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Merci à nos pharmaciens! Texte: Nancy Pedneault

Depuis le début de la pandémie, ils sont là. Ils nous accompagnent, s’adaptant aux mesures, inn

Depuis le début de la pandémie, ils sont là. Ils nous accompagnent, s’adaptant aux mesures, innovant pour s’assurer que tous leurs clients soient en santé et le mieux soignés possible. Je parle ici de nos pharmaciens.

Dès le premier confinement, ils ont usé d’imagination pour permettre la livraison des médicaments et autres produits essentiels. Ils se sont assurés que chacun ait accès à la pharmacie de façon sécuritaire.

L’arrivée des tests rapides est devenue un véritable casse-tête pour eux. Jonglant avec les consignes sanitaires, les clients impatients et la volonté de permettre au plus grand nombre de gens possible d’y avoir accès, ils continuent de servir leurs clients avec professionnalisme.

En ces temps de festivités, prenons le temps de remercier chaleureusement nos pharmaciens de famille pour leur travail plus qu’essentiel.

Nancy Pedneault

Moniteur de camp de jour… tout un job ! Texte : Annie Corriveau

La période estivale est une période de casse-tête pour tous les parents. Quoi faire avec nos enfa

La période estivale est une période de casse-tête pour tous les parents. Quoi faire avec nos enfants pour ne pas qu’ils passent leurs journées écrasés à regarder la télé ou à jouer à des jeux vidéo ?

 

Étant solo, j’ai vécu ce casse-tête pendant plusieurs années. Ma porte de sortie, le camp de jour de notre ville. Mes enfants y ont passé leurs étés, ont vécu des moments inoubliables, tout ça grâce à des ados qui travaillent très fort pendant huit semaines à jouer les G.O. pour les jeunes de 5 à 12 ans.

 

Depuis l’été passé, ma grande n’est plus une jeune du camp de jour mais une monitrice. Elle a tellement aimé son expérience comme jeune qu’elle a décidé de consacrer son été à divertir elle aussi les jeunes. Un travail à temps plein qui est très exigeant, mais très valorisant pour elle. Elle passe énormément de temps à préparer des activités, des défis, des jeux pour divertir son groupe et s’assurer que tout le monde passe du bon temps. Lire ici que le temps qu’elle passe à tout préparer, elle n’est pas payée ! Même que des fois, elle débourse elle-même quelques dollars pour des activités ou des petits cadeaux pour son groupe.

 

Je ne vous le cacherai pas, j’ai beaucoup d’admiration pour le travail qu’elle accomplit. D’autant plus que dans notre magnifique ville, nous n’avons pas de piscine municipale. Ici, que quelques parcs avec des jeux d’eau. Mais tout le site ne peut y aller en même temps… À ne pas oublier non plus, nous sommes en temps de pandémie ! Avec une année scolaire hors du commun qui a laissé tout le monde épuisé, ces jeunes doivent planifier leurs activités et tenir compte des mesures sanitaires. Ils travaillent avec des masques, ne peuvent mélanger les groupes entre eux. Doivent respecter la distanciation.

 

Maintenant, j’en appelle au gros bon sens des parents envers ces jeunes. Première question : feriez-vous ce travail, vous ? Deuxième question : est-ce que toutes les activités que vous demandez aux moniteurs de camps de jour de faire avec vos enfants, vous les faites, vous, à la maison ? Troisième question : est-ce que vous croyez toutes les histoires de vos enfants ? Est-ce que votre enfant a la vérité absolue sans vérification ?

 

Je m’explique… Depuis la semaine dernière, une maman se plaint que les enfants ne vont pas jouer assez avec l’eau. Est-ce que cette maman-là est certaine que son enfant aime vraiment jouer avec l’eau ? La maman se plaint, mais l’enfant ne veut pas car il n’aime pas ça être mouillé… Une maman se plaint que son enfant ne boit pas d’eau… Est-ce que cette maman envoie une gourde à son enfant ? Ben non ! Une maman se plaint que les enfants passent trop de temps au soleil. Est-ce que vous croyez que les moniteurs eux-mêmes resteraient des heures au soleil ? Ils mettent tout en œuvre pour protéger les jeunes de leur groupe, car ils passent tellement de temps ensemble, aussi bien que ça en soit du bon. Une maman se plaint que son enfant a un coup de soleil… L’enfant n’a pas de crème solaire dans son sac. Ce ne sont que quelques exemples d’histoires dont ma fille et ses amis discutent ensemble.

