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La première grossesse – Texte : Roxane Larocque

Quelqu’un de très précieux pour moi vient de m’annoncer sa gro

Quelqu’un de très précieux pour moi vient de m’annoncer sa grossesse. Ils sont venus, son amoureux et elle, nous offrir un cadeau et à l’intérieur se trouvaient une petite boîte qui cachait le précieux secret. Sa toute première grossesse, leur tout premier enfant. Je lui avais écrit il y a environ un mois parce que je rêvais qu’elle était enceinte. Je n’arrêtais pas de penser à cette chaise berçante qu’elle nous avait prêtée et que je devais lui remettre lorsqu’elle serait maman à son tour. Il est mystérieux, le monde de la préconception mais ça, c’est pour un autre texte. Pour l’instant, j’ai envie de leur dédier ces quelques lignes…

Comme c’est beau de vous voir les yeux brillants nous annoncer la nouvelle. Un petit mini cinq semaines de fait pour votre enfant et déjà il vous a transformés à jamais. C’est tellement d’émotions la première grossesse ! S’imaginer l’inimaginable, espérer si fort que tout se passe bien et que bébé reste au chaud encore longtemps. Passer du stress à l’euphorie à l’anticipation et se ramener au moment présent. La fatigue du premier trimestre qui nous ramène à l’importance de ralentir, de prendre soin de soi. Le ventre qui se gonfle avec le deuxième trimestre et qui laisse place au plus beau des spectacles, celui des coups de pied de bébé qui montre déjà son tempérament. Puis le troisième trimestre qui se pointe avec toutes les craintes de ne pas être prêt, mais paradoxalement toute l’envie d’y arriver, d’enfin se voir et se toucher autrement. Passer du bébé rêvé au bébé réel, celui qu’on peut toucher, tout chaud et gluant. Une première rencontre inoubliable. Vous laisser revenir sur terre vous et lui, après un travail d’équipe sans précédent qui te fera, je l’espère, réaliser toute la force et la puissance des femmes. Viendra ensuite le quatrième trimestre, celui dont on ose parler maintenant, celui qui complétera la transition, la douce séparation et le tissage de votre amour qui se poursuivra toute votre vie.

Et que dire de son papa ! Déjà en train de lui parler et de s’imaginer ce qui s’en vient. Je l’imagine présent, impliqué, sensible. Je sais qu’il prendra soin de vous et t’aidera à bâtir votre nid pour accueillir ce petit bébé déjà choyé par la vie. C’est tellement beau de voir notre conjoint devenir père. C’est tellement rassurant de sentir sa bienveillance, sa protection, son support. Les voir tisser des liens à travers notre ventre, tenter de nous chouchouter au maximum et faire en sorte que l’on vive le moins de stress possible.

On pourrait croire que je romance toute cette aventure, mais il n’y a dans mes mots qu’un millième de tout le bonheur qui vous attend. Est-ce que c’est toujours facile ? Non. C’est même vraiment difficile par bout. C’est ingrat, c’est exigeant, c’est déroutant. Mais c’est le tout petit prix à payer pour vivre la plus belle des transformations. Si c’est si difficile, c’est parce que ça compte vraiment et qu’on se donne corps et âme pour nos enfants. Ça nous ramène à nos extrêmes, nos plus beaux côtés, mais les plus sombres aussi. Une belle occasion de faire du ménage dans ce qui n’a plus lieu d’être. J’espère que tu trouveras du réconfort dans les creux de vagues, mais tu es si bien entourée, j’ai confiance. Et peut-être aussi que pour toi, ce sera différent, que tu détesteras la grossesse ou l’accouchement et c’est bien correct aussi. Toutes les histoires sont belles, même les plus difficiles.

Je ne sais pas quelle sera la vôtre, mais je sais que ce bébé minuscule comme un petit pépin de pomme reçoit déjà beaucoup d’amour, et c’est tout ce dont il a besoin pour l’instant. Il pourra toujours compter sur ses parents, mais nous sommes tout un village autour de lui aussi.

Tu es déjà une merveilleuse maman déterminée, douce et aimante. Tu es déjà un super papa sensible, protecteur et impliqué. Et toi bébé, j’ai bien hâte d’apprendre à te connaître, mais je sais déjà que tu es brillant, car tu as choisi des parents extraordinaires ! Je vous souhaite à tous les trois d’en profiter au maximum. Parce que c’est cliché, mais c’est vrai que ça passe vite.

Roxane Larocque

Tu seras la plus belle femme rondelette enceinte – Texte : Kim Boisvert

Je vous le jure, c’est une vraie phrase qu’on m’a dite quand

Je vous le jure, c’est une vraie phrase qu’on m’a dite quand j’ai annoncé ma grossesse à une bonne connaissance.

« Tu seras la plus belle rondelette femme enceinte qui existe sur la Terre tout entière ».

J’serai pas la plus belle femme enceinte tout court, non ! Je serai la plus belle femme rondelette enceinte.

