Tag santé

Les troubles alimentaires

Les troubles alimentaires : tous connaissent la signification, mais

Les troubles alimentaires : tous connaissent la signification, mais personne ne connaît le nom de ces maladies. Nous connaissons l’anorexie et la boulimie, les plus populaires malheureusement, mais il existe d’autres types de troubles alimentaires. Nous avons presque tous connu ou entendu une rumeur sur telle ou telle fille qui est anorexique ou qui passe son temps à se faire vomir dans les toilettes.

Pourquoi se retrouver dans ce genre de situation ? Disons simplement que l’image que l’industrie du divertissement nous donne est simple : une femme ou une jeune fille doit porter du 1 ou 3 ans en pantalon, doit avoir un ventre plat avec des abdominaux, mais pas trop, elle doit avoir des gros seins, un visage angélique, des lèvres pulpeuses, des grosses fesses, des petites jambes, des bras minces, un teint bronzé à la perfection, des dents blanches et droites, etc. Ce n’est pas mieux pour les hommes : être grand, un corps bien défini, pas obligé d’être super musclé, mais nous devons voir les muscles, pas un poil sur le corps (wtf!), une barbe c’est sexy et les cheveux longs aussi (seuls endroits où le poil peut pousser… n’importe quoi !), une mâchoire carrée, des dents blanches et droites, etc. Ces hommes et femmes parfaites doivent maintenant, en plus, être intelligents. Fini les cruches sans cervelle et les gars avec un neurone. C’est lourd et difficile pour une ou un jeune de vouloir ressembler à son idole.

Je suis heureuse d’avoir grandi sans la technologie d’aujourd’hui qui est dans les mains de tout le monde. J’ai longtemps été obsédée par mon corps. J’ai été chanceuse : jusqu’à mes 20 ans, j’ai été mince. Oui, j’avais des bonnes fesses, des cuisses et des gros seins, mais je ne m’en faisais pas avec ça. Malgré mon poids santé, j’étais complexée par ces mannequins dans les magazines Cool !. Je voulais être plus mince. Pourtant, je sais maintenant que les photos sont retouchées et qu’elles ne sont aucunement naturelles. J’ai déjà essayé de me faire vomir, jamais été capable. J’ai essayé de jeûner, incapable. J’étais gourmande, j’aime la nourriture.

En 2005, quand j’avais 19 ans, mon père est décédé à 45 ans. Ce fut traumatisant. Je me suis réfugiée dans la nourriture. Je mangeais sans cesse. En 8 mois, j’avais dû prendre une quarantaine de livres. À partir de ce moment, mon poids a commencé à jouer au yoyo. Durant la grossesse de ma fille, j’ai pris 23 livres. Je ne les ai pas perdues. Treize mois après sa naissance, j’étais enceinte de son frère, j’ai pris 8 livres. J’étais tellement malade ! Après sa naissance, ça s’est gâté. J’ai été diagnostiquée avec une dépression post-partum majeure. En plus de manger sans arrêt à en avoir mal au ventre et au cœur, les médicaments me donnaient faim. Alors je mangeais tout le temps. Je prenais du poids, beaucoup.

Durant une séance avec mon psychiatre, je lui ai parlé de mon problème. « Je mange sans arrêt. J’ai pas de fond. Je passe à travers de boîtes de biscuits, de gâteaux complets, de sacs de chips, je me fais 4 crêpes. Ce n’est jamais assez. » Il m’a demandé si ça m’apportait un sentiment de bonheur, de réconfort. La réponse était OUI. « Tu es hyperphagique boulimique ». Moi de répondre : « De quoi ? Ça mange quoi en hiver ça ? » Bah oui, j’ai fait ce genre de jeux de mots poche. Il a ri au moins. Il a expliqué les différentes maladies des troubles alimentaires. Les voici.

ANOREXIE

Une personne qui se prive d’aliments pour maigrir. Se sent toujours en surpoids. Cette personne peut utiliser des moyens pharmaceutiques pour éliminer le plus de déchets possible de son corps. Cette personne est très maigre.

BOULIMIE

Une personne qui fait une orgie de nourriture, ce qui veut dire qu’elle consomme une quantité astronomique de nourriture. Ensuite, elle se fait vomir. Il peut y avoir ou non présence de crise alimentaire. Ça peut être après chaque repas aussi.

L’ORTHOREXIE

Une personne qui est obsédée par la qualité de la nourriture. L’aliment doit être parfait. La personne peut s’isoler par peur de ne pas être capable de s’alimenter avec de la nourriture considérée comme parfaite.

HYPERPHAGIE BOULIMIQUE

Une personne qui fait des orgies de nourriture, ce qui veut dire qu’elle consomme une quantité astronomique de nourriture. Par contre, à la différence de la boulimie, la personne ne se fait pas vomir.

Il y a d’autres troubles alimentaires qui sont reliés à des problèmes d’ordre physique.

Je n’aurais jamais pensé souffrir d’un trouble alimentaire, j’ai simplement pensé que j’étais gourmande. Mais maintenant que je connais mon trouble, je peux mieux contrôler mes crises. J’ai aussi des médicaments qui aident mon trouble déficitaire de l’attention (TDA) et qui coupent la faim. Il existe des traitements autres que la médication, il est certain que d’entreprendre une thérapie va aider à découvrir la raison du trouble.

