Tag fin d’année scolaire

Le premier matin…

Chaque année, en ce premier jour de vacances, je me sens submergée par un

Chaque année, en ce premier jour de vacances, je me sens submergée par une foule d’émotions. 

Ce grand vide après avoir côtoyé mes petits humains pendant près de dix mois.

Ce sentiment du devoir accompli, d’avoir conduit mes grands aux portes du secondaire.🤗 Cette année, je dois admettre que j’ai l’impression de ne pas avoir pu le faire entièrement pour certains. Les conditions ont rendu cette tâche plutôt difficile. 

Je me sens fébrile! Lire, me lever sans réveil, cuisiner au gré de mes envies, de celles de mes filles, jardiner, pique-niquer… Tous ces bonheurs tant attendus.🌸

En ce premier matin, je suis toujours remplie de gratitude d’avoir un métier me permettant de profiter pleinement de l’été. J’en ai de la chance! 💚

En ce premier matin, je regarde tous les bacs que j’ai apportés, débordant de matériel pédagogique… Je me sens prête à me reposer, mais j’ai déjà hâte de préparer de nouvelles activités! 

À vous mes amis enseignants, je vous souhaite des vacances ressourçantes et mémorables! Puissent les plans prévus pour la rentrée s’assouplir un peu et rendre nos écoles plus normales.🙏

Karine Lamarche

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Lettre à mon élève

Ce soir, à ta soirée des finissants, je t’ai observé. J’ai vo

Ce soir, à ta soirée des finissants, je t’ai observé. J’ai volé des minutes de ton précieux temps pour jaser un brin avec toi, te dire combien j’ai aimé t’enseigner. Il se peut même que je t’aie fait un câlin.

Parce que malgré ce que tu peux penser, tu vas me manquer.

Parce que même si comme toi, j’ai hâte aux grandes vacances, sache que déjà, je pense à toi avec nostalgie.💜

Tu sais, on a passé près de 200 jours ensemble, ce n’est pas rien!

On a commencé par s’apprivoiser. Nous avons appris à nous connaître. Il se peut que nous ayons eu des différends; des humains qui se côtoient au quotidien, qui transportent leurs bagages respectifs d’émotions, leurs histoires, ça peut faire des étincelles… 😉

On a découvert les limites de chacun. J’ai perçu tes angoisses, tenté de les calmer. Quand tu as rencontré des obstacles, je t’ai aidé, de mon mieux, à les franchir.

Nous avons cumulé les anecdotes, eu de nombreux fous rires et fait des folies. Tu as appris aussi, bien entendu!

Ce soir, je t’ai dit au revoir. Sache que tu vas me manquer et qu’à ta façon, tu as marqué mon cœur de prof.

Rends-moi visite quand tu le pourras. Je t’assure, c’est le plus beau cadeau que tu pourras me faire.🌸

Bonne route!

Ta prof de 6e

Karine Lamarche

 

Les enseignants qui tirent leur révérence à l’année en cours pour sauter dans les vacances

Bientôt, la cloche retentira pour annoncer la fin des classes. La f

Bientôt, la cloche retentira pour annoncer la fin des classes. La fin d’une année scolaire. Elle retentira aussi pour annoncer le début des vacances. Le début d’un repos tant mérité.

Mais entre la fin et le début, se joue une ribambelle d’émotions. Passant de l’euphorie des élèves face au grand congé et aux déchirements des au revoir. Des finissants qui diront adieu à cet établissement qui les a vus grandir. Des enseignants qui diront adieu à cette profession couronnée d’une retraite grandement méritée.

Ils seront des milliers dans quelques jours à entendre les cloches retentir dans leur cœur une dernière fois avant les vacances estivales. Ces cloches qui auront chronométré leurs journées et synchronisé leur quotidien l’année durant. Majoritairement, des femmes. J’ose m’imaginer le dernier moment de nostalgie de l’une d’elles. De sa fin avant son début.

Assise derrière son bureau, l’enseignante remettra un peu d’ordre sur celui-ci. Se laissera emporter, quelques instants, par la frénésie de ses projets de vacances. L’idée de quitter ces quatre murs à la peinture à refaire, l’espace d’un été, la rend fébrile. Ce local teinté de sa personnalité, de ses couleurs propres à elle et qui la distinguent de ses autres collègues. C’est la classe de Mme Une Telle qui se referme l’espace d’un été. Elle mettra un peu d’ordre aussi dans sa classe. Se laissera émouvoir par tout ce qui l’entoure. Décrochera du mur les apprentissages qui se sont échelonnés toute l’année. Dépunaiser des souvenirs et les ranger dans des boîtes pour ne les ressortir qu’après les vacances. Ils viendront, tour à tour, la faire sourire, la faire rire, la faire pleurer. Parce que c’est aussi cela cette enseignante. Quelqu’un rempli d’émotions. Quelqu’un rempli d’humanisme et de beaucoup d’empathie. Qui a à cœur de faire évoluer, progresser ceux que nous lui confions.

