, son corps, ses yeux. C’est tabou pour une mère de dire à son fils que le désir, c’est crissement important dans une vie, dans une relation. C’est tabou pour un père d’expliquer à sa fille que pour être heureux en relation avec un/une partenaire, il faut savoir reconnaître pas juste l’amour, mais le désir de l’autre corps également. On emploie plutôt les mots comme enfants, maison, famille quand on parle à nos enfants de leur avenir.

Et si le fait de s’assumer en tant que femme passait par l’éducation sexuelle de nos enfants, garçons ET filles ? Nos enfants sauraient reconnaître le bonheur sexuel, le désir de l’autre, le désir à travers les yeux de l’autre. Moi… en tant que femme, j’ai acquis beaucoup de confiance à travers les yeux de mon partenaire. Le voir me regarder avec envie, avec désir, voir dans ses yeux qu’il aime ce que je lui fais, m’a donné énormément de confiance. Et acquérir de la confiance au lit m’a permis d’acquérir de la confiance tout court.

Ce qui se passe dans mon lit se reflète dans ma vie hors du lit !

Moi, j’ai le goût de faire plaisir à mon homme et à mes partenaires, j’ai le goût de leur montrer que je suis belle, que j’ai du plaisir et que je mouille en leur faisant plaisir. J’ai le goût de m’assumer et de contribuer à mon propre plaisir à l’aide de leurs doigts, leur membre, leur bouche, leur corps et j’ai le goût de le leur dire. Je n’ai pas le goût de me coucher sur le dos, de leur prêter mon corps et d’attendre que ça finisse.

Je suis Roxy, une belle femme, une femme complexe et sexuelle et je M’assume! 😊

Se masturber, point.

Se masturber. Se toucher, s’aimer, se savourer, se connaître, app

Se masturber. Se toucher, s’aimer, se savourer, se connaître, apprendre à se connaître.

Se masturber. C’est un besoin.

Se masturber. Le mot choque, surprend, c’est un mot qu’on chuchote avec un sourire gêné en coin.

Mais… se masturber… c’est un besoin.

Une discussion fort intéressante m’a marquée pendant que je prenais un café avec une amie l’autre jour. On parlait de la façon d’aborder la masturbation avec les jeunes. Elle me dit : « Tu te grattes quand ça te pique ? Ben, c’est tout à fait normal de se masturber quand tu en ressens le besoin ! »

Crime ! Je n’aurais jamais pensé à résumer ma pensée ainsi. Mais c’est donc ben vrai !

Ressentir le besoin pressant de se toucher, de se frôler, de se frotter, c’est primal, c’est inné. Certains disent à leurs enfants : « Fais pas ça ! ». D’autres disent : « Si tu veux faire ça, fais‑le tout seul dans ta chambre. »

Me masturber me console, me calme, me fait bien dormir. J’aime entendre monter ma respiration pendant un orgasme et se calmer après celui‑ci. Notre cerveau sécrète des endorphines et notre stress est moindre. On se sent mieux après un orgasme !

Quand mon garçon d’une dizaine d’années tout juste s’est mis à démontrer un avancement et un vouloir assez prononcé et insistant de charmer, explorer et expérimenter, j’ai senti que l’heure de la conversation avait sonné ! Eh bien, on s’est assis avec un bon chocolat chaud et des biscuits et on a parlé. Tout d’abord, il faut se rappeler, à nous aussi chers adultes, que nos organes génitaux servent à trois choses : procréer, évacuer nos besoins et avoir du plaisir ! « Franchement maman ! » Outré qu’il fût en me regardant de ses grands yeux brun foncé comme la terre noire.

À mon enfant j’ai dit qu’être curieux, c’est normal. Se toucher, c’est normal. Désirer, c’est normal. Encore une fois, une amie m’a instruite et m’a dit ces mots que j’ai joui à entendre : « Ma mère m’a dit : Tu ne peux faire l’amour avant ta majorité. C’est interdit ! D’ici là, masturbe-toi autant que tu peux, comme ça, tu sauras ce qui te fait plaisir et tu sauras comment faire plaisir à ton partenaire. » Bien sais‑tu que ça non plus, ce n’est pas fou du tout !

Assise par terre en buvant mon chocolat chaud et en grignotant mes biscuits au beurre, j’ai répété essentiellement les mêmes mots à mon fils. Si tu es curieux, lis, instruis-toi, pose des questions, explore ton propre corps. Se toucher, c’est normal, c’est un besoin humain. Fais-le seul, tranquille et ne te sens surtout pas coupable.

Parce que… se masturber… ça fait du bien !

Signé Roxy Ka, une femme pleine de désir… pour elle-même d’abord et avant tout.

Les cousins

Quand j’étais enfant, le plus grand bonheur que mes parents puissent nou

Quand j’étais enfant, le plus grand bonheur que mes parents puissent nous faire, c’était de nous amener visiter nos cousins… Ils ne vivaient pas proche de chez nous, alors on n’avait pas ce privilège très souvent. Mais quand enfin, après plusieurs mois, on avait la chance de se réunir, c’était la fête chaque fois.

