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Rose et la machine – Texte : Joanie Fournier

J’ai eu la chance d’assister à la représentation de la pièce de théâtre documentaire intitu

J’ai eu la chance d’assister à la représentation de la pièce de théâtre documentaire intitulée Rose et la machine. C’est une pièce écrite par Maude Laurendeau, dans laquelle elle partage la scène avec sa belle-sœur, Julie Le Breton. Dans cette aventure, Maude Laurendeau raconte les défis de sa vie de maman, alors qu’on lui annonce que sa fille est autiste et qu’elle doit passer par tous les dédales et rouages des systèmes de santé publics et privés.

La vérité, c’est que cette pièce raconte les défis que tous les parents d’enfants différents auront à surmonter… Les montagnes à gravir de toutes les familles à qui on colle l’étiquette de l’enfant handicapé.

Je déteste ce mot. Handicapé. Pourtant, c’est encore celui utilisé par le gouvernement pour décrire nos enfants différents et tous ceux qui ont des besoins particuliers. Ce mot que le gouvernement a collé sur le front de ma fille alors qu’elle n’était encore qu’un bébé. Rien à voir avec l’autisme, en ce qui la concerne. Pourtant, j’aurais pu raconter chacun des mots écrits par Maude Laurendeau. Même histoire, copiée-collée. Même aventure… mêmes défis… Le même sentiment d’être perdue, impuissante et abandonnée dans un système qui ne veut pas de nos enfants.

Ma fille n’avait que quelques mois quand j’ai écrit mon premier texte sur elle, Mon bébé est-il normal ? Un texte rempli de déni, d’une mère en colère qui refuse de voir que son enfant est différent.

Six mois plus tard, j’écrivais sur notre nouvelle réalité, comme parent d’un enfant différent : Cordonnier mal chaussé…. Une réalité où le récent diagnostic nous forçait à frapper à toutes les portes pour tenter au mieux d’accompagner notre fille.

À peine deux mois plus tard, j’écrivais Jamais assez… Un texte écrit par une mère complètement épuisée et abandonnée par ce système où on ne pense jamais aux parents…

La pression continuait de monter. J’ai écrit que je n’en pouvais plus… J’ai écrit Juste 30 minutes par jour…, un texte dans lequel je raconte que les spécialistes ne comprennent rien à la réalité des parents qui doivent accompagner leur enfant à besoins particuliers.

J’ai tenté de dénoncer, haut et fort, les injustices que l’on vivait à travers les systèmes de santé publics et privés dans Combattre la société pour son enfant à besoins particuliers. Je me sentais forte, je voulais que ma voix de parent porte. Je voulais que l’on m’entende. Et surtout, je voulais que les autres parents sachent qu’ils ne sont pas seuls…

Nous avons vécu avec notre fille une angoisse qui a duré des années… Une peur au ventre qu’elle ne soit jamais « normale ». Nous avons travaillé avec elle, chaque minute de sa petite vie, pendant des années… Puis un jour, nos efforts ont porté fruit et j’écrivais L’étiquette s’est décollée….

En tout, cette aventure avec notre fille a duré presque six ans. Six ans à essayer de l’accompagner de notre mieux, de toujours la pousser plus loin, de laisser notre chapeau de parents pour porter sans cesse celui des spécialistes… de gérer un agenda de ministres entre les rendez-vous des différents spécialistes, de défoncer les portes d’un système qui ne voulait pas de nous.

Rien à voir avec l’autisme dans notre cas. Pourtant, j’aurais pu écrire chaque mot de cette pièce de théâtre. Rose et la machine. À voir absolument. Comme parent. Comme éducatrice. Comme enseignante. Comme tante. Comme amie. Comme accompagnatrice. Maude Laurendeau a su avec brio exprimer ce que tant de parents vivent au quotidien.

À la fin de la pièce, j’ai dû sortir rapidement. Je n’arrivais plus à contenir mes larmes. J’avais besoin d’une grande bouffée d’air frais. J’aurais tant aimé aller discuter avec cette grande auteure, et faire résonner nos cœurs de mères… mais je n’en ai pas eu la force.

La vérité, c’est qu’il y a à peine quelques jours, le diagnostic tombait à nouveau pour notre petit garçon… Il aura à gravir lui aussi d’énormes montagnes dans les années à venir, tout comme sa grande sœur il y a des années… Et pour nous, comme parents, tout est à recommencer. La montagne, ses défis, les émotions, le découragement et l’impuissance… Je pensais, cette semaine, arriver à affronter tout ça avec plus de recul et d’expérience. C’était le déni qui parlait…

Après la pièce de théâtre, quand je suis sortie dehors, presque à la course et en pleurs, je pense que c’est surtout le déni qui s’enfuyait. Je ne sais que trop bien ce qui nous attend… et je ne me sentais pas encore prête à l’affronter.

Maude Laurendeau, si tu lis ces lignes, merci. Merci de faire connaître notre réalité de parent. Merci de crier les injustices de notre système de santé et d’éducation… Merci de sensibiliser les gens à la différence. Ho… et merci d’être une mère formidable pour tes filles.