 

Ces moniteurs sont responsables oui, mais encore faut-il que le parent fasse aussi sa part de travail de parent. On ne peut pas demander l’impossible à quelqu’un si on ne peut le réaliser soi-même. Toutes ces histoires m’ont empêchée de dormir une nuit complète. J’ai écrit ce texte pendant une course de 5 km tellement ça m’occupait l’esprit.

 

Pourquoi ? Parce que ces jeunes s’investissent corps et âmes pour divertir des enfants de parents qui ne font que critiquer, que se plaindre. Les moniteurs font leur possible. Ils essaient de faire passer un été inoubliable à ces jeunes. Pourquoi ne pas les remercier à la place ? Pourquoi ne pas leur dire MERCI ? Alors je le fais ici et si vous connaissez un ado qui consacre son été à s’occuper des plus jeunes, faites comme moi et dites-lui MERCI ! Identifiez-le ou identifiez-la ici pour qu’on puisse nous aussi lui dire MERCI !

 

Annie Corriveau

 

Merci, nos Canadiens ! Texte : Marilou Savard

Malgré les larmes aux yeux et le motton dans la gorge, j’aimerais finir cette saison de hockey su

Malgré les larmes aux yeux et le motton dans la gorge, j’aimerais finir cette saison de hockey sur une belle note :

Je me souviens du but en désavantage numérique du numéro 41.
Je me souviens du but du numéro 15 à 15 minutes 15 secondes.
Je me souviens du genou à terre du numéro 73.
Je me souviens du saut dans les airs du numéro 62.
Je me souviens du retour et de la glissade du numéro 17.
Je me souviens du numéro 22 avec autant de talent à compter qu’à sourire.
Sans oublier ses passes avec son super binôme numéro 14.
Je me souviens de la confiance, de l’assurance et de l’excellence du numéro 31.
Et je me souviens de Marc Bergevin avec ses éclats de joie et tout son amour démontré pour ses boys.

Ah oui… je me souviens bien évidemment des pointes de pizza du numéro 24 après nos grosses win et des moments hilarants avec les anciens numéros 40 & 84.

Dieu sait que j’en oublie, tous ont été merveilleux tout comme mon préféré, numéro 26, Jeff Petry.

Vous avez gagné un trophée et c’est en finale que vous êtes allés.
Ce n’est pas rien.

Merci de nous avoir montré que croire en soi, en nous, fait toute la différence.
Merci de nous avoir donné de l’espoir.
Merci de nous avoir fait vivre des émotions incomparables.
Merci de nous avoir sauvés en temps de pandémie.

Une chose est certaine, ce n’est que le début. PROUD OF YOU!

Marilou Savard

Prof avec un grand P- Texte: Sophie Barnabé

On en a tous un qui nous a marqué. Qui a fait que le cours de notre vie a changé. Qui fait que nou

On en a tous un qui nous a marqué. Qui a fait que le cours de notre vie a changé. Qui fait que nous n’avons pas abandonné. Cette année, contre vents et marées, tu as réussi à planter quelques graines qui ont fait rêver tous ces jeunes qui avaient du mal à prendre racine parce que depuis un an, le sol sous leurs pieds était fait d’argile. Fragile.

 

Merci d’avoir été le Professeur qui a réorganisé la routine de Maëlle dans une vie chamboulée parce que ses parents travaillent dans le domaine de la santé. Ta vie aussi l’était, mais en classe, tu ne l’as jamais démontré.

 

Merci d’avoir été le Professeur qui a créé une bulle à petits bouts de nouveaux repères où l’anxiété était contrôlée, où leurs yeux et leurs oreilles pouvaient s’ouvrir et leur cerveau accueillir. Tu as su les envelopper dans un climat propice à l’apprentissage que peu d’entre nous pouvaient aussi bien reproduire à la maison.

 

Merci d’avoir été le Professeur qui a nourri les esprits dans une époque où les jeunes ont soif de vivre.  Tu leur as enseigné les maths et le français, mais aussi la résilience, l’adaptation, la bienveillance et la solidarité. La leçon s’est transmise jusqu’à la maison.

 

Merci d’avoir été le Professeur qui a perçu dans le regard de Lucas la panique qui s’emparait de lui à la question 2 du mini-test. Tu ne pouvais mettre ta main sur son épaule comme à l’habitude, mais derrière ta visière, ton sourire a su l’apaiser.

 

Merci d’avoir été le Professeur qui, même à 2 mètres de distance, a su être assez proche pour tendre l’oreille et accueillir les confidences de Nathan quand il n’en pouvait plus de voir ses parents s’obstiner à force d’être toujours ensemble à télétravailler sur la table de la salle à manger. Il y a sûrement eu des moments où toi aussi, tu aurais voulu te confier, n’en pouvant plus de ne pas savoir sur quel pied danser.

