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Du temps pour moi

Il y a bientôt huit ans, je mettais au monde mon premier enfant. Un beau et grand garçon qui allait me montrer ce qu’est l’amour inconditionnel. Je me souviens de son premier sourire, de ses pleurs que j’ai consolés et de sa fragilité. Je me remémore le rythme de ses battements de cœur quand je le gardais collé sur moi et son odeur sur ma peau qui me rassurait à sa façon. Les jours passaient et mon amour grandissait. Si tu savais comment je m’y suis investie, comment je lui ai donné la plus grande partie de ma vie. 

Deux ans plus tard, une jolie princesse s’est ajoutée à notre famille. Elle est arrivée fragile et prématurée, et j’ai dû m’oublier pour m’assurer qu’elle allait bien cheminer. Les gens qui pensent que l’amour ne se multiplie pas n’ont certainement jamais eu d’enfant. Cette petite merveille m’a fait réaliser qu’être maman est certainement le plus beau des cadeaux et que ma mission première serait de protéger mes enfants et de les aimer jusqu’à mon dernier souffle.

Devenir maman ne vient pas avec un guide. Il y a souvent des essais et des erreurs. Nous agissons avec notre instinct et souhaitons simplement le bonheur de nos enfants. Voilà ce qui me motive depuis presque huit ans : le bien-être de ma famille, de mes enfants.

Cette nouvelle vie de mère vient avec son lot de responsabilités. Il n’y a plus juste mon nombril à m’occuper, mais la sécurité et la santé de mes deux nouveaux protégés. Avec la routine et le temps que je leur consacre, mes journées sont très bien remplies. Entre le boulot et la maison, je peine à remplir toutes mes obligations.

Par moment, je me surprends même à penser à la dernière fois où je me suis vraiment arrêtée. Le dernier temps que je me suis totalement accordé. Il y a certainement des petites journées où mes amours vont chez leurs merveilleux grands-parents, mais du temps vraiment pour moi… en ai‑je tant ?

Mes enfants vont continuer à grandir et à me demander. Je vais continuer à les écouter et à les guider. Toutefois, après cette petite prise de conscience, j’ai envie de me donner le droit de prendre plus de temps pour moi. Du temps qui me fera grandir comme maman et qui me fera encore plus apprécier le rôle que je dois jouer maintenant.

Il n’y a pas de guide pour devenir la meilleure des mamans. Il n’y a pas de recette gagnante pour savoir combien de temps l’on doit investir, mais il y a certainement une chose que je sais. Une maman qui prend du temps pour elle est indiscutablement une maman qui comprend qu’elle est elle aussi importante dans cette relation qu’elle a avec ses enfants.

Un jour à la fois… voilà ce que je me souhaite. Un jour à la fois… pour moi et mes enfants.

Véronique Daigle

C’est l’heure de ma pause parentale

L’été, je suis chanceuse d’être en congé. Mes enfants restent avec moi… comme… tout le temps. Alors je suis comme une simili mère à la maison l’été.

Ça a l’air zen, mais ce ne l’est pas ha! ha! Ménage, 145 repas par jour, lavage, etc. Bref, vous savez de quoi je parle. Ça fait que comme c’est un MÉTIER, j’ai le droit d’avoir des pauses durant ma journée comme n’importe quel travailleur. Pis c’est maintenant.

Pendant que ma maison n’est pas vraiment propre et que les bobettes de mon plus jeune traînent sur le dossier d’une chaise, je m’accorde une pause! Mon grand joue aux Legos dans sa chambre, le plus jeune fait ça relaxe dans la sienne. Timing idéal. Sauf que ce n’est pas toujours le cas.

Alors, mon truc est principalement de le nommer aux enfants. Oui, oui! Ils vont apprendre que maman a besoin de temps pour elle, de sa bulle temporaire et de prendre soin d’elle. Je leur montre l’exemple en même temps de prendre soin d’eux et de s’écouter. Puis j’établis des consignes claires (silence, jeux calmes, etc.) avec — super important — un délai raisonnable et visuel (Time timer, je t’aime).

Voilà : vous pouvez et devez prendre des petites pauses au courant de la journée. Vous y avez droit, c’est écrit dans les normes du travail. 😉

 

Krystal Cameron

« Cardio matante »  : risible ?