Elle en a tenu des mains tout au long de cette année. Ses mains offertes pour relever l’enfant lorsqu’il sentait la terre s’effriter sous le poids de ses incompréhensions. Ses mains tendues vers des parents qui peinaient à aider leurs enfants. Ses bras pour accueillir et enlacer des enfants en pleins chagrins et des confidences muettes que seul son cœur pouvait soigner et entendre. Ses épaules pour voir s’y déposer la tête surchargée d’une collègue de travail.

Dans cette classe vidée de ses élèves, l’écho des chaises qui glissent sur le parquet, les éclats de rire dans les corridors se feront entendre. L’odeur de craie sur l’ardoise se fera sentir. Elle réalignera les pupitres comme elle le faisait pour s’assurer que tout était bien mis en place. Elle se remémorera, à la lecture des milliers de petits mots d’amour reçus durant l’année, les petits moments uniques et privilégiés avec ceux qui étaient sous sa charge. Ces petits moments qui ont baigné dans son cœur immense. Ce cœur jamais trop petit. Où il y a une place pour chacun. Du plus effacé au plus récalcitrant. Du plus timide au plus volubile.

Ces enseignantes ont l’art de détecter l’incompréhension. De saisir ce qui ne va pas. Des chercheuses de trucs pour faciliter l’apprentissage. Elles se ressourcent constamment d’histoires afin d’être toujours animées par cette passion. Cette flamme qu’elles gardent en elles. Qu’elles transmettent dans l’espoir qu’elle ne meure jamais. Il n’y a rien de plus triste que de voir une étincelle prendre fin. S’anéantir.

Ce sont des herboristes qui cultivent les plus belles fleurs de l’apprentissage. Ce sont des éleveurs de papillons aux couleurs différentes et qui les laissent s’envoler à chaque fin d’années scolaires. Les regarder prendre leur envol. Certains avec assurance tandis que d’autre finiront par s’envoler, mais prendront le temps d’être réconfortés avant de quitter vers l’inconnu.

À toi, l’enseignante de mon enfant. Toi, l’enseignante de tous les enfants, je suis ravie de savoir que tu prendras ce temps qui t’est alloué pour te reposer. Que tu prendras ce temps pour penser à toi. Toi qui donnes tellement aux autres que tu finis par t’oublier. Que tu prendras ce temps pour te réapproprier un rythme ralenti, car c’est connu, dans une cour d’école, dans des corridors, le rythme est effréné. Les élèves ont cette énergie qui chamboule une journée. Que tu prendras du temps pour ce qui te plaira.

L’automne reviendra rapidement. Ta charge de travail ne pourrait être reprise adéquatement sans ce temps de repos. Pour mes enfants que le prochain automne amènera dans ta classe, je suis heureuse de savoir qu’une enseignante reposée les y accueillera. Une enseignante toujours passionnée les accompagnera. Une enseignante aimante. Une enseignante qui fera la différence.

Elle ressortira ses boîtes des placards. Refera une beauté à sa classe. Se permettra des nouveautés pour adoucir son quotidien. Elle sera nerveuse d’accueillir ses nouveaux élèves en soif d’apprendre. Aux difficultés diverses. Aux besoins particuliers. À chaque apprentissage qu’elle repunaisera sur ses murs, ce sont des souvenirs incalculables qui se grefferont. Des souvenirs aussi nombreux que ses années d’enseignement.

Merci pour tout, chère enseignante, cher enseignant. Merci d’être qui tu es, d’être au-delà de ce que je serais devant une classe d’inconnu. Merci d’accueillir sans préjugés ce que j’ai de plus précieux. Tu mérites tes vacances. Bon repos.

Mylène Groleau

Youkaïdi… youkaïda!

La fin de l’année scolaire, ça vient aussi avec les voyages et l

La fin de l’année scolaire, ça vient aussi avec les voyages et les camps…

L’école en a encore décidé pour vous. Une année d’études et de travaux, ça mérite une récompense. Si vous êtes chanceux, vous n’aurez pas à payer les frais du voyage extrême. L’Asie ou tout autre endroit hors de tout budget raisonnable. Ces destinations exotiques, qui doivent obligatoirement accompagner une formation élitiste. Un programme international, ça le vaut, non?

