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Miroir, miroir, dis-moi…

Depuis toujours, toi, Miroir, tu me joues des tours. Depuis toujours, l’image que tu m’envoies n’est pas à mon goût. Du plus loin que je me souvienne, regarder mon reflet n’a rien d’agréable. Je prendrais un peu plus de ci et un peu moins de ça. Et pourtant…

Quand je regarde les photos de moi, plus jeune, je me trouve magnifique. J’en conclus donc que c’est toi, cher Miroir, qui me rends la vie dure. À moins que ce soit ton ami, Pèse-personne. Là, je l’avoue, tout est déréglé. Le nombre inscrit sur le cadran est celui d’une grosse fille. Mais quand je m’attarde aux images du passé, je vois une belle fille. Que se passe-t-il ? Où est le problème ?

Dans mon magazine « Fille d’aujourd’hui », les filles sont minces, blondes avec des cheveux raides. Elles remplissent leur soutien-gorge beaucoup plus que moi. Toi, tu me renvoies l’image d’une brunette, frisée, avec des fesses. C’est bien confortable, mais ce n’est pas à la mode. Les pantalons sont toujours trop serrés pour moi, même ceux à ma taille. Je dois être grosse.

 

Un peu plus tard arrive le terme « poids santé ». Ça y est, ce que tu me montres depuis des années est confirmé par les experts. Ce n’est pas rien. Ils doivent bien le savoir. Je suis grosse. Alors, tu avais raison, mon cher. S’enchaînent donc régimes de toutes sortes et entraînements. Mais la conclusion demeure la même. Pèse-personne me dit toujours que je fais de l’embonpoint et toi, Miroir, tu m’envoies encore la même image.

Puis un jour, je suis devenue maman. Mon image a changé pour vrai. Ce n’est pas juste toi qui me joues des tours. Mon ventre a perdu sa fermeté, des lignes y sont apparues par dizaines. Quelques rides de souci ont commencé à tapisser mon front. Les filles des magazines aussi ont changé. On commence à parler d’un concept tout nouveau : la diversité corporelle. Mon regard envers moi-même s’adoucit. Pèse-personne ne fait plus partie de ma vie.

Aujourd’hui, à plus de 40 ans, je dois te l’avouer, je me trouve belle. Tu me renvoies l’image de mes taches, mes vergetures, mon petit surplus de poids, mes rides et mes cheveux blancs. Et tu sais quoi ? Je m’en fous ! Je me trouve belle comme je suis. Alors, Miroir, je dois avouer que je t’ai accusé à tort. Tu n’es pas le problème. C’est plutôt la société qui envoie depuis des années une image lisse de la femme. Offre mes excuses aussi à Pèse-personne qui n’y était pour rien lui non plus.

Maintenant maman de deux magnifiques adolescentes, je veux leur montrer l’exemple de l’acceptation de soi, que la beauté est dans la différence. La personnalité d’une personne la rend unique et magnifique. J’ai envie qu’elles n’attendent pas d’avoir 40 ans pour se trouver belles.

Heureusement, les temps changent et des femmes différentes sont représentées dans les diverses publications. J’ai espoir pour les filles qui grandissent. On a encore du chemin à faire, mais nous sommes sur la bonne voie. Vive la diversité corporelle !

 

 Nancy Pedneault

Moi, je l’aime ta fraise

Moi, je l’aime ta fraise 🍓

Avant d’avoir un bébé, on nous avertit de la majorité des problèmes de santé qu’il pourrait avoir :

Les fesses rouges, la fièvre, les coliques, les otites, etc.

Cependant, il y a quelque chose dont on ne parle que très rarement, mais qui est fréquent : l’hémangiome infantile.

Selon le site de Merck, on décrit l’hémangiome comme ceci :

Les hémangiomes infantiles sont des lésions vasculaires relevées, rouges ou violacées, hyperplasiques qui apparaissent au cours de la première année de vie. Ils régressent le plus souvent spontanément ; dans certaines localisations, durant leur phase de croissance, ils peuvent affecter la vision, les voies respiratoires. Le traitement idéal varie en fonction de nombreux facteurs spécifiques du patient.

À un mois de vie, j’amène ma petite fille à la clinique pour une autre raison et je demande par la même occasion au médecin ce qu’est cette tache rouge sur le nez de ma fille. Il me répond seulement : « Ça va partir tout seul ».

Aucun autre détail.

La rougeur continuant d’augmenter, je vais voir mon médecin de famille et elle me dit que c’est un hémangiome, mais ne me donne pas plus d’informations excepté le fait que ça va partir d’ici deux à cinq ans et que ça va continuer de grandir dans la prochaine année. Je repars attristée parce que j’ai déjà entendu régulièrement les phrases :

« Tu t’es grafignée ma belle, il faut te couper les ongles! »

« C’est quoi ça sur son nez? »

« Est‑ce qu’elle va avoir ça dans la face pour toujours? »

Je sais que depuis la création de l’être humain, on veut tout savoir et comprendre.

