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Le véritable amour – Texte: Arianne Bouchard

Je suis une incorrigible romantique et j’ai de la chance, car j’

Je suis une incorrigible romantique et j’ai de la chance, car j’ai rencontré l’amour de ma vie. Comment je le sais ? Ces choses-là, tu le sais c’est tout. À la seconde où il est entré dans ma vie, j’ai su que plus rien ne serait jamais pareil. Les couleurs étaient plus vives et le soleil rayonnait autant que moi-même à la simple vue de mon Roméo. Je ne me suis jamais posé la question. Je le sens dans mes tripes, depuis le début. Dès que je l’ai rencontré, je l’ai aimé. J’ai appris à le connaître et je suis à nouveau tombée amoureuse. Certes sa beauté a attiré mon œil, mais c’est sa personnalité qui a capturé mon cœur. Je le sentais du plus profond de mon être : c’est ce gars-là que j’allais épouser, lui, mon véritable amour.

Le véritable amour, c’est un gros risque à prendre. Offrir son cœur, son âme et tout donner en espérant que ça suffise. Ça n’a rien à voir avec une personne avec qui tu veux faire ta vie, non. Au contraire, c’est plutôt une personne sans qui tu ne peux pas la faire. Tu l’aimes tellement que dans une certaine mesure, c’est douloureux. Ça fait mal de s’imaginer sans lui. Son toucher, sa présence, ça te manque instantanément lorsqu’il s’éloigne de toi. Il te chavire et te fait perdre pied comme personne. Son rire et sa douceur te chavirent le cœur. Quand tu penses à lui, c’est davantage que quelques papillons dans le ventre, c’est littéralement un insectarium ! T’as le souffle coupé chaque fois qu’il t’embrasse et cette sensation douce-amère chaque fois que ses lèvres quittent les tiennes. T’as l’impression que si tu ne pouvais jamais plus l’embrasser, c’est simple, t’en mourrais. Bien sûr, tu veux passer toute ta vie avec lui alors t’essaies de pas trop y penser, mais quelquefois… ben t’y penses pareil !

Et s’il ne t’aimait plus ? Oh que ça fait mal cette simple pensée… Tu l’aimes tellement ! La question ne se pose même pas. Tout ce que tu veux, c’est son bonheur, même si ça ne t’inclut pas. Tu serais prête à le laisser partir, tout en espérant que vous resteriez suffisamment en bon termes pour qu’il ne sorte pas définitivement de ta vie, si jamais c’était le cas. Oui, tu y penses, car toute ta vie, tous les livres que tu as lus, tous les films que tu as vus, toutes les chansons que tu as écoutées t’ont mis ça dans la tête : toutes les histoires d’amour ont une fin heureuse. Quel mensonge ! Le véritable amour ne connaît jamais de fin. Vous passerez vos vies ensemble et même au-delà, car même la mort n’empêche pas deux cœurs de s’aimer. Le véritable amour, c’est maintenant, c’est plus tard, c’est toujours.

Arianne Bouchard

 

L’essentiel, c’est d’être aimé – Texte : Arianne Bouchard

Paul Éluard a dit un jour « Il faut peu de mots pour exprimer l’essentiel ». Comme vous ave

Paul Éluard a dit un jour « Il faut peu de mots pour exprimer l’essentiel ». Comme vous avez appris à me connaître au fil de mes articles, je ne suis pas une femme de peu de mots. Pourtant, je suis totalement d’accord avec lui. Pour moi, l’essentiel se résume ainsi : l’amour.

L’amour, celui passionnel qui n’a rien de chaste comme celui que tu partages avec ta famille ou tes amis. L’amour comme celui qui te tient au chaud en hiver. L’amour comme celui qui te fait perdre totalement la tête et dire des choses ridicules comme « oui, j’ai vraiment envie de me faire un marathon Star Wars » quand bien même tu sais au fond de toi que l’expérience sera longue et pénible. Malgré tout, pour cet amour, pour cette personne si chère à ton cœur, tu donnerais tout pour la voir sourire, pour lui faire plaisir et pour passer les prochaines heures dans ses bras, même quand tu sais pertinemment qu’après cinq minutes, vous allez tous les deux être inconfortables et courbaturés. L’amour, le vrai, que tu ressens au fond de tes trippes, celui qui fait mal, comme une douleur omniprésente. Celui qui te laisse une sensation douce-amère quand tu as l’impression que tu en mourrais si tu ne l’embrassais plus jamais.

L’amour de ta famille, divisé en plusieurs catégories en commençant par l’amour vache. Cet amour brut de décoffrage comme celui que te prodigue ta famille à coups de compli-mardes, par exemple quand ta petite sœur te dit que « t’es belle pour une grosse ». L’amour inconditionnel qui fait que d’année en année, qu’importent les disputes, les vacheries et à quel point tout le monde se tombe respectivement sur les nerfs, vous vous retrouvez tous à Noël. L’amour complice comme quand tes sœurs et toi, vous commencez à déblatérer à quel point vos parents sont bien trop « parents » à votre goût. L’amour fraternel, quand tu arrives à un âge où tu arrêtes de voir tes frères et sœurs comme des plaies, pour finalement les considérer comme des amis.