 

Merci d’avoir été le Professeur qui a renforcé l’élan de fierté que, malgré le masque et les lunettes, tu as su déceler dans les yeux d’Océane. Ses réussites sont rares, mais tu n’en n’as pas manqué une parce que tu savais qu’elle avait besoin de reconnaissance plus que jamais.

 

Merci d’avoir été le Professeur qui a transformé l’arc-en-ciel aux couleurs du « ça va bien aller » auquel tes élèves croyaient de moins en moins, en rêves qui donnent du sens même au monde de licornes.

 

Merci d’avoir été le Professeur qui a provoqué des conversations en gang pour unir les solitudes. Tu as su à maintes reprises dédramatiser, embaumer la classe de coolitude, démarrer un fou rire dont ils vont se souvenir.

 

Merci d’avoir été le Professeur qui leur a donné des outils pour avancer dans un monde où tout semble bien fragile. S’informer, faire preuve de jugement et de discernement, exprimer ses inquiétudes, l’importance du respect des consignes en société, apprécier sa liberté, respirer.

 

Merci d’avoir été le Professeur qui a semé ce petit je ne sais quoi pour en faire quelque chose qui deviendra grand. Ces 180 jours d’école fixés au calendrier où tu te présentais sans filet pour leur apprendre à vivre aujourd’hui, car demain n’est pas toujours acquis.

 

Merci d’avoir été le Professeur qui a atténué les inégalités entre Mohamed qui nage comme un poisson dans l’eau entre deux algorithmes et Vincent qui n’avait que le sport pour se valoriser. Tu en as fait des pieds et des mains pour ne pas qu’il soit découragé, pour qu’il vive de beaux moments malgré ses nombreuses difficultés.

 

Merci d’avoir été le Professeur qui a bien voulu faire équipe avec moi, d’avoir su quoi dire quand je n’avais plus de mots pour rassurer mon enfant. D’avoir pris du temps pour l’encourager quand mes batteries étaient à low. Même pour moi, tu as été un phare dans cette tempête. Quand je me sentais partir à la dérive, comme par magie, tu m’envoyais un petit message pour me dire que ce n’était pas grave si je n’avais pas réussi à faire faire tous les devoirs à Charlie. Le courriel entrait là, au bon moment, comme si on faisait de la télépathie. Comme si on était dans le même bateau.

 

Pris au centre de cette tempête d’incertitude omniprésente, d’anxiété virale et d’espoir fragile, la société t’a confié sa plus grande responsabilité et t’a crié silencieusement : « arrange-toi avec ça! ». Tu as porté ce fardeau sur tes épaules, les poings serrés et contrairement à la consigne, tu ne t’en es jamais lavé les mains.

 

Merci de leur avoir servi de modèle avec ta résilience, ta capacité d’adaptation, ton dévouement, ta foi et ton amour pour eux. Tu t’es levé tous les matins en te convainquant que ce serait une bonne journée, même si tu doutais de ce qui te pendait au bout du nez. Malgré toutes tes insécurités, tu ne les as jamais laissé tomber. C’est tellement précieux de savoir qu’on a quelqu’un sur qui compter.

 

Tu as caché tes inquiétudes derrière ton masque pour donner le meilleur de toi. Tu as regardé en avant avec ta visière, comme si elle te permettait de voir que le beau était devant nous. Même le poids de ton Purell en spray toujours à la main n’a pas réussi à te faire baisser les bras. Simplement parce qu’un prof, même quand c’est à boutte, c’est comme ça… un Prof… Cette profession qu’on devrait toujours écrire avec un grand P parce qu’une majuscule, ça dépasse les autres lettres. Parce qu’une majuscule, c’est grand. Parce qu’une majuscule, c’est noble.

 

À toi, cher Professeur qui a su faire avancer des dizaines de jeunes dans cette tempête, je dis un sincère merci. Simple, mais ô combien ressenti. Du fond du coeur. Merci.