Aujourd’hui, je suis guérie de ma dépression post-partum majeure et j’ai perdu les 40 livres prises durant ma dépression. Je ne me suis jamais sentie aussi bien dans ma peau. J’ai encore du travail à faire pour me rendre à un poids santé, mais je vais y arriver, car ma santé mentale est en pleine forme.

C’est normal d’envier le corps d’une ou d’un autre, mais votre corps est le plus beau, car c’est le vôtre. Prenez‑en soin.

Cindy LB

Mon Halloween contre Mme C-19

Cette année, comme plusieurs Québécois, nous avions décidé de f

Cette année, comme plusieurs Québécois, nous avions décidé de fêter l’Halloween différemment… Nous avions fait le choix de ne pas offrir de bonbons, de ne pas passer de maison en maison et de faire une journée spéciale à la maison avec nos enfants. Raclette, films d’horreur, jujubes et chips.

Mon Halloween à moi, pendant cette pandémie, ce ne fut pas seulement de passer du temps avec mes enfants. Non, ce fut aussi de prendre part à une importante surveillance de milieux avec des cas confirmés ou suspectés de COVID-19. Un enchaînement d’interventions à distance afin de limiter la propagation de ce virus et de limiter les éclosions par des recommandations exemplaires en prévention et contrôle des infections.

Depuis le début de cette pandémie, le système de santé redouble d’efforts à tous les niveaux. Malheureusement, ce virus à des particularités qui font de lui un ennemi des plus importants. Il a cette caractéristique particulière de s’attaquer à plusieurs groupes d’âge et d’entraîner des symptômes des plus inusités. Il faut se le dire, elle ne manque pas d’originalité, cette COVID-19 ! Elle peut passer d’un extrême à l’autre en s’attaquant au système nerveux central en passant par les nerfs olfactifs, les papilles gustatives, les poumons, le cœur et j’en passe. Et le plus extraordinaire, c’est qu’elle peut passer comme un simple fantôme en ne laissant aucune trace de son passage ! Tout de même rusée, cette Mme C-19…

Ce qui est particulier dans cette histoire de pandémie, c’est qu’il y a encore du monde qui croit à la théorie du complot. Un faux virus, un contrôle du gouvernement, une façon d’appauvrir l’humanité. Ces gens, je les implore de passer ce ne serait-ce qu’une journée avec moi afin de constater l’ampleur des dégâts de Mme C-19. Des milieux déstabilisés, des gens impuissants, des usagers malades et confinés dans leur chambre, des professionnels et des responsables de milieux épuisés… Ce ne sont que quelques exemples de tous les impacts négatifs de ce virus dans le système de santé. Évidemment, il y a tous les dommages collatéraux dans la population en général : augmentation des troubles liés à l’utilisation de l’alcool, des drogues, d’Internet… Sans oublier les problèmes de santé mentale : la dépression, les idées suicidaires, le suicide…

Ceci étant dit, je constate actuellement un état de fatigue et une fragilité émotionnelle importante autour de moi. Des gens impatients, aigris, déprimés et nostalgiques de l’avant COVID. À ces gens, je dis que nous sommes tous dans le même bateau, mais que nous nous devons de garder la tête hors de l’eau pour passer au travers de cette époque qui marquera l’histoire à tout jamais. Une époque où nous aurons été en mesure de démontrer notre résilience et notre grande capacité d’adaptation.

Ce soir, je termine ma fin de semaine de garde en me disant que depuis le début de cette pandémie, j’aurai peut-être aidé à limiter les dommages de la COVID-19 en contribuant au meilleur de mes connaissances. Des connaissances que je n’avais même pas avant l’arrivée de Mme C-19…

Sérieusement, il faut continuer nos efforts collectifs afin de limiter la propagation de ce virus. Ce que nous faisons actuellement n’est pas en vain même si cela demande beaucoup de sagesse. Il ne faut donc pas hésiter à demeurer chez soi au moindre symptôme d’apparence COVID, continuer à maintenir le 2 m entre les personnes qui ne se retrouvent pas dans notre bulle familiale et porter le masque dans les lieux publics et au travail. Ceci fera en sorte de diminuer les éclosions et donc de diminuer les heures supplémentaires de plusieurs personnes du réseau de la santé. Dont moi !

Amélie Roy

Comment préparer votre visite en clinique de dépistage COVID-19

  • Vous venez de recevoir l’inf
    • Vous venez de recevoir l’information que votre bout d’chou a été en contact avec un enfant ayant été déclaré positif à la COVID-19.
    • Vous venez de recevoir un appel de l’école qui vous informe de venir rapidement chercher votre enfant car il y a un contact positif dans sa bulle classe.
    • Votre collègue de travail est actuellement en confinement en attente de son résultat.
    • Vous avez visité un lieu où il y avait un risque de contact positif.

    Alors, il y a fort à parier que l’on vous invitera à visiter une clinique désignée de dépistage (CDD).

    Depuis le début de la pandémie, j’occupe le poste d’agente administrative au sein d’une équipe formidable dans l’une de ces cliniques. Mises sur pieds rapidement, ces cliniques procèdent au dépistage de la population et acheminent les écouvillons dans les laboratoires pour procéder à l’analyse des échantillons.

    Des événements hors du commun, j’en ai vu. J’en ai vécu. Je connais les risques. J’éduque du mieux que je peux et je dirige les gens vers les bonnes instances.

    Des histoires, beaucoup de patients m’en ont raconté. J’ai eu les larmes aux yeux devant le désarroi de certains. J’ai ri avec d’autres. Mon empathie a atteint son paroxysme. Je reconnais la peur dans les yeux et l’attitude des gens.