Les adultes restaient dans la cuisine à popoter et à jaser de leurs anecdotes d’adultes autour de leurs coupes de vin. Et nous, les enfants, on partait s’isoler dans les chambres, souvent regroupés par âges rapprochés, pour aller jouer ensemble.

Mes cousines, elles étaient carrément les sœurs que j’aurais toujours voulu avoir. Et comme on se voyait seulement à l’occasion, je ne voyais que les beaux côtés. Que du plaisir. Et tellement de bons souvenirs…

Je me souviens de nos collections de Polly Pocket et des heures qu’on prenait à placer nos familles de petits chiens et de petits chats. Je me souviens des plus vieux qui venaient nous espionner avec leurs walkies-talkies d’espions. Au chalet, on passait nos journées à chercher de « l’or des fous » dans le petit chemin qui menait au lac. On partait dans le bois pour chasser l’ours et on revenait en courant à la moindre ombre qui bougeait.

Maintenant, on a tous vieilli. Et on a fait des enfants. Et nos enfants, à leur tour, prennent plaisir à se réunir. Et quand je les vois jouer ensemble, mon cœur fond. Quand on leur dit que leurs cousins s’en viennent à la maison, c’est la fête ici. Les enfants courent préparer leurs jouets préférés, parce qu’ils ont tellement hâte de les leur montrer. Et quand les cousins arrivent, les enfants disparaissent dans les chambres… et à part pour soigner quelques bobos ou pour une millième collation, on ne les revoit que le soir venu.

Et nous, devenus adultes, on profite à notre tour de la cuisine. On popote, on rit, on jase et on en profite. L’alcool coule à flots, il y a toujours un sac de chips ouvert et on entend un fond sonore de rires d’enfants à longueur de journée. Le bonheur, le vrai.

On passe notre temps à se répéter que c’est tellement beau de voir nos enfants jouer ensemble. Parce qu’on se souvient. On sait tellement qu’ils sont en train de se créer leurs plus beaux souvenirs d’enfance. Et on se demande si nos parents avaient le même sentiment de bonheur de nous voir jouer ensemble. Sûrement…

Les cousins, ce sont des frères et des sœurs de cœur. Avec eux, les enfants ne vivent que les bons côtés de fratrie. Parce qu’ils ne vivent pas ensemble en tout temps, donc ils n’ont pas le temps de se taper sur les nerfs, de voler les jouets de l’autre ou de picosser le plus jeune… Ils ne vivent que les rires, les petits bonheurs, les partages et les bons moments…

Alors on profite de chaque fin de semaine où on peut les voir. On planifie nos vacances ensemble. On parle de campings, de parcs d’attractions, de zoos… On planifie des listes d’épicerie qui ne finissent jamais, parce t’sais, ça mange en maudit des enfants !

Pis le jour venu, on en lave des becs collés, on en mouille des débarbouillettes, on en coupe du melon d’eau, pis on en lave des serviettes de piscine. Mais mausus qu’on est fiers. On a le cœur léger, on entend nos enfants rire de bon cœur ensemble. Pis y’a rien de plus beau que les souvenirs qu’on est en train de créer…

Bon été !

Joanie Fournier

Je fais l’école à la maison… à mon enfant intérieur

Je fais l’école à la maison. En me lançant dans cette grande av

Je fais l’école à la maison. En me lançant dans cette grande aventure, je savais d’ores et déjà que c’était la meilleure décision possible pour mes enfants à moi. Mais je n’avais pas réalisé sur le coup que ce n’était pas seulement pour mes deux garçons (et ma fille dans quelques années) que je faisais ce choix. Je n’avais pas réalisé qu’il y avait un quatrième enfant dans l’équation. Mon enfant intérieur…

Quand on devient parent, on dit souvent à quel point c’est merveilleux de redécouvrir le monde à travers les yeux de nos enfants. Être parent-éducateur (surtout en mode plutôt unschooling dans mon cas), c’est pareil. C’est redécouvrir le véritable plaisir d’apprendre. C’est reprendre le contrôle de notre éducation et réaliser que ça ne s’est jamais terminé, même après avoir quitté l’école. C’est comprendre enfin ce que nos profs voulaient dire quand ils disaient qu’on utilisait les mathématiques dans la vie de tous les jours. Spoiler alert : ils avaient raison!

Dans les dernières années, la petite fille qui est en moi a tellement trippé. Ensemble, on s’est émerveillées de la transformation d’une chenille de monarque en une fascinante chrysalide vert et or, puis en papillon magnifique qui a finalement pris son envol sous nos yeux ébahis. On a fait des expériences sur la glace, joué avec les couleurs et la lumière. On a exploré des forêts remplies des trésors de la nature et épluché des encyclopédies pour apprendre à reconnaître les différentes espèces de champignons. On a étudié le système solaire, le corps humain et le règne animal, pas avec des manuels fades, mais avec des projets interactifs et des livres superbes qui m’ont fait comprendre à quel point la vie est un miracle. On a collectionné des roches et découvert un fossile de coquillage. On a trouvé une mante religieuse, une chenille mauve qui aimait les fleurs de menthe, observé de près une chauve-souris qui s’était perdue dans notre maison… On a arpenté des villes à l’architecture magnifique et des sentiers recouverts de feuilles mortes, escaladé des montagnes, flotté en kayak sur des rivières. On a trouvé des grenouilles dans une mare, observé des couleuvres dans leur environnement naturel, nourri des oiseaux au creux de notre main. On a fait pousser de l’asclépiade pour nos monarques, des tournesols pour nos abeilles. On a pris soin de nos pissenlits et mangé des hémérocalles. On a pourchassé des montgolfières en vol et aidé l’équipage lors de son retour sur la terre ferme. On a dessiné des arcs-en-ciel. Beaucoup d’arcs-en-ciel!

