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Burnout ou épuisement, peu importe: on s’en sort!

Burnout, moi? Non! Il y a trois ans, j’étais en épuisem

Burnout, moi? Non! Il y a trois ans, j’étais en épuisement professionnel, pas en burnout. C’est drôle parce que dire burnout, épuisement professionnel ou trouble d’adaptation, c’est pas mal pareil. Par contre, ça n’éveillait pas les mêmes croyances chez moi. Le burnout résonnait comme « être brûlée », comme dans ne plus être bonne à rien, pas à la hauteur. Être en burnout, c’était comme si je n’allais jamais en revenir. L’utilisation de ce terme était remplie de préjugés. Aujourd’hui, je me rends compte que l’usage de l’un ou l’autre de ces termes éveille encore des préjugés et des réactions issues de la méconnaissance de cet état.

Le cœur de mon message, c’est qu’on s’en sort. Oui, on s’en sort en se déposant. Durant mon arrêt, j’étais bien entourée. On m’a sortie, écoutée, accompagnée, tendu les bras et questionnée. La question qui revenait souvent, c’était : « Qu’est-ce qui s’est passé pour que tu en sois là? » Ça a été long avant de vraiment m’en rendre compte. En fait, ma vie était tout simplement vide de sens.

J’ai trompé mon mari, c’est le premier article que j’ai écrit sur ce moment de ma vie. J’étais impuissante, fatiguée, vidée, stressée, anxieuse et blessée, mais jamais je n’ai parlé de ce que je vivais à mon mari. « J’ai trompé mon mari en essayant d’être quelqu’un d’autre, probablement la Super Woman dont en entend tant parler. J’étais en panne de connexion avec moi-même… Vide et court-circuitée. » Comme plusieurs sont restés avec l’idée que j’avais été infidèle, j’ai senti l’intérêt de préciser ma pensée dans un autre article que j’ai intitulé Si j’ai juste… Est-ce que c’est tromper?

Et si tromper son partenaire de vie, c’était d’abord cesser de lui offrir son authenticité, sa vulnérabilité? Tranquillement, j’ai perdu mon identité en tant que femme et en tant que sa femme. En perdant mon identité, j’ai doucement fini par devenir quelqu’un d’autre sans même m’en rendre compte. Aujourd’hui, je vous confirme que « tromper », c’est aussi cacher ses peurs, ses stress et ses angoisses à la personne qui partage notre vie.

Puisque j’avais commencé à partager mon histoire en lien avec ma vie amoureuse, j’ai conclu ces deux articles par Ton mari a réagi comment? Ce que nous vivons a un impact sur les autres. Mon mari m’a vue m’épuiser et moi, je n’ai jamais entendu ses mots pour me prévenir que trop c’était trop. Cette période a laissé ses marques sur notre relation. Elle nous a aussi permis de nous redéfinir et d’apprendre à nous aimer à travers celui et celle que nous sommes devenus. Nous vivons tous des périodes difficiles qui risquent de marquer, blesser ou séparer notre couple. Pour nous unir dans les épreuves, nous avons choisi de formuler une promesse l’un à l’autre. Cette promesse nous guide et nous aide à sortir des temps plus gris.

Je vous partage une série d’articles autour de cet épisode dans ma vie. Chaque fois que j’en parle, les gens sont surpris et me posent des questions. D’autres fois, ils se reconnaissent et me confient leur histoire d’épuisement professionnel qu’ils ont souvent peu partagée. C’est un sujet qui est encore trop peu discuté ouvertement et qui touche beaucoup de gens.

 

Stéphanie Dionne

 

Ma femme, celle qui m’a sauvé

Ma femme : la personne la plus importante pour moi. Si elle n’ava

Ma femme : la personne la plus importante pour moi. Si elle n’avait pas été sur ma route, je ne serais pas là pour vous écrire cet article. J’aurais sûrement fini comme d’autres frères d’armes.

Il fut un temps où je ne voulais plus rencontrer personne. J’étais vraiment désespéré. De mauvaise rencontre en mauvaise rencontre, je me préparais à vivre seul. Vivre seul dans ma maison canadienne en pierre, sur un vaste terrain boisé, avec mon chien.

Quelqu’un m’a conseillé un jour de placer une lettre sous mon oreiller. Cette lettre décrivait le type de personne que je voulais rencontrer et comment elle devait être. Je replaçais la lettre sous mon oreiller chaque fois que je changeais les draps de mon lit. Éventuellement, je n’y ai plus porté attention. C’était devenu une habitude. C’était ancré dans mon inconscient.

Comme vous le devinez certainement, un beau jour, j’ai rencontré celle qui devint ma femme. Je l’avais demandé dans ma lettre. Je me rappelle que j’avais demandé qu’elle aime les animaux, qu’elle m’accepte comme je suis et qu’elle n’essaie pas de me changer. Tout ce que j’avais demandé était là, devant moi, comme par magie.

Ma femme a changé ma vie pour le mieux. J’avais retrouvé ma sensibilité. Noël avait longtemps été un moment ennuyant dans ma vie. Un de mes frères s’était enlevé la vie le 3 décembre 1991, à l’âge de seize ans. Mon père était décédé le 26 décembre 1997, à l’âge de cinquante ans. Par la suite, Noël a toujours été un moment exécrable, et ce, pendant une dizaine d’années.