Récemment, je suis tombée sur des « stories » d’un contact sur Instagram. Cette personne filmait à leur insu des femmes s’entraînant dans un parc. Un genre de cardiopoussette sans les poussettes ni les poupons. L’objectif de ces courtes vidéos ? Ridiculiser ces dames.

Pourquoi ? Je ne le comprends toujours pas.

Je ne parle pas d’une adolescente maladroite n’ayant pas encore conscience de la portée de ce genre de gestes et manquant d’expérience de vie, mais bien d’une femme dans la trentaine supposément éduquée et équilibrée…

En fait, je n’ai jamais compris qu’on puisse rire de quelqu’un qui se botte les fesses pour bouger et prendre soin de sa santé. Que le genre d’activité choisie ne te corresponde pas et te fasse sourire, ok. Par contre, rire de ceux qui la pratiquent, pourquoi ?

J’ai été celle qui s’entraînait plus de vingt heures par semaine, j’ai aussi été celle qui a dû s’y remettre. Heureusement, sans jamais me rendre à un point où ma santé était mise en péril et où mon apparence me freinait. Mais assez pour vivre et ressentir la différence entre ces deux situations.

Il est selon moi mille fois plus facile d’aller courir quand ton corps suit, quand le cardio est au rendez-vous, quand les grandeurs standards de vêtements de sport te vont bien, quand tu as une certaine coordination de base. Je ne dis pas qu’il n’y a aucun mérite, qu’il n’est pas possible de relever des défis et d’avoir l’impression que notre cœur va sortir de notre poitrine. La persévérance est admirable, mais ce n’est pas l’idée ici.

Par contre, quand tu sens ton corps trembler et bouger de manière peu avantageuse au moindre impact (que tu aies raison ou non, c’est ta perception, ton émotion), quand tu ne sais pas quoi porter parce que tu as l’impression d’être saucissonnée dans tout ce qui ressemble de près ou de loin à un legging, quand tu crois que tes articulations ne tiendront pas le coup, quand passer devant le miroir te donne envie de pleurer, quand tu n’arrives pas à monter un étage à pieds sans transpirer et avoir l’air de faire de l’emphysème… le défi est tout autre. Je pourrais continuer avec de nombreux exemples supplémentaires, mais l’essentiel y est.

Je trouve tellement admirable que quelqu’un se mette ou se remette à l’entraînement lorsqu’il y a des obstacles à surmonter, que ce soit des défis reliés à la santé, une image de soi déformée ou autre. Ces personnes méritent d’être encouragées. Et, si vraiment une « matante » qui fait des squats au parc te lève le cœur à ce point, elle mérite minimalement d’être ignorée et toi, questionne-toi. Tu as un sérieux problème si tu ressens du plaisir à diminuer les autres.

Je ne comprends pas qu’on puisse ridiculiser quelqu’un qui prend soin de lui, qui sort bouger. J’ai beau chercher, je ne trouve absolument rien de drôle à ça, peu importe l’apparence de l’athlète du dimanche.

Et je ne parle même pas du manque de respect immense que représente le fait de filmer quelqu’un en cachette et de diffuser ces images sans son consentement.

Alors, l’auteure de ces « stories » a simplement été supprimée de mes contacts, car je ne veux aucun lien, même de loin, avec des personnes médiocres pouvant poser de si petits gestes.

Jessica Archambault

Les « mommycations » ou « mamancances »

Passe GO, réclame des vacances de cette charge mentale qui t’accable, redeviens, l’instant d’une semaine (ou plus, ou moins, c’est toi qui décides) une femme, seulement une femme, et recharge tes batteries.

Je l’avoue, j’ai cultivé de la jalousie, même de la colère envers mon propre amoureux, mon homme. Chaque fois que ce fameux mot « chasse » faisait surface, que ce soit par rapport à la préparation, la recherche de trucs et de stratégies de chasseur-cueilleur, la prise de congés non liés à la famille, l’achat de matériel ou autre, je sentais ma mâchoire se serrer, mes poings se fermer, mes yeux se remplir d’eau. Je rageais par en dedans, avec la seule envie de crier « pis moi ?! »

Pourtant, je ne comprenais pas d’où émergeait cette réaction. J’étais si heureuse que ma douce (et parfois rugueuse après trois jours sans rasage) moitié soit aussi motivée, passionnée par quelque chose. Que mon homme ait la chance de se reposer tel un guerrier dans le fin fond du dernier centimètre de la map en attendant sa proie, de faire le vide dans sa tête et le plein d’air frais dans ses poumons. De me revenir fier comme un paon d’avoir son trophée de chasse, les yeux brillants comme ceux d’un enfant devant son sac de bonbons d’Halloween quand il revient de la plus grande virée de quartier.