L’amour amical d’un meilleur ami, toujours là pour toi, pour le meilleur et pour le pire, peu importe l’heure du jour. Cet amour qui te permet de continuer à avancer quand tout s’écroule autour de toi, parce que tu sais que tu auras toujours cet ami qui veille sur toi et qui assure tes arrières. Cet amour que les autres ne comprennent pas toujours. Vous êtes tellement complémentaires et essentiels l’un pour l’autre que ça en laisse ton psychologue perplexe. La cerise sur le sundae, c’est que si tu es ami avec une personne de ton orientation sexuelle, vous êtes forcément amoureux, selon les autres. Vous ne pouvez pas être si proches et si chastes selon eux. Comme si on pouvait bien s’entendre avec une personne uniquement en étant sexuellement incompatibles, alors qu’en réalité, on s’entend bien avec une âme indépendamment de son sexe ou de son orientation.

Bon bien évidemment, je ne vis pas que d’amour et d’eau fraîche ! Comme tout le monde, j’ai besoin de sécurité, de nourriture et d’un toit, mais je pourrais me contenter du minimum, du moment que je suis aimée de part et d’autre, ça me suffit.

Comme cette magnifique chanson des Beatles le résume si bien : « All you need is love ».

Arianne Bouchard

Le premier amour – Texte : Arianne Bouchard

Le premier amour, c’est quelque chose d’unique, de doux et de spécial. On ignore encore tout de

Le premier amour, c’est quelque chose d’unique, de doux et de spécial. On ignore encore tout des chagrins de ruptures et on croit encore aux fins heureuses. On a lu tellement de contes de fées qu’on pense à tort que dès qu’on rencontre quelqu’un, c’est notre prince, le bon, le premier et le dernier. Surprise, surprise : la vie n’est pas un conte de fées et il se pourrait donc que le chemin vers ce bonheur tant espéré soit plus long et beaucoup plus périlleux que celui emprunté par Cendrillon, qui n’a eu qu’à perdre sa chaussure pour trouver l’amour.

Le premier amour, c’est une nouvelle aventure dans les tranchées de nos cœurs purs et enlacés. Neil Armstrong a fait les premiers pas sur la lune et lui s’apprête à faire le premier pas vers notre cœur. Que de douceur ! Ce que l’on croit, du moins.

Pourtant, le premier amour est dépourvu de toute expérience et donc par définition, il est un peu maladroit. On ne se sait pas comment se comporter, alors on est toujours un peu timide ou à l’inverse, on est trop fusionnel. Dans tous les cas, on aime un peu tout croche, un peu trop fort, un peu trop pas assez et un peu trop mal.

Et puis le premier amour, on ne l’oublie jamais. C’est lui qui établit la base des prochains. Si ça se passe bien, on deviendra optimiste pour la suite et peut-être même un peu romantique sur les bords. À l’inverse, si ça se passe mal, si on est trompé, blessé ou mal aimé, ça laisse des cicatrices permanentes pour la suite. Méfiance deviendra une colocataire dont on n’arrivera malheureusement pas à se débarrasser, peu importe nos efforts. C’est facile de dire qu’il ne faut pas mettre tous les œufs dans le même panier, mais rien n’est tel qu’un cœur blessé. On n’oublie jamais rien, on y pense juste moins.

On a beau avoir vu des tonnes de comédies romantiques, on n’est jamais préparé à tomber amoureux. C’est soudain et accidentel, comme tomber de vélo. Parfois, la chute est douce et d’autres fois, la chute est plus rude et douloureuse. Malgré tout, peu importe comment on vit la chute, si on veut continuer d’avancer, il faut remonter en selle, prendre son courage à deux mains et continuer d’avancer.

La seule chose à faire est donc de vivre chaque amour comme s’il était à la fois le premier et le dernier.

Arianne Bouchard

Tu me manques, mon homme – Texte: Joanie Fournier

La vie va vite. Trop vite. Une fois embarqué sur les rails, le train fonce à toute vitesse. La rou

La vie va vite. Trop vite. Une fois embarqué sur les rails, le train fonce à toute vitesse. La routine, les enfants, nos jobs, nos projets. Les enfants arrivent, on essaie de profiter d’eux. Ils poussent, ils grandissent, ils courent vers leur avenir. On court derrière eux, comme pour attraper au vol chaque souvenir avec lequel on peut s’emplir le cœur. On nous répète depuis le premier jour que ça va vite, mais on a à peine le temps de cligner des yeux pour le réaliser.