Cependant, lorsque j’ai connu ma femme, tout a changé. Elle m’a donné le goût de redécouvrir la joie de Noël. Le goût d’aimer et de vivre à nouveau, même plus que jamais.

Un jour, alors que je cherchais des cartes de Noël dans un magasin spécialisé, ma femme m’a vu en train de pleurer devant le présentoir de cartes. C’est alors que je lui ai expliqué que chaque fois que je lisais une pensée dans une carte, ça me faisait pleurer. Tout cela à cause des décès dans ma famille.

C’était devenu un gag lors de la remise des cadeaux. Tout le monde avait les yeux rivés sur moi pour me voir lire ma carte et pleurer. Et là, naturellement, tout le monde trouvait ça drôle ! C’était la même chose pour les films sentimentaux. Je devais me cacher le visage parce que j’avais les yeux pleins d’eau. J’étais devenu hypersensible. Tout cela parce que ma femme avait changé ma vie et avait fait de moi un homme heureux. Peut‑être aussi parce que j’avais une blessure en moi.

Lors de l’échographie de ma fille, je me retenais, mais j’avais encore le goût de pleurer. Elle était parfaite cette petite que j’avais créée avec ma femme ! Dans l’auto, j’ai éclaté en pleurs. Ma femme a pensé que j’étais déçu parce que c’était une fille. C’est seulement le fait que j’allais être papa d’une belle petite fille en santé. Je pleurais de joie. J’étais un papa déjà très fier et content ! J’allais être papa ! Ce que j’avais toujours désiré dans ma vie !

Et je vous épargne toutes les premières fois ! Oui, les enfants, ça nous change beaucoup.

Ma femme, je ne pourrai la remercier suffisamment pour tout ce qu’elle m’a apporté. Pour toute la joie qu’elle m’apporte. Pour tout le soutien qui n’est pas facile avec ma blessure. Je lui en suis très reconnaissant. Vraiment, merci mon épouse ! Je t’adore !

Carl Audet

C’est si difficile d’aimer

Depuis toute petite, comme beaucoup d’autres petites filles, je m

Depuis toute petite, comme beaucoup d’autres petites filles, je m’imaginais déjà avoir un amoureux à l’âge de vingt ans, je me voyais planifier mon mariage, avoir des enfants, une maison, une voiture et un chien. À l’aube de mes 26 ans, je me rends compte que la vie en a voulu bien autrement.

Je n’ai jamais eu de chum. Un vrai de vrai. J’en ai souvent voulu à la Terre entière pour cela. Je me suis demandé si c’était parce que je n’étais pas assez belle, pas assez gentille, pas assez brillante ou encore trop grosse, trop gentille, trop brillante. Je me comparais constamment aux autres, je me disais que ça ne se pouvait pas que tout le monde finisse par rencontrer SA personne et que moi, je n’y arrive jamais.

Puis, j’ai fini par me dire que je faisais peur aux hommes : une femme indépendante, audacieuse et de carrière, ce n’est pas ce qui attire tous les hommes (alors que c’est pourtant tout le contraire !) J’ai longtemps blâmé les autres alors que je ne m’étais jamais arrêtée à me questionner : suis‑je difficile à aimer ou bien ai‑je de la difficulté à aimer ?

Bam ! La vérité en pleine face, qui m’assomme comme un deux par quatre. C’est moi qui ne suis pas capable d’aimer. Je ne veux pas m’engager. Ça me fait peur. Je suis très exigeante dans mes choix et mes critères face à la personne avec qui je partagerai ma vie. Les gars de mon âge que je rencontre ET qui sont célibataires, eh bien, ils ne me plaisent pas. Il y a un an, j’ai rencontré un garçon. On s’envoyait des messages, et malgré les nombreuses fautes d’orthographe, je le trouvais tout de même sympathique et agréable. J’ai décidé de lui donner une chance, je n’y perdais rien. Quelle erreur.

Le gars avait 27 ans, il habitait chez ses parents, était sans emploi et a osé me dire (il fallait quand même avoir du cran pour me dire ça) : « Yo non, moi j’me cherche pas d’emploi, j’men fous man, le gouvernement me paye pour habiter chez mes parents, c’est chill. » Tu vois le portrait ? C’est évidemment le pire cas que je te raconte, mais c’est aussi celui qui ne me donne pas envie de m’engager dans une relation avec les yeux fermés. Les bons gars, avec qui je pourrais avoir plusieurs aspirations et valeurs communes, sont déjà en couple. J’ai l’impression d’être la niaiseuse qui arrive à 16 h au Best Buy pendant le Boxing Day pour avoir la télévision en spécial. Comme si je venais d’allumer qu’un homme avec qui partager ma vie, ça pourrait être bien.

