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L’autre côté de moi

Avez-vous déjà eu l’impression de n’être qu’une moitié de

Avez-vous déjà eu l’impression de n’être qu’une moitié de vous ? C’est un sentiment que j’ai souvent et qui est difficile à expliquer.

Il y a celle que je suis devenue et celle que j’aimerais être… comme si ces deux entités ne pouvaient pas faire une seule et unique personne. Comme si ces deux personnalités remplies de rêves différents ne pouvaient cohabiter dans le même corps.

Je me relis et me dis que plusieurs vont se demander si je suis devenue folle… et j’espère que d’autres, comme moi, se reconnaîtront.

Il y a des jours où je me sens forte et bien où je suis. J’avance en tant que maman louve prête à cajoler ses enfants. Je fonce en tant que maman lionne, qui est prête à rugir face à quiconque oserait ne serait-ce qu’un instant essayer de s’approcher de mes enfants.

Je suis aussi une maman solitaire qui se concentre sur le bien‑être de ces enfants bien avant le sien, parce qu’un jour, j’aurai le temps d’être et de faire ce que je veux. Pour l’instant, ils sont là et comme le disent si bien toutes les personnes qui ont des enfants adultes : « Profites-en, le temps passe vite ». Le temps passe vite, c’est vrai !

Avez-vous remarqué combien de fois je me suis décrite en tant que maman ? Plusieurs.

Et combien de fois me suis-je décrite en tant qu’être humain, en tant que femme ? Aucune.

Parce que dans mon cas, c’est pas mal ça ma vie.

Je travaille et je m’occupe de mes enfants. Je fais aussi des activités… avec mes enfants.

J’écoute de longs films… que mes enfants ont choisis.

Combien d’entre vous êtes comme ça ?

Je tiens à préciser que je ne me plains pas. Au contraire, j’adore ma vie.

Mais j’aimerais parfois que cette vie rencontre mon autre vie.

Celle où je me permettrais de sortir manger le soir une fois de temps en temps, sans enfants et sans me sentir coupable de ne pas être avec eux.

La vie où je prendrais une fin de semaine de vacances en amoureux pour prendre du temps pour mon couple.

La vie où j’oserais porter des talons hauts et de beaux vêtements pour aller chercher les enfants à l’école, sans fabuler que tout le monde me juge et se dit que je suis une pimbêche.

Pour vrai, si tu avais dit à la moi d’avant mes enfants que je serais plus à l’aise d’aller mener ma fille à l’école à pied et en pyjama que de m’arranger… j’aurais sûrement eu honte !

C’est ça que je veux dire par « deux côtés de moi ».

Comme si être une maman m’empêchait d’être une femme à part entière. En fait, c’est pas mon rôle de maman qui m’en empêche, c’est le rôle dans lequel je me suis moi-même mise.

Être une bonne mère, c’est l’opposé de tout ce que j’ai toujours pensé. Ce n’est pas de mettre ses enfants en priorité et de se laisser derrière. C’est de mettre ses enfants en priorité AVEC soi-même, au même pied d’égalité.

Et dites‑moi, qu’est‑ce qui se passerait si je permettais à l’autre partie de moi de venir se greffer avec celle que je suis?

Et que se passerait‑il si vous faisiez pareil ?

Bonne réflexion !

xxx

Maman est là

Maman est là…

Mes a

Maman est là…

Mes amours, il ne se passe pas une heure sans que maman pense à vous. Depuis que vous êtes tout petits, ma mission première est de vous protéger. Vous protéger de la méchanceté, vous protéger de ceux et celles qui voudraient vous blesser.

Mes amours, dans votre parcours de vie, vous allez en rencontrer des gens qui voudront vous rabaisser. Des personnes qui auront pour mission de vous blesser simplement pour pouvoir eux-mêmes réussir à se remonter. Vous allez probablement connaître la peine, la colère et la frustration. Vous allez certainement rencontrer et combattre de multiples émotions.

Mes amours, maman voudrait tellement vous protéger. La vie est belle et grandiose, cette même vie qui amène son lot de bonheur dans nos cœurs. Toutefois, sur votre chemin vous allez immanquablement rencontrer l’autre côté de cette médaille, c’est-à-dire l’animosité. Maman cherche comment vous y préparer. Maman aimerait tellement que cela ne soit jamais votre réalité.

Depuis que vous êtes petits, maman vous enseigne l’acceptation des autres, l’acceptation des différences et l’acceptation de soi. Depuis que vous êtes petits, maman cherche à vous donner le meilleur pour que vous puissiez avancer, sans vous faire dénigrer. Mes enfants, maman aimerait vous promettre de toujours vous épauler, vous conseiller, vous guider. Les amis viendront et partiront. Les vrais amis resteront et vous apprécieront.

Mes amours, à votre tour de me promettre de ne jamais changer pour qui que ce soit. Mes amours, n’oubliez jamais que maman est là et sera toujours là.

Véronique Daigle

Encore plus près

Depuis que je suis née, cette journée t’était réservée.

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Depuis que je suis née, cette journée t’était réservée.

Cette année pour la première fois, nous allons la partager.

Ça me fait tout drôle ce nouveau rôle

Et j’ai la chance que tu m’épaules

Je ne pensais pas pouvoir être plus proche de toi

Que nous le sommes déjà

Pourtant un nouveau lien nous unit

Et je ne pourrais en être plus ravie.

Je sais que tu trouves difficile

Que 650 km séparent nos domiciles.

Ça me brise autant le cœur de savoir

Que ma fille ne pourra pas souvent te voir.

Heureusement que Facetime existe

Pour que les beaux moments persistent

Tu as fait de moi la maman que je suis aujourd’hui

Et pour ça, jamais je ne te dirai assez merci

Tu m’as transmis toutes tes valeurs

Grâce à toi je vois avec les yeux du cœur

Je sais que je peux compter sur toi

Peu importe l’heure, le jour, le mois

Je sais que tu répondras présente

Quelle que soit la raison pour laquelle je me lamente

Merci maman d’être celle que tu as été

Celle que tu es et celle que tu seras

J’ai tellement hâte qu’on soit tous déconfinés

Pour enfin pouvoir te prendre dans mes bras

Je t’aime

Anouk Carmel-Pelosse

Je me suis perdue

Je me suis perdue, et j’en ai conscience. Chaque jour, je retrouve devant

Je me suis perdue, et j’en ai conscience. Chaque jour, je retrouve devant le miroir une personne que je ne reconnais pas. Chaque jour, je retrouve ce que j’ai toujours jugé.

Je l’admets, je t’ai jugée, toi qui as passé la trentaine à ne pas prendre soin de ton apparence et de ton âme. Je t’ai jugée avec tes joggings sales, ton chignon défait, ta trâlée d’enfants habillés de vêtements dépareillés. Je t’ai jugée avec tes cernes, ton mascara inexistant et ton peu d’estime de toi. Faut se l’avouer, tu étais à la fois tout ce que je voulais et tout ce qui me rebutait. Tu étais une mère à la tête de ta famille, tu étais importante, mais tu n’étais plus que l’ombre de toi‑même.

En fait, c’est ce que je me disais. Je m’expliquais mal tout ça. 

Parce que hey… MOI, j’avais deux enfants, un chum incroyable, un travail, un poids idéal et pas encore l’ombre d’une ride. J’avais 27 ans et j’étais fière de moi… mais je t’ai secrètement jugée. Je l’avoue. L’espace d’un instant, je t’ai regardée et je me suis dit… jamais je ne serai comme toi. Puis, j’ai continué mon chemin, avec mes enfants, mon mascara, ma toque juste assez défaite pour qu’elle soit belle et avec mes rondeurs inexistantes. 

Toute ma vie, j’ai su que le karma existait. En fait, pour moi il est toujours là. Tout près. 

En fait, je ne sais pas si je peux appeler ça le karma, ou tout simplement la vie. 

Depuis toujours, la vie se charge de me faire vivre les situations que j’ai jugées, pour que je puisse apprendre et comprendre.

Aujourd’hui, j’ai trois enfants. Je les aime. Mais je suis parfois/souvent épuisée.

Aujourd’hui, j’ai un travail que j’adore, mais j’ai pris la décision de ne plus vouloir atteindre les étoiles pour réussir. Je suis bonne dans mon travail, je pense même être excellente. Par contre, je prends ce qui passe. Je me dis qu’un jour, mes enfants seront grands et je travaillerai des 60 heures par semaine pour atteindre mes buts. J’ai choisi de les faire passer avant moi et avant mes rêves.

Aujourd’hui, j’ai 40 livres de plus qu’il y a deux ans. Je porte les mêmes leggings depuis neuf mois. J’ai quatre chandails qui me font dans ma garde-robe beaucoup trop pleine de vêtements qui représentent qui j’étais avant. J’aime bien en rire. Ça rend le tout si normal… Rendre les choses normales, les banaliser… ça aide à ne pas faire face à la réalité, non ?

Aujourd’hui, j’ai réalisé que je n’ai pas fait mes sourcils depuis… beaucoup trop longtemps. Ç’a l’air de rien, mais avant… ça ne serait pas arrivé.

J’ai aussi réalisé que je ne mets plus de mascara ni de cache‑cerne. Que mes cheveux sont remontés négligemment en toque parce que je n’ai pas le temps de les placer.

Aujourd’hui, j’ai reçu des vêtements que j’ai achetés en ligne. Je m’imaginais déjà dedans. J’avais hâte. Je les ai enfilés avec empressement et je n’ai pas reconnu la personne devant le miroir. 

Je me suis perdue…

Je n’ai jamais osé parler aussi ouvertement parce que j’avais peur du jugement. 

Je sais très bien que parmi vous, plusieurs se diront que je chiale pour rien. Certaines d’entre vous ont un poids plus élevé que le mien, d’autres rêvent d’engraisser. 

J’entends déjà les soupirs et les pleurs de celles qui ne peuvent avoir d’enfants et qui donneraient tout pour ne pas avoir les sourcils faits et pour tenir un petit être dans leurs bras. 

Secrètement, je vous entends… et je sais que vous avez toutes, à votre façon, raison.

Je sais aussi que des femmes comme moi, il y en a beaucoup. Et j’avais envie de leur dire qu’elles ne sont pas seules. 

J’ai envie de dire qu’il est temps que nous reprenions le contrôle de notre vie et de notre corps. 

Je ne veux pas être celle que je deviens, et je ne veux surtout pas dire à mes filles que c’est correct de s’oublier.

J’étais et je suis encore une femme de carrière. Une femme fière. Je serai toujours celle que je veux être. Je dois seulement apprendre à m’aimer assez fort pour me respecter. 

Ça ne veut pas dire de mettre mes enfants de côté… JAMAIS !!! Je serai toujours un pilier pour eux. Mais je veux devenir un pilier pour moi‑même d’abord et avant tout. Je veux être forte pour moi, et pour eux.

Je pense qu’aujourd’hui… il est temps que je me retrouve.

Pour toi, maman

Bonjour Maman,

Il y a

Bonjour Maman,

Il y a 48 ans, tu me donnais naissance. J’étais tout petit. Je pesais moins de 4 livres. J’avais hâte de sortir ! Non pas parce que je n’étais pas bien dans ton ventre, mais peut-être que j’avais hâte de vivre ma vie ! Tu as bien su prendre soin de moi, même si j’étais un grand prématuré. J’étais aussi ton premier enfant. Toute une surprise !

Malgré tout le travail que tu avais à faire, tu en as fait des choses avec moi ! Toutes les fois où tu as joué avec moi, toutes les petites attentions, juste pour me faire plaisir et réjouir mon cœur d’enfant, tous les vêtements que tu prenais le temps de me confectionner, tout le temps nécessaire à ma réussite scolaire ne sont que quelques exemples. Tu étais toujours là pour t’assurer que je ne manque de rien. Même si papa était parti pendant des mois, tu avais le don de me rendre heureux et de me faire plaisir avec de petites choses simples de la vie. Eh bien, sache qu’aujourd’hui, je te remercie pour tout ce que tu as fait pour moi.

Tu sais maman, si je me suis très bien débrouillé dans la vie, c’est en grande partie grâce à toi. Tu m’as élevé seule et tu as toujours été là pour moi quand j’avais besoin de toi. Même si tu avais un travail à temps plein, même si tu devais effectuer toutes les tâches de la maison, je pouvais toujours compter sur toi. Surtout lorsque je n’allais pas bien. Je me suis aussi toujours senti plus ouvert avec toi parce que tu étais présente.

J’ai tout appris de toi : la cuisine, la couture, comment entretenir une maison ou même travailler avec des outils. J’ai tout appris dans le respect et dans la joie. Je me rappelle qu’en troisième année, nous devions réaliser un projet de notre choix. Moi, comme d’habitude, j’avais des idées de grandeur ! J’avais décidé de faire un gros coffre en bois avec un tiroir dans le bas et un couvercle sur le dessus. C’était mon choix et au lieu de me décourager, tu as relevé tes manches et tu m’as tout enseigné : comment manipuler la scie sauteuse électrique et tous les autres outils. Je l’ai fait mon projet et j’en étais très fier ! Quand je l’ai apporté à l’école, j’ai impressionné mes amis. Même le professeur était impressionné ! À travers ce projet, tu m’avais aussi appris la détermination et la fierté. J’ai plein de beaux souvenirs comme ça, ma belle maman. Je ne peux pas oublier ces moments de joie parce qu’ils sont gravés dans mon cœur.

Malheureusement, je me souviens aussi de toutes les fois où tu étais triste et où j’aurais voulu intervenir. J’avais peur moi aussi, maman… Je n’étais pas grand et costaud comme papa, mais je te jure que si j’en avais été capable, je serais intervenu. Tu ne le sais pas mais à l’adolescence, quand j’entendais les disputes interminables de papa, j’étais assis sur le bord de mon lit et je me regardais dans le miroir. J’étais enragé. J’aurais voulu l’attraper pour qu’il arrête, mais il était deux fois plus gros que moi. Ses mains étaient trois fois plus grosses que les miennes. Une de ces fois‑là, maman, je me suis juré une chose : lorsque j’allais avoir une femme, j’allais en prendre soin et je lui ferais vivre totalement le contraire de ce que toi tu as vécu.

Je te remercie. Pour toutes les fois où tu as pris ma défense et toutes celles où tu m’as évité des coups. Je voyais la peur en toi, mais tu faisais le nécessaire pour me rendre la vie plus facile.

Aujourd’hui, à l’âge de 48 ans, je peux te dire que je n’ai jamais maltraité aucune femme. Ma femme, je prends soin d’elle et je l’aime. J’aurais aimé que toi aussi, tu puisses vivre une vie comme cela.

Mais laisse‑moi te dire une chose : tu es une femme forte. Malgré toute cette violence dans la maison et le suicide d’un de tes fils, tu as survécu. Tu m’as donné l’exemple. Tu as été un modèle pour moi, une combattante.

Regarde-moi aujourd’hui… Avec le temps, je suis devenu un homme de bonne carrure. Je suis allé à l’étranger à trois reprises dans des conditions extrêmement difficiles. J’ai servi mon pays pendant plus de 21 ans. J’ai des blessures physiques et mentales reliées à mon service. Mais je tiens encore debout. Je suis un papa et un mari respectueux.

J’aurais pu écrire un livre sur tout ce que tu as fait pour moi. Cette année, comme l’écriture est ma nouvelle passion, je voulais au moins t’écrire cette lettre pour la fête des Mères.

Je te l’ai déjà dit, je te le redis encore : je t’aime ma belle maman d’amour.

Tu es mon modèle, mon exemple, ma super maman.

Bonne fête des Mères, car pour moi, tu es la meilleure !

XXXXX

Carl Audet

Je ne veux pas que ça finisse!

Ne me lancez pas des roches (de toute façon, je suis à plus de deu

Ne me lancez pas des roches (de toute façon, je suis à plus de deux mètres). Pas tout de suite, en tout cas. Attendez au moins d’avoir lu jusqu’au bout.

Le confinement, je ne veux pas que ça finisse (à quelques détails près).

Le coronavirus, oust. DÉGAGE! Tu nous fais mal, tu déjoues nos efforts et nos lavages de mains.

Les questionnements angoissants : Jusqu’à quand le compte en banque résistera‑t­‑il à la perte d’emploi? Le test, il est positif ou négatif? Qui nous appelle au milieu de la nuit?… Tout ça, on le jette aux poubelles, que dis-je, au déchiqueteur.

Les humains qui tombent comme des mouches, comme dans la chanson « Plus rien » des Cowboys fringants : on fait un reset, on arrête le carnage!

Les mourants que personne ne veille parce qu’ils ne peuvent pas être les bienvenus, les funérailles où seul le mort est invité, c’est trop. C’est inhumain, insupportable.

Les statistiques qui roulent en boucle aux nouvelles : la courbe, on ne veut pas l’aplatir, on veut l’écrapoutir.

À tous ceux qui vivent les contrecoups de la pandémie (bref, tout le monde, genre, tout humain qui habite sur la planète Terre en ce moment), sachez que je suis de tout cœur avec vous en pensées, en ondes et en tout ce que vous voudrez.

 

Mais pour le reste? J’ose dire que j’en prendrais encore longtemps :

Des tonnes de câlins matin, midi et soir avec mes cocos, n’importe quand!

Des journées en famille, en pyjama ou pas, go! User mes pantoufles, j’adore ça!

Aucune obligation sociale, même pas celle de se maquiller…

Pas de centres commerciaux pour aller dépenser (désolée pour l’économie mise à mal ; ce n’est rien contre les entrepreneurs ni les employés… c’est juste que je suis mieux dans mon cocon que coincée dans le capitalisme)…

Pas de parades de conducteurs stressés deux fois par jour, pas de nervosité à l’idée d’arriver en retard à un rendez-vous ou à l’école, pas de « dépêche‑toi », pas de « tabarouette, l’essence a encore monté »…

La chance de télétravailler aux côtés de mon amoureux (et de créer des stratégies pour rester concentrés)…

Pas de taxi-mom, pas de papou-taxi…

Des repas partagés, des recettes inventées, mille occasions de s’entraider…

La permission de vivre et d’apprendre au rythme de chacun, pas de pression, pas d’évaluations…

Pas d’appels de l’école pour discuter d’un comportent dérangeant ou d’un devoir non remis (un soulagement, je vous dis!)…

Mon rêve d’enseigner à mes enfants, même si dans ma tête, ça ne se passait pas comme ça…

Du temps en quantité pour écouter mes enfants, les entendre rire, accueillir leurs plaintes (« C’est long, maman! Quand est-ce qu’on retourne à l’école? ») et trouver des solutions, pour observer leurs défis, leurs progrès, pour combler leurs besoins et les convaincre que les autres aussi en ont…

Des semaines intensives de maternage pour analyser l’impact de mes interventions parentales, pour admirer les fleurs qui poussent et ajouter un tuteur là où la tige a poussé croche…

Du soleil pour jouer, de la pluie pour danser, de la neige pour se blottir au chaud avec un bon roman…

Le ciel qui se dégage, les rivières qui retrouvent leur transparence, la planète qui arrête de trembler de peur…

Le temps de prendre le temps…

Tout ça, j’en prendrais encore longtemps. Plus la permission d’aller voir ma maman.

Nathalie Courcy

J’essaie fort, maman

En revenant de l’école, tu m’as annoncé que le monde allait s

En revenant de l’école, tu m’as annoncé que le monde allait s’arrêter pour deux semaines.

Que l’école était fermée, la garderie aussi. Tout simplement à cause d’un virus.

J’étais contente, mais je ne savais pas toute la charge que ça impliquait.

J’essaie fort, maman, je te promets.

Tu m’as dit que ton travail, par contre, n’allait pas changer. Que tes patients avaient toujours besoin de toi. Que tu devais continuer à travailler, que tu étais devenue un ange à présent.

Papa, aussi, est un ange. Son travail ne lui permet pas de rester à la maison avec nous quatre et le chien.

J’essaie fort, maman.

Puisque vous êtes des anges de la société, vous ne pouvez être nos anges et rester à la maison. S’occuper de nous, vous êtes incapables.

C’est donc à moi, la grande sœur de maintenant dix-huit ans, de m’occuper du troupeau.

Ce n’est pas la première fois que tu me demandes cette faveur. Loin de là.

Ça me fait toujours plaisir d’aider.

Mais cette fois, je crois que c’est trop.

J’essaie maman, je te le jure.

Lorsque tu m’as demandé, j’ai accepté avec plaisir, pour aider, comme d’habitude.

Je ne m’attendais pas à autant.

Tu m’as donc annoncé que nous partions au chalet.

Ça faisait plus de deux mois que je n’y étais pas allée. J’étais très heureuse de passer du temps avec vous en famille pour la dernière fois avant je ne sais combien de temps.

Mais lorsque la fin de semaine s’est terminée, papa et toi deviez retourner au travail, servir la population et être des anges.

C’est donc avec un congélateur rempli et du wifi piètrement fonctionnel que tu m’as laissée avec trois enfants de douze, neuf et quatre ans.

Deux semaines, ça va bien aller, pensais-je.

La plus jeune veut jouer. C’est normal, je la comprends. À la garderie, elle est over stimulée avec plein de jeunes de son âge. Les deux autres ne veulent pas aider pour aucune tâche.

Je te jure, maman, que j’essaie fort.

Je dois jongler avec les repas, surveiller pour qu’ils arrêtent de grignoter entre les repas et qu’ils mangent assez de légumes pour avoir du dessert.

Je dois surveiller leur santé. La plus vieille est asthmatique, c’est elle qui est le plus à risque.

Je dois veiller à ce que tout le monde se brosse les dents, prennent sa douche, joue assez dehors et à ce que personne ne s’entre-tue.

C’est vrai qu’il serait facile de les planter devant leur tablette à longueur de journée, mais notre wifi ne le permet pas. Et éthiquement non plus, ça ne se fait pas.

Être pris au fin fond des bois ne sert qu’à nous isoler. Du dangereux virus qui nous empêche de voir notre famille et qui pourrait mettre en danger la vie de ma sœur.

Je dois donc jouer à la mère 24/7.

J’essaie fort, maman, je te le jure.

Mais là, c’est trop.

Nous avons terminé la deuxième semaine et j’ai craqué.

Devant les enfants en plus. La voiture a brisé. Elle n’avance plus.

J’angoisse comme ça ne se peut pas. Je sais que j’ai un super talent pour le cacher, mais ce matin, c’était trop. Comment je vais faire s’il y a une urgence?

En plus, le cégep recommence. Comment vont se dérouler les cours? En ligne? Non, mon wifi ne me le permet pas. Des vidéos capsules, ça non plus. Comment je vais faire?

J’ai trois enfants à ma charge et un chien.

La jeune de quatre ans retient toute mon attention : je joue aux Playmobil, aux Barbie, aux casse-têtes et plus encore…

Celui du milieu doit être stimulé : être sur sa tablette le rendra légume d’ici la fin du mois. Donc j’organise des activités pour lui : maths, jardinage, tours de magie, quiz géographique. Je veux qu’il continue à apprendre.

Et la plus vieille, elle a terminé son année scolaire, mais son anglais… Elle l’a à peine pratiqué. J’essaie somme je peux d’écouter des films en anglais, de lui parler en anglais.

Je dois prendre aussi des marches, m’occuper du chien, lui apprendre des tours pour qu’il ne s’ennuie pas.

Je dois faire à manger, le ménage, le lavage, l’éducation et les activités. Parce que toujours des exercices, je comprends que ça peut être ennuyant à la longue. J’organise des repas thématiques, des chasses au trésor, des rallyes photo…

Où sera mon temps alloué pour mes études?

Quand vais‑je rédiger ma dissertation de 500 mots sur l’idéologie de Platon? Quand vais‑je avoir le temps de regarder un vidéo de trois heures sur la dissolution du cuivre en chimie? Quand vais‑je pouvoir lire mon livre d’anglais?

Ça fait déjà deux semaines et je suis épuisée. Je tourne en rond, j’angoisse quand je reçois un nouveau courriel de mes professeurs.

Je n’en peux plus.

Mais je dois rester, c’est la vie de ma sœur asthmatique qui est en jeu. Je ne peux pas l’abandonner.

On dit que c’est en situation de crise que nous voyons la vraie personne qui se cache en nous.

Eh bien, la voilà la vraie moi : épuisée, angoissée et incapable.

J’ai vraiment hâte que tout ça finisse et que vous reveniez à la maison.

Pouvez‑vous être mes anges au lieu d’être ceux de la société?

Ta fille qui vous aime et qui a besoin de vous.

Clara

Ce que j’aimerais dire à la future maman que j’allais devenir

Il y a dix ans, j’apprenais que j’allais être maman pour la pre

Il y a dix ans, j’apprenais que j’allais être maman pour la première fois. À cette époque, je pensais que ma formation en éducation à l’enfance m’avait préparée à ce rôle. Je m’occupais des enfants des autres et je me disais que ce serait aussi facile d’élever les miens. J’ai suivi des cours prénataux en plus. Je pensais que je savais tout sur le sujet. Une future maman bien naïve… Aujourd’hui, plus d’une décennie a passé et j’ai mis au monde plusieurs enfants. Si j’avais la chance de pouvoir parler à la future maman que j’allais être, voici ce que j’aimerais lui dire :

1- Oui, des cours en éducation, ça t’apprend à gérer des crises. Mais tu n’as aucune idée de comment tu vas te sentir lors de ces crises-là. Quand tu gères la crise de l’enfant d’à côté, tu n’as que la théorie à appliquer, sans implication émotionnelle. Mais quand c’est ton enfant à toi, la chair de ta chair, qui te fait une crise monstre, ça vient te chercher jusque dans tes trippes. Et tu vas avoir besoin de beaucoup de contrôle, de maîtrise de soi et de gestion de ta propre colère avant de pouvoir gérer la sienne. Tu vas parfois intervenir avec la mâchoire serrée. Tu vas avoir envie de crier. Tu vas sentir tes émotions te submerger plus que jamais. Pis aucun cours ne peut te préparer à ça.

2- Tu vas pleurer. Tu vas pleurer à toutes les premières fois. Là, tu penses que je parle des premiers pas, de l’entrée à l’école, etc. Non, détrompe-toi. Tu vas découvrir qu’il existe des milliers de premières fois. Le premier regard. Le premier rire. Le premier bisou plein de bave. Le premier « maman ». Le premier câlin. Le premier repas. Le premier biberon. Je te jure, tu n’as aucune idée à quel point chaque moment de la première année de vie de ton bébé va devenir une première fois. Et tu vas pleurer, chaque fois.

3- Tu vas être jalouse. Tu vas être jalouse des mamans au corps parfait. Tu vas être jalouse des papas qui restent à la maison. Tu vas être jalouse des maisons propres et bien rangées. Tu vas être jalouse des grands-parents présents. Tu vas même être jalouse de celle que tu aurais aimé être. Mais ça ne se dit pas ces affaires-là. Faque tu vas continuer de sourire.

4- Un jour, tu vas réaliser que l’herbe a toujours l’air plus verte chez le voisin, pour tout le monde. Faque tu vas finir par aimer tout de ta vie au lieu d’envier celle des autres. Et ça, tu vas regretter de ne pas l’avoir fait avant.

5- Tu as choisi le meilleur homme pour être à tes côtés. Il sera un papa aimant pour tes enfants. Mais surtout, il sera capable de t’aimer réellement. Il te trouvera belle même avec cinquante livres en trop, le ventre mou et les vergetures. Oui, tu auras des vergetures. Non, tu ne seras jamais une fit‑mom. Et il te désirera toujours autant. Chaque jour. Même après quinze ans.

6- Tu vas trouver ça facile d’avoir un premier bébé. Il va faire ses nuits tôt pis boire au sein facilement. Un bébé magique. Mais tu ne le diras pas trop fort, parce que tu auras peur que les autres-mamans-qui-ne-dorment-pas t’en veuillent. Ne te réjouis pas trop vite. Tu auras ensuite un deuxième enfant qui ne te laissera plus dormir autant. Ce bébé-là aura des coliques toutes les nuits pendant huit mois. Il aura un fort caractère aussi. Et tu sais quoi? Tu l’aimeras tout autant que le premier. Et le suivant aussi…

7- Tu vas avoir de la chance. Ta génétique est bien faite en ciboulot! Tu vas perdre facilement tout ton poids de grossesse. L’allaitement va t’aider. Tu ne mettras jamais les pieds dans un gym et tes amies t’envieront pour ça. Tu vas même te sentir coupable, mais on va se le dire, t’as aucun mérite. Pis on ne choisit pas sa génétique. Faque remercie la vie, donne de l’amour à tes amies, et va te resservir un morceau de gâteau.

8- Tout le monde va avoir son mot à dire sur ton rôle de maman. Chaque inconnu qui va croiser ta poussette va commenter une partie de ton éducation et te conseiller sur la meilleure chose à faire. Pas besoin de te fâcher. Dis-leur merci et continue ton chemin. Continue à écouter ton instinct. Décroche. Tout le monde juge tout le monde. Fais juste t’en foutre.

9- Tu vas redécouvrir des concepts que tu penses connaître. Comme la fatigue. Je te jure, jeune femme, que tu n’as aucune idée de ce que c’est que d’être réellement fatiguée. Ta privation de sommeil ne durera pas seulement le temps d’une nuit blanche. Tu vas aussi redécouvrir l’amour. Tu penses que tu sais ce que c’est, mais tu vas réaliser, le jour où tu vas mettre ton propre enfant au monde, que tu n’en avais jusqu’alors aucune idée.

10- Arrête d’avoir peur d’accoucher. Ça ne te sert absolument à rien d’angoisser pendant neuf mois ou d’essayer de te préparer à toutes les éventualités. Parce que le jour venu, tu n’auras aucun contrôle sur ce qui va se passer. Prends une contraction à la fois, fais confiance à ton corps, écoute ton instinct et rappelle-toi que bientôt, ce sera fini. C’est la seule chose à laquelle tu peux te préparer. Pour tout le reste, advienne que pourra.

11- Tu seras une bonne maman. Tu seras la meilleure que tu peux être et tu feras toujours de ton mieux. Tu ne seras pas parfaite, jamais. Tu perdras patience, tu lèveras le ton, tu diras des choses que tu regretteras et tu t’en voudras. Mais tu iras toujours t’excuser. Tu seras là chaque fois que ton enfant aura besoin de toi. Tu seras présente chaque jour de sa vie. Tu lui permettras de faire ses propres choix et d’être plus libre que tu ne l’as jamais été. Tu feras des sacrifices, toujours pour le bien de tes enfants. Le reste importe peu.

12- Ben oui, même dans la trentaine, tu vas encore avoir un maudit trouble obsessif compulsif pour les chiffres pairs. Faque juste pour cette raison, tu vas rajouter un douzième point sur cette liste. Je te l’ai déjà dit, t’es pas parfaite, assume.

Joanie Fournier

 

Je t’honore, ma petit Mom!

Hey ma petite Mom, lâche pas, tu es exceptionnelle.

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Hey ma petite Mom, lâche pas, tu es exceptionnelle.

Quand tu ne te lèves pas un matin parce que tu as fait de l’insomnie, c’est correct, tu as le droit de te reposer.

L’autre jour, quand tu as pété un câble après les enfants, tu étais stressée. Je sais que tu as réagi à quelque chose de banal, cela arrive même sûrement à Bouddha d’être à bout, ne t’en fais pas.

Tu sais, le troisième resto de la semaine, il te coûte cher, mais au moins, tu préserves ta santé mentale, ou ce qu’il en reste.

Le jouet que tu as acheté à Junior lundi dernier après sa millième crise de bacon, dis-toi que tu n’as pas acheté la paix. La prochaine fois, tu vas y arriver à te foutre du regard de ceux qui le savent bien mieux que toi comment élever des kids.

Quand tu apportes ta princesse en pyjama à la garderie parce que les trente minutes de plus que vous vous êtes offertes de sommeil t’ont mise dans le rush eh bien, c’est ok, ses amis vont juste la trouver trop chanceuse d’avoir une mère aussi cool que toi.

Quand les amis de ta fille vont la « taguent » sur Instagram en disant qu’elle est « chaude », c’est très approprié, le petit message de recadrage à l’ami en question. Ta fille, c’est une princesse, pas une bitch, peu importe la perception du mot à notre époque.

Quand ton ado te demande de l’alcool pour aller à son party, c’est naturel de t’envoyer une bouteille de vin en espérant qu’elle ne fasse pas pareil.

Ce que je tiens à te dire chère MOM, c’est que quand tu n’es pas parfaite à tes yeux, moi je te regarde et je me dis qu’hier c’était peut-être moi (en fait, je n’ai aucun doute, car tout ce que j’ai écrit, je l’ai fait!) et je t’envoie du love.

Le jour de la fête des Mères, ce n’est pas pour faire à semblant que la vie est parfaite. Ça sert à se donner une tape dans le dos et à se dire qu’on a fait de NOTRE MIEUX!

Bonne fête des Mères! Xx

Martine Wilky

 

Bonne fête des (grands-)mères!

Par un beau dimanche printanier, plusieurs enfants et grands enfants

Par un beau dimanche printanier, plusieurs enfants et grands enfants célébreront leur maman chérie. Les mères de ce monde seront chouchoutées, admirées, reconnues, remerciées. On leur préparera un bon repas ou on les invitera au resto. On leur apportera le mimosa au lit ou la coupe de mousseux au salon. Elles recevront les dessins et les colliers en macaronis faits avec tant d’amour à l’école ou à la garderie. Un bouquet de pissenlits, si elles sont chanceuses.

Je rêve de deux choses.

Un, que la fête des Mères s’étende sur toute l’année. Pas par pur égoïsme (quoique… j’en prendrais souvent, moi, des déjeuners au lit!). Juste parce que les mamans, comme les papas, ça mérite d’être honoré plus souvent qu’une fois par 365 jours. Gâter la personne qui prend ou qui a pris soin de nous pendant des années, c’est comme le romantisme dans un couple : ça ne se fait pas à date fixe! On appuie sur Repeat toute l’année et tout le monde est heureux! Pas besoin de fleurs et de carte du magasin à chaque fois, mais un petit mot gentil sur un post-it, un doux câlin, une promesse (tenue) de ne pas se chicaner entre frères et sœurs… ça vaut de l’or pour un cœur de maman!

Deuxième rêve : que la fête des Mères soit aussi, consciemment, la fête des grands-mères. Oui, je sais, une grand-mère, c’est aussi une mère, par définition! Ce que j’aimerais, c’est que le rôle de mamie soit honoré d’une façon bien particulière. Que le rôle de nos mères et de nos belles-mères dans la vie de nos petits soit mis de l’avant en cette journée et le reste de l’année.

On dit souvent que les grands-mamans servent à gâter les enfants. Oui, entre autres! La bouffe de grand-maman est toujours meilleure que celle des parents, vous avez remarqué? Même quand c’est la même recette. La dose d’amour que les mamies ajoutent dans leurs ingrédients fait toute la différence. Mais les mamies sont aussi là pour réconforter, pour sécuriser, pour aider, pour soutenir, pour encourager nos enfants. Elles enseignent des choses que nous, parents, ne pouvons pas enseigner par manque de temps ou de connaissances (ne me demandez pas à montrer à mes enfants à tisser! Mais ils l’ont appris dès leurs premières années de vie grâce à leur mamie!).

Elles sont une figure adulte de confiance, une personne vers qui l’enfant ou l’adolescent peut se tourner quand il n’a pas le goût de se confier à son parent. Elles sont aussi là pour relativiser les choses. Qui de mieux placé qu’une mamie pour raconter qu’au même âge, leur maman ou leur papa faisait aussi une crise de bacon pour se coucher plus tard ou pour manger une toast au sucre au déjeuner? Ou pour rappeler que malgré certaines années difficiles, leur parent est devenu une bonne personne… Les mamies sont des vecteurs d’espoir et de tendresse. Et ça, ça mérite d’être souligné!

Ah et puis, j’ai un troisième rêve. Que les relations intergénérationnelles soient honorées en ce dimanche de fête des Mères. Qu’on en profite pour se dire : « Eh! Qu’on est chanceux de s’avoir! ». Que les mamies ou même les mamans soient encore parmi nous ou non, elles ont été, sont et seront des figures de proue précieuses dans la vie de nos enfants. Et dans la nôtre.

Bonne fête à toutes les (grands-)mamans!

Nathalie Courcy

 

Je suis mère… je suis une bonne mère

Le texte qui suit n’est pas écrit dans l’optique d’avoir la r

Le texte qui suit n’est pas écrit dans l’optique d’avoir la recette pour être une mère parfaite. Je n’ai pas la prétention d’être la parfaite mère. En revanche, je le dis, je suis une bonne mère. On dirait que juste cela sonne déjà prétentieux et pourtant, ça ne devrait pas être ça. Nous sommes capables de nous définir sur le plan professionnel, de nous mesurer aux autres, de dire nos forces, mais parfois, dans notre rôle de mère, nous n’avons pas la même aisance.

Dans quelques semaines, ma fille aura neuf ans, cela fera donc neuf ans que je suis mère. Je dirais qu’avec le temps, j’ai développé mes propres approches avec ma fille, tant par rapport à son développement que pour l’aider à prendre confiance en ses moyens afin qu’elle prenne sa place dans la vie. Au fil des événements, j’ai eu à développer des moyens pour me ressourcer.

Une chose qui est difficile dans le quotidien, c’est de s’accorder du temps pour soi. J’ai deux trucs que j’ai mis en place dans ma vie pour m’aider. Je prends le temps avant de sortir du lit le matin pour donner la couleur à ma journée en nommant mes intentions de la journée. Je demande parfois l’énergie pour vivre une journée calme ; parfois, je désire une journée sous le signe de l’efficacité. Bref, je le nomme, les yeux fermés, et je prends le temps de me faire un sourire. Ensuite, je sors du lit.

Autre chose que je fais, c’est le soir. Je ne mets plus mon cellulaire dans ma chambre. Je prends le temps d’écrire dix gratitudes pour ma journée et de lire un peu. Je lis quoi? Pour faire une histoire courte, mensuellement, je m’en vais à la bibliothèque et je consulte la section des nouveautés. Que ce soit des autobiographies québécoises, des livres de croissance personnelle, des romans, c’est dans cette section que je puise la majorité de mes lectures.

Au fil du temps, je me rends compte que ces petits gestes qui me prennent maximum quinze minutes par jour m’aident à rester dans le moment présent. Je vis ainsi la routine chargée du quotidien avec sagesse.

Il y a quelques années, j’ai lu le fameux livre Miracle Morning. J’ai mis en application les principes du livre. Le défi pour moi, c’était l’heure de lever. Ma réalité présentement, c’est que je me lève déjà à 4 h 30 le matin. Donc me lever encore plus tôt afin de m’accorder un temps de lecture, un temps de sport, etc. faisait un peu trop. Finalement, j’ai adapté le principe à ma réalité. Maintenant, tout en me levant encore à 4 h 30, en faisant les lunchs (je suis mentalement incapable de les faire le soir… j’ai souvent essayé), je m’accorde dix à quinze minutes pour faire du sport. Ensuite, c’est la douche avant de lever ma fille.

Finalement, je me suis inspirée du livre et je l’ai adapté à ma vie. C’est là où je veux en venir. Je lis depuis plusieurs années et je me rends compte à quel point mes lectures m’inspirent pour ma vie. Cela me force à me questionner, me repositionner et enrichir ma vie. Si j’écris ce texte, ce n’est pas pour t’imposer ce que je fais pour m’aider à maintenir le cap, mais c’est plutôt pour t’inspirer à vivre ta propre vie de mère.

Aussi, dernier point à mon avis : être mère, c’est comme le bon vin, meilleur en vieillissant. On développe nos aptitudes, on gagne en expérience et on a davantage confiance. Sans oublier que l’on retrouve un meilleur sommeil! Bref, à toi la maman d’une jeune fille, garde confiance, tu verras en laissant le temps au temps, tu grandiras! Xxx

Evelyne Blanchette