    Mais j’ai aussi vu bien des trucs qui m’ont fait rapidement comprendre que notre pire ennemi, aussi invisible soit‑il, est à l’abri de vos négligences. Malgré les désinfections répétées de ces lieux, vous baissez rapidement vos gardes. Voici quelques trucs pour bien préparer votre visite et ainsi éviter de ramener chez vous le petit vilain.

    • Comme partout, maintenez vos distances avec les autres patients. On ne se le dira jamais assez.
    • On vous demandera de vous désinfecter les mains et vous devrez changer votre masque. Même si vous avez votre masque personnel, nous vous demanderons de le changer.
    • Vous ne serez pas assez longtemps à la clinique pour changer la couche de votre héritier. Pas la peine d’apporter le sac à couches. À vrai dire, ne l’apportez surtout pas. Vous ne voudriez pas à avoir à le déposer au sol.
    • SVP voyagez léger ! Vous aurez besoin UNIQUEMENT de votre carte d’assurance maladie et de vos clés pour retourner à votre voiture. Il n’y a pas d’aire d’attente. Ce n’est pas l’endroit pour s’asseoir ou pour bouquiner.
    • Dans de la file d’attente, imaginez-vous que les murs sont frais peints… Cette image devrait vous aider à vous éloigner des murs.
    • Ayez en main votre carte d’assurance maladie. Vous allez procéder à un prélèvement qui sera acheminé au laboratoire. Pour vous identifier, vous devez être enregistré avec votre carte. Vous n’allez pas au guichet automatique avec une photo de votre carte bancaire. Il en va de même pour votre carte RAMQ. (Je sais que la garde partagée n’est pas toujours d’une évidence… mais la carte de la RAMQ doit en tout temps suivre l’enfant. La carte n’est pas à vous, mais à lui).
    • L’agente administrative est celle qui vous accueillera. Elle n’est pas responsable des décisions ministérielles. Elle comprend votre situation, mais ne peut gérer votre colère de vous retrouver dans ces lieux. Elle a sûrement des enfants elle aussi et vit les mêmes inquiétudes que vous.
    • DE GRÂCE !!! Évitez les commentaires désagréables devant votre enfant ! Votre indignation et votre désaccord face à la situation actuelle vous appartiennent. Parfois, être trop négatif devant votre enfant lui fera comprendre que le test sera une expérience qu’il ne doit pas faire et il sera récalcitrant à la procédure.
    • Les dépisteurs ont été formés pour exécuter le prélèvement. Votre enfant n’est pas le premier qu’ils côtoient. Ils ont les mots et savent rassurer le petit patient pour lui donner confiance. N’en rajoutez surtout pas. Votre enfant ressent vos émotions. Sachez faire confiance à l’adulte devant vous. Accompagnez-le tout en le laissant guider l’entretien.
    • Suivez les règles de confinement par la suite. Ce n’est pas le temps d’aller souligner l’effort de votre enfant en se rendant manger une glace ou d’aller chercher des bonbons au dépanneur du quartier. Il est plus que préférable d’attendre les résultats. Vous pourrez souligner l’effort et célébrer le résultat ou la fin du confinement dans la même occasion.
    • La présence de toutou et doudou sont à bien penser ! Beaucoup de gens circulent dans ces lieux. Que ferez-vous si votre enfant échappe au sol son ami tant convoité ? Il en va de même pour la suce sans attache-suce.
    • Si votre enfant a du mal à rester en place, le plan poussette sera non négligeable pour limiter le désir de ses petites mains de toucher à tout.
    • Dans la mesure du possible, n’amenez en clinique que ceux qui doivent se faire dépister. Si ce n’est que papa et maman qui doivent procéder au prélèvement et que vous n’avez personne pour surveiller vos enfants, y aller à tour de rôle serait une bonne alternative.

    Cette période nous aura appris beaucoup sur l’hygiène et la propagation des virus. Nous avons atteint de nouveaux niveaux d’adaptations et savons reconnaître ce qui est vraiment important. Nous avons su limiter nos sorties et apprivoiser de nouvelles méthodes de fréquentations sociales.

    Quoi qu’il en soit, je tiens à souligner les efforts individuels et collectifs qui ont été déployés afin de limiter la propagation. La lutte n’est pas finie. Soyons toujours vigilants.

    Je ne croyais pas dire cela un jour, mais j’espère ne pas vous croiser dans l’une des cliniques de dépistage de la COVID-19.

    Bravo à ces femmes et hommes. Travailleurs de la santé. Travailleurs pour vous. Depuis mars 2020.

    Ceux qui contribuent dans l’ombre :

    Les coordonnateurs et gestionnaires des cliniques COVID. Les employés de la ligne info-COVID. Les employés de la santé publique, les employés des laboratoires, les employés des buanderies et magasiniers ainsi que ceux qui assurent le transport des écouvillons.

    Ceux dont vous aurez la chance de croiser la route :

    Les agentes administratives, les gardiens de sécurité, les infirmières et spécialistes qui dépistent. Les aides de services et ceux qui assurent l’hygiène et la salubrité des lieux. Les médecins en cliniques désignées d’évaluation.

    Des employés hors du commun qui méritent grandement un immense merci et des milliers de bravos.

