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Histoire de cœurs

Je t’observe dans la pénombre de ta chambre d’hôpital. Tu es r

Je t’observe dans la pénombre de ta chambre d’hôpital. Tu es raccrochée aux soins intensifs par des câbles qui font parler ton cœur. Le physique, du moins. Le cœur émotif, lui, on s’en occupera demain. Quand on saura si tu as passé la nuit. Pour l’instant, ce qu’on sait, c’est que les deux sont amochés.

Toute la nuit, les infirmières viendront prendre tes constantes, vérifier tes signes vitaux, ajuster ton soluté. Moi, je suis responsable de ta main, de la caresse sur ta joue. Jusqu’au lendemain, un agent de sécurité sera assis près de la porte. Le protocole. L’ironie d’être dans une chambre décorée de bonshommes Lego qui se veut joyeuse, alors que la situation est grave. On aurait pu te perdre.

On me demandera comment je me sens, comment je fais pour ne pas paniquer. Je répondrai que je sais que tu es entre bonnes mains. Que tu avais, que tu as et que tu continueras d’avoir toutes les ressources nécessaires pour te garder en sécurité. Pour t’aider à remonter la pente. Que je sais que le choix te revient, et que tu sais que je suis là pour toi.

Que puis-je faire de plus? De différent? Tout cacher dans un coffre-fort, des prescriptions aux couteaux, des cordons de stores aux voitures dans la rue? Consacrer chaque minute de chaque nuit à te surveiller, pour être certaine… Même quand tu étais bébé, je ne le faisais pas. Je te faisais confiance, et ça n’a pas changé. Tu feras les bons choix, tu feras tes choix.

Je t’observe dans la pénombre de ta chambre d’hôpital. Tes lèvres sont aussi pâles que tes draps. Les machines sonnent l’alerte, tu trembles de tout ton être. Un tremblement par en dedans. Tu combats. Comme tu l’as toujours fait. Comme tu le feras encore. Avec moi.

Eva Staire

Les apprentissages en famille (ressources pour le premier cycle du primaire)

Avec le mois de septembre qui se pointe le bout du nez, j’entrevois déjà notre quatrième année

Avec le mois de septembre qui se pointe le bout du nez, j’entrevois déjà notre quatrième année d’école à la maison qui se profile à l’horizon. Ça sent la nouveauté et la continuité tout à la fois… Un des nombreux privilèges d’apprendre en famille.

 

Mon plus jeune entreprendra sa deuxième année du premier cycle. À sept ans, il n’a jamais mis les pieds à l’école. Par contre, dans la dernière année, il a foulé le sol du Colisée de Rome, du Palais de Versailles, de la Tour de Londres et de l’Île aux Musées de Berlin. Entre autres.

 

Il m’arrive de paniquer en pensant que je n’arriverai jamais à offrir à mes enfants tout ce qu’ils pourraient trouver dans une école. Puis, après une bonne inspiration, je retrouve mon calme et me rappelle que je leur offre autre chose. Quelque chose de différent, qui a ses bons côtés aussi.

 

Chaque famille vit l’école à la maison à sa façon. Inévitablement, notre aventure nous ressemble. En fait, c’est toute la beauté de la chose! Chez nous, c’est l’amitié, la curiosité, la créativité et l’épanouissement qui priment. Comme nous sommes passionnés d’Histoire, d’art, de nature et de lecture, beaucoup de nos activités tournent autour de ces sujets.

 

J’avais débuté l’école à la maison avec mon aîné en deuxième année alors j’avance en terrain plus familier avec mon cadet. Il y aura bien sûr quelques nouveautés… Juste le fait de vivre en Italie au lieu de l’Outaouais, ça change une routine! Et je vais aussi m’adapter à la personnalité de mon plus jeune évidemment… N’empêche que ça simplifie beaucoup les choses de retrouver mes ressources favorites au lieu d’avoir à chercher tout partout.

 

Premièrement, nous nous entourerons à coup sûr de littérature jeunesse coup de cœur :

 

–          Des auteurs amusants comme Élise Gravel (Adopte un glurb! et cie), Mélanie Watt (la série Chester) et Richard Byrne (Ce livre a mangé mon chien! Ce livre n’est pas le bon! et Ce livre ne fonctionne pas!)

–          Des BD accrocheuses comme Les Légendaires, Nelson et L’agent Jean!

–          Des séries de livres informatifs débordant d’humour comme Les Dragouilles, Les sciences naturelles de Tatsu Nagata et Savais-tu?

 

Deuxièmement, je garderai toujours près de moi mes ouvrages de référence préférés :

 

–          Les livres de la collection Les ateliers d’écriture (publiés chez Chenelière) pour accompagner les enfants comme de vrais auteurs.

–          Les livres de Van de Walle pour explorer les mathématiques avec eux.

 

Troisièmement, nous utiliserons les cahiers Alphabétik et Numérik (publiés chez ERPI) pour nous guider dans nos apprentissages en français et mathématiques.