J’étais enceinte de jumelles, 4 mois de fait avec une bedaine bien apparente, et j’en avais aussi une avant, of course. J’imagine que le RONDELETTE vient qualifier ma bedaine d’avant. Mais être enceinte, ça ne nous rend pas déjà plus rondelette ? Qu’on le veuille ou non ? J’pensais qu’à la base, c’était pas si important, que tout le monde était conscient que la femme subit une transformation extrême inversée et que c’était pas si facile à vivre. Du moins, pas pour toutes. Mais enceinte, j’ai compris que mon corps n’appartenait pas juste aux deux petits Aliens tout à fait sympathiques qui poussaient en moi. Oh ! Non, mais bien à tout le monde qui avait une opinion, qui voulait toucher à mon ventre ou même juste me donner des conseils santé sur comment bien me nourrir. Laissez-moi manger ma crème glacée.

J’avais juste envie de crier « Écoute-moi bien, Madame, jusqu’à tout dernièrement, je vomissais ma vie du matin au soir et maintenant, si je ne vomis pas, tout me lève le cœur ou presque. Je suis rendue à avoir une bonne journée d’énergie sur deux. C’est pas si parfait, mais ce qui rentre est toujours mieux que ce qui sort. Alors si je te dis que mes bébés grossissent, mais que j’ai pris une seule minuscule livre depuis le début de ma grossesse gémellaire, j’pense pas que t’as le droit de juger ma situation, encore moins de me rappeler que comme j’étais déjà rondelette avant, je viens désormais avec une deuxième étiquette. Parce que je sais bien que ce n’était pas normal que mes bébés grossissent sans que je prenne de poids. »

Mais encore là, c’est normal de mettre une étiquette sur le corps d’une femme enceinte. La plupart du temps, c’est fait sans méchanceté, parce que la maternité semble donner le droit à qui le veut bien de commenter cedit corps comme s’il n’appartenait à personne. La propriétaire de ce corps doit vivre au quotidien avec des changements, des peurs et dans mon cas, le miroir.

Le choix de mots pour qualifier une femme enceinte ne devrait jamais porter sur la grosseur. Parce que se faire dire qu’on est rendue une belle rondelette enceinte ou une grosse toutoune, ça ne devrait pas faire pas partie de la normalité de la maternité. Je préférais de loin avoir les nausées que d’entendre les gens parler de combien j’étais énorme ou combien je le serais !

La grossesse est censée être empreinte de bonheur et de légèreté. D’amour et d’excitation. Pourtant, chaque jour, je vérifiais dans le miroir à quoi ressemblait mon corps. Ce corps portait la vie, deux vies et demie dans mon cas, si j’inclus leur sœur triplette rendue en étoile. Et je l’ai oh ! combien maltraité ce corps durant des dizaines d’années. Et pourtant, malgré tout le travail, ces remarques me mettaient encore un poignard dans le cœur. Un doute en tête. Des craintes de ne jamais retrouver un poids correct. De ne jamais réussir à courir à nouveau. De revenir au travail après un an et de ne pas avoir réussi à retrouver un poids d’équilibre. La peur que sur les photos du party de Noël, mon surplus de poids paraisse. Pourquoi ces peurs ? C’est insensé.

Alors, la prochaine fois que vous verrez une baleine qui marche un peu en clown, à la place de lui dire qu’elle est rendue énorme, tournez votre langue dans votre bouche. Ou mangez un beigne et encouragez-la. Parce que sincèrement, personne n’a besoin de se faire rappeler la circonférence de son corps, peu importe le poids ou la situation.

Kim Boisvert

À toi mon amie, ma sœur, ma belle-sœur – Texte: Catherine

Excuse-moi de ne pas avoir sauté de joie lorsque tu m’as annoncé

Excuse-moi de ne pas avoir sauté de joie lorsque tu m’as annoncé ta grossesse et de ne pas avoir été suffisamment forte pour retenir mes sanglots.

Excuse-moi d’avoir du mal à te demander des nouvelles, à vérifier comment tu vas.

Excuse-moi de m’être éloignée de toi tout au long de ta grossesse.

Mon passé n’excuse en rien mes réactions, mais sache qu’il est incroyablement difficile de te regarder vivre exactement ce que je désire depuis plusieurs années, en vain. Je devais m’effacer un certain temps pour éviter d’être un fardeau qui nuirait à ton bonheur, car je dois l’avouer, je ne me sentais pas capable d’être heureuse pour toi ; je n’en avais plus l’énergie.

J’aimerais que tu comprennes aussi que chaque annonce de grossesse, chaque photo et chaque échographie qui défile sous mes yeux, ça me rappelle ce que je n’ai pas et pire encore, ce que je n’ai plus.

J’aurais voulu être là pour toi. J’aimerais être là pour toi. Donne-moi du temps encore pour me restaurer, je te promets de revenir plus forte que jamais. Et peut-être que d’ici là, je vivrai enfin mon bonheur, qui sait ?

Je t’aime, ça, tu le sais ?