Au contact de mes enfants, j’ai redécouvert mon amour de la langue française, au point de réaliser mon rêve de jeunesse et de devenir écrivaine. J’ai appris plus sur la géographie mondiale dans la dernière année que dans mon parcours scolaire en entier. Je me suis enfin octroyé le droit d’approfondir mon intérêt pour les plantes médicinales et leurs propriétés. J’ai appris à cultiver mon propre jardin potager et à manger le fruit de mon travail (ok, on en a encore beaucoup à apprendre de ce côté!). J’ai appris que j’aime apprendre, que j’aime me passionner pour un sujet et me laisser emporter par la frénésie qu’il suscite en moi. J’ai probablement emprunté plus de livres à la bibliothèque dans les dernières années que dans toute ma vie avant ça. J’ai joué à des tonnes de jeux plus stimulants les uns que les autres et j’ai réalisé à quel point on apprend à travers le jeu, et pas juste ceux qu’on dit « éducatifs ». J’ai réappris à me battre pour défendre mes droits.

Je me sens vivante, en évolution constante. Je me sens en paix. Parce que je nourris quotidiennement mon enfant intérieur, cette petite fille curieuse qui est toujours au fond de moi et qui a grandement souffert de mon passage obligé dans le monde adulte. Cette petite fille avide de liberté et d’aventures, que j’ai trop longtemps mise de côté pour jouer aux grands.

Que vos enfants soient à l’école ou à la maison, je vous souhaite de connecter avec vos enfants et de jouer. Jouer véritablement. Apprendre. Explorer.

Et croyez‑moi… Votre enfant intérieur vous en remerciera.

Karine Jetté

Pour lui, pour elle ou pour les deux?

Vous êtes en couple, ou pas. Mais de toute façon, vous avez un min

Vous êtes en couple, ou pas. Mais de toute façon, vous avez un minimum de sexualité. Avez-vous déjà exploré le monde des jouets pour adultes? Il est plus que facile de se laisser impressionner par la panoplie de possibilités suggérées dans les publicités. De quoi en perdre… la tête! Sans mauvais jeu de mots (ou peut-être que si!).

Si certains d’entre eux restent banals, d’autres ont de quoi surprendre! De par leur forme, leur texture et parfois même par leur allure! Les imitations sont toutes plus imaginatives les unes que les autres, alors que d’autres objets nébuleux font froncer les sourcils (ou relever les orteils!).

Beaucoup de femmes ont expérimenté le simple vibrateur de base. D’autres, plus exploratrices, pourraient vous décrire les bons et les mauvais achats. Mais le marché des jouets pour adultes ne se limite plus aux femmes seulement, ne-non. Ces messieurs ont de nos jours plusieurs options de jouets de plaisirs. Encore là, il y a de tout pour tous.

Il existe maintenant des imitations, quasi traumatisantes de par leur ressemblance fidèle au corps humain, de poupées robotisées. Comme je vous le disais plus haut, de tout pour tous les goûts!

Par contre, d’après mes recherches personnelles, peu de gens font étalage de leurs achats et peu partagent l’inavouable : posséder des objets sexuels pour leur plaisir. Alors que nous savons pertinemment que le marché du sexe est le plus lucratif en ce monde, la gêne d’avouer qu’on en consomme demeure. Aller en boutique reste pour certains impensable. Heureusement, les achats en ligne sont disponibles simplement, mais gare aux mauvaises surprises de ne pas recevoir exactement ce que vous aviez imaginé!

Pour finir, il y a de ces jouets que l’on partage à deux (ou plus si le cœur vous en dit!). Parfois en simples préliminaires, parfois en complément ou tout simplement pour ajouter du piquant. Sans tabous, les couples qui s’y prêtent sont, à mon avis, ceux qui en profitent le plus. Le tout est de ne rien imposer. (Sauf si vous êtes de ceux qui aiment la soumission bien entendu!). Mais à la base, le respect doit toujours demeurer. Essayer et adopter ou pas est personnel à chacun. Il faut respecter les limites de son ou de sa partenaire et se respecter soi-même. C’est la base de tous les jeux en général, encore plus dans les jeux de l’amour ou de la sexualité.

Alors, seriez-vous prêts à partager vos opinions sur l’utilisation ou pas de certains jouets?

« L’avouer » vous gêne-t-il? Partageriez-vous vos envies avec votre partenaire, dans l’optique d’essayer à deux?