    Mylène Groleau

Parce que ça va pas si bien…

La pandémie nous accompagne chaque jour depuis presque sept mois. L

La pandémie nous accompagne chaque jour depuis presque sept mois. Les arcs-en-ciel ont pris le bord depuis longtemps et la deuxième vague te fesse encore un peu plus…

Pour plein de raisons, d’angoisses, d’inquiétudes, d’adaptation constante, de questionnements sur l’avenir… bah ça va pas si bien…

Le cœur lourd et les yeux au bord des larmes chaque jour. Tu tiens… mais c’est pas facile.

Alors voici 6 choses que tu peux faire chaque jour pour t’aider.

  1. Va dehors,

Bouge. Saute dans les flaques d’eau. Roule-toi dans les feuilles. Marche. Cours. Regarde les arbres. Compte les outardes. Ramasse des pommes.

Chaque jour, va prendre l’air.

  1. Mange un truc que tu aimes.

Du chocolat. De la poutine. Des bonbons. Des chips. Des arachides grillées. De la mangue. Du gâteau.

Chaque jour, mange quelque chose que tu adores.

  1. Fais un câlin.

À ton chum. À ton enfant. À ton chien. À ton chat. À ton lapin. À ton âme.

Chaque jour, prends quelqu’un qui vit avec toi et serre-le. Fort. Écoute son cœur battre contre le tien.

  1. Écoute ta chanson préférée.

Du rock, du classique, du folk, du rap…

Ta toune. Celle qui te fait vibrer, pleurer, rire. Mets des écouteurs. Focalise et écoute. Pis chante. Fort.

Chaque jour, écoute ta toune et chante.

  1. Danse.

Seul. Avec tes enfants. Avec tes collègues de travail. À l’épicerie. Sur une musique festive et légère. Déhanche-toi. Saute. Dandine-toi. Amuse-toi. Embarque le monde avec toi. À distance.

Chaque jour, danse. Comme si personne ne te regardait.

  1. Ris.

Va regarder des vidéos de chutes sur Internet. Un numéro d’humoriste. Appelle ton ami le plus drôle. Faut rire. Pour n’importe quoi.

Chaque jour, trouve un moyen de rire.

Fais tout ça tous les jours. Ça va t’aider.

Parce que ça va pas si bien…

Pis que ça ira peut-être un peu mieux.

Gwendoline Duchaine

Miroir, miroir, dis-moi…

Depuis toujours, toi, Miroir, tu me joues des to

Depuis toujours, toi, Miroir, tu me joues des tours. Depuis toujours, l’image que tu m’envoies n’est pas à mon goût. Du plus loin que je me souvienne, regarder mon reflet n’a rien d’agréable. Je prendrais un peu plus de ci et un peu moins de ça. Et pourtant…

Quand je regarde les photos de moi, plus jeune, je me trouve magnifique. J’en conclus donc que c’est toi, cher Miroir, qui me rends la vie dure. À moins que ce soit ton ami, Pèse-personne. Là, je l’avoue, tout est déréglé. Le nombre inscrit sur le cadran est celui d’une grosse fille. Mais quand je m’attarde aux images du passé, je vois une belle fille. Que se passe-t-il ? Où est le problème ?

Dans mon magazine « Fille d’aujourd’hui », les filles sont minces, blondes avec des cheveux raides. Elles remplissent leur soutien-gorge beaucoup plus que moi. Toi, tu me renvoies l’image d’une brunette, frisée, avec des fesses. C’est bien confortable, mais ce n’est pas à la mode. Les pantalons sont toujours trop serrés pour moi, même ceux à ma taille. Je dois être grosse.

 

Un peu plus tard arrive le terme « poids santé ». Ça y est, ce que tu me montres depuis des années est confirmé par les experts. Ce n’est pas rien. Ils doivent bien le savoir. Je suis grosse. Alors, tu avais raison, mon cher. S’enchaînent donc régimes de toutes sortes et entraînements. Mais la conclusion demeure la même. Pèse-personne me dit toujours que je fais de l’embonpoint et toi, Miroir, tu m’envoies encore la même image.

Puis un jour, je suis devenue maman. Mon image a changé pour vrai. Ce n’est pas juste toi qui me joues des tours. Mon ventre a perdu sa fermeté, des lignes y sont apparues par dizaines. Quelques rides de souci ont commencé à tapisser mon front. Les filles des magazines aussi ont changé. On commence à parler d’un concept tout nouveau : la diversité corporelle. Mon regard envers moi-même s’adoucit. Pèse-personne ne fait plus partie de ma vie.

Aujourd’hui, à plus de 40 ans, je dois te l’avouer, je me trouve belle. Tu me renvoies l’image de mes taches, mes vergetures, mon petit surplus de poids, mes rides et mes cheveux blancs. Et tu sais quoi ? Je m’en fous ! Je me trouve belle comme je suis. Alors, Miroir, je dois avouer que je t’ai accusé à tort. Tu n’es pas le problème. C’est plutôt la société qui envoie depuis des années une image lisse de la femme. Offre mes excuses aussi à Pèse-personne qui n’y était pour rien lui non plus.

Maintenant maman de deux magnifiques adolescentes, je veux leur montrer l’exemple de l’acceptation de soi, que la beauté est dans la différence. La personnalité d’une personne la rend unique et magnifique. J’ai envie qu’elles n’attendent pas d’avoir 40 ans pour se trouver belles.

Heureusement, les temps changent et des femmes différentes sont représentées dans les diverses publications. J’ai espoir pour les filles qui grandissent. On a encore du chemin à faire, mais nous sommes sur la bonne voie. Vive la diversité corporelle !

