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Être une maman sans s’oublier — Texte : Stéphanie Dumas

Dans chaque maman, il y a une femme. Lorsqu’on devient mère, notre vie est transformée à tou

Dans chaque maman, il y a une femme.

Lorsqu’on devient mère, notre vie est transformée à tout jamais. Nous devons répondre aux besoins de ce petit être qui devient notre priorité. Ce petit être qui devient le centre de notre univers. Les enfants sont ce que nous avons de plus précieux. Nos enfants dépendent de nous, mais nous avons aussi besoin d’eux.

Par contre, nous devrions toutes essayer de ne pas nous oublier dans ce tourbillon qu’est notre quotidien. Oui, je sais, il y a tant à faire que nous repoussons toutes au bas de la liste les moments que nous nous réservions pour nous au premier imprévu.

Quand avez-vous pris un moment pour vous la dernière fois ?

Je ne parle pas d’une vingtaine de minutes dans le bain ou pour regarder votre cellulaire dans la voiture, mais d’un vrai moment pour faire une activité et décrocher de votre rôle de maman ?

Pourtant, nous ne devrions pas repousser ces moments aussi facilement. Nous devrions mettre un peu plus l’accent sur ces instants pour notre bien-être et même celui de nos enfants ou de notre famille. Si nous pensons à nous et que nous sommes heureuses, nous serons en mesure d’offrir une meilleure version de nous à ceux qui sont le centre de notre vie. Il faut savoir miser sur soi.

Si vous le pouvez, demander l’aide de vos proches pour vous offrir des moments de répit pour vous. Même s’ils sont peu fréquents, ces moments sont bénéfiques. Une maman ne devrait pas toujours passer en dernier. Une maman, c’est la personne qui compte le plus pour ses enfants. Cette maman est aussi une personne à part entière avec des rêves, des aspirations et des besoins. Une maman a besoin de temps pour elle. Elle a besoin d’une vie sociale, d’amour, de réconfort, de temps pour elle-même. Elle mérite également de pouvoir se poser et prendre du repos. Une maman a besoin de douceur et de tranquillité pour refaire le plein d’énergie.

Entre mamans, soutenons-nous pour nous offrir du temps pour nous.

Stéphanie Dumas

Entendez-vous la voix des vacances ? Texte : Nathalie Courcy

Je me suis offert deux nuits dans un gîte pendant la relâche. Seule. Juste assez loin de chez moi

Je me suis offert deux nuits dans un gîte pendant la relâche. Seule. Juste assez loin de chez moi pour être dépaysée, mais pas pour me ruiner.

J’y vois le blanc de la neige à perte de vue. La rivière gelée. Les arbres, le ciel, l’espace.

J’y entends le silence. La jasette des coyotes. La voix basse des propriétaires.

J’y sens le parfum des chandelles, le repas libanais qui cuit. La mousse du bain que je me fais couler.

Je m’y dépose, avec mes livres, mes cahiers, ma balle de laine, mon tapis de yoga. J’y ai apporté la partie de moi qui voulait prendre soin de moi. J’ai laissé derrière les responsabilités, les tracas, les urgences. Ils y seront encore à mon retour, mais moi, je les verrai un peu différemment, comme s’ils étaient devenus un filigrane pâle sur une page.

Enceinte, on cohabite à temps plus que plein avec notre enfant, pendant neuf mois, plus ou moins quelques semaines. On est loin des gestations éléphantesques de 22 mois, mais quand même, cette fusion persiste même après la sortie de l’utérus. La survie humaine est ainsi programmée : bébé a besoin d’un adulte, d’un parent, et si possible de sa mère, pour rester en santé et en vie et pour devenir autonome.

Vient un temps où c’est à la maman de sortir de la bulle construite avec son enfant. C’est sain pour lui, c’est sain pour elle. Comme pour toute transition, il peut y avoir une impression d’être « arraché », de se lancer dans l’inconnu, de tomber dans le vide. Ne plus savoir ce que fait notre bébé (nos ados aussi sont nos bébés…) en tout temps, ne plus savoir qui on est sans notre bébé.

Même si je m’absente à l’occasion de la maison pour le travail, je constate que je l’ai peu fait pour prendre soin de moi ou par pur loisir. Ce n’est pas naturel pour moi de m’éloigner de mes enfants, je dois m’y entraîner, développer l’habitude pour la rendre plus confortable. Je le fais par nécessité, mais aussi parce que je les vois, eux, s’éloigner tranquillement. Ils grandissent et les pas qui les éloignent de moi s’allongent de plus en plus. Ainsi va la vie qui va…

Donc plutôt que de me rebeller et de tout faire pour les retenir, je préfère me pratiquer à les laisser s’éloigner… en m’éloignant une fois de temps en temps. J’existais avant eux, j’existerai après ! En version modifiée, améliorée. Quand je prends soin de moi, je prends soin d’eux et bonus : je leur donne l’exemple.

Nous recommençons bientôt un blitz école-activités-amis-rendez-vous jusqu’à la fin de l’année scolaire. Ce n’est pas moi qui suis assise devant les profs, mais quand même, je suis derrière, en soutien, en encouragements, en « go, t’es capable », en réveil le matin. Donc la relâche, c’était pour moi aussi !

J’avais besoin de petites vacances pour être plus présente à moi, plus présente à eux. Je me suis entendue. Je me suis écoutée.

Pourquoi attendre que l’épuisement, la maladie ou la dépression nous soufflent à l’oreille d’arrêter quand on peut choisir le meilleur moment et la meilleure façon de le faire ?