 

Et finalement, voici dix superbes ressources Web que je compte réutiliser et qui pourraient bien vous intéresser aussi (merci infiniment aux profs blogueurs qui partagent leurs créations sur la toile!) :

 

  1. Le site Web Les superhéros de l’orthographe au quotidien https://lessuperprofs.jimdo.com/ qui partage 34 listes de mots à étudier (tirés de la Liste orthographique à l’usage des enseignantes et enseignants) ainsi que des dictées.
  2. Les cartes d’activités de la Classe de Madame Bernice, remplies de suggestions pour écrire et manipuler les mots à l’étude http://classedemadamebernice.blogspot.com/2011/11/etude-de-mots-les-5-au-quotidien.html.
  3. Les rigolotes Petites histoires pour comprendre la grammaire de Teacher Charlotte http://teachercharlotte.blogspot.com/2016/01/petites-histoires-pour-comprendre-la.html?m=1.
  4. Les drôles de vidéoclips d’Alain le lait pour étudier les verbes : être, avoir, aller et faire https://www.youtube.com/watch?v=z2IrJ0DB0Xg.
  5. Les amusantes représentations des classes grammaticales de Calliplume http://laclassedecalliplume.eklablog.com/les-monstrueuses-classes-grammaticales-a127085616.
  6. La grille de relecture proposée par Dix mois http://www.dixmois.fr/pommes-a99650303/.
  7. La frise chronologique de Lutin Bazar à compléter au fil de nos découvertes http://frame.bloglovin.com/?post=4483541556&blog=3682651&frame_type=p&viewer=true.
  8. La liste d’une centaine de mots à mémoriser qui aideront à lire des livres de niveau débutant en anglais http://www.empoweringparentstoteach.com/reading/i_can-read-100-words-free-printable-chart-word-cards/.
  9. Le cahier d’étude sur les additions et les soustractions de La classe de Zazou http://laclassedezazou.eklablog.com/l-apprentissage-des-faits-numeriques-les-additions-a118076442.
  10. Différents jeux de cartes pour pratiquer les tables (mes préférés : Speed Racer et Addition War) https://denisegaskins.com/2006/12/29/the-game-that-is-worth-1000-worksheets/.

 

Voilà mon petit coup de pouce pour les ressources plus formelles… Mais n’oubliez pas que c’est la partie plus éclatée et spontanée de l’éducation à domicile qui fait tout son charme. Bonne année!

 

 

Elizabeth Gobeil Tremblay

Ma santé, à votre santé

Côté maladies mentales, j’ai frappé le jack pot avec m

Côté maladies mentales, j’ai frappé le jack pot avec ma parenté. J’ai grandi en me convainquant que ça ne pouvait faire autrement : j’allais un jour me faire attaquer par des bibittes mentales. Aucune surprise, c’est arrivé!

Rien de plaisant là-dedans. L’attaque de panique, la dépression majeure, l’anxiété… une souffrance. Parfois menaçante comme une hyène enragée, parfois envahissante, souvent tapie dans l’ombre et dans l’attente.

On pourrait dire que mes enfants sont aussi tombés dans la même gadoue mentale que moi. Mêmes gènes, t’sais…

Mêmes gènes, oui. Mais pas les mêmes outils. Pas les mêmes habitudes. Et ça, c’est un cadeau.

Très jeune, j’ai commencé ma quête de ressources aidantes pour me garder à flot. J’ai consulté. J’ai lu. J’ai parlé. J’ai écrit, et j’écris encore. J’ai souvent fait à ma tête, je n’ai pas toujours écouté les conseils, mais j’ai cheminé. J’ai construit mon coffre à outils, toujours prêt lorsqu’une vague de déprime ou une anxiété grimpante se pointe.

Sans développer une culpabilité exagérée, je sais que les années pendant lesquelles j’ai souffert de dépression ont eu un impact sur mes enfants, sur mes filles surtout. Elles étaient toutes petites et elles auraient eu besoin d’une maman présente dans sa tête et dans son corps. Mes garçons aussi en ont souffert. Ils sont arrivés dans ma vie après ma guérison officielle, pu de thérapie, pu de médicaments. Yes Sire! Mais guérison selon le médecin n’égale pas nécessairement guérison complète et sans séquelles. Mes garçons ont eu une maman moins énergique, plus épuisée, plus stressée que la maman que j’étais dans mes premières années. Pas facile de faire la G.O. quand tu te sens torturée.

Par contre, mes enfants grandissent aussi avec une maman qui se connaît mieux. Une maman qui sait reconnaître ses premiers signes de rechute. Qui voit aussi les drapeaux rouges lever avant que les choses s’aggravent. Et qui agit.

Mes enfants ont accès en tout temps à mon coffre à outils. J’aurais pu le cacher dans un tiroir à serrure, mais non. Il est là, accessible, ouvert. Aucune honte là-dedans.

Au fil des conversations, des partages sincères, des confidences, des actions, mes enfants apprennent à connaître les ressources dont ils pourraient avoir besoin aujourd’hui ou dans dix ans, pour prendre soin d’eux ou des autres. Pour préserver leur santé mentale ou pour la réparer.