Pourquoi ?

Était-ce la charge de plus que j’allais assumer à la maison ? Non, pas vraiment : nos enfants ne sont pas des anges en tout temps, la maison n’est pas impeccable tous les jours, mais je suis capable de gérer. La routine est bien établie et en étant seule, l’avantage est que les enfants ne passent pas leur temps à essayer de me faire croire que Papa a dit oui quand en fait il a dit non.

Était-ce l’impression de ne pas être une priorité, par sentiment d’abandon ? Par peur de manquer d’argent ? Il y a un peu de ça ; seize jours par année, ce n’est pas si long, c’est loin d’être la fin du monde. Un budget de chasse, c’est de l’argent, des heures et des jours de plus en préparation de terrain, en montage de cache, en achat de matériel, en pratique au champ de tir, mais surtout, c’est un sujet de conversation qui revient aux trois phrases, un morceau sur repeat. Un sujet qui change les soupers d’amis, de famille et de couple en meetings de planification de la prochaine saison ou en debriefing de la dernière chasse. Ok j’avoue, des fois je suis jalouse des chevreuils et orignaux de ce monde et je pense à me magasiner des bois.

Jalousie quand tu nous tiens.

Eh oui, j’étais purement et simplement jalouse. Pas de la chasse, pas d’une autre femme, de la liberté de mon homme. De la façon qu’il avait de se mettre en priorité, d’aller chercher ce dont il avait besoin sans négocier, entièrement, complètement et sans excuses. De réaliser ses rêves sans compromis.

Comme plusieurs autres veuves de chasse, de hockey, de motocross, de golf, de travail… je demeurais passive dans l’atteinte de mon bonheur. J’étais une victime de la chasse. Jusqu’au matin où j’ai compris qu’en fait, la seule personne qui freinait mes ambitions et mes rêves, c’était moi dans mes multiples facettes.

La mère ne voulait pas quitter ses enfants. La ministre des Finances trouvait mille et une raisons financières de ne pas dépenser pour quelque chose d’aussi futile qu’elle-même. La blonde ne voulait pas imposer à son homme de tenir le fort même s’il n’en est plus que capable. La peureuse anticipait de voyager seule et la généreuse ne voyait pas pourquoi elle méritait de se mettre en priorité.

J’ai compris que :

  • l’argent, ça se prévoit, que ce soit pour les loisirs de l’un ou de l’autre ;
  • mon homme est vraiment hot, il est en mesure de s’occuper de nos enfants et de la maison en gardant tout le monde intact. C’est sûr, j’ai le meilleur !
  • si je ne me mets pas en priorité, personne ne pourra le faire pour moi ;
  • si j’attends le moment parfait, la situation parfaite, la richesse… je vais mourir en attendant de réaliser mes rêves.

De là sont nées les « mommycations » ou « mamancances ».

J’ai décidé de partir là où le vent me porterait, une fois par année. J’ai cru en mes ressources et j’ai pris en charge la recharge de mes batteries en tant que femme, en tant que moi. Une maman reposée, c’est aussi une maman plus patiente, une blonde plus compréhensive et une femme en possession de ses moyens. C’est ce que j’ai retenu de ma première mommycation.

J’ai passé GO, réclamé une pause de charge mentale et fait mon sac à dos direction Costa Rica. La liberté est si belle dans sa façon de nous laisser le cœur léger revenir à notre vie ! On peut en apprécier chaque instant, rechargée comme si tout était possible et que nos réserves d’énergie débordaient.

Prendre soin de soi pour mieux prendre soin des nôtres.

Marie-Ève Piédalue

 

La lune de miel des futurs parents

Comble du bonheur pour votre couple, il y a quelques mois, une petite ligne sur un test est venue confirmer l’arrivée imminente d’un trésor inestimable dans votre vie ! Vous étiez amis, amants, amoureux et vous deviendrez sous peu parents !