Entendez-vous ? Il y a une petite voix qui me dit de reprendre des mini vacances bientôt…

 

Nathalie Courcy

 

Les mots – Texte : Line Ferraro

J’ai le goût d’écrire, mais les mots ne viennent pas aussi facilement qu’à l’habitude. J

J’ai le goût d’écrire, mais les mots ne viennent pas aussi facilement qu’à l’habitude. J’ai besoin de réfléchir, de faire de la place dans ma tête pour que les mots puissent s’installer et prendre forme. J’ai besoin de ce moment thérapeutique pour me sentir mieux. J’ai besoin d’évacuer mes maux.

Certains mots restent aussi pris au fond de ma gorge. C’est difficile d’en parler. Ma gorge est serrée. Mon cœur est lourd. Je ne sais pas trop ce qui se passe… Pourtant, je sens qu’ils sont là, prêts à exploser. Ils se retiennent, ils n’osent pas sortir de leur cachette. Mon anxiété les retient. Mais j’ai besoin de sortir de ces maux qui me grugent l’âme et qui me font fuir ma vie.

Les mots n’arrivent pas à se frayer un chemin de mon cœur à mes doigts… C’est sûrement mon cerveau qui mène en ce moment. Mon cœur se débat, mes mains sont moites et glissent sur mon clavier. Mes yeux s’embrouillent et je ne perçois plus les lettres. Il faut qu’ils sortent pour que je me sente mieux. J’ai besoin de me vider la tête et le cœur.

Mais je ne trouve pas les mots. J’ai le goût de crier ! J’ai le goût de pleurer ! J’ai peur !

Mais de quoi ? Aucune idée ! J’ai chaud. On dirait que je vais perdre connaissance. Ce serait si facile de se laisser tomber, de se laisser partir… J’ai l’impression que quelqu’un a pesé sur un bouton et que mon être cherche à s’échapper de mon corps.

Mais je devrais plutôt essayer de dormir, de me laisser porter par le bruit de la musique que j’ai choisie. Me laisser bercer par les mots de quelqu’un d’autre. Respire ! Respire !

Des pensées hors de mon contrôle se sont emparées de mon esprit et elles rejouent en boucle des scénarios tous plus intenses les uns que les autres. Des histoires dont je ne connais ni le dénouement ni la fin, et cela m’inquiète au plus haut point.

J’ai des serrements à la poitrine, je fais sûrement une crise cardiaque. Mais non ! Souviens-toi ! C’est ton diaphragme qui se gonfle comme un chapiteau. Respire ! Respire !

Je dois m’accrocher à quelqu’un pour sentir que j’existe encore ! C’est tellement flou dans ma tête. Pose ta main dans mon dos, tiens-moi la main. Parle-moi ! Dis-moi que je suis toujours là… Je n’ose plus parler de ce que je vis, de ce que je ressens. Mon chum ne sait plus comment m’aider. Et je le comprends ! J’ai vraiment besoin d’aide extérieure !

 Mes maux

Ma première thérapie, je l’ai faite à 27 ans. Je cherchais à me comprendre depuis plusieurs années déjà. J’avais pris part à plus de décès que de mariages. Mon parrain est décédé lorsque j’avais 7 ans, ma mère et son chum sont décédés tragiquement dans un accident de moto 11 mois plus tard ; au décès de mon père, j’avais 15 ans, et 21 ans au décès de mon grand-père. Trop de grands deuils à faire pour une seule personne.

Mes maux étaient toujours ancrés dans mon cœur et dans mon âme. J’ai poursuivi ma route, du mieux que je pouvais, avec les ressources que j’avais en moi. Puis, je suis devenue mère assez rapidement. À 31 ans, après un mois de fréquentation, et avec tous les moyens pour ne pas que ça arrive, je suis tombée enceinte. Trois ans plus tard, nous avions trois enfants (jumeaux). La vie était plus douce, plus calme, mais j’avais toujours un vide à l’intérieur. Et puis bang, à 38 ans j’ai dû m’arrêter quelques mois pour prendre soin de moi. J’ai reçu un diagnostic d’anxiété généralisée, de trouble obsessif compulsif et de trouble de l’adaptation. J’ai pris un rendez-vous avec une psychologue. Ça me faisait du bien de parler à quelqu’un qui ne pouvait pas me juger, qui ne pouvait pas me dire des commentaires tels que : Sois forte ! Y’ en a des pires que toi ! Sois courageuse !, c’est comme ça la vie ! Le p’tit Jésus t’a envoyé des épreuves à vivre car tu es capable de les surmonter et qu’il t’aime ! Ben oui, toé !

Le renouveau

À 50 ans, j’ai fait une dépression majeure. Cette fois-ci, j’ai pris 18 mois pour prendre soin de moi. Psychologues, thérapie cognitivo-comportementale de groupe, thérapie par le chant, ergothérapie en santé mentale, méditation. J’ai tellement grandi lors de ces thérapies. J’ai pu faire un grand ménage et je me suis débarrassée de bien des maux. C’est l’un des plus beaux cadeaux que je me suis offerts.

Une chance que j’étais bien entourée autant par ma famille que par mes amies. J’ai osé demander de l’aide. C’est important de parler, d’exprimer ce que l’on ressent, de vivre nos émotions. Il faut aussi des personnes capables d’être à l’écoute de l’autre. Toutes ces thérapies m’ont tellement aidée à cheminer, à comprendre, à me faire confiance et à accepter qui je suis.

Notre santé mentale est aussi précieuse que notre santé physique.