Dans mon coffre à outils, il y a (entre autres…) :

  • des respirations profondes, qu’elles soient yogiques ou de pleine conscience ou de cohérence cardiaque;
  • de la joie, des niaiseries pour rire et pour alléger l’atmosphère, pour construire des relations solides;
  • de l’espace pour bouger, pour se défouler, pour être des enfants;
  • des moments de repos, pour une sieste ou pour des moments collés-collés;
  • du positif, beaucoup de positif, dans le choix des mots, dans le choix des interventions, dans le choix de l’énergie qui nous entoure;
  • des projets, des petits et des grands, individuels et format familial;
  • des personnes qui nous aiment et qu’on aime, qui nous comprennent même quand elles ne peuvent pas tout comprendre;
  • des professionnels compétents, qui peuvent nous orienter quand ça dérape et nous éviter de nous péter les dents sur le mur de béton;
  • de la douceur qui masse, qui caresse, qui offre un toucher sécurisant;
  • de l’honnêteté : quand ça ne va pas, ça ne sert à rien de faire semblant;
  • de l’amour inconditionnel, complice et encadrant;
  • et surtout, il y a nous. Notre famille unie. Les épaules qu’on offre à chacun pour pleurer au besoin, les bras qu’on étire pour faire des câlins sandwich et pour soutenir ceux qui se sentent plus fragiles, les oreilles qui écoutent sans jugement et les bouches qui disent « Je t’aime comme tu es ».

Avez-vous le goût de partager ce qu’il y a dans votre coffre à outils pour favoriser la santé mentale dans votre famille?

Nathalie Courcy

Le suicide chez nos policiers

Étant de la communauté policière, je suis informé lorsqu’un po

Étant de la communauté policière, je suis informé lorsqu’un policier se suicide. Depuis quelques mois, je remarque qu’il y en a de plus en plus et que les policiers qui passent à l’acte sont de plus en plus jeunes. Je sais que le suicide est préoccupant dans toute la société, mais cet article portera sur le suicide chez les policiers et chez les intervenants d’urgence. C’est mon monde à moi.

J’ai eu le malheur de couvrir plusieurs suicides de policiers et de policières dans ma carrière. Suicide par arme à feu, pendaison ou autre, chacune de ces tragédies me touche particulièrement puisqu’en quelque sorte, nous sommes tous de la même famille. Je perds donc un membre de ma famille chaque fois et je me demande si cette décision extrême a un lien avec le métier choisi et avec la détresse que nous côtoyons quotidiennement.

Être policier aujourd’hui n’a rien à voir avec ce que c’était il y a vingt ou trente ans. Premièrement, chaque policier aujourd’hui sait très bien qu’il est scruté à la loupe à chaque intervention. Des interventions, un policier peut en faire une dizaine et plus par jour. Il sait qu’il sera filmé, critiqué et très souvent insulté lors de ses interventions. L’erreur est humaine, qu’on dit, mais pas chez les policiers. Pour eux, l’erreur est inacceptable. Les médias sont là pour s’assurer qu’une erreur soit connue et critiquée par toute la population. C’est un vieux classique de le répéter, mais c’est quand même vrai : des gens sans expérience policière prendront des mois voire des années à décortiquer et à juger le geste d’un policier alors qu’il avait une fraction de seconde pour prendre sa décision.

Il y a trente ans, nos vieux confrères avaient plus de pouvoir face aux criminels et plus de respect de la part de la population. Les choses ont bien changé et ça peut finir par jouer sur le moral. Nous côtoyons chaque jour la violence, la détresse, la pauvreté et la maladie mentale. Oui, nous savions dans quoi nous nous embarquions en prêtant serment lors de notre embauche, mais ne savions pas que cela pouvait finir par nous atteindre à ce point.

Nous sommes les premiers à intervenir auprès de gens suicidaires et en détresse. Nous devons souvent nous improviser psychologues pour aider et diriger ces gens en détresse et en crise. Nous connaissons les signes précurseurs des gens qui passeront à l’acte. Nous savons où diriger ces gens et savons quel genre d’aide ils doivent aller chercher. Nous savons quoi leur dire pour les ramener vers le positif. La question est donc : pourquoi ces policiers passent à l’acte alors qu’ils savent exactement où et comment aller chercher de l’aide? Pourquoi n’ont-ils pas vu l’entonnoir se refermer et pourquoi ne sont-ils pas allés chercher de l’aide avant?

Vous savez, on s’attend à ce que les policiers soient forts et courageux. On s’attend à ce qu’ils soient en contrôle. On s’attend à ce qu’ils soient en excellente santé mentale. Nous connaissons ces attentes face à nous. La population s’imaginerait mal un policier se mettre à pleurer sur une scène d’accident mortel. Alors on apprend à être forts et à ne pas se laisser atteindre. Du moins, c’est ce qu’on apprend à montrer. On contrôle l’enveloppe et non le contenu.