Malgré tout, même si parfois, je me surprends à être jalouse de mon amie qui se mariera bientôt, ou de l’autre qui part en fin de semaine d’amoureux au chalet, je ne regrette pas mon éternel célibat. Oui, j’aimerais avoir quelqu’un dans ma vie, mais j’ose espérer que la raison pour laquelle je n’y arrive pas, c’est que j’attends vraiment la bonne personne pour moi, celle qui créera des étincelles de bonheur dans tous nos petits moments au quotidien. Je suis aussi heureuse de constater que je me suis choisie avant tout, puisque je ne me suis pas jetée dans les bras du premier venu, chose que j’aurais pu faire il y a bien longtemps et que j’aurais pu regretter.

Je passe ma 25e Saint-Valentin célibataire, mais je suis maintenant en paix avec cela.

Stéphanie Parent

Pas besoin d’un prince charmant pour la Saint-Valentin !

Je sais, tu dois ressentir beaucoup de pression depuis notre liaison

Je sais, tu dois ressentir beaucoup de pression depuis notre liaison. Écoute, ce n’est pas de ta faute ni de la mienne. Tu dois comprendre que depuis toujours, je ne suis pas comme les autres fillettes qui rêvent du prince charmant. Celui qui galope à toute allure sur sa monture et qui vient me délivrer en me donnant un baiser passionné. Celui avec qui nous vivrons heureux éternellement et avec qui nous aurons plein d’enfants.

Je sais, tu dois ressentir beaucoup de stress parce que je la joue comme une femme forte, solidaire, indépendante, fière et qui veut une grande liberté.

Je sais, tu dois être tout mêlé parce que je ne suis pas une princesse en détresse qui attend son prince pour se faire libérer le temps d’une soirée. Tu dois comprendre que je suis le « genre de femme » qui ressemble à une fille dans le film Les belles de l’Ouest. Tu te souviens de ce film ? Je l’ai écouté assez jeune à vrai dire (peut-être trop jeune quand j’y repense, mais bon…) et j’ai eu un déclic en voyant comment une femme pouvait se faire traiter dans la société et comment elle pouvait se choisir.

Ces femmes m’impressionnaient par leur caractère et leur entraide. Leur volonté d’être ce qu’elles veulent : courageuses, intelligentes, drôles, belles et heureuses dans une jungle remplie d’hommes affamés. Vivre à cette époque ne semblait pas facile ni de tout repos pour les femmes. Ce que j’aimais par‑dessus tout, c’est que ces femmes ont décidé de prendre leur vie en main et qu’elles ont retrouvé la liberté qu’elles méritaient. Elles étaient hors la loi, certes, mais elles étaient les reines de leur vie et non les spectatrices de la réussite de leur roi.

Je sais, tu as de la pression toi aussi, car tu as grandi avec les mêmes histoires de princesses et de chevaliers que moi. Depuis que tu es tout petit, on te montre des guerriers qui doivent conquérir des royaumes et sauver des princesses. Mais là, tu te retrouves avec une femme qui veut prendre les rênes et qui veut elle aussi être le personnage principal de sa propre histoire. Fidèle à sa personne, libre, rêveuse et heureuse. C’est ce que je veux et c’est ce que tu devrais vouloir toi aussi.

Je sais, je pense être la seule de ma génération à avoir écouté ce film, puisque certaines de mes amies attendent encore leur prince charmant. J’ai un peu de peine pour elles. Leur joie et leur bonheur dépendent de ce prince, « THE PRINCE » qui viendra faire de leur vie la vie qu’elles s’imaginent depuis leur tendre enfance.

En fait, en regardant ma génération et celles qui ont précédé la mienne, on s’aperçoit rapidement que les femmes étaient à la recherche, dans une quête sans fin, pour enfin trouver leur prince charmant. C’est vrai, regardez nos films de jeunesse. Ceux qui mentionnaient que Cendrillon était malheureuse jusqu’au jour où le prince l’a sortie de ses chaudrons. Même Blanche-Neige, qui était enfin heureuse avec ses sept nains (je suis certaine que deux nains tripaient sur elle !), a eu besoin de son prince pour la sortir de la mort avec un simple baiser. Et c’est un peu la même histoire pour la Belle au bois dormant.

Je suis convaincue que ni Cendrillon ni Blanche-Neige n’ont visionné le film Les belles de l’Ouest. Sinon, elles n’auraient pas attendu que leur prince vienne les sauver et qu’il leur donne une maison. Du confort. Des rêves. Du respect. Une vie.

Je sais, ce film m’a marquée. Il m’a enseigné la façon dont j’avais le goût d’être perçue par un homme. Il m’a appris la manière dont j’avais le goût de vivre ma vie à moi. J’imagine que tu ne seras pas étonné si je te dis que j’étais un peu plus p’tit gars manqué à papa que la petite fille à maman. Et que tu ne seras pas surpris, non plus, si je te dis que ça me plaît ainsi.

Je sais que je peux te faire peur, car je suis une belle de l’Ouest assumée qui ne laissera pas un homme décider de tout. De tout ce qui me concerne et encore moins s’il veut me marcher sur les pieds. Tu sais, les traces de nos pas qui marquent le sol sont uniques. On ne peut pas être tous les deux dans les mêmes traces. Mais, si tu veux emprunter le même chemin que moi et si tu veux qu’on ait notre propre royaume à conquérir ensemble, je serais très heureuse qu’on galope côte à côte. Tu pourras découvrir le genre de fille que je suis et peut-être qu’on pourra apprendre à se connaître réellement en dégustant un bon souper.