 

Sophie Barnabé

Maman – Texte : Jessica Archambault

Maman. Un mot qui dit tout. Le plus beau, le plus complet et le plu

Maman.
Un mot qui dit tout. Le plus beau, le plus complet et le plus envahissant des rôles (parce qu’on ne peut jamais le mettre sur pause — surtout en confinement). En devenant maman, j’ai ajouté de l’amour et des rires à notre vie. Mille questions en pourquoi par jour, des rugissements de dinosaures, des sauts sur notre divan-beurk, des courses, des batailles, des chatouilles, des surprises, des becs par centaines, des « je t’aime » qui nous chavirent chaque fois, des histoires inventées, des rêves sans queue ni tête racontés avec passion (qu’on doit écouter attentivement), des folies, des câlins, des danses endiablées sur la table de la cuisine, des clins d’œil, des pets sur la bedaine, des monstres merveilleux, des concours de rapidité, des balades en plein air, des forêts enchantées, des genoux boueux, des cheveux emmêlés, des sourires éclatants. Et de l’amour et des fous rires, encore plus.

En devenant maman, je me suis aussi inquiétée, questionnée, remise en question. J’ai perdu patience, j’ai parfois crié. Je suis en perpétuelle quête de l’équilibre, de cohérence, de fermeté (douce), de rigueur (bienveillante), de respect des limites de chacun en répondant au besoin de tous. Je vis la charge mentale. Je l’échappe. Je cherche des solutions. Toujours. Comment faire mieux, comment rester dans la douceur. J’accompagne dans la gestion des émotions, dans les nombreux tests de nos limites, dans l’affirmation de soi qui frôle très (trop) souvent l’arrogance, dans l’apprentissage du respect de tous, de la persévérance, dans les nombreux questionnements sur la vie (la mort, le ciel, la famille, l’amour, « comment on fait les bébés ? »). Je continue d’apprendre et d’apprivoiser le lâcher-prise, de choisir mes combats (pour vrai. Ceux qui valent la peine, qu’on choisit par conviction. Pas juste l’expression pour camoufler la paresse).

Un de mes garçons a ma sensibilité et mon intensité émotive. Mon autre fils a mon caractère têtu, qui veut faire à sa façon, souvent borné. C’est tellement challengeant de les accompagner parce que ces sphères de ma personnalité sont les plus confrontantes même pour moi, les aspects sur lesquels j’ai travaillé le plus (et ce n’est pas fini). Ils me ressemblent aussi sur un paquet de points plus légers et positifs. Mais je trouve ça important de les outiller pour adoucir ce qui vient avec ces traits de personnalité en particulier.

Mais tout ça, tous ces défis, ça vaut tellement la peine. Ça me fait grandir, évoluer, être une meilleure maman et une meilleure personne par le fait même. Et surtout, ça vaut la peine parce qu’en devenant maman, j’ai ajouté de l’amour et des rires à notre vie. Et c’est ça le plus important.

Bien que j’écrive au « je » parce que cette fête, dans notre maison, est la mienne et que je le prends sans gêne ni culpabilité, j’ai le meilleur des partenaires pour vivre tout ça, pour m’épauler et faire équipe.

Et de plus en plus, je me surprends à trouver que je ressemble énormément à ma mère, dans mes réactions, mes intonations, mes expressions, mes niaiseries avec les petits, pis j’haïs pas ça. Ma mère, celle sans qui nous ne serions rien. Celle qui nous a tout donné. Celle qui nous garde soudés. Celle qui peut encore nous ramener sur la terre ferme quand c’est nécessaire. Celle qui nous apaise en nous serrant dans ses bras. Celle que j’appelle quand j’ai le cœur gros d’avoir perdu patience ou d’avoir les limites non respectées usées. Celle qui m’accueille toujours sans jugement. Celle qui pourrait être intimidante tellement elle incarne le mot « maman », mais qui au lieu de ça, ouvre les bras, écoute, sait toujours quand il est temps de me conseiller parce que je suis finalement descendue de mes émotions et réceptive. Celle qui ne me juge jamais, même quand elle ferait différemment, parce qu’elle sait à quel point tous nos choix viennent du cœur et des tripes quand on est maman. Celle qui est la maman de cœur de beaucoup de mes amis. Celle qui est une mamie extraordinaire. Celle pour qui les yeux de mes enfants s’illuminent à tout coup. Celle qu’ils réclament quand ils nous trouvent injustes. La première qu’ils nomment quand on parle des gens qu’ils aiment et qui les aiment. Celle qui cherche toujours de nouvelles façons d’alimenter leur imaginaire. Celle qui les écoute, les fait rire, les stimule et les accueille toujours les bras ouverts et sans jugement.

Merci maman. Je savais déjà à quel point tu es une maman précieuse, mais toutes les douceurs et les défis de ma vie de mère me confirment ta grandeur. Je t’aime.