Le beau

Aujourd’hui, j’ai 55 ans et j’arrive beaucoup plus facilement à gérer mes angoisses. Je les sens venir et j’en ai beauuuuuucoup moins qu’avant. J’ai appris à m’arrêter avant que tout déborde. J’ai appris à écouter ma petite voix dès qu’elle me fait signe et avant que celle-ci ne me raconte n’importe quoi…

Line Ferraro

 

Se connaître et s’aimer… malgré tout! Texte : Audrey Léger

Se connaître et s’aimer malgré tout, c’est le travail d’une vie. Surtout quand on devient ma

Se connaître et s’aimer malgré tout, c’est le travail d’une vie. Surtout quand on devient maman. Oh ! là là qu’on peut être dure envers soi-même. C’est un processus doux, lent, qu’il ne faut pas négliger. Oui, il faut tout d’abord regarder derrière soi le chemin parcouru pour mettre le doigt sur le bobo ! Ma psy m’a aidée (oh ! oui) mais l’essentiel vient de l’intérieur…

Autrefois, j’écrivais beaucoup. Je tenais un journal intime et j’écrivais des poèmes. Tout ça, entre 8 et 16 ans. Ce qui m’envahit aujourd’hui était déjà là depuis longtemps. Tout tourne autour du regard des autres, du jugement, de la souffrance dans l’ignorance. Le doute qui me gruge, l’amour qui me déchire. Relire ces pages me fait voir à quel point je me suis toujours jugée sévèrement. Je parle de moi comme si j’étais un monstre. Comme si j’étais une cause perdue, un être égoïste et solitaire.

Un jour, je suis tombée en amour. Un amour sincère qui m’a fait vibrer et qui m’a envahie de la tête aux pieds. Cet amour a fait naître deux beaux enfants. C’est fabuleux. Des enfants qui m’aiment à m’en rendre un peu folle. Comme si je ne méritais pas cet amour. Parce que je suis une mauvaise personne. Parce que je me déteste…

Je suis constamment en train de me prouver que je mérite le bonheur. Par mes efforts, par ma rigueur, par mon humour, par mon authenticité. Je suis quelqu’un qui comprend, qui tolère, qui accueille, qui oublie, qui pardonne et qui s’excuse… souvent. Et qui culpabilise… toujours.

J’aimerais être IRRÉPROCHABLE, et ce, à chaque seconde de ma vie. Je veux être la « maman de Caillou » qui ne se fâche jamais, l’amie disponible, la blonde qui cuisine, la femme de carrière épanouie. La vérité, c’est que je me déçois. Je suis meurtrie par mes erreurs. Aujourd’hui je peux le dire. Je suis honnête et vraie, je suis sans artifice et sincère. Je grandis et j’accomplis une tâche colossale… celle de M’AIMER EN PRIORITÉ !

Cette histoire n’est pas triste, elle est merveilleuse. Fais de ta souffrance ta force ultime. Deviens cette guerrière qui se tient debout et fière. Ensemble, tout est possible. Merci d’être la personne que tu es pour les autres et pour toi.

Audrey sans artifice (Instagram)

#selfcare

#amourdesoi

#indulgence

#developpementpersonnel

#pleineconscience

Et l’ombre sera derrière… Texte : Solène Dussault

Tourne-toi vers la lumière et l’ombre sera derrière. La lumière,

Tourne-toi vers la lumière et l’ombre sera derrière. La lumière, ma vérité, mon authenticité. Ce qu’il y a de plus précieux dans l’instant présent.

Je suis partie du travail il y a plusieurs jours. Pour me réchapper, me protéger. J’ai déposé les armes pour mieux me choisir. Parce que je m’aime assez, que j’ai assez de respect pour moi. Je n’aurais sans doute pas pris cette décision il y a de cela dix ans. Avant, je n’aurais pas pu laisser les autres poursuivre la mission sans moi. Je me trouvais irremplaçable et indispensable… Il n’y avait qu’une seule MOI, et c’est encore le cas. Sauf que… la vie m’apprend, tous les jours. Ils sont mieux sans moi. Ils ont besoin d’une moi qui est là, présente, à part entière. Pas une grise ni une beige, une asphyxiée ou une engourdie.

Depuis que je suis partie, je suis ici et maintenant. Je suis dans la lenteur, dans les siestes. Je suis assise au soleil, dans la maison, un livre à la main. Je décide. Je me laisse porter au gré de mes envies. Il y a des moments, enfin, pour ma créativité, celle qui réchauffe mon âme, me comble. Je me tourne vers ma lumière, comme le tournesol. Ma nouvelle vie est riche de tout ce que je mets dedans.

Ma lumière, c’est mon essence, ce qui me définit, ce qui n’est pas dicté par les autres. Mon courage, celui de prendre des décisions difficiles. Ma force, celle qui est de m’accompagner, avec bienveillance et bonté. Mon autonomie, qui me permet de me prendre dans mes bras, de me serrer fort, de me redire encore et encore que tout est parfaitement imparfait. Ma vulnérabilité aussi, c’est ma lumière. M’ouvrir à ce que mes amies veulent m’apprendre sur moi. À ce qu’elles me rappellent, souvent, que je suis une battante qui a l’humilité de s’écouter. Elles me touchent au plus profond de mon cœur, par leur présence. Une lumière pour moi. Et c’est aussi de demander de l’aide, de recevoir, d’être accompagnée par une perle, qui me remet sur ma route avec amour et humour.