Un policier qui met un genou par terre et qui demande de l’aide parce qu’il ne va pas, ça ne passe pas inaperçu. Lorsqu’un policier avoue vivre des moments difficiles ou être en dépression, la première chose que son employeur fera, c’est de lui enlever son arme à feu et c’est compréhensible. Par contre, on vient en même temps de lui enlever le droit de travailler sur la route. S’il n’est pas en congé de maladie pour prendre soin de lui, on l’assignera dans un bureau à faire des photocopies ou quelque chose du genre. Tout le monde saura alors qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Et quand on ne va pas, on sait tous qu’on ne veut pas nécessairement l’annoncer publiquement. Voilà probablement des raisons qui empêchent souvent un policier à admettre qu’il a besoin d’aide : l’orgueil et l’image projetée vers les autres. Car ne l’oubliez pas, on doit être forts, c’est ce que les gens attendent de nous.

Un message à mes confrères et consœurs :

– On a tous le droit de moins bien aller, d’avoir des passes difficiles. Nous ne sommes que des humains et nous avons tous des moments où ça va moins bien.

– Aller chercher de l’aide quand ça ne va pas n’est pas un signe de faiblesse. Il n’y a aucune honte à le faire. Je l’ai moi-même fait et je l’admets ici aujourd’hui. Je suis même particulièrement fier de l’avoir fait.

– Nous sommes là pour aider tout le monde tout le temps. Commençons donc par nous aider nous-mêmes. Nous devrions être notre priorité. Nous sommes habitués de protéger les autres avant de nous protéger nous-mêmes, mais il faut parfois savoir se prioriser.

– On a tous un partner ou un buddy dans notre équipe à qui on peut confier ce qui ne va pas et qui peut nous aider. Lancez-vous, parlez-en à quelqu’un!

– Donnons-nous la tape dans le dos qu’on ne reçoit ni de nos patrons ni des citoyens. Soyons là quand ça va moins bien. Notre travail n’est pas ordinaire et ce que nous vivons ne l’est pas non plus.

– On est tous une grande famille et dans chaque famille, il y a des gens qui vont moins bien. N’hésitons pas à aborder le sujet et à demander à quelqu’un ce qui ne va pas. Prenons les devants et offrons-leur notre écoute et notre aide. Chaque parole ou chaque geste peut faire la différence.

 – Le suicide n’est pas la solution. Laissez-vous aider à trouver les solutions qui vous permettront de remonter la pente et d’aller mieux à nouveau. C’est possible et réaliste de s’en sortir. Ne restez pas seuls.

LA VIGILE : Maison d’accueil pour intervenants en situation d’urgence, professionnels de la santé et du milieu juridique, leurs proches ou toute autre personne. 1-888-315-0007

Yanick Bissonnette

 

Quand les larmes sonnent l’alarme

Dans deux semaines, mon militaire de mari reviendra de sa troisième

Dans deux semaines, mon militaire de mari reviendra de sa troisième mission à l’étranger. Six mois au Kosovo. Je ne suis pas une ennuyeuse de nature, alors je savais que l’éloignement ne serait pas trop souffrant pour moi. Mais l’épuisement parental, lui, devient rapidement douloureux quand on est seul pour gérer une marmaille intense qui, elle, réagit à l’absence.

Les premiers temps, la vie se gérait bien. L’adaptation à la vie monoparentale s’est déroulée bien mieux que je l’imaginais. Entre la rentrée scolaire, l’entrée en maternelle et au secondaire et les préparatifs d’Halloween, les journées se déroulaient dans la joie et la facilité. J’étais fière de moi, j’étais soulagée, et j’étais tellement fière de mes enfants! Ils semblaient plus stables, peut-être parce que l’autorité émanait d’une seule personne.

Puis, le party a commencé. Pas dans le sens de party où on se fait du fun et qu’on n’a pas le goût de quitter. Plutôt le genre « open house » : tu sais quand ça commence, mais tu ne sais plus comment y mettre fin. Tu sais que tu es la personne qui a lancé le OK pour faire le party, mais ça devient trop, trop vite. Tu perds le contrôle, tu perds les pédales, tu vois les dégâts qui s’accumulent et tu ne sais plus comment mettre un stop à tout ça. Et tu penses à appeler la police ou à t’auto-amener à l’urgence psychiatrique avant que ça ressemble à Hiroshima.

L’hiver a été pénible. Pas pour le pelletage, ça, j’aime ça et mon gentil voisin s’est occupé de la bordure de glace que je n’étais pas capable de pelleter. L’hiver a été pénible parce que les voitures ont brisé à tour de rôle (mille mercis, CAA! Je vous dois ma santé mentale!) Mais surtout parce que certains de nos enfants ont complètement dérapé malgré les filets de sécurité qu’on avait mis en place : psy, communication avec les profs, horaire dégagé de tout ce qui n’était pas nécessaire, Skype régulier avec papa.