Non!

Pour la majorité, ils partiront vers une ville plus rapprochée. New York, Boston, Toronto ou Ottawa. Plusieurs iront dans un camp de plein air. Comme c’est le cas de mon fils cette année.

Je prends la liste du matériel obligatoire. Je suis perplexe, j’ai confondu la région de Shawinigan pour… Bout-de-brousse creek, Australie. Un sac de couchage, un oreiller (avec taie), une couverture, une serviette, des bottes de pluie, etc. Une liste de 26 items obligatoires. Bien identifiés. Trois trucs facultatifs. Cinq objets prohibés, dont les très dangereux « crayons permanents »!

Ils ont le culot de demander que le tout entre dans un seul bagage. J’ai trouvé bien drôle, dans la file d’attente pour donner la présence, de voir un adolescent avec un sac à dos d’expédition himalayenne. Le tout dépassait de plus de trente centimètres sa tête de sherpa. Le dos bien courbé, il respectait la consigne.

Déjà, les bottes de pluie sont un cas problématique. Connaissez-vous plusieurs adolescents qui en portent? Vite, l’aller-retour à la grande surface, pour un achat qui ne sera utilisé, et encore, que pour cette seule occasion. Dernier item de coché.

Nous sommes prêts.

J’ai eu de la difficulté à fermer le tout. Je pense déjà à celle de mon fils. Je lui ai suggéré de demander à un ami de s’assoir dessus, pour comprimer un peu. J’espère qu’il s’en souviendra encore le dernier jour.

Comme parent, j’ai un gros malaise. Les activités de mes enfants, surtout quand elles coûtent autant, j’aimerais en avoir la pleine latitude. Sans gruger autant dans mon budget « vacances ». J’ai aussi une pensée pour les quelques enfants laissés derrière. Qui doivent sans doute se trouver bien des raisons; pour expliquer à leurs amis pourquoi, eux, ils resteront à l’école.

Je sais aussi ce qui nous fait sortir le chéquier, année après année. J’ai bien senti toute l’anticipation de mon fils. Depuis des mois. Son empressement à, même, aller magasiner les bottes de pluie. J’ai bien vu toute la joie du matin. Même s’il fallait se lever très tôt. Tout comme j’ai constaté celle de ses amis.

Je m’imagine, à son âge, passer deux nuits dans une immense salle commune. Dans un bâtiment à l’écart. Avec onze de mes amis d’école. Le bonheur. Des souvenirs qu’ils auront en commun, pour toujours. Ça, c’est tout ce qui compte.

Plus vieux, ils ne penseront jamais aux bottes de pluie inutilisées…

michel

 

Au revoir, les copains!

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Fin d’année scolaire. Début des vacances. Ligne de départ de la valse des déménagements. C’est le temps des au revoir pour plusieurs, des adieux pour certains.

Ce soir pour nous, c’était le temps des derniers câlins avant la longue route de nos amis. Une famille adorable, inspirante, avec un papa militaire, une maman qui se dévoue à ses enfants en leur enseignant à la maison, bien entourée de toute une communauté engagée, et deux garçons charmants et enjoués. Et cette famille, on l’aime. Cette famille, on la connaît depuis près de vingt ans. Une amitié choisie, adoptée, et retrouvée au fil des détours entraînés par la carrière militaire. Une famille qui s’envole dans quelques jours vers l’Italie, où elle vivra pendant les trois prochaines années.

Ils ont choisi de se lancer dans l’aventure de vivre à l’étranger. Ils ont pris le risque de donner leurs noms, de répondre à tous les questionnaires, de rencontrer toute la hiérarchie qui allait décider de leur sort : partiront, partiront pas. Des mois de « on ne sait pas », de « on attend », de « on devrait le savoir bientôt ». Et puis, un jour, plus tard que tôt, un message officiel qui leur annonce qu’ils sont cette famille sélectionnée parmi tant d’autres, qui déménagera ses pénates à Naples.

La folie des démarches et des périodes d’attente reprend de plus belle : maison à louer, quartiers à visiter, vols à réserver, visas à commander. Vendre la maison ou la louer? Pour le savoir, il faut déjà s’imaginer dans trois ans, alors qu’il est si difficile de s’imaginer dans quelque temps de l’autre côté de l’océan. Entre deux arrangements, il faut préparer les enfants mentalement : ça fait beaucoup à avaler en si peu de temps.