Les jobs s’enchaînent, les postes se succèdent, les défis continuent de pleuvoir. Pleuvoir tellement que parfois, les mers se déchaînent et qu’on rame de plus en plus fort pour survivre. On prend plus de dossiers, on croule sous les piles. On n’a pas le temps de tout faire, mais on continue d’accepter d’en faire plus. Parce que la vie, elle, elle coûte de plus en plus cher et qu’il faut comme en prendre toujours plus pour y arriver…

Les projets continuent de grandir, les rêves grandissent dans nos têtes. On veut voyager, on veut plus d’espace, on veut changer d’air. On veut démolir, agrandir, rénover et bâtir. Quand un projet se termine, un autre commence, comme le coq qui chante chaque matin. C’est plus fort que nous. On en veut toujours plus.

Le temps file. Les années passent. C’est facile dans cette course de s’effacer, de s’oublier. On a l’impression souvent que la vie parentale n’est qu’un grand marathon. Personne ne part en même temps, personne ne termine sa course au même moment et chacun a sa vitesse. Mais on court tous. Derrière nos enfants pour les encourager. Avec nos enfants pour prendre le temps de jouer. Devant eux pour les amener à se surpasser.

Parfois, dans cette course effrénée contre la montre, nos regards se croisent, mon homme, et le temps se fige un instant. Juste quelques minutes où on ne pense plus au cliquetis du chronomètre de nos vies. Je vois dans tes yeux que tu es aussi à bout de souffle. Je sens ta bouche qui m’appelle et qui nous hurle de prendre le temps. Je sens nos corps qui se manquent l’un à l’autre. Dans quelques années, nous regarderons le parcours derrière nous et réaliserons que nous avons franchi la ligne d’arrivée sans même nous en apercevoir. Nous chercherons des bribes de souvenirs de cette vie trop rapide.

Tu me manques, mon homme. Je m’ennuie du temps où on se contentait de dormir sur un matelas sur le sol, dans un tout petit appartement. Je m’ennuie du temps où on soupait avec des céréales parce que c’était tout ce qu’on pouvait se permettre, mais que ça nous suffisait. Je m’ennuie du temps où on passait nos nuits à rire, à parler et à se chercher. Je m’ennuie du temps où plus rien autour de nous deux n’avait d’importance.

Je pense que c’est normal. De courir après le temps. De se remémorer le temps où nos seuls soucis n’avaient en fait rien de sérieux. Ce serait si naïf de penser que vivre minimalement nous ramènerait dans ce temps-là. Parce qu’on a vieilli, changé, évolué. Une fois qu’on a appris à courir, c’est si difficile de ralentir sa cadence.

Pourtant, il va bien falloir arrêter le temps. Mettre nos vies sur pause. Confier nos enfants. Refuser de gros dossiers. Arrêter de rénover. Et prendre le temps de se retrouver. Parce que c’est si tendre d’arriver à s’ennuyer, mais il faut se souvenir des raisons qui faisaient qu’on courait ensemble. Parce que si on ne prend pas le temps de croiser nos regards, d’écouter nos corps qui s’appellent et de se rappeler combien on s’aime, on aura couru tout ce marathon pour rien. Un jour, on sera retraités. Les enfants auront quitté le nid et la société n’aura plus besoin de nous. Mais je veux sentir qu’on sera toujours unis, côte à côte, de l’autre côté de la ligne d’arrivée.

Joanie Fournier

Les fins heureuses – Texte : Arianne Bouchard

Quand j’étais petite, comme la plupart des enfants, je lisais religieusement des contes de fées.

Quand j’étais petite, comme la plupart des enfants, je lisais religieusement des contes de fées. J’avais beau lire et relire les mêmes histoires sans cesse, jour après jour, j’étais toujours émerveillée quand arrivait la fin heureuse. Parce que c’était toujours ça, une fin heureuse.

Et puis j’ai grandi.

J’ai malgré tout continué de lire des contes de fées, mais j’ai été forcée de réaliser que tout cela n’était que de belles histoires pour aider les enfants à s’endormir tranquillement le soir. Dans la vraie vie, on se rend vite compte que le bien ne triomphe pas toujours et que chaque prince ne trouve pas forcément sa princesse.

Dans la vraie vie, on croise bien souvent des pirates, si on peut qualifier ainsi tous les gens peu recommandables de ce bas monde. Le prince, même si on le croise, ne nous remarque pas toujours au premier regard comme dans un coup de foudre et parfois même, il ne nous remarque jamais. Dans la vraie vie, il suffit de bien plus que de perdre sa chaussure à une soirée pour retrouver son prince destiné. Petit conseil : ne pas perdre votre chaussure du tout en fait, car dans le monde dans lequel on vit, un inconnu ne fera pas le tour du monde ni même du village pour vous la rendre, et elle sera perdue à tout jamais. Dans la vraie vie, prisonniers de la plus haute tour, on le restera, car personne ne viendra nous sauver, déjà qu’on a trop la flemme d’ouvrir la porte à notre Uber Eats quand il arrive. Dans la vraie vie, les gens ne tomberaient pas amoureux de la Bête pour sa forte personnalité, son charisme sous-jacent et sa tendresse enfouie, non. La Belle serait probablement plutôt une arriviste plus intéressée par son château et ses richesses, que de vraiment découvrir qui se cache derrière cette apparence peu flatteuse. Au final, elle ne le remarquerait pas et elle vivrait sa vie dans le déni, comme toutes ces filles et leur « Papa en sucre ».