Souvent, j’avais l’impression de me tenir sur le bout d’un seul orteil au bord du Grand Canyon. La respiration, les massages et quelques bons amis m’ont empêchée de tomber malgré toutes les fois où mes enfants me poussaient vers le précipice à grands coups de « T’es folle » et de « Je vais te tuer ». Chaque nouvelle obstination inutile (« Ça sert à rien de ranger mes vêtements, il va falloir que je recommence la semaine prochaine »; « Il est 9 : 02, pas 9 : 00 ») me mettait dans tous mes états. Ma carapace était usée, élimée. Je marchais sur le fil auquel ma famille s’accrochait en le brassant de tous les côtés. Chaque refus de collaborer m’amenait plus près du trou noir dans lequel le stress, la fatigue physique et mentale et l’absence de soutien m’entraînaient. Je ne compte pas les fois où j’ai eu le goût de mourir pour tout arrêter. Mais quand on est le seul soutien pour ses enfants, on ne peut pas mourir. On doit rester fort pour garder le fort.

La semaine dernière, j’ai éclaté. Ce n’était pas la première fois. Mais c’était la première fois devant les enfants. J’avais beau mettre toutes les chances de notre côté, tout faire pour intervenir de la bonne façon, prendre soin de moi pour prendre soin d’eux (ajuster mon masque à oxygène en premier pour ensuite ajuster celui des autres…), la situation familiale se dégradait. La mission était trop avancée pour exiger que mon mari soit rapatrié. Il restait un mois et je n’étais pas certaine de survivre.

À bout de ressources et de souffle, je me suis mise en time-out. Je me suis assise en position fœtale dans le coin du divan, une doudou douce autour des épaules, un coussin dans les bras. Et j’ai pleuré. Non. Sangloté. Je me suis vidée du trop-plein d’émotions sombres que je contenais. Je l’écris et le nez me pique tellement le souvenir est émotif.

Ma grande fille est venue me prendre dans ses bras, flatter mon dos, me répéter des « Je t’aime, maman ». Ma deuxième cocotte me parlait comme si de rien n’était. « Pourquoi tu ne réponds pas? Maman, je te parle! » Jusqu’à ce qu’elle voie que je pleurais. Si je ne répondais plus, c’est que j’en étais incapable. Toute mon énergie était réservée pour survivre à ces minutes de panique intérieure où tout en moi était à bout d’espoir. « Maman, pleure pas! Sois pas triste comme ça! », ce à quoi ma plus vieille a répondu : « Laisse-la pleurer. Elle a toutes les raisons de pleurer, et elle a le droit de pleurer. Ça fait tellement longtemps qu’elle se retient! »

Puis, mes deux garçons se sont approchés. « Pourquoi tu pleures, maman? »; « Tu as mal, maman? » Ma grande fille a trouvé les mots pour leur expliquer que maman était épuisée. Que maman n’était plus capable d’endurer les chicanes constantes, les « non » incessants et les menaces. Que maman avait besoin que chacun collabore à l’harmonie familiale. Que maman avait tout donné depuis des mois et que là, il était plus que temps qu’elle reçoive, elle aussi. Que maman avait besoin de ses enfants.

« On est là, maman. On a fait beaucoup d’erreurs. On aurait dû t’écouter depuis longtemps. Ça fait longtemps que tu nous demandes de faire notre part dans la maison et d’arrêter de se chicaner. On s’excuse. Ça va changer. Maintenant. On t’aime, maman! »

Ce soir-là, mes filles ont raconté l’histoire du dodo aux plus jeunes. Elles les ont bordés. « Maman, les garçons aimeraient que tu ailles leur donner un bisou. Mais ils comprennent que tu le feras juste quand tu auras repris des forces. Nous aussi, on va se coucher. On espère que tu dormiras vraiment bien même si tu as beaucoup de peine. Tu as raison d’être épuisée et de nous le montrer. On aurait dû comprendre plus tôt. Bonne nuit, maman. »

J’ai pris du temps pour moi, comme je le fais chaque soir. Mais ce soir-là, quelque chose en moi s’est reconstruit. Des briques qui s’effritaient de jour en jour depuis l’automne se sont recollées. Un peu. Quand je suis allée me coucher, j’ai trouvé sur mon oreiller un pendentif en forme de cœur que ma fille avait confectionné. Et une note : « Ma chère maman, j’avais pensé te donner ce collier pour la fête des Mères, mais je pense que c’est maintenant que tu en as besoin. Je t’aime. »

Depuis ce soir-là, je n’ai presque plus à répéter, à gérer de conflits, à empêcher la troisième guerre mondiale d’éclater sous mon toit. Je n’ai plus entendu de « Tu es la pire mère de la Terre » ni de « C’est de ta faute! » Je n’ai plus entendu mes enfants dire « Je veux mourir ». Ni moi.

Il arrive que les larmes qui dévalent lavent les traces de désespoir et de colère. Il arrive que les larmes sonnent l’alarme.

Nathalie Courcy

Mon fils ne se laisse plus gérer par l’anxiété; il danse avec elle

Je dis souvent à la blague que si vous cherchez dans le Larousse la

Je dis souvent à la blague que si vous cherchez dans le Larousse la définition du mot anxiété, vous y trouverez le nom de mon père. Je le dis sans méchanceté et avec une certaine gratitude. Oui absolument, de la gratitude, car sans ce fait, je serais probablement intransigeante avec les gens qui en souffrent et mon empathie serait assurément moindre.