Et puis, il faut se départir de plusieurs objets, élaguer ce qu’on possède, faire de la place pour les nouvelles expériences. Oui, bien sûr, la voiture et les vélos suivront (ils arriveront dans quelques semaines après une lente traversée des marées), mais a-t-on vraiment besoin de tous ces livres et de ces jouets accumulés? Merveilleuse occasion de désencombrer, de choisir ce qui nous tient vraiment à cœur et ce dont on a réellement besoin au quotidien.

Même chose avec les amitiés. En quelques semaines, on veut s’organiser pour voir tout notre monde, mais à un certain moment, il faut couper le cordon. Il faut dire aux enfants : « Maintenant mon coco, c’est le temps du dernier câlin. À la prochaine visite, tu sauras parler italien! » Il faut aussi se dire à soi-même, à l’adulte en nous qui retombe parfois en enfance : « Ça va aller. Les amis fidèles demeurent malgré le temps qui passe et la distance. »

Câlin, câlin, bisou, bisou. On se souhaite bonne chance, on se comprend parce qu’on est déjà passés par un chemin similaire (l’Alberta, c’est moins exotique que l’Italie, mais c’est presque aussi loin!). On retient une larme, on force un sourire, et quand on se retourne, on voit le dos courbé de notre petit bonhomme. Lui qui calcule tout le temps, il doit bien se dire, du haut de ses six ans : « Je vis depuis six ans. Je connais mes amis depuis trois ans. Trois ans, c’est la moitié de six. J’ai passé la moitié de ma vie près d’eux. Et maintenant, ils partent pour trois ans. C’est une autre moitié de ma vie. C’est vraiment ça, l’amitié? Se dire au revoir pour plusieurs années? »

Et comme lui, on a le goût de bouder, de faire la moue. Dire au revoir aux copains, ce n’est pas jojo, que ce soit à six ans ou à quarante ans.

À vous qui partez vivre un rêve à l’étranger : profitez de chaque moment (je n’en doute même pas!). On se retrouve dans quelques années avec plein d’histoires à raconter!

 

Nathalie Courcy

Pour toi, la maman qui verra sa fille terminer sa maternelle

Dans les prochains jours, nos enfants quitteront les bancs d’écol

Dans les prochains jours, nos enfants quitteront les bancs d’école pour des vacances bien méritées. L’an dernier, j’ai vécu une situation à laquelle je ne m’attendais pas et qui m’a beaucoup ébranlée. Je crois que j’aurais aimé lire un texte de cette nature pour m’y préparer. Alors pour toi, la maman qui a une grande fille qui termine sa maternelle, voici un outil pour gérer la fin de l’année.

J’ai une fille, une seule et assez unique. Ma fille est active, enjouée, allumée et émotive. C’est une fille qui ne se fait pas remarquer pour un comportement dérangeant ou des difficultés académiques quelconques. Elle performe bien, prend sa place, au fond, jamais un mot à dire de la part de ses enseignants.

L’an dernier à la maternelle, elle avait une enseignante jeune et dynamique. Ma fille l’aimait beaucoup et s’est beaucoup attachée à elle. Tout au long de l’année, tout allait bien, ma fille avait hâte aux vacances comme tous les autres enfants.

Ensuite, arrive le 23 juin après-midi. Ouf, là je ne l’avais pas prévue. Ma fille a pleuré, mais pleuré, un peu à l’école, mais aussi dans le camion et dans les jours suivants. J’ai comparé cela un peu à une peine d’amour : tu es correcte pendant un certain temps et ensuite, une vague avec des larmes, des larmes et des larmes.

Ses chagrins se sont ensuite espacés au fil des jours. Par la suite, le camp de jour est arrivé et la transition s’est faite tranquillement. J’étais peut-être naïve ou je n’avais pas encore vécu cette expérience, mais je sais que cette année, ma tête et mon cœur sont mieux préparés pour être avec ma fille.

Alors, à toi, la maman qui vivra la fin de l’année avec ta fille dans les prochains jours, je te donne ce texte. Il n’est pas long, mais il vient juste confirmer qu’il se peut que ce soit ainsi avec ta fille. Est-ce que cette année, ce sera la même chose avec ma fille ? Il y a des chances que oui, mais je saurai que c’est sa couleur à elle.

Bon été !

Evelyne Blanchette

À vous qui quittez pour la grande école…

Une dizaine de jours à partager avec vous : c’est tout ce qu’i

Une dizaine de jours à partager avec vous : c’est tout ce qu’il me reste.

Je suis toujours nostalgique en fin d’année. Partager votre quotidien fut une chance. Vous m’êtes prêtés pendant quelques mois et ceux-ci s’achèvent.