Catherine

C’est encore possible

Il y a deux mois, j’ai fait un test de grossesse. Il y a deux mois, j’a

Il y a deux mois, j’ai fait un test de grossesse. Il y a deux mois, j’ai appris que j’attendais mon deuxième bébé. Il y a deux mois commençait un voyage qui, je le savais, ne serait pas de tout repos.

Pour toutes celles ayant déjà vécu une grossesse ectopique dans le passé, un résultat positif sur un test de grossesse sonne une cloche d’alarme. N’importe qui désirant un bébé se réjouirait de cette nouvelle. J’aimerais tellement que ce soit si simple. Oui, nous voulions agrandir notre famille, mais cela reste toujours inquiétant. Ce que j’ai vu avec les deux lignes sur le test, ce sont toutes les procédures qui allaient suivre et les nuits d’angoisse à ne pas dormir. Je voyais les appels en clinique pour essayer d’avoir un rendez-vous pendant la COVID. Je voyais les prises de sang aux deux jours. Je voyais l’attente du résultat téléphonique chaque soir. Je voyais les échographies à répétition jusqu’à ce qu’on trouve le petit cœur.

J’anticipais la déception si on m’annonçait qu’il n’était pas là où il devait être. J’anticipais la douleur des injections et du décollement. J’anticipais l’hospitalisation et le suivi post-injection.

Mon conjoint n’osait pas se réjouir, car nous avons déjà vécu cette expérience et nous savons ce qui peut arriver. On se regardait, on se souriait, mais on n’osait pas imaginer déjà notre vie à quatre.

Puis, après plusieurs tests, le résultat est arrivé… Bébé est à la bonne place et son cœur bat parfaitement. Nous sommes contents et reconnaissants de la chance que nous avons. Nous pouvons enfin nous réjouir.

Nous sommes conscients que plusieurs parents n’ont pas notre chance. J’ai pu garder ma trompe lorsque ma grossesse extra-utérine est survenue et ça m’a permis de concevoir ma fille et le futur humain qui s’en vient. En revanche, beaucoup de femmes se font prendre en charge trop tard et doivent se faire enlever une trompe pour sauver leur vie. C’est terrible de penser qu’une femme qui veut donner la vie passe proche de perdre la sienne par le fait même.

Je voudrais dire aux femmes qui ont vécu cette expérience par le passé que ce n’est pas impossible de concevoir après avoir vécu une grossesse ectopique. Certaines histoires se terminent bien. Et si certaines ne veulent pas se réessayer, c’est bien correct aussi. Il faut savoir s’écouter et se respecter. Mon témoignage aujourd’hui est juste pour vous dire que si vos trompes ont survécu à cette épreuve, il n’est pas impossible de concevoir à nouveau et à la bonne place. Ça prend beaucoup de courage et de résilience, mais c’est possible.

Je vous souhaite, à toutes celles qui le désirent, d’avoir un petit cœur dans le ventre lorsque vous vous en sentirez prêtes.    

Anouk Carmel-Pelosse

Enceinte et amoureuse

Mon amour, depuis des années, je sais que je t’aime. On partage c

Mon amour, depuis des années, je sais que je t’aime. On partage chaque journée du quotidien ensemble. On encaisse les mauvaises nouvelles et on souligne les promotions. Pendant tout ce temps, on a eu nos hauts et nos bas, comme tous les couples. Mais aujourd’hui, il faut que je t’avoue quelque chose… Quand je suis enceinte, je suis encore plus amoureuse de toi que je ne l’ai jamais été. Je veux prendre le temps de t’écrire à quel point je t’aime, et surtout, les raisons qui font de toi la meilleure personne avec qui vivre cette aventure…

1- « T’es tellement belle… » : Tu me répètes tout le temps à quel point tu me trouves belle. Même à l’aube de cet accouchement, même avec 50 livres en plus, même avec mes quatre nouveaux mentons et ma souplesse de camion… même quand moi, je me regarde et que j’ai envie de pleurer. Toi, tu restes avec cette étincelle dans les yeux, rempli d’amour et de gratitude pour la vie. Tu me répètes que tu me trouves belle de la tête aux pieds, pis en plus, tu le penses.

2- Ta présence. Je te sens auprès de moi à chaque seconde. Même quand tu es au travail, je sais que tu t’inquiètes pour moi, pour nous. Je sais que tu t’inventes du temps dans la journée pour m’écrire un texto, juste pour savoir comment je vais. Tu t’inquiètes quand je vomis, tu t’inquiètes quand j’ai des contractions. Je te sens près de moi, tout le temps. Même la nuit, quand je me lève aux heures pour aller aux toilettes… Je sens que ton sommeil devient plus léger, comme pour guetter le moindre signe qui pourrait indiquer que j’aurais besoin de toi.