Dans notre réalité, j’ai beau parler aux oiseaux, ils ne me répondent pas. De plus, j’ai horreur des souris, alors quand bien même elles voudraient me confectionner une jolie robe, elles ne seraient pas les bienvenues chez moi. Je serais également prête à parier que si j’embrasse un crapaud, ce n’est pas un prince que je vais trouver, mais fort probablement toutes sortes de maladies.

Et pourtant, je continue de lire des contes de fées et d’écouter des films de princesses en espérant qu’à force d’y croire, ça devienne vrai. Je ne suis pas idiote, seulement un peu rêveuse. Et puis peut-être que Walt Disney avait raison quand il a dit que « le meilleur moyen de réaliser l’impossible, c’est de croire que c’est possible ».

Je voudrais tellement que l’amour puisse bel et bien rompre toutes les malédictions et qu’ensemble nous trouvions la force et le courage des preux chevaliers, pour prendre les devants, stopper les guerres et faire régner la paix autour de nous. J’espère qu’à force d’y croire, on pourra rétablir les fins heureuses.

Oui, j’ai grandi, mais j’ai toujours mon cœur d’enfant même si au travers de mes aventures dans le monde d’adulte, j’ai perdu mon innocence et que j’ai croisé la route du mal trop de fois pour faire comme s’il n’existait pas, comme je l’ai fait avec les monstres sous le lit. Et pourtant, même après avoir croisé le mal tant de fois, je ne peux pas m’empêcher de voir le verre à moitié plein et d’avoir foi en l’avenir. J’ai confiance en moi, j’ai confiance en ceux que j’aime et même si je ne peux pas fermer les yeux sur les atrocités qui se passent chaque jour, j’ai espoir qu’un bon jour, les querelles cesseront et que nous pourrons vivre tous ensemble en harmonie. Dites que je suis stupide, mais dans la vie, j’ai appris à toujours viser la lune, pour toujours au moins retomber parmi les étoiles !

Mais bon, même si la vie n’est pas tout à fait un conte de fées et que je ne suis pas vraiment une princesse, j’ai trouvé mon prince et je compte bien avoir ma fin heureuse.

Arianne Bouchard

 

Survivre à ta rupture – Texte : Arianne Bouchard

Ça y’est. C’est fini. Vous vous êtes quittés. Deux âmes entrelacées à jamais séparées. S

Ça y’est. C’est fini. Vous vous êtes quittés. Deux âmes entrelacées à jamais séparées. Sentiments dévastateurs, comportements destructeurs, pourquoi était-il l’élu de ton cœur ? Tu te poses probablement des tonnes de questions. Tu es probablement en train de faire une crise existentielle à remettre en question tous tes choix de vie.

Il y a plus de sept milliards de personnes sur cette terre, et pourtant, tu es tombée amoureuse de lui. Tu lui as ouvert ton cœur, tu lui as montré tes faiblesses, et lui, qu’est-ce qu’il a fait ? Il s’est joué de toi ! Ma belle, j’aimerais te dire que ton chagrin s’estompera aussi rapidement qu’il est parti, mais ce serait te mentir. Tu vas avoir besoin de temps, et le temps lui-même va avoir besoin que tu lui donnes un peu de laisse. Tu seras peut-être tentée de noyer tes chagrins à coup de bouteilles de vin, mais sache que ça ne sert à rien, les vrais chagrins savent nager. Oublie ton ex. Comme il y a un « X » dans le mot ex, justement, fais une croix dessus ! Tu ne peux pas te contenter de ramasser les morceaux de votre relation et tout réparer cette fois-ci, car comme on se blesse à ramasser les bouts de verres cassés, tu vas te blesser à réparer ce qui ne peut pas l’être.

Tu vas recommencer à vivre. Tu vas recommencer à sourire et puis un jour, sans crier gare, tu vas même retomber amoureuse. C’est beau l’amour, cette sensation que le temps s’arrête, le souffle coupé et les papillons qui te terrassent le ventre tellement tu es toute chose quand il est là. Tu vas connaître cela à nouveau, je te le promets. Tu vas trouver cet homme merveilleux qui va ruiner ton rouge à lèvres plutôt que ton mascara. Celui qui ajoutera de la vie aux années et peut-être même qu’il te donnera l’impression d’ajouter des années à la vie, par votre amour profond et éternel.

Je sais que ta souffrance est immense. N’y a-t-il pas plus grand chagrin que de savoir que celui qui fait couler tes larmes est le seul à pouvoir les sécher ? Je voudrais tellement trouver les mots pour te réconforter. Je voudrais tellement trouver les mots pour amoindrir ta douleur et la remplacer par une brise d’infinie douceur. Sèche tes larmes, ma belle, car à trop pleurer pour avoir perdu ton soleil, tes larmes t’empêcheront de voir les étoiles. Et même si parmi ces étoiles, tu ne trouves pas la tienne, n’oublie jamais que c’est peut-être finalement la lune qui t’est destinée.