Du haut de vos douze ans, vous regardez le monde, chacun à votre façon.

Certains avec le désir fou de voler de vos propres ailes, d’autres que je n’aurai pas réussi à rassurer et qui vous interrogez encore sur la grande école, quelques-uns qui partez avec la crainte de perdre des amis.

Vous partez avec un bagage de connaissances, mais surtout avec le cœur bien rempli d’expériences de toutes sortes !

Vous accompagner vers la sortie du monde magique de l’enfance est un privilège dont je ne me lasse pas. Malgré vos humeurs, malgré vos doutes, malgré votre laisser-aller, parfois. Franchir la porte de la préadolescence amène son lot d’émotions😊!

J’aime être la dernière à vous faire prendre un rang, la dernière à apposer un collant sur votre dictée (qu’elle soit réussie ou non, vous savez que c’est l’effort qui compte)…

J’aime être celle qui aura tenté, souvent, de calmer vos peurs face à ces belles années qui vous attendent.

J’espère vous avoir bien préparés et vous avoir transmis le souci du travail bien fait.

Que les années à venir vous guident vers une profession qui vous fera trouver les fins de semaine trop longues (ça m’arrive parfois, vous savez !) ou du moins, qui vous fera aimer les lundis matins😊!

Vous me manquez déjà. Comme chaque année, j’aurai du mal à retenir mes larmes. Accompagner des grands, côtoyer des enfants aux personnalités si variées, découvrir la sensibilité de plusieurs, rire avec vous et pleurer, parfois, partager vos moments de bonheur et vos peines aussi ; tout cela fait que j’adore enseigner.

Il m’arrive de devoir me pincer tant j’ai le cœur gonflé de joie juste à penser à vous, à vos réussites, à vos bons coups.

Je suis reconnaissante sans fin de pratiquer un métier qui me permet d’aider des p’tits humains à grandir.

À vous, mes élèves devenus grands, je vous souhaite de relever de grands défis, de faire des rencontres inoubliables, de changer le monde, à votre façon.

Je profiterai des dernières journées à vos côtés, heureuse de voir l’étincelle dans vos yeux et la grande fébrilité qui vous anime en ces jours si précieux : les derniers de votre enfance…

Bonne fin d’année !

Madame Karine

(Texte de Karine Lamarche)

Éloge aux profs

L’année scolaire se terminera bientôt. Un soulagement pour les e

L’année scolaire se terminera bientôt. Un soulagement pour les enfants fatigués qui ont besoin de vacances.

Mais ce sera aussi des vacances bien méritées pour tous les professeurs qui ont cheminé avec nos enfants tout au long de cette année scolaire. Je suis chanceuse. L’école de mes filles est remplie de professeurs extraordinaires. Vous savez, ces professeurs, qui font ce travail pour les bonnes raisons. Ceux pour qui la flamme du métier brûle encore dans leurs yeux. Ceux qui laisseront une marque dans le cœur de nos enfants. Je sais que vous comprenez. Vous en connaissez des comme ça, tout comme moi.

Merci d’avoir accompagné nos enfants cette année, de croire en eux, de les faire grandir, cheminer, de les guider vers la réussite. Merci du fond du cœur.

Je voudrais prendre le temps de remercier une professeure toute spéciale à mes yeux : Madame Carolyne. Parfois, la vie va trop vite, et nous oublions l’essentiel.

Je voulais seulement prendre le temps de te dire merci. Le faire de vive voix serait difficile, car la braillarde en moi prendrait toute la place. Retenir mes larmes deviendrait le plus gros défi et ce serait probablement un remerciement entrecoupé de sanglots et pas très cohérent.

La maternelle constitue pour moi la fondation du parcours scolaire. C’est avec une fondation de béton stable que Madyson entamera sa première année. Tout comme tu avais réussi à le faire avec Jillian. Jillian, malgré son anxiété, était une élève facile ; je savais que pour Madyson, le défi serait différent. Comment deux petites sœurs peuvent-elles être si différentes ?

Merci d’avoir compris cette différence. Le cheminement de Madyson aura été une montagne russe d’émotions mouvementée. Pourtant, tu as été là pour la soutenir chaque jour. Tu as été là pour lui donner cette petite tape dans le dos qui lui a donné la force de croire qu’elle pouvait y arriver. J’ai vu une petite fille de cinq ans prendre de la confiance en elle chaque jour.