3- Quand on parle de l’accouchement, tu deviens vulnérable. Tu appréhendes ce moment parce que tu sais que tu t’y sentiras si impuissant. Tu me répètes que même si je veux accoucher naturellement, j’ai le droit de flancher si j’ai trop mal. Tu me répètes que tu as si peur de me perdre, moi. Tu l’aimes ce bébé, de tout ton cœur. Mais c’est à moi que tu penses quand tu as peur que ça tourne mal… Et moi, je te rassure en te disant que tout va bien aller, même si au fond, moi aussi j’ai peur.

4- Tes petites attentions. Parce que chaque fois que tu me ramènes du chocolat, tu me confirmes que j’ai choisi la bonne personne avec qui partager ma vie. Chaque petit déjeuner au lit le samedi, je sais que tu le fais avant que les nausées arrivent. Chaque fois que tu m’apportes une doudou sur le divan, pour me réconforter. Même si je n’ose pas te dire à quel point il fait chaud dans mon corps, je m’enroule dedans, juste parce que je me sens aimée.

5- Et mes sautes d’humeur! Ces crises qui pourraient faire fuir les plus trouillards… Mais pas toi. Toi, tu me regardes pleurer sans raison, manquer de patience et même te crier dessus, et parfois, je le vois, ton petit sourire en coin… Celui qui confirme que j’ai l’air un peu folle en ce moment… mais qui est tellement rempli d’amour en même temps… Ce petit sourire qui dit que ça va passer et qu’on va en rire dans quelques semaines ensemble. Parfois, même deux secondes après une grosse crise, on se regarde et on pouffe de rire ensemble. Parce que moi aussi, je me trouve ridicule…

Mon amour, je n’aurais pas pu choisir un meilleur humain pour partager la parentalité. Je suis fière de porter ton enfant, je n’aurais pas voulu l’avoir avec personne d’autre sur cette Terre. Même avec Nick Carter. Je t’aime. Tellement. J’ai hâte de te présenter ton fils, j’espère qu’il te ressemblera. Merci d’être si attentionné avec moi, avec nous. Merci de m’aimer autant que je t’aime.

À tous les partenaires de vie remplis d’amour… Merci…

Joanie Fournier

 

Ode à ma dernière grossesse

Ça y est, dans les prochaines semaines, je vivrai mon dernier accou

Ça y est, dans les prochaines semaines, je vivrai mon dernier accouchement… Je n’ai plus aucun regret. Je suis pleine de gratitude pour cette dernière grossesse et je tenais à lui rendre hommage. J’ai porté dans le creux de mon ventre cinq petits humains. On entend souvent que chaque grossesse est différente et ça ne peut pas être plus vrai!

Quand j’entendais les autres mamans qui disaient adorer être enceintes, j’étais tellement jalouse… Moi, j’ai vécu des grossesses difficiles. J’ai vomi tous les jours, pendant toutes les grossesses. Je peux vous dire que ce n’est pas que du bonheur… J’ai eu de nombreux malaises et pertes de connaissance dans les épiceries. Je peux aussi vous dire que c’est vraiment gênant de se réveiller par terre avec une inconnue qui vous tapote le visage. J’ai été alitée pendant des mois pour éviter d’accoucher trop tôt… J’ai donc vécu mes quatre autres grossesses avec des maux au quotidien, beaucoup d’inquiétudes et de grands deuils.

La vie nous a apporté cette dernière grossesse alors que nous ne l’attendions plus. Nous savons avec certitude que ce sera la dernière, puisque mon cher mari était déjà vasectomisé quand on a appris que j’étais enceinte. Et c’est vraiment un sentiment étrange. Avoir cette certitude que ce petit être sera le dernier que je porterai. Et le savoir déjà, avant même qu’il ne vienne au monde.

On dit que la vie fait bien les choses… eh bien, elle a tenu à m’offrir ce petit miracle, qui me réconcilie chaque jour avec la maternité. Je dois accoucher ce mois‑ci. Je n’ai pas vomi une seule fois… Je n’ai pas perdu connaissance une seule fois… Je suis au repos à la maison, mais je ne suis pas forcée de rester couchée non plus… Et pour la première fois de ma vie, j’aime être enceinte.

J’aime être enceinte.

Merci, la vie, de m’avoir offert cette chance. Je profite de chaque instant, de chaque vague qui se dessine sur mon ventre. Je profite de chaque semaine de cette dernière grossesse. Je prends des tonnes de photos. Je prends le temps de parler à mon bébé et de le remercier pour chaque petit coup de pied. Il m’aura fallu tellement d’épreuves pour les apprécier…

Mon bébé, tu seras le dernier. Quoi qu’il advienne, tu seras le dernier. Le dernier à entendre mon cœur battre de l’intérieur. Le dernier que je sentirai hoqueter dans mon ventre. Le dernier que je bercerai, en me flattant l’énorme ventre arrondi. Le dernier à qui je chanterai sa berceuse…

À chacune de mes autres grossesses, je ne pouvais pas dire si la famille était finie ou non. Enceinte, j’avais constamment l’impression de vivre avec une épée de Damoclès au‑dessus de la tête… Nous vivions dans le seul souhait d’avoir enfin un bébé en santé. Mais quand les gens nous demandaient si nous voulions un deuxième ou un troisième enfant, je ne savais pas quoi répondre. Une partie de moi était si fatiguée déjà… Mais une petite voix me disait que ce n’était peut-être pas fini… Je n’arrivais pas à affirmer avec conviction que notre famille était complète.