Qui sait, peut-être qu’un jour, je te donnerai un baiser passionné et que la pression te quittera. Peut-être qu’un jour, ce sera nous qui vivrons heureux et qui aurons beaucoup d’enfants, comme dans ces contes de fées.

Maman Gonflée !

Hymne à toi, mon amour…

Je te le dis souvent en riant ou rapidement entre un devoir de Charl

Je te le dis souvent en riant ou rapidement entre un devoir de Charlie et le bain de Phénix « j’t’aime », « T’es beau »…

Toi, tu me le dis toujours.

Tu me serres dans tes bras, me donnes plein de bisous chaque jour.

Quand tu rentres le soir, c’est moi avant tout. Tu fonces directement vers moi comme si ça faisait une semaine que tu m’avais vue. Tu me demandes comment s’est passée ma journée, comment je vais.

Quand je vais prendre un bain, tu trouves toujours le moyen de venir me jaser.

Assis sur la toilette, tu me regardes et me dis à quel point tu me trouves belle.

Y’a pas une journée qui a passé depuis les quinze dernières années où tu ne m’as pas fait me sentir spéciale.

Mais toi,

Mon beau mari,

le sais‑tu comme elle t’aime, ta femme ?

À quel point son cœur bat vite quand elle voit ton pick‑up arriver le soir ?

T’es devenu papa devant mes yeux,

le plus beau des papas.

T’es devenu un adulte aussi devant mes yeux… le meilleur des hommes ! ❤️

Tu as bâti ton entreprise, t’as travaillé fort, fort chaque jour en gardant toujours du temps pour nous.

Tu es resté au fil des ans, amoureux et tellement fidèle sur tous les aspects.

T’es aussi devenu, il y a cinq ans, mon mari.

T’as fait de moi ta femme, même si tu m’avais toujours juré que jamais on ne se marierait. Tu m’as prouvé que tout le monde pouvait changer d’idées et tu me l’as prouvé par amour.

Tu as fait tout ça, oui, les quinze dernières années…

Mais sais‑tu surtout ce que tu as fait de plus beau ? Tu es resté mon meilleur ami :

Rire de mes blagues plates, me frencher après 18 heures de travail en salle d’accouchement, t’as rénové chaque pièce de notre maison pour me rendre heureuse, tu as enduré chacun de mes SPM en riant toujours, tu m’as encouragée dans chacun de mes projets (même les plus fous), tu aimes toutes mes amies, tu es proche de ma famille. Tu m’as aidée à traverser la mort de mon papa et t’as été patient. Jamais tu ne m’as fait sentir un quelconque essoufflement.

Tu m’as dit que tu m’aimais chaque jour en quinze ans, mon cœur, et jamais tu ne m’as fait sentir que tu le disais par habitude.

Y’a pas juste moi qui t’aime de même, mais tout le monde qui croise ta route tombe sous ton charme. Tu es tellement dévoué et honnête, toujours disponible pour tes proches, tu as l’habitude de te faire passer en deuxième et ce n’est pas un effort, c’est simplement naturel.

Tu fais sentir les gens à l’aise et importants à tes côtés. Tu es facile à aimer et tellement irremplaçable !

Souvent, on me demande la clé de notre succès.

Et je réponds qu’on est chanceux…

Chanceux parce que ce fameux 23 juin à St-Sauveur, entre deux shooters de vodka, quand t’as pris ma main pour la première fois, eh bien tu ne l’as jamais lâchée depuis.

Tu es ma personne préférée sur cette terre, mon amour…

Et ce que j’aime encore par‑dessus tout de toi, c’est que tu sais à quel point la St‑Valentin compte pour moi… pas juste parce que c’est la fête des amoureux, mais parce que c’était celle de la rencontre de mes parents.

J’aime qu’on s’aime, j’aime qu’on soit quétaines, je nous aime ! Voilà ! 💕

Lisa-Marie St-Pierre

Ça ne se dit pas!

Ce que je vais vous dire là, ça ne se dit pas. Ça s’écrit enco

Ce que je vais vous dire là, ça ne se dit pas. Ça s’écrit encore moins. Mais ça se ressent.

Ça m’a pris des années avant de me l’avouer à moi-même. Des mois avant d’oser le nommer devant ma thérapeute. Et une autre année avant de vous en parler.

Pourquoi oser, ce soir? Parce que je sens, non, je sais, que je ne suis pas seule. Si j’avais entendu quelqu’un me raconter cette histoire, j’aurais pris conscience plus tôt de ce qui me tourmentait. J’aurais laissé moins d’emprise à la culpabilité et à la honte. J’aurais osé me rendre compte de l’absurdité de ce que je m’imposais. Parce que mes mots aideront, peut-être, l’une d’entre vous à défaire un nœud qui entrave le cœur autant que le corps.