Jessica Archambault

3 trucs simples pour se valoriser au quotidien — Texte : Kim Boisvert

Avec les médias sociaux et les nouveaux canevas de publicité, faut

Avec les médias sociaux et les nouveaux canevas de publicité, faut pas se leurrer, nous sommes quotidiennement bombardé-es de photos les plus parfaites les unes que les autres, d’articles qui parlent de perte de poids et de comment se sentir plus beau-belle.  Hey, qu’on se le dise, ça ne sert à rien de lire ces articles. Quand tu lis un article sur du Fat shaming, il n’y a RIEN de positif qui en ressortira. Rien pantoute comme dans pas pantoute, comme dans — 1000. Impossible que rendue à la fin, tu te dises : Oh là, j’suis donc ben contente de savoir maintenant que je dois absolument mettre tout ce qui n’est pas ferme dans une gaine pour sortir prendre un verre avec mon Homme. Fiou, j’aurais pu avoir honte si je n’avais pas lu l’article !

Non. Le contraire est plus probable. Tu vas te mettre à culpabiliser, à te regarder dans le miroir et justement, à te body shamer toi-même encore plus, parce que quelqu’un quelque part aura écrit que ce que tu es, ce n’est pas suffisant. Voyons, tu dois être mieux ! Être mieux, c’est intéressant parce que ÊTRE, ce n’est pas ça, la base de la vie ? Juste être soi-même, exister ?

J’avais envie de te partager mes trucs à moi, qui m’aident à me rappeler que je suis plus qu’un nombre sur une balance, plus qu’un reflet dans le miroir.

REMERCIE TON CORPS

Lorsque j’ai commencé le yoga, je croyais sincèrement que c’était réservé aux athlètes. À mesure que mon corps a compris les mouvements, ma tête quant à elle, a arrêté de me juger.  La première fois que j’ai réussi à passer d’un chien tête baissée à une fente pour monter un guerrier, je suis venue les yeux pleins d’eau. J’étais CAPABLE de mettre mon pied entre mes mains. Et ça, c’était magique. Mon corps était CAPABLE. J’étais CAPABLE. Je me souviens ce soir‑là, lors de ma méditation, j’ai remercié mon corps d’être aussi fort et je me suis pardonné de lui avoir créé autant de misère.

Prends le temps de remercier tes jambes de te porter jusqu’au travail. Ouais, ça se peut que ta culotte de cheval soit plus une écurie au complet, et puis ? C’est ton corps, ce corps qui te permet d’aller à la rencontre de ta meilleure amie un vendredi soir pour prendre un café à deux mètres de distance.

TROUVE UN ÉLÉMENT DE TON VISAGE QUE TU AIMES

Simplement, prends le temps de te regarder de proche dans le miroir. Pas à la va-vite, en te regardant le derrière. Non, de ben ben proche. Fais de la buée dans le miroir tellement tu es proche. Et là, regarde ton visage seulement, tes cheveux. Nomme un élément qui est absolument magnifique sur ta personne. Il y a de fortes chances que tu trouves que tu as des yeux complètement débiles. Une bouche à faire rêver ou des cils longs comme l’horizon. Tu as peut-être la peau douce ? De beaux sourcils fournis naturellement ? Sérieusement, nomme cette beauté de ton visage à voix haute en te regardant dans les yeux. C’est fou à quel point tu es déjà beau ou belle ! Quelqu’un qui ne t’a jamais vu n’a pas le droit de te donner des trucs pour être PLUS, tu es tellement époustouflant-e à la base !

ÉCRIS UNE RÉUSSITE PAR JOUR

Lors d’une période un peu creuse où je croyais que mon corps était tout ce qui était important, je me suis fait conseiller de trouver un aspect positif dans ma journée, aussi mini soit-il, et de l’écrire dans un journal (mais tu peux aussi simplement prendre le temps de faire l’exercice dans le lit avant de te coucher !) Une simple chose que j’avais faite, que j’avais accomplie. Au début, c’était « Prendre une douche ». Ensuite, ça s’est changé en « Appeler une amie et l’inviter à prendre un café » et ensuite, c’est devenu « Je suis allée courir dehors parce que ça me tentait ». Écrire nos réussites nous aide à voir tout le chemin accompli et à constater à quel point on en fait ben en masse.

N’essaie pas de devenir quelqu’un. Aie comme simple objectif d’être toi. Tu es tellement magnifique, inside-out. Si tu as des moments où tu as moins d’amour envers toi-même, demande-toi d’où vient ce sentiment.  De toi ou des autres ? Il y a de fortes chances que ça provienne d’un élément extérieur. Alors, reprogramme ta pensée et ressors tes compliments. Relis tout ce que tu es capable de faire dans une journée ou tout ce que ton corps te permet d’accomplir ! Ce qui est beau, c’est que tu as la chance d’être unique. Ça, c’est magique, non ?