Ceci dit, soyez bien à l’aise de répondre à mes questions. Ou pas!

Simplement Ghislaine

 

12 suggestions de jeux pour les 0-5 ans

Notre fils de 3 ans a un grand intérêt pour les jeux de société

Notre fils de 3 ans a un grand intérêt pour les jeux de société, ce qui nous a amenés à en découvrir plusieurs. Je me suis donc dit que je partagerais nos trouvailles avec vous. Bien qu’il soit toujours pertinent de se fier à l’âge recommandé sur le jeu, je me permets de préciser à quels moments ils étaient agréables dans notre famille. Ça peut évidemment différer d’un enfant à l’autre selon ses goûts et son développement. Je décris rapidement les jeux pour vous donner une idée et je vous laisse consulter les livrets d’instructions pour les détails et subtilités de chacun ainsi que pour les variantes qu’ils offrent.

Lapin & magicien — Smart games (2 ans et +)

Ce premier jeu n’en est pas un de société parce qu’il se joue seul. Cependant, comme il est accessible aux petits de 2 ans, il peut être une porte d’entrée intéressante. L’enfant doit placer les 4 pièces de bois de manière à reproduire l’image sur la carte. 60 défis de différents niveaux permettent d’apprécier longtemps ce jeu. Il travaille la logique et le repérage dans l’espace, car le petit doit comprendre la vision 3D en déterminant si le lapin est placé derrière ou devant selon les images, ou quelle face du cube est à l’avant, par exemple.

Little cooperation — Djeco (2 ½ – 5 ans)

Gros coup de cœur pour notre famille! Nous avons commencé à y jouer avec notre grand un peu avant ses 2 ½ ans. Comme son nom l’indique, c’est un jeu coopératif, c’est-à-dire qu’on réussit ou qu’on échoue la partie tous ensemble. On doit quand même jouer à tour de rôle, mais à l’âge où les enfants sont souvent mauvais perdants, bien qu’on les éduque pour améliorer ce comportement, un jeu coopératif peut faire beaucoup de bien à la dynamique familiale. Les parties sont également rapides, point très positif pour les petits qui ont encore de la difficulté à rester concentrés longtemps.

Little collect — Djeco (2 ½ – 5 ans)

Ce jeu est parfait pour apprivoiser les consignes plus complexes. Le premier à avoir 3 lapins remporte la partie. Pour ce faire, on pioche des cartes à tour de rôle. Si on tombe sur un petit pois ou une carotte, on peut ajouter cet aliment à notre plateau de jeu. Lorsqu’on pioche un lapin, on peut le prendre seulement si on a déjà le légume qu’il grignote sur l’image. On attend notre tour, on est de bons gagnants et de bons perdants, les parties s’allongent doucement (mais pas trop!) et les consignes sont légèrement plus élaborées.

Minimatch — Djeco (3-6 ans)

Il s’agit d’un jeu d’observation et de rapidité. D’après le principe des Cherche et Trouve, le premier qui trouve dans sa main une image se trouvant sur la carte au centre de la table remporte ce tour. C’est certain que les adultes doivent ajuster leur vitesse pour permettre aux enfants d’avoir du plaisir! On attend notre tour, on se réjouit pour ceux qui l’emportent, on travaille notre acuité visuelle et notre rapidité. Autres points positifs, les parties sont courtes et comme le jeu est petit, il s’apporte facilement partout.

Kidiquiz Animals — Bioviva! (3 ans et +)

Pour notre part, c’était un jeu stimulant et agréable autour de 2 ½ ans. Grâce à 3 indices visuels, les enfants doivent deviner quel animal est au verso de la carte. Points forts : ça développe la capacité à résoudre des énigmes. Il est très efficace, on peut y jouer durant de brefs moments et on peut l’apporter facilement. Point faible : l’enfant connaît rapidement les cartes par cœur.

Batasaurus — Djeco (5-99 ans)

Ce jeu-ci est plus complexe, car il réunit bataille et jeu de mémoire. Il permet, comme de nombreux autres, de travailler les tours de jeu, mais travaille aussi la mémoire et la stratégie. On doit respecter plus d’une consigne à la fois, ce qui donne un niveau de difficulté supplémentaire.

Bata-waf — Djeco (3-6 ans)

Ici, ce jeu a fonctionné à un peu plus de 2 ½ ans. avec accompagnement de notre part. C’est le même principe que la bataille, mais c’est le chien le plus grand qui l’emporte. Comme c’est visuel, c’est accessible pour les tout-petits. C’est avec ce jeu que nous avons le plus travaillé avec notre grand le fait d’attendre son tour et l’esprit de jeu (autrement dit, ne pas faire de crise quand ce n’est pas lui qui a le plus grand chien). À ne pas négliger, ce jeu se traîne facilement au resto et dans les différentes salles d’attente.