En début d’année, j’ai été confrontée à une petite fille qui détestait l’école. Ça lui demandait tellement ! Le cheminement aura été long. Pourtant, je voyais diminuer les maux de ventre, les crises et toutes les excuses possibles pour ne pas y aller. Lentement, mais sûrement, elle a commencé à aimer l’école. Les activités que tu proposais, toutes les découvertes que tu lui as fait faire ont eu raison de cette haine. Elle a assez aimé l’école pour commencer à s’opposer. Tu es restée à ses côtés, tu l’as soutenue, tu l’as guidée vers des comportements adéquats. Merci de ne pas avoir abandonné, tellement d’autres l’auraient fait… Après tout, l’année scolaire tirait à sa fin.

Merci d’avoir écouté, compris mes inquiétudes de maman poule. Merci pour les conseils et le soutien, ils ont fait une différence dans ma vie de maman. Peut-être ne sais-tu pas à quel point.

Merci pour tout.

Mélanie Paradis

 

La fin du secondaire

Hier soir, mon fils célébrait la presque fin de son secondaire. Mo

Hier soir, mon fils célébrait la presque fin de son secondaire. Moment émouvant que de les voir tous vêtus d’une toge et d’un mortier (oui, oui, le petit chapeau noir sur la tête comme dans les films), fiers, souriants et applaudis dès leur entrée dans l’église. On leur remettait alors leur attestation de présence scolaire.

Je les trouvais beaux. Pas que de belles jeunes femmes et de beaux jeunes hommes en devenir. Je les trouvais inspirants. Je voyais en eux notre futur. Je les aurais toutes et tous pris dans mes bras afin de leur souhaiter le meilleur. Leur dire que malgré leurs doutes, malgré les tempêtes et les soleils, malgré que ce soit parfois trop rapide pour décider ce que l’on veut devenir dans la vie à dix-sept ans, malgré qu’on ne sache pas toujours dans quoi on souhaite s’accomplir pour le restant de sa vie, malgré tout ça, il n’y a pas d’urgence.

Vous avez l’instant d’aujourd’hui et la vie de demain. Vous avez la vie que vous choisirez au rythme des jours, au rythme de votre humeur et de vos choix. Vous écouter et vous respecter devra devenir votre leitmotiv malgré les bons conseils et les attentes de papa et maman. Vous vous choisirez d’abord et avant tout, qu’importe ce que les gens en disent. Qu’importe qu’ils soient en accord ou non. Vous ne vivrez pas la vie de vos parents. Vous ne vivrez pas la vie de vos amis. Vous vivrez la vôtre et vous devrez assumer ce qui vous a emmenés dans cette vie, c’est-à-dire vous.

Vous échouerez et vous vous relèverez. Vous réussirez et vous perdrez l’instant d’après. Vous serez aimés puis rejetés. Vous recommencerez les mêmes erreurs et apprendrez. La vie n’a rien d’un long fleuve tranquille. On peut croire à cette illusion en étant un inconscient bienheureux, mais pas en ayant les yeux ouverts et le cœur prêt à vivre.

Que votre vie vous ressemble. Que vos rêves ne demeurent pas des rêves. Que vos actions soient la continuité de ce que vous dites. Le monde vous appartient. À chacune et chacun d’entre vous : être heureux et accompli demande des efforts, de l’intégrité et de la persévérance. Cette petite voix qui vous parle, qui chuchote en dedans de vous, écoutez-là. Le cœur ne ment jamais.

Et au final, qu’importe ce que j’en pense, rien n’est encore une fois important. Prenez ce qui a du sens pour vous. Gardez les valeurs familiales qui vous sont chères, faites le ménage dans ce qui ne vous ressemble pas. Devenir adulte est une succession de deuils et de naissances. Rien ne sera facile. Faites-vous confiance, tout simplement. L’objectif n’est pas toujours ce qui est le plus important. C’est plutôt la route qui y mène et qui fera de vous ce que vous souhaitez devenir.

Et après tout ça, j’ai serré très fort mon fils contre moi.

Isabelle Bessette

 

Les cadeaux de fin d’année pour les profs

Faque, c’est presque la fin de l’année. Quelques petites journé

Faque, c’est presque la fin de l’année. Quelques petites journées, pis HOP! Les vacances! Ben… pour les enfants du moins, parce qu’en tant que travailleuse autonome, ça va être funny de jongler enfants et boulot pendant deux mois. Mais ça, c’est une autre histoire. Ceux et celles qui ont grandement mérité ces quelques précieuses semaines de répit sont nos profs dévoué(e)s!