Joanie Fournier

Je ne suis plus la même – Texte: Nathalie Courcy

Mon plus jeune aura dix ans dans deux semaines.  <span st

Mon plus jeune aura dix ans dans deux semaines. 

Si je calcule: 

4 ans de processus en fertilité + mes 4 grossesses + mes 4 accouchements + mes 4 allaitements + ma fausse-couche + les presque 19 ans depuis la naissance de ma fille aînée… on approche du quart de siècle!

Plus de la moitié de ma vie consacrée à mon rêve de famille et à ma famille. 

C’est une pas pire moyenne au bâton!

Une décennie depuis mon dernier accouchement. Que s’est-il passé depuis? 

D’abord, j’ai cessé de rêver d’avoir un autre enfant. Depuis le début de ma vingtaine, mon esprit et mon corps étaient remplis par les mots ovulation, test de grossesse, rendez-vous, bébé, grossesse, enfant, lait, couche, dodo, pleurer, colique, premiers pas, sieste, rot, siège d’auto, vaccins, développement de l’enfant, garderie… Limite obsession. 

Mais mon dernier, je savais que ce serait le dernier. Mon corps avait maintenant peur d’accoucher. Mon sac à désir de grossesse était vidé, j’avais vécu ce que j’avais à vivre. J’étais la mère que je voulais être en termes de nombre d’enfants. Mais en termes de qualité de maman? Hum…

On le sait, les bébés, ça ne vient pas avec un mode d’emploi. En plus de dix-huit ans, j’en ai lu, des livres! J’en ai rencontré, des spécialistes? Pour moi et pour eux. J’en ai compris, des choses! Et je sais encore plus qu’avant que c’est impossible de tout savoir. 

Si la maman que j’étais à l’époque (oui… c’est si loin que ça semble une autre époque… et si vous demandez à mes enfants, ils vous diront en riant que c’était même une autre ère…) avait su tout ce que je sais maintenant, elle aurait été une mère autrement. Et peut-être pas. 

Chose certaine, j’ai agi avec les meilleures intentions du monde. J’ai réagi du mieux que je pouvais avec mon bagage, avec ma fatigue de maman, avec ce que la science nous disait, aussi! On ne parlait pas encore de neuroplasticité, on s’obstinait encore sur l’introduction des céréales… bref, comme à chaque époque, on faisait notre gros possible avec ce qu’on avait. C’est aussi ce que j’ai fait. J’ai agi au feeling, avec mon cœur. Avec tout l’amour que je contiens.  

Je ne suis plus la même dix ans plus tard. J’ai ralenti. Même si beaucoup me trouvent encore speedy. J’ai changé d’emploi deux fois. J’ai réinventé mon modèle familial. Je ne me lève plus dès que les enfants gazouillent dans leur lit. Bon, ils ne gazouillent plus dans leur lit. Et ils n’ont plus besoin de G.O. dès leur réveil. Je cuisine moins, eux cuisinent plus. Je marche moins (j’en ai pris, des marches avec un bébé dans la poussette et un autre dans le porte-bébé!) mais j’aime encore ça. Je ne parle plus à tous les voisins (eux non plus…). C’est vrai qu’un bébé, c’est un sujet de conversation assez passe-partout. Je pleure encore quand je vois des petits pyjamas de bébé. Je ne sens plus le régurgit de bébé (yé!). Je prends mon bain seule. Je fais encore des massages à mes enfants, mais juste quand ils le demandent. 

Je joue moins que quand mes enfants étaient bébés, mais plus que quand ils étaient enfants. Je plante des graines de ludique dans ma vie pour retrouver cette joie de vivre et cette légèreté qu’ils m’ont enseignée. J’ai remplacé certaines responsabilités de parents par des projets de grands. Je lis des livres pour moi, et non pour mes enfants, mais je suis toujours heureuse de lire en famille, tous entassés sur le divan.

Je gère mes émotions autrement, moins intensément, peut-être même que je les gère trop, au lieu de les vivre. C’est ce qui est beau quand on vieillit: on continue d’apprendre. Je suis moins dans l’appréhension de la prochaine crise de terrible two, et quand même pas dans la gestion des crises d’adolescence. J’ai moins d’énergie, mais je dors mieux. Mon niveau d’anxiété fait le chemin inverse, tranquillement pas vite. Mes articulations sont rouillées, je me verrais mal me promener à quatre pattes pour faire le cheval avec un bébé sur le dos. J’ai appris à respirer, mais c’est un work in progress. J’ai moins d’amis. Ceux que j’ai sont là depuis longtemps. Je voyage moins, et je prévois recommencer bientôt puisque ma présence physique n’est plus aussi intensément requise à la maison. Je deviens indépendante au même rythme qu’eux.

Je me connais plus. Je connais moins mes enfants sous toutes leurs coutures même si je les ai tricotés; ils ne sont plus scotchés à moi en tout temps, ils se développent de leur côté tout en revenant s’abreuver de câlins à la source tous les jours. Je les aime autant qu’avant, pour des raisons différentes. 