Croque-carotte — Ravensburger (4-99 ans)

Chaque joueur a 4 lapins et le premier à en mener un sur la carotte au centre de la colline gagne la partie. Lorsqu’on pioche une carte avec un lapin, on avance du nombre indiqué, mais lorsqu’on a une carotte, on doit tourner celle qui est au centre du jeu. À chaque tour, des pièges différents apparaissent ; les lapins peuvent chuter en bas de la colline, poussés par une taupe, et devoir recommencer, ils peuvent tomber dans un trou et être perdus jusqu’à la fin de la partie ou être bloqués par un pont-levis. On peut y jouer avec notre fils depuis qu’il a 3 ans en l’aidant un peu et il adore ce jeu! Les pièges le font beaucoup rire. À noter qu’une partie peut durer jusqu’à 30 minutes.

Happy bunny — Blue orange, Hot games, Cool planet (3 ans et +)

Un autre jeu coopératif qui inclut aussi un côté jeu de mémoire. À tour de rôle, on fait avancer le lapin. Selon le chiffre indiqué sur la case, on cueille des carottes sur le terrain. Si les carottes choisies sont croquées, on les met de côté, sinon on les replace. On doit donc se rappeler d’un tour à l’autre lesquelles ont déjà été cueillies. Le but est de recueillir assez de carottes croquées avant d’atteindre le vilain fermier. En plus d’attendre leur tour et de se rappeler leurs choix tout au long de la partie, les enfants apprivoisent les chiffres.

Tous au dodo — Paille éditions (3 ans et +)

Nous avons trouvé ce jeu vraiment intéressant et différent des autres. À tour de rôle, nous devons piocher dans le sac, donc à l’aveugle. Le but est d’être le premier à avoir les 5 pièces formant le personnage endormi. Les autres sont déposées l’une à la suite de l’autre au centre de la table. Une fois le personnage complété, le gagnant doit inventer une histoire avec toutes les pièces posées au centre au cours de la partie. À 3 ans, créer une histoire à partir d’images données, ça nourrit la créativité, ça aide à structurer les idées et à maintenir une ligne directrice.

Hungry hungry hippos — Hasbro gaming (4 ans et +)

C’est simple : en appuyant rapidement sur son hippopotame, le joueur dont l’animal mange le plus de billes l’emporte. Bien que l’âge suggéré soit 4 ans, notre plus jeune l’adore depuis qu’il a 2 ½ ans. Ce jeu n’est pas du tout éducatif, mais oh combien divertissant! Petit bémol ; les billes doivent être surveillées de près pour la fratrie plus jeune ou les animaux de compagnie.

Kerplunk — Mattel games (5 ans et +)

Dans la même lignée que le précédent, ce jeu est 100 % plaisir et nécessite peu de stratégie. Avec notre aide, notre grand y joue depuis qu’il a presque 3 ans et l’adore. Il travaille la motricité fine, car le but est de retirer des bâtons sans faire tomber de billes. Encore une fois, on doit apporter une attention particulière aux billes.

Voilà les plus populaires chez nous. N’hésitez pas à nous faire aussi vos suggestions!

Jessica Archambault

 

Quand « remise en forme » rime avec bonheur…

Janvier : période de prise de résolutions qu’on tient rarement.

Janvier : période de prise de résolutions qu’on tient rarement…

Ma résolution, je l’ai prise bien avant : dès le début décembre. Il y a longtemps que j’y pensais et qu’on en parlait, mon conjoint et moi. Depuis la naissance des filles, on s’oublie, on prend moins soin de nous.

Lorsqu’on devient parent, la course folle commence ! Dans notre cas, dès six mois, nos filles commençaient la natation. C’est fou, la pression que nous nous mettons ! Les moments en famille déboulent à une vitesse folle…

Jusqu’à l’an dernier, j’arrivais à trouver un temps pour moi : une soirée au yoga par semaine. Puis, le sport de compétition est arrivé… et mon p’tit moment s’est effacé.

En fait, je ne m’en plains pas, au contraire ! Je n’y vois que des bienfaits sur ma grande malgré la gymnastique organisationnelle que cela exige.

Un soir de novembre, dans les gradins, j’observais ma fille nager et j’ai soudainement eu une révélation ; je l’enviais de pratiquer un sport, de développer sa forme physique… Assise dans les gradins, j’admets avoir ressenti de la frustration ! Et moi dans tout ça ?

Curieux hasard, une grande amie m’a sollicitée peu de temps après pour que j’adhère à son groupe de remise en forme.

J’ÉTAIS PRÊTE.

Il est là, le secret pour tenir une résolution ! Le « timing ».

Le plus beau, c’est que mon conjoint a suivi ! On s’entraîne à la maison quotidiennement. Notre alimentation, qui était déjà assez saine, a été revue et améliorée ; le p’tit bol de croustilles a disparu les soirs de semaine et surtout, on mange des portions plus raisonnables.

Les résultats sont au‑delà de mes attentes ! La remise en forme en famille, c’est du bonheur ! Elle apporte bien plus qu’une perte de poids ou le raffermissement de certains muscles.

D’abord, on rit comme des fous ! On s’encourage. Nos filles nous observent, embarquent à l’occasion ; elles sont fières de nous !

Une remise en forme, c’est la bonne humeur qui revient puisque le sommeil est meilleur. C’est devenir un parent plus équilibré. C’est développer encore plus le désir de cuisiner, d’essayer de nouvelles recettes avec nos enfants.