Maintenant, oui. Et c’est vraiment une drôle de sensation, toute nouvelle pour moi. Je n’ai pas de peine. Je suis certaine que ce bébé sera le dernier. Et je me sens bien avec ça! Je n’aurais jamais pu penser être aussi sereine avec la fin d’une aussi grande étape dans ma vie… Mais je n’ai aucun regret.

Je vivrai mon dernier accouchement… Je suis peut-être naïve, mais j’ai moins peur cette fois‑ci. Je connais la douleur, je sais que je vais survivre. Je suis persuadée, cette fois, que ce bébé vigoureux ira bien. Je le sens en moi. J’ai confiance en ma force de le mettre au monde, et je lui fais confiance pour tout le reste.

Le jour de sa naissance, je laisserai dernière moi une grande partie de ma vie. J’ai le sentiment que c’est un nouveau chapitre qui commence. Un chapitre où j’élèverai mes enfants, où je penserai à leur avenir, sans regarder derrière moi.

Merci, mon dernier bébé, de m’avoir permis de terminer cette étape dans la sérénité et dans la paix. Merci d’avoir éliminé mes peurs, mes regrets et mes deuils. Merci d’avoir aidé mes peines à guérir. Merci de me permettre de porter la vie, une ultime fois.

Joanie Fournier

 

Tu es enceinte, tu ne rayonnes pas… et tu as le droit.

Mise en contexte : j’en suis à la fin de ma troisième grossesse

Mise en contexte : j’en suis à la fin de ma troisième grossesse. J’ai déjà fait deux fausses couches qui m’ont anéantie. J’ai deux merveilleux garçons et j’adore les enfants. Je suis très consciente qu’être enceinte est un privilège refusé à plusieurs. Mais pour être honnête, quand je suis enceinte, je ne rayonne pas. En fait, plusieurs me font de beaux compliments et c’est vraiment gentil, mais je ne me sens pas rayonnante. Vraiment pas. Le seul glow que je peux avoir, c’est en m’achetant le parfum de J-Lo du même nom. Je sais que je ne suis pas là seule dans cette situation qui peut être quand même culpabilisante.

La maternité, c’est comme un voyage. Dans mon cas, être enceinte, c’est prendre l’avion pour aller en voyage : c’est à dire la partie la moins agréable du processus, mais en même temps essentielle pour arriver au pays des bébés.

Ça commence quand même avec une joie immense de pouvoir aller en voyage, une excitation et un vertige de bonheur. Ensuite viennent les saignements, le spotting ou pour bien résumer : le syndrome du papier de toilette. Tu vérifies chaque fois à en saigner des yeux, et tu connais maintenant toute la palette de couleurs des rouges et des marrons. Tu dois faire des efforts surhumains pour gérer ton anxiété de perdre ce minuscule pépin qui grandit en toi. Tu fouilles jour et nuit sur le Web à la recherche de réponses à des questions que tu sais très bien que ça ne changera rien à ta situation et à ton anxiété, mais tu le fais pareil.

Ça se peut que ça vienne aussi avec l’arrêt de plein de choses que tu aimais. Certains sports, voyage, alcool, cigarette, manèges, pause de « rapprochements » et médication. La médication dans mon cas était en lien avec le TDAH, ce qui fait que mon petit hamster mental sent la fumée à force de courir dans sa roue. Ça draine de l’énergie que tu n’as pas en surplus avec la grossesse. Tu suis les recommandations du médecin avec force et vigueur au début. Tu t’y attendais et tu feras tout pour que ton bébé soit en santé. Un moment donné, ça se peut que ça te manque beaucoup quand même.

Ensuite viennent les maux de cœur et les vomissements. Ce feeling que tu as vécu la plus grosse brosse de toute ta vie la veille… quand tu t’es couchée à 19 h en même temps que les enfants. Tous les jours. Tu peux facilement passer pour une figurante zombie dans Walking dead. Et ça se peut que ça dure au‑delà des douze semaines tant attendues.

À travers ça, tu vis des grands bonheurs. Un cœur qui bat, c’est magique. Une échographie où tout est positif, c’est le plus grand bonheur. Ça te donne un boost! Tu sens ton bébé bouger, c’est merveilleux, il va bien. Tu ne vis pas ça pour rien, ton enfant vit en toi et c’est merveilleux.

Le voyage en avion continue. Des turbulences ici et là. Des sautes d’humeur, le nerf sciatique qui coince, des brûlures d’estomac, des vomissements spontanés! Tu as peut‑être du diabète de grossesse… Manger était ton seul luxe du moment, c’est tellement injuste. Tu te sens lourde! Tu as l’impression d’avoir mangé trois tonnes de roches. Tu es une tortue sur le dos. Tu as une seule position pour dormir. Tu as des crampes. Tu fais quatre pipis par nuit. Tu as de fausses contractions. Tu as besoin d’aide pour plein de choses anodines, comme ramasser un papier par terre ou enlever tes bottes. Ça se peut aussi que tu vives des complications, que tu doives être alitée. Tu pleures beaucoup, de peine et aussi de joie.