La plupart du temps avec de bonnes intentions. Toutefois, à la longue, ça devient blessant. Ne pas pouvoir sortir dans de nouveaux endroits sans se faire poser de questions. Pour moi, que l’enfant comprenne ou non, ce n’est pas une raison pour émettre un commentaire négatif sur sa personne.

Pour en revenir au deuxième rendez-vous, j’avais le goût de m’effondrer. Dans mon cœur, ma chérie était parfaite avec sa jolie fraise au nez, ça faisait son charme, comme disait ma cousine Marianne. Par contre, je me suis mise à avoir peur que les autres enfants rient d’elle et qu’elle comprenne un jour en vieillissant. Je me suis dit que si moi, ça me déchirait le cœur, je n’osais pas m’imaginer à sa place.

Fin décembre, une amie me dit que sa plus vieille avait aussi un hémangiome et qu’il existe des traitements. Je décide donc de demander une référence pour une consultation, mais entre temps, nous sommes allées au CHEO (Children’s Hospital of Eastern Ontario), car notre fille faisait une bronchiolite.

Les spécialistes constatent également sa belle particularité et nous offrent un suivi. Ils nous disent qu’ils pourraient la traiter si on le désirait.

Moins d’un an plus tard, son hémangiome est presque complètement disparu.

J’avoue qu’il me manque. Ça faisait sa différence, mais pour nous, c’était la meilleure solution pour son avenir.

Pour ceux qui préfèrent que la vie suive son cours et qui croient que cette particularité est merveilleuse parce qu’elle rend leur enfant unique, je suis tout à fait d’accord avec vous également.

La meilleure chose pour nos enfants, c’est de faire ce que nous en tant que parents, considérons comme la meilleure chose.

Je termine ce texte en souhaitant que la société soit plus informée et que les hémangiomes deviennent une belle normalité.

C’est beau, des fraises! 🍓🍓🍓

Marilou Savard

Mon papa, confiné

Dans quelques jours, ce sera la fête de mon papa. Il aura 73 ans. Mon papa est atteint d’une maladie grave des poumons, une maladie dégénérative et malheureusement, elle ne se guérit pas.

Mon papa, comme beaucoup de papas, est confiné. S’il sort, il met sa vie en danger. Comme la plupart d’entre nous, vous me direz. Oui. Mais lui, ses poumons fonctionnent à moins de 30 %. Mon papa a des poumons malades.

Je lui ai donc formellement interdit de sortir. J’ai mal en dedans. J’ai mal de devoir lui dire quoi faire. J’ai mal aussi de voir que beaucoup de papas, de mamans et de grands‑parents sont prisonniers. J’ai mal de savoir qu’il y a des gens malades qui ne peuvent voir leur famille et qu’ils sont confinés, seuls.

Mon papa est dans une maison remplie d’amour. Une maison où les gens font attention, où les gens ne sortent pas vraiment sauf pour l’essentiel. Une maison où le lavage de mains devient presque une manie et où une crise d’hystérie surgit si la personne entre sans le faire. Mon papa est, je crois, bien entouré. Oh, ce n’est pas toujours facile, comme dans toutes les maisons, mais mon papa n’est pas seul. C’est ce qui compte.

Je lis de plus en plus des témoignages de préposé. e. s ou d’infirmiers. ères qui racontent comment les personnes âgées sont isolées et comment ces humains sont maltraités, mal nourris, mal aimés. J’ai mal en dedans.

J’ai souvent mal en voyant mon papa ne plus travailler et ne plus avoir de souffle. Sa santé va bien, mais son souffle ne va pas, lui. Ses poumons malades ne vont pas bien, eux, mais il me dit qu’il est heureux parce qu’il n’est pas seul. J’ai toujours peine à le croire. Je sors toujours de sa chambre avec le cœur en miettes. Et lui, il sourit, tout le temps!

Depuis le confinement, je réalise peu à peu ce que mon papa a toujours voulu me dire. Je réalise que j’ai fait le bon choix. Avoir les gens qu’on aime loin de soi en sachant qu’ils sont malades, il n’y a rien de pire. J’ai une pensée pour celles et ceux qui le vivent. Vraiment.  

  • Papa, tu peux descendre, le souper est prêt!

Tranquillement, je vois une petite tête blanche descendre l’escalier, à son rythme bien sûr, le sourire aux lèvres pour déguster un bon repas, en famille.