Dans mon cas, ma remise en forme me donne confiance en moi. Je ne pensais jamais devenir accro à ce moment dans ma journée !

Par-dessus tout, faire le choix de se remettre en forme en couple ou en famille resserre les liens. C’est avoir envie de partager du bon temps ensemble le plus longtemps possible, c’est mettre sa santé en priorité.❤️

Marie-Christine, merci d’avoir allumé ce feu !

Karine Lamarche

Un poupon. Pur plaisir ou pur ennui?

Bébé est arrivé au milieu du mois de février. Le nouveau compagn

Bébé est arrivé au milieu du mois de février. Le nouveau compagnon de mes journées (très looongues journées) ne parle pas, a le cou légèrement feluette et les yeux qui manquent de focus. Moi, je suis cernée jusqu’aux coudes (parfois jusqu’aux genoux), je sens la régurgitation et j’ai l’impression que ma journée est faite à neuf heures du matin. Évidemment, ce n’est pas le cas. Je n’aurai même pas de pause-café.

Je suis une maman qui débute son congé parental. Mon nouveau « collègue de travail », c’est ce petit être que je vais apprendre à connaître. Je suis sûre que nous allons avoir beaucoup de plaisir ensemble et accumuler quelques inside jokes (comme de vrais collègues). Sans aucun doute, le lien que nous créerons finira par surpasser n’importe quelle relation de travail. Mais notre relation, justement, n’en est encore qu’à ses premiers balbutiements…

Comment établir le contact avec mon poupon? Peut-il jouer avec son grand frère alors qu’il n’a que quelques jours? Est-ce que mon chum pourrait faire autre chose que s’asseoir sur le divan et écouter la TV avec lui? À part le nourrir, l’endormir et le garder propre, peut-on vraiment interagir avec un nouveau-né?

Ça ne nous vient pas toujours naturellement mais oui, bien sûr, on peut s’amuser avec un bébé de moins de trois mois. Le but n’est peut-être pas tant de le distraire, lui, mais surtout de faire sourire ceux qui l’entourent. Ça fait du bien à tout le monde! Voici mes dix activités favorites pour passer un bon moment avec mon bébé :

  1. Parler

Oui, je l’avoue! Je suis la fille qui jase toute la journée avec bébé. Je suis celle que tu vas entendre monologuer dans les vestiaires après un cours d’aquapoussette : « Bon, Maman vient de mettre son pied dans une flaque d’eau. Elle a les bas tout mouillés maintenant. » Ou bedon : « Oups! Maman a encore oublié de mettre des couches propres dans le sac à couches. Qu’est-ce qu’on va faire? »

  1. Faire des grimaces

Pour capter l’attention de bébé, rien de mieux que quelques simagrées : de grands yeux ronds, un nez plissé et une bouche aux innombrables possibilités sonores (sifflement, claquage de langue, imitation du bruit d’un moteur…)

  1. Chanter des comptines

Essayez de vous rappeler les comptines de votre enfance et joignez quelques gestes aux paroles! Vous pouvez faire bouger bébé aussi. Mes préférées : Ainsi font, font, font; Sur le dos d’un papillon; Tape tape tape, pique pique pique; Si tu aimes le soleil

  1. Pédaler

Sur l’air de Violette à bicyclette (on peut varier la vitesse) ou sur une musique entraînante, on étend bébé sur le lit et on le fait pédaler. J’appelle ça le cours de spinning. Ça aide aussi à soulager les petits bedons tendus, en passant.

  1. Changez l’angle de vue

Allongez-vous sur le dos, repliez les genoux vers vous et asseyez bébé sur votre ventre (adossé contre vos cuisses). Installé face à vous dans cette position inhabituelle, il pourra maintenant s’en donner à cœur joie : explorer votre visage, agripper une mèche de cheveux (oups!) et vous griffer le nez (ouch! Faudrait bien lui couper les ongles). Vous êtes peut-être mieux de garder un jouet pas trop loin, finalement.

  1. Chatouilles acrobatiques

J’ai appris dans mon cours de yoga-bébé que mon coco était beaucoup plus souple que je l’imaginais… Quand il est étendu sur le dos, je peux facilement lui faire chatouiller la plante de son pied gauche avec sa main droite, puis la plante de son pied droit avec sa main gauche. Quelques étirements rigolos que mes enfants aiment bien.

  1. Les insectes arrivent

Toute simulation d’un insecte fera sensation chez un nouveau-né et son aîné. Que ce soit l’abeille qui dépose une piqûre sur le bedon ou l’araignée qui monte le long d’une cuisse potelée… naissance de complicité fraternelle et éclats de rire garantis!

  1. Cache-Cache-Coucou

Se passe d’explications. Un classique à intégrer à toutes les routines!

  1. Bruits d’animaux

Au début, vous aurez l’air de jouer toute seule… À poser la question « Qu’est-ce qu’il fait, le chien? » et à répondre « Wouf! Wouf! Wouf! » Mais c’est un rituel très agréable à établir lors du changement de couches. Puis, un jour, votre petit vous fera fondre en soufflant un doux « Miaou ».