Tu vas y arriver. Tu vas passer au travers. Tu es une fille forte et incroyablement résiliente. Tu dois faire face à la vie, comme elle vient, au jour le jour.

Inspirer. Expirer. Résister. Ne pas pleurer. Voilà ton nouveau mantra.

Ne gaspille pas tes larmes pour un homme qui n’en comprendra jamais la valeur. Protège ton cœur de son sourire charmeur et continue d’avancer. Ne fais pas de toi une prisonnière. Ne retourne pas dans ta cellule. Tu dois profiter de chaque instant de liberté et ne pas replonger dans cette relation qui t’a tant volé.

Je me dis que ça prendrait peut-être un videur pour ton cœur, pour ne pas laisser entrer n’importe qui. Ce n’est pas un buffet à volonté où chacun peut prendre ce dont il a besoin, à l’excès, et se casser après avoir fait le plein. L’amour, c’est beaucoup plus complexe que cela et c’est pourquoi certains se méprennent tant. Ce n’est pas donné à tout le monde d’en comprendre les subtilités, surtout que malheureusement, il n’y a pas de mode d’emploi pour cela. Et même s’il y en avait un, qui aurait réellement pris la peine de le lire ?

Je sais que tu te dis que peut-être que finalement vous n’auriez pas dû tomber amoureux. Vous auriez peut-être dû tout simplement vous aimer. Tout ce qui tombe se brise et l’amour n’en est certes pas l’exception. Peut-être que finalement, les fins heureuses n’existent que dans les contes qu’on raconte aux enfants. Avec l’amour, même s’il rime avec toujours, il suffit que l’un le délaisse pour qu’il rime avec tristesse. Tout chagrin d’amour commence par une belle histoire, où tu rencontres quelqu’un et tu te dis « il est différent » avec un dénouement cynique où tu te dis « il est comme tous les autres ».

Mais non. Arrête de faire ta drama queen, sèche tes larmes et lève la tête bien haute, car c’est maintenant que tu reprends le contrôle de ta vie.

Arianne Bouchard

 

J’ai trouvé l’équilibre… Texte : Ariane Bégin

Il y a maintenant trois ans et demi, je suis tombée en amour avec un agriculteur. Un vrai de vrai,

Il y a maintenant trois ans et demi, je suis tombée en amour avec un agriculteur. Un vrai de vrai, un homme qui a grandi sur une ferme et qui rêvait de faire vivre la même chose à ses enfants. Un homme amoureux de son métier, qui ne compte pas ses heures, qui souhaite gérer une business et surtout, qui rêve de posséder sa propre ferme. Avec du recul aujourd’hui, je réalise que je ne comprenais peut-être pas tout à fait dans quoi je m’embarquais lors de nos débuts. Jamais je ne l’ai regretté, loin de-là même. Cependant, de lourdes et sérieuses discussions se sont imposées pour mettre les points sur les « i ». Mais surtout, des discussions pour mettre au clair certains enjeux afin que l’on continue d’aller de l’avant ensemble.

Quand on sort avec un agriculteur, faut apprendre à ne pas se faire d’idées et surtout, ne pas trop prévoir d’avance. Évidemment, j’ai trop souvent attendu pour, par la suite, être déçue. J’en ai pleuré une claque en pensant que c’était parce que je ne comptais pas pour lui ou simplement parce qu’il trouvait mieux à faire. Mais au contraire, aujourd’hui, je réalise que son métier est loin d’être routinier et que des tas de choses peuvent arriver dans une journée : le tracteur qui ne part pas, une vache malade, un nouveau-né, etc. Sans oublier qu’à Noël et pendant les vacances d’été, les vaches ne prennent pas de vacances, elles. C’est donc 24/7 et pour être bien honnête, on ne s’habitue jamais vraiment à ça. On ne s’habitue peut-être pas, mais on apprend à vivre avec. Auparavant, je me considérais beaucoup plus dépendante que je le suis maintenant. Et j’ai changé, tout ça grâce à l’indépendance et l’équilibre dans notre couple.

Même si ce n’est pas toujours facile, je trouve du réconfort lors de mes moments seuls. Rien n’empêche que tous les soirs, je rêve du moment où je vais enfin le serrer dans mes bras. Cependant, nos moments loin l’un de l’autre nous rapprochent au quotidien. Pour ma part, c’est ce qui me permet d’apprécier chaque petit moment passé à ses côtés. De plus, en étant enfant unique, j’ai appris à me débrouiller et à me divertir seule. C’est un bonheur de prendre soin de moi avec un bon livre, lorsque j’écris ou à la salle d’entraînement. L’équilibre peut être différent pour chacun. C’est pour cela qu’il faut se confier et en parler avec votre partenaire de vie. N’ayez jamais peur de vous exprimer et de dire ce que vous ressentez vraiment. Avec le temps et les années, j’ai surtout appris qu’on a besoin tous les deux de ce genre de moment. On s’oublie trop souvent dans une relation et je trouve primordial de se souvenir que même si nous sommes un couple, je suis une femme à part entière qui mérite de prendre soin de moi.