Ben oui toi! Ma presque-six-ans termine sa maternelle avec la cool Madame Isabelle, et ce, dans quelques jours à peine. Elles sont passées où, les 180 journées en classe? J’ai accompagné Madame Isabelle et ma fille a plusieurs sorties de classe et laissez-moi vous dire qu’elle te drive ça, elle, 20 kids qui se peuvent pu de vivre! Cette année, ils ont appris les pays du monde, les dinosaures, le système solaire pis j’en passe. Dude, quand moi j’étais en maternelle, je faisais des collages avec des macaronis. #jsuisvieille

J’ai beau ne pas avoir les qualités requises pour exercer ce métier, je sais tout de même reconnaître la passion. Pis ça, tu dois en avoir beaucoup pour éduquer les enfants qui ne sont pas les tiens. J’ai lu quelque part que « La transmission du savoir est le fondement de la société. » Derrière toute la matière enseignée, il y a les heures de préparation et d’investissement, qui se veulent parfois exigeantes, parfois complexes et qui passent souvent inaperçues aux yeux du parent. Bien que la profession vienne avec ses multiples défis, plusieurs profs vous diront qu’ils ont le privilège d’avoir le plus beau métier du monde.

Je le sais qu’à la base, le cadeau à l’enseignant(e) de votre kid n’est pas nécessaire. Nous avons tous une histoire différente, des croyances différentes, des idées différentes et vraiment, personne ne vous jugera si vous décidez de ne rien offrir. Parfois, un simple merci quotidien et sincère fait du bien à l’âme de ces gens qui partagent la vie de notre enfant. Conséquemment, on peut aussi se demander où est-ce qu’on arrête ça, les cadeaux à l’école : faut-il en offrir à la responsable du service de garde, à la dame qui surveille les repas et les récréations, au chauffeur d’autobus, à la secrétaire, à la directrice…?! Aussi, on arrête quand d’offrir des cadeaux aux profs? Me semble qu’au secondaire, ça fait weird

Qu’à cela ne tienne, je vous présente mes coups de cœur pour des cadeaux de fin d’année. Sortez la fanfare!

Je suis tombée follement amoureuse du protège-pomme de la compagnie Lotus Pamplemousse. Oui, oui – un protège pomme. Vraiment là, c’est un ti-cadeau parfait pour éviter les pommes toutes pockées à l’école ! Pomme + professeur = t’as pognes-tu?! Pis c’est cuuuuuuuuuuute!

Plusieurs écoles prônent l’absence de toutes matières jetables dans les lunchs. C’est pourquoi je crois fortement que les sacs à sandwich et à collation réutilisables de La Fabrik Eco sont juste trop appropriés pour la boîte à lunch de votre enseignant(e) préféré(e) (pis heu – ils sont juste trop freaking beaux en plus, donc vous pouvez être certain que le-la prof sera le-la plus cool de la café!!)

Le cadeau de fin d’année que ma famille offrira à Madame Isabelle?! Une petite carte qui permet à cette dernière de se choisir une magnifique aquarelle de l’artiste Leolia. J’ai eu un MÉGA coup de cœur pour l’idée, car en plus d’avoir une belle citation qui rend hommage à votre prof chouchou, la carte est personnalisable au nom de votre enfant! #3for1

P.S.: À Noël, nous lui avons offert une tasse drôle de Les Zacôtés d’Émilie. Madame Isabelle m’a confirmé qu’en quinze ans de carrière, elle n’avait reçu que trois tasses (incluant la nôtre). Comme quoi la tasse demeure un incontournable. Ou bedon Madame Isabelle est l’exception à la règle… Ha! Ha!

(Puisque le carnet de commandes de la créatrice est fermé pour pallier la forte demande de la fin des cours, je vous invite à vous préparer tout de suite pour Noël prochain. BAM!)

Maintenant, allez en paix, chers profs! Vos vacances sont pleinement méritées. On se revoit en septembre pis merci pour tout x 1 000.

Liens des boutiques en ligne. Faites vite!
https://www.etsy.com/ca-fr/listing/515082262/protege-pomme-en-coton-rouge-cadeau
https://www.lafabrikeco.com/produits
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Bravo les jeunes!

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Nous arrivons dans cette période magique pour nos enfants. La fin d’année scolaire. Magique pour certains, mais difficiles pour d’autres. Avec les médias sociaux qui font maintenant partie intégrante de nos vies, nous commençons la période des félicitations des parents à leurs enfants. Les photos des enfants avec leur certificat d’honneur, leur trophée ou leur plaque. Je ne contredis pas le geste, je ferais pareil par fierté et par reconnaissance pour les succès de mes enfants. Ils méritent cette reconnaissance et nous devons les féliciter et les encourager. Il y a de quoi être fier.