  1. Lecture d’un livre

Même âgé de seulement quelques semaines, votre petit trésor peut se joindre au reste de la marmaille pour l’histoire du soir. De toute façon, comme tous les petits derniers, il se voit déjà grand. Il ne restera pas poupon longtemps. Mais ça… vous le saviez déjà.

Elizabeth Gobeil Tremblay

Le meilleur et le concept de la compétitivité

J’ai beaucoup de difficulté avec le

J’ai beaucoup de difficulté avec le mot « meilleur », surtout concernant l’éducation des enfants. Le dictionnaire définit ce mot ainsi : « Comparatif de bon. Qui est un d’un degré supérieur à bon, qui vaut plus que la personne ou la chose à laquelle on le compare.»

Êtes-vous d’accord? Est-ce que le concept même de meilleur est de se définir et de se comparer à quelqu’un d’autre, à ses pairs, à ses camarades? Si oui, je trouve cela triste, triste de se quantifier, se qualifier, de se confronter à un autre individu pour exister. Nous sommes tous différents avec nos forces et nos faiblesses. Personne n’est parfait! Être meilleurs dans un domaine ne fait pas de nos enfants LES MEILLEURS. Personne n’excelle en tout. Arrêtons de dire à nos enfants d’être les meilleurs à l’école, dans les sports, en arts… Arrêtons de valoriser l’excellence au détriment du plaisir!

Est-ce que l’objectif ou la finalité de nos enfants est de sortir gagnants de la compétition, d’être dans les dix meilleurs de la classe, d’être gratifiés d’un prix, d’un classement? Est-ce que c’est vraiment l’idée que l’on souhaite transmettre en utilisant le mot « meilleur »? Est-ce que toute cette compétitivité ne fait pas qu’entretenir la rage de gagner, de viser l’excellence dans le seul but d’être remarqué ou d’écraser l’autre au risque de le blesser? Le plaisir de réussir, d’avoir performé, d’avoir juste accompli quelque chose est souvent effacé, oublié sous les éloges et trophées.

Pourquoi ne pas évaluer un enfant sur son propre potentiel et non pas en comparaison aux autres? On leur renvoie l’image même que le but n’est pas d’apprendre, de s’améliorer, mais plutôt de battre les autres. Ne devient-on pas meilleur en dépassant ses propres objectifs? C’est ce qu’on appelle le dépassement de soi. La compétition ne devrait pas se jouer avec les autres, mais avec soi-même. Pousser ses propres limites, se surpasser, se donner des buts, avancer, parfois se tromper pour mieux rebondir.

Au lieu de mettre les meilleurs sur un piédestal, pourquoi ne pas parler de collaboration, d’entraide, de coopération? À quoi sert vraiment une moyenne, un classement, une note? À nous donner un indice sur l’intelligence ou les capacités intellectuelles et physiques de nos propres enfants? En tant que parents, avons-nous vraiment besoin de savoir où se situe notre enfant? Il n’est pas plus important à nos yeux de savoir que notre enfant a participé, a rigolé, a eu un mot gentil envers un ami, qu’il est juste heureux et bien à sa place?

Utilisons la force des autres pour aider les autres. Les enfants se sentiront gratifiés, honorés et responsabilisés en aidant leurs semblables. Être fier de ses exploits et réussites ne veut pas dire être condescendant ou supérieur. Pour ceux qui ont plus de difficulté, cela leur donnerait confiance en eux, au lieu de les décourager et de les pousser spontanément vers le bas. Dans un climat de bienveillance, ils se sentiraient plutôt aidés, aimés, valorisés.

Aidons nos enfants à s’élever, à s’enrichir, à être de meilleurs citoyens dans une collectivité qui entretient plutôt la coopération, l’entraide, le respect et la satisfaction plutôt que la compétition et l’excellence!

Gabie Demers-Moran

Parfois maman est fatiguée

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M’étant sauvée de la folie urbaine le temps d’une courte journée, accompagnée de mes trois enfants, je suis appuyée contre la rampe du balcon, le regard vers les montagnes. C’est magnifique. Les larmes me montent aux yeux. Je suis exténuée, vidée, j’ai la simple envie de m’écrouler par terre.

Je regarde cette vue incroyable et j’ai peine à croire que je peux me sentir ainsi. J’ai envie d’éclater en sanglots afin de laisser ce trop-plein de stress, de responsabilités et de fatigue sortir de mon corps. J’ai envie de me recroqueviller en position fœtale l’espace d’un moment et d’être complètement vulnérable. Lamentable. Faible.

Parce que le temps semble s’être arrêté pendant cinq minuscules minutes, je prends conscience de tout ce poids que j’ai sur les épaules. Je suis sur le point de craquer. J’ai la folle envie de délaisser ce fardeau, que nous, adultes, traînons de nos épaules malmenées. Les factures, l’hypothèque, l’école, les rendez-vous, les responsabilités vis-à-vis nos enfants, l’éducation, le travail et j’en passe. Vous savez, ce putain de fardeau qui vient avec le fait d’être un adulte responsable.

