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On ne pointe pas du doigt !

Un matin d’été, j’attendais à la clinique et tu étais là, avec ton petit bonhomme d’à peine 5 ans. Tu ne le sais pas, on ne s’est jamais revues, mais je pense régulièrement à toi. Ce jour-là, tu m’as émue aux larmes.

Nous attendions sagement notre rendez-vous, chacun dans notre coin. Puis, ton garçon m’a pointé du doigt. Un geste anodin, penses‑tu ? Pour moi, non. En fait, ça m’arrive souvent, surtout l’été. Parfois, les gens se retournent sur mon passage, me fixent ou font une moue dédaigneuse. C’est que je suis atteinte de vitiligo.

Le vitiligo est une dépigmentation de la peau. J’ai donc plein de taches blanches, partout sur mon corps. L’été, ma peau saine bronze et mes taches paraissent vraiment plus. Pendant des années, je me suis cachée, mais plus maintenant. Ce matin‑là, j’étais en jupe et on voyait beaucoup mon vitiligo.

Quand ton garçon m’a pointée du doigt, j’ai attendu de voir ta réaction. C’est l’habitude, tu vois. Et j’avoue, je m’attendais à tout, sauf à ça. En repliant son petit doigt, tu lui as dit : « Tu te demandes pourquoi la peau de la madame est comme ça? Viens, on va lui demander. » Et vous êtes venus vers moi. Tu m’as posé la question avec tellement de respect que j’en ai eu les larmes aux yeux.

En prenant la peine de venir me voir avec ton petit, tu lui as montré qu’il ne faut pas avoir peur de la différence. En me posant la question, tu lui as appris que ce qu’on ne connaît pas peut être impressionnant, mais qu’on doit essayer de comprendre. Une fois qu’on sait, on ne juge plus. Après notre discussion, tu lui as expliqué pourquoi il aurait pu me faire de la peine en me pointant ainsi du doigt. Ce matin‑là, tu lui as enseigné la bienveillance.

Après notre rencontre, dans ma voiture, des larmes de joie ont coulé sur mes joues. Je me suis sentie respectée et ça m’a fait un bien fou. Maintenant, quand je revois des gens qui plissent du nez devant ma différence, je repense à toi et je souris. Je me dis qu’ils auraient besoin d’une maman comme toi dans leur vie. Merci pour ce beau moment.

Nancy Pedneault

Crier contre un enfant de 4 ans

Un adulte a crié contre mon fils de 4 ans lors de son dernier entraînement de soccer. Oui, contre un enfant de 4 ans. Cette histoire se termine bien, mais elle me fait réfléchir.

D’entrée de jeu, je dois vous mettre en contexte en toute transparence. Notre fils a énormément d’énergie et son principal défi est de gérer ses émotions qui peuvent être fortes et l’envahir. On travaille très fort depuis longtemps avec lui pour l’outiller. Il a tellement fait de chemin depuis son terrible two ! Les crises sont moins fréquentes, passent plus vite, il connaît ses trucs, les utilise de plus en plus par lui‑même, verbalise bien, fait de la méditation. Bref, c’est un processus qui n’est pas terminé, mais il fait de gros efforts et évolue super bien ! Je pourrais aussi vous énumérer ses mille qualités qui font de lui un enfant génial, mais ce n’est pas le sujet du jour.

Il aime beaucoup le soccer et est capable de bien faire toutes les activités, d’encourager ses amis et d’être très positif. Par contre, il peut également se fâcher quand c’est plus difficile et être brusque avec les autres enfants en les poussant, par exemple. Mon mari et moi connaissons bien notre fils. Nous ne sommes pas du genre à idéaliser nos enfants. On est tout à fait en mesure de voir leurs merveilleuses qualités, mais aussi les défauts qu’ils doivent travailler. Nous sommes donc très présents et attentifs lors de ses entraînements. Nous intervenons à partir des lignes de côté et il nous arrive même de le retirer lorsque c’est nécessaire. On essaie de trouver un juste milieu entre laisser son entraîneur (un ado qui apprend lui aussi) faire son travail et ses interventions, et ne pas laisser notre fils déborder ou exagérer. J’ai même pris la peine de vérifier auprès de l’entraîneur qu’il était à l’aise avec notre approche, lui demandant s’il préférait qu’on intervienne moins ou, au contraire, qu’on intervienne plus. L’équilibre est atteint sur ce point.

Ceci étant dit, lors du dernier entraînement, je marchais avec notre plus jeune pour rejoindre mon mari. Nous étions de l’autre côté du terrain voisin lorsque j’ai entendu un homme crier. En m’approchant et en voyant mon mari réagir, j’ai réalisé que cet homme criait contre mon fils de 4 ans. Il a crié beaucoup, contre mon mari et contre moi aussi. « Vas-tu arrêter de pousser! » Il a entre autres dit (crié) que notre fils était mal élevé. Quand je lui ai fait remarquer qu’on l’entendait du terrain voisin, sa réponse a été « J’espère ben ! » tout aussi fort. La discussion n’était pas possible, on était les pires parents, on ne faisait rien, alors qu’il nous a vus intervenir plusieurs fois depuis le début de la saison. Sa conjointe est venue nous parler. Nous avons compris que leur fils ne voulait plus venir au soccer parce qu’il en avait assez que le nôtre le pousse.

Je disais que l’histoire se terminait bien parce qu’en allant leur reparler vers la fin de la pratique, ils étaient tous deux visiblement très chamboulés par l’événement et le père s’est excusé plusieurs fois. Nous avons pu discuter.

Je comprends que ça nous chavire et nous prenne aux tripes quand il est question de nos enfants. Je tremblais de tout mon corps quand j’ai entendu cet homme crier contre mon garçon. Je peux donc imaginer à quel point ça leur brise le cœur d’entendre leur petit bonhomme leur dire qu’il ne veut pas revenir au soccer parce qu’un autre garçon le pousse. On est super sensibles à ça, c’est justement pourquoi on travaille autant ce point avec notre fils, parce qu’on est conscients de l’impact que ça peut avoir sur les autres.

Mais crier contre un enfant de 4 ans ne peut jamais être la solution. Aller en discuter avec ses parents, avec l’entraîneur, avec l’organisation. Plusieurs options sont possibles avant de se rendre là.

Cet homme a fait exactement ce qu’on essaie d’enseigner à notre enfant à ne pas faire : écraser les autres. Ce n’était pas intentionnel et je crois qu’il a été suffisamment secoué pour ne pas le refaire. J’aurais été bouleversée aussi si j’avais vu mon fils se faire pousser par un autre et en être tout à l’envers.

Cet épisode me fait réfléchir. On se transforme en lion quand nos enfants souffrent et vivent des difficultés. C’est tout à fait normal et sain. Mais il ne faut pas oublier que les autres sont aussi des enfants, qu’ils apprennent tous. Surtout, nous ne connaissons pas leur histoire et le jugement est trop facile. Leur ai‑je dit que leur fils ne savait pas s’affirmer parce qu’ils le surprotégeaient ? Bien sûr que non, parce que je n’en sais rien ! Peut-être que c’est un grand timide et que de venir au soccer est une victoire en soi. Peut-être qu’il n’en est rien et que l’épisode avec mon fils l’a simplement ébranlé, ce qui serait tout à fait humain. Même si ce garçon avait de la difficulté à s’affirmer, ce serait son défi à lui et ça n’enlèverait en rien le fait que le défi du mien est d’être plus doux et à l’écoute des autres. Mais je ne le sais pas, je ne juge donc pas ses parents.

Cet événement se termine bien. Mon fils n’en a pas été traumatisé, nous avons pu nous reparler calmement et je crois que nous avons tous appris de ça.

Par contre, je crains de revivre ou d’être témoin de ce genre de comportement à nouveau.

N’oublions pas que ce sont des enfants. Avec leur histoire, leur parcours et leurs défis. Comment vous sentiriez-vous si un autre parent s’en prenait à ce que vous avez de plus précieux ? Même si une situation difficile que vit notre petit nous remue le cœur, écraser ou intimider un autre enfant ne peut jamais être une option. Jamais. Ce sont des enfants.

Jessica Archambault

C’est pas un bon papa

Dis-moi pas ça ! Ça ne m’intéresse pas de juger le monde. Sérieusement, je me demande jamais ça, moi : « Est-ce que c’est une bonne mère ou non ? » J’ai juste croisé des parents. Des êtres humains. Certains qui rushent plus que d’autres…

Je déteste les raccourcis ! Cette espèce de paresse mentale qui pousse certains à vouloir tout catégoriser. Classer les petits carrés avec les autres petits carrés. Pas de place pour la subtilité, les zones grises, les formes floues, l’évolution… Si tu n’es pas parfaitement carré, on te balance dans la chaudière des morceaux brisés sans possibilité de rédemption.

Je refuse de juger les autres parents avec toi. Même si tu veux me flatter en me disant que, moi, je suis une bonne mère. Hey ! Je le sais ben trop que c’est un titre que tu te permettras de me retirer à la moindre erreur. Ceux qui se permettent de juger que tu es une bonne mère sont souvent les mêmes qui se permettront de juger que tu ne l’es plus !

Pourtant, un parent, ça tâtonne, ça essaie, ça se réajuste avec le temps… J’ai répondu à chaque pleur nocturne de bébé pendant un an, puis j’ai décidé qu’il était assez grand pour comprendre que la nuit, c’est la nuit. Honnêtement ? J’étais juste pu capable. Bonne mère ou mauvaise mère ?

J’ai l’air super cool d’avoir fait l’école à la maison à mes enfants pendant cinq ans, mais j’ai quand même supporté que mon aîné soit malheureux à l’école pendant deux ans avant de me décider. Bonne mère ou mauvaise mère ?

J’ai géré les anxiétés de mon fils face à l’eau pendant des années de façon douce et progressive… Enfin, à sept ans, il commence à nager ! Il a du plaisir dans l’eau. L’été suivant, à huit ans, il fait une rechute : « Maman, je ne sais plus nager. Ça me prend une veste de sauvetage. » Nenon, pas question, tu manques juste un peu de confiance, mon coco. Je décide de pousser un peu. La panique pogne. Je me suis plantée dans la difficile valse entre pousser juste assez pour dépasser ses limites et éviter le déclenchement de l’alerte générale. Bonne mère ou mauvaise mère ? 

Alors s’il vous plaît, garde pour toi ta sanctification À MOINS QUE le but soit de m’encourager dans une situation difficile. Par exemple, me souffler que je suis une bonne maman quand je peine à gérer une crise, que je patauge dans mes incertitudes ou que je viens de faire une gaffe… Là, ça risque d’être apprécié. Je comprendrai l’intention de soutien derrière ces mots qui ont beaucoup de poids.

Et je tolérerai aussi que tu catégorises un parent de compétent si tu es incapable de m’en nommer un mauvais dans ton entourage. Je t’accorderai le bénéfice du doute. C’est peut-être juste ta façon de montrer ton acceptation en général. Quand tout le monde reçoit automatiquement l’étiquette « bon parent », l’étiquette n’a plus de réelle valeur.

Mais sinon, tourne ta langue avant de me demander de me prononcer sur la qualité d’un parent, parce que la discussion ne fera pas long feu. Je ne suis pas naïve, je sais que la DPJ a des piles de dossiers de mauvais parents. Mais justement, je leur laisse la tâche ingrate de juger une personne sur la base de ses actes. Moi, je ne suis pas capable. Je vois des actes horribles, mais je ne vois pas de personnes horribles.

Elizabeth Gobeil Tremblay

Maudites catégories

Depuis que j’ai des enfants, j’ai remarqué que les parents tentent de se regrouper par catégories de parents… Les maternantes, ceux qui font du cododo, celles qui allaitent, ceux qui font du portage, celles qui prônent la DME (diversification de l’alimentation menée par l’enfant), ceux qui font des purées, etc. Et j’avoue que je ne vous comprends pas, chers parents.

Quand je partage une photo de moi, bébé au sein, en train d’allaiter, immanquablement, il y aura des commentaires sur l’allaitement. « C’est si beau un bébé qui boit au sein! », « J’aurais aimé ça pouvoir allaiter! », « Ouf, tu allaites encore! », « À quel âge tu penses arrêter? » « Es‑tu pro-allaitement? »… Pro‑allaitement? Je ne savais pas qu’en nourrissant mon bébé, je devais choisir un camp de parents… Moi, je pensais juste que je nourrissais mon bébé. J’allaite parce que quand mon bébé est né, il est allé boire au sein pis tout s’est super bien passé. Je n’ai pas réfléchi plus loin que ça, et je ne savais pas que ça me prendrait une carte de membre… Je ne l’ai pas fait pour offenser celles qui nourrissent leurs bébés au biberon ni pour narguer celles qui voulaient allaiter et pour qui ça ne s’est pas passé comme prévu. J’ai juste allaité naturellement, sans me poser de questions…

La semaine passée, j’ai partagé une photo de mes enfants et moi, au lever du matin. Cheveux couettés, visages fripés, et tous collés dans mon lit. Et encore une fois, les commentaires ont fusé… « C’est tellement beau le cododo! », « Ouf, moi je serais pas capable! J’ai besoin de mon intimité… », « Ils dorment tous dans ton lit? » Et j’ai réalisé encore une fois que j’étais, sans m’en rendre compte, dans une catégorie de parents… Mes enfants n’avaient pas dormi dans mon lit durant la nuit, mais ils étaient tous venus me rejoindre au petit matin pour qu’on se colle tous ensemble. J’ai beau retourner ça dans tous les sens, je ne vois pas où est le mal… Mais j’ai décidé de ne pas contredire ceux qui m’avaient déjà catégorisée dans les mamans -pro-cododo, tout simplement parce que je me fiche de ces catégories. Je n’ai pas le sentiment d’appartenir à aucune…

Hier, mon bébé a commencé à manger. Je lui ai donné des céréales d’avoine. Sans réfléchir plus loin que ça. Parce qu’il avait faim au souper, et que j’en avais dans l’armoire. Ça aurait pu être n’importe quelle autre sorte de céréales d’ailleurs, ça ne faisait aucune différence pour moi. Et encore une fois, sous la photo partagée, les commentaires sont apparus… « Déjà les céréales? Il n’est pas trop jeune? », « Trop jeune? Ben non! Il était temps qu’il lâche maman! », « Pourquoi tu ne fais pas la DME!? C’est teeeeeellement plus nice la DME que les purées! ». Donc, parce que j’ai donné une fois des céréales d’avoine à mon bébé, je suis officiellement catégorisée comme maman -anti-DME-pro-purée… Sérieusement? Et si demain je lui donne une carotte blanchie à gruger, est-ce que je change automatiquement de catégorie? Est‑ce que ça me prend une autorisation écrite du club des mamans-DME? Et si bébé préfère les purées? Et si bébé préfère les aliments entiers? Parce que moi, je suis naïve comme maman… Je pensais juste m’adapter à ses goûts au fur et à mesure…

J’aimerais vraiment que quelqu’un m’explique à quoi ça sert, toutes ces catégories de parents… parce que pour être bien honnête, je n’en vois vraiment pas l’utilité.

Mes enfants, ils ont dormi dans leur propre lit dès le jour 1. Puis quand ils le veulent, ils viennent se coller avec papa et maman dans notre lit. Je ne suis pas POUR le cododo, ni CONTRE.

Mes enfants, je les ai allaités parce que c’était facile. Je ne suis pas POUR l’allaitement, ni CONTRE.

Ils se sont sevrés seuls, avant même que j’y pense, vers neuf mois. Je ne me sentais pas forcément prête, mais je les ai respectés dans ce besoin d’autonomie. Je pensais bien continuer d’allaiter le soir au coucher, mais ils repoussaient le sein. Je ne suis pas POUR l’allaitement prolongé, ni CONTRE.

Mes enfants, ils ont mangé des céréales pour bébé. Certains ont préféré les purées jusqu’à quinze mois. D’autres ont voulu de gros aliments entiers dès six mois. Et je n’ai de préférence ni pour l’un ni pour l’autre. Je ne suis pas CONTRE les purées, ni POUR la DME.

Mes enfants, je les ai portés en maman-kangourou, tant et aussi longtemps qu’ils étaient confortables. C’est aussi simple que ça. Je ne suis pas POUR le portage, ni CONTRE.

Mes enfants, je les ai élevés de mon mieux, en tentant de m’adapter à chacun d’eux. M’adapter à chaque personnalité, aux besoins de l’un et aux demandes de l’autre. Sans jamais me casser la tête à essayer d’entrer dans des catégories de parents.

Et si tous les parents essayaient d’entrer dans une seule et même catégorie? Celle des parents. Celle des parents qui font de leur mieux pour rendre leurs enfants heureux. Les autres catégories devraient tellement disparaître ainsi que tous les jugements qui viennent avec.

On est tous des parents. On aime tous profondément nos enfants. Et c’est la seule catégorie qui compte dans la vie. La catégorie des parents aimants, ça, je suis POUR.

Joanie Fournier


Les moutons

Les moutons

Un mouton, deux moutons, trois moutons…

Même plus besoin de les compter dans mon lit, ils me sautent dans la figure tous les jours sur les réseaux sociaux, par les temps qui courent.

« Hey gang de moutons » est devenu l’insulte de l’heure ! Une insulte dirigée contre ceux qui ont des croyances différentes quant à la situation actuelle. Étonnement, lorsqu’on tente d’entreprendre une discussion, le seul argument énoncé concerne les plateformes de nouvelles et des images visant à dénigrer l’interlocuteur.

J’en ai vu passer de la publication en ce genre, toujours le même baratin d’insultes.

Entendons-nous, je ne suis pas ici pour faire le procès de ces gens dont les croyances diffèrent des miennes. S’il y a bien quelque chose que je respecte, même si je n’y consens pas, ce sont les idéaux d’une personne. Ce que je veux dire par là ? Ce n’est pas de mes affaires ! Cela dit, il serait important que l’on respecte les autres, aussi ! Quand il y a des attaques, ça ne donne pas l’impression qu’on assiste à un partage de points de vue, mais plutôt à un recrutement. J’ai pu lire sur des pages de personnalités publiques des insultes et des préjugés quant à l’intelligence ou aux habitudes de vie d’une personne en raison de ses croyances. Voyons ! C’est fort quand même, de croire qu’on détient la vérité à ce point.

Certes, je ne savais pas que d’avoir un point de vue différent était si confrontant. La seule chose qui me confronte, c’est de voir les insultes fuser de toute part.

Si une personne porte un masque en public, c’est parce qu’elle juge bon de le faire pour des raisons qui lui appartiennent. À l’inverse, si quelqu’un s’y oppose, ses raisons lui appartiennent tout autant. Bien qu’il s’agisse d’un exemple, cela s’applique à tout ce qui se passe actuellement. Tout est question de choix et de perspective et je ne vois pas de sous-intelligence ici. Juste des gens qui respectent ce en quoi ils croient.  

Que l’on se donne le droit de s’attaquer à l’intégrité des autres, pour une question de croyance, cela me questionne grandement sur l’humanité de ces individus et que l’on reproche aux gens d’être des moutons me laisse d’autant plus perplexe. S’identifier à un groupe qui partage nos croyances est un comportement purement humain et à cet effet, je ne vois pas en quoi l’un des groupes est plus mouton que l’autre. 

Respect les amis ! Personne ne détient la vérité, nous sommes influencés par notre expérience et nos croyances. Faites ce qui est bon pour vous. Pas besoin de mettre de l’énergie à vouloir convaincre. Ce n’est pas parce que quelqu’un emprunte un autre chemin que le vôtre qu’il est inférieur à vous.

Marilyne Lepage

Le pays des Calinours

Je suis cette mère qui a choisi de ne pas parler de la pandémie à ses plus jeunes enfants…

Je suis cette mère qui a choisi de ne pas parler de la situation à ses jumeaux de quatre ans…

Je suis cette mère qui a choisi de ne pas leur parler de la COVID et de les laisser sur leurs petits nuages au pays des Calinours…

Nous avons fait ce choix le 13 mars soit à la fermeture des écoles… Nous revenions de voyage pour la relâche et nous étions tous à la maison depuis quelques jours… Pourquoi vous expliquer la situation, mes amours, alors que vous étiez avec maman depuis décembre, car nous avons déménagé et aucune garderie n’avait de place pour vous ? Pourquoi changer notre routine et vous alarmer ? On est bien ensemble non ?

Oh je sais, on ne comprend pas toujours notre choix… On juge un peu les parents de faire ça… « Ben voyons, comment vous pouvez cacher ça à vos enfants ? »

Je dirais : « Ben voyons, pourquoi je leur donnerais de l’anxiété avec une situation qu’ils ne comprendraient pas ? »

Ma plus vieille est bien entendu au courant. Elle respecte l’omerta. Parce qu’elle connaît sa sœur, elle sait très bien que c’est mieux ainsi. Je crois qu’elle apprécie ses grasses matinées sans réveil nocturne… Elle respecte notre choix et comprend qu’à quatre ans, ce n’est pas évident de cesser les câlins et respecter le deux mètres avec TOUT le monde sauf sa famille immédiate.

Pour toi, ma plus jeune, celle qui vit toute son anxiété dans son « j’ai mal au ventre maman… », je sais que si on te rend nerveuse, tu auras mal au ventre. Tu voudras te coller sur papa ou maman, tu vas te rouler en boule avec ta doudou sur le divan… Aussi, tu projetteras ton anxiété sur ton frère jumeau qui ne comprendra pas pourquoi il est anxieux, tu nous poseras 1 000 questions auxquelles il nous sera difficile de te répondre… Tu te réveilleras la nuit pour nous les poser une autre fois… t’sais, des fois que la réponse serait différente quand il fait noir…

Pour toi aussi, mon garçon, qui me posera des questions, mais ne comprendra pas ce virus, cette distance de deux mètres, cette inquiétude chez les adultes… Les réponses de papa et maman ne seront pas à ton goût et il y aura beaucoup de pourquoi… Je pense à toi aussi qui vivras l’anxiété de ta sœur par symbiose… sans l’avoir demandé !

Nous avons fait ce choix de façon consciente et après six semaines, j’y crois encore. Les jumeaux s’ennuient de leurs amis de notre ancienne ville, mais nous ne sommes plus là… Ça va bien aller ! Ils aimeraient voir mamie, mais comme on dit que ce n’est pas possible et qu’ils viennent tout juste de passer une semaine complète avec elle à la relâche… Ça va bien aller ! Ils voudraient souper avec grand-papa et grand-maman, mais ils pensent qu’ils habitent encore loin comme avant… Ça va bien aller !

Toi qui nous connais, sache que je ne veux pas ton avis ; je te demande seulement de respecter notre choix. Nous sommes leurs parents, donc nous sommes les meilleures personnes pour choisir ce qui est le mieux pour eux ! J’aimerais que tu respectes mon choix, mais je ne te demande pas d’être d’accord. 😉

Je suis persuadée que je fais le meilleur choix pour EUX, MES amours.

Mes enfants commencent l’école en septembre, il me reste encore du temps, non ?

Stéphanie Poitras

Je me suis perdue

Je me suis perdue, et j’en ai conscience. Chaque jour, je retrouve devant le miroir une personne que je ne reconnais pas. Chaque jour, je retrouve ce que j’ai toujours jugé.

Je l’admets, je t’ai jugée, toi qui as passé la trentaine à ne pas prendre soin de ton apparence et de ton âme. Je t’ai jugée avec tes joggings sales, ton chignon défait, ta trâlée d’enfants habillés de vêtements dépareillés. Je t’ai jugée avec tes cernes, ton mascara inexistant et ton peu d’estime de toi. Faut se l’avouer, tu étais à la fois tout ce que je voulais et tout ce qui me rebutait. Tu étais une mère à la tête de ta famille, tu étais importante, mais tu n’étais plus que l’ombre de toi‑même.

En fait, c’est ce que je me disais. Je m’expliquais mal tout ça. 

Parce que hey… MOI, j’avais deux enfants, un chum incroyable, un travail, un poids idéal et pas encore l’ombre d’une ride. J’avais 27 ans et j’étais fière de moi… mais je t’ai secrètement jugée. Je l’avoue. L’espace d’un instant, je t’ai regardée et je me suis dit… jamais je ne serai comme toi. Puis, j’ai continué mon chemin, avec mes enfants, mon mascara, ma toque juste assez défaite pour qu’elle soit belle et avec mes rondeurs inexistantes. 

Toute ma vie, j’ai su que le karma existait. En fait, pour moi il est toujours là. Tout près. 

En fait, je ne sais pas si je peux appeler ça le karma, ou tout simplement la vie. 

Depuis toujours, la vie se charge de me faire vivre les situations que j’ai jugées, pour que je puisse apprendre et comprendre.

Aujourd’hui, j’ai trois enfants. Je les aime. Mais je suis parfois/souvent épuisée.

Aujourd’hui, j’ai un travail que j’adore, mais j’ai pris la décision de ne plus vouloir atteindre les étoiles pour réussir. Je suis bonne dans mon travail, je pense même être excellente. Par contre, je prends ce qui passe. Je me dis qu’un jour, mes enfants seront grands et je travaillerai des 60 heures par semaine pour atteindre mes buts. J’ai choisi de les faire passer avant moi et avant mes rêves.

Aujourd’hui, j’ai 40 livres de plus qu’il y a deux ans. Je porte les mêmes leggings depuis neuf mois. J’ai quatre chandails qui me font dans ma garde-robe beaucoup trop pleine de vêtements qui représentent qui j’étais avant. J’aime bien en rire. Ça rend le tout si normal… Rendre les choses normales, les banaliser… ça aide à ne pas faire face à la réalité, non ?

Aujourd’hui, j’ai réalisé que je n’ai pas fait mes sourcils depuis… beaucoup trop longtemps. Ç’a l’air de rien, mais avant… ça ne serait pas arrivé.

J’ai aussi réalisé que je ne mets plus de mascara ni de cache‑cerne. Que mes cheveux sont remontés négligemment en toque parce que je n’ai pas le temps de les placer.

Aujourd’hui, j’ai reçu des vêtements que j’ai achetés en ligne. Je m’imaginais déjà dedans. J’avais hâte. Je les ai enfilés avec empressement et je n’ai pas reconnu la personne devant le miroir. 

Je me suis perdue…

Je n’ai jamais osé parler aussi ouvertement parce que j’avais peur du jugement. 

Je sais très bien que parmi vous, plusieurs se diront que je chiale pour rien. Certaines d’entre vous ont un poids plus élevé que le mien, d’autres rêvent d’engraisser. 

J’entends déjà les soupirs et les pleurs de celles qui ne peuvent avoir d’enfants et qui donneraient tout pour ne pas avoir les sourcils faits et pour tenir un petit être dans leurs bras. 

Secrètement, je vous entends… et je sais que vous avez toutes, à votre façon, raison.

Je sais aussi que des femmes comme moi, il y en a beaucoup. Et j’avais envie de leur dire qu’elles ne sont pas seules. 

J’ai envie de dire qu’il est temps que nous reprenions le contrôle de notre vie et de notre corps. 

Je ne veux pas être celle que je deviens, et je ne veux surtout pas dire à mes filles que c’est correct de s’oublier.

J’étais et je suis encore une femme de carrière. Une femme fière. Je serai toujours celle que je veux être. Je dois seulement apprendre à m’aimer assez fort pour me respecter. 

Ça ne veut pas dire de mettre mes enfants de côté… JAMAIS !!! Je serai toujours un pilier pour eux. Mais je veux devenir un pilier pour moi‑même d’abord et avant tout. Je veux être forte pour moi, et pour eux.

Je pense qu’aujourd’hui… il est temps que je me retrouve.

Et si on parlait un peu d’actualité ?

Je ne vous apprends rien si je vous parle du retour progressif du système scolaire de nos enfants.

Combien d’entre vous se sont proclamés sur le retour en classe de vos enfants ? En fait, combien d’entre vous n’ont pas été jugés en fonction de leurs décisions parentales ? Elle est plus là, la vraie question. 

Depuis quelques jours, je vois plusieurs amies et connaissances se proclamer haut et fort sur cet éventuel retour. Ça fait partie intégrante des réseaux sociaux, c’est le sujet de l’heure… Personnellement, ce qui m’attriste le plus dans tout ça, c’est le nombre de gens qui jugent. C’est triste de voir notre belle société s’indigner contre les personnes qui ne partagent pas notre opinion. 

Maman monoparentale de trois enfants, je travaille quarante heures par semaine et je suis présentement en télétravail. Je voyais presque la réouverture des écoles comme une bénédiction. Mais comme deux de mes enfants ont des difficultés respiratoires, j’ai décidé d’attendre quelques semaines pour voir où en seront les statistiques. Je me suis fait juger en tant que maman, je me suis même fait dire que je nuisais à leur éducation. 

Pourtant, cette même éducation n’a pas débuté au niveau scolaire, mais bien dès leur naissance. Depuis maintenant onze ans, j’éduque mes enfants non pas à la perfection, mais au mieux de ma connaissance.

Je rêve d’un monde où les gens arrêteront d’avoir peur de s’exprimer à cause de la peur de se sentir jugés par leur famille, leurs amis. 

Et si je vous disais que la meilleure décision, c’est vous chers parents qui la prendrez pour le bien‑être de vos enfants ? 

J’ai confiance en l’humanité des gens. Chaque famille prend les décisions en fonction de son histoire. Cessez de juger et essayez de comprendre les autres qui vous entourent.

Seuls on va plus vite, mais ensemble on va plus loin ! 

Jessica Thériault

Des efforts, j’en fais!

L’autre jour je discutais avec des collègues à propos de différents enjeux de nos vies personnelles. Tu sais, les classiques conversations qui impliquent notre couple, les enfants, la famille. Ça m’a heurtée de voir à quel point les pistes de solutions ont l’air évidentes dans le discours de l’autre, mais surtout que la vitesse de changement n’est pas perçue de la même façon. Vivre une situation difficile et ne pas la régler en un claquement de doigts est tout à fait normal. Pensons à la perte de poids, à un changement d’habitude de vie ou une séparation, pour ne nommer que ceux-là. Pour bien faire les choses, il y a un certain ordre à respecter et des étapes à franchir. Le tout, de façon bien personnelle bien sûr.

Le rythme et les moyens pour atteindre nos objectifs varient d’un individu à l’autre. Qui sommes-nous pour dire à quelqu’un qu’il ne prend pas le bon chemin ou que ça devrait déjà être réglé? Qui sommes-nous pour dire à l’autre qu’il n’en fait pas assez? Le fait que tu aies l’impression que ma situation ne bouge pas assez vite ou que toi, tu ferais le tout autrement ne donne pas le droit de juger. Je rage intérieurement quand j’entends des commentaires comme : Pourquoi tu restes avec lui? Tu n’as qu’à te séparer! Si tu n’aimes pas ta job, trouves-en une autre! Ou pire encore : Tu ne dois pas être assez malheureuse si tu restes dans cette situation. Ne pas prendre de décisions hâtives ou drastiques n’est pas un signe d’inaction. Parfois, il faut observer, réfléchir, se déposer et s’ajuster. Parce que je le sais, les actions ne sont pas toujours visibles.

Tu as sûrement déjà vu passer ce fameux graphique qui fait la différence entre le plan que nous avons de la vie et ce qui se passe en réalité. Alors s’il te plaît, garde tes commentaires qui me feront sentir que je ne fais rien ou que je reste là à me plaindre.

Si je parle de mon couple qui bat de l’aile, ça ne veut pas dire que je ne fais rien. Qu’à la maison, je fais comme si de rien n’était. Mais non, des efforts, j’en fais. Si je souhaite perdre du poids mais que tu me croises à la restauration rapide, ne va pas croire que je n’ai aucune volonté. Bien au contraire. Je suis un humain. Un humain imparfait qui fait de son mieux. Parce qu’au-delà des objectifs à atteindre, il y a la vie. Cette vie qui fait qu’on se lève tous les matins avec le désir sincère de passer une belle journée. Cette vie, qui parfois nous étend un tapis de clous plutôt qu’un chemin de pétales de fleurs. Rien n’est parfait et je ne cherche pas cette perfection. Laisse-moi plutôt m’engager sur le chemin qui a le plus de sens pour moi. Si tu souhaites marcher à mes côtés, tu es bienvenue.

Cristel Borduas

 

Mascarade

 

Sommes-nous vraiment rendus là?

Des dirigeants municipaux vont décider pour nous. Gérer notre vie familiale. Tout simplement, ils nous disent sans masque que nous n’avons aucun jugement. Juste ça. Mais tout ça!

Aujourd’hui c’est le 31 octobre. C’est l’Halloween!

Pas hier, pas demain. Que la météo soit favorable ou non. Noël non plus, ce n’est pas le 24 décembre ni le 26. Qu’il y ait tempête de neige, verglas ou toute autre catastrophe naturelle.

Les enfants — les miens, les vôtres, en fait — seraient déçus si la fête était impossible, qu’ils nous répondent. Mieux vaut remettre le tout à demain. Leur sécurité doit primer. Sans dire que la météo, pour demain, c’est à peine mieux.

Mais quand avons-nous voté pour que les élus décident à notre place de tout ce qui concerne la sécurité de nos enfants?

Je crois, vous aussi sans doute, avoir suffisamment de jugement pour en décider. Et, à écouter certains reportages sur les délibérations de nos élus, je suis certain d’avoir souvent plus de jugement qu’eux. Sur une multitude de sujets.

Quand on constate la gestion des travaux routiers, on peut également rire d’une telle préoccupation pour la sécurité de tous, enfants inclus.

À tous les dirigeants de municipalités qui veulent changer la date de l’Halloween, je dis non merci! Je n’ai pas besoin de vous pour décider pour moi. Si je décide que cette année, c’est juste les trois maisons d’à côté, juste celle de mamie ou qu’il faut rester à la maison, ça sera mon choix!

Après tout, comme quand ils sont malades, c’est moi qui devrai les gérer. Personne d’autre.

michel

Le mouton noir le plus éduqué

Je viens d’une famille modeste. Des parents travaillants et soucieux de nous offrir un avenir meilleur. Mes parents ne sont pas restés longtemps sur les bancs d’école. Leur génération n’a pas trop valorisé la poursuite de longues études. Et qu’on se le dise, la pression d’aller sur le marché du travail était forte. Malgré cela, ils m’ont appris l’importance de l’éducation et que l’obtention d’un diplôme pourrait me simplifier la vie. Ils m’ont encouragée comme ils ont pu dans mon cheminement scolaire.

Le temps a passé et j’ai quitté mon petit village pour m’investir dans la grande ville. Je découvrais à quel point le monde pouvait être riche. Oh combien toutes ces nouvelles informations étaient stimulantes pour moi! Poursuivre des études était non seulement une façon de m’assurer un avenir professionnel, mais surtout, j’avais l’impression de devenir quelqu’un. Le savoir est devenu une bouée de sauvetage.

Je suis une personne ordinaire. Je n’ai pas de talent particulier et je ne me démarque pas spécialement. Mais à l’université, je devenais quelqu’un. Pas au sens glamour de la chose, mais plutôt face à moi-même. J’ai rapidement découvert que l’école et la bibliothèque pouvaient m’ouvrir un monde auquel je pouvais m’identifier. Côtoyer des gens qui aiment réfléchir et échanger est vraiment stimulant. J’apprenais une nouvelle façon de percevoir la société et les humains. À mes yeux, je demeurais la même personne, mais avec des connaissances en plus! Sans m’en rendre compte, un nouveau vocabulaire s’est installé. Sournoisement, un écart s’est creusé avec mes proches. On tentait tranquillement de me faire comprendre que la nouvelle version de moi-même commençait à déranger. Ce qu’on m’avait encouragée à faire devenait maintenant une source de rejet.

J’avais vraiment sous-estimé les impacts de mon cheminement académique sur mes relations familiales. C’était comme si, soudainement, j’étais devenue une personne avec qui ils n’avaient plus rien en commun. Les sujets d’actualités ne les intéressaient pas et les conversations d’opinion étaient tout aussi limitées compte tenu des idées arrêtées.

Tranquillement, on commençait à me glisser des phrases du genre : ah, on sait ben toi avec de grands mots compliqués…. Ah, écoute donc parler l’autre qui est allée à l’université… Bon, toi avec tes grandes théories…On avait décidé que j’étais une personne hautaine, qui se prenait pour une autre. On m’accusait de faire chier avec mes diplômes. Diplômes qui, étrangement, m’amenaient à travailler auprès des plus démunis. Eh ben! C’était tellement incohérent pour moi! Je souhaitais simplement jaser de mes journées avec les membres de ma famille. Et peut-être les faire bénéficier de mes connaissances, au même titre qu’on demanderait conseil à son beau-frère mécanicien.

Après plusieurs années à m’entêter et à essayer différentes approches, j’ai dû faire un choix. Cette situation prenait trop de place. Sans vivre de conflit ouvert, je sentais qu’un malaise planait et j’évitais les contacts. Avoir une bonne relation avec les membres de ma famille fait partie de mes valeurs les plus chères, mais je devais me fixer une limite personnelle.

La fille nerd qui aime les bibliothèques et qui s’implique dans des causes féministes devait se faire plus discrète. Sans nier qui je suis. Pour y arriver, j’ai surfé jusqu’à ce que je trouve l’équilibre entre mon identité et mes relations familiales. Cela n’a pas été sans défis. La preuve, mon nom ne se retrouve pas au bas de ce texte. Simplement parce que cela n’apporterait rien de mieux à ce que nous vivons.

L’effort de réflexion a été pour nous la façon de nous concentrer sur l’amour que nous avons les uns envers les autres. Garder nos liens simples, prendre soin les uns des autres et passer du temps de qualité ensemble.

Eva Staire