Oui, mon papa habite avec moi et en cette période de confinement, nous sommes bien heureux de nous avoir! Bonne fête papa!

Tania Di Sei

La réalité dans les CHSLD

Depuis le scandale du CHSLD Herron à Dorval, tout le Québec est secoué par l’horreur qui sévit dans les CHSLD. Mais êtes‑vous réellement surpris ? Depuis de très nombreuses années, le personnel médical souligne les défaillances du système de santé dans les CHSLD. Le manque de ressources, le manque de personnel qualifié, les différences entre les CHSLD privés et publics et même d’un CHSLD privé à l’autre. Depuis de nombreuses années, nous demandons d’uniformiser la gestion des CHSLD, d’y investir plus de temps, plus d’argent. Pourquoi devons‑nous attendre qu’un évènement aussi atroce que ce qui se passe présentement dans l’actualité pour réaliser tous les défauts et les problèmes soulevés depuis des années ? On doit réaliser tout le travail à faire. Toutes les lacunes de ce milieu de santé.

Depuis notre plus tendre enfance, nous sommes élevés avec comme valeur de respecter nos aînés, de les protéger. Nos aînés sont, tout comme nos enfants, des trésors à chérir. Nos enfants ont tant à apprendre et nos aînés ont tant à nous enseigner. Ils ont pris soin de nous, ils ont probablement combattu pour ce que nous avons aujourd’hui ; nous ne devons pas les abandonner. Pourtant, lorsque ces personnes âgées sont placées en résidence, beaucoup sont laissés à eux‑mêmes.

Avant la COVID‑19, je trouvais leur situation triste et j’étais convaincue qu’aucun changement ne serait apporté. Maintenant, avec la COVID‑19, c’est la folie. Tout le monde doit aider, tout le monde doit se porter volontaire. Encore une fois, il a fallu un drame pour que nous agissions. Mais savez‑vous vraiment ce qui se passe présentement dans les CHSLD ? Je vais vous le décrire et vous verrez que le gouvernement ne dit pas tout.

Premièrement, nous allons dire les vraies choses. En Italie, ils avaient décrété qu’aucune personne de plus de 60 ans ne serait pas traitée, car leur taux de survie était trop bas. Sachez qu’au Québec, nous avons agi de la même manière sans le dire. Qui ne sera pas traité ? Les personnes en CHSLD. Et quand je parle de personnes en CHSLD, je ne parle pas uniquement des personnes âgées, non : je parle de personnes plus jeunes, entre 18 et 50 ans, qui sont totalement lucides, mais qui sont placées dans ces centres parce que leur condition est trop difficile pour que leur famille s’occupe d’elles. Donc, nous avons des personnes entre 18 et 100 ans dans le même bâtiment, qui n’ont pas toutes les mêmes chances de survie face à ce virus, mais nous les abandonnons toutes.

Deuxièmement, saviez‑vous qu’aucun patient en CHSLD n’est transféré à l’hôpital ? Non, aucun. Le CHSLD devient un hôpital, une unité de soins intensifs, mais sans respirateur. Nope, nada, rien, zéro !

Troisièmement, la pénurie de médicaments injectables. Autre grand secret. Certaines pharmacies ne sont plus capables de s’approvisionner en Morphine, en Lorazepam (Ativan), en Scopolamine (râles et surplus de sécrétions pulmonaires), en Furosemide (élimination de l’eau). Ces médicaments sont essentiels, surtout en soins palliatifs. Présentement, les personnes en CHSLD meurent de la COVID‑19 oui, mais noyées dans leurs sécrétions. Les pharmaciens/pharmaciennes se battent contre des compagnies pharmaceutiques pour avoir accès à ces médicaments. Beaucoup d’entre eux doivent acheter le même produit à une autre compagnie qui le vend entre 5 à 20 fois le prix. Les pharmacies font leur maximum pour éviter que les personnes souffrent, mais nos droits sont limités.

Quatrièmement, les familles de ces patients. C’est horrible. Ils ne veulent pas voir leur proche mourir seul. Plusieurs ont collé des messages dans les fenêtres, d’autres viennent tous les jours les divertir. J’ai vu une famille apporter son échelle pour atteindre la fenêtre de son proche mourant. À tour de rôle, ils montaient avec leur pancarte, leur cœur, leur chanson et disaient un dernier au revoir. Au bas de l’échelle, la famille en pleurs à deux mètres les uns des l’autre. C’est horrible.

Il y a beaucoup à faire en CHSLD. Nous avons oublié ces êtres humains, nous les avons abandonnés. Nous les avons sacrifiés. Quand tout sera terminé, quand les CHSLD seront vides, nos cœurs à nous seront pleins, de tristesse, de honte et de colère. Nous avons crié à l’aide longtemps et tout le monde se fermait les oreilles et regardait ailleurs. J’espère que cette pandémie saura remettre les choses à leur place, remettre de l’ordre dans notre système de santé défaillant.