Il était là, couché près de moi. Pour la 7000e nuit. Il ronflait un peu. Si j’avais dormi comme j’aurais dû le faire, je ne l’aurais même pas entendu tellement le bruit était subtil. Mais je ne dormais pas. Une autre nuit d’insomnie marquée par les interrogations, les jugements sur moi-même : « Non mais vraiment? Tu as encore dit oui? »

Il s’était endormi après l’acte. Pas un acte manqué comme en psychanalyse, mais un acte raté. Une relation sexuelle qui ne faisait même pas de bien. Ni à lui ni à moi. Du sexe parce que. Par devoir. Parce qu’il le faut bien, une fois de temps en temps. À quel moment était-ce devenu moins bon ? À quel moment la passion des corps était-elle devenue à sens unique ? Depuis quand avais-je son corps en aversion ? Depuis quand la frustration avait-elle élu domicile entre nos draps ?Ça arrive même dans les meilleurs couples, me direz-vous. À moins d’être un fidèle disciple d’Alexandre Jardin, difficile de se renouveler au fil des années de mariage et des enfants qui se multiplient. On avait bien essayé, pourtant. Mais ce n’était pas ça. C’était plus. Plus profond. Plus grave. Une cassure passée et non pansée.

Quand je le regardais, quand je pensais à lui, ma libido s’expulsait de mon corps comme le souffle d’un pauvre moldu à l’approche de Voldemort. L’idée même de me retrouver près de lui me tordait l’utérus jusqu’à me crisper les orteils. Comment en était-on arrivés là…

Il n’y avait pas eu d’agressions. Pas de manque de respect abusif. Pas d’intimidation, de luttes de pouvoir. Il avait même été très tolérant devant mon manque d’intérêt (sans l’accepter, ça va de soi ; le sujet réapparaissait à l’occasion lors des discussions animées). Mais il ne s’est pas battu pour inverser le processus. Il n’a pas essayé de comprendre, d’écouter quand je lui disais mon malaise. Il n’a pas tenté les solutions que je proposais. Il a laissé les choses aller, pourrir, s’envenimer. « C’est comme ça… »

À la longue, j’ai développé des stratégies (malsaines, mais appelons ça des stratégies de survie) : je me couchais au milieu de la nuit, prétextant avoir du travail à faire, ou encore, si je voyais qu’il se coucherait tard, je me dépêchais à rejoindre le lit pour m’endormir le plus vite possible. Quitte à feindre le sommeil profond s’il osait monter à l’étage plus tôt que prévu. Tout pour éviter la caresse, la main sur le sein, le genou qui se glissait entre mes jambes. Tout pour repousser le moment où je devrais choisir entre me respecter et le soulager. Entre dire « non » et vivre avec son silence déçu et frustré, ou consentir passivement et vivre avec mon propre silence déçu et frustré. Éventuellement, j’ai choisi de ne plus offrir mon corps contre du vide. Je me suis choisie.

Ai-je exprimé ma peine, mon désir d’améliorer la situation ? Oui. J’ai très (trop ?) longtemps cru que ça pourrait s’arranger. J’espérais qu’il répondrait à mon besoin de tendresse et de gestes d’attention. C’est ça qui m’allumait. Chacun son langage de l’amour… et on n’avait plus le même dictionnaire.

J’ai souvent essayé de rallumer ma flamme en essayant « quand même ». La libido vient en baisant, c’est ce qu’ils disent. Mais elle vient aussi en la nourrissant. En aimant vraiment.

Au fil des nuits écourtées et de la proximité inconfortable, j’ai mis un mot sur ce que je ressentais. Je me sentais violée. Chaque nuit, chaque jour. Le viol n’était pas réel, juste dans ma tête, dans mes sensations. Je ne me sentais pas respectée ni aimée malgré les « je t’aime » et les « t’es belle », malgré les « prends ton temps, ça va revenir ». Je me sentais envahie dans mon propre corps, dans l’espace d’intimité qu’était ma chambre. Je me sentais coincée dans mon refus, mais sans avoir la force ni la volonté de le dépasser.

Quand on ne se sent plus en sécurité dans sa propre maison et dans les bras de son mari, quel refuge nous reste-t-il ?

Aurais-je dû partir plus tôt ? Peut-être. J’y croyais trop, à la rédemption du couple, à la promesse répétée, à l’amour qui rime avec toujours. Devant l’absence de violence, devant les moments de rire et de complicité qui arrivaient encore à l’occasion, je voulais y croire. Je me sentais injuste et bébête de tourner le dos à un amour « quand même pas si pire ». J’ai étiré la sauce, jusqu’au jour où j’ai compris qu’une femme (ou un homme) ne peut pas vivre ainsi emprisonnée dans sa propre vie.

Je me répare, je prends mon temps, j’analyse le pourquoi du comment pour essayer de m’en tenir loin dans mes prochaines relations. Et j’ose le dire, même si ça ne se dit pas : je me suis sentie violée par celui qui aurait dû le plus m’aimer.

