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Ode à toi, travailleur de la neige…

En ce matin printanier, j’ai une pensée pour toi, mon déneigeur.

En ce matin printanier, j’ai une pensée pour toi, mon déneigeur. Tu ne l’as pas eue facile cet hiver.

Je pense aussi à toi, déneigeur de la ville.

De longues heures, souvent nocturnes, passées derrière ton volant à contourner les véhicules stationnés en pleine rue malgré l’interdiction. À redoubler d’ingéniosité pour trouver une place à toute cette neige et cela, en prenant soin de ne pas envahir le patio d’un client, sans enterrer la clôture d’un autre et en évitant la haie de cèdres du voisin…

Je pense à ta famille. Ta conjointe qui a pris le relai plusieurs matins afin de t’accorder un moment de répit. Tes enfants qui ont sans doute écopé de ton absence trop fréquente cet hiver.

Je pense aux livreurs, aux laitiers, aux facteurs… Je revois mes escaliers déneigés de justesse entre deux tempêtes.

À vous tous, en ce matin qui éloigne enfin les longues nuits enneigées, je dis merci.❤️

À tous ces gens et au nom de tous ceux qui se sont sentis en sécurité grâce à vous, je dis merci.❤️

Karine Lamarche

J’ai dit oui !

Tant de cheminement dans un mot de trois lettres : OUI !

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Tant de cheminement dans un mot de trois lettres : OUI !

Aujourd’hui, j’ai dit oui. Pas à un futur mari, pas à un nouvel emploi, même pas au caissier qui m’offrait des sacs de plastique. Juste au voisin qui m’offrait de déneiger mon entrée.

Tempête de trente centimètres, plus le froid, plus la glace accumulée le long des bordures depuis novembre. Toutes de bonnes raisons pour dire oui !

La neige est fofolle et légère, je suis méga bien habillée, je prépare une belle glissade pour mes enfants. Je suis contente de pelleter (ben oui, je suis étrange comme ça, moi !) Mais quand même, j’ai dit oui.

Dans le temps, j’étais la jeune propriétaire de ma première maison à Québec, là où la moyenne de bordée de neige est pas mal pire que dans mon Gatineau adoptif. Le mari travaillant dans une autre région pendant plusieurs mois, je me tapais le pelletage toute seule comme une grande. Ma frileusité aigüe m’empêche de triper sur les sports d’hiver, mais pelleter, j’aimais ça. Jusqu’à cet hiver où il est tombé plus de cinq mètres de neige, dont la moitié en une fin de semaine (presque…) Il ne restait que la largeur de la voiture, plus un humain : le facteur ou moi.

C’est là que le voisin d’en face était venu m’offrir généreusement de déneiger mon entrée. Je serais repartie à zéro pour le reste de l’hiver, avec toute la largeur de mon entrée dégagée. Mais non. Moi, la championne, j’ai dit non. NON !

– Non merci, ça va !

Et de me revirer de bord dans mon foulard en sacrant contre moi‑même. Mausus d’orgueil.

Je le regrette encore. On rit encore de moi dans la famille. Je le mérite.

Mais j’ai appris !

Quand on m’offre de l’aide, je dis oui. Je n’accepte pas tout le temps, j’ai encore des croûtes à manger, et encore plus pour demander de l’aide. Mais ça m’arrive, comme aujourd’hui, de dire oui.

Cette semaine, dites oui à quelqu’un qui vous veut du bien, ça fait du bien !

Nathalie Courcy

 

Quand la neige revient…

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Mon chien, quand la neige revient, c’est avec des étoiles dans les yeux que je t’observe.

 

Tu prends plaisir à plonger ta truffe dans ces premiers flocons, à te rouler sans fin dans ces quelques centimètres de bonheur. ❄❄❄

 

Quand la neige revient, ça veut aussi dire que mon plancher sera un brin plus propre.😉 La grisaille d’automne et la pluie de novembre amènent leur lot de terre qui ne vient jamais à bout de sécher… Mes promenades en forêt deviennent enfin moins salissantes!

 

Cette neige, quand elle revient, pourrait me donner envie de me cloîtrer, de m’emmitoufler dans une grosse doudou… 

 

Au contraire, parce que tu es là, parce que tu fais partie de ma vie, j’ai tout de suite envie d’enfiler mes bottes, ma tuque et mon foulard et de profiter de ce que la nature nous offre!

 

Ensemble, nous parcourons les sentiers enneigés et le temps s’arrête, enfin.