Vous vous lancez dans les préparatifs de cette nouvelle vie, vous voulez que tout soit prêt, que tout soit parfait ! Que vous en soyez à votre premier, votre deuxième ou votre cinquième enfant (mention à vous si c’est le cas, vous êtes hot !), voici un élément essentiel à ajouter à votre longue liste de chose à faire : La Babymoon !

Il s’agit de la contraction des mots « Baby » (bébé) et « Honey Moon » (lune de miel). Le principe est simple : avant l’arrivée de bébé, les futurs parents se retrouvent en couple pour se rappeler que c’est ce qu’ils sont d’abord et avant tout, un couple !

Cette petite escapade se fait idéalement loin de la maison ou du moins loin des responsabilités du quotidien. Mais surtout sans la marmaille, si marmaille il y a, abandonnant ces derniers et toutes les charges parentales aux mains des mamies, tantes, amis (ou n’importe quel autre humain digne de confiance de leur entourage) pour aller, disons‑le franchement : batifoler !

Outre le plaisir évident à retirer de ce petit moment dans le calme, le simple fait d’être en tête‑à‑tête vous sera tellement bénéfique. Avant la tempête des nuits blanches et du quotidien chamboulé, vous retrouver juste vous deux vous rappellera tout l’amour que vous avez l’un pour l’autre, mais surtout le plaisir que vous avez à être ensemble. Un moment pour se reposer, profiter d’un peu de liberté, se gâter mais surtout, un moment pour s’accorder du temps à deux avant d’être trois (ou quatre, cinq, six… !), pour faire le plein d’énergie, se dorloter et se ressourcer. Cette pause peut se faire n’importe où. Adaptez‑la à votre budget, mais elle devrait être aussi importante dans votre liste que la poussette, la coquille ou la bassinette. Quelques sous suffisent souvent pour créer de beaux moments. Deux nuits à l’hôtel, la grasse matinée, quelques promenades en plein air et de bons repas. D’autres opteront pour un weekend à New York (qui est si belle en automne) ou dans une ville qui leur rappelle de bons souvenirs. Certains chanceux s’évaderont plus longtemps et plus loin, mais chose certaine, peu importent la destination et le programme, vous en ressortirez tous les deux comblés. De plus, quelques hôtels au Québec offrent maintenant des forfaits Babymoon où tout est organisé pour vous ! Quelques recherches et vous trouverez ce qui vous convient.

Vos fins de mois sont serrées ? Empruntez le chalet d’une connaissance ou évadez-vous à quelques heures seulement de chez vous et raccourcissez la durée du séjour, rendez visite à des amis ou à de la famille. On vous prépare un shower pour l’arrivée de bébé ou votre entourage veut vous faire un cadeau ? Demandez-leur des sous ou des cartes-cadeaux vous permettant de vous gâter un peu.

Puisqu’avec l’arrivée de bébé, vos moments rien qu’à vous seront rares et que le temps avant votre prochaine escapade risque d’être long, profitez-en maintenant ! Et puis si c’est bon pour vous, c’est bon pour vos enfants : rien ne vaut des parents amoureux et sereins pour une famille épanouie et heureuse !

Allez de ce pas planifier votre escapade et lancez-nous vos idées !

Karine Arseneault

À toi la maman qui a l’air de sortir tout droit d’une pub de produits de beauté

 

Comment tu fais toi, la maman que je croise tous les matins devant l’école, pour être belle de même?!

Comment tu fais toi, la maman vêtue d’un beau chemisier bien repassé, tiré à quatre épingles et d’un blanc immaculé?! Moi, ça fait longtemps que j’ai renoncé à porter du blanc. Si j’ai le malheur d’avoir une chemise de cette couleur, je peux être certaine que les gens penseront que j’ai fait du Tie and Dye avec. Mais la réalité, c’est que j’ai perdu ma bataille en essayant d’ouvrir la bouteille de Ketchup.

Comment tu fais toi, la maman maquillée comme une pub de Lise Watier?! Photoshop n’aurait pas mieux fait pour te rendre aussi belle! Moi, quand j’ouvre ma pochette de maquillage, j’y trouve un bout de rouge à lèvres fondu, un crayon mal aiguisé, un blush à moitié vide. J’essaie de faire un chef-d’œuvre, mais ça finit par ressembler à une toile de Pollock sur mon visage. Quelques touches ici et là pour donner un peu de couleur sur mon teint neutre.