Ce sont des inconforts normaux de la grossesse on te dira, ça vient avec. Comme si tu l’avais cherché en quelque sorte. On te racontera pire que ce que tu vis. On te racontera mieux que ce que tu vis… surtout sur Instagram.

Moi, je veux que tu saches que c’est normal de se sentir comme tu te sens en ce moment. Tu es normale. Tu as le droit d’être tannée. D’être écœurée, même. Que ça fasse dix ans que tu essaies d’être enceinte ou que tu portes un bébé surprise. Je sais que tu n’es pas tannée de ton bébé. Que tu l’aimes du plus profond de ton cœur depuis ce + sur le bâton. Tu n’as pas à te justifier, je te comprends. Tu as le droit d’être tannée de vomir, d’être stressée, de ne plus reconnaître ton corps, d’avoir l’impression d’avoir 108 ans dans ton corps et deux ans dans ta tête. Tu as le droit d’avoir peur. Peur de ne pas y arriver, peur d’être une mauvaise mère. Peur de ne pas retrouver ton corps d’avant. Bien oui, c’est normal, même si tu n’es pas une personne superficielle ça fait peur de voir son corps changer à vitesse grand V.

Tes peurs et ton chialage ne font pas de toi une personne qui n’apprécie pas le fait de porter la vie. Ça n’enlève pas le fait que tu es pleine d’empathie pour celles qui n’arrivent pas à tomber enceintes. Ça ne fait pas de toi une mauvaise mère. Tu le vis comme ça, c’est tout, et tu as le droit. Tu as de bonnes et de moins bonnes journées. Certaines adorent prendre l’avion, d’autres non.

Si tu rayonnes et que tu adores être enceinte, parce que j’en connais plusieurs femmes qui seraient enceintes toute leur vie, sincèrement je suis heureuse pour toi. Continue de ventiler ton bonheur et tes bonnes expériences, on a aussi besoin de positif! Ça nous rappelle que chaque grossesse est différente et qu’il y a de l’espoir.

Par contre, si tu ne rayonnes pas du tout, je veux dire, vraiment pas, que dans ta tête ou dans ton cœur, c’est gris et nuageux constamment, n’hésite pas à en parler. Va voir ton médecin ou un spécialiste, ça arrive à plein de mamans. Ne reste pas seule avec cette culpabilité de ne pas rayonner, il y a de l’aide pour toi.

Ne lâche pas, l’avion finira par atterrir et une autre aventure débutera pour toi.

Krystal Cameron

 

L’élève endeuillé

Transportons-nous en septembre dernier. Nouvelle année scolaire, no

Transportons-nous en septembre dernier. Nouvelle année scolaire, nouvelle routine scolaire, nouvelle prof. Les espoirs étaient grands ! Le match était parfait, mon fils était tombé sous le charme de sa prof de façon instantanée. Bang !

Rapidement, les remplacements se sont multipliés. « Ma professeure était absente ce matin, il y avait une remplaçante ». « Madame T. sera absente demain, elle a un rendez-vous. On aura un suppléant ». « Ça fait deux jours qu’on n’a pas vu notre prof. Penses-tu qu’elle est malade?… »

Ding ! Ding ! Ça, c’est la cloche qui a sonné dans le cerveau de la mère qui sait. Qui sait qu’une jeune enseignante, qui a choisi de travailler avec les jeunes enfants et donc qui les aime, qui a un seul enfant, jeune par-dessus le marché… peut vouloir un autre enfant… peut devenir enceinte… et en a pleinement le droit !

Quelques jours plus tard, la nouvelle s’est officialisée : prof enceinte, grossesse à risque, sera bientôt retirée du milieu scolaire. Remplaçant recherché. En attendant, les suppléants se succéderont pour permettre à l’enseignante de prendre soin d’elle et de la petite boulette d’amour qui grandit en elle.

Même si mon garçon de sept ans ne savait pas jusque-là que sa prof allait partir « pour vrai », il le sentait. Et il la pleurait déjà. Chaque jour, chaque soir. Ses comportements régressaient. Ses yeux s’éteignaient. Il ne voulait plus apprendre. Lui qui adorait l’école, il ne voulait plus y aller. « L’école, ça sert à rien, c’est nul ! » Comprendre, ici : « L’école sans Madame T., je ne m’en sens pas capable, je me sens nul ! »

Il a fait payer aux suppléants sa rage de perdre à petit feu une personne si significative pour lui. Comme si c’était leur faute, alors qu’ils jouaient le mauvais rôle, celui de l’adulte sur un siège éjectable, celui de l’adulte qui doit juguler la crise et adoucir la transition, sans savoir combien de temps l’hémorragie durera.