Je suis toujours peinée de voir à quel point cet état n’est pas reconnu au même titre que n’importe quel autre état physique dont nous pourrions être atteints. Peinée de voir tous les préjugés associés…

Toute jeune, j’ai expérimenté cet état à tellement de reprises. La plupart de mes actions étaient soigneusement choisies pour éviter des sorties, actions, événements qui me causaient du stress. Vous savez, même avec les becs du 31 décembre à minuit, j’en ai passé du temps à la toilette, le temps que ce soit terminé. Me réveiller la nuit et imaginer une troupe de voleurs sanguinaires parcourant ma maison…pour un plancher qui a seulement craqué légèrement… Majoritairement non réaliste comme peur et non fondées, mais tellement réelles dans ma tête d’enfant et d’adolescente.

J’ai appris parfois par moi-même, parfois avec de l’aide extérieure, à gérer mes émotions, à les vivre au lieu de les fuir et à repousser mes limites. Dommage que fréquemment, celles-ci m’aient empêchée de faire des choix tout à fait en accord avec mon être. Par exemple, j’aurais adoré être journaliste, mais la seule pensée d’étudier à l’extérieur m’en a empêchée, la peur de manquer mon coup était plus forte que tout. Avec ma personnalité actuelle, je n’aurais absolument pas hésité. Dommage, mais parfait en même temps, puisque j’ai emprunté d’autres chemins qui m’ont permis d’être un humain empathique, pour qui le laisser être est capital. On dit qu’avec l’âge vient la sagesse et je confirme que c’est tout à fait vrai.

Ensuite est arrivé le premier plus beau cadeau de ma vie, mon fils. Oui, grâce à lui, par qui la tradition anxieuse s’est perpétuée, un mini-moi de mon père, j’ai tellement appris, tellement compris, tellement réfléchi. Je n’ai pas été parfaite, j’ai été moi, toute là pour lui. Grâce à lui, j’ai compris mon propre passage. Je nous ai fait confiance à tous les deux, convaincue que cet enfant m’était destiné par sa sensibilité jumelle à la mienne (dès sa naissance: très sensible aux bruits, mouvements brusques et stimulations soudaines. Très affectueux et aimant être dans son univers personnel; préférant jouer à la maison que d’aller chez les autres.).

D’une grande intelligence perspicace, on ne pouvait pas lui en passer de petites vites comme le veut l’expression. Il a gagné de nombreuses médailles d’or à l’invention de scénarios catastrophes, du genre : bac de poubelles dans la rue, vu de loin, qui devient tout à tout coup un agresseur à la forme humaine à trois têtes. Le nombre de fois où je ne me suis même pas imaginé ce qui se passait dans sa tête et où j’aurais voulu comprendre avant, partager son sentiment. Mon cœur de mère a souvent eu mal pour lui. Pour ses six ans, nous lui avons offert un chien, une des meilleures idées de ma vie; la zoothérapie, ça fonctionne! Ce chien a été la meilleure oreille poilue au monde!

Tout juste avant son adolescence, les allergies alimentaires sont entrées dans sa vie, tellement ce dont on n’avait besoin pour ajouter au stress… SUPER SARCASME ICI! Elles lui ont créé de nombreuses peurs, pas toujours rationnelles, mais bien réelles pour lui. Il a pratiqué un niveau d’évitement catégorie élite à ce sujet, et tranquillement, il a apprivoisé à sa façon.

Le gros du travail, ce n’est pas moi qui l’ai fait. Non, c’est lui qui a accepté de se faire aider, pas toujours de gaieté de cœur, mais il l’a fait; il pourra toujours s’en féliciter! La tentation de faire à sa place, de prendre les rênes a souvent été présente, mais j’ai résisté. J’ai toujours su au fond de moi qu’avec tout l’amour que j’ai pour lui, c’était le meilleur chemin, le plus beau cadeau à lui faire pour la vie. J’ai développé une patience et une résilience dont je ne me croyais pas capable avant, et c’est tant mieux.

Merci à mon fils pour ce cadeau. Il en a passé des étapes et il a eu de merveilleuses personnes sur sa route: sa famille, ses amis, des spécialistes, des professeurs qui l’ont bien compris, des directeurs d’école présents comme je n’aurais pas osé exiger d’eux. La vie est bien faite, parfaite avec tous ses détours !

Aujourd’hui, il ne se laisse plus gérer par l’anxiété; il a appris à danser avec elle! Parfois, c’est un petit set carré, parfois c’est un beau tango. L’important, c’est de persévérer. En fait, on sait tous les deux que nous pouvons franchir tous les défis; la vie nous l’a appris et on ne peut que faire confiance. Il y a parfois des bas, qui sont de moins en moins bas, et des hauts, qui sont de plus en plus hauts.

Je suis très fière de mes deux enfants, très fière de mon ainé, et je suis une maman comblée de les avoir dans ma vie. Ils sont ce qui m’a appris à me tenir debout, à écouter mon instinct de mère et d’aller jusqu’au bout pour eux. Épatant tout le merveilleux qui nous attend à tout moment lorsqu’on y croit!

Carpe Diem !