Comment tu fais toi, la maman qui a une super belle mise en plis, comme si tu sortais de chez le coiffeur?! La plus grosse bourrasque ne parvient même pas à faire bouger un seul poil de ta coiffure! Moi, à peine sortie du lit, je dois me battre pour ne pas ressembler à Bob Marley. Je finis par me remonter mes cheveux, ça ressemble étrangement à un nid de coucous posé sur mon crâne. Quand j’opte pour une petite coupe de cheveux, je ne sais jamais ce que je veux. Je laisse innocemment le coiffeur improviser; finalement, je sors du salon en pleurant, parce que ce n’est pas ça que je voulais!

Comment tu fais toi, la maman perchée sur des talons de quatre pouces, qui court pour ne pas arriver en retard à l’école?! On dirait un somnambule sur son fil. Moi, j’adorais porter des talons, c’était avant d’avoir des enfants. Je trouvais que ça donnait une démarche sexy, féminine. Aujourd’hui, quand je cours entre la garderie et l’école, j’ai l’impression de faire un demi-marathon tous les jours, et même avec mes running shoes, j’arrive à tomber du trottoir.

Comment tu fais toi, la maman à la plage pour avoir la peau si lisse?! On ne voit même pas l’ombre d’un poil. Moi, quand je m’épile, j’oublie systématiquement une grande bande derrière le mollet parce que je me suis fait interrompre quatre fois durant ma séance. C’est sans parler de mes sourcils qui ressemblent à une haie de hautes herbes.

Comment tu fais toi, pour être belle comme ça?… Je te trouvais belle et féminine, mais ce que je trouve le plus beau chez toi, c’est que tu prennes du temps pour toi!

Gabie Demers

Moi, stressée ?

Le fameux stress : la cause de bien des maux selon plusieurs livres et études. Cancers, problèmes de santé mentale, troubles de sommeil et j’en passe. Cependant, c’est aussi le stress qui nous donne cette dose d’adrénaline qui nous pousse à agir rapidement lors de situations urgentes. Une vie sans aucun stress serait sans doute aussi calme qu’un lac sans vent lors d’une belle journée estivale. Vous en rêvez peut-être lorsque tout va trop vite ou lors de périodes très intenses au travail, mais pourrait-on vivre sans stress?

Personnellement, j’ai toujours été une fille assez anxieuse et stressée. Je me mets beaucoup de pression. En 2002, j’ai vécu une grave dépression qui m’a fait prendre conscience que personne (oui, personne!) n’est irremplaçable et que comparativement aux héros de jeux vidéo, je n’ai pas de deuxième vie si je ne prends pas soin de moi. Maintenant, je relativise beaucoup et lors de situations très stressantes, je fais doublement plus attention à moi. Bien manger, dormir assez, prendre un bain chaud, recevoir un massage, lire quelques pages d’un roman avant d’aller au lit ou écouter de la musique me permet de relaxer.

Vous allez me dire que c’est la base, mais honnêtement, il faut prendre le temps de s’arrêter, surtout AVANT une période de vie stressante qu’on peut planifier (par exemple, un déménagement, un changement de boulot, un accouchement…) et aussi APRÈS. En fait, peu importe l’activité qui vous fait du bien : aller courir dix kilomètres ou encore magasiner un nouveau vêtement, il faut savoir décrocher avant et après.   Fixez-vous un but pour passer à travers une période très intense : vous savez que vous allez travailler quatorze jours sans arrêt pour un gros projet au boulot? Prévoyez de partir trois ou quatre jours en congé avant si c’est possible et dès le lendemain, offrez-vous une journée dans un spa.

N’oubliez jamais de relativiser les drames. Personne n’est encore mort d’un délai demandé à son employeur quand on n’arrive pas à finir un gros dossier à temps ou d’un retard de dix minutes à une rencontre de parents! Une chanson que j’adore et qui m’aide à me calmer : Human de Christina Perri. Elle parle justement du fait que nous pouvons faire beaucoup, mais que nous sommes des humains et non des robots. Cette chanson me fait du bien et je vous invite à l’écouter la prochaine fois que vous vivrez un grand stress.

 

Véronique Hébert

 

Pour tous vos commentaires : V23hebert@icloud.com

Quand supermaman accroche sa cape

Je suis fatiguée ces temps-ci. Changement de saison ? Peut-être bien ! Tout ce que je sais, c’est que mon niveau d’énergie est bas, très bas. Les nuits ne sont plus assez longues. Les matins viennent beaucoup trop vite. Les fins de semaine sont une bénédiction. Je traîne de la patte.