L’équilibre dans un couple, ça ne s’apprend pas, ça se construit. Et lorsque l’équilibre est établi, c’est tellement plus simple et surtout, sain de vivre à deux.Je vous souhaite à tous et à toutes un équilibre qui vous permet de vivre en toute légèreté et surtout, en étant comblée et heureuse.

Ariane Bégin

Aimer trop – Texte: Klaude Laflamme

J’ai besoin de m’adresser à toi, je veux que tu saches que je t’ai vue aller. Tu te penses di

J’ai besoin de m’adresser à toi, je veux que tu saches que je t’ai vue aller. Tu te penses discret et parfait, mais je te vois en fluorescent. Tu es agile, tu tends tes fils, tu enrobes de doux et de magie. Elle se laisse envoûter, elle s’abandonne à toi. Elle rayonne, elle se passionne, elle se dévoue par amour.

Je me méfie, la protège, mais elle te suit. Tu es jaloux, elle est tellement belle, c’est pour ça. Elle a de l’opinion, de l’intelligence et de l’aplomb. Elle ne se voit qu’à travers toi… belle, compétente et déterminée. Puis, doucement, elle doute, elle a peur de te perdre, de ne plus être à la hauteur. Ses mots, ses idées et son regard sur elle t’appartiennent.

Elle s’éloigne, je ne l’atteins plus. Je veux la protéger, j’essaie de lui dire que pour moi, elle est formidable. Elle ne m’entend plus, ne me croit plus. Tous les autres, tes amis la trouvent intense, ils la voient eux aussi à travers tes mots. Tu lui répètes des conversations que personne ne tient. Tu lui donnes des défauts qui ne la définissent pas. Mais elle, elle te croit.

Lentement, je la vois sombrer, elle s’effondre mentalement. Par chance, tu es là, personne ne la soutient et ne la comprend comme toi. Du moins, c’est ce qu’elle pense. Tu es si bon, si compréhensif, bien des gens n’auraient pas ta compassion. Elle se le répète sans cesse, sans toi elle n’existe pas.

Quand la tête reprend le dessus, son corps l’abandonne, elle souffre de tout son être. Aux yeux des autres, tu es le pilier, mais moi je le sais, tu ne fais que l’enliser dans sa noirceur. Elle ne s’aime plus, elle n’aime que toi.

Un jour, elle décide de prendre soin d’elle, son intelligence lui dicte de se guérir. Elle renaît tranquillement, petit à petit, la femme épanouie refait surface. Quand la lumière brille à nouveau, tu prends la fuite.

Son monde s’écroule, celle qu’elle est vraiment n’a pas su te plaire. Puis, elle reprend le contrôle de sa vie, elle renaît et s’apprivoise à nouveau. Ses défauts sont en fait de grandes qualités qui lui permettent d’avancer à travers les débris de son passé. Elle se construit un univers à son image, flamboyant, lumineux et léger.

Je te remercie de l’avoir quittée, toi qui l’as mal aimée.

 

Klaude Laflamme

 

Girl power… vraiment? Texte: Eva Staire

À la minute où j’ai su que j’allais avoir une fille, j’étais déjà en mode : Girl power!

À la minute où j’ai su que j’allais avoir une fille, j’étais déjà en mode : Girl power! Féministe assumée, je clamais déjà haut et fort que ma fille pourrait faire tout qu’elle veut dans la vie. Je voulais que ma fille puisse jouer à ce qu’elle veut, porter les vêtements qu’elle veut, devenir qui elle veut… Puis, j’ai eu une deuxième fille. Puis, j’ai eu une troisième fille. Et je les regardais en me disant que tout était possible.

J’ai essayé d’être une mère bienveillante. J’ai voulu être un modèle de femme persévérante, tenace, décidée. J’ai répété à mes filles qu’elles pouvaient tout accomplir. Et naïvement, je pensais que mon modèle avait une influence suffisante sur elles. Oui, naïvement… parce que j’ai réalisé, dix ans plus tard, que mon seul modèle de femme n’avait pas suffi à faire changer les choses…

Hier soir, ma plus grande est venue vers moi pendant que je faisais la vaisselle après le souper. Elle a pris machinalement le linge à essuyer et a dit, tout bonnement : « Je viens t’aider, Maman ! … parce que c’est ce que font les filles, hein !? La vaisselle… ». Je suis restée là, figée comme une statue de marbre, complètement bouche bée (moi qui n’arrive jamais à me taire pourtant) et les larmes ont commencé à couler.

Parce que ses petits mots, aussi légers puissent-ils paraître, ont été tellement lourds de sens. Parce que ça ne change rien de clamer que les femmes ont des droits si elles continuent d’accomplir la majorité des tâches ménagères. Je suis bien consciente que les droits de femme ont avancé, que grâce à des générations et des générations de femmes allumées et combatives, la cause féminine a avancé énormément. Mais malgré les pas de géants qui ont été faits et qui ne sont pas négligeables, il reste beaucoup de travail à faire.