Kim Boisvert

Cher M. Legault, je pense à vous… Texte : Marilou Savard

Cher M. Legault, je pense à vous.

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Cher M. Legault, je pense à vous.

On parle des dangers liés à l’isolement, à la santé mentale.

On parle des effets négatifs sur la scolarité des enfants et des adolescents.

On parle des effets désastreux sur les commerces.

On parle des pertes d’emplois et j’en passe, mais vous, qui parle des conséquences sur vous ? Qui pense à vous ?

Chaque jour, il y a de nouvelles informations. Vous recevez des conseils, et évidemment des opinions. Cependant, comme vous l’avez dit dernièrement, ça reste que c’est vous seul qui tranchez et prenez les décisions. Ça doit être un gigantesque stress et à votre place, je ressentirais un énorme sentiment de détresse. Vouloir faire de son mieux pour tous sans vouloir déplaire, voulant nous satisfaire. Faire cela en espérant de tout cœur de ne pas faire d’erreur.

Moi je vois un homme, UN homme qui doit gérer environ 8 millions d’habitants. Désolée, je ne devrais pas dire gérer, mais AIMER 8 millions d’habitants.

Je ne peux pas m’imaginer vous voir dans votre fauteuil à la maison et vous dire « à qui je peux bien faire du tort maintenant ? »

Quand je vous vois après des mois de crise sans précédent à continuer de rester fidèle au poste, je vois un geste désintéressé. Un pur don de soi. Je vous vois nous mettre en premier, avant votre bien-être à vous.

Je ne sais pas si c’est le virus, mais souvent, notre comportement doit être le plus lourd à porter.

C’est quasiment inhumain la pression que vous avez. La majorité aurait déjà cédé.

Les larmes aux yeux, je souhaite sincèrement qu’après le confinement et quand le 2 mètres ne sera plus nécessaire, vous soyez accueilli à grands bras ouverts par tous ceux qui vous doivent, grâce à vos décisions, d’être encore sur terre.

Marilou Savard

Cher agent de police, chère agente de police, sache que je pense à toi -Texte Marilou Savard

Bien que je respecte les choix du gouvernement, il reste que les nou

Bien que je respecte les choix du gouvernement, il reste que les nouvelles lois, c’est toi qui les appliques sur le terrain.

C’est toi qui dois gérer l’être humain dans toute sa différence.

C’est toi qui subis verbalement et physiquement de la violence.

Toi, tu n’as rien décidé là-dedans, mais c’est ton devoir de faire ce qu’on t’a dit de faire.

Tu es malheureusement et trop souvent le bouc émissaire idéal.

C’est sans oublier tout ce qui est déjà difficile dans ton métier.

Accident de voiture, scène de dispute, scène de violence, drame familial, suicide et j’en passe.

Alors cette pandémie qui est arrivée sans demander la permission a ajouté à elle seule un énorme fardeau sur tes épaules.

Au début de chaque quart de travail, tu ne sais pas si on insultera ta personne, ton intelligence ou même si on s’en prendra de manière physique à toi. Je n’ose imaginer ce que tu dois ressentir.

Tu es au service du citoyen pour notre bien. Alors j’espère sincèrement que les gens penseront aussi au tien en étant conciliants.

Merci de continuer à travailler, merci de nous choisir.

Marilou Savard

Nos souhaits du Nouvel An pour le personnel de la santé

À vous tous, membres du personnel de la santé.

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À vous tous, membres du personnel de la santé.

Nous unissons nos voix pour vous souhaiter un passage vers le Nouvel An rempli de douceur. Rempli de Paix, mais surtout du repos hautement mérité. Que vous puissiez fermer les yeux en toute quiétude sur cette année qui s’est écoulée rapidement. Une fois de plus, vous avez fait honneur à votre profession sous nos yeux contemplatifs.

2020 aura été une année remplie de trop de défis pour tous. Vous êtes devenus, en très peu de temps, nos héros de la situation. Nous avons déposé sur vos épaules le titre louable d’anges gardiens en vous affublant d’ailes pour vous permettre d’avoir un peu de légèreté dans cette épreuve. Des épaules déjà bien lasses d’avoir porté durant d’innombrables années des contraintes et des coupures. Une fois de plus, vous nous avez démontré la nécessité de vos titres, de votre profession, de votre vocation.