Et les journées passent… Depuis que je prends du temps pour moi, je sors faire des anges dans la neige, comme lorsque j’étais enfant. J’allume des bougies sparkle, que je plante dans ma rôtie. Je regarde l’étincelle qui jaillit et elle me rappelle que je suis bien en vie, dans mon instant présent. Je me prélasse dans un bain mousse, pendant que la vie se poursuit autour de moi. Je m’assois dans un cinéma en plein après-midi. J’ai pris le temps de mettre mes bras autour d’un arbre, oui, oui ! Comme pour l’embrasser, le cajoler. J’ai attendu, le souffle arrêté. Je me suis sentie pleine, pleine de vie. J’ai regardé un écureuil aussi. Il était posé sur sa branche, me fixant de son regard nerveux. Il m’a fait penser à moi, à la recherche de son équilibre.

Et l’ombre sera derrière… Le renoncement. Dire non. Refuser. M’éloigner. Ne plus accepter. L’ombre c’est tout ce je dois laisser aller, qui ne m’est plus utile. C’est ce qui s’accroche à moi, comme un boulet. L’ombre c’est la peur qui m’empêche d’avancer, d’aller vers de nouveaux élans. Je n’ai pas besoin de cette noirceur. Je la laisse partir. Je m’appartiens.

Solène Dussault

Une heure du bain qui sent zen!

Je lisais d’anciens articles sur le blogue cette semaine et je sui

Je lisais d’anciens articles sur le blogue cette semaine et je suis tombée sur quelques textes qui parlaient des (RARES) moments où nous, les mamans, pouvons enfin nous reposer avec nos petits rituels et prendre un bain. Le fameux self-care dont on entend souvent parler.

Maintenant, quand j’entends parler de bain, je sens souvent la pression monter dans la maison juste à l’idée de devoir courir partout pour attraper les filles pour faire trempette dans l’eau rapido et les laver à la vitesse de l’éclair.

Pourquoi donc est-ce que je recherchais douceur et relaxation pour mon moment à moi, mais que je me contentais du stress et du chaos pour mes enfants ? Ils ont leur journée dans le corps eux aussi. Ils ont de bonnes et de moins bonnes journées. Qui va s’occuper de leur montrer les bonheurs du bain si moi, je ne fais que jouer à la pieuvre pour attraper savons, serviettes et mes deux filles ?

Ça fait un petit moment que je teste quelques produits avec mes filles pour créer une routine agréable qui va les amener tranquillement vers le sommeil (un jour…) Quand vient l’heure du bain, je range mon cellulaire, on tamise les lumières, on se met une petite musique douce et je demande aux filles de sortir notre petite boîte magique et de choisir un produit. Je n’en ai pas beaucoup, mais les filles ont déjà leurs coups de cœur.

Les voici :

  • Les produits GOM-MEE

Gom-mee est une compagnie québécoise que j’affectionne particulièrement pour mes enfants. Des produits non toxiques qui respectent la peau fragile et sensible des tout-petits. J’adore le côté ludique et original de leurs produits. C’est coloré et conçu avec et pour les enfants. J’ai presque autant de fun que mes filles à les utiliser quand on joue toutes ensemble. Gros coup de cœur. Ils ont plusieurs autres produits que je vous invite à découvrir sur le site de Gom-Mee 

  • Bubble Whoosh

J’ai deux filles donc c’est certain que dès qu’il y a du rose, c’est un gros plus! J’ai trouvé chez Clément cette poudre magique sans produits chimiques, qui colore l’eau et qui sent vraiment trop bon! Il y en a de différentes couleurs. En plus, le produit hydrate et apaise délicatement les peaux sèches et sensibles. Le préféré d’Anna.

  • BATHORIUM – Little Charlie

Je connaissais déjà les produits pour adultes de Bathorium, que j’adore. Bathorium crée des produits de bain haut de gamme qui fortifient et restaurent le corps, l’esprit et l’âme. Juste à sentir leurs produits et on se sent déjà bien. Le produit pour enfants Little Charlie est un bain de noix de coco et d’avoine. Dès que je fais couler le bain, j’en ajoute!

Grâce à ma petite boîte magique, j’arrive enfin à profiter du moment bain avec mes filles tout en décompressant moi aussi de ma journée. Si jamais vous connaissez d’autres produits chouchous, n’hésitez pas à me les faire connaître! J’ai en masse de place dans ma boîte. 😉

J’aime ça la crème glacée — Texte : Kim Boisvert

Moi j’aime ça la crème glacée.

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Moi j’aime ça la crème glacée.

Je me suis longtemps levée la nuit pour en manger. En appartement ? Certes. Mais aussi quand j’habitais chez mes parents, jadis.

Je me levais et je prenais une grosse cuillère à soupe. Ne vous demandez pas comment j’ai eu ce corps de déesse grecque.

Avouez que le soir, ou plutôt la nuit, de la crème glacée au chocolat, ça se mange à la pleine 15 ml. Même que tout le temps, ma 15 ml ressemblait bien plus à une 5 012 047 ml. Je la plongeais vigoureusement en plein dans le milieu du rectangle cartonné de la marque maison de crème glacée présente dans notre congélateur. Et je me délectais de cette matière ultra calorique comme si c’était le meilleur truc que j’avais mangé à vie ! Ma mère avait le tour avec les cochonneries. Je suis certaine qu’elle se disait : tant qu’à manger de la scrap, aussi bien en prendre de la vraie, pas chère !

On était loin du Chocolats Favoris ! Sélection Mérite, Chapman’s et President’s choice guidaient mes nuits à tour de rabais.

Dans ma vie d’adulte, eh bien, même affaire. Insomnie ? Pourquoi pas me récompenser d’être debout par une belle grosse pioche à saveur de menthe et pépites de chocolat. J’avais presque hâte de faire de l’insomnie ! Je crois que mon cerveau disait : Menthe Glacée à Kim Boisvert. Vite, lève-toi !