 

 Nancy Pedneault

Moi, je l’aime ta fraise

Moi, je l’aime ta fraise 🍓

<!-- wp:pa

Moi, je l’aime ta fraise 🍓

Avant d’avoir un bébé, on nous avertit de la majorité des problèmes de santé qu’il pourrait avoir :

Les fesses rouges, la fièvre, les coliques, les otites, etc.

Cependant, il y a quelque chose dont on ne parle que très rarement, mais qui est fréquent : l’hémangiome infantile.

Selon le site de Merck, on décrit l’hémangiome comme ceci :

Les hémangiomes infantiles sont des lésions vasculaires relevées, rouges ou violacées, hyperplasiques qui apparaissent au cours de la première année de vie. Ils régressent le plus souvent spontanément ; dans certaines localisations, durant leur phase de croissance, ils peuvent affecter la vision, les voies respiratoires. Le traitement idéal varie en fonction de nombreux facteurs spécifiques du patient.

À un mois de vie, j’amène ma petite fille à la clinique pour une autre raison et je demande par la même occasion au médecin ce qu’est cette tache rouge sur le nez de ma fille. Il me répond seulement : « Ça va partir tout seul ».

Aucun autre détail.

La rougeur continuant d’augmenter, je vais voir mon médecin de famille et elle me dit que c’est un hémangiome, mais ne me donne pas plus d’informations excepté le fait que ça va partir d’ici deux à cinq ans et que ça va continuer de grandir dans la prochaine année. Je repars attristée parce que j’ai déjà entendu régulièrement les phrases :

« Tu t’es grafignée ma belle, il faut te couper les ongles! »

« C’est quoi ça sur son nez? »

« Est‑ce qu’elle va avoir ça dans la face pour toujours? »

Je sais que depuis la création de l’être humain, on veut tout savoir et comprendre.

La plupart du temps avec de bonnes intentions. Toutefois, à la longue, ça devient blessant. Ne pas pouvoir sortir dans de nouveaux endroits sans se faire poser de questions. Pour moi, que l’enfant comprenne ou non, ce n’est pas une raison pour émettre un commentaire négatif sur sa personne.

Pour en revenir au deuxième rendez-vous, j’avais le goût de m’effondrer. Dans mon cœur, ma chérie était parfaite avec sa jolie fraise au nez, ça faisait son charme, comme disait ma cousine Marianne. Par contre, je me suis mise à avoir peur que les autres enfants rient d’elle et qu’elle comprenne un jour en vieillissant. Je me suis dit que si moi, ça me déchirait le cœur, je n’osais pas m’imaginer à sa place.

Fin décembre, une amie me dit que sa plus vieille avait aussi un hémangiome et qu’il existe des traitements. Je décide donc de demander une référence pour une consultation, mais entre temps, nous sommes allées au CHEO (Children’s Hospital of Eastern Ontario), car notre fille faisait une bronchiolite.

Les spécialistes constatent également sa belle particularité et nous offrent un suivi. Ils nous disent qu’ils pourraient la traiter si on le désirait.

Moins d’un an plus tard, son hémangiome est presque complètement disparu.

J’avoue qu’il me manque. Ça faisait sa différence, mais pour nous, c’était la meilleure solution pour son avenir.

Pour ceux qui préfèrent que la vie suive son cours et qui croient que cette particularité est merveilleuse parce qu’elle rend leur enfant unique, je suis tout à fait d’accord avec vous également.

La meilleure chose pour nos enfants, c’est de faire ce que nous en tant que parents, considérons comme la meilleure chose.

Je termine ce texte en souhaitant que la société soit plus informée et que les hémangiomes deviennent une belle normalité.

C’est beau, des fraises! 🍓🍓🍓

Marilou Savard

Mon papa, confiné

Dans quelques jours, ce sera la fête de mon papa. Il aura 73 ans. Mon

Dans quelques jours, ce sera la fête de mon papa. Il aura 73 ans. Mon papa est atteint d’une maladie grave des poumons, une maladie dégénérative et malheureusement, elle ne se guérit pas.

Mon papa, comme beaucoup de papas, est confiné. S’il sort, il met sa vie en danger. Comme la plupart d’entre nous, vous me direz. Oui. Mais lui, ses poumons fonctionnent à moins de 30 %. Mon papa a des poumons malades.

Je lui ai donc formellement interdit de sortir. J’ai mal en dedans. J’ai mal de devoir lui dire quoi faire. J’ai mal aussi de voir que beaucoup de papas, de mamans et de grands‑parents sont prisonniers. J’ai mal de savoir qu’il y a des gens malades qui ne peuvent voir leur famille et qu’ils sont confinés, seuls.

Mon papa est dans une maison remplie d’amour. Une maison où les gens font attention, où les gens ne sortent pas vraiment sauf pour l’essentiel. Une maison où le lavage de mains devient presque une manie et où une crise d’hystérie surgit si la personne entre sans le faire. Mon papa est, je crois, bien entouré. Oh, ce n’est pas toujours facile, comme dans toutes les maisons, mais mon papa n’est pas seul. C’est ce qui compte.

Je lis de plus en plus des témoignages de préposé. e. s ou d’infirmiers. ères qui racontent comment les personnes âgées sont isolées et comment ces humains sont maltraités, mal nourris, mal aimés. J’ai mal en dedans.