Avant, je les aimais parce que c’étaient mes enfants. Maintenant, je les aime parce que ce sont des humains magnifiques. Et aussi parce que ce sont mes enfants. 

Je ne suis plus la même qu’il y a dix ans. Je crois que je suis une version améliorée qui continue de cheminer. Watch out dans un autre dix ans!

Nathalie Courcy

Noël dans tes yeux – Texte: Maude Pilon Gauthier

Ça y est, Noël approche... À l’arrivée de cette période, je m

Ça y est, Noël approche… À l’arrivée de cette période, je me sens toujours un peu nostalgique. Je me sens aussi un peu fébrile, c’est comme s’il y avait un peu de magie qui se rallumait en dedans. Sans doute parce que j’ai conservé une partie de mon cœur d’enfant. Tout ça, c’est grâce à toi mon amour, parce que je me souviens quand j’avais ton âge ô combien j’étais impatiente et à quel point la magie de Noël me fascinait avec mes petits yeux d’enfant. 

Cette année, mon trésor, tu vas vivre ton premier vrai Noël.  Parce que tes deux premiers t’ont été enlevés à cause d’une pandémie mondiale.   

 Je te le dis, profites-en, le temps passe vite. Je garde des souvenirs impérissables de mes Noëls d’enfant: se coucher beaucoup trop tard, manger à la table des enfants avec les cousins, se coucher dans les piles de manteaux, danser, chanter, attendre le père Noël dans la fenêtre, grand-papa Gérald nous faisait aussi des petits shooters de crème de menthe, mais chut (ça, il ne faut pas le dire…), déballer nos cadeaux et espérer avoir celui qu’on a attendu toute l’année.  

Cette année, je pourrai vivre Noël dans tes yeux à toi, te voir émerveillée par tant de petites choses, que ce soient les premiers flocons, les décorations de Noël, l’arrivée des lutins et leurs 400 coups. Te voir chanter des chansons de Noël, écouter tous les films de Noël parce que ça te fascine tellement, te voir te poser les grandes questions existentielles, comme: comment le père Noël peut être partout et livrer les cadeaux?   

J’ai hâte de te voir courir avec tes cousins, t’amuser, chanter, danser, rire aux éclats. De voir tout l’amour et la minutie que tu mettras dans tes biscuits pour le père Noël (parce que ça, c’est sacré pour toi).  

J’ai hâte de te voir suivre mes pas, manger avec tes cousins à votre petite table en vous racontant vos histoires.  

Mon amour, c’est ton histoire à toi, écris-la comme tu le veux, crée tes propres souvenirs à toi. Plus tu grandiras, plus tu les chériras. Je pourrai enfin contribuer à la magie de Noël dans ton cœur (comme j’ai tant espéré le faire) et te faire profiter de ces moments si précieux (parce qu’ils le sont, crois-moi).  

Je te souhaite beaucoup de magie, de rires, que ton petit cœur soit plein et que ta tête soit remplie de souvenirs dont tu te souviendras toute ta vie.  

J’ose aussi souhaiter qu’à ton tour, plus tard, tu aies la chance de vivre Noël dans les yeux de tes enfants et que ça te rappelle tes souvenirs d’enfants.  

 

Maude Pilon-Gauthier 

 

À tous ces humains qui me rendent meilleure, merci – Texte : Julie Lévesque

À vous tous que je côtoie fréquemment, merci. Merci de rendre mon quotidien plus doux avec vos so

À vous tous que je côtoie fréquemment, merci. Merci de rendre mon quotidien plus doux avec vos sourires.

À mes parents, mon frère et ma famille qui est toujours présente, pour tout, tout le temps, un infini merci !

Merci à mes ami(es) pour les soupers improvisés de patio, de cuisine, de piscine, de plage, pour les déjeuners au resto qui commencent si bien une journée, pour les sorties de théâtre qui continuent de m’allumer ! Partager la culture, quelle belle activité ! Merci pour toutes ces promenades à jaser de tout et de rien. Partager un verre, un repas et échanger avec vous me fait grandir un peu chaque fois. Le temps passe à une vitesse folle lors de ces précieux moments. Ces discussions, ces minis arrêts dans le temps sont vraiment précieux pour moi. Tous ces moments où l’on se sent JUSTE BIEN ensemble, à notre place et sans jugement, sont réellement formidables ! Pour ceux que je ne vois pas assez, on devrait définitivement y remédier, vous êtes importants. Prenons le temps !

À vous, les deux personnes qui sont loin physiquement de moi mais si proche en pensées, merci de faire que nos retrouvailles soient toujours faciles, naturelles et souvent touchantes. Je pense à vous souvent.