Mais dans la crème glacée, il y a du lactose et de la caséine (j’ai vérifié dans Google pour ne pas l’écrire tout croche, je ne voudrais pas que ma kiné pleure devant un amas de lettres mal alignées !) Et moi, le lactose et la caséine, ça marche moyen dans mon système. Je pète, je viens le ventre dur comme la tête à ma sœur et je feele pas bien. Bref, ça me fuck le système. Ça et le gluten. Et les gens qui ne savent pas payer aux caisses libre-service du Dollarama. Même affaire.

Pendant un souper avec des patrons hauts placés, un d’eux m’a demandé  (je vais traduire ça pour mon beau-père, pour être certaine qu’il comprenne que je suis capable d’y faire honte, même en anglais !) :

JG —What about the gluten free ? (C’est quoi l’affaire du sans gluten ?)

Moi : I’m intolerant. (Je suis intolérante)

JG : What happens when you eat gluten? (Qu’est-ce que ça fait quand tu manges du gluten ?)

Moi : I fart and it smells like shit. (Je pète et ça sent la marde)

Alors voilà. Moi j’aime ça la crème glacée. Mais dès demain, je fais le choix de couper les produits laitiers et le gluten. Parce que c’est pas bon pour moi. Oh, mes nuits d’insomnie ne seront plus les mêmes. Mes cuillères à soupe serviront pas mal moins.

Mais parfois, y a des moments où on choisit de faire les choses pour nous, pas pour les autres. Pas juste de dire : je vais essayer. Non. Je vais le faire. Pour moi. Pas parce que Dr Leclerc me l’a demandé. Parce que je comprends que ça me nuit. Et c’est pas comme si les boyaux internes du côté maternel étaient faits de béton armé. Une plomberie digne d’Aurore.

C’est donc pour ça que je vais retirer ça de mon alimentation.

Parce que je suis assez grande pour faire mes choix et que de dire non à du pain, de la farine, du fromage et de la crème glacée, c’est de dire oui à une qualité de vie bien meilleure.

C’est dire non à des kilos en trop.

C’est dire non à des pètes odorants.

J’ai envie de vous demander si vous, vous faites vos choix ou si ce sont les autres qui les font pour vous. J’ai 28 ans et j’ai encore de la difficulté à aller contre-courant de l’opinion des gens. J’entends déjà les gens dire : une fois, ça te tuera pas !

C’est bien vrai. Mais j’ai envie que ça vienne de moi. Pas des jugements des autres.

Faites vos choix. Vivez-les mais surtout, vivez avec. Si vous avez le goût de vous marier en Irlande, cool ! Nouveau piercing ? Génial ! Nuit blanche un mardi soir ? Mais certainement ! Mais vivez. Y a que ça de vrai.

Je vous embrasse. Je repousse le moment où je parlerai des gens extraordinaires de ma vie. Mais je suis de même, un peu feeling, beaucoup Freestyle.

Pour le moment, j’avais envie de vous assurer que même si je fais des pètes odorants (et que ça me rendait attachante), je ne lâche pas ! ÇA ACHÈVE ! 🙂

Kim Boisvert

Et si aujourd’hui… Texte : Maïka

Souvent, je me parle à moi-même. Je m’écris des lettres, dans m

Souvent, je me parle à moi-même. Je m’écris des lettres, dans ma tête. Pendant que je fais le souper ou pendant que je fais du ménage. Je m’explique à moi-même comment je me sens. Comme si ça allait faire du bien, comme si transposer mes émotions sur cette page blanche imaginaire allait faire que tout se replace.

Cette semaine, on m’a dit que j’avais toujours l’air heureuse. Pour vrai… qui est toujours heureux dans la vie ? Personne. On a tous des hauts et des bas. On est humains ! Le problème, c’est ce que les autres voient de nous, et ce qu’ils veulent bien nous laisser voir.

En fait, le bonheur, c’est quoi ?

C’est une multitude de petites choses qui s’emboîtent jour après jour pour former un noyau qui nous tient debout, qui nous tient en vie.

Le problème survient quand ce noyau n’est plus suffisant ou plutôt quand on s’est trompé de noyau.

À la base, le bonheur devrait être vous-même.

Chaque jour, on devrait être en mesure de se regarder et de s’aimer. Parce que si on ne s’aime pas assez, qui le fera pour nous ?

Je suis la première à me dire que l’important, mon vrai bonheur, c’est ma famille… mes enfants.

Mais quand mon Chum part au travail et que mes enfants sont à l’école, je me retrouve inévitablement confrontée à celle que je ne connais plus et que je délaisse depuis tant d’années : moi-même.

C’est à ce moment que ça rentre dedans.

As-tu déjà pris le temps de t’asseoir devant le miroir et de t’analyser. Pas seulement physiquement, mais mentalement. T’analyser sous toutes tes coutures.

La question est celle-ci : es-tu heureuse avec toi-même ? Voudrais-tu que tes enfants suivent ton chemin ?

Pour certaines, la réponse est sans contredit OUI !

Pour d’autres, c’est ambigu… oui sur des points et non sur d’autres.

Et malheureusement, pour plusieurs, la réponse sera NON !

Et si aujourd’hui, je te disais quelque chose que tu sais déjà, mais que tu as sûrement oublié.

Si je te disais que de t’aimer et de t’apprécier est la chose la plus importante au monde… pour toi ET pour tes enfants.

Un jour, ils referont inévitablement ce qu’ils ont vu toute leur vie.

Si tous les soirs, tu rentres de travailler la mine basse, sans la moindre vie intérieure… c’est ce qu’ils tiendront pour acquis à propos de la vie.