J’ai souvent mal en voyant mon papa ne plus travailler et ne plus avoir de souffle. Sa santé va bien, mais son souffle ne va pas, lui. Ses poumons malades ne vont pas bien, eux, mais il me dit qu’il est heureux parce qu’il n’est pas seul. J’ai toujours peine à le croire. Je sors toujours de sa chambre avec le cœur en miettes. Et lui, il sourit, tout le temps!

Depuis le confinement, je réalise peu à peu ce que mon papa a toujours voulu me dire. Je réalise que j’ai fait le bon choix. Avoir les gens qu’on aime loin de soi en sachant qu’ils sont malades, il n’y a rien de pire. J’ai une pensée pour celles et ceux qui le vivent. Vraiment.  

  • Papa, tu peux descendre, le souper est prêt!

Tranquillement, je vois une petite tête blanche descendre l’escalier, à son rythme bien sûr, le sourire aux lèvres pour déguster un bon repas, en famille.

Oui, mon papa habite avec moi et en cette période de confinement, nous sommes bien heureux de nous avoir! Bonne fête papa!

Tania Di Sei

La réalité dans les CHSLD

Depuis le scandale du CHSLD Herron à Dorval, tout le Québec est secoué p

Depuis le scandale du CHSLD Herron à Dorval, tout le Québec est secoué par l’horreur qui sévit dans les CHSLD. Mais êtes‑vous réellement surpris ? Depuis de très nombreuses années, le personnel médical souligne les défaillances du système de santé dans les CHSLD. Le manque de ressources, le manque de personnel qualifié, les différences entre les CHSLD privés et publics et même d’un CHSLD privé à l’autre. Depuis de nombreuses années, nous demandons d’uniformiser la gestion des CHSLD, d’y investir plus de temps, plus d’argent. Pourquoi devons‑nous attendre qu’un évènement aussi atroce que ce qui se passe présentement dans l’actualité pour réaliser tous les défauts et les problèmes soulevés depuis des années ? On doit réaliser tout le travail à faire. Toutes les lacunes de ce milieu de santé.

Depuis notre plus tendre enfance, nous sommes élevés avec comme valeur de respecter nos aînés, de les protéger. Nos aînés sont, tout comme nos enfants, des trésors à chérir. Nos enfants ont tant à apprendre et nos aînés ont tant à nous enseigner. Ils ont pris soin de nous, ils ont probablement combattu pour ce que nous avons aujourd’hui ; nous ne devons pas les abandonner. Pourtant, lorsque ces personnes âgées sont placées en résidence, beaucoup sont laissés à eux‑mêmes.

Avant la COVID‑19, je trouvais leur situation triste et j’étais convaincue qu’aucun changement ne serait apporté. Maintenant, avec la COVID‑19, c’est la folie. Tout le monde doit aider, tout le monde doit se porter volontaire. Encore une fois, il a fallu un drame pour que nous agissions. Mais savez‑vous vraiment ce qui se passe présentement dans les CHSLD ? Je vais vous le décrire et vous verrez que le gouvernement ne dit pas tout.

Premièrement, nous allons dire les vraies choses. En Italie, ils avaient décrété qu’aucune personne de plus de 60 ans ne serait pas traitée, car leur taux de survie était trop bas. Sachez qu’au Québec, nous avons agi de la même manière sans le dire. Qui ne sera pas traité ? Les personnes en CHSLD. Et quand je parle de personnes en CHSLD, je ne parle pas uniquement des personnes âgées, non : je parle de personnes plus jeunes, entre 18 et 50 ans, qui sont totalement lucides, mais qui sont placées dans ces centres parce que leur condition est trop difficile pour que leur famille s’occupe d’elles. Donc, nous avons des personnes entre 18 et 100 ans dans le même bâtiment, qui n’ont pas toutes les mêmes chances de survie face à ce virus, mais nous les abandonnons toutes.

Deuxièmement, saviez‑vous qu’aucun patient en CHSLD n’est transféré à l’hôpital ? Non, aucun. Le CHSLD devient un hôpital, une unité de soins intensifs, mais sans respirateur. Nope, nada, rien, zéro !

Troisièmement, la pénurie de médicaments injectables. Autre grand secret. Certaines pharmacies ne sont plus capables de s’approvisionner en Morphine, en Lorazepam (Ativan), en Scopolamine (râles et surplus de sécrétions pulmonaires), en Furosemide (élimination de l’eau). Ces médicaments sont essentiels, surtout en soins palliatifs. Présentement, les personnes en CHSLD meurent de la COVID‑19 oui, mais noyées dans leurs sécrétions. Les pharmaciens/pharmaciennes se battent contre des compagnies pharmaceutiques pour avoir accès à ces médicaments. Beaucoup d’entre eux doivent acheter le même produit à une autre compagnie qui le vend entre 5 à 20 fois le prix. Les pharmacies font leur maximum pour éviter que les personnes souffrent, mais nos droits sont limités.

Quatrièmement, les familles de ces patients. C’est horrible. Ils ne veulent pas voir leur proche mourir seul. Plusieurs ont collé des messages dans les fenêtres, d’autres viennent tous les jours les divertir. J’ai vu une famille apporter son échelle pour atteindre la fenêtre de son proche mourant. À tour de rôle, ils montaient avec leur pancarte, leur cœur, leur chanson et disaient un dernier au revoir. Au bas de l’échelle, la famille en pleurs à deux mètres les uns des l’autre. C’est horrible.