Gens sur mon lieu de travail, il est si bon de partager ma passion pour l’enseignement et pour les ados, avec vous qui me comprenez. On passe beaucoup de temps au travail. Qu’on soit là les uns pour les autres, ça compte énormément. On se voit évoluer et c’est un beau privilège de vous connaître tous, avec vos bons et mauvais côtés qui sont d’ailleurs très divertissants ! Merci de rendre mon arrivée au travail toujours agréable. Merci d’utiliser ces « insides » ou petits regards pour créer chaque fois un petit moment unique et réénergisant pour filer à travers nos journées qui sont toujours un peu, beaucoup folles.

J’ai aussi une pensée pour mes élèves si drôles et attachants. On passe par plein d’émotions ensemble dans une journée, vous êtes de beaux ados qui me font aimer mon travail même dans les journées plus difficiles. Avec vous, j’apprends tous les jours.

Aux femmes que je côtoie, merci de m’inspirer chacune à votre de façon, vous êtes belles et fortes !

Merci à ma fille… qui est une explosion de bonheur à elle seule.

Vous créez tous de petits feux d’artifice à votre façon.

J’avais besoin de vous le dire, j’y pense souvent et la gratitude, c’est important.

Julie Lévesque

 

 

Une journée chez Ara Féria! Texte: Caroline Lortie

Samedi dernier, mes trois cocos (3, 9 et 12 ans) ainsi que leur père et moi avons passé une après

Samedi dernier, mes trois cocos (3, 9 et 12 ans) ainsi que leur père et moi avons passé une après-midi extraordinaire!

Invités par le nouveau parc thématique, Ara Féria, à Saint-Calixte dans Lanaudière, nous ne savions pas du tout à quoi nous attendre.

Surprise en arrivant : le stationnement est bondé et plein de familles avec le sourire aux lèvres sortent de l’endroit. Ma plus jeune ayant vu les jeux gonflables de loin avant même d’entrer sur le site, elle était déjà complètement vendue!

À l’entrée, on nous remet nos bracelets ainsi qu’une carte du site. Ouf! On aurait dû arriver plus tôt! Il est vrai que nous avons pris le temps de dîner sur la route, ne sachant pas qu’il y avait un restaurant style casse-croûte dans le parc ainsi qu’un bar!

Je n’énumérerai pas toutes les activités ici puisque je vous laisse la surprise de les découvrir par vous-mêmes, mais juste vous dire que TOUTES les activités sur le site sont gratuites! Des dizaines et des dizaines de jeux gonflables autant pour les minis-minis que pour les jeunes ados, une tyrolienne assez impressionnante, des spectacles de magie, un labyrinthe étourdissant, un terrain de volleyball, un tic-tac-toe version basketball, un miniputt, une piste de go-kart, une aire de cirque, un kiosque d’arc à flèches… et tellement d’autres! Honnêtement, on ne savait plus où donner de la tête… Notre petit 3 heures n’a pas été assez long pour combler tous les désirs d’essayer tous les jeux comme on aurait voulu.

MAIS, notre summum a vraiment été la course extrême… Une jolie balade en forêt dans un sentier balisé, avec des obstacles comme dans l’armée, qui peut être toute douce comme nous avons fait avec notre troizan, mais qui peut aussi être extrême à la course comme l’ont fait nos plus vieux.

D’habitude, nos sorties en famille finissent en chicane… malheureusement… Ceux qui vivent avec des enfants avec un fort caractère savent de quoi je parle… Par contre, samedi dernier, nous sommes sortis les cinq de Ara Feria avec un immense sourire aux lèvres, une belle citrouille décorée, les mains amochées un peu (faut dire que la petite voulait suivre sa grande sœur dans la course…), la tête remplie de beaux souvenirs et un tas de choses à raconter lundi matin à l’école!

Bref, Ara Féria, c’est testé et approuvé par les 3 à 45 ans!

 

Week-ends des 1er et 2 octobre et des 8 et 9 octobre

https://www.ara-feria.com/

Adresse : 50 rue du Lieutenant Ingall, Saint-Calixte, Qc J0K 1Z0

Téléphone : 450 205-1060

 

Caroline Lortie

Aimer trop — Texte : Stéphanie Dumas

Quand on a des enfants, on découvre l’amour inconditionnel. Un amour sans limites qui ne peut pas

Quand on a des enfants, on découvre l’amour inconditionnel. Un amour sans limites qui ne peut pas disparaître malgré les évènements et le temps.

Il est impossible de trop aimer ses enfants. Il est aussi impossible d’en aimer un davantage que les autres. Notre amour se multiplie, il ne se divise pas entre eux.

On les aime tellement que ça peut parfois faire mal. L’amour est la force qui nous pousse à donner le meilleur de nous chaque jour et à chaque instant. Il nous permet de traverser le quotidien et les obstacles sur notre chemin.

Cet amour, il est immense et fort. Il traverse le temps. Je le répète, il est impossible de trop aimer nos enfants. Il est aussi impossible de leur dire trop souvent qu’on les aime et de trop les serrer dans nos bras.

Jamais personne ne pourra juger la force de notre amour pour eux. Jamais personne ne pourra se mettre entre nous et nos enfants. Ne laissez jamais personne dire que vous êtes une maman qui aime trop.