Si tu te chicanes sans cesse avec les gens autour de toi, ils reproduiront les mêmes choses avec leurs amis et les gens autour d’eux.

Si tu ne t’aimes pas et tu ne te respectes pas, ça va transparaître et se ressentir et ils finiront peut-être par engloutir ton énergie jusqu’à ce qu’elle fasse partie d’eux aussi. Parce que les enfants, ce sont de vraies petites éponges à émotions.

Tantôt, je te disais que tu devais être la plus importante pour toi-même alors, pourquoi est-ce que soudainement, je rapporte tout à tes enfants ? Parce que c’est souvent le meilleur moyen de faire comprendre quelque chose à une maman.

C’est là que ça fait mal, que ça blesse. De prendre conscience qu’on pense agir dans le meilleur intérêt pour nos enfants et nos proches, et que malheureusement, c’est le contraire.

On n’agit correctement ni pour nous ni pour eux !

Alors, pour une fois… choisissons-nous !

Et pour celles qui seraient tentées de se dire que je parle au travers de mon chapeau en ne sachant pas ce que c’est de ne pas s’apprécier…

Aujourd’hui, je me suis levée et j’ai évité le miroir. Jusque-là, c’est pas nouveau…

Je n’ai pas fait mes sourcils depuis des années… et je ne me maquille jamais sauf si je suis en tournage.

Je me lave les cheveux une fois par semaine, au point où même mes enfants remarquent quand je ne ressemble pas à la chienne à Jacques.

J’ai pris quarante livres depuis trois ans. Et non, ce n’est pas à cause de ma grossesse. C’est parce que je m’alimente tout croche et que je manque de rigueur quand vient le temps de couper ce qui est mauvais pour ma santé et mon poids.

Je n’ai pas de manteau d’hiver qui me fait. Je porte celui de Hayden, que je lui ai acheté au début de l’année. Celui qu’il ne veut pas porter parce que je l’ai pris trop grand pour lui.

La fermeture éclair ne fonctionne pas… c’est chic ! Je pourrais clairement en acheter un large de femme… mais NON, parce que c’est bien mieux d’attendre de reporter mes anciens Xsmall (J’écris et je me trouve moi-même ridicule…).

Je n’ai aucune paire de jeans qui me fait et je refuse d’en acheter d’autres parce que depuis dix-sept mois, je me dis que je vais rentrer dans mes foutus jeans taille 27 sous peu. La réalité, c’est que je porte du 30 et que le 27 ne monte pas plus haut que mon genou.

Mes chandails sont tous des chandails hyper confos et très grands. Ça me permet de bien me cacher et comme ce sont des oversize, psychologiquement, je me dis que je porte encore du Xsmall et du small…

Est-ce que je fais pitié ? PANTOUTE !

Je comprends que j’ai choisi, sans le vouloir, d’être ce que je suis aujourd’hui.

J’ai choisi de mal m’alimenter. J’ai choisi de ne pas m’arranger. J’ai choisi de ne pas m’acheter des vêtements à ma taille !

Je suis le maître de ma vie, et présentement, ça ne vole pas haut.

Mes enfants sont heureux et ne manquent de rien. Mais moi, je manque de… MOI !

Et je ne veux SURTOUT pas qu’Anna et Livia pensent que c’est normal d’être ainsi.

J’ai réussi au niveau professionnel. Je fais des sous et je suis indépendante financièrement. Le problème est loin d’être par rapport à ça… C’est beaucoup plus profond.

On parle ici de respect de soi et d’amour-propre.

C’est fou pareil parce que je suis certaine que je ne suis pas la seule à vivre ce genre de situation.

J’ai réalisé aujourd’hui que j’avais 34 ans… dans ma tête, j’en ai encore 30 ! Comme si ma vie s’était mise sur pause à une période distincte de ma vie.

Voilà c’est dit ! J’ai enfin mis sur papier tout ce qui me passe habituellement par la tête.

Tout ce que je mets dans un petit tiroir de mon cerveau et que je referme une fois que j’ai réussi à m’exprimer.

C’est cliché, mais… Et si aujourd’hui était le premier jour du reste de ma nouvelle vie ?

Et si aujourd’hui était le premier jour du reste de… ta nouvelle vie !

Maïka

Éloge à mon corps — Texte : Karine Larouche

À toi, mon petit corps d’amour. C’est rare hein que je t’appe

À toi, mon petit corps d’amour. C’est rare hein que je t’appelle comme ça, avec autant de délicatesse ? Je le sais que notre relation n’a pas toujours été très bonne. Je n’ai pas pris soin de toi comme tu le méritais. Je ne t’ai pas souvent chouchouté. Je t’ai « bardassé », parfois plus brusquement que j’aurais dû. Je n’ai pas souvent pris le temps de t’écouter. Je t’ai souvent intimidé en te traitant de toutes sortes de noms, en te dénigrant. J’ai rarement pris la peine de te dire comment tu étais magnifique. Je t’ai ignoré. J’ai ignoré tes signes, j’ai préféré pousser ma limite… du même coup la tienne. Je m’en excuse, sincèrement.

Aujourd’hui mon petit corps d’amour, on a passé à travers toute qu’une épreuve. Au départ, je t’en ai voulu de m’envoyer un cancer à mon âge. Je jouais la victime en me demandant ce que j’avais bien pu te faire pour mériter ça. Plus tard, la colère s’est envolée et une certaine sagesse s’est installée. Là j’ai compris, j’ai vu, j’ai entendu les signes que tu m’as déjà envoyés et que je balayais sous le tapis. J’ai compris que je me devais d’être plus délicate, bienveillante et douce envers toi. J’ai compris que tu étais en train de te noyer et qu’avec ce cancer, tu espérais pouvoir sortir la tête de l’eau pour de bon.