Il y a beaucoup à faire en CHSLD. Nous avons oublié ces êtres humains, nous les avons abandonnés. Nous les avons sacrifiés. Quand tout sera terminé, quand les CHSLD seront vides, nos cœurs à nous seront pleins, de tristesse, de honte et de colère. Nous avons crié à l’aide longtemps et tout le monde se fermait les oreilles et regardait ailleurs. J’espère que cette pandémie saura remettre les choses à leur place, remettre de l’ordre dans notre système de santé défaillant.

À tous les médecins, résidents, infirmières, infirmières auxiliaires, préposés aux bénéficiaires et tous les autres membres du personnel médical : NE LÂCHEZ PAS !

Eva Staire

Les anges gardiens de nos anges gardiens

On parle souvent des anges gardiens, ceux qui font en sorte que les

On parle souvent des anges gardiens, ceux qui font en sorte que les malades sont accompagnés.

Les infirmières, les médecins, les ambulanciers.

N’oublions pas les travailleurs des services d’urgence, pompiers et policiers. Grâce à vous, nous sommes en sécurité.

On parle aussi souvent de ceux qui travaillent dans les services essentiels et qui nous permettent de continuer d’avoir un semblant de vie normale. Bravo à vous tous qui travaillez dans les épiceries, pharmacies, quincailleries, etc. !

On parle de ceux qui effacent toutes traces de ce virus mortel… les gens du service de nettoyage. Parce que vous aussi, vous êtes importants.

Mais qui parle de nos éducatrices et de nos éducateurs qui passent leurs journées avec les enfants des gens qui, eux, travaillent dans les services essentiels ?

Aujourd’hui, j’ai envie de vous lever mon chapeau. J’ai envie de vous dire BRAVO.

Personnellement, j’ai la chance d’avoir mes enfants avec moi à la maison puisque notre travail à mon conjoint et moi n’est pas jugé essentiel.

J’ai parfois l’impression qu’on vous oublie.

La vérité, c’est que je serais incapable de faire votre travail.

Chaque jour de la semaine, vous allez travailler en sachant que vous serez en contact direct avec des enfants dont les parents risquent chaque jour de contracter le coronavirus. C’est pas rien, là ! Vous êtes entourés de jeunes enfants dont les parents travaillent dans les hôpitaux, les pharmacies, les épiceries, etc.

Pensons‑y un instant. On remercie constamment ces gens qui risquent d’avoir la COVID-19 chaque jour, mais vous aussi, vous êtes en contact direct avec des dizaines d’enfants qui ont un point commun : un ou deux parents qui sont à risque élevé d’attraper ce foutu virus.

Bravo parce que vous aussi, vous risquez chaque jour de tomber malades. Vous êtes les anges gardiens de ces enfants et de ces parents qui sont dans des domaines de services essentiels.

Sans vous, je vous confirme que les choses seraient encore plus difficiles.

C’est grâce à vous que des parents peuvent aller travailler avec la tête et le cœur en paix en sachant que leurs enfants sont bien et heureux malgré leur stress pour leur propre santé.

J’ai appris qu’à partir du lundi 6 avril 2020, vous devrez non seulement vous occuper des enfants d’âge préscolaire, mais aussi des enfants d’âge scolaire (jusqu’à 12 ans).

C’est donc dire que vous serez encore plus en contact direct avec des enfants qui risquent d’être infectés. Et vous le ferez, avec un sourire fatigué, avec la peur de tomber malades et de ramener ça chez vous… mais vous le ferez.

C’est sans gants et sans masque que vous cajolerez ces enfants qui s’ennuient de leurs parents qui travaillent fort.

C’est aussi sans gants et sans masque que vous moucherez les petits nez qui coulent. Parce que la distanciation, c’est bien beau d’en parler, mais c’est difficile quand on travaille avec de petits êtres qui ne demandent qu’à jouer et être aimés.

À vous tous et à vous toutes dans les services de garde d’urgence, MERCI !

 

Choisir ses vaccins

J’entends souvent des débats entre parents dans lesquels certains

J’entends souvent des débats entre parents dans lesquels certains sont de grands adeptes de la vaccination et d’autres y sont farouchement opposés. J’aime écouter les deux partis, les arguments en faveur de la vaccination et les inquiétudes de ceux qui la refusent. Personnellement, je ne me suis jamais considérée « pour » ni « contre » la vaccination pour mes enfants. Quand on me pose la question, je réponds tout simplement que je choisis mes vaccins.

Parce que oui, je suis d’accord que la vaccination a fait ses preuves. Je suis d’accord que la plupart des maladies dangereuses et mortelles sont dorénavant éradiquées, et ce, grâce aux vaccins de base que l’on donne à nos bébés et à nos enfants. Dans ce sens, je suis « pour » la vaccination. Je peux alors m’assurer que mes enfants ne mourront pas de la diphtérie, de la coqueluche, du tétanos, de l’hépatite, etc. Ça a bien du sens à mes yeux.

Mais non, je ne suis pas d’accord de faire vacciner mes enfants pour le rotavirus (gastro) ou la grippe. Là, je suis farouchement « contre ». Avoir la grippe, tout comme la gastro, c’est attraper un virus que le corps va combattre et créer des anticorps pour ensuite éviter la prochaine infection. Si tu laisses l’enfant se reposer, que tu dégages ses voies respiratoires et que tu le gardes bien hydraté, tout va bien se passer. Si l’enfant n’a pas de problème de santé grave, ces vaccins sont à mes yeux inutiles.