Je réalise que mon seul modèle ne suffit pas. Je pensais que si je montrais à mes filles à être fortes, indépendantes et persévérantes, elles penseraient qu’elles peuvent tout accomplir… et non pas qu’elles doivent tout faire seules ! Je pensais leur apprendre qu’elles peuvent tout faire, pas qu’elles doivent tout faire. La différence est immense, et si subtile à la fois. Je réalise que mon seul modèle ne suffit pas.

Parce qu’elles voient encore la majorité des mères dans leur entourage accomplir la majorité des tâches ménagères. Elles voient la plupart des couples autour d’elles où la femme planifie les repas, va acheter les ingrédients, cuisine le repas et finit quand même par faire la fichue vaisselle. Elles voient la plupart des mères présentes aux sorties scolaires, aux périodes de bénévolat de la bibliothèque de l’école et aux rencontres de parents. Elles entendent la plupart des mères de leur entourage planifier les vacances en famille, réserver les rendez-vous médicaux et organiser les fêtes de leurs enfants.

Chaque fois que j’écris sur la charge mentale, des hommes se lèvent et scandent qu’ils font des tâches à la maison, qu’ils en font plus à l’extérieur, qu’ils font autre chose de plus important, que c’est égalitaire chez eux, etc. Moi j’en ai assez qu’on protège nos hommes de la vérité. Parce que c’est faux de dire que la charge mentale est de nos jours partagée à parts égales entre les partenaires de vie. C’est juste faux. Et je me questionne à savoir pourquoi on a tellement peur de leur dire la vérité.

On a peur qu’ils en fassent encore moins ? On a peur de perdre ce qui est acquis ? On a peur de les froisser ? On veut éviter la chicane qui va suivre ? Pourquoi on continue de traiter les hommes comme des petites choses fragiles ?

Je vois des hommes s’enflammer sur les réseaux sociaux parce qu’ils ont de belles intentions. Ils pensent qu’ils font la moitié des tâches ménagères et que puisqu’ils s’impliquent, tout est forcément égalitaire. Je vois des femmes les défendre et dire que ça ne les dérange pas d’en faire plus, que c’est leur rôle de mère. Et chaque fois, je me demande encore pourquoi on leur ment…

Je côtoie au quotidien tellement de familles. Nos amis, nos familles, nos connaissances, les familles des amis de nos enfants à l’école. C’est totalement faux de dire que les relations de nos jours sont égalitaires. Et si vous pensez que la bataille est terminée, c’est que vous ne regardez pas ce qui se passe ailleurs.

J’ai un homme que j’aime à mes côtés. Un père formidable. Un amant fabuleux. Un pourvoyeur exemplaire. Et un coloc de merde. Réellement. Et dans la confidence, je constate que la majorité des femmes autour de nous vivent la même réalité. Parce que c’est ça la vérité : les enfants manquent de modèles. Des modèles de femmes fortes sont montrés au grand jour, des femmes incroyables, intelligentes, fortes et tenaces. Mais ils sont où nos hommes ? La vérité, c’est que ce sont ces modèles égalitaires qui manquent.

Sur les réseaux sociaux, les vidéos pleuvent de femmes qui tournent la situation au ridicule. Des femmes qui font semblant d’être leur conjoint en mettant leur linge sale par terre, en laissant de la vaisselle sur le comptoir, en déposant une couche sale à côté de la poubelle, etc. Et on like ces vidéos parce qu’on s’y reconnaît ! On voit des vidéos d’hommes qui essuient la vaisselle avec un regard coquin, prétendant que c’est ce qui excite le plus leurs femmes. Et on like ces vidéos, justement parce que c’est la parfaite parodie de ce que je vous explique…

Quand vous recevrez une famille à souper, demandez donc à l’homme ce qu’il a réservé pour les vacances d’été. Demandez-lui s’il a inscrit les enfants au camp de jour ou s’il a pensé à autre chose pour cet été. Demandez-lui comment il arrive à planifier tous les repas et accomplir la routine du soir des enfants sans oublier aucun devoir. Demandez-lui s’il a des trucs pour mettre un enfant propre. Demandez-lui comment il prévoit accompagner son enfant dans sa transition vers l’école secondaire. Demandez-lui s’il a envie d’avoir d’autres enfants et comment il pense gérer ses congés parentaux. Posez-lui exactement toutes les questions que vous posez normalement à la mère de la famille. Parce que si vous osez dire que tout est égalitaire, cela ne vous semblera même pas un peu étrange de poser ces questions aux hommes de votre entourage, naturellement, autour d’un verre de vin.