 

Te voir gambader me fait sourire, me rend heureuse! Sans le savoir, tu fais sécréter en moi une bonne dose d’endorphines.

 

Quand la neige revient, mon chien, tu fais ressortir mon cœur d’enfant! 💜

 

Es-tu prêt?

 

 

Karine Lamarche

 

La fameuse butte…

La fameuse butte...

Tous les pr

La fameuse butte…

Tous les profs de ce monde vous le diront : la butte de neige en hiver, c’est juste un gros paquet de problèmes, de chicanes, de conflits et de « je l’avais pas vu quand j’ai sauté »!

Cette année, surprise, surprise, chers enseignants! Il y a de la neige en novembre, ce qui signifie l’arrivée, beaucoup trop hâtive, de cette grosse montagne de neige qui occasionne des maux de tête à n’en plus finir!

À chaque réunion mensuelle où les enseignants et la direction sont réunis, la butte de neige est inscrite à l’ordre du jour. Qu’est-ce qu’on peut faire pour améliorer son accès, pour la rendre moins dangereuse, pour que tous les élèves puissent y jouer, pour que ceux qui veulent glisser puissent le faire sans risque de se faire sauter sur la tête?

Un casse-tête, vous dites? C’est fou, même en 2018, aucune solution n’a été apportée pour rendre cette butte agréable à chacune des récréations. C’est le jour de la marmotte depuis de nombreuses années. Les enseignants sont maintenant devenus des policiers de butte. Je crois que ça fait partie des autres tâches connexes à l’emploi, mais ce n’est pas encore clair! Ces chers enseignants et éducateurs spécialisés doivent grimper sur la butte et se placer de chaque côté afin d’éviter tout conflit.

Mais si tu crois qu’il se passe une récré sans conflits, tu dois absolument aller observer le zoo qui règne sur une butte durant l’hiver. Même la secrétaire de l’école y participe… oui, oui! Elle doit soigner des prunes sur des têtes, des nez qui saignent et des bras écrasés sous le poids d’enfants plus lourds.

Verglas = fermeture de la butte. Alors, nos nouveaux policiers doivent mettre des cônes orange indiquant la fermeture brutale de celle-ci et émettent des contraventions à tous les élèves qui osent y mettre un pied. Question de sécurité ici…

Quand arrive le printemps, vite, on appelle le déneigeur pour qu’il vienne nous aplatir cette montagne devenue noire. Ça coûte plus cher? Pas grave, on va trouver de l’argent, car plus aucun adulte de l’école n’a le goût de surveiller à la récré et de s’époumoner que la butte est fermée.

Alors, chers collègues du milieu de l’éducation, prenez votre mal en patience, car l’hiver risque d’être long cette année. Peut-être que notre nouveau ministre de l’Éducation a une solution pour cette fameuse butte…

Karine Filiatrault

 🙂

Top 10 des trucs que tu ne connais pas si tu habites un pays chaud.

L’hiver a ses charmes. Bien entendu, on pense aux sports d’hiver

L’hiver a ses charmes. Bien entendu, on pense aux sports d’hiver, aux sapins enneigés, au bonheur d’enfiler tuque et foulard…

Cependant, il y a une foule de trucs dont on parle peu et qui pourtant nous unissent, habitants des pays nordiques :

1— Gratter tes fenêtres de voiture, mais de l’intérieur.

2— « Kicker » le « moton » de glace accumulée derrière les pneus de ta voiture (oh, joie quand il tombe!)

3— Avoir les cils blancs lors d’un froid extrême.

4— Faire de la fumée avec ta bouche.

5— Avoir les joues rougies par le froid et apprécier la chaleur d’un feu de bois.

6— Bénéficier d’un congé d’école un jour de tempête (c’est vrai toute ta vie si tu as la chance d’être un enseignant!)

7— Sortir ta langue pour attraper des flocons.

8— Au printemps, entendre toute cette neige s’écouler, doucement, et du coup, observer le voisinage qui s’éveille.

9— S’émerveiller d’un coin de verdure, quelque part en avril…

10— Porter son manteau de printemps pour la première fois de l’année.☀

Voisins du sud, vous n’avez pas idée de ce que vous manquez!

Karine Lamarche

La première tempête

Ce matin-là, je

Ce matin-là, je suis toujours fébrile!

 

Le son des pelles et des gens qui se rassemblent à l’extérieur pour nettoyer leur entrée.