Eva Staire

Ces mots pour toi

Ce texte n’est pas signé. Mieux ainsi. Le vieux sage a gagné sur

Ce texte n’est pas signé. Mieux ainsi. Le vieux sage a gagné sur l’idéaliste impétueux qui empoigne le drapeau de la liberté d’expression. Cette liberté et ce besoin d’authenticité que je souhaite à nos enfants. Qu’ils soient heureux, libres et vrais. J’ai appris que je dois être plus que prudent avec toi. J’ai appris dans cette guerre juridique inutile et encore sanglante, que tu as déclenchée il y a quatre ans, que mes gestes et mes mots peuvent se retourner contre moi. Les braises sournoises et puissantes, qui ont brulé à jamais les ailes de nos souvenirs, sont encore actives. Je dois calmer les vents. Je ne veux plus d’incendie ravageur. Trop perdu déjà. Mais ces mots sont les miens et ils me font du bien. J’aimerais tant te les dire, pas d’un ex à l’autre mais d’un humain à l’autre. Que tu les reçoives sans peur, sans reproches et sans blâmes. Pour s’écouter et mieux comprendre certaines blessures de part et d’autre et pour prendre de tes nouvelles. La vie est fragile et courte. Il faut prendre soin de soi.

Comment a été ta route depuis notre séparation? La mienne a été chaotique. On s’est fait si mal. Trouves‑tu aussi? Quand je repense à nous depuis, je vois un remake du classique Kramer contre Kramer. As-tu trouvé la résilience? Un jour ou l’autre, la route nous offre une panne ou pire encore, un accident. La résilience, c’est comme la carte CAA, quand ça va mal, tu la veux. Et on espère reprendre notre route et se dire « Wow, j’ai survécu ». Je n’ai pas de confirmation, mais je pense être désormais abonné à vie à la résilience. J’ai des cicatrices dans la tête et sur le cœur. Profondes et visibles à l’interne. Comme celle‑ci qui me rappelle ton indifférence devant ma peine profonde de ne pouvoir exercer mon rôle paternel comme je le souhaite, égal au tien. L’égalité, tout aussi vitale que la liberté. Ou encore celle‑là qui me rappelle ta surdité volontaire devant mes cris d’urgence pour remplir un peu plus ce vide familial en moi. Et que dire de cette autre causée par ton manque de compassion alors que tu me voyais m’engouffrer dans ce sable mouvant juridique. Crois‑moi, j’essaie de donner un sens à tout ca. As‑tu aussi des cicatrices? Je ne sais plus rien de toi.

Tu m’as aussi permis d’en apprendre plus sur le lâchez ‑prise. Sur le besoin de vivre au jour le jour. Sur le besoin de devoir accepter ce qui est difficile à accepter. Le résilient sait reconnaître ses limites. J’ai eu la chance d’en parler pour m’aider. Mon psy chérant et toutes ces personnes au cœur charitable. J’ai appris à vivre le moment présent. À valoriser la qualité faute de quantité. Mention spéciale à ces femmes, mères aussi, qui m’ont rassuré dans ma paternité, mais qui ne te comprenaient pas. Elles ne comprenaient pas ton intensité maternelle hors norme. Elles ne comprenaient pas ce que tu as fait de la femme en toi. Elles me confiaient à tour de rôle des remarques auxquelles je ne savais pas quoi répondre : « Elle n’a pas de chum? », « Elle n’a pas refait sa vie? », « Ça va changer quand elle aura un chum. Ça va être plus facile pour toi. Elle aura besoin d’avoir une vie bien à elle. »

Depuis notre séparation, je me demande si tu as une vie bien à toi, une vie en dehors de nos enfants. Nos enfants parlent. Il n’est jamais question d’un amoureux dans ta vie. Je me demande comment tu fais. Je ne sais pas. Ça te regarde, bien sûr. C’est ton choix. Je te souhaite de rencontrer l’amour et de retrouver l’équilibre femme-mère en toi. C’est si important et si beau. Je te souhaite de prendre soin de toi. Que quelqu’un prenne soin de la femme en toi. Et comme le disait si bien une amie sage : « Les enfants ne nous appartiennent pas. Un jour, ils feront leur vie et hop! On se retrouve seul dans une maison trop grande. » Je te souhaite de bien faire la tienne. Je te souhaite aussi des REER amoureux. Ça aide, dit‑on, pour les vieux jours.

Voilà, c’étaient mes mots pour toi.

 

Aimer de la même façon?

La plupart d’entre vous savent que j’ai perdu l’homme de ma vi

La plupart d’entre vous savent que j’ai perdu l’homme de ma vie, le père de mes enfants, mon âme sœur, il y a sept ans. Sept années où je me suis posé des millions de questions sur moi, sur comment, sur pourquoi, pour savoir si l’amour, c’est la même chose après un deuil. Un deuil si jeune qui m’a laissée seule avec les deux plus beaux trésors du monde.

La semaine dernière, lors d’une magnifique soirée, mon amie m’a présenté une de ses amies qui est dans la même situation que moi. Un coup de foudre amical incroyable. Une connexion facile et agréable. Compassion, compréhension, tout y était. Et c’est là que la question m’a frappée en plein visage. C’est là que j’ai réalisé ou compris que oui, c’est possible d’aimer quelqu’un d’autre après un deuil.
Elle m’a demandé : « Dis, est ce qu’on aime de la même façon après cette épreuve? » Et la réponse est venue tellement de façon spontanée et facile… NON, on n’aime pas de la même façon. C’est un autre genre d’amour. Pas un amour de famille, un amour de bien être. Un amour pour se faire du bien, pour se faire plaisir.