Dring ! Dring ! L’enseignante m’a appelée directement, dès qu’elle a su quelle date elle partirait pour de bon. « Madame, qu’est-ce que l’école pourrait faire pour aider votre fils à s’adapter ? Qu’est-ce que je peux faire pour le préparer ? Il a tellement de peine ! »

Oui, il portait une peine terrible, celle d’un deuil, celle du sentiment d’abandon, de la peur du rejet. L’insécurité de l’enfant qui perd un presque parent. Un repère.

« Maman, aujourd’hui, j’ai pleuré, beaucoup. Mais je ne veux pas te dire pourquoi. Pas tout de suite. »

Ce à quoi sa grande sœur a répondu : « Tu sais, même si tu ne lui dis pas ce que tu penses et ce que tu ressens, maman, elle le sait quand même. » Oui. Et maman comprend. Maman respecte ton silence. Maman est là.

La direction aussi m’a téléphoné. « Il vit un réel deuil. Il s’est attaché tellement vite à sa Madame T.! Nous ferons tout pour le sécuriser, pour créer la stabilité dont il a tant besoin. »

Le nouveau prof s’est présenté en octobre. Période d’adaptation (mon fils est très fort pour tester les gens et vérifier s’ils sont assez tough pour l’aimer inconditionnellement). Et puis, une certaine accalmie, avec quelques bas, plusieurs hauts.

S’est-il attaché à son nouvel enseignant ? Disons qu’il le respecte, mais il ne s’est pas donné le droit de créer un véritable lien. Surtout qu’il sait qu’en mars, ce prof temporaire partira. Lui aussi. Un autre deuil. Une petite mort.

Mon fils apprend. C’est aussi à ça que ça sert, l’école, même si ça peut paraître nul : apprendre à dire au revoir, parfois même adieu. Apprendre à prendre le risque de s’attacher même en sachant qu’il faudra se détacher en juin ou avant. Apprendre à aimer et à se laisser aimer. Apprendre que chaque personne qui passe dans notre vie nous apporte quelque chose, même si elle part aussi avec une part de nous.

Nathalie Courcy

Ma grossesse sans échographie

Dès l’annonce de ma grossesse, j’ai été envahie d’une grand

Dès l’annonce de ma grossesse, j’ai été envahie d’une grande joie, mais aussi d’un grand besoin de protéger ce mini être humain en moi. Chaque décision a été réfléchie en long et en large par mon conjoint et moi. Nous avons fait plusieurs choix en marge des tendances actuelles dans le monde de la naissance. Une des plus marquantes : le choix de ne pas avoir recours aux échographies.

En fait, l’entente prise avec nos (merveilleuses) sages-femmes était que si de leur côté elles avaient besoin de l’information qu’apporte une échographie par souci de sécurité pour mon bébé ou moi, nous allions le faire. Par contre, nous comme parents, nous n’en ressentions pas le besoin. Nous avons préféré l’imaginer, le rêver et l’attendre patiemment.

Mes réflexions sur le sujet ont débuté bien avant ma grossesse. Grâce à ma formation d’accompagnante à la naissance, mais aussi aux nombreux témoignages entendus dans le cadre de mon travail, j’ai eu la chance de réfléchir sur le sujet de la périnatalité pendant plusieurs heures, d’entendre plusieurs témoignages et d’accumuler de belles connaissances sur les pratiques actuelles et l’histoire des naissances au Québec.

Deux constats majeurs me hantaient: les complications font partie de la vie et bien qu’il est important de tout faire pour assurer le bon déroulement de la grossesse, la mort survient parfois. Aussi, la vie intra-utérine des petits bébés est marquante pour eux, il s’agit du début de leur histoire et je voulais la vivre pleinement, loin du stress et des angoisses. De là, justement, mon envie de rester loin des échographies.

Je parle ici des échographies qui peuvent conduire à un diagnostic auquel on ne peut pas réagir en donnant des soins. En fait, je me disais que si un problème est décelé et que le développement du bébé était en danger, la seule option était d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse. Pour avoir accompagné des familles à travers ce processus, je savais le tsunami émotif qu’une telle décision apporte. Je ne me voyais pas capable de prendre cette décision. En fait, prendre cette décision me faisait vivre beaucoup plus de stress que le fait de ne pas avoir d’échographie . Et puis, j’ai entendu trop d’histoires où finalement, après plusieurs examens, on constate que tout est redevenu normal. Soulageant oui, mais stressant surtout.

Je n’avais pas envie que la peur guide mes choix, je n’avais pas envie d’être rassurée, j’avais envie de faire confiance à la vie, et ce, peu importe l’issue de ma grossesse. Puis, il faut dire que les mesures du développement intra-utérin m’agacent autant que celles du développement de l’enfant ou de l’adulte, en ce sens qu’elle ne laisse que peu de place à la différence individuelle, à la déviation saine de la norme et au rythme propre à chacun lorsqu’elles sont utilisées trop rigidement.