Je voudrais pouvoir prendre un bain chaud, une coupe de vin et un bon livre m’accompagnant. Un bain sans interruption. T’sais celui où personne ne vient te rejoindre ou quand tu finis à quatre dans le bain sans trop savoir comment c’est arrivé. Ou quand personne ne vient faire son numéro deux, question d’embaumer ton moment de paix.

J’ai envie de ranger ma cape d’infirmière. Ne plus avoir à gérer le Tylenol de celle qui fait de la fièvre, l’antibio de celle qui a un streptocoque ou les pompes de la dernière qui bronchospasme à tout vent. J’ai pas envie de sortir le thermomètre aux quinze minutes parce qu’il y en a toujours une qui est bouillante au toucher.

J’ai envie de ranger ma cape de ménagère. Ne plus avoir à faire le ménage. À ramasser tout ce qui traîne dans la maison. J’ai envie d’oublier les paniers de vêtements sales qui débordent ou ceux de vêtements propres qui attendent depuis trop longtemps que je les plie et les range.

J’ai envie de ranger ma cape de cuisinière. Ne plus avoir à prévoir les repas de la semaine, pour finalement me rendre compte le moment venu que j’ai pas du tout le goût de manger ça. J’ai pas envie de consulter tous les sites de recettes possibles pour trouver de nouvelles idées et me rendre compte qu’il me manque toujours un ingrédient et qu’il faudrait que je passe à l’épicerie.

J’ai envie de ranger ma cape de secrétaire qui gère l’emploi du temps de tout le monde. Qui appelle pour les rendez-vous chez le docteur, l’optométriste, chez le chiro, à l’école, etc. Celle qui doit ensuite remanier son horaire pour honorer chacun de ces rendez-vous.

Je suis cette supermaman qui a juste besoin d’un petit moment à elle. Un pur moment de solitude, que certains qualifieraient d’égoïste (« Tu as voulu des enfants ben c’est ça… ») Me louer une chambre d’hôtel just for me. Toute seule une fin de semaine complète à prendre soin de moi, juste de moi.

Une fin de semaine pour accrocher toutes mes capes pour ne devenir que moi.

Et revenir à la maison et me rendre compte à quel point tout le monde m’a manqué…

Mélanie Paradis

Mes moments à moi de moi avec tout mon amour

Avec le temps, j’ai commencé à prendre soin de moi. Il paraît que nous sommes les mieux placés pour nous donner des petits moments réconfortants. Pas qu’un bouquet de fleurs, un kidnapping en règle par nos chums de filles ou une invitation de notre homme au spa, ce n’est pas bienvenu, au contraire! Mais on risque d’attendre longtemps.