2020 fut une année que certains voudront oublier tandis que pour d’autres, elle aura donné un nouveau sens, un nouvel écho. Le système de la santé y aura pleinement goûté. Revendiquer, depuis des lustres, à cause de lacunes vécues et, au final, devoir composer dans un élan de lutte contre un ennemi invisible. Les employés ont su se tenir debout. Une fois de plus. Une fois de trop. Votre fatigue est palpable. Votre dévouement toujours présent. Vous avez la compassion au coin des yeux.

On vous souhaite que les choses changent. Enfin. Une fois pour toutes. Vous offrir des conditions équivalentes à la valeur des ailes que l’on vous force à porter. Vous glorifier pour ensuite vous faire basculer dans l’oubli ? Non. Pas cette fois.

Pour quelques-uns, la tempête les aura fait quitter le navire. Les aura déplumés pour ainsi les empêcher de voler. Se faire couper les ailes. Pour d’autres, le goût amer du système continuera de devenir plus prononcé. Tenez bon. On vous entend. Et d’autres persistent à garder le cap. Restent au front.

2020 nous aura appris que l’on va beaucoup plus vite et plus loin en travaillant en équipe. Toujours dans la même direction. À maintenir la passion. À continuellement veiller sur nous.

2020 fut, somme toute, une année où l’on a atteint de nouveaux sommets. Juste un peu de valeur qu’il faille une situation d’urgence pour se rendre compte de la nécessité de vos rôles. Toutes professions confondues. Passant de l’entretien, de la sécurité, du laboratoire, des agentes administratives, à l’alimentation, aux infirmières, aux préposés, médecins et spécialistes. La direction des établissements et du réseau. L’un ne va pas sans l’autre. L’un ira toujours avec l’autre. Se réinventer, s’ajuster, s’accommoder. Vous connaissez la chanson depuis belle lurette.

Pour 2021, je vous souhaite du doux. Du bon. D’avoir la capacité de replonger en vous pour revivre la fébrilité des tous débuts pour, ainsi, poursuivre jusqu’à la dernière étape de la lutte à cette pandémie.

Nous sommes là, derrière vous, pour ramasser vos plumes perdues au travail, au combat. Nous serons là pour vous soutenir et vous aider à les repositionner sur vos ailes une fois la lutte terminée. Moi j’y serai. Plusieurs y seront.

Merci pour tout. Joyeux temps des fêtes. Différent, mais présent.

Mylène Groleau

Chère Odette

Chère Odette,

Je me permets de

Chère Odette,

Je me permets de t’appeler Odette puisque c’était comme ça que tu voulais te faire appeler : Odette, pas de madame. Je t’écris aujourd’hui pour te remercier. Je te l’ai déjà dit, en vrai, il y a de cela plusieurs années, mais je ne connaissais pas encore l’importance que tu aurais dans ma vie. Maintenant, je sais.

Toi, à qui on avait imposé un passage au primaire, tu as changé mon rapport avec l’école. Je dois t’avouer qu’au départ, j’étais déçue d’être dans ta classe. Comme toutes mes amies, je voulais être avec Marcel, LE prof de 6e. Puis, pendant que tu apprenais à enseigner à des enfants de 11 ans, j’apprenais à te connaître. Déjà, après quelques heures en ta compagnie, je comprenais que ce serait une année bien spéciale. Tu avais cette couleur, cette bonne humeur. Tu avais ce que les profs austères de mes années précédentes ne démontraient pas : la passion.

Avec ta bonne humeur contagieuse, tu m’as donné le goût d’aller à l’école pour apprendre et pas seulement pour voir mes amis. Tu nous proposais des projets, tu innovais, tu dansais dans la classe. Tu étais un oiseau rare pour la fin des années 80.

Une fois ma petite lumière allumée, tu m’as donné confiance en mes capacités et aidée à prendre ma place. J’avais enfin l’impression de comprendre quelque chose au français et en mathématiques. Pour une fois, mes dessins étaient utiles, pas juste une distraction. Tu me faisais illustrer des affiches qui décoraient les murs de la classe et des cartes de Noël. Je pouvais passer plusieurs heures à dessiner les pages de mes projets, j’étais motivée. Bref, cette année en ta compagnie fut bien spéciale.

Puis j’ai vieilli et tu es retournée à ton vrai travail : enseigner au secondaire. J’ai eu la chance d’être à nouveau dans ta classe. Tu avais un peu vieilli mais tu n’avais pas changé. Tu avais gardé cette belle folie, cette passion pour l’enseignement.