À tous les médecins, résidents, infirmières, infirmières auxiliaires, préposés aux bénéficiaires et tous les autres membres du personnel médical : NE LÂCHEZ PAS !

Eva Staire

Les anges gardiens de nos anges gardiens

On parle souvent des anges gardiens, ceux qui font en sorte que les malades sont accompagnés.

Les infirmières, les médecins, les ambulanciers.

N’oublions pas les travailleurs des services d’urgence, pompiers et policiers. Grâce à vous, nous sommes en sécurité.

On parle aussi souvent de ceux qui travaillent dans les services essentiels et qui nous permettent de continuer d’avoir un semblant de vie normale. Bravo à vous tous qui travaillez dans les épiceries, pharmacies, quincailleries, etc. !

On parle de ceux qui effacent toutes traces de ce virus mortel… les gens du service de nettoyage. Parce que vous aussi, vous êtes importants.

Mais qui parle de nos éducatrices et de nos éducateurs qui passent leurs journées avec les enfants des gens qui, eux, travaillent dans les services essentiels ?

Aujourd’hui, j’ai envie de vous lever mon chapeau. J’ai envie de vous dire BRAVO.

Personnellement, j’ai la chance d’avoir mes enfants avec moi à la maison puisque notre travail à mon conjoint et moi n’est pas jugé essentiel.

J’ai parfois l’impression qu’on vous oublie.

La vérité, c’est que je serais incapable de faire votre travail.

Chaque jour de la semaine, vous allez travailler en sachant que vous serez en contact direct avec des enfants dont les parents risquent chaque jour de contracter le coronavirus. C’est pas rien, là ! Vous êtes entourés de jeunes enfants dont les parents travaillent dans les hôpitaux, les pharmacies, les épiceries, etc.

Pensons‑y un instant. On remercie constamment ces gens qui risquent d’avoir la COVID-19 chaque jour, mais vous aussi, vous êtes en contact direct avec des dizaines d’enfants qui ont un point commun : un ou deux parents qui sont à risque élevé d’attraper ce foutu virus.

Bravo parce que vous aussi, vous risquez chaque jour de tomber malades. Vous êtes les anges gardiens de ces enfants et de ces parents qui sont dans des domaines de services essentiels.

Sans vous, je vous confirme que les choses seraient encore plus difficiles.

C’est grâce à vous que des parents peuvent aller travailler avec la tête et le cœur en paix en sachant que leurs enfants sont bien et heureux malgré leur stress pour leur propre santé.

J’ai appris qu’à partir du lundi 6 avril 2020, vous devrez non seulement vous occuper des enfants d’âge préscolaire, mais aussi des enfants d’âge scolaire (jusqu’à 12 ans).

C’est donc dire que vous serez encore plus en contact direct avec des enfants qui risquent d’être infectés. Et vous le ferez, avec un sourire fatigué, avec la peur de tomber malades et de ramener ça chez vous… mais vous le ferez.

C’est sans gants et sans masque que vous cajolerez ces enfants qui s’ennuient de leurs parents qui travaillent fort.

C’est aussi sans gants et sans masque que vous moucherez les petits nez qui coulent. Parce que la distanciation, c’est bien beau d’en parler, mais c’est difficile quand on travaille avec de petits êtres qui ne demandent qu’à jouer et être aimés.

À vous tous et à vous toutes dans les services de garde d’urgence, MERCI !

 

Choisir ses vaccins

J’entends souvent des débats entre parents dans lesquels certains sont de grands adeptes de la vaccination et d’autres y sont farouchement opposés. J’aime écouter les deux partis, les arguments en faveur de la vaccination et les inquiétudes de ceux qui la refusent. Personnellement, je ne me suis jamais considérée « pour » ni « contre » la vaccination pour mes enfants. Quand on me pose la question, je réponds tout simplement que je choisis mes vaccins.

Parce que oui, je suis d’accord que la vaccination a fait ses preuves. Je suis d’accord que la plupart des maladies dangereuses et mortelles sont dorénavant éradiquées, et ce, grâce aux vaccins de base que l’on donne à nos bébés et à nos enfants. Dans ce sens, je suis « pour » la vaccination. Je peux alors m’assurer que mes enfants ne mourront pas de la diphtérie, de la coqueluche, du tétanos, de l’hépatite, etc. Ça a bien du sens à mes yeux.