 

Le son de la télévision qui annonce la fermeture de l’école.

 

L’odeur du café (dont j’aurai certainement besoin en grande quantité aujourd’hui!)

 

La sonnette retentit et débarquent quelques amis qui viennent célébrer la première tempête!

 

Je me félicite déjà pour l’achat du méga format de chocolat chaud.

 

On sort bien emmitouflés et l’odeur de la neige m’apaise.

 

J’aime les jours de neige, mais celui-là a le pouvoir de créer en moi une sérénité qui n’a pas d’égal.

 

J’envoie une grosse dose d’amour à tous ceux qui seront pris dans la circulation cette journée-là.

 

On sait qu’on met des efforts pour enlever la neige et créer notre chemin pour se rendre à la maison, mais on est heureux.

 

Les enfants attendent l’arrivée des déneigeurs pour que le terrain se remplisse d’encore plus de neige…

 

Les balles de neige se font aller et les cris des enfants servent de bruit de fond.

 

Il y a la bonne soupe chaude le midi.

 

Le petit film d’après-midi.

 

Les enfants retournent à l’extérieur et j’ai un beau moment à les contempler s’émerveiller des petites choses de la vie.

 

Je suis chaque fois reconnaissante de ne plus avoir à sortir travailler et de pouvoir permettre à mes filles de vivre ces petits moments qui m’ont tellement apporté à moi quand j’étais enfant.

 

Martine Wilky

 

Mitaines, foulards, tuques et cie… bref l’hiver!

Je ne sais pas pour vous, mais moi, je n’étais mentalement pas pr

Je ne sais pas pour vous, mais moi, je n’étais mentalement pas prête au froid qui nous est finalement (et enfin pour certains *je ne vous comprends pas!*) tombé dessus!

Mea culpa : je DÉTESTE le froid!

Je suis de ceux qui auraient été si heureux de vivre là où l’hiver est chaud, sec, ensoleillé et surtout exempt de neige lourde à pelleter. J’aurais voulu me faire griller au soleil à l’année, les vagues me léchant les orteils. Nageant tout simplement dans une eau cristalline. **soupir**

Mais cette année, j’ai fait une promesse. (Quelle idée!) Oui, comme vous le savez, je suis mère de trois merveilleux enfants de dix ans et moins. Du coup, eux, ils ADORENT l’hiver. Malgré que chaque année, je m’efforce de m’habiller et de « jouer » dans la neige avec eux, de créer la « famille bonhommes de neige » à exhiber en façade de la maison, malgré mes efforts : ils le savent :

Maman a horreur de l’hiver!

Alors, je leur ai promis, en toute bonne foi, « d’essayer » de me réconcilier avec cette saison froide et transperçante d’humidité glaciale. Je n’ai qu’une parole! Alors je fais appel à vous tous, lecteurs et lectrices, pour me dire, pour NOUS dire :

Quelles sont vos raisons d’aimer cette…**grimace** saison?

Je voudrais que vous racontiez vos anecdotes joyeuses. Si vous insistez, vous pouvez aussi partager les moins plaisantes. Racontez-moi. Convainquez-moi que l’hiver, c’est aussi de la joie. Il fut un temps où j’appréciais… je ne sais ni quand ni comment j’ai changé d’idée. Mon appréciation a fondu, comme neige au soleil!

Il y a eu un temps où j’attendais la première neige impatiemment, où j’avais l’impression de « sentir » son arrivée. Je sortais, nez au ciel respirant l’air qui différait à CE moment précis de la première bordée de tous les autres airs. Même rendue adulte, il m’est arrivé de tirer la langue pour y accueillir les tout premiers flocons.

Vous vous rappelez ces neiges un peu ouatées? Ces immenses flocons que l’on sentait fondre doucement sur le bout de notre nez? J’arrive à me souvenir de ma joie en ces temps-là. Je ne sais pas pourquoi tout a changé.

Cette année, j’ai fait une promesse à mes enfants, mais en vous écrivant, je me rends bien compte que j’ai ENVIE de redécouvrir les joies de l’hiver. J’ai ENVIE de réapprendre à attendre cette première neige, à sauter pieds joints dans ses bancs blancs. J’ai envie de planter cette carotte en guise de nez en riant. En appréciant le moment tout simplement.

Dites-moi, aimez-vous l’hiver? Pourquoi? Si vous ne l’aimez pas, je vous encourage à revoir vos raisons. En vous écrivant ce texte ce matin, le bout du nez refroidi de ma sortie matinale, je pensais venir me plaindre contre cette saison et j’ai découvert au fil de mes mots que j’ai envie que cela change.