Maintenant, dites à vos enfants que vous les aimez. Serrez-les fort et couvrez-les d’amour tant qu’ils vous laisseront le faire…

Stéphanie Dumas

Je m’ennuie de vos petits doigts enroulés autour des miens ! Texte : Marie-Nancy T

Trop souvent, on ne se rend pas compte de la valeur d’un moment avant qu’il ne devienne un souve

Trop souvent, on ne se rend pas compte de la valeur d’un moment avant qu’il ne devienne un souvenir. Il y a quelques années, j’étais loin de me douter que les laborieuses nuits blanches passées avec mes bébés deviendraient des beaux souvenirs de ma vie de maman. C’est fou comment la vie défile à vitesse grand V. C’est fou comment les années se dissipent, sans crier gare. C’est tellement cliché de dire cela mais c’est avant tout tellement vrai.

Est-ce qu’il vous arrive parfois de faire un petit bilan de votre parcours personnel et de réaliser que le temps s’est écoulé, sans vous donner d’avertissement ? J’ai parfois cette relation amour/haine avec le temps. Lors des périodes difficiles, le temps est mon allié car grâce à lui, mes douleurs se dissipent et s’estompent. À d’autres occasions, le temps est mon ennemi. Comme lorsqu’il décide de filer, comme un voleur, en emportant avec lui des moments précieux de ma vie. Des moments qui ne reviendront jamais.

Récemment, j’étais affairée à regarder des photos récentes de mes filles. J’ai réalisé, abruptement, qu’elles étaient devenues des petites ados. Deux belles jeunes filles en devenir. Je le savais, évidemment, mais cette journée-là, j’en ai pris pleinement conscience et j’ai reçu une gifle en plein visage. Comme un coup de massue. J’ai eu un choc. Mais où sont mes bébés ? J’ai vécu par la suite un moment de nostalgie et de réflexion. Est-ce que j’ai assez profité de tous les moments avec mes filles, depuis leur naissance ? Est-ce que j’ai réussi à créer de beaux souvenirs pour elles, du temps de leur petite enfance ? Qui plus est, je me suis remémoré des périodes plus difficiles de ma vie, des soirées où j’étais plus fatiguée et moins disponible pour elles. J’ai vécu de la culpabilité à leur égard. Malencontreusement, la fameuse culpabilité de maman, on n’y échappera jamais. Mais ça, c’est un autre sujet.

Je suis nostalgique quand je repense à tous les beaux moments qui ne reviendront guère. Je suis mélancolique quand je fouille dans mes souvenirs et que je revois les petits doigts de mes bébés filles, enroulés autour des miens. Mais où sont rendus leurs petits doigts délicats qui s’enroulaient autour des miens, lorsqu’elles avaient besoin de réconfort ? Ils ont été emportés par le temps. En même temps, je suis heureuse lorsque je repense à tous les moments doux passés avec mes filles. Je suis remplie de gratitude de les voir évoluer chaque jour. Je suis fière des deux petits humains que nous avons créés, mon conjoint et moi. C’est paradoxal comme sentiment quand on y pense. La nostalgie et la mélancolie affrontent la fierté et la joie. Je sais qu’il y a encore plein de beaux moments à venir et que nous devons en profiter au maximum. Nonobstant, je demeure nostalgique quand je repense aux moments qui ne reviendront jamais.

Au fond, c’est probablement cela être parent, vivre des émotions parfois contradictoires. Être parent c’est aussi tenter de guider nos enfants, au meilleur de nos capacités, vers leur autonomie et vers leur vie adulte. C’est accepter de les voir vieillir et de les laisser faire leurs propres choix. Être parent c’est également permettre à nos enfants de prendre leur envol, même si ce n’est pas toujours facile, pour une maman. Quel privilège au fond que d’être parent. Quel privilège que de voir grandir et évoluer nos enfants, de les voir se forger leur propre personnalité, à travers les valeurs que nous tentons de leur inculquer.

Je m’ennuie de vos petits doigts, enroulés autour des miens, les filles. Mais en parallèle, je suis immensément privilégiée et fière de vous voir devenir les adultes qui vont constituer la société de demain. Prenons le temps d’analyser chaque moment passé auprès de nos enfants, peu importe leur âge. Prenons le temps de contempler leurs petits doigts de bébés enroulés autour des nôtres, lors des nuits blanches. Car qui sait, peut-être que ces moments deviendront des souvenirs de nostalgie ou encore de joie. Des souvenirs pour la vie.

Nancy Tremblay

 

Cher jeune sportif, chère jeune sportive, on est tous derrière toi !  Texte : Marie-Nancy T

Je m’adresse à toi aujourd’hui, jeune « sportif » et à toi aussi, jeune « sportive 

Je m’adresse à toi aujourd’hui, jeune « sportif » et à toi aussi, jeune « sportive ». Je veux te dire que je le sais que c’est excessivement difficile pour toi en ce moment. Même si tu n’es pas toujours en mesure de mettre des mots sur ce que tu vis à l’intérieur de toi, je le vois que tu es plus maussade et qu’il te manque quelque chose pour être pleinement épanoui.