Tu sais, mon petit corps d’amour, on a combattu ensemble le méchant, l’intrus comme je l’appelle. Puis, tu t’es tenu bien droit devant l’adversaire. Je n’ai pas été envoyée au plancher. J’ai continué de fonctionner. Par contre, cette fois je t’écoutais, je prenais le repos et l’amour dont j’avais besoin. Tu sais, le mot « chimiothérapie » fait peur en maudit. On s’imagine couché tous les jours pour quelques mois. On s’imagine vomir partout. On s’imagine chauve du coco, mais aussi sans sourcils et sans cils. On s’imagine avoir l’air malade. On s’imagine qu’on ne pourra plus faire d’activités. Le pire est qu’on imagine que le moral en prendra un coup et ira visiter les bas-fonds. Mais toi, mon petit corps d’amour, tu as déjoué mes pensées les plus sombres. Tu n’as pas vomi, tu n’en as pas vraiment eu envie. Tu m’as permis de monter des montagnes, de prendre des marches, de faire du vélo pendant les traitements. Oui, toi et moi on prenait quelques jours de repos, mais au final, ce n’était rien. On a déjoué les gens qui disaient que je n’aurais plus de cheveux, de cils et de sourcils. J’ai gardé un peu de tout, même qu’il me restait encore beaucoup de cheveux (ok, ok, je sais je les ai rasés à 1 pour qu’ils tombent beaucoup moins).

On a déjà fait trois rounds ensemble, on a travaillé en équipe cette fois et tu sais quoi ? J’ai confiance que cette expérience sera enrichissante pour notre relation. Je n’ai pas encore la confirmation à 100 % que le crabe est parti, mais la chirurgienne s’est tout de même avancée à me dire que ça lui surprendrait qu’il reste des traces de lui. Tu sais que c’est une merveilleuse nouvelle. Notre travail aura un beau résultat. Merci d’avoir été là pour moi. Je te promets qu’en retour, je serai là pour toi aussi.

Avec amour, Karine Larouche

P.-S. Ce texte ne veut en rien banaliser la chimiothérapie, je crois que certaines personnes peuvent l’avoir plus durement que je l’ai eue. Peut-être qu’à 34 ans les coups se prennent plus « facilement ». Courage à toutes celles qui passeront par là.

Ce qui m’a sauvée de ma dépression

Après un mois de suivi avec ma psychologue, mon psychiatre et la tr

Après un mois de suivi avec ma psychologue, mon psychiatre et la travailleuse sociale, j’ai appris qu’une dépression est, très souvent, liée au fait que nous avons cessé de penser à nous, à nos besoins, à notre bien-être. Alors j’ai dû réapprendre à me connaître. Je me suis remise à faire du dessin, ce que j’adorais faire plus jeune. J’ai recommencé à chanter.

J’ai essayé l’entraînement, mais ce n’était pas pour moi, j’avais besoin de calme et d’équilibre. J’avais de l’anxiété généralisée, je devais trouver un moyen de calmer mon esprit. Alors, une annonce de yoga est passée et je me suis inscrite. Le cours était dans une maison au coin de ma rue. J’ai adoré, un coup de foudre. En plus, ma mère m’accompagnait. Nous faisions une activité ensemble. J’étais tellement heureuse. Le yoga m’aidait à connaître mon nouveau corps, celui qui a fait deux magnifiques enfants et qui n’a pas perdu son poids. Ça m’a permis d’apprendre à aimer ce nouveau corps. Mais durant mes cours de yoga, au lieu de me concentrer sur ma respiration, je pensais aux tâches à faire, à l’épicerie. J’étais incapable de mettre mon cerveau à off.

La professeure nous a proposé un atelier sur la méditation. J’étais sceptique. Mon cerveau n’arrête jamais. Même la nuit, je ne dormais pas parce que j’avais mille choses en tête. Après l’atelier, j’ai compris que ça pourrait fonctionner. J’ai téléchargé les applications Petit Bambou et Namatata. J’ai adoré les deux, mais j’ai un gros coup de cœur pour Petit Bambou. Une application facile, qui montre comment débuter la méditation, autant pour les débutants que pour les personnes plus expérimentées. Maintenant, il y a des listes de lectures de méditation sur Spotify qui sont incroyables. Donc aujourd’hui, je suis capable de méditer avec de la musique, mais dans le silence, je n’y arrive pas encore. Puis, je fais du yoga chaud chez Idolem, une seconde maison pour moi.

Durant mon rétablissement, j’ai découvert que l’écriture était libératrice pour moi. Ça me permettait de sortir mes pensées, mes émotions. J’ai même écrit 2 livres et 2 autres sont en construction.

J’ai aussi essayé la lithothérapie. C’est croire en la puissance des pierres guérisseuses. Ça m’a aidée pendant un bout de temps. Je méditais avec mes pierres.

Ensuite, les huiles essentielles. J’ai appris lesquelles étaient bonnes pour combattre la dépression et l’anxiété et pour favoriser le sommeil. J’ai porté longtemps un collier diffuseur, qui avait de la bergamote, de l’eucalyptus ou de la sauge à l’intérieur.