Les années ont passé et un jour, je t’ai rencontrée à nouveau. Tu étais amaigrie, tes beaux cheveux colorés étaient tombés. Ta voix rieuse était affaiblie, mais ton petit œil taquin était toujours là. Tu ne pouvais plus enseigner, la fatigue était trop grande. Cette journée‑là, j’ai eu la chance de te dire merci, de te dire que tu avais changé le parcours de ma vie scolaire. Tu n’y croyais pas. J’ai insisté, tu m’as serrée dans tes bras.

Tu t’es éteinte sans que j’aie le temps de te dire que maintenant j’enseigne, comme toi. Je suis tes traces. Chaque jour, je travaille à allumer une petite lumière dans les yeux de mes élèves, comme tu l’as fait avec moi et bien d’autres jeunes. Je me plais à penser que j’ai un peu de ta couleur, de ta passion.

Ma chère Odette, je te dis merci pour tout.

Ton élève, maintenant passionnée, comme toi,

Nancy Pedneault

Cher policier, chère policière

Parce que je sais qu’à ce moment‑là, tu gardais tes larmes, pe

Parce que je sais qu’à ce moment‑là, tu gardais tes larmes, pendant que tu devais faire face à cet événement terrifiant, qui se produisait devant tes yeux : la mort imminente d’un enfant.

Je ne sais pas comment tu fais pour garder ton sang‑froid. Je ne sais pas comment tu fais pour garder la tête haute car je sais que fort possiblement, tu es un père ou une mère. Et, que parfois dans l’impuissance, tu n’y peux rien et que ce petit bout de vie doit s’arrêter, car l’acharnement ne donne rien.

De voir devant toi des parents qui crient leur souffrance ou être tout simplement sans mots face à la perte de leur enfant.

D’être appelé en renfort car c’est une situation d’urgence et que le pire est à annoncer aux membres de la famille que cette personne si chère à leurs yeux ne reviendra plus.

De devoir dire aux parents que ton travail est terminé et que malheureusement, leur enfant n’a pas pu être sauvé, malgré les manœuvres et l’espoir de donner un souffle de vie à ce petit bout d’amour tant aimé.

Mais encore, d’entendre des coups de feu, d’entendre des personnes innocentes te crier qu’elles ont besoin de toi ; et pour eux, tu es leur seule chance de survie.

Que d’arriver tard le soir après une journée de travail et de te rendre à l’évidence que ton petit cœur a de la peine et qu’il restera gravé par ces événements qui deviendront cicatrices un de ces jours.

En te réveillant chaque matin en ne sachant pas ce qui t’attend. Est‑ce que ma vie sera mise en danger aujourd’hui ?

Vais-je devoir consoler des enfants qui se retrouveront sans parents à la suite d’un accident ou d’une tuerie ?

Vais-je aider un itinérant à retrouver son chemin ?

Moi je veux juste te dire MERCI. Merci pour ce que tu fais, toi, cher policier, chère policière.

MERCI de prêter ton cœur.

D’ouvrir tes bras.

De t’ouvrir à la diversité

De comprendre le mal-être d’une personne

D’encourager les gens à changer

De passer du temps à tenter de réanimer un enfant, sous les yeux gonflés de peine et d’espoir des parents, pour entendre un souffle de vie de leur enfant noyé.

Parce que je sais que ton petit cœur a de la peine et qu’il est cicatrisé d’événements difficiles.

Et que le soir, tout ce qui peut te faire du bien est de serrer ta femme, ton mari, tes enfants dans tes bras et de remercier le ciel d’être toujours en vie. C’est là qu’on apprécie davantage ce que la vie nous offre, n’est‑ce pas ?

Je me suis rendu compte que ton petit cœur souffrait. Parce que j’ai vu ton regard. J’ai entendu ton cri d’alarme intérieur et ta tête me dire : « Je suis désolé, je ne peux plus rien faire pour elle… mon travail à moi s’arrête ici… »

Je sais que tu aurais voulu que cela se passe autrement. Je sais que tu aurais voulu ne pas vivre ce moment‑là et ne pas devoir faire face à quelque chose qui ne devrait jamais arriver.

Mais je veux juste te dire merci.

Merci à nos policiers et policières.

Merci pour votre amour envers nous, les citoyens. Merci de prêter votre cœur chaque jour !

« Le 12 octobre 2019, notre fille est décédée des suites d’un accident de la route. Elle s’est éteinte dans nos bras…

Sous le regard des policiers et policières qui étaient là pour nous aider, ouvrir leur cœur, et apporter du velours malgré la très grande incompréhension qui nous habitait. L’injustice, la douleur, en fait, juste le mal de vivre.

Ils étaient là. Les tout premiers. »

< Merci à mon ami Yan. >

Jessyca Brindle