Pour concevoir le vaccin de la grippe, chaque année, des scientifiques se regroupent pour tenter de jouer à la loterie. Parce qu’il existe des milliers de souches possibles de grippe et qu’ils doivent essayer de prédire laquelle sortira cette année. Quelques fois, ils tombent dans le mile. Mais pendant des années, ils vont créer des vaccins qui seront totalement inutiles et ils tomberont à côté de la plaque. Des milliers de gens se feront alors vacciner pour rien. Même quand ils arrivent à prédire la bonne souche de grippe, il est prouvé que le vaccin est efficace à 50 %… Au Canada, 3 500 personnes meurent chaque année de la grippe. Avec ou sans vaccination, les chiffres ne changent pas.

Avoir la grippe… La grippe, c’est être une semaine sur le dos, dans son lit. C’est survivre avec de la solution saline et beaucoup d’eau. C’est plate. Mais si la personne n’a pas de problème de santé à la base, ça s’arrête là. Je suis d’accord que les personnes à risque se fassent vacciner. Mais je ne suis pas d’accord qu’on banalise la situation et qu’on vaccine tous les enfants. Un enfant en santé n’est pas une personne à risque selon moi.

Avoir la gastro… La gastro, c’est vomir ou avoir la diarrhée pendant quelques jours. Encore une fois, c’est plate. Mais encore une fois, si tu te gardes hydraté, que tu t’isoles et que tu désinfectes la maison, ça s’arrête là. Je ne vois donc pas l’utilité de faire vacciner tous nos bébés pour ça… D’autant plus que le vaccin lui-même rend le bébé contagieux ensuite… Donc à mes yeux, le vaccin ne sert qu’à choisir le moment où ton enfant aura la gastro… alors qu’il ne l’aurait peut-être pas eu du tout cette année-là…

Alors voilà. Je choisis mes vaccins. Je suis « pour » les vaccins contre les maladies mortelles et dangereuses, dans la mesure où on peut éviter une pandémie grave. Je suis « contre » les vaccins pour les maladies annuelles qui sont anodines chez la grande majorité de la population qui est en santé.

** Attention ** Ce texte reflète mon opinion personnelle et tout à fait assumée. Je ne suis pas médecin ni infirmière. Je ne suis qu’une maman, qui comme toutes les mamans, pense faire le bon choix pour ses enfants. Je ne demande à personne de penser comme moi. Je pense avoir donné mon humble avis ici, sans avoir manqué de respect à quiconque. Je vous invite donc à en faire de même. Tous les points de vue sont bons, s’ils sont écrits dans le respect.

Joanie Fournier

 

J’ai frappé mon mur… les deux pieds sur la balance!

Je n’ai pas de balance chez moi. Je n’aime pas vraiment cet inst

Je n’ai pas de balance chez moi. Je n’aime pas vraiment cet instrument. Je travaille fort pour m’accepter comme je suis, alors je n’ai pas besoin de connaître mon poids toutes les cinq minutes. Mais dernièrement, j’ai été forcée de réaliser que je n’étais pas sur la bonne pente.

Étendue sur le dos sur mon lit, je tentais tant bien que mal de rentrer dans mon foutu pantalon. J’avais réussi à faire passer les cuisses, je n’envisageais même pas de ne pas réussir à fermer la fermeture éclair. No way! J’aurai l’index et le pouce en sang, tant que le zipper tient le coup, je n’allais pas abandonner. J’ai mis un chandail ample pour cacher le muffin top que j’avais créé et je suis partie au travail.

J’ai voulu continuer à nier mon surplus de poids. Je devais seulement faire de la rétention d’eau… beaucoup. Mais sont arrivées les douleurs physiques. Mes genoux me suppliaient de faire quelque chose. Rétention d’eau ou pas, mes genoux me rappelaient chaque jour, avec beaucoup de douleur, que j’avais peut-être un peu exagéré.

Et un jour, au CPE, je chantais avec les enfants en rangeant les jouets. C’est là que j’ai dû m’asseoir pour reprendre mon souffle. C’était un rangement bien relaxe, là, pas une course du genre « celui qui range le plus de jouets ».

Le soir même, en finissant, j’ai fait un arrêt chez ma mère. Sans dire bonjour à ma mère, je me suis dirigée, angoissée, vers la salle de bain. Elle était là. Elle m’attendait. J’ai posé les pieds dessus, j’ai fermé les yeux. Après un « Kessé tu fais dans la salle de bain? » de ma mère, j’ai ouvert les yeux et j’ai regardé le nombre clignotant (comme un avertissement). La dernière fois que j’avais atteint ce poids, j’étais enceinte de 37 semaines…

J’ai frappé mon mur. C’est là que reprendre ma vie (mon poids) en main est devenu une priorité. J’ai eu envie des solutions faciles. Tu sais, celles qui nous promettent un corps de rêve pour l’été avec des produits plus dispendieux les uns que les autres.

Moi, je n’y crois pas. Ça marche peut-être réellement. Je me suis demandé : mais après, lorsque je cesserai de les utiliser, il arrivera quoi?

Je suis plutôt allée voir une nutritionniste. Ensemble, nous avons établi un menu pour y arriver. Elle m’a aussi suggéré de bouger plus (j’essaie très fort.). Je perds du poids lentement, mais sûrement.

Pour moi, il s’agit de la meilleure façon. Et quel beau legs je laisse à mes filles : apprendre à bien manger.

Et avant de me faire lancer des roches… elles ne savent pas que c’est pour perdre du poids.

Je leur ai dit que c’était pour mieux manger et pour rester longtemps avec elles en bonne santé.

Mélanie Paradis