Mais quand je regarde toutes ces publications, je ne peux m’empêcher de penser plus loin. Je pense aux autres. Les autres qui regardent les parents des autres exhiber ces photos en souhaitant un jour en avoir une pareille. Les autres qui passent dans l’ombre, car leurs résultats ne sont pas extraordinaires ou à la hauteur des espérances de leurs parents. Les autres qui s’était fixé des buts et qui ne les ont pas atteints.

Mais moi, je tiens à féliciter et à encourager ces autres. Ceux et celles qui n’ont pas de plaques ni de certificats. Ceux qui ont bûché fort, mais qui n’ont pas obtenu les résultats espérés. À ceux qui ont bûché moins fort qu’ils auraient dû et qui font présentement face aux résultats de leurs actions ou de leur inaction. À ceux qui ont des difficultés scolaires. À ceux qui n’aiment pas l’école, mais qui y sont restés malgré tout.

Voici ce que je tiens à te dire. BRAVO. Bravo d’avoir essayé et persévéré. Bravo à toi qui n’a peut-être pas mis tous les efforts, mais qui as quand même tenté d’y mettre du tien. Je sais qu’au fond de toi, tu sais que tu aurais pu y mettre plus d’efforts, mais regarde en avant et reste positif. Il y aura peut-être des cours d’été ou encore une année à refaire, mais sache que le fait de rester positif t’aidera.

Bravo à toi qui as travaillé super fort et qui as fait ton possible. Le succès n’est pas une question de résultats scolaires. Tu as beaucoup plus de mérite d’avoir obtenu ton résultat que celui qui a obtenu 90 % sans aucun effort. La fierté d’avoir donné ton maximum. L’intensité de tes efforts n’est peut-être pas représentative de tes résultats mais selon moi, l’effort est encore plus important que les résultats.

Bravo à toi qui n’aimes pas l’école, mais qui y est resté. Bravo d’avoir persévéré malgré ta faible motivation. C’est beaucoup plus difficile pour toi que pour les autres de te présenter à l’école, mais tu y es allé quand même. Tu peux être fier de ne pas avoir abandonné. Possiblement que tes résultats ne sont pas ceux que toi ou tes parents aviez espérés, mais la réussite de ne pas avoir abandonné est aussi importante que les bons résultats.

Bravo à toi qui as des difficultés scolaires et des difficultés d’apprentissage. Aller à l’école pour toi représente un défi différent de ce qu’il est pour les autres. Bravo pour tes efforts. Tu peux être fier de ta persévérance. Sache que la facilité à l’école n’est pas pour tous. Mais tu peux y arriver, on peut tous y arriver.

J’ai un message pour toi.

N’abandonne pas et surtout, crois en toi. La réussite n’a pas qu’une seule vitesse. Il y a plusieurs chemins pour arriver à la réussite. Certains chemins sont plus longs, d’autres accidentés et difficiles, alors que d’autres chemins sont plus faciles mais ne sont pas accessible à tout le monde. L’important n’est pas d’arriver à la ligne d’arrivée en un temps précis, mais plutôt d’y arriver tôt ou tard.

Et maintenant pour nous, chers parents:

Je sais que nous avons des attentes envers nos enfants et c’est normal. Je sais aussi que leur réussite est importante autant pour nous que pour eux. Nous voulons ce qu’il y a de mieux pour eux et nous souhaitons leur inculquer une bonne éthique de vie. Nous les comparons sans cesse avec nous quand nous étions à l’école. Nous qui faisions nos choses seuls alors qu’eux semblent avoir besoin de plus de supervision. Je veux simplement nous faire prendre conscience qu’en fin d’année scolaire, il y a des raisons autres que les résultats pour féliciter nos enfants.

Il faut parfois passer par-dessus certaines de nos attentes et trouver un moyen de faire briller nos enfants. Après tout, les faire briller aidera à leur estime qui est si importante à leur âge. Laissons le négatif de côté un petit peu. Je connais personnellement des gens pour qui j’ai une grande admiration et qui réussissent super bien dans la vie, mais qui ont eu toute la misère du monde à finir leur 5e secondaire. Parfois, au lieu de prendre l’autoroute, il est possible d’emprunter des détours et de voir d’autres paysages pour se rendre au même endroit un peu plus tard.

Alors n’oublions pas, chers parents : l’important n’est pas d’arriver à la ligne d’arrivée en un temps précis, mais plutôt d’y arriver tôt ou tard.

 

Bon été à tous !

 

Yanick Bissonnette