Mais non, je ne suis pas d’accord de faire vacciner mes enfants pour le rotavirus (gastro) ou la grippe. Là, je suis farouchement « contre ». Avoir la grippe, tout comme la gastro, c’est attraper un virus que le corps va combattre et créer des anticorps pour ensuite éviter la prochaine infection. Si tu laisses l’enfant se reposer, que tu dégages ses voies respiratoires et que tu le gardes bien hydraté, tout va bien se passer. Si l’enfant n’a pas de problème de santé grave, ces vaccins sont à mes yeux inutiles.

Pour concevoir le vaccin de la grippe, chaque année, des scientifiques se regroupent pour tenter de jouer à la loterie. Parce qu’il existe des milliers de souches possibles de grippe et qu’ils doivent essayer de prédire laquelle sortira cette année. Quelques fois, ils tombent dans le mile. Mais pendant des années, ils vont créer des vaccins qui seront totalement inutiles et ils tomberont à côté de la plaque. Des milliers de gens se feront alors vacciner pour rien. Même quand ils arrivent à prédire la bonne souche de grippe, il est prouvé que le vaccin est efficace à 50 %… Au Canada, 3 500 personnes meurent chaque année de la grippe. Avec ou sans vaccination, les chiffres ne changent pas.

Avoir la grippe… La grippe, c’est être une semaine sur le dos, dans son lit. C’est survivre avec de la solution saline et beaucoup d’eau. C’est plate. Mais si la personne n’a pas de problème de santé à la base, ça s’arrête là. Je suis d’accord que les personnes à risque se fassent vacciner. Mais je ne suis pas d’accord qu’on banalise la situation et qu’on vaccine tous les enfants. Un enfant en santé n’est pas une personne à risque selon moi.

Avoir la gastro… La gastro, c’est vomir ou avoir la diarrhée pendant quelques jours. Encore une fois, c’est plate. Mais encore une fois, si tu te gardes hydraté, que tu t’isoles et que tu désinfectes la maison, ça s’arrête là. Je ne vois donc pas l’utilité de faire vacciner tous nos bébés pour ça… D’autant plus que le vaccin lui-même rend le bébé contagieux ensuite… Donc à mes yeux, le vaccin ne sert qu’à choisir le moment où ton enfant aura la gastro… alors qu’il ne l’aurait peut-être pas eu du tout cette année-là…

Alors voilà. Je choisis mes vaccins. Je suis « pour » les vaccins contre les maladies mortelles et dangereuses, dans la mesure où on peut éviter une pandémie grave. Je suis « contre » les vaccins pour les maladies annuelles qui sont anodines chez la grande majorité de la population qui est en santé.

** Attention ** Ce texte reflète mon opinion personnelle et tout à fait assumée. Je ne suis pas médecin ni infirmière. Je ne suis qu’une maman, qui comme toutes les mamans, pense faire le bon choix pour ses enfants. Je ne demande à personne de penser comme moi. Je pense avoir donné mon humble avis ici, sans avoir manqué de respect à quiconque. Je vous invite donc à en faire de même. Tous les points de vue sont bons, s’ils sont écrits dans le respect.

Joanie Fournier

 

J’ai frappé mon mur… les deux pieds sur la balance!

Je n’ai pas de balance chez moi. Je n’aime pas vraiment cet instrument. Je travaille fort pour m’accepter comme je suis, alors je n’ai pas besoin de connaître mon poids toutes les cinq minutes. Mais dernièrement, j’ai été forcée de réaliser que je n’étais pas sur la bonne pente.

Étendue sur le dos sur mon lit, je tentais tant bien que mal de rentrer dans mon foutu pantalon. J’avais réussi à faire passer les cuisses, je n’envisageais même pas de ne pas réussir à fermer la fermeture éclair. No way! J’aurai l’index et le pouce en sang, tant que le zipper tient le coup, je n’allais pas abandonner. J’ai mis un chandail ample pour cacher le muffin top que j’avais créé et je suis partie au travail.

J’ai voulu continuer à nier mon surplus de poids. Je devais seulement faire de la rétention d’eau… beaucoup. Mais sont arrivées les douleurs physiques. Mes genoux me suppliaient de faire quelque chose. Rétention d’eau ou pas, mes genoux me rappelaient chaque jour, avec beaucoup de douleur, que j’avais peut-être un peu exagéré.

Et un jour, au CPE, je chantais avec les enfants en rangeant les jouets. C’est là que j’ai dû m’asseoir pour reprendre mon souffle. C’était un rangement bien relaxe, là, pas une course du genre « celui qui range le plus de jouets ».