  • Quand mon homme est parti en mission au Kosovo, je me suis acheté un matelas chauffant pour mettre sous mes couvertures. En fait, c’est ce dont les massothérapeutes se servent pour tenir au chaud leurs patients et les aider à se détendre. Si ça me fait du bien quand je me paie un massage, pourquoi je devrais m’en passer les trente autres journées du mois?
  • J’ai cousu plusieurs bouillottes de différentes tailles (coton et orge, pas plus compliqué que ça). Je suis donc toujours à deux minutes d’un câlin chaud dans le cou, dans le dos, sur le ventre, en dessous des pieds. Mes enfants me les volent souvent, mais j’en ai tellement que je finis toujours par en trouver une quand ça me tente de me gâter.
  • Un massage par mois, c’est le bonheur pour moi! Ou une visite chez le chiro, ou chez l’ostéo ou chez quelqu’un qui s’occupe de mon corps, qui le taponne, qui le manipule, qui relaxe mes muscles et mes os. Ça n’enlève pas les tonnes qui pèsent parfois sur mes épaules, mais ça me donne l’impression d’en laisser une partie sur la table de traitement.
  • Une fondue au chocolat, full fraises, full bananes, en tête à tête avec ma propre personne, en regardant Grey’s anatomy ou Les recettes pompettes quand les enfants dorment, ça me donne une mini impression d’être délinquante et libre.
  • Un drink au Kalua avec des pépites d’érable (2 portions, les pépites!), c’est cool.
  • Après Noël, j’ai un peu abusé des spéciaux sur le thé et les accessoires pour le thé. J’ai le choix entre les théières et les sortes, selon mes humeurs. Et si je veux vraiment me gâter, je partage ledit thé avec une bonne amie, en jasant et en riant pendant que nos enfants jouent à un autre étage.
  • Commencer le ménage de la maison par MA chambre, ça fait du bien, ça aussi! Pour une fois, c’est MON espace qui est dégagé, aéré, parfumé, même si je n’ai pas le temps ou l’énergie de faire le reste la journée même. C’est si facile de se mettre en dernier!
  • Huiles essentielles, merci d’exister! Au bureau en application locale ou en diffusion dans la maison, il y a toujours une odeur qui me rassure, me réconforte, me donne un élan de bonne humeur ou m’aide. Même chose pour les couleurs : Si je me sens patraque le matin, ça m’arrive de porter un chandail jaune poussin plutôt que le noir qui m’avait attirée au premier regard. En plus, dans ce temps-là, plein de personnes me disent que ça me va bien et que ça ensoleille leur journée. J’en profite pour absorber leurs ondes de lumière!
  • Le Tiger Balm ou les huiles camphrées, ce n’est pas juste pour les muscles endoloris. Je m’en mets « juste parce que ». Ça fait résonner des neurones de bien-être chez moi. Et en plus, ça fait dire à ma fille : « Onh! Maman! Tu sens comme une rose qui éclot au lever du jour! » Essayez de résister!
  • Me sauver pour aller prendre un breuvage chaud au Starbuck en bonne compagnie, et rester jusqu’à la fermeture même après le départ de la bonne compagnie. J’écris, je lis, je regarde autour, je suis. Tout simplement.
  • Les matins de fin de semaine, il y a bien sûr la grasse matinée que je peux me permettre puisque mes enfants sont de plus en plus autonomes. Parfois, je triche et je fais semblant de dormir alors que je lis ou que je barbote dans un bain moussant. Chut! Gardez mon secret pour vous!
  • Ces matins-là, il y a aussi l’appel de la chaise berçante dans le soleil qui se fait entendre. Je m’y installe avec mon thé ou mon smoothie fait maison, j’attends que le temps passe en m’émerveillant devant mes enfants qui me laissent prendre cette pause. Et souvent, ils en profitent pour venir me coller à tour de rôle avec des « Je t’adore beaucoup, maman! » qui font du bien.

Ce qui est bien avec ces moments nombrilistes, c’est qu’une fois que j’ai refait ma dose de bien-être intérieur, je suis prête à contaminer les autres avec mon bonheur, en commençant par mes enfants!

Et vous, quels sont vos moments « à moi de moi »? Je suis convaincue que je pourrais m’en inspirer…

Nathalie Courcy

Je ne serai pas la seule à t’élever, mon enfant

Ce soir, je t’écris, mon bébé, mon amour, mon troisième enfant. Je t’écris parce que j’aimerais pouvoir t’expliquer tout ça, mais comment? Ce soir, en te berçant dans ta chambre, j’ai compris. En te regardant, tout endormi contre moi, j’ai su que je devrais accepter de ne pas être la seule à faire de toi un petit garçon, puis un grand, puis un homme. Ça m’a fait mal. J’ai pleuré. J’ai été la seule, avec ton papa, pour ta sœur et ton frère. J’ai même souvent sorti les griffes lorsqu’on a tenté de s’immiscer dans votre éducation, dans ma maternité.

J’ai affirmé haut et fort, avec fierté, que j’étais une maman présente, dévouée, qui avait choisi de mettre ses enfants en priorité. J’ai répété à qui voulait l’entendre que même si c’était difficile par moments, j’étais là, à la maison avec vous. Que fatiguée ou pas, je donnais le meilleur de moi à mes enfants pour qu’ils en gardent une force toute leur vie.

Maman a beaucoup donné. Maman s’est oubliée. J’ai mis de côté des rêves, des passions, des désirs profonds. Le temps a filé, j’ai vieilli. Mon désir de reprendre une place dans ma vie, de marcher vers mes rêves, d’exister à nouveau, a émergé. Il est devenu si fort que je dois maintenant accepter ce que je n’aurais jamais cru pouvoir accepter.