JE VEUX AIMER L’HIVER!

Voulez-vous m’y aider?

Simplement, Ghislaine

Hymne à la neige

Ce

Certains la détestent, d’autres l’attendent, les enfants sont contents de la retrouver… Oui, la première neige est arrivée! Elle est arrivée et encore une fois, je ne suis pas là pour la voir tomber. Vous me direz que je suis chanceuse, eh bien non, moi je ne trouve pas. Elle me manque, cette première neige. Ça fait treize ans que je n’ai pas pelleté mon entrée, que je n’ai pas fait chauffer mon char… mais j’idéalise l’hiver de loin. Mes racines sont au Québec. Mon pays ce n’est pas un pays, c’est l’hiver, et j’en suis fière! 

Elle arrive sans bruit, silencieuse dans ses pantoufles blanches; elle se fait discrète au début. Elle débarque dans la nuit noire, elle s’installe confortablement pour y rester! Cette première neige fait ressurgir un tas de souvenirs enfouis dans un tas de poussière. Son odeur me manque. Vous savez, cette senteur qui picote le nez, qui vous saisit à la première bouffée… ensuite cette sensation vive sur le visage. Une sensation de fraîcheur, de pureté, revigorante, énergisante. Sans oublier les bruits qu’elle fait sous vos pieds ou en tombant. Écoutez, elle crisse, elle craque sur les branches nues, elle s’accroche sous vos bottes. Et quoi dire de ce décor pittoresque enveloppé dans un épais brouillard! Chaque flocon est unique, délicat, il flotte dans les airs, suspendu au ciel. Regardez le paysage : tout est figé, intact, inégal. Je m’ennuie de cette toile gravée dans ma mémoire, mais aussi des sentiments qui accompagnent la neige et l’hiver.

Frimas, givre, neige molle, neige dure, neige fondante : tant de mots pour la décrire. La température est notre tissu social, il est notre sujet de conversation principal. La météo nous rassemble. L’hiver nous garde au chaud socialement. La neige n’a pas de couleurs, de limites, elle est le reflet de notre société québécoise. La neige est synonyme d’action, de festivals, de joie, elle nous nourrit d’une panoplie d’activités. Elle ne nous arrête pas, bien au contraire! Ski, raquette, glissade, patin, hockey… La neige c’est notre remontant durant ces longs mois.

Cette année, si tu vois tomber cette première neige, dis-toi que tu as de la chance!

 

Gabie Demers 

Activité d’hiver : Peinture sur neige

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Une activité d’hiver gratuite et avec du matériel recyclé que je fais à chaque année avec des enfants de tous âges: la peinture sur neige!

Contrairement au colorant alimentaire, l’encre des crayons feutres Crayola ne tache pas. J’utilise les feutres qui ne fonctionnent plus. J’ai placé dans mon local un sac dans lequel les élèves viennent porter leurs crayons au lieu de les jeter à la poubelle. 

1- On fait tremper les crayons pendant au moins une heure dans un contenant d’eau. L’eau colorée doit être le plus foncée possible pour que ça paraisse bien sur la neige. Je suggère donc d’y mettre plusieurs crayons de couleurs similaires dans le même pot. 

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2- On retire les crayons des pots, on s’arme de pinceaux et le tour est joué!

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3- Avec cette eau colorée, en plus de peindre la neige, on peut en faire des boules de neige colorées. J’en ai aussi fait congeler dans des moules à glace pour faire un jeu de chasse au trésor. Les enfants peuvent ensuite jouer ou les frotter par terre pour dessiner. J’ai aussi fait l’expérience de rentrer la neige à l’intérieur dans un gros bac et de la colorer avec des seringues et et des compte-gouttes. 

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Voilà! Amusez-vous! 

 

Krystal Cameron, éducatrice spécialisée 

www.parentsconfiants.ca

Le souffleur à neige a eu raison de la féministe en moi… Texte: Mélanie Paradis

Je suis la première à crier sur les toits qu’une femme peut tout

Je suis la première à crier sur les toits qu’une femme peut tout faire, qu’elle n’a rien à envier aux hommes…

Et puis, il y a eu ce jour-là. Ce jour d’après tempête où l’homme est parti travailler. Je regarde par la fenêtre et je vois la neige. Cette tonne de neige tombée en une seule nuit. Je me dis que ce n’est pas si grave, que je n’ai pas à sortir. Et là, le téléphone sonne.