Je fréquente un homme depuis bientôt cinq ans et il n’a jamais été question de cohabitation, de former un autre genre de famille. C’est un amour pour moi, car l’amour inconditionnel, je l’ai d’une autre façon. Cet amour que leur père avait pour moi, je le ressens à travers eux. Ce regard qu’il avait lorsqu’il me regardait, je le vois dans leurs yeux à eux, mes deux trésors.

Avec mon copain, c’est un tout autre amour. Son regard pour moi est rempli de beauté et de bien être. Un regard qui dit nous allons vieillir ensemble mais pour nous. Pour voyager, pour nous amuser, pour être ce que nous sommes.

Annie Corriveau

Top 5 : Le couple pendant la folie des fêtes

La fébrilité : Mon corps qui réagit, à caresser l’idée d

La fébrilité : Mon corps qui réagit, à caresser l’idée d’être près de toi! – Mots dits… sans dessein ©

Le temps des fêtes arrive, votre agenda va se surcharger. La patience sera mise à rude épreuve. La tension va augmenter. Multipliée par le nombre des activités familiales et celui de votre marmaille. Cette période peut aussi donner quelques occasions à votre couple.

  1. L’escapade d’amoureux

Si vous le pouvez, c’est le temps d’abuser de la parenté. De vos parents ou même de vos amis, qui n’ont pas un horaire aussi chargé que le vôtre. Avec les années, ils se demandent quoi offrir, pour vous faire plaisir. C’est simple, du plaisir! Faites‑les garder. Au moins une nuit. Ensuite, changez de décor. Selon vos goûts et votre budget. De l’hôtel boutique au B&B. En passant par les trucs dont Facebook vous a fait rêver toute l’année. Les yourtes, les chalets. Le budget est défoncé, alors que les enfants découchent une nuit. Vous laissant pleinement la place pour quelques folies du temps des fêtes. N’oubliez pas les bulles et des chandelles. Prenez ce temps pour vous deux! Dans l’intimité, vous saurez sûrement mieux que moi quoi en faire…

  1. Le souper à deux

La première option est impensable, offrez‑vous… vous deux! Une soirée, comme avant. Il y a une multitude de restos qui n’attendent que vous. Surtout pour leurs soirs plus tranquilles. Évidemment, le téléphone intelligent est alors volontairement laissé dans l’auto. Tant pis pour votre Facebook ou votre Insta, l’important c’est l’autre… pas les autres. Mon truc perso, c’est les « apportez votre vin ». La facture restera raisonnable. Un Rioja, un Barolo, un Montagne Saint-Émilion (vignoble voisin du Saint-Émilion), dans le rouge. Un Puilly-Fumé ou un Bourgogne Alligoté, dans le blanc. Et, mon préféré, un Champagne rosé. Pour bien se célébrer.

  1. Du temps libre

Vous vous dites… Tes suggestions, Man, c’est bien beau, mais ce n’est juste pas très réaliste pour nous cette année. Je vous comprends, il y a des périodes où ça aurait été impossible, pour moi aussi. Mais là, vos enfants vont être gavés de jouets. Des jeux vidéo, des tablettes et, même, des livres… avec plein de jours pour en profiter. Mettez‑vous un cadeau sous le sapin. À un ordre du père Noël, on doit obéir. C’est la loi de Noël. Le gros bonhomme rouge vous offre deux ou trois heures pour vous. Sans eux. Le plaisir de la marche, en couple. Ou la version de base du souper à deux : prendre un excellent café dans un endroit chaleureux. Le plaisir de la conversation, du rire, les yeux dans les yeux.

  1. Le moment volé

Faites‑vous entreprenants. Évidemment, il est préférable d’annoncer son jeu. Un gros câlin sensuel, derrière la porte dans une pièce, chez mononcle, ça peut déstabiliser. Redevenez des adolescents. Un baiser langoureux, volé à l’insu de tous. Avec, ensuite, bien des moments pour en rire du regard. À deux. Complices de votre amour.

  1. Utilisez votre imagination

Ce genre de liste, ça sert surtout à passer un message : un couple, c’est ce qui vient avant les enfants! Ils peuvent trop facilement, ensuite, nous en distraire. Alors, il faut revenir à l’essentiel. Vous deux. Ce cadeau de la vie, le présent. Laissez-vous le droit d’en profiter. Surtout, messieurs, prenez la balle au vol. Vos conjointes en font déjà beaucoup trop.

L’amour, c’est important à l’année…

michel

 

Quand les enfants grandissent, on se découvre, mon homme

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Je me répète, mais bon. J’ai rencontré mon homme lorsqu’il avait une blondinette de deux ans. Neuf mois plus tard, nous étions quatre. Trois ans plus tard, nous étions cinq. Une famille complète qui baignait dans la routine dès ses débuts.

Dix‑huit ans se sont écoulés. Notre couple vient d’atteindre sa majorité. Nous pouvons désormais lever notre verre à nos réussites. Mais d’abord et avant tout, à nous deux, mon amour.

Débuter une relation sur une routine minutieusement calculée sur des boires, des changements de couches, des allées et venues au service de garde et des échanges de ta grande avec sa maman. Non, on ne se l’est pas donnée facile.