Il y a plusieurs façons de guérir d’une dépression, mais le plus important est de se laisser du temps et de se battre. Ce n’est pas le psychologue ou le psychiatre ou les médicaments qui vont nous guérir, mais les efforts que nous allons mettre pour guérir. Ces gens et les médicaments ne sont que des outils pour nous aider à nous battre. Quand j’ai eu mon diagnostic en octobre 2016, j’étais convaincue qu’un an après, je serais guérie. Mais c’est seulement en février 2020 que j’ai eu la confirmation que j’étais guérie. 4 ans. Ça m’a pris 4 ans. Je sais que je ne suis pas à l’abri d’une rechute, mais je suis salement plus équipée aujourd’hui pour affronter cette maladie. Il faut essayer des choses pour nous aider, il faut essayer de se trouver une chose qui nous fait du bien et s’y accrocher.

Il y a beaucoup de mères qui souffrent de cette maladie. C’est un fléau, je dirais. En plus d’être tabou. Une mère avec une dépression post-partum est une mère qui est lâche. C’est ce qui est dit. Qui ne se donne pas un coup de pied au derrière alors qu’elle a toutes les raisons du monde d’être heureuse. Oui, c’est vrai, mais quand la noirceur envahit ton esprit, quand les hormones te jouent des tours, la maman ne voit plus correctement. Toute personne suicidaire pense être un fardeau, un boulet que ses proches traînent. Elle ne voit pas l’amour de ces derniers, elle ne voit pas leur inquiétude. Elle ne ressent que sa douleur. Intense. Mais une main qui est tendue lorsqu’on s’y attend le moins peut sauver des vies. Dont la mienne.

Voici un texte que j’ai écrit lorsque je suis sortie de l’hôpital après ma crise psychotique.

La dépression

Un trou noir sans fond.

Une douleur saisissante.

De l’amour et de la haine.

Un bonheur et une détresse.

Une envie de disparaître.

Un désir de rester.

Se sentir seule même entourée de gens.

Se battre avec des soldats blessés.

Se battre sans une armée.

Avoir envie de se battre.

Parfois vouloir tout abandonner.

Croire que la vie serait mieux sans moi.

Voir ses enfants et la vie devient belle.

Lentement le trou grossit.

Des émotions nouvelles surgissent.

La colère, la haine, l’agressivité se sont invitées.

Impatience, irritabilité, tristesse.

Ont envahi ma forteresse.

Le besoin de guérir, d’aller mieux.

Devient un cercle vicieux.

Sourire, rire, être heureuse.

Ne sont que des facettes piteuses.

Est-ce que je vais vraiment bien ?

Je me sens comme une bombe sans lendemain.

À quand l’explosion ?

Ce fut durant un moment de sentiment d’abandon.

Le choc, la bombe explose.

Le cerveau lâche, le corps surchauffe.

Le cœur veut succomber.

L’esprit et l’âme crient à l’aide.

Une main est tendue

Je m’accroche à elle.

Un faible rayon de soleil

Dans les ténèbres.

Un sentiment que je croyais perdu à jamais surgit.

Voilà l’espoir.

Cindy LB

Du temps pour moi

Il y a bientôt huit ans, je mettais au monde mon premier enfant. Un beau

Il y a bientôt huit ans, je mettais au monde mon premier enfant. Un beau et grand garçon qui allait me montrer ce qu’est l’amour inconditionnel. Je me souviens de son premier sourire, de ses pleurs que j’ai consolés et de sa fragilité. Je me remémore le rythme de ses battements de cœur quand je le gardais collé sur moi et son odeur sur ma peau qui me rassurait à sa façon. Les jours passaient et mon amour grandissait. Si tu savais comment je m’y suis investie, comment je lui ai donné la plus grande partie de ma vie. 

Deux ans plus tard, une jolie princesse s’est ajoutée à notre famille. Elle est arrivée fragile et prématurée, et j’ai dû m’oublier pour m’assurer qu’elle allait bien cheminer. Les gens qui pensent que l’amour ne se multiplie pas n’ont certainement jamais eu d’enfant. Cette petite merveille m’a fait réaliser qu’être maman est certainement le plus beau des cadeaux et que ma mission première serait de protéger mes enfants et de les aimer jusqu’à mon dernier souffle.

Devenir maman ne vient pas avec un guide. Il y a souvent des essais et des erreurs. Nous agissons avec notre instinct et souhaitons simplement le bonheur de nos enfants. Voilà ce qui me motive depuis presque huit ans : le bien-être de ma famille, de mes enfants.

Cette nouvelle vie de mère vient avec son lot de responsabilités. Il n’y a plus juste mon nombril à m’occuper, mais la sécurité et la santé de mes deux nouveaux protégés. Avec la routine et le temps que je leur consacre, mes journées sont très bien remplies. Entre le boulot et la maison, je peine à remplir toutes mes obligations.

Par moment, je me surprends même à penser à la dernière fois où je me suis vraiment arrêtée. Le dernier temps que je me suis totalement accordé. Il y a certainement des petites journées où mes amours vont chez leurs merveilleux grands-parents, mais du temps vraiment pour moi… en ai‑je tant ?

Mes enfants vont continuer à grandir et à me demander. Je vais continuer à les écouter et à les guider. Toutefois, après cette petite prise de conscience, j’ai envie de me donner le droit de prendre plus de temps pour moi. Du temps qui me fera grandir comme maman et qui me fera encore plus apprécier le rôle que je dois jouer maintenant.

Il n’y a pas de guide pour devenir la meilleure des mamans. Il n’y a pas de recette gagnante pour savoir combien de temps l’on doit investir, mais il y a certainement une chose que je sais. Une maman qui prend du temps pour elle est indiscutablement une maman qui comprend qu’elle est elle aussi importante dans cette relation qu’elle a avec ses enfants.

Un jour à la fois… voilà ce que je me souhaite. Un jour à la fois… pour moi et mes enfants.

Véronique Daigle