Les larmes se mettent à couler silencieusement le long de mes joues. Je n’ai aucune raison valable de pleurer. Mes enfants sont en santé, j’ai un conjoint merveilleux et un toit pour ma famille, mais pourtant, j’ai une boule d’épuisement qui brûle en moi. Je me sens me consumer à petit feu.

Le regard vers le vide, j’essaie de me rappeler ce sentiment de légèreté. Je vois mon fils passer et j’envie tout à coup cette belle naïveté des enfants. Cette ignorance de bonheur. Je voudrais être dans ces petits souliers salis de boue, à chasser les monstres imaginaires. Tout comme ma fille, je voudrais faire virevolter ma jupe dans tous les sens simplement parce que je la trouve jolie. Au diable les fesses à l’air!

Mais je dois donner l’exemple. Même fatiguée, il faut continuer d’avancer.

Mon aîné vient me voir et me dit : « Tu pleures, maman? » Et je lui réponds tendrement : « Non mon chéri, maman est simplement fatiguée. » Et c’est vrai, je suis juste fatiguée, si fatiguée…

Ai-je le droit de dire que je suis fatiguée d’être fatiguée? Je voudrais avoir toute l’énergie du monde pour faire tout ce que je veux faire. Je voudrais avoir toute l’énergie du monde pour suivre mes enfants dans chaque activité qu’ils désirent faire. Je voudrais avoir toute l’énergie du monde pour prendre soin de chéri. Pour prendre soin de moi.

Voilà que ma plus jeune crie : « Maman! » Alors j’essuie mes larmes et je cours la retrouver. « Attrape-moi, maman! » Me voilà repartie. Malgré la fatigue, je cours après ma puce. Elle me fait rire, elle est magnifique. Mes garçons se mêlent au jeu. Un mélange de rires, de cris, de chatouilles, de pur bonheur me fait complètement oublier ce moment d’épuisement.

Mes enfants sont heureux, en santé et c’est tout ce qui compte réellement au fond.

 

Geneviève Dutrisac

SILENCE!

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« On se calme! », « On arrête de parler! », « Silence! », « Chut! » Tous ces petits mots me font dresser les poils sur les bras. Je ne veux surtout pas généraliser parce que comme dans tous les métiers, il y a des travailleurs compétents qui innovent, et d’autres moins compétents qui sont là pour la paye. Je sais également que la plupart du temps, les enseignants font tout en leur pouvoir pour offrir à nos enfants une qualité de vie enrichissante.

Par contre, je me pose des questions sur la liberté de nos enfants dans les écoles. Je n’ai pas de doutes que dans les classes, les apprentissages peuvent se faire de différentes façons et que les enseignants sont souvent des vrais magiciens pour trouver la bonne manière d’enseigner à nos enfants, qui ont chacun leur personnalité. Je fais ici un portrait global de la situation sans pour autant mettre toutes les écoles dans le même panier.

Mais… est-ce qu’on est vraiment obligés d’imposer autant de moments de silence dans une journée? Silence dans les rangs, silence dans les corridors, silence dans le vestiaire, silence dans les salles de bain, silence dans la bibliothèque et parfois même, silence dans la classe pour que les élèves puissent se concentrer. De plus, dans certaines écoles, le silence est demandé pendant le dîner pour éviter que les enfants qui discutent trop avec leurs camarades prennent du retard pour la récréation. Donc, si je résume tout ça, les enfants ont le droit de s’exprimer lorsqu’ils en ont la permission en classe et dans la cour d’école?

Nos enfants ont des idées et des opinions. Nos enfants devraient être libres de créer et de laisser aller leur imagination, qui à leur âge, n’a pas de limites. Une petite fille qui a une moins bonne note parce qu’elle n’a pas suivi exactement le modèle du clown que l’enseignante leur a proposé… est-ce acceptable? Que le clown ait les cheveux jaunes ou mauve, est-ce vraiment grave? Moi, j’aurais félicité l’enfant pour sa créativité! D’un autre côté, je peux comprendre les exigences d’un programme scolaire qui désire voir si l’enfant peut reproduire quelque chose, s’il a un bon sens de l’observation. De quel côté doit-on se mettre?

Et bien moi, je me positionne du côté de la liberté avec encadrement. Le gros bon sens! Quand mes enfants reviennent de l’école avec du linge taché, je me dis qu’ils se sont amusés. S’ils reviennent avec les pantalons pleins de bouette, je me dis qu’ils ont exploré. S’ils reviennent avec de la peinture en dessous des ongles, je me dis qu’ils ont créé. Et si mes enfants reviennent avec un billet de communication parce qu’ils riaient trop fort dans la salle de bain et qu’ils ont dérangé une classe dans le gymnase d’à côté, et bien moi, je me dis qu’ils ont socialisé et qu’ils ont appris le respect des autres.

Je vous pose maintenant la question : qu’est-ce qu’un enfant pour vous? Pour moi, un enfant est un être unique, qui découvre, qui explore, qui pose des questions, qui rit, qui court, qui danse, qui expérimente pour devenir un adulte épanoui, heureux et en amour avec lui-même.

Valérie Grenier