On s’est découvert sous nos moins beaux soleils. Sous nos nuits écourtées. Mes SPM méconnus autant par moi que par toi (car, OUI, les hormones de femme enceinte, ça te change une femme!), nos activités individuelles et tout ce qu’une vie de famille comporte.

Nous sommes devenus rapidement deux complices d’un quotidien familial. On vivait dans le moment présent. Difficilement de vivre dans le futur, car nos enfants nous ramenaient souvent au présent par leurs continuelles demandes immédiates. 

Puis, un jour, chacun de son côté, on s’est questionné. On a pris le temps de scruter notre futur personnel. On s’est permis de changer, sans demander l’opinion à l’autre. Les changements entrepris ont grafigné un peu notre couple. Pas trop, mais juste assez pour que l’on prenne le temps de se dire que ça nous dérangeait. Pour que nous prenions le temps de dire à l’autre que, outre la famille que nous avions, outre le couple que nous étions, l’être que nous étions avait besoin de se redonner de la valeur. De se considérer, de s’affranchir.

Nous avons discuté comme jamais auparavant. J’ai discuté du MOI. Moi, Mylène. Tu as discuté du TOI. Toi, mon homme. Je t’ai écouté comme tu m’as écoutée. Attentivement, puis passionnément. Te découvrir et me laisser découvrir est encore aujourd’hui enivrant. Nos discussions se sont échelonnées sur des mois durant.

Avec les années, nous n’avions pas tant changé, mais nous n’avions pas laissé entrevoir à l’autre celui et celle que nous étions avant le début. Avant le début de notre nouveau monde. Nous avons laissé la routine tout cacher. Laissé la routine prendre le dessus sur tout. Enfouir l’être pour ne devenir que le couple, que la famille. Ensemble, nous avons creusé, déterré et laissé fleurir à nouveau le MOI et le TOI au sein de notre couple.

À force de discussions, nous avons découvert des intérêts communs. Tu te définis autrement que par ce que je croyais que tu étais. Outre le football, le volleyball, ta profession et ta famille, il y avait plus et cela me rejoint. À force de discussions, je t’aime davantage pour ce que tu es que pour ce que je croyais que tu étais. Nous nous sommes finalement trouvés.

Maintenant, nos filles quittent tour à tour la maison. Tour à tour, elles vont faire germer leur MOI vers de beaux ailleurs. Nous laissant plus de liberté à nous deux. Plus de moments libres pour apprendre à vivre à deux. Plus de moments libres, aussi, pour apprendre à laisser vivre l’autre. Le laisser paraître et apparaître. C’est aussi ça la vie à deux. Permettre à l’autre d’être!

Chéri, il est bon de te découvrir. Santé mon amour!

 

 Mylène Groleau

Il faut que tu partes

Belle amie,

Tu es tombée amour

Belle amie,

Tu es tombée amoureuse, pis d’aplomb. Qui peut t’en vouloir? Ce n’est pas tous les jours qu’on tombe en amour.

Même si ton instinct t’envoyait des signes à ce moment‑là, tu as foncé. Qui peut t’en vouloir? Ce n’est pas tous les jours qu’on tombe en amour.

Peu à peu, ton sourire s’est effacé.

Peu à peu, ta joie de vivre s’est effacée.

Peu à peu, tu t’es effacée.

D’un œil intérieur, il n’y a rien d’évident, alors tu t’es abandonnée et ça lui rend service.

D’un œil extérieur, tout est si évident, alors je ne t’abandonne pas, parce que ce serait de lui rendre service.

Je sais que je peux te faire du mal avec ma vérité toute crue, mais je continue. Ça fait son bout de chemin dans ton esprit, et c’est la seule chose que je peux réellement faire pour t’aider. Je ne veux pas te faire de mal, mais je n’ai pas le choix parce que j’ai peur pour toi.

Je ne me pardonnerais jamais de voir ta p’tite face aux nouvelles avec, en dessous, écrit : drame conjugal. Alors je persiste…

Il s’est assuré d’être ton oxygène pour que sans lui, tu aies l’impression de ne plus pouvoir respirer. N’oublie jamais que la fille que j’ai connue respirait toute seule, alors je sais que tu n’as pas besoin de lui pour ça.

Tu ne peux le sauver, arrête d’essayer. Mets cette énergie‑là pour te sauver toi‑même.

Tu ne peux l’excuser, arrête d’essayer. Mets cette énergie‑là à être plus douce envers toi‑même.

Alors je te le répète :

Quand tu seras prête, pour ton toi, ton bonheur, ton bien‑être, ta santé mentale et ta sécurité… il faudra que tu partes.

Ce ne sera pas facile, mais je serai là, ta famille sera là et tous les autres qui tiennent à toi aussi. Peu importe le temps que ça te prendra, je serai là.

Surtout, souviens-toi : la lune de miel ne dure jamais bien longtemps.

Je t’aime.

Pour toutes les femmes vivant cette situation, peu importe la forme, vous n’êtes pas seules.

Appelez : Ligne S.O.S. Violence conjugale : 1 800 363-9010

http://www.scf.gouv.qc.ca/violences/violence-conjugale/

 

Eva Staire