Je sais que ça fait trois ans que ta saison de sport, qui est aussi ta passion et ta motivation, est annulée, sur pause ou différente. Trois ans dans la vie d’un adulte, ça peut paraître banal. Par ailleurs pour toi, trois ans, c’est une grosse partie de ta vie. Quand on y réfléchit bien, c’est plus du tiers de ta vie si tu as 9 ans, plus du quart de ta vie si tu as 12 ans et ainsi de suite…

Je sais que tu trouves cela contradictoire en ce moment, car depuis que tu es tout petit ou toute petite, les adultes qui gravitent autour de toi te répètent que le sport est essentiel à ta santé physique, à ta santé mentale. On le sait, toi et moi, que le sport aide également à renforcer le système immunitaire, qu’il aide à contrer l’isolement, à faire diminuer le stress et même à augmenter tes résultats scolaires. On le sait également, toi et moi, que le sport t’aide à maintenir un équilibre social essentiel à ta vie, donc que chaque compétition ou tournoi annulé est une occasion manquée pour toi de socialiser ou de vivre une expérience qui aurait pu rester gravée dans tes souvenirs. On le sait aussi que chaque compétition ou tournoi annulé est une occasion manquée pour toi d’apprendre à devenir plus fort à travers la défaite, ou de vivre une joie intense, suite à une victoire ou au gain d’une médaille. On le sait aussi, toi et moi, qu’au-delà de t’aider à maintenir un équilibre mental et physique, le sport te fait vivre des expériences de vie grandioses, qui vont forger le petit humain en devenir que tu es !

OUFF ! Quand on y pense, tu en as fait des sacrifices, toi, au cours des derniers mois et des dernières années ! Tu sais quoi ? Tu m’impressionnes ! Encore plus important, tu impressionnes tes parents et tous les gens de ton entourage. Tu ne le sais peut-être pas encore mais toi, tu es résilient et toi, tu es résiliente. En résumé, la résilience, c’est la capacité d’une personne à être capable de poursuivre son chemin malgré les embuches et à rebondir à partir d’une situation difficile. Oui je le sais ! Un moment donné, la résilience a ses limites ! Je sais que tu as perdu espoir depuis quelques mois, que tes rêves se sont amenuisés et que ta tristesse s’est accentuée. Je le sais, car, dans ma maison, j’ai deux jeunes sportives, désillusionnées, qui attendent le retour des compétitions et de la pratique de leur sport avec impatience et découragement. Je le sais aussi, car dans mon métier d’intervenante et comme professionnelle œuvrant auprès des jeunes, je rencontre de plus en plus d’enfants et d’adolescents qui ne vont pas bien et qui ont besoin de soins médicaux et d’aide professionnelle pour rester fonctionnels.

Écoute-moi bien, jeune sportif, et toi aussi, jeune sportive, c’est important. Aujourd’hui, je veux te dire que je le sais que c’est douloureux pour toi et que tu souhaites plus que tout retrouver ta deuxième famille. Parce que c’est aussi ça le sport, une deuxième famille. Et tu sais quoi ? Tes parents aussi le savent que c’est tough en maudit pour toi ces temps-ci. Et oui, même s’ils ne trouvent pas toujours les bons mots pour te le faire savoir, car on va se le dire, ils sont affectés eux aussi de te voir comme ça, ils sont là pour toi. Tu peux aller leur parler, leur dire comment tu te sens. Si tu veux, va voir ton professeur d’école ou si tu préfères, ton entraîneur ou tout autre adulte de confiance pour toi. Peu importe, mais ne reste pas seul ou seule. Tu es important et tu es importante ! Ce que tu vis est important ! Peu importe ton sentiment, il est légitime et il mérite qu’on y porte attention.

Je sais que tu ne me crois peut-être pas en ce moment, mais il y a bel et bien une médaille d’or, un trophée ou une victoire au bout du tunnel, même si le tunnel t’apparaît interminable à traverser.

On est tous derrière toi, pour te soutenir !

Marie-Nancy. T

Lettre à la maman à la maison à bout — Texte : Anouk Carmel-Pelosse

Je sais que c’est difficile de voir ton partenaire partir travailler, faire sa journée, être imp

Je sais que c’est difficile de voir ton partenaire partir travailler, faire sa journée, être important pour des gens ou une cause. Que c’est difficile, lorsqu’il revient de sa grosse journée, que le ménage et le souper ne soient pas faits parce que c’est drainant de s’occuper des enfants. Que c’est difficile de n’avoir rien à raconter le soir.

Que c’est difficile quand, pour faire l’épicerie, tu dois te débattre pour habiller les enfants, les sortir de l’auto, gérer 2-3 crises dans l’épicerie, revenir à la maison et faire 36 voyages pour tout vider toute seule pendant que ça se chicane dans le salon.

Que c’est difficile de ne plus se faire inviter par tes amies qui ne veulent pas déranger ta routine de famille.

Certains pensent qu’être maman à la maison, c’est la belle vie, que c’est relaxant. Ce qu’ils ne voient pas, c’est que tu ne peux jamais prendre de pause de ton travail. Tu ne peux jamais être seule, manger dans le silence. Que des conversations d’adultes, tu n’en as plus.

Être maman à la maison, c’est être coiffeuse, éducatrice, cuisinière, policière, artiste, infirmière et j’en passe.

Pendant que tu te juges en tant que mère parce que tu donnes encore du Kraft Dinner à manger à tes enfants, eux mangent le meilleur dîner du monde. Pendant que tu te frappes sur la tête parce que tu ne sors pas assez jouer dehors avec eux, eux sont heureux d’écouter encore un film collés à leur mère.

Pendant que tu rêves d’avoir une vie sociable, eux rêvent de toujours rester à la maison avec toi.

Sois plus douce envers toi.

Rappelle-toi que les enfants grandissent, ils finiront par aller à l’école et tu pourras reprendre ta vie. Même si ce n’est pas toujours facile, rappelle-toi que tout finit par passer. Et probablement que tu vas t’ennuyer du temps où tu étais maman à la maison, ou pas. Mais tu pourras être fière d’avoir passé au travers.

À toutes les mamans à la maison à bout, vous êtes fortes, vous êtes bonnes et vous êtes importantes.

Anouk Carmel-Pelosse

 

La forcenée — Survivre à la violence conjugale. Texte : Eva Staire

À toi qui passes après moi et à qui je ne peux pas parler, de peur de te mettre en danger. J

À toi qui passes après moi et à qui je ne peux pas parler, de peur de te mettre en danger. J’espère que ce message se rendra jusqu’à toi et jusqu’à toutes les autres…

 

Il n’a pas de nom, pas de visage, pas d’identité propre. Il s’invente une existence dans laquelle il est un héros parmi les zéros. Son histoire repose sur des illusions et un décor en carton. Mais là d’où tu es, tout semble presque parfait.

Il est brillant, éduqué, méthodique. Il est rarement grossier en public. Il prend garde à ne pas laisser de traces ou de marques : il a maintes fois répété chacun des tours qu’il a dans son sac. Son cirque en dupe plusieurs, y compris ceux qui croient connaître ses vraies couleurs.

Il s’oppose aux règles en imposant les siennes, toujours changeantes, toujours aériennes. Il y a longtemps que tu as choisi de dire comme lui et pourtant, tu as chaque fois l’impression de t’enfarger dans les fleurs du tapis. Le noir est blanc, le blanc est noir, et soudainement tout devient gris.

Il transforme tes élans et ton énergie en confettis, te met en garde contre ta famille et tes amis. Les orages sont de plus en plus fréquents, et tu te surprends à espérer toujours plus longtemps que reviennent enfin les bons moments.

Il fait dans la dentelle : il sème le doute juste après t’avoir dit à quel point tu es belle. Il te découpe l’âme au bistouri et arrive même à te faire croire que c’est joli.

Il te tord un bras pour pouvoir te baiser comme un roi. Un roi vaniteux qui n’en a que pour sa satisfaction, celle d’avoir réussi à te faire jouir avant de se vautrer dans son propre plaisir.

Si tu avais repoussé ses avances, il t’aurait fait la gueule ou un tas de remontrances. Un oui pour acheter la paix, c’est un non qui n’a pas trouvé le respect.

Tes repères foutent le camp, tu te surprends à douter de ton propre jugement. Dans ta tête, tout s’embrouille et se dissout : de peur de te noyer, tu t’accroches à son cou, à ses coups. Des coups pendables et des coups bas, que bien souvent tu ne comprends pas.

Il passe ton identité au broyeur et tu le suis à quatre pattes pour ramasser derrière lui les morceaux du casse-tête qu’est devenue ta vie. Tu tentes de recoller les pots cassés alors qu’il te les lance par la tête au fur et à mesure, en feignant du bout des lèvres de s’excuser.

Il réduit ton existence en mille miettes, puis te demande de les balayer sous la carpette. Même qu’à l’occasion, tu t’appliques à essayer d’en tirer des leçons.

Un mal à l’endroit, un mal à l’envers, il te tricote une camisole de force pour te garder prisonnière. Toi, tu camoufles les bleus invisibles qui se multiplient dans ton esprit, tu gardes la tête haute et tu souris.

Tu te pratiques devant le miroir, pour que personne ne devine que tu pleures chaque soir. Tu es devenue tellement convaincante avec le temps que tu te crois encore par moment.

Tu expliques, tu t’excuses, tu pardonnes et tu l’amuses, mais souviens-toi que tu ne seras jamais plus qu’un trophée ou un divertissement, au même titre que vos enfants.

Le jour où tu sentiras le monstre en toi devenir si puissant que tu douteras de ta capacité à le maîtriser, souviens-toi bien que tu n’es pas en train de devenir folle. Et quand tu te mettras à rêver de cette balade en voiture avec ta progéniture, celle qui se terminerait dans le ravin pour que la spirale prenne fin, FUIS ! Sauve ta peau et suis ton instinct.

Rappelle-toi que cette pulsion de vie, de survie, n’est pas celle d’une forcenée, mais bien celle d’une FORCE NÉE.

Eva Staire

 

SOS Violence conjugale : Ensemble pour un monde sans violence

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Par texto : 438-601-1211

 

Rebâtir : Consultations juridiques sans frais pour les personnes victimes de violence conjugale et de violence sexuelle

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Encore la « maudite » grève des CPE – Texte: Kim Boisvert

Oui. Encore. Mais je ne suis pas tannée de devoir avoir mes minis avec moi pendant qu’éducateurs

Oui. Encore. Mais je ne suis pas tannée de devoir avoir mes minis avec moi pendant qu’éducateurs-trices crient haut et fort leurs demandes pour de meilleures conditions.

Nope, ça m’tanne pas, ça. Ce qui me tanne, c’est d’entendre ou de lire les commentaires de gens qui disent des horreurs du genre : « Elles le savaient quand elles ont donné leur CV. »

Ou bien le dernier qui m’a fait perdre des cheveux : « T’es gardienne, tu pensais gagner quoi ? Fais comme tout le monde et change de métier si ça te va pas ou garde en d’sourrrr d’la table pis mets-toi sur le B.S. » Oui, un vrai commentaire déposé sous une publication Facebook. J’pense que j’ai roulé les yeux tellement fort que mon cerveau a voulu m’quitter.

Le mouvement « Valorisons ma profession » est plus qu’important.

Si t’as des enfants qui vont au service de garde, tu dois appuyer ce mouvement.

Si t’as des enfants qui sont allés au service de garde, tu dois appuyer ce mouvement.

Si t’as des enfants, tu dois appuyer ce mouvement.

Si tu connais mes enfants, tu dois appuyer ce mouvement.

Si t’es humain, tu dois appuyer ce mouvement.

Parce que 40 h+ par semaine, ces éducateurs. trices élèvent et forgent la relève, la société de demain.

J’ai la chance d’avoir des éducatrices exceptionnelles pour mes jumelles et un milieu de garde carrément incroyable. Y’a pas une journée où je ne remercie pas le ciel pour ces humains et humaines en qui j’ai 100 % confiance. On dit qu’être parent ça s’apprend. On ne naît pas parents, on le devient à grands coups de pleurs et d’échecs et de remise en question. Constamment. Et on a de la chance d’avoir des gens pour qui ÇA, ces moments, c’est leur quotidien. En fait, ce n’est pas de la chance, ces professionnels de l’éducation à l’enfance sont formés pour s’occuper de nos minis. Mais aussi ils font un soutien parental supra-chiant. Et ça, c’est le bout où leur patience doit être mise à l’épreuve.

Ils et elles gèrent des conflits, des étapes de vie, des émotions, des séparations, des gastros et d’autres bobos, et surtout, sans eux, personne ne pourrait travailler.

Elles/ils ne sont pas là QUE pour nos enfants. Leur présence nous est toute aussi essentielle, pour tous les parents qui ne peuvent pas ou ne font pas le choix de rester à la maison.

Parce que sans les éducatrices de mes enfants, je n’aurais jamais pu passer au travers d’un processus au tribunal pour agression sexuelle. Que j’ai gagné.

Parce que sans les éducatrices de mes enfants, je n’aurais jamais pu passer au travers de ma séparation du papa quand elles étaient bébés.

Parce que sans les éducatrices de mes enfants, je n’aurais jamais pu gagner assez de sous pour vivre.

Parce que sans les éducatrices de mes enfants, je n’aurais pas pu prendre soin de ma santé mentale.

Parce que sans les éducatrices de mes enfants, je ne serais jamais passé au travers de l’étape de la propreté avec autant de bienveillance.

Parce que sans les éducatrices de mes enfants, je n’aurais pas entendu les mots « Voyons, Maman, les filles sont bien ici, va te reposer, tout va bien. »

Ces mots qu’on m’a dits alors que je sortais de la garderie en pleurant. Parce que j’étais dépassée. Parce que j’avais pas dormi de la nuit pour mon nombril à moi et que je n’arrivais pas à prendre le dessus. Alors que les idées noires m’envahissaient, on validait que ça irait bien.

Parce qu’avec leur soutien, leur présence et leur travail, on le sait que nos enfants vont bien aller. Et nous aussi.

Si t’es humain, tu dois appuyer ce mouvement. Une bataille à la fois, mais soyons solidaires. Même si on doit jongler. Même si on manque du boulot. Même si, même si. Je comprends, je l’entends, mais c’est le temps qu’eux et elles aussi soient entendu. e. s.

#valorisezleurprofession

#yapasdenoussanseux

**** Mention spéciale aux éducatrices de mes minis, ces femmes d’exception à qui je lève mon chapeau chaque fois que je me couche en me disant que la journée a été longue. Sans vous, je ne serais pas là. Y’a pas assez de bulles sur la terre pour vous célébrer.

 

Kim Boisvert