Je ne serai pas la seule à t’élever, mon enfant. Je ne serai pas la seule à te consoler lorsque tu seras triste. Je ne serai pas la seule à apaiser tes peurs. Je ne serai pas la seule à guérir tes blessures. Je ne serai pas la seule à te bercer pour t’endormir. Je ne verrai pas tous tes sourires et je manquerai plusieurs de tes premiers exploits.

Je ne serai pas la seule à te donner le meilleur de moi. Il n’y aura pas que ma couleur dans ta vie. D’autres viendront peindre tes jours de leurs forces, de leur amour. Nous serons plusieurs à faire de toi un petit garçon, un grand, puis un homme. Tu pourras prendre le meilleur de différents univers. Nous serons plusieurs à t’élever vers le monde.

Toi mon petit bonhomme qui s’est valeureusement frayé un passage jusqu’à nous. Toi qui, du haut de tes trois pommes, nous surprends tous les jours par ta capacité à apprendre, à te développer rapidement. Toi qui voudrais pouvoir courir avant même de savoir marcher. Toi qui observes ta sœur, ton frère, et qui grandis à une vitesse folle. Tu portes en toi une grande force et tu porteras la force de tous ceux qui, avec moi, feront de toi un homme meilleur.

Mais il n’y aura qu’une seule personne sur la Terre qui pourra t’aimer aussi fort…

Ta maman qui t’aime

Eva Staire

Aime ton corps, point.

J’ai lu un texte qui m’a donné le vertige dernièrement. Un texte portant sur l’estime de soi et qui, finalement, donne presque envie de finir avec une corde au cou ou de pleurer en boule dans un petit coin.

Donne-moi la chance de t’expliquer quelque chose de très simple.

Ton corps est ton enveloppe corporelle, c’est ce que l’on voit chez une personne avant tout. Ton corps, c’est celui qui te suit chaque jour de ta vie, celui qui t’aide à te transporter. Souvent, il a même porté la vie et il t’aide d’autant plus à transporter tes enfants. Ton corps est la base de ta personne. Il te suit partout. Partout. Apprends à l’aimer. À le chérir. À le caresser. Aime-le. Aime-toi.

Que tu pèses à peine cent livres ou que tu en pèses trois cents, personne ne peut se permettre de te dénigrer. Ton enveloppe corporelle a besoin de soins, c’est tout à fait vrai. Il faut se prioriser en tant que maman. Il faut prendre du temps pour nous. Mais ça ne veut pas dire que tout ton temps libre, tu dois le passer au gym.

Je te comprends de parfois t’écraser dans ton divan un dimanche soir pour écouter un film tranquille après que tes enfants t’ont crié dans les oreilles toute la fin de semaine. Je comprends que tu es épuisée de tes journées folles à courir métro-boulot-devoirs-loisirs-souper-bain, name it! Que ton petit trois heures qui te reste, de vingt heures à vingt-trois heures, tu n’as pas le goût de quitter pour t’entraîner. Que tu es peut-être même seule et que tu n’as pas de petite gardienne pour t’aider. Personne qui ne peut venir prendre la relève. Que toi, ton petit plaisir coupable, c’est un bon bain chaud moussant. Fais-le. S’il te plaît, fais-le. Tu ne vaux pas moins qu’une autre personne, tu ne dois pas culpabiliser. Ça te fait du bien? Go for it!

En 2017, il faudrait commencer à mettre de côté les préjugés. Une femme ronde peut avoir une meilleure estime d’elle-même qu’une femme mince. Rien n’est dans le poids d’une personne! Évoluons un peu. La fille qui traîne de la patte et qui ne s’aime pas n’a définitivement pas besoin de se faire crier des insultes. Elle a besoin d’une main tendue qui l’aidera à trouver des solutions afin de mieux s’aimer. Chaque chose en son temps.

À toi, chère femme, je te donne la petite tape dans le dos pour continuer à persévérer. Je sais que si tu es mal dans ton corps, peu importe ta situation physique, tu réussiras à te retrouver et à faire les efforts pour te plaire à toi-même! Que tu iras chercher les ressources nécessaires quand tu seras prête. C’est à toi que tu dois plaire, pas aux autres! Tu es belle, et ça, personne ne peut te l’enlever! Tu es une super maman qui veut le meilleur pour ses enfants et qui fait le meilleur pour toi en même temps. Tout ira bien.

Ne lâche pas prise, aime ton corps tel qu’il est. AIME-TOI.

 

 

Maggy Dupuis