 

Quand ça fait mal

Je t'avertis d'avance, ce ne sera pas rose, même loin de là. Certa

Je t’avertis d’avance, ce ne sera pas rose, même loin de là. Certains vont juger. Plusieurs ne comprendront pas. J’espère juste pouvoir aider celles qui, comme moi, le vivent et essayer de faire comprendre aux autres comment cette personne peut se sentir.

Imagines que la personne que tu aimes le plus au monde te frappe, te hurle dessus, plusieurs fois par jour. Imagines ce que tu ressentirais.

Ça fait mal. Tellement mal de se faire rejeter ainsi par la personne que l’on aime le plus.

Et puis vient cette rage, à force de se faire frapper, de se faire crier dessus. Ça donne envie de fesser aussi. Ça vient te chercher tellement profondément (de ne pas s’être défendue depuis si longtemps, d’avoir juste enduré), qu’un moment donné, tu exploses et tu as juste envie de riposter.

Bien sûr, si cette personne est un autre adulte, tu as le choix de fuir ou de te défendre, de donner des coups toi aussi, de lui hurler des insultes au visage.

Mais imagines que cette personne, c’est ton enfant. Tu ne peux pas fuir, tu ne peux pas le frapper!!! Sauf que ça ne fait pas moins mal à l’intérieur parce que c’est ton enfant, bien au contraire. Tu te tues à lui donner tout l’amour du monde, à faire tout ton possible pour aider ce petit être unique à grandir et en retour, tu reçois coup sur coup. Y’a de quoi devenir folle.

Alors tu demandes de l’aide, une aide qui au final ne vient pas parce que les gens qui ne l’ont pas vécu ne peuvent pas comprendre. Ton enfant a toujours l’air d’un ange avec les autres parce qu’il n’y a qu’avec toi qu’il est comme ça, puisque c’est avec toi qu’il a ce lien de sécurité, de confiance. Jamais il n’oserait agir ainsi avec le voisin puisqu’il n’a pas l’amour absolu de ce dernier et que y’a des chances que ça ne passe pas avec lui. Selon eux, c’est toi le problème puisque c’est avec toi qu’il agit ainsi et qu’il est donc gentil avec les autres.

Tout ça, c’est sans parler de la culpabilité que tu ressens. Parce que tu as beau l’aimer, tu le détestes en même temps. Parce que tu as tant crié sur lui. Ce petit enfant que tu as aidé à grandir, à qui tu as donné tant d’amour te fait vivre un enfer. Tu as beau essayer, tu n’arrives plus à l’aimer de la même manière. Tu as juste envie qu’il disparaisse, qu’il n’ait jamais été là. Le lien est complètement brisé. C’est encore pire si ensuite tu as un bébé parfait qui ne demande aucune attention particulière. Un autre enfant qui est si doux comparé à lui. On ne doit jamais comparer nos enfants, mais on le fait quand même. Et malgré tous tes efforts, il n’y a rien qui change. Un jour, tu perds espoir.

À toi, la maman ou le papa, qui est à bout de force, qui lutte pour te sortir de cet enfer, j’aimerais te dire que tu n’es pas seul(e). J’aimerais te dire que plusieurs passent par là. Je n’ai malheureusement pas de truc miracle à te donner. J’en suis encore à essayer de me sortir la tête hors de l’eau. Tout ce que je peux faire, c’est te faire un gros câlin virtuel et te proposer ces deux ressources où tu trouveras peut-être des trucs miracles pour ton coco (ou ta cocotte) et toi. Il existe très certainement plusieurs autres options, mais il faut bien commencer quelque part. Aussi, fais appel à ton CLSC pour avoir de l’aide.

Mais n’oublies surtout pas, tu n’es pas seul! Demande de l’aide et surtout ACCEPTE l’aide qui t’est offerte!

Ressources

Projet Famille en Harmonie (Ateliers pour parents et consultations privées. Projet de Mitsiko Miller)
Formation parent-guide, parent-complice

Bulles & Pirouettes : nouveau centre familial à Varennes

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J’ai eu l’honneur d’assister à l’ouverture officielle de Bulles et Pirouettes, un petit café situé à Varennes. Il s’agit en fait d’un endroit rempli de ressources, qui vaut la peine d’être découvert!

Vous êtes enceinte ? Vous avez eu un bébé ? Vous cherchez une façon agréable de passer du bon temps, bien accompagné ? Alors, vous devez y aller!

Bulles et Pirouettes est en réalité, un centre d’accompagnement périnatal et familial. Vous pouvez vous y rendre en toute liberté avec vos enfants. Vous y serez accueillis dans l’écoute, la chaleur humaine, la compréhension et le non-jugement. Les propriétaires ont parfaitement bien adapté le centre et vous y trouverez tout le nécessaire pour vous… et pour vos tout-petits!

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Vous pouvez y suivre des ateliers sur des sujets fascinants, tels que : les cours prénataux, le sommeil du bébé, l’allaitement, le portage, l’alimentation, le langage des signes, et j’en passe! Et le plus beau dans l’histoire, c’est que vous êtes invités à suivre les conférences et les ateliers AVEC votre bébé. Vous avez également la possibilité d’offrir à votre poupon des cours d’éveil adaptés et stimulants. De plus, j’y ai découvert une façon agréable et motivante de se remettre en forme, grâce
aux différents cours de mise en forme offerts.