Le soir même, en finissant, j’ai fait un arrêt chez ma mère. Sans dire bonjour à ma mère, je me suis dirigée, angoissée, vers la salle de bain. Elle était là. Elle m’attendait. J’ai posé les pieds dessus, j’ai fermé les yeux. Après un « Kessé tu fais dans la salle de bain? » de ma mère, j’ai ouvert les yeux et j’ai regardé le nombre clignotant (comme un avertissement). La dernière fois que j’avais atteint ce poids, j’étais enceinte de 37 semaines…

J’ai frappé mon mur. C’est là que reprendre ma vie (mon poids) en main est devenu une priorité. J’ai eu envie des solutions faciles. Tu sais, celles qui nous promettent un corps de rêve pour l’été avec des produits plus dispendieux les uns que les autres.

Moi, je n’y crois pas. Ça marche peut-être réellement. Je me suis demandé : mais après, lorsque je cesserai de les utiliser, il arrivera quoi?

Je suis plutôt allée voir une nutritionniste. Ensemble, nous avons établi un menu pour y arriver. Elle m’a aussi suggéré de bouger plus (j’essaie très fort.). Je perds du poids lentement, mais sûrement.

Pour moi, il s’agit de la meilleure façon. Et quel beau legs je laisse à mes filles : apprendre à bien manger.

Et avant de me faire lancer des roches… elles ne savent pas que c’est pour perdre du poids.

Je leur ai dit que c’était pour mieux manger et pour rester longtemps avec elles en bonne santé.

Mélanie Paradis

Protéger ses enfants (attention aux perturbateurs endocriniens!)

Je ne suis pas baba-cool-grano-hippi, non, je me soucie seulement du bien-être de la nature et surtout de mes enfants. Ma démarche écologique zéro déchet et slow cosmétique m’a amenée à me questionner sur les aliments qui nous entourent, sur la nourriture ou les produits que nous appliquons sur notre corps. J’ai eu une véritable prise de conscience : nous ne connaissons pas les produits qui font partie de notre quotidien et qui, pourtant, peuvent être extrêmement nocifs.

Connaissez-vous les perturbateurs endocriniens? Les enfants sont les premiers exposés, dans leur quotidien et même intra utéro. Peut-on éviter les perturbateurs endocriniens? Voilà une bonne question et pourtant si importante si on se soucie à la fois de notre santé et de l’environnement. Même si la réglementation tarde à mettre en place des actions concrètes, chacun de nous, en tant que consommateurs, peut limiter ses contacts avec certains perturbateurs endocriniens.

Premièrement, il est important de savoir ce qu’est un perturbateur endocrinien. C’est une molécule chimique qui altère le système hormonal (dérèglement hormonal, infertilité, diabète, obésité, hyperactivité, développement cognitif et j’en passe). Les perturbateurs sont malheureusement partout, mais vraiment partout, sous forme de métaux, pesticides, isolants, plastiques, cosmétiques. Mais avec des gestes simples, nous pouvons en limiter les effets.

Côté alimentation, voici les règles à suivre : privilégiez les produits frais et bio, sinon, lavez bien vos fruits et légumes ou épluchez-les. Les pesticides sont bourrés de perturbateurs endocriniens. Les tomates et les concombres sont les légumes les plus perturbateurs, alors attention! Évitez les aliments emballés dans du plastique ou du métal ; préférez les emballages en verre ou en carton, qui sont aussi recyclables.

En ce qui concerne les cosmétiques, faites aussi très attention. Apprenez à lire les étiquettes et traquez les ingrédients nocifs. Gardez les vernis, les parfums et les laques pour les occasions spéciales ; privilégiez plutôt les produits naturels au quotidien (huiles végétales, huiles essentielles*, savon artisanal, etc.). Pourquoi ne pas faire vous-même vos crèmes de beauté? Vous contrôlez ainsi tous les ingrédients! Sinon, pour vous aider, vous pouvez utiliser l’application Clean Beauty, qui scrute pour vous les ingrédients d’un produit.

Concernant les vêtements, lavez toujours vos vêtements neufs : ils peuvent contenir des produits qui seront directement en contact avec votre peau. Vous pouvez aussi éviter les couleurs foncées (teintures) et les matières prétraitées, et surtout, privilégiez les fibres naturelles, comme le lin et le coton bio. Pourquoi ne pas acheter usagé? Vous aurez moins de risques d’avoir une grande concentration de perturbateurs sur les vêtements!

Choisissez bien les matières de votre intérieur (décoration ou jouets), évitez le PVC qui contient du phtalate, préférez les matières plus nobles comme le bois, les fibres naturelles, le métal. Attention aussi aux retardateurs de flammes.

Pour l’entretien de l’intérieur de votre demeure, utilisez des produits naturels tels que le vinaigre blanc, les huiles essentielles, le bicarbonate de soude ou le savon noir. Aérez régulièrement votre domicile pour éviter l’accumulation de poussières et surtout, évitez les parfums d’ambiance.

Récapitulatif des gestes à poser pour limiter votre contact avec des perturbateurs endocriniens :

  • Achetez le plus possible des aliments bio et peu emballés.
  • Utilisez des produits esthétiques plus simples, hydrolat, huile végétale…
  • Lavez toujours vos vêtements neufs et évitez les vêtements prétraités.
  • Aérez régulièrement votre demeure et utilisez des produits d’entretien plus sains.
  • Le bois, les fibres naturelles, le métal sont bien meilleurs!

*Attention avec les enfants et les femmes enceintes

Gabie Demers

 

Le don d’organes : signez donc!

En écoutant Deux filles le matin ce matin au garage, l’inspiration et les souvenirs me sont revenus. Je ne parle pas souvent de ces souvenirs douloureux pour la famille de mon défunt conjoint, mais ce matin, j’avais le goût de vous dire : SIGNEZ! Signez votre carte pour le don d’organes, c’est tellement important!

Il y a déjà 14 ans, mon beau-père a été greffé. Eh oui, mon défunt conjoint a eu un cœur artificiel, mais mon beau-père aussi! Beau-papa a vécu avec un cœur mécanique pendant presque deux ans. Deux années difficiles à vivre avec une batterie… deux années à traîner le poids de son cœur à sa ceinture. Pendant ces deux années, il y a eu de grosses épreuves.

Presque un an après l’implantation du cœur mécanique, celui‑ci a fait défaut! Imaginez ça, votre cœur mécanique qui lâche. Le son infernal de la batterie qui vous avertit que plus rien ne fonctionne. Premiers répondants, ambulanciers. Et le voisin qui pompe manuellement cette batterie qui le maintient en vie.

Ils ont dû changer le cœur mécanique, car aucun cœur n’était disponible pour lui. Et si tout le monde signait se carte, aurait-il eu à subir cette intervention qui l’a laissé dans un coma pendant un bon deux semaines?

C’est en novembre 2004 aux petites heures du matin que l’appel est entré. On avait enfin un cœur pour beau-papa. Un mois et demi avant, j’avais appris que j’étais enceinte. Notre bébé aurait un grand-papa qui pourrait jouer avec elle, la prendre. Mais tout ne s’est pas passé comme ça aurait dû. Suite à la greffe, quelques heures après sa sortie de la salle d’opération, beau-papa nous a quittés. Le cœur n’a pas résisté à la greffe.

Tout ce que mon beau-père voulait, c’était la greffe. Il a milité, est allé en entrevue à la télé, a participé à des événements pour le don d’organes. Il l’a eu son cœur, il en a fait du chemin pour se rendre là. Malheureusement pour nous, il n’a pas pu en profiter. Il n’est pas là pour profiter de ses cinq magnifiques petits-enfants, mais il l’a eue, sa greffe!

Quand on a annoncé à mon défunt conjoint que la seule solution pour lui était un cœur artificiel, un pont pour une greffe future le temps que ses organes internes se rétablissent, ce fut tout un choc. Lui qui avait toujours dit que JAMAIS, il n’aurait de cœur artificiel. Il a accepté de vivre cette épreuve pour nos enfants, pour moi, pour sa mère et sa sœur!

Il a eu son cœur artificiel 17 jours et oui, ses organes se rétablissaient, mais son foie était trop malade déjà. Il n’y avait plus rien à faire.

Aujourd’hui, quand je repense à toutes ces épreuves, je dis OUI! Il faut signer vos cartes, car on ne sait jamais si un ou deux membres de notre famille en auront besoin.

Annie Corriveau

Tous les espoirs sont permis

Tous les espoirs sont permis

Puisque mon dernier texte sur les migraines a fait beaucoup réagir, j’ai eu envie de vous partager où j’en suis rendue dans mes démarches de guérison et de vous parler du nouveau médicament qui vient d’être homologué par Santé Canada. Lorsque j’ai écrit ce texte (Les migraines… plus qu’un simple mal de tête), cela m’a permis de constater que je n’étais pas la seule à vivre avec des migraines chroniques sévères. Bien sûr que je savais que je n’étais pas la seule, mais le fait de lire vos témoignages fut un réel choc, car c’est à ce moment que j’ai vraiment réalisé l’ampleur de ce fléau. Beaucoup de gens souffrent de ce mal et peu de ressources nous sont offertes.

Pour ma part, après de nombreux essais thérapeutiques et naturels, mon neurologue m’a suggéré le Botox. Eh oui, la toxine botulique est utilisée pour bloquer l’influx nerveux au niveau de la boîte crânienne et ainsi diminuer le nombre et la fréquence des migraines. Ces injections sont coûteuses et quelque peu douloureuses, et prennent un certain temps à agir. J’ai commencé ce traitement en mai 2018 et en novembre, je n’étais toujours pas soulagée. Difficile de faire confiance en ce médicament et de garder espoir d’être un jour une personne normale. « Normale » voulant dire « sans souffrances quotidiennes ». Juste une personne qui profite de la vie tout simplement, sans avoir de douleurs invalidantes. On m’a dit de garder la foi, car généralement, on voit un effet positif après neuf mois d’injections. En ce mois de février 2019, après neuf mois d’attente d’un changement majeur dans ma condition de santé, je vois enfin une lueur. Oui, une lueur d’espoir, la lueur d’une vie normale, une lueur vers la fin de mes souffrances.

Depuis le 3 décembre 2018, Santé Canada a approuvé un nouveau médicament qui arrive directement de l’Europe. Il est donc en essai ici, au Canada. Mon neurologue m’a inscrite pour l’essai clinique et puisque je répondais à tous les critères, j’ai été acceptée. Le nouveau médicament semble révolutionnaire et il se nomme Aimovig. Il s’agit d’une injection intramusculaire à se faire soi-même une fois par mois. Chaque injection coûte 1 000 $. Ma grande fille m’a fait ma première injection hier. C’est douloureux sur le coup et ça donne un peu mal au cœur, mais déjà 24 heures après, je n’ai aucun effet secondaire. En espérant que le Botox et ce nouveau médicament feront de moi la personne que j’étais au début de ma vingtaine, mais avec plus d’expériences de vie !

À tous ceux et celles qui souffrent de migraines chroniques sévères, j’espère que je vous ai redonné un petit souffle d’espoir de guérison. Parlez‑en avec votre médecin, on ne sait jamais ! Peut-être que vous aurez droit aux mêmes traitements et que votre vie redeviendra aussi rose et joyeuse qu’elle l’était !

« L’espoir est la chose la plus importante de la vie. Elle procure aux êtres humains le sentiment d’avoir un but et leur donne l’énergie d’aller de

l’avant. » (Norman Cousins)

Karine Filiatrault

 

Quand « remise en forme » rime avec bonheur…

Janvier : période de prise de résolutions qu’on tient rarement…

Ma résolution, je l’ai prise bien avant : dès le début décembre. Il y a longtemps que j’y pensais et qu’on en parlait, mon conjoint et moi. Depuis la naissance des filles, on s’oublie, on prend moins soin de nous.

Lorsqu’on devient parent, la course folle commence ! Dans notre cas, dès six mois, nos filles commençaient la natation. C’est fou, la pression que nous nous mettons ! Les moments en famille déboulent à une vitesse folle…

Jusqu’à l’an dernier, j’arrivais à trouver un temps pour moi : une soirée au yoga par semaine. Puis, le sport de compétition est arrivé… et mon p’tit moment s’est effacé.

En fait, je ne m’en plains pas, au contraire ! Je n’y vois que des bienfaits sur ma grande malgré la gymnastique organisationnelle que cela exige.

Un soir de novembre, dans les gradins, j’observais ma fille nager et j’ai soudainement eu une révélation ; je l’enviais de pratiquer un sport, de développer sa forme physique… Assise dans les gradins, j’admets avoir ressenti de la frustration ! Et moi dans tout ça ?

Curieux hasard, une grande amie m’a sollicitée peu de temps après pour que j’adhère à son groupe de remise en forme.

J’ÉTAIS PRÊTE.

Il est là, le secret pour tenir une résolution ! Le « timing ».

Le plus beau, c’est que mon conjoint a suivi ! On s’entraîne à la maison quotidiennement. Notre alimentation, qui était déjà assez saine, a été revue et améliorée ; le p’tit bol de croustilles a disparu les soirs de semaine et surtout, on mange des portions plus raisonnables.

Les résultats sont au‑delà de mes attentes ! La remise en forme en famille, c’est du bonheur ! Elle apporte bien plus qu’une perte de poids ou le raffermissement de certains muscles.

D’abord, on rit comme des fous ! On s’encourage. Nos filles nous observent, embarquent à l’occasion ; elles sont fières de nous !

Une remise en forme, c’est la bonne humeur qui revient puisque le sommeil est meilleur. C’est devenir un parent plus équilibré. C’est développer encore plus le désir de cuisiner, d’essayer de nouvelles recettes avec nos enfants.

Dans mon cas, ma remise en forme me donne confiance en moi. Je ne pensais jamais devenir accro à ce moment dans ma journée !

Par-dessus tout, faire le choix de se remettre en forme en couple ou en famille resserre les liens. C’est avoir envie de partager du bon temps ensemble le plus longtemps possible, c’est mettre sa santé en priorité.❤️

Marie-Christine, merci d’avoir allumé ce feu !

Karine Lamarche