Eva Staire

Mon homme, je veux juste te plaire. Texte : Audrey Boissonneault

Mon chum, mon homme, Je sais bien qu’on voit les choses bien différemment. Sur certains aspect

Mon chum, mon homme,

Je sais bien qu’on voit les choses bien différemment. Sur certains aspects, je vois tout blanc puis toi, tout noir et vice versa. Je sais à quel point je peux devenir craintive et insécure. Je te promets que ce n’est pas pour avoir de l’attention ou juste pour me faire « remonter ». Au contraire, j’aimerais garder ce petit monde anxiogène juste pour moi, un jardin secret auquel personne n’aurait accès.

En fait, je suis obligée de laisser ma tête le crier. Il ne faut pas un long moment avant que tu te doutes de quelque chose. Dans mes yeux, dans mon sourire ou même dans mon langage corporel, j’arrive à t’entendre : « Mon amour, qu’est-ce qui se passe, je sais que ça ne va pas. »

C’est à ce moment-là que ma tête fait quatre tours et que je n’arrive pas à savoir quoi faire. Les deux choix me laissent perplexe.

  1. Je lui dis et j’ai l’air encore d’une personne insécure
  2. Je ne le lui dis pas et il me rappelle qu’il faut que je communique lorsque quelque chose cloche.

My love,

Même si tu me dis 150 fois que tu me trouves belle, ma tête gardera son idée. Je ne peux m’empêcher de me dire que chaque kilo que j’ai pris va te sauter aux yeux. Je ne peux pas m’empêcher de penser que tu vas me trouver moins attirante, que tu n’auras plus autant l’envie de me faire l’amour, un soir de semaine comme à nos débuts. J’ai peur que les « Pas ce soir, je suis fatigué » deviennent une excuse ou encore « Pas maintenant, j’écoute ma série ».

Ça spin dans ma tête. Mon corps ne t’excite plus ? J’ai trop pris de poids ? Pourquoi au début la fatigue comptait moins ? Pourquoi tu préfères finir ton épisode ? Peut-être que je me trompe. Que tout est dans ma tête. Probablement même. Le repos est important, puis on ne va pas se le cacher, on en a besoin pour fonctionner. Je ne t’en voudrai jamais et je ne te forcerai jamais à rien. Mais ça ne m’empêchera pas de m’inquiéter et de me questionner sur chacune de ces questions. Je sais que ça sonne imbécile et exagéré, mais quand tu y réfléchis, tu comprends que ça a du sens.

Je te promets que j’arriverai à voir la zone grise et qu’un jour, j’arriverai à me voir de la même façon que toi.

 

Audrey Boissonneault

La charge mentale des mères — Texte : Audrey Léger

Depuis la naissance de votre premier enfant, votre cœur a explosé. C’est avec tendresse, bonheur

Depuis la naissance de votre premier enfant, votre cœur a explosé. C’est avec tendresse, bonheur et amour que vous dites au papa « c’est bon, j’m’en occupe » dès que votre poupon chigne, se réveille, mouille sa couche ou qu’il a faim. Vous cuisinez de bonnes purées maison avec passion et vous magasinez des petits kits tendance avec enthousiasme. « C’est bon j’m’en occupe ! »

Vous vous prendrez la tête pour lui trouver la meilleure garderie parce que vous êtes la mieux placée pour savoir ce qui est nécessaire pour votre enfant chéri. Puis, sans hésiter, vous vous absenterez du travail pour toutes les mauvaises nuits, otites, fièvre, et vous serez dans une clinique au premier symptôme inhabituel.

Viendra ensuite le deuxième bébé. Et vous recommencerez avec autant d’amour. Le papa, il est où dans l’histoire ? Les enfants et vous, vous avez l’impression de vous autosuffire. De toute façon, vous êtes capable de tout gérer toute seule. Le papa, lui, il est là. Il attend que vous soyez prête à lui laisser une petite place. Puis, commencent les rendez-vous dentiste, optométriste, orthophoniste ou autre spécialiste et finalement, la rentrée scolaire. Les rencontres, les courriels puis les devoirs, les leçons, les soupers, la routine. Le papa essaie d’aider, mais les enfants veulent maman, évidemment. Mais maman, elle, est fatiguée, brûlée, déprimée. Elle a tout donné.

Les enfants ont maintenant 6 et 8 ans et elle voudrait « tirer sur la plug ». Maman est hors service, merci de communiquer avec l’autre responsable. Puis, vous continuez à replier leurs petits vêtements dans leurs tiroirs et à faire le « switch » aux changements de saison en vous disant : « pas de danger que papa s’en occupe pour une fois ». Vous êtes soudain amère. Vous le blâmez. Dans votre tête, les termes du contrat ont changé : « La responsabilité des enfants, c’est 50/50 ! » Oups !

De grâce mes chères petites mamans, laissez la moitié de toutes les responsabilités au papa dès la naissance. Il est en mesure de vous aider et de vous soutenir. Ne lui fermez pas la porte parce qu’un jour, les enfants seront grands et quand vous direz finalement « Go papa, c’est ton tour ! », c’est toute la structure familiale qui éclatera. Faites-vous le cadeau d’être une équipe 50/50 le plus tôt possible.

Respectueusement,

Audrey. sans. artifice