Si vous vous sentez dépassés ou que vous avez simplement envie de rencontrer des adultes qui vivent et comprennent votre réalité, allez là-bas prendre un bon café. Vous aurez accès à du soutien, peu importe vos difficultés. Une halte-garderie est même à votre disposition si vous avez besoin de souffler un peu ou de prendre du temps pour vous (bien mérité, en plus!).

Chez Bulles et Pirouettes, vous trouverez des gens de cœur et des professionnels qualifiés. Un petit oiseau m’a même appris qu’il y avait le bureau d’une nutritionniste et d’une physiothérapeute en or…

J’espère vous avoir convaincus d’aller y faire un tour. Une visite et vous serez charmés! Des ressources comme celles-là, on n’en entend malheureusement pas assez parler… Et celle-ci se trouve à tout juste quinze minutes des Promenades Saint-Bruno. Profitez-en!

 

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Si vous voulez vous inscrire à des ateliers ou avoir davantage d’informations, consultez :

La page Facebook de Bulles & Pirouettes

Bulles & Pirouettes sur le web

 

 

Quatre sites pour que les devoirs ne se terminent pas en cauchemar

Avec les nombreuses réformes, les méthodes d'enseignement qui changent aussi vite que nos enfants

Avec les nombreuses réformes, les méthodes d’enseignement qui changent aussi vite que nos enfants grandissent et notre mémoire qui fait des siennes (qui peut encore nommer rapidement sans se tromper les capitales de chacune des 10 provinces canadiennes, hein?), ce n’est pas toujours facile d’accompagner nos enfants dans leur cheminement scolaire. Heureusement, avec la venue du web, une foule de ressources sont à portée de main pour vous aidez à aider vos enfants dans leurs apprentissages. En voici donc quelques-unes qui pourraient littéralement vous sauver la vie! 😉

aidersonenfant.com

Véritable coup de coeur pour ce site lancé il y a quelques mois et qui serait, selon les instigateurs, la première plateforme francophone pour soutenir les parents dans le cheminement scolaire de leur enfant. Le site, entièrement gratuit, est soutenu par une solide équipe de professionnels : enseignants, nutritionniste, orthopédagogues, éducatrice spécialisée, neuropsychologue, etc. Il s’adresse aux parents d’enfants âgés de 3 à 17 ans. Beau et bien fait, on y retrouve notamment :

  • une foules de trucs et conseils utiles;
  • des fiches d’activités pour aider les enfants à développer certaines compétences, en lecture et en écriture par exemple;
  • des suggestions d’applications, de sites web, de logiciels, de livres et de jeux.

Cliquer ici pour accéder au site Aider son enfant.

idello.org

C’est un site conçu par Groupe Média TFO qui se spécialise dans la production d’émissions éducatives et culturelles destinées aux francophones de l’Ontario…un peu l’équivalent ici de Télé-Québec. Idéllo s’adresse à tous, autant les élèves que les enseignants, en passant bien-sûr par les parents. On y retrouve plusieurs milliers de vidéos pour apprendre en ligne. Pour faciliter la recherche, ils sont même classés par matière, par type, par thématique ou encore par compétences. Plusieurs vidéos sont disponibles gratuitement. Un abonnement payant (à partir de 4$ par mois) permet d’avoir accès à davantage de matériel et de créer des activités d’apprentissage ainsi que des listes de lecture. Mise en garde : vous risquez de rapidement devenir accro!

Cliquer ici pour accéder au site Idéllo.

alloprof.qc.ca

Certains le surnomme le “911 de l’aide aux devoirs”. S’il y a un site à connaître et consulter, c’est Allô prof!

Né en 1996, Allô prof est un organisme de bienfaisance qui offre gratuitement de l’aide aux devoirs et aux leçons à tous les élèves du primaire, du secondaire et de la formation générale aux adultes, ainsi qu’aux parents d’élèves du Québec.

Plusieurs services sont offerts gratuitement : bibliothèque virtuelle, vidéos, exercices, trucs, jeux, etc. Il est même possible d’avoir réponse à nos questions par téléphone ou par texto. Les réponses sont fournies par une équipe d’enseignants qualifiés et une communauté virtuelle composée d’élèves aidants, de parents et d’acteurs de l’éducation.

Cliquer ici pour accéder au site Allô prof.

netmaths.ca

C’est un site web québécois pour pratiquer les mathématiques, à la maison ou à l’école. Il s’adresse aux élèves du 2e cycle du primaire jusqu’à la 4e secondaire. On y propose plus de 10 000 exercices entièrement alignés avec le programme québécois. Le ministère de l’Éducation lui a même déjà accordé la note de 5/5! Des versions pour tablettes numériques sont aussi disponibles. Le site est payant (80$ pour un an) mais il est possible de faire un essai gratuit avant de s’abonner.

Cliquer ici pour accéder au site Netmaths.

Bonne année scolaire!