En fait, pour moi tout ce qui tournait autour de l’écho était une source potentielle de stress; le futur poids qu’on aurait prédit à mon bébé, la tache qu’on aurait vue à l’écho et qu’on aurait dû explorer plus en profondeur avec une autre écho ou pire, avec une amniocentèse. Souvent, on pense que je n’ai pas eu d’échographie parce que je suis zen. Non, je n’ai pas eu d’échographie justement parce que je voulais rester calme, parce que la moindre anomalie m’aurait affolée.

Mon bébé je savais qu’il avait des chances d’être porteur d’une maladie quelconque ou peut-être même qu’il aurait pu ne pas se rendre à terme. Je le savais, mais je savais aussi que l’échographie n’y changerait rien, que si j’étais pour lui constater une malformation, j’aimais mieux le vivre bourrée d’hormones d’amour au moment de mon accouchement. S’il était pour avoir une vie hypothéquée par la maladie, nous l’aurions accompagné à chaque instant. De toute façon, mon bébé même quand on écoutait son coeur au doppler, il n’aimait pas ça; il bougeait, se cachait, donnait des coups de pieds et j’avais envie de le respecter. Parce qu’on ne sait pas trop ce que ça leur fait à nos minis bébés d’être épiés de la sorte à répétition. Peut-être rien, peut-être pas non plus, sur ce point mes idées sont moins claires.

 

Alors voilà, ce sont les choix que j’ai pris pour cette grossesse, lors de la prochaine peut-être que je ferai des choix différents, peut-être que je ressentirai le besoin d’avoir recours à l’échographie et si c’est le cas, je le ferai sans hésiter. Je demeure fière d’avoir écouté mon intuition et d’avoir fait mes propres choix. Ceci étant dit, sachez que comme dans toutes les sphères de ma vie, je suis pro-choix. Des vrais choix, basés sur des faits, sur le respect de vos désirs, des choix faits en toute confiance et en toute conscience.

39 semaines et 5 jours

Au moment où j’écris ces lignes, j’en suis à 39 semaines et 5

Au moment où j’écris ces lignes, j’en suis à 39 semaines et 5 jours de grossesse. Pis je suis tannée. Mes doigts ont de la misère à taper tellement ils sont enflés et ça c’est sans parler des six fois où je me suis levée pour aller faire pipi (pas plus que 3 gouttes, ben sûr!). Pis pense même pas à éternuer (je te laisse deviner pourquoi).

Pour certaines, être enceinte est le moment le plus merveilleux et magique de leur vie. Pas moi. Dès 6 semaines, petit pois vert qui s’était bien installé, me faisait sentir hangover 24/7. Merci Diclectin.

Bon ok, il y a peut-être le deuxième trimestre qui est un peu plus le fun. Tu recommmences à avoir le goût de faire l’amour. Parfois. Parce que quand tu as déjà une terrible two, ta vie amoureuse (et intime) a déjà pris le bord! Donc, oui quand tu ne baves pas sur ton oreiller à 21h, ça se peut que ton chum reçoive un peu d’affection! Pis il y a aussi le fait que ton petit pois devenu un pamplemousse, ou une courge (ça dépend de l’application que t’as téléchargée sur ton cell) commence à bouger dans ton ventre. Ça c’est le fun.

Et il y a le troisième (et i-n-t-e-r-m-i-n-a-b-l-e) trimestre. Quand tout le monde te regarde comme une extraterrestre au centre d’achat (pas plus tard qu’hier). Quand des étrangers veulent te taponner le bid, et qu’ils te posent des questions genre “Ça s’en vient tu ce p’tit là?” “J’espère qu’il y en a deux!”. J’espère que je me souviendrai de ces moments-là le jour où j’aurai la tête blanche et qu’il me viendra un commentaire tata en voyant une femme enceinte.

Bref, j’ai juste hâte de chanter “Libérée, Délivrée!” comme la poupée Elsa de ma fille (dont les batteries marchent encore même si elle l’a reçue à Noël passé. Pas tuable!) Mais en même temps, comme mon chum me répète depuis des mois, “profites-en, tu vas t’ennuyer de ta bédaine!”. Ben oui, c’est vrai, elle va me manquer, une fois que j’aurai perdu les 40 livres de ma grossesse et que ma deuxième fille va marcher et parler. J’aurai peut-être envie d’en avoir une autre “belle bédaine”, mais pour l’instant, je magasine la vasectomie de mon chum.

Ah oui, je profite aussi des derniers moments de paix et de calme dans ma maison (ok faut le dire vite, ça c’est quand j’ai pas une crise du bacon, minimum 3 fois par jour), parce qu’une fois que tu as pondu ton nouveau-né, c’est le cirque de la visite qui commence. Parce que même si tu dors pas plus qu’une heure consécutive par nuit pis que t’es verte, ils ont donc hâte de voir ton rejeton! Il paraît que c’est moins pire au deuxième. Je vous reconfirme ça dans quelques jours (si elle peut finir par sortir!).