« Madame Paradis, c’est le docteur de Leïla. La culture d’urine est revenue positive, il faudrait que je voie Leïla. J’ai une place à 11 h 15. » My God! C’est dans deux heures, ça.

« D’accord, on sera là. »

Et là, je pense au mur blanc qui m’empêche de sortir en voiture. En plus, l’homme étant pressé ce matin, a poussé sa neige à lui sur ma pile de neige à moi.

Allez! On habille la troupe (avec une collaboration plutôt absente) et on sort pelleter. Après trente minutes de pelle traîneau, le visage rouge suintant l’effort, la merde blanche étant beaucoup plus pesante que je pensais, la gorge en feu de ramener mes filles à l’ordre (bon, ok, d’essoufflement aussi), je capitule. Je regarde le foutu mur blanc et il est pratiquement intact, à croire que je pelletais avec une pelle d’enfant.

Je pense soudainement au souffleur de l’homme, dormant paisiblement dans le cabanon. Je me dis que la solution est là qui m’attend sagement.

Je me dirige difficilement vers le cabanon, j’ouvre la porte et je l’admire, mon miracle. J’étudie le tout un peu. Allez, la grande! Si l’homme est capable, toi aussi. Je pèse innocemment sur le démarreur électrique. Tout toooouuut toooooooout! Et bang ! Plus rien. J’essaie de nouveau, même résultat. Encore une fois… Cette fois, ce sera la bonne… non pas du tout. L’osti de gréement refuse de partir… J’ai juste une envie, c’est de le frapper à grands coups de pied en jurant.

J’essaie de le starter de façon manuelle, je suis toute pognée dans un racoin. J’essaie de bouger la chose qui, dans la main de l’homme a l’air de peser une plume, mais pour moi, c’est comme essayer de déplacer un bloqueur sur la ligne offensive au football. Tout ça prise dans mon culotton dernier cri un peu trop ajusté, l’homme, lui, n’étant jamais pris dans son culotton marine directement sorti des années 80.

Je tire sur la corde. Je n’obtiens même pas un rot de sa part, c’est comme si je m’étais contentée de le flatter. À quoi bon mettre un piton start là-dessus si on ne peut pas le starter avec? C’est pas supposé partir one shot? L’homme étant si fier de sa machine, on s’attendrait que celle-ci soit parfaite. Ben non, juste une cochonnerie de plus qui traîne dans le cabanon. Je fulmine, je regarde l’heure, je panique. Je n’y arriverai jamais… Parce qu’ici, on en a de la neige. De la grosse neige pesante, aussi lourde que les bottes du gars qui conduit le tracteur déneigeur. Tu sais, ce gars-là que l’homme refuse d’engager parce qu’il a son foutu souffleur à neige…

Et là, miracle… mon voisin qui pelletait chez lui arrive… Il m’a sûrement entendue répondre au moins cinquante fois à mes filles :

« Maman, quoi tu fais? »

« J’essaie de starter l’osti de souffleur à votre père. »

Donc, le voisin arrive avec son gros tracteur et dégage le mur avec une facilité déconcertante…

Je ravale mon orgueil féministe et lui fais un gentil signe de la main pour le remercier…

Et là, je plie mon linge, en endormant mes filles et en faisant les lunchs pour le lendemain, mais déneiger (chant d’oiseaux)…

Mélanie Paradis

Play Snow : un igloo amusant et sécuritaire!

L’inventeur Éric Villiard est un ancien membre de l’équipe canadienne de ski alpin. Après tro

L’inventeur Éric Villiard est un ancien membre de l’équipe canadienne de ski alpin. Après trois participations à une série de compétitions internationales, il attrape la mononucléose et manque sa chance d’aller aux Olympiques. Une fois sa carrière de skieur terminée, il retourne à l’université et obtient des diplômes en administration, marketing et en finance. Même s’il ne pouvait plus être un athlète d’hiver, Éric a conservé sa passion pour l’hiver et la neige. L’idée de créer cet igloo lui vient de cette passion, mais aussi d’un évènement traumatisant qu’il a vécu lorsqu’il était enfant. À l’âge de 10 ans, un igloo s’est effondré sur lui. C’est son père qui l’a secouru et par le fait même sauvé la vie. Il a donc voulu créer quelque chose de